Catégorie : Poussons un coup de gueule!

Les raisons de la colère du cycliste

Charte entre le Club Vosgien et le Parc Naturel des Ballons Vosgiens

Vélomaxou, un dangereux activiste avec son VTT. Le Club Vosgien entend faire la police.

Un charte vient de voir le jour le 11 octobre 2019. C’est une actualisation.

Voici le commentaire de Mountain Bike Foundation (MBF) antenne des Vosges sur Facebook…

Nous regrettons la réactualisation de ces documents que nous dénoncions déjà il y a 4 ans. Le Parc et la Fédération du Club Vosgien doivent être nos partenaires. Personne n’a le choix de ses interlocuteurs. À ce titre le dialogue est la première condition à remplir. Nous n’avons jamais été informés de ce projet de signature. À ce titre et c’est peu dire, nous estimons que le dialogue est incomplet et nous en concluons provisoirement que l’objectif des sentiers partagés n’est pas réellement partagé.

Cette convention réaffirme en particulier se réserver les chemins dits pédestres de moins d’un mètre…et à en exclure le VTT.

Voici le texte de la Convention qui réglemente la circulation des vélos. Globalement, les liaisons reliant les crêtes aux vallées nous seront interdites. Pas facile d’organiser un circuit avec une pareille obligation. Prenons le cas par exemple de Turenne-Molkenrain, le seul sentier est un rectangle rouge sans moyen de passer ailleurs…croit-on vraiment que les vététistes vont s’en priver? Ne nous faisons pas trop de souci, on pourra toujours plaider l’état de nécessité.

circulation pédestre sur les itinéraires pittoresques à haute valeur esthétique. Ben voyons, et nous on aura droit aux chemins de débardage.

Désormais, c’est le Parc Naturel qui s’engage par cette charte à définir les itinéraires des vététistes entre le haut et le bas des crêtes…

Dans cette offensive sournoise du Club Vosgien se dessine la volonté de s’attribuer la montagne vosgienne et pire l’exclusivité de dire le droit. On sera attentif à l’attitude des collectivités qui s’investissent dans le tourisme à VTT électrique avec une clientèle venue d’ailleurs pas forcément prête à accepter les interdits du Club Vosgien.

Je ne serais pas surpris d’apprendre que cette charte soit attaquée et invalidée dès lors que les autres usagers n’ont pas été associés à la démarche.

Cernay, bonnet d’âne

Cernay est anti-vélos. Je le suppute. Je ne sais pas de quand datent ces panneaux mais force est d’admettre que le fonctionnaire qui a imaginé ça va à l’encontre de l’air du temps.

Obliger les cyclistes sur une Voie Verte à mettre pieds à terre est une hérésie. Personne évidemment parmi les cyclistes ne respectera cette obligation.

Alors pourquoi nous l’imposer?

Je vais vous le dire.

Tout simplement pour atténuer la responsabilité de l’automobiliste qui renversera un vélo.

Encore une fois nous assistons à une réglementation qui privilégie la voiture au détriment du cycliste. Le bon sens voudrait qu’on protège cette traversée pour les piétons ET pour les cyclistes. Or c’est justement l’inverse qu’on fait.

Pour la petite histoire, souvenons-nous que le pont Gustave Eiffel a entrainé l’interruption de la voie cyclable lors de sa construction.

En 2006, on a clairement sacrifié la Voie Verte.

Pourquoi s’en prendre aux antennes-relais?

antenne de Schweighouse. Les vététistes sont nombreux à passer au pied pour rejoindre le lac de Michelbach

Vous l’avez vu dans la presse, quatre antennes relais hertziennes de téléphonie ont été vandalisées par des incendies dans le Sundgau. La dernière en date est celle en haut de la côte de Traubach que les cyclistes connaissent car la montée est sévère et l’on a le temps de voir le paysage.

Mais enfin, pourquoi détruire ces antennes que les zones rurales ont attendu parfois longtemps afin de ne pas être dans une zone blanche sans réseau?

Peut-être le fait d’électrosensibles qui ne supportent pas les champs électromagnétiques? Notez que c’est idiot de détruire les relais puisque vos téléphones vont émettre à pleine puissance pour tenter de joindre un relais plus éloigné.

Quoi qu’il en soit les exploitants ne font pas beaucoup d’efforts pour surveiller leurs installations. J’en veux pour preuve que le relais de Schweighouse/Thann est en péril.

Antenne de Schweighouse, la palissade n’a pas survécu depuis la chute d’un arbre. Depuis le vandalisme a fait son œuvre. On y entre comme dans un moulin (image 1 juillet 2018)

Plus de palissades depuis longtemps. On a l’impression que cet ouvrage est abandonné. Dès lors ne pas s’étonner si des vandales viennent achever le travail!

le dépeçage a déjà commencé (image 1 juillet 2018)

Au nom de l’Europe, massacrons la forêt!

Au nom de l’Europe, une desserte forestière intercommunale Thann/Cernay/Uffholtz est en construction.

Objectifs affichés:

  • optimiser la valorisation de la ressource bois dans le cadre d’une gestion durable de la forêt
  • améliorer la compétitivité des entreprises forestières
  • valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt

Ne nous laissons pas intimider par ce vocabulaire alambiqué à la sauce technocratique.

Petit lexique de compréhension du texte:

  • optimiser la ressource bois dans le cadre de la gestion durable, ça veut dire plantons à tout va des essences qui rapportent un max de fric et qui repoussent vite
  • améliorer la compétitivité des entreprises forestières, ça veut dire mécanisons à outrance avec des gros engins qui écrasent tout, faune et flore et qui suppriment des emplois
  • valoriser et développer des pratiques sylvicoles respectueuses de l’environnement et soutenir une exploitation raisonnée de la forêt, je sèche… les pratiques sylvicoles, c’est quoi? des méthodes de voyous?…et une exploitation raisonnée? c’est tracer des boulevards au bulldozer?

Traduction en images

Bois d’Uffholtz: massacre à la tronçonneuse

Pastetenplatz va devenir une esplanade à camions et un vaste dépôt de bois. On n’arrête pas le progrès.Le SAMU pourra poser son hélico sans difficultés

Une autoroute en construction à 800m d’altitude dans le massif vosgien. C’est à Pastetenplatz. C’est assez honteux de voir les professionnels forestiers se lancer dans un tel défrichage. On aurait donc à notre insu des petits Bolsonaro. On préfère voir la paille dans l’œil du voisin…

Aujourd’hui, je n’avais rien prévu. A Cernay, j’ai tenté le vignoble où les vendanges se préparent. Puis j’ai longé la vallée du Steinbach en direction du Camp Turenne.

A Pastetenplatz, j’avais ma dose. L’exercice cardiaque n’est pas anodin quand on ne dispose pas d’assistance électrique.

Diagramme déclivité et rythme cardiaque de ma sortie. Ne pas présumer de ses forces avec l’âge!

Le Club Vosgien collabore avec nos petits Bolsonaro en déviant son public. Etonnant, non?

Le Club Vosgien de Cernay invite les randonneurs à prendre une déviation
Difficile de comprendre ces travaux alors que les chemins forestiers sont nombreux et de qualité. Peut-être pas assez larges pour les engins forestiers?
des pratiques respectueuses de l’environnement! on se fout du monde et pendant ce temps là la forêt crève de la chaleur causée par notre mode de développement.
il n’a pas demandé à mourir
casemate? non! rocher avec une grotte en haut
retour au bercail

La trace GPS ….https://www.openrunner.com/r/10465641

VTTAE, à nous la montagne!

Grimper au Molkenrain avec un VTT électrique, fastoche!

Aujourd’hui balade à VTT électrique avec Alicia au Pays des Merveilles, la jeune femme guide et chargée de mission à la communauté de communes de Saint-Amarin qui grimpe le col Amic en compagnie de la journaliste .

« Mais je n’avais pas souvenir d’une pente si ardue ! » dit Alicia. Il n’en fallait pas plus pour appuyer sur le mode turbo de l’assistance (c’est celui qui travaille à notre place !). (sic)

On voit bien qu’on a affaire à des amateurs du vélo qui n’ont ni pratique ni entraînement. Vous descendez du train, vous enfourchez un vélo et run!

Depuis Moosch jusqu’au col Amic, il n’y a qu’un coup de pédale grâce au VTT électrique. Cette boucle de 27 km, authentique et sympathique, permet de rallier un col bien connu des cyclistes de route, avant de redescendre, à travers forêt, jusqu’aux villages montagnards de Goldbach-Altenbach.(DNA 3 sept.19)

Voici plusieurs semaines de l’été que nos journaux locaux se font les apôtres du VTT électrique. L’explication tient en un mot « Le tourisme d’abord » ou comment appâter une nouvelle clientèle d’jeune plutôt bobo et qui n’a pas forcément envie de transpirer sur un vélo. Ce matin encore un grand article consacré au VTT électrique avec au programme la montée au col Amic en passant par Freundstein. A Willer-sur-Thur, comme on s’en doute, il faut un sérieux entraînement musculaire pour grimper jusqu’à Goldbach par la route; alors par le chemin forestier, je ne vous fais pas de dessin!… Mais avec l’assistance le premier venu qui se souvient comment monter sur un vélo laisse tout le monde sur place.

Les rues sont calmes, on traverse le village, passe devant la nécropole nationale, avant de demander à l’assistance électrique de nous donner un premier (sérieux) coup de pouce.

Ces articles sont en fait des publi-rédactionnels qui honorent peu la profession de journaliste puisqu’ils sont téléguidés par les Offices de Tourisme de la Région sans nuance, sans aucun égard pour le vélo, le vrai, celui qui fait appel à nos ressources musculaires.

Un seul coup de pédale pour monter depuis Moosch jusqu’au col Amic, vraiment? J’invite la journaliste qui a commis cet article à venir avec moi sur un vélo sans moteur à refaire le parcours…

Quand arrivent les ruines du château de Freundstein, évidemment le tracé est étroit alors il faut faire attention aux autres. Les autres ?…au mieux on les évite, belle mentalité!

La descente commence. Sur le sentier, on croise – ou plutôt on évite – les randonneurs, très nombreux dans le secteur. C’est au bout de ce tunnel ombragé que l’on devine le fameux col Amic, hissé à 828 m d’altitude. « C’est un endroit où viennent beaucoup les cyclistes sur route », commente Alicia. « Et grâce au VTT électrique, tout le monde peut y monter. »

Ben voyons! J’attends avec impatience les récriminations du Club Vosgien face à ces nouveaux envahisseurs qui ont reçu l’onction de l’Office de tourisme et de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin

Thann, le vélo en berne

Rue Jean Flory, à gauche le collège, à droite le lycée de Thann (68). La rentrée scolaire vient d’avoir lieu. Les bornes anti-intrusion pour les voitures sont des pièges pour les cyclistes et les piétons. Particulièrement à la nuit tombante.

Rentrée scolaire à Thann. Train, bus, voitures particulières, marche à pied, le vélo ne séduit pas. J’ai compté en tout quatre vélos pour les deux établissements voisins que sont le collège et le lycée de Thann

J’ose pointer le bout du nez une fois les élèves installés dans leurs classes.

parc à vélos du lycée: vide

Au lycée Scheurer Kestner: un vélo accroché aux grilles, aucun vélo dans le parc intérieur

un vélo devant le lycée

En face, au collège Rémy Faesch: un vélo accroché à la grille, deux vélos dans le parc à vélos

parc à vélo du collège: deux vélos
un vélo attaché aux grilles du collège

L’explication de cette faible attractivité du vélo, on la devine: des infrastructures inadaptées voire absentes et le peu d’appétence pour le vélo. J’irais presque jusqu’à dire qu’une société incapable de se mettre au vélo est une société malade. Comment aborder les grands tournants environnementaux si nos jeunes forces vives ne sont pas encouragées?