Poésie urbaine


Thann, face aux « chimiques »

C’est un doux rêveur, le Maxou. Me voici poète du dimanche. Ma poésie c’est le vélo. En ville je profite secrètement des lieux interdits à la voiture. Ils ne sont pas nombreux, il faut les connaître.

Le dimanche, c’est le boulanger en ville. Pas celui du quartier. Double récompense, mon trajet est deux fois plus long, quatre kilomètres. Je sens le vent qui me pousse aujourd’hui, la pente semble descendante. Les fumées des « chimiques » s’inclinent vers la ville.

Entrecoupés de segments dangereux, de franchissements de rails, de voies étroites où j’entends derrière moi la voiture hésitante et aussi de grandes avenues désertes, celles des dimanches léthargiques.

Je suis ce matin le seul cycliste dans la rue. Quatre kilomètres, c’est encore trop pour oublier l’auto

Les hommes sont dédiés à la course au pain. La file s’allonge le long du linéaire de manalas et de pains au chocolat. Au comptoir, dans le brouhaha, je suis adepte de la langue des signes, je tends mon pouce gauche qui signifie une baguette.

A l’extérieur les diesels moteurs tournants attendent le retour du maître comme le chien qui s’impatiente au crochet.

Mon vélo de ville

Le vélo de ville accepte tout et ne se plaint jamais

Une réponse sur « Poésie urbaine »

  1. Hello Maxou

    je crois qu’il est interdit de laisser tourner un véhicule sans y être, c’est une incitation au vol
    Sympa ton vélo de ville, j’ai aussi les réflecteurs dans les rayons,c’est très efficace dans les croisements
    Bon dimanche

    Stef 😉

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