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Sous la pluie à VTT

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Même sous la pluie, la campagne est belle (Roderen, Rammersmatt en haut)

C’était une pluie fine.

Elle n’interdit pas le vélo de loisir.

J’ai pris le VTT car avec lui si le temps est trop menaçant, on est vite rentré à la maison.

J’ai tout de même tenté au km4 un itinéraire hasardeux: le chemin n’existe plus.

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Au km 4 quand le chemin disparait je tente de grimper à l’estime vélo sur l’épaule. Sur cette photo d’il y a 50 ans, on voit le tracé du chemin (en rouge l’enregistrement GPS de mon cheminement)
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Au km4 des fleurs. Comme pour me récompenser d’être venu par là pour finalement faire demi-tour

Je voulais grimper à Kurrenburg non loin de la vue Zuber, hélas après avoir porté le vélo sur mon dos un petit quart d’heure, j’ai préféré renoncer en faisant demi-tour.

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Mon parcours du jour 23km 400m

Une fois sur la route de Rammersmatt, je me suis offert le sentier de Mulhberg qui est un délice et qui conduit à Roderen.

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un sentier délicieux

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Au réservoir j’ai longé le Rueslochbaechle.

A Rammersmatt, j’ai pris le sentier botanique là où la pluie s’est mise à traverser le blouson.

Abrité sous un gros chêne pédonculé j’ai enfilé mon imperméable.

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il est temps de mettre l’imper

C’est sensationnel, toute la vapeur d’eau enfermée vous procure une chaleur douce.

Mieux qu’Engie!

A Michelbach, j’ai pris Aspach-le-Haut puis le sentier qui conduit aux étangs de Bodenmatten à Roderen.

Ce parcours est sympa.

Y compris sous la pluie.

Je vous le recommande.

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Les potins du lundi

Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)

Le cycliste vit au rythme des saisons.

A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.

Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.

Trop de mauvais souvenirs sans doute!

Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.

Comme ceux qui vendent des parapluies.

La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.

Triste décor!

Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.

La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.

L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.

Un coffre-fort?

Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.

Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.

Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».

On a encore du temps devant nous.

Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald

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Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.

Ainsi passe le temps.

Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.

Je vous raconterai ce la plus tard.

On commencera par le Kuckucksuhr

Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?

Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.

Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.

Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.

Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.

 

 

 

 

Pas bézef

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Au pied du gros tilleul de Rammersmatt, une bouteille de vodka abandonnée. Vide bien sûr. L’œuvre d’un marcheur échappé du sentier botanique, sans doute…

Je savais que le temps n’incitait pas à la balade.

Je suis donc parti avec l’espoir secret que le temps allait tourner au vinaigre à la pluie.

Gagné!

Au bout de quinze kilomètres, la pluie s’invite.

Ô pas une grosse pluie, juste quelques gouttes éparses.

Pour mesurer le taux de pluie, je compte les gouttes sur le compteur qui fait 16 cm2.

Toutes les dix secondes.

Ça occupe.

Puis j’efface lestement du revers de la main.

Quand je n’arrive plus à compter les gouttes, demi-tour!

Je grimpe à Rammersmatt en quatrième vitesse, puis sous le gros tilleul j’enfile l’imper.

J’ai accompli ma plus courte balade de l’année sur route: 25 kilomètres.

C’est pas bézef comme aurait dit Khalîl Ibn Ahmad Al Farâhîdî.

Enfin!

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Et Dieu fit qu’il plût sur les Vosges

C’est plus fort que moi, dès qu’il pleut je suis content.

C’est comme une vengeance méritée sur le beau temps.

Sans aucun doute, je suis du nord et même du nord-est.

Cette saloperie de canicule va enfin nous quitter pour de bon, je l’espère.

Bon, ce matin j’ai pris la route avec 14°C.

14°C, c’est le nom de code de mon copain, celui avec qui je m’entends bien.

Dès le Soultzbach franchi, la flotte.

Excellent occasion de ressortir l’imper.

Il était tout fripé l’imper dans sa boite à outils et content de revoir le jour.

Quand les godasses ont commencé à faire glou-glou, j’ai pris la direction du retour, la goutte au nez.

Le voyage à vélo

IMG_6160.jpgY aurait-il plusieurs conceptions du voyage à vélo?

Oui, heureusement.

D’ailleurs le terme de voyage évoque un déplacement dans l’espace plus ou moins contraint et dans un but personnel affiché ou non qui laisse toute latitude à chacun de l’entrevoir à sa façon.

Mon dernier voyage à vélo a donc été celui d’un pari: rejoindre mes Amis du Randonneur lors de leur séjour annuel à Eppe Sauvage dans l’Avesnois (Nord).

Il y a donc ceux qui combinent leur déplacement avec plusieurs modes, le train, la voiture, le vélo, la marche,…

J’ai choisi le tout vélo.

Bien sûr, il y a des zones à traverser sans grand intérêt touristique.

Alors dans ce cas là, je pédale et c’est tout.

La variété de la campagne mérite pourtant de s’arrêter autour d’insignifiants repères, ceux qui témoignent d’une histoire locale, d’une légende oubliée, ou même d’une rencontre insolite.

Je le sais, je ne partage pas toujours sur le plan méthodologique l’approche de tous mes amis qui conçoivent le voyage à sacoches d’une autre façon, celle de voyages au long cours en autonomie totale, à l’écart du temps et des contingences.

Je sais de quelle pratique cycliste je viens.

Donc je m’adapte…et j’adapte ma machine.

Je n’imagine pas (pas encore) transporter ma maison avec moi, tente et matériel de camping…doubler le poids de mon bagage.

Le choix du vélo

J’ai résumé l’équipement de mon vélo iciIMG_6143.jpg

Beaucoup trouveront incongru d’équiper une machine légère de la sorte. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.

Je sais que ce type de vélo tel qu’il est chargé échappe à tous les canons du cyclo-voyageur

  • des pneus fins qui génèrent de l’inconfort.
  • ensuite un chargement arrière totalement contraire aux usages qui veut qu’on charge d’abord l’avant

Oui, je sais tout cela.

Alors, je le fais quand même pour seulement 10 jours.

Vous l’aurez remarqué, il faut avoir des développements adaptés.

J’ai donc pour franchir les plus fortes déclivités un 33×32.

J’ai le souvenir d’une déviation impromptue lors d’une foire aux puces en Belgique où l’on m’a expédié dans un raidart de 9% mal pavés.

Évidemment la dernière ressource est de monter à pied.

La navigation

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Un GPS, un compteur, une compas, …et l’iphone sous les yeux

La navigation est un terme de marine qui me convient bien.

A vélo, on passe successivement de la navigation à l’estime à la navigation satellitaire.

J’utilise un GPS.

Pas de cartes papier.

Ma route est pré-tracée, je peux m’en écarter et y revenir quand bon me semble.

J’ai un fond de plan précis aussi précis que celui d’une carte d’état-major avec les courbes de niveau, ainsi que toutes les rues des agglomérations.

Une précaution cependant, avoir un GPS avec batteries amovibles et un jeu d’avance ainsi que le chargeur avec soi.

Pourquoi un smartphone?

L’usage d’un téléphone portable est devenu banal.

Je l’utilise en voyage comme mon ordinateur pour toutes sortes d’applications

  • réserver une chambre en ligne et la payer
  • me guider à une adresse précise
  • recalculer un itinéraire
  • accéder à mon site vélomaxou.com
  • photographier
  • et….téléphoner

Inutile de dire qu’avant la fin de la journée, votre Iphone n’a plus de jus.

Donc j’ai deux Powerbank de secours dont l’un solaire

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Le Powerbank solaire, indispensable quand l’Iphone est vide

Le comportement routier

Bien se comporter sur la route est fondamental.

Il faut anticiper tous ses changements de direction de façon à être compris des autres usagers.

Personnellement, j’utilise des trajectoires rectilignes et je roule à droite sans zigzaguer.

Je ne prends pas systématiquement les infrastructures cyclables bricolées qui vont apporter plus de problèmes que la route.

Sur les grands routes, je prends la bande de sécurité* quand elle existe et je ne gène donc pas les voitures et les camions. Vérifier quand même que votre route n’est pas interdite aux vélos.

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le panneau C107 indique que la voie est interdite aux vélos

nota: une grand route ne peut être interdite que s’il existe un itinéraire parallèle de remplacement.

*Il s’agit de l’article 13 du décret qui modifie l’article R. 431-9 du code de la route.

Son 5e alinéa prévoit désormais que « Les conducteurs de cycles peuvent circuler sur les accotements équipés d’un revêtement routier ».

Se rendre visible

Je veux toujours être visible de loin dans le spectre routier souvent encombré de mobiles, de panneaux, de mobiliers urbains, de zones d’ombre.

Alors je profite de mon bagage pour l’équiper en jaune haute visibilité et je porte aussi une veste visible.

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Visible sur la route pour mieux se protéger

Quand je m’arrête…

Quand je m’arrête, je me gare!

Je fais comme une voiture.

Je ne suis plus cycliste, je redeviens piéton, j’ai donc le droit de me garer sur le trottoir et de traverser la chaussée sur un passage protégé

En ville, je me protège derrière un obstacle, voiture ou mobilier urbain.

Quand il pleut…

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L’abribus bien orienté est un havre de paix pour le cycliste qui doit rouler pendant des heures sous la pluie. J’ai l’air un peu désabusé (Sionne, Vosges)

Quand il pleut, le vélo devient moins agréable et on est plus vulnérable.

Si la pluie est annoncée pour durer, il faut s’équiper en conséquence.

Être très visible sur la route.

Avoir des vêtements anti-pluie de qualité.

Sinon le lendemain, vous devrez rouler avec des vêtements mouillés.

Mon pantalon acheté pour l’occasion à Décathlon est un anti-pluie urbain.

Pas cher mais efficace.

Le problème c’est qu’il fait tchou-tchou-tchou comme un train à vapeur quand vous pédalez.

Il faudra s’habituer.

Mes étapes…

(dist./dén./moy.)

1 THANN-EPINAL 96/1028/18.7

2 EPINAL-METZ 132/1122/18.9

3 METZ-ARLON 103/987/17.4

4 ARLON-AUBRIVES 125/1243/18.8

5 AUBRIVES-VALJOLY 73/918/16.3

6 VALJOLY-VOUZIERS 150/1648/17.7

7 VOUZIERS-SAINT DIZIER 111/939/19.1

8 SAINT DIZIER-EPINAL 158/1258/19.7

9 EPINAL-THANN 90/898/19

Mon itinéraire. Bar le Duc a été remplacé par Saint-Dizier

Les traces GPS

https://www.openrunner.com/r/8665783

https://www.openrunner.com/r/8665788

https://www.openrunner.com/r/8665795

https://www.openrunner.com/r/8665799

https://www.openrunner.com/r/8665804

https://www.openrunner.com/r/8665808

https://www.openrunner.com/r/8665813

https://www.openrunner.com/r/8665824

https://www.openrunner.com/r/8665829

Combien ça coûte?

Le voyage à vélo n’est pas gratuit, pas complètement.

Si l’on échappe aux péages, aux dépenses de carburant et de parking, on retrouve des billets de train éventuellement, et des dépenses d’hébergement.

S’agissant de l’hébergement, je n’ai que mon expérience de l’hôtel et du restaurant.

Mon prix est proche de ce que les Offices de Tourisme indiquent: 70 euros par jour.

A savoir qu’une chambre coûte autour de 50 euros, un sandwich entre trois et cinq euros et un repas du soir entre 15 et 20 euros boisson comprise.

Le petit-déjeuner qu’il vaut mieux prendre copieux coûte entre 5 et 9 euros…en plus vous pouvez prélever un fruit pour midi.

(En Belgique, majorer ces prix de 20%: l’Appart’city d’Arlon facture 77 euros la nuit avec petit-déjeuner, mais tolère que vous montiez votre vélo dans la chambre en le montant dans l’ascenseur!)

(Dans la pointe de Givet, à l’Amérivière d’Aubrives, le patron vous laisse les clés de l’hôtel, vous prépare une assiette de pâtes à la carbonara à réchauffer au micro-ondes, une bière fraîche Jupiter, une crème chocolat et vous sert le petit déjeuner avec du pain frais pour 18 euros. C’est le boulanger du village!)

Se faire héberger chez un parent ou un ami est donc aussi précieux moyennant un petit cadeau de remerciement.

Article plus détaillé sur les prix du voyage à vélo ici

Pour les baroudeurs, il existe warmshowers

Gros grain

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A Bernwiller j’expérimente la nouvelle piste cyclable toute neuve.

J’ai pris la route en tentant d’éviter les grains.

Celui qui est venu s’abattre sur Heimsbrunn m’a obligé à me réfugier sous un arrêt de bus. Poursuivre la lecture de « Gros grain »

Songes pluvieux d’été

Les papyrus sont des surnoms que l’on donne aux vieillards de Russie

L’Histoire racontée par nos contemporains est fascinante d’imagination et d’incrédulité.

Vivons-nous dans le même monde?

Mes jeunes semblables me surprennent.

Qu’est ce qu’on fait?

Oui, ce matin, une fois encore, c’est le déluge en Alsace.

Si je dis « qu’est-ce qu’on fait? », c’est pour aborder le triste désœuvrement de ceux qui sont des inconditionnels du vélo.

Je parle du vélo sportif et du vélo de randonnée. Poursuivre la lecture de « Songes pluvieux d’été »