Catégorie : Les aquarelles de Maxou

Mon autre dada

Monpazier

Monpazier (Dordogne)

Monpazier, ancienne bastide du XIIIeme siècle. J’ai regardé dans le Larousse : Petite ville fortifiée et à plan régulier, créée de toutes pièces au Moyen Âge dans le sud-ouest de la France.

Alors c’était bien cela que j’ai vu la semaine dernière chaque soir en rentrant de ma balade à vélo dans le Périgord. Le petit village n’a plus que des envahisseurs pacifiques, les touristes.

Il était 14heures 30, alors je me suis assis sur le banc de bois devant l’arcade. J’ai attendu que le magasin SPAR ouvre à 15 heures pour y faire mes petites courses. La place scintillait sous le soleil et les flonflons de la fête se préparaient. Il faut un programme de festivités lorsqu’on vit grâce au tourisme. La grande tente blanche nous privait de beaux plans photographiques mais il fallait l’accepter.

Peindre les vieilles pierres est casse-cou. Je le confesse. On commence par empiler une rangée de pierres, puis deux, puis à la troisième rangée on s’épuise tellement c’est monotone. Qu’en pense le maçon? lui qui n’a pas le choix?…

La pierre a des reflets bleutés, des cristaux je présume? La pierre bleue existe réellement en Wallonie et dans l’Escaut mais pas dans le Périgord. Tant pis, moi je la vois bleue. J’en ai besoin pour renforcer mes tons chauds et mes contrastes. Je connais des peintres qui sont tétanisés par les murs blancs comme un mur des lamentations et qui ne savent pas quoi en faire. Moi, j’en ai pris mon parti: un fond humide coloré et je délimite ensuite.Faut surtout penser à exploiter les reliefs de l’architecture, sa profondeur de champ sous les arcades et donc exploiter les ombres. Je ne suis pas expert. Mais je me suis libéré de mes angoisses, j’ai fait le mur.

Réflexion faite, je cause plus que je ne peins.

Haut-Koenigsbourg

Haut-Koenigsbourg

On me le demande parfois: peignez-vous le Haut-Koenigsbourg?

Je n’y suis jamais allé. Alors je me suis inspiré d’une image.Picturalement, c’est très tarabiscoté. Je plains les architectes de l’empereur Guillaume II. Il faut maîtriser toutes ces obliques qui fuient dans tous les sens et tenter de l’asseoir sur quelque chose de consistant.

J’ai tout « peigné » à l’eau à la fin, histoire de le flouter un peu.

Hartmannswiller

Cimetière fortifié de Hartmannswiller

Les tours avec leurs meurtrières évoquent l’histoire tourmentée des villages au Moyen-Age. Ces fortifications (XVeme) devaient permettre aux villageois de se protéger des attaques. A Hartmannswiller, on protégeait aussi les morts du cimetière. Peu-être de crainte que l’attaquant ne détourne les âmes de l’au-delà?…je ne sais pas.

Bretten

Bretten

Bretten est à part. A l’entrée de Bellemagny, je tourne à droite et j’y suis. 178 âmes. La dame dans sa grande maison à colombages m’observe prendre la photo. Les chiens aboient et le cycliste passe. L’un d’eux me poursuit derrière sa clôture et je me demande toujours s’il va freiner avant de s’écraser le nez contre un pilier.

Même un cycliste qui passe suffit à déclencher un tohu-bohu dans la « calmitude ».