Catégorie : Les aquarelles de Maxou

Mon autre dada

Mi-temps

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Je suis à mi-temps.

Au milieu de deux temps.

Est-ce cela que l’on appelle l’intermittence?

En attendant un nouveau set, après le reset, je barbouille sur un carton.

Je ne gâche pas mon temps malgré cette pluie diluvienne.

Je ne gâche que de la peinture.

Premier temps, un ciel voilé

deuxième temps, la montagne enneigée

troisième temps, la chute d’eau

quatrième temps, des pommiers en fleurs.

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Japonisant

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Pluie continue.

Alors je m’applique avec mon acrylique.

C’est de l’apprentissage, faut donc être indulgent.

La technique au couteau n’est pas facile au début.

J’ai raté plein de trucs mais je ne le dis pas. Le savoir me suffit et je sais où je dois progresser.

Gsang

 

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Le Gsang depuis la grimpée vers le Thannerhuebel

C’était l’opération de la dernière chance.

Quand on rate sa peinture, il ne reste plus qu’à en faire des confettis ou un puzzle comme ici.

Mon prof tentait l’acrylique sur ses ratés d’aquarelle.

Mais il en ratait peu.

Pas comme moi.

En décembre 2017, j’avais peint le Gsang dans le sens montant depuis la vallée

Fort Saint-Elme

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Je n’y ai pas mis beaucoup de cœur, c’est l’intention qui compte

Toujours bridé à la maison, je suis dans la phase « toux » du processus.

Je la connais cette phase, elle m’épuise et elle dure, elle dure…

Je suis passé par là en avril dernier. (voir mon billet)

Je veux dire dans les Pyrénées Orientales du coté d’Argelès.

J’en ai un souvenir fugace.

J’ai mis un pied à terre, puis voyant tous ces touristes, je suis parti.

Il ne m’en reste que l’image de fortifications bricolées noyées dans le végétal au-dessus de Collioure.

Un avis certainement injuste.

Construit sous Charles Quint au XVIeme siècle, le fort abrite des collections d’armes médiévales et renaissances.

 

Collectivité villageoise

img_8372Un rhume inopiné m’a privé de mon vélo du mardi.

Alors j’ai peint.

Encore ce village de Barville que je revisite à ma manière.

Avec une vieille carte postale noir et blanc, j’imagine les couleurs de l’époque…comme j’aurais aimé qu’elles soient…

Le chaud soleil de l’été pèse sur les toitures.

Le photographe a invité les habitants à prendre la pause.

Une brouette, du bois à fendre, une calèche…mais pas de voiture.

Chaque maison est ornée d’un poirier noueux.

Le tas de fumier devant l’étable fait honneur au paysan.

Plus tard, le modernisme a fait son apparition…

On attendait le boulanger pour lui acheter la miche de pain et, gamin, on espérait qu’il faudrait une tranche croustillante en plus pour faire le poids exact sur la balance.

Le poissonnier avec sa Juvaquatre criait « frais » alors que ses merlans avaient l’œil vitreux.

Puis, enfin le facteur sur son vélo arrivait tout essoufflé en haut de la côte…

« Vous avez une carte de votre frère…il dit qu’il fait pas beau chez lui… »

Aujourd’hui le village est désert, les habitants reviennent de la ville une fois le soir venu, en voiture.