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Diefmatten

img_6995Au lendemain des intempéries de ce mois de juin, j’étais passé voir les dégâts dans les communes du Sundgau.

Diefmatten avait souffert de ces torrents de boue et d’eau déversés depuis le haut des champs et des bois.

Certaines maisons ont été épargnées.

Souvent les plus anciennes, celles où l’implantation foncière était réfléchie.

 

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Les potins du lundi

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Le cynisme de la richesse va t-il perdurer?

Les migrations humaines n’ont jamais cessé au fil de l’histoire humaine.

Mais l’homme moderne est devenu sédentaire.

Après 100.000 ans, l’Afrique, puis l’Asie Centrale ont constitué les principaux berceaux de migrations vers l’Europe.

Puis les époques coloniales romaines, les Vikings, les vastes razzias sur les côtes africaines pourvoyeuses d’esclaves bon marché aux Amériques sont venues.

Aujourd’hui notre confort petit bourgeois européen est incapable d’admettre cette nouvelle vague migratoire sur nos côtes.

Il faudra pourtant s’y faire.

Que ça se passe mal est compréhensible.

L’Europe et les États-Unis en particulier le vivent très mal.

Les réactionnaires de droite une fois au pouvoir sont capables du pire.

Comme Trump…ou comme Orban en Hongrie.

Sans parler de l’Italie plus récemment.

En France, on n’en est plus aux vagues migratoires du réfugié espagnol, italien fuyant Mussolini.

Ni à l’appel d’air magrébin des années 60 impulsé par le patronat en recherche de main-d’œuvre bon marché.

Aujourd’hui, ce sont des populations déstabilisées qui fuient leurs sols, déstabilisées par les régimes politiques, la faim, les guerres…et le réchauffement climatique dont les pays riches sont grandement responsables.

Il n’est pas facile de se faire une opinion, tiraillé par les enjeux politiques qui tendent à travestir la réalité.

Dans mon quartier, j’ai autour de chez moi des familles tunisiennes, algériennes et turques…et aussi quelques Alsaciens « de souche ». Moi je suis l’immigré de l’intérieur comme on dit ici.

Je n’observe pas d’incompatibilité dans le vivre-ensemble pour autant que chacun respecte le mode de vie de l’autre.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème d’adaptation ailleurs, mais après une ou deux générations, l’intégration se passe plutôt bien.

Attention l’intégration n’empêche pas le communautarisme.

Le fondamentalisme religieux en est le plus souvent à l’origine.

 

 

 

 

 

Un 80 km/h problématique

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A débile, débile et demi. Le cycliste l’est déjà totalement

Les cyclistes commencent à déchanter.

Eux qui croyaient être les seuls à pouvoir faire l’éloge de la lenteur se trouvent rattrapés par la voiture.

Conduire une voiture va devenir aussi agréable que piloter un vélo…le prix en plus.

Admirer le paysage, rouler glaces ouvertes, sentir la nature, anticiper les nids de poule de la France en péril, tout cela va être possible avec le prochain 80 km/h.

On imagine dès lors tous les bénéfices de cet abaissement de la vitesse:

  • encore moins d’entretien des asphaltes routiers
  • moins de blessés, donc moins de surcharge des hôpitaux
  • moins de grosses berlines turbo vendues donc moins de pollution
  • encouragement des ténors de la politique à emmerder la France de peu, celle qui ne sert à rien

Cette concurrence inattendue de la voiture avec le vélo ne risque t-elle pas de faire perdre la suprématie du deux roues à pédales non seulement en ville mais aussi sur les courtes distances inter-urbaines?

Déjà les commerces de cycles s’inquiètent; ne vont-ils pas se retrouver avec des stocks d’invendus sur les bras? Ceux qui applaudissent ce sont les fabricants de voitures sans permis. La marque leader Aixam voit son cours s’envoler.

A quoi bon passer le permis si on va aussi vite avec une voiturette!

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Avec le 80 km/h le boum des ventes de voiturettes va s’accélérer

Non, car il faudra encore compter sur les bouchons et la pollution.

Sans parler du coût de l’essence et de la chute de la cote du diesel qui va rendre ces véhicules neufs ou d’occasion invendables à moyenne échéance.

Ce qui va être symptomatique du désarroi du monde automobile, c’est la ruée pour la revente de son diesel qui va intervenir les mois prochains.

Finalement le diesel risque d’auto-disparaître de lui-même…et l’usager va s’occuper d’en accélérer l’obsolescence encore plus vite.

Bref, le cycliste a encore un bel avenir devant lui.

Je classe à humour noir.

Se méprendre

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Masevaux et sa splendeur d’antan

Se méprendre et même se surprendre.

A vélo, le psychotage joue à fond.

C’est quand tout va mal qu’on songe à un mauvais sort, à une fatigue insidieuse.

Bref aujourd’hui, les jambes en coton!

On pourrait invoquer les dieux.

Le dieu du vent, Eole, nous scotche à la route

D’autres implorent le ciel, « c’est pas possible de ramer comme ça aujourd’hui », une mauvaise nuit, une fatigue récurrente,….

Alors l’œil rivé sur le compteur, j’échafaude un plan sournois pour raccourcir la peine.

Au km 54, je suis à la maison.

C’est que le vélo est pour moi un antidote au « rien faire ».

C’est pas tout d’y dire faut y faire dit mon confrère Régis.

Il a tout à fait raison. Je suis de ceux-là.

Comme je suis un grand bavard de l’écriture, je me dois de compenser l’exercice verbal par l’exercice physique.

J’ai tout de même grimpé dans ma peine le Hundsrück par le Steinby avec son petit 9% avant la première courbe et son 12/13 après le plan Diebold.

La route n’est pas insidieuse, elle ne nous prend pas en traître; j’en connais les difficultés comme ma poche, ses imperfections, ses rapiéçages, ses granulats roulants, pas roulants…et j’ai l’œil rivé sur le cardio comme le machiniste sur le manomètre de sa chaudière à vapeur.

Puis à la sortie de Houppach, je m’arrête.

Et je contemple la vallée.

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Je suis un contemplatif, ça ne vous échappe pas.

Les lavandières de Guewenheim m’interpellent.

Tant qu’y’aura du ling’ à laver
On boira de la manzanilla
Tant qu’yaura du ling’ à laver.
Des homm’s on pourra se passer
Et tape et tape et tape avec ton battoir
Et tape et tape tu dormiras mieux ce soir.

(Luis Mariano)

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Ceux qui ont connu la chanson feront la relation avec ces figurines de femmes au lavoir.

Voici une iconographie qui met la femme au turbin et qui contraste avec les figurines sexistes de Dannemarie.

Mais les féministes ne vont-elles pas, là-aussi, se plaindre qu’on les mette en scène dans un lavoir?

voir aussi lavoir du Dich

 

 

Boum au Rote-Rain

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Rote-Rain

J’étais parti à huit heures.

Vent d’est froid de face.

A la source de Wattwiller, les deux compères me dépassent.

On était bien derrière….

Ils tirent bien mieux que moi.

Je ne m’accroche pas, car je voulais faire Amic-Hundsrück, soit un truc suffisant pour moi sans devoir faire le suceur de roues.

A quoi bon!…

Quand je traverse Wuenheim, je souffle à l’abri du vent.

Tout va bien.

Je prends le petit raidard…

Arrivé au parking du Rote-Rain, une formidable déflagration.

Pas de chasseur en vue….

Mon pneu arrière en miette.

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Un Conti 4 saisons 1800 km.

Je vais dire une prière à la croix du calvaire.

Agenouillé, la prière.

Deux grosses canettes trônent sur le crucifix.

Les grimpeurs sont interloqués.

La matinée était foutue.

J’avais mis sept bars au départ.

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Jungholtz

Je suis à peu près sûr que la chambre devait montrer le bout de son nez avant d’exploser.

Surtout que j’entendais un pschitt inhabituel au tour de roue pendant le début du voyage.

 

Coquelicots

 

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Au Portugal il est appelé papoila ou papaoula. En turc, son nom est gelincik (= petite mariée). Chez les berbères, les femmes l’utilisent pour leur maquillage et on l’appelle Aflelou. En albanais, le coquelicot est appelé: lule flanules ou fleur avec drapeaux. En catalan, il est appelé rosella.(Wiki)

Et en français, on évoque la crête de coq.

Cocorico!

 

Une histoire de chien

C’est devenu une banalité: la plupart des propriétaires de chiens laissent leur animal en liberté sur les chemins et pistes cyclables.

Ne croyons pas qu’ils sont en infraction, un article de presse semble démontrer le contraire.

L’affaire est rapportée dans les colonnes du journal l’Alsace (22 juin).

« Comme à chaque fois, je la détache, afin qu’elle puisse courir. Mais si je croise quelqu’un, je la rappelle et lui mets la laisse. »

C’est la propriétaire d’un chien qui s’exprime ainsi devant le tribunal.

Le chien a foncé sur un chihuahua qui arrivait en face et a mordu la propriétaire du chihuahua.

Que croyez-vous qu’il advienne?

Le tribunal condamne la propriétaire à une amende de 600 € avec sursis…

Avec un bon avocat on peut donc s’en sortir si on laisse aller son chien sans laisse.

« Il n’y a pas violation délibérée des règles de prudence. Le chien était à portée de voix et n’était pas en état de divagation. Il n’y a aucun arrêté [dans la commune] qui oblige les propriétaires d’animaux domestiques à les tenir en laisse. Ce dossier aurait dû faire l’objet d’un classement sans suite ! »

Un cycliste qui tombe par la faute d’un chien sur une piste cyclable peut très bien se retrouver dans la même situation…et le propriétaire du chien s’en tirera sans dommage s’il choisit un bon avocat.

En droit français, l’article 1243 (article 1385 jusqu’à la réforme du droits des obligations de 2016) du Code civil dispose que « Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. » : il faut que l’animal ait causé un dommage (l’existence d’un dommage est une condition de la responsabilité) (Wikipédia)

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