Une bien bonne!
Samedi, je crois être dégonflé à l’arrière à Guebwiller…
Exact.
Et même crevé.
-« Allez, les copains, ne m’attendez-pas, j’me débrouille tout seul! »
Inventaire du sac: pas de chambre!
Re-inventaire du sac: toujours pas de chambre.
Pas de téléphone portable: il est en recharge à la maison.
La cabine France Télécom: c’est une carte, pas des pièces!..
Dernière solution avec un petit taux de fuite: regonfler et « tailler » la route.
Regonfler tous les 2 kms…
Entrée de Bollwiller, je gonfle, deux cyclos passent…
Je repars.
Les deux cyclos sont arrêtés au feu.
Je prends le petit raccourci derrière la Poste et j’arrive à la sortie de Bollwiller.
Je m’arrête pour regonfler.
Les deux cyclos arrivent à ma hauteur.
– » hé! votre collègue, il est crevé à l’entrée de Bollwiller… »
– » je sais, le collègue, c’est moi! »
– « ??? »
A l’entrée de Wittenheim, la chambre rendra l’âme définitivement.
Il me reste 4km à parcourir…
Un bon monsieur me prêtera son portable pour appeler chez moi.
Je dois ressembler à un naufragé de la route, car le monsieur attentionné m’offre une boite de « Fanta » en me disant « faut pas partir comme ça, m’sieur, faut être équipé! faut être équipé! »
Subitement, mon moral en a pris un coup.
Un simple quidam me donnait des conseils élémentaires pleins d’évidences.
J’étais redevenu humble, contemplant ma monture affaissée appuyée à l’ombre du bardage du Super U de Wittenheim.
Samedi, je crois être dégonflé à l’arrière à Guebwiller…
Exact.
Et même crevé.
-« Allez, les copains, ne m’attendez-pas, j’me débrouille tout seul! »
Inventaire du sac: pas de chambre!
Re-inventaire du sac: toujours pas de chambre.
Pas de téléphone portable: il est en recharge à la maison.
La cabine France Télécom: c’est une carte, pas des pièces!..
Dernière solution avec un petit taux de fuite: regonfler et « tailler » la route.
Regonfler tous les 2 kms…
Entrée de Bollwiller, je gonfle, deux cyclos passent…
Je repars.
Les deux cyclos sont arrêtés au feu.
Je prends le petit raccourci derrière la Poste et j’arrive à la sortie de Bollwiller.
Je m’arrête pour regonfler.
Les deux cyclos arrivent à ma hauteur.
– » hé! votre collègue, il est crevé à l’entrée de Bollwiller… »
– » je sais, le collègue, c’est moi! »
– « ??? »
A l’entrée de Wittenheim, la chambre rendra l’âme définitivement.
Il me reste 4km à parcourir…
Un bon monsieur me prêtera son portable pour appeler chez moi.
Je dois ressembler à un naufragé de la route, car le monsieur attentionné m’offre une boite de « Fanta » en me disant « faut pas partir comme ça, m’sieur, faut être équipé! faut être équipé! »
Subitement, mon moral en a pris un coup.
Un simple quidam me donnait des conseils élémentaires pleins d’évidences.
J’étais redevenu humble, contemplant ma monture affaissée appuyée à l’ombre du bardage du Super U de Wittenheim.
