Mois : janvier 2020

Coronaviral

Jusqu’au XIXe siècle, les croisades étaient tenues responsables de l’introduction de la lèpre en Europe.La transmission de Mycobacterium leprae est mal connue, elle remonte souvent à l’enfance par inhalation de « postillons » d’un lépreux contagieux.
Par Pierre Arents — Pierre Arents printed the photographs for Leloir’s monograph on leprosy titled, Traité pratique et théorique de la lèpre, published in 1886. This image is Plate VIII from that atlas. Vide: http://www.artandmedicine.com/biblio/authors/french/Leloir.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=325260

Relire Giono quand Angelo parcourt la campagne aixoise…

Il y sévissait une variété d’épidémie de caractère effrayant.Les malades étaient d’abord attaqués d’une sorte d’ivresse pendant laquelle ils se mettaient à courir de tous les cotés en titubant et en poussant d’horribles cris. Ils avaient les yeux brillants, la voie rauque et semblaient atteints de la rage. Les amis fuyaient les amis. On avait vue une mère poursuivie par son fils, une fille poursuivie par sa mère, de jeunes époux qui se donnaient la chasse; la ville n’était plus qu’un champ de meutes et de gibier. On venait, parait-il, de se décider à assommer les malades, et au lieu d’infirmiers c’étaient des sortes de chiapacan armés de gourdins et de lassos qui se promenaient dans les rues. (Le hussard sur le toit- Jean Giono)

les zones touchées

Dès mon retour de ma sortie VTT hier soir, une rhinite me prend. Éternuements, yeux brillants, nez bouchés,…j’ai tous les symptômes. Pas de doute, c’est viral.

Cet affolement qui s’empare de la planète mérite le respect car au fond de nos mémoires, les épidémies laissent des images de terreur.

Les grandes épidémies du Moyen-Age ont été contenues là où les populations vivaient recluses au fond des vallées. Aujourd’hui, point de salut possible, tout le monde voyage au bout du monde et rapporte avec lui les contaminations, à son insu.

On assiste à des situations ubuesques comme ce navire de 7000 voyageurs bloqués à Civitavecchia en Italie, coronavirus suspecté à bord…et aussi ces habitants de Carry le Rouet inquiets de voir s’installer nos rapatriés de Chine placés en quarantaine tout près de chez eux. Nos nouveaux pestiférés ne sont pas mieux admis que les délinquants en maison de correction. Triste spectacle.

Imaginer la fin du monde pour nos contemporains, c’est insupportable. En même temps, voila qui va mettre en question notre modèle de développement planétaire et ses incontournables aléas. Et c’est salutaire.

Vue des Alpes

Du haut de Rammersmatt, les Alpes apparaissaient ensoleillées
Mon parcours du jour à VTT

Je grimpe au Hundsrück par le Steinby. Plus qu’une formalité pour moi. Je renâcle jusqu’à la première courbe en quittant Thann où c’est du 8-10%, puis il faudra encore grimper cette pente en forme de toboggan après le Plan Diebold.

ça passe sans difficulté
la grisaille approche

Pour moi un travail cardiaque soutenu dans la montée du Hundsruck

Après le monument, je descends par le chalet du Hochburg jusqu’à Rammersmatt, puis je rejoins le lac de Michelbach

Dommage, je n’ai pas de téléobjectif

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La pauvritude du cycliste

Cyclistes, débrouillez-vous! Imagine t-on un automobiliste à qui l’on dirait « coupez le moteur et poussez votre voiture? »(Thann)

La pauvritude du cycliste. Voila une formule que Ségolène Royal pourrait revendiquer. Mais Ségolène ne fait pas de vélo.

Cela dit, alors qu’à la veille des Municipales tous les activistes de la cause du vélo s’agitent dans les villes pour demander des améliorations susceptibles d’encourager le vélo, il faut se résoudre à constater que rien n’avance là où il est urgent d’agir.

L’irresponsabilité des corps publics en matière d’infrastructures cyclables s’affiche chaque jour (Vieux-Thann) Ce type d’ouvrage est susceptible de poursuites devant les tribunaux en cas d’accident. La municipalité en est-elle consciente?

Les points névralgiques, ceux qui rendent le vélo dangereux, ceux qui dissuadent les gens de changer de mobilités, sont toujours là, immuables et personne ne semble s’en préoccuper.

Un vrai cycliste, au fait des chausse-trapes qu’il rencontre dans sa ville, pourrait en dresser des catalogues entiers. Des catalogues à la Prèvert.

Des bordures par centaines qu’aucun corps public ne se résout à faire disparaître, des balises de priorité sans cesse à l’avantage de la voiture, des trottoirs partagés hors normes, des itinéraires morcelés, …et en 2020? en 2020, il y a fort à parier que rien ne changera.

La cause, je la connais: elle est d’abord culturelle. La France n’est pas un pays de cyclistes. Seulement le dimanche…et les jours de grèves des transports publics! Ensuite, et c’est plus problématique, les corps publics ne comprennent pas les exigences basiques du vélo: des itinéraires directs, protégés où l’on peut rouler sans devoir s’arrêter à chaque intersection. Comprendre cela, c’est accepter d’inverser des priorités qui privilégient systématiquement la voiture.

Dès lors, militants de la cause cycliste, contentons-nous de notre anarchie joyeuse. En attendant mieux.

Le vélotourisme en ville

Le vélotourisme en ville, une façon de découvrir la ville et son patrimoine autrement (Mulhouse)
Vélotourisme à Sète

Visiter la ville à vélo, c’est bien aussi. Il suffit de savoir s’extraire du trafic automobile. Rien de tel que les ruelles, les espaces protégés ou interdits au trafic lorsqu’ils existent.

Thierry Crouzet vous propose de visiter Sète…avec en prime le Mont Saint-Clair…qu’on pourra monter à pied car il est sévère si vous n’avez pas d’entraînement.

Visiter Sète à vélo

le plus petit parcours de VTT de l’étang de Thau: 20 mètres!

Visiter Mulhouse à vélo…

Accéder ici au détail de la visite de Mulhouse

A Mulhouse aussi, on peut visiter la ville à vélo. En 2014, j’ai publié un Tour de Mulhouse sans quitter la ville. Ce tour fait 40 km, vous pouvez prendre la journée et vous arrêter là où bon vous semble. Vous allez découvrir des coins sympas souvent méconnus. Prendre un antivol si vous délaissez votre vélo!

Tour du Belvérère-Rebberg (Mulhouse)

Pour visiter la campagne à VTT autour de Mulhouse Des grands tours de VTT autour de Mulhouse

Les potins du lundi

L’autoroute une barrière à faune et cyclos. Passerelle bienvenue. (Montpellier)

La phrase du jour

« On ne remet pas sans cesse en cause l’élection d’Emmanuel Macron mais sa faible représentativité par rapport aux votants comme aux inscrits aurait dû naturellement conduire ce dernier vers une politique qui, plutôt que de cliver, aurait rassemblé.(Ph Bilger).

Le discrédit est tel dans l’opinion qu’il semble que l’usage du mot LREM est proscrit dans les tracts des prochaines Municipales.

Histoires autoroutières

Rentrant du sud vendredi, je me suis trouvé sur une autoroute remplie de camions et de voitures. Vitesse réduite de 20 km/h sur toute la vallée du Rhône et même au-delà sur l’A40. En cause la pollution. Les micro-particules du diesel qui se combinent parfois avec le sable venu du Sahara.

des camions peu pollueurs?

Pas de punition pour les camions, ils peuvent continuer à rouler sans être limités et donc inquiétés. Ils pollueraient 10 fois moins que les voitures! (source). Méfions-nous donc des idées reçues. En bon citoyen, j’ai adapté ma vitesse. Tant est si bien que j’étais coincé derrière un train de camions la plupart du temps. Incapable de doubler tant la restriction de vitesse est inobservée par ceux qui se constituent en file de gauche permanente.

Il faut en conclure que les mesures de limitations sur route ne sont pas respectées dès lors qu’on invoque la pollution. Pourtant les panneaux lumineux mentionnent que des contrôles radar ont lieu. Sans effet sur les comportements.

Observons que les automobiliste se sentent très peu concernés par les questions de pollution dès lors qu’ils ne sont pas contraints autrement que par des alertes peu dissuasives. La conscience écologique a ses limites.

L’autre slogan des sociétés autoroutières qui ne manque pas d’à propos, c’est cet affichage « grèves: pensez covoiturage »

En voiture, avec des personnes qui vivent la grève comme vous, vous pouvez discuter, échanger, partager une expérience… Vous verrez, vous arriverez au travail le cœur plus léger ! (site Vinci autoroute)

Martinez et la CGT seraient donc de précieux alliés du covoiturage dès lors qu’ils bloquent les transports en commun. On imagine alors d’autres formules tout aussi briseuses de grèves…

Contre la CGT, covoiturez!

Martinez, non! covoiturage, oui!

Je vous laisse en deviner d’autres.

Derrière les sociétés d’autoroute, on devine la patte du gouvernement qui tente de contourner la gène des manifestations. Piètre manœuvre!

Une prune à 10 euros

Ils sont sympas les Allemands. Ils m’ont gratifié le jour de l’An d’une prune de 10 euros Schützenalletunnel à Freiburg au motif que je roulais au-dessus de 50 km/h. Vitesse retenue: 57.

C’est involontaire de ma part car en principe j’ai l’œil rivé sur les panneaux.

Chez les Allemands, les limitations sont parfois diaboliques aussi, on passe de 120 à 50 sans toujours s’en rendre compte…et la traversée de Freiburg est désormais entièrement à…30km/h et truffée de radars.

Il est pressé

Rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ou comment s’affranchir des bouchons

Le monsieur est pressé. Il arrive derrière moi, me double par la droite et se positionne pour doubler un train de cinq camions…un véhicule est en train lui aussi de doubler devant moi…pas de problème! il prend la bande d’arrêt d’urgence et double les cinq camions. Ces nouveaux comportements font de la route une jungle.

A la bretelle de Burnhaupt, la voiture est sortie puis, hésitante, a repris l’autoroute vers Belfort. Peut-être avait-il oublié sa belle-mère à une station?…

Pas de fumée sans feu

J’ai retrouvé un peu de froidure en rentrant en Alsace. VTT suffisant pour cette repise de contact. Les terrains sont gras et mes pneus en fin de vie. Je me suis tenu sur une crête d’ornière dans la forêt. Puis la roue est tombée dedans et moi par terre.

les chemins forestiers sont boueux

Ma première interrogation est « m’a t-on vu? ». Le randonneur à pied que je viens de dépasser n’a rien vu, il n’a pas encore franchi la courbe forestière. J’ai mal mais l’honneur est sauf. Je suis tout crotté mais je repars avec un tibia douloureux. C’est un gros bleu qui réchauffe.

J’ai tellement bataillé dans la glaise que je sens la fatigue au retour. Au loin une épaisse fumée au-dessus de Thann.

J’approche…c’est le cours de tennis couvert de la route du Steinby qui flambe.

spectaculaire

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La mer à VTT

Malgrè le temps médiocre, je réussis à faire un tour de mer. Inhabituellement agitée, je profite du beau spectacle.

Écluse sur le Lez

Je quitte Montpellier par le Lez. Le plus simple pour éviter la route, c’est de suivre le cours d’eau bien équipé pour les cyclistes le long des berges.

Palavas les Flots

Le longe la côte jusqu’à Carnon, puis je contourne l’étang

C’est l’heure du casse-croûte
Au bout du port

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Les potins du lundi

Finalement, l’hiver n’est pas venu. Viendra t-il? Ici dans le Grand Est, manquer d’hiver est inhabituel. Pour nous cyclistes, les sorties s’accumulent comme si l’automne et le printemps disposaient d’une passerelle pour sauter le fossé hivernal.

Je lis sur les réseaux sociaux que les avaleurs de bitume totalisent 400, 500 km, voire plus depuis le début de l’année nouvelle. Réjouissons-nous!

Cependant, tout le monde ne voit pas les choses avec enthousiasme dès lors qu’on imagine que ce dérèglement du climat est aussi la confirmation que la planète va mal. Ne feignons-pas de l’ignorer

Il reste encore deux mois à l’hiver pour nous ressaisir….

Autour de Lattes à VTT

Mon guide du jour

Je voulais aller jusqu’à la mer mais mon guide m’a conseillé de rester calfeutré dans le site du Méjean.

Le site naturel du Méjean me rappelle le marais poitevin.

Puis l’on montera sur le domaine du Causse, ses vignes, ses taureaux.

Retour à Lattes et direction Montpellier en se faufilant parmi les infrastrutures routières et ferroviaires.

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Osenbach

Osenbach, 15°C

Les cyclos du coin apprécient monter à Osenbach. Les plus endurcis poursuivent vers le Firstplan ou vers Gueberschwihr.

Mon plan est moins entreprenant. Je redescends à Wintzfelden, puis je prends le Bannstein. Dans la montée du Bannstein, je m’arrête au panneau du col. Un camion vient de me dépasser dans un nuage de fumée noire. Je suffoque. Je bloque ma respiration du mieux que je peux…et j’attends que le nuage se dissipe.

bande cyclable à Buhr, un vrai billard

Bien assez pour aujourd’hui. 15°C un 16 janvier, c’est remarquable, au point que j’avais mis le corsaire.

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Thann pour le vélo?

Thann demain avec vous conduite par le premier adjoint sortant Gilbert Stoeckel publie la liste de son équipe pour les prochaines Municipales.

Vingt-neuf candidats dont une partie de l’équipe sortante.

En tête du programme, le redynamisation de la ville. Véritable talon d’Achille de l’équipe sortante, le centre-ville est dans un état déplorable pour une cité qui se veut touristique et accueillante avec sa Collégiale au centre. Sans parler des commerces dont les enseignes sont pour la plupart vides et le reste moribond.

On imagine mal comment cette équipe va pouvoir convaincre alors qu’elle a échoué lors de la précédente mandature.

Enfin une timide percée en faveur de l’environnement! Si Thann est encombrée et polluée par le trafic pendulaire de la vallée, il lui reste à promouvoir les déplacements intra-cité alternatifs à la voiture.

Faciliter et sécuriser les déplacements à pied et à vélo

C’est la phrase qui fait tilt et que j’attendais. Elle figure parmi les engagements de la liste. En cas de victoire, il restera à passer à la phase concrète.

Voici les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo

  • d’abord faire respecter la zone 20 au centre-ville dont les automobilistes se contre-foutent (beaucoup ignorent ce qu’est une zone 20)
  • généraliser les double-sens cyclables qui facilitent les déplacements aux vélos
  • définir des axes prioritaires cyclables et protégés
  • sécuriser les abords de la route nationale 66 et ses traversées face au lycée professionnel, face à la Poste notamment.
  • jalonner les itinéraires cyclables et notamment la Voie Verte le long de la Thur
Entrée de Thann faubourg des Vosges. Sympa le massif en pierres pour les vélos!

Attendons de voir si la liste concurrente du maire sortant, Romain Lutringer, va relever le défi…

Articles en relation avec les Municipales 2020 à Thann….

https://velomaxou.com/2019/10/18/municipales-maxou-y-met-les-pieds/

https://velomaxou.com/2019/11/25/les-potins-du-lundi-168/

A propos de régime

Le poids, l’ennemi du grimpeur
Un de mes lecteurs me recommande ce livre

Je lis dans votre récent article que vous étiez parti faire du vélo et que vous étiez au bord de l’ hypoglycémie.
Voilà des choses à ne pas faire, le sucre étant le carburant des muscles.
Je ne peux que vous recommander vivement de lire le livre de Michel Desmurget: « L’ Antirégime » chez Belin  et aussi ceux de Zermatti.
Très bonne route pour cette nouvelle année.

Pas d’affolement, reprendre son vélo exige de la patience.

Même si je n’ai jamais arrêté le vélo au cours de l’hiver, j’ai quand même levé le pied comme on dit.

D’abord l’hiver on roule moins et moins longtemps et en plus je me bagarre avec cette arthrose diffuse qui outre que c’est douloureux joue sur le moral.

Ensuite grimper un col en cherchant ses forces, c’est normal quand on cumule des handicaps de poids et de rythme cardiovasculaire.

Pour le rythme cardio vasculaire, je le maîtrise ordinairement en ne dépassant pas 160 pulsations (validé par mon cardiologue pour un cœur entraîné).

Pour le poids, c’est clair, je suis en surpoids. Pourquoi? parce que je mange trop et pas toujours des mets recommandés. C’est tout simple. Et le poids est l’ennemi du cyclo qui fait de la côte…même si c’est enviable dans la descente ensuite du fait de la masse cinétique accumulée.

Manger trop et donc grossir, c’est le mal de nos sociétés qui fait des ravages. Pourquoi mange t-on trop et mal? question complexe liée à toutes sortes de facteurs, l’éducation, la sédentarité, la malbouffe, le stress,…

En mai 2018, j’avais atteint 75 kg en suivant un régime. Deux ans après, rebelote, tout est à refaire

Donc je suis en surpoids. De combien? 10 kilos! Et ça m’agace bien que je suis complètement conscient et responsable de cet état. C’est l’indice de masse corporelle qui permet de le savoir (IMC) Avec un IMC de 28.9 je suis largement au-dessus de la norme. Pour être dans la norme, il faudrait un IMC de 25 et moins, soit 72 kg, chiffre que je n’atteindrai certainement jamais. Je me contenterai donc de viser 75 kg.

Pour y parvenir, toutes sortes de méthodes existent. Plus ou moins contraignantes…et chères si vous cédez à « Comme j’aime » qui nous gonfle avec Benjamin Castaldi à la télé. Dans le passé, il y avait la méthode Montignac, idéale pour les scènes de ménage…

Du coté de mon toubib, il me dit réduiser la taille de l’assiette. Pourquoi pas!

Finalement, je fais le régime avec Yazio, je pèse et je note tout ce que je mange en respectant un ratio glucide/ protide/ lipide. J’ai choisi 50%/20%/30%

Attention au phénomène de yoyo avec le poids: dès que vous arrêtez le régime, le risque est grand de retomber dans vos travers diététiques. J’en sais quelque chose notamment pendant la période des fêtes.

Commencé le 2 janvier 2020, mon régime Yazio m’a fait perdre 3.2 kg soit 250 gr/jour

N’oublions pas que le surpoids est d’abord lipidique, la graisse stockée dans votre corps comme la marmotte et aussi tout le sucre en excès transformé en graisse.

Faire du sport consomme de l’énergie et faire un régime consiste à moins en avaler. L’équilibre est donc subtil. Pendant le sport il existe une zone, propre à chacun, où le pourcentage de graisses brûlées est optimum notamment en fractionnant les efforts.

Les théoriciens de la chose ne manqueront pas d’ajouter toutes les recettes plus ou moins fiables qui s’adressent d’abord à des compétiteurs jeunes. Or je ne suis ni l’un, ni l’autre.

Ressource limite

C’est barré malgré l’absence de neige

Rien à cacher, j’ai manqué de ressource pour affronter ce premier col de l’année. Je l’ai grimpé mais en « raclant les fonds de tiroir ». Comme vous l’imaginez, c’est désagréable de consommer tous ses pignons par cette face de Bourbach pourtant réputée la plus facile.

Comme je fais un régime à basses calories, il est clair que je frôle l’hypo. J’ai pris deux sucres pendant la montée. 6gr, 24 kcal

L’essentiel, c’est de l’avoir fait!

Ouah!

Je me suis trainé au retour jusqu’à Cernay pour ne pas avoir un kilométrage ridicule.

La fierté du cycliste, quelle connerie! On est tous pareils.

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Altes Lager

Aquarelle 24×32 (retouchée)

C’est ma première peinture de l’année. Je l’appelle Altes Lager (Vieux camp), le lieu dit derrière la déchetterie d’Aspach. Je l’ai ratée (celle en dessous de ce texte, pas celle de dessus). Manque de motivation? perte de confiance? technique compliquée? tout à la fois sans doute.

Mais comme je n’aime pas jeter ma feuille, la déchirer. Je l’ai recyclée. J’ai d’abord lavé l’avant plan moche avec de l’eau et un pinceau plat, puis j’ai repeint avec une technique de mosaïque qui a l’avantage de couvrir la misère.

Redonner du lustre à l’avant-plan avec des couleurs chatoyantes, ça met en valeur en même temps mon plan d’eau et je laisse le reste en place, la lisière d’arbres au fond et mon ciel de brume que je trouvais bien.

J’ai frôlé la correctionnelle en ce début d’année.

aquarelle 24×32 (la ratée)

Les potins du lundi

Cycliste, un sous-citoyen au quotidien semé d’embûches

Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.

Parfois je m’interroge sur mon identité cycliste. Nous en avons tous une, mais laquelle?

Se situer dans la galaxie cycliste, c’est une question de repères. Cette question là pourra paraître futile, voire iconoclaste pour ceux qui ne pratiquent le vélo qu’à titre sportif.

J’ai été de ceux-là, le dimanche matin. Et rien d’autre. C’est dire si je dois tout à ma première pratique du vélo, le vélo sportif. Et encore: je n’ai jamais été tenté par la compétition. J’exclus l’enfance où l’on avait tous un apprentissage intuitif du vélo contrairement à aujourd’hui.

Au dehors de cet environnement cycliste en club d’une ville provinciale le dimanche matin, rien ne nous prédisposait à un autre usage du vélo. Ni les voyages, ni les transports quotidiens pour l’école, les courses, le travail. Encore moins la fédération de cyclotourisme qui imprimait sa marque, son style, ses sorties, et même ses types de vélo calqués sur la compétition, le triple plateau en sus. Du tourisme autour du bourg et c’était tout.

Imaginer un autre monde, celui du vélo « utilitaire », du vélo porte-charges avec porte-bagage, c’était impensable. Cela n’appartenait qu’à la ruralité pour porter la marmite ou à la grande ville pour se défier des encombrements et alors même que les questions de pollution et d’environnement étaient ignorées. Le vélo est aujourd’hui totem de tous ceux qui se réclament d’un meilleur air et d’une meilleure santé. Il n’est hélas parfois qu’un alibi pour rallier une noble cause. Je pense aux élus en quête de suffrages, on connait la musique.

Du coté des grands voyageurs, un champ clos de passionnés souvent méconnus.

Est venue l’heure de la contestation de notre espace sur la route avec le VTT. Un façon de se dérober à l’envahissement et à la suprématie du monde automobile. Finalement le VTT a été un révélateur de nos fragilités sur la route. Non, le vélo routier n’a jamais atteint sa légitimité au pays du tout-voiture. Encore aujourd’hui, on en souffre. Aucun complexe commercial, par définition hors la ville, n’a fait une place au vélo. Les axes structurants sont d’abord pour la voiture. Et on en a encore pour au moins cinquante ans. Il est donc illusoire de revoir les centres-villes retrouver leurs commerces et leur dynamisme attractif en dépit des intentions pieuses des candidats-maires qui vont se présenter dans quelques semaines à nos suffrages.

Cycliste des villes et des champs? oui je m’en contente. L’âge venant, je me sens de plus en plus en insécurité sur la route. La semaine dernière, j’ai été frôlé par une voiture à la sortie de Bollwiller. J’ai eu le souffle coupé tellement elle est passée près de moi. D’habitude, je tente d’estimer le mètre qui nous sépare…ici pas possible! Du vélo routier dans les zones peuplées est devenu de plus en plus anxiogène. Le cycliste n’est pas lui non plus à une incivilité près, lui qui frôle bêtement les groupes de piétons sur les voies vertes sans prévenir, ni ralentir.

Un dernier mot pour dire que je prends aussi le volant et que je m’aperçois que les comportements des automobilistes sont beaucoup plus agressifs au volant de leurs puissantes et confortables autos. Toute opportunité de doubler est bonne à prendre. On n’attend plus derrière le vélo, on le frôle comme si le cycliste était inhumain.

Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.

De l’air pur pour nos poumons

Détecteur de particules fines 10 à 2.5 microns (15 dollars chez Alibaba)

Isabelle et le vélo propose de mesurer soi-même la pollution de l’air. Comment? en construisant ses propres appareils de mesures.

A emporter sur le vélo? presque! Nous saurons donc en pédalant, quand il faudra arrêter de respirer pour ne pas imbiber nos poumons de toutes les cochonneries qui se trimballent sur notre itinéraire. Faudra t-il aussi embarquer sur son vélo des bouteilles d’air pur? dans certaines zones, pour sûr.

A lire sur Isabelle et le vélo

Nouvelles de la FFCT

Je ne sais pas si je dois encore employer FFCT ou FFVélo. Allons-y pour FFCT. Je me plonge rarement dans l’actualité de la fédération n’en étant plus associé à un club adhérent. Mais je reste adhérent individuel.

La FFCT continue de suivre son bonhomme de chemin, bon an, mal an. Sa dernière AG vient de se tenir à Angers les 7 et 8 décembre dernier.

Dans ce qui suit, les textes en bleu sont ceux de la FFCT contenus dans le rapport de l’Assemblée Générale

Une lente érosion qui se poursuit en 2019…

Près de 8000 adhérents en moins en cinq ans…l’effort en direction des jeunes ne porte pas ses fruits. La revue continue son déclin

Les cyclomontagnardes à la peine. Seuls le Vercors et le BRA tirent leur épingle du jeu avec plus de 1000 participants. Toutes les autres enregistrent des baisses de fréquentation en 2019

La Cyclomontagnarde des Vosges Celtiques (67) 06 et 07 Juillet 2019 – 464 cyclotouristes (489 en 2017) ;

Le succès de la Semaine Fédérale ne se dément pas avec plus de 10.000 participants à Cognac en 2019

La principale activité est de très loin le vélo de route, pour seulement 350 VTT, il faut noter la forte progression des VAE arrivant à 10 % des effectifs. Malgré les efforts constants imposés par la Fédération et les services de l’État en termes de sécurité, nous avons encore déploré quelques interventions des secours sur les circuits (une vingtaine). Force est de constater que l’indiscipline de certains participants est souvent à l’origine de chutes, heureusement souvent peu graves.

„La dangerosité de la route dissuade beaucoup la pratique du vélo

ACCIDENTS DE LA ROUTE La Fédération constate les accidents dramatiques de la route où de nombreux cyclistes sont mortellement touchés, avec une forte augmentation en 2019. Un communiqué de presse a été réalisé cette année en juillet pour alerter toutes les instances du gouvernement français de cette situation alarmante. Sachant que fréquemment on peut constater l’usage de l’alcool, de stupéfiants et le délit de fuite, parfois les trois. Une action sera mise en place pour permettre une réelle prise de conscience de ce recul très grave du partage de la route

Un florilège de questions posées par les participants à l’AG…

Question: À quoi sert d’être dans le CNOSF (nous payons une cotisation exorbitante), à quoi cela d’être reconnu d’utilité publique sachant que nous sommes appelés par manque d’identité à fusionner avec la FFC ?

Réponse: Personne n’a le pouvoir de diligenter une fusion des fédérations. La FFC n’a pas ce pouvoir sauf en rêve et cette tentative avortée n’a pas été soutenue par les instances du sport, tout simplement parce que ce n’est pas de leur ressort. Il est donc inutile de revenir sur un fait de l’histoire qui date du siècle dernier : la première tentative sérieuse a eu lieu sous le gouvernement de Vichy et cela n’a pas eu de suite. En parler est donc inutile mais bien entendu nous restons vigilants puisque périodiquement certains lancent cette idée, peut-être intéressés par nos effectifs et par le patrimoine foncier de la Fédération

Commentaire de vélomaxou: Cette rumeur de l’absorption de la FFCT par la FFC continue de courir malgré le démenti du 7 mai 2019 qu’on peut lire ici. Derrière cette idée de fusion, on sent que la FFCT est à la croisée des chemins: des équipes vieillissantes, des structures fragilisées par la réforme des régions administratives et une image clairement marquée par des décennies de suivisme du modèle de la compétition: mêmes vélos, mêmes tenues bariolées et des clubs abonnés aux performances dominicales.

Question: Notre club compte 52 licenciés et perd régulièrement des licenciés depuis plusieurs années (71 en 2015). La moyenne d’âge est de 71 ans. Nous aurons des difficultés à renouveler le bureau prochainement. Devons-nous décliner jusqu’à la disparition de notre association ? Dur de trouver de nouveaux partants pour 100 km et plus de 1 000 m de dénivelé. Que faire ?

Réponse: Beaucoup de clubs connaissent cette situation ; mais beaucoup aussi changent d’orientation. Il est possible de s’ouvrir à ceux qui recherchent des sorties moins longues, moins difficiles. Il n’est pas obligatoire de faire 100 km et plus pour adhérer à un club. Leur faire découvrir notre activité via la convention de pré accueil peut être un bon moyen de faire venir de nouveaux adhérents ; parmi eux certains resteront contemplatifs mais d’autres iront vers des horizons plus ambitieux. S’investir auprès des scolaires via le « Savoir rouler à vélo» et/ou une école cyclo est un autre moyen de toucher jeunes et parents. Via ces deux leviers (pré-accueil et scolaire), des clubs ont augmenté leurs effectifs de manière sensible.

Commentaire de vélomaxou: voici l’exemple même de ce qui se passe dans la plupart des petits clubs. On n’arrive plus à faire100 km avec 1000 mètres de dénivelé et on est en plein désarroi du fait du vieillissement des membres. Comment expliquer que les clubs n’arrivent plus à renouveler leurs adhérents?

Question: Aide aux clubs en fin de vie. Le manque de renouvellement et le vieillissement de nos effectifs, amènent de nombreux clubs (dont le mien) à se poser la question du seuil critique, en nombre d’adhérents, en dessous duquel il faut prendre la décision d’arrêter.L’aspect financier est un des paramètres à ne pas négliger. Plus le nombre de licenciés diminue et plus les forfaits (réaffiliation club, option assurance) ramenés à chaque licencié deviennent chers. La réaffiliation de 54 euros n’a pas le même impact dans un club de 10 adhérents que dans un club de 150. Une dégressivité par tranches d’effectif, ne serait-elle pas de nature à compenser ce phénomène, dont la conséquence est d’accélérer la fin de vie de ces « petits » clubs ? Pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux-aussi, d’un coup de pouce de la Fédération, comme celui accordé aux nouveaux clubs affiliés (exemption de cotisation) ?

Réponse: Alors que jusqu’à présent, les aides fédérales ne s’appliquaient qu’aux Comités départementaux et régionaux, la Fédération a mis en place une grille d ‘aide aux clubs – même les plus petits – en fonction des actions auxquelles ils ont participé. Cette grille, différente de celle du Challenge de France, attribue des points selon le barème 1 point = 1 euro. Chaque club peut consulter sa fiche de bilan sur l’intranet fédéral en toute transparence et voir ainsi les actions lui permettant ou pas de « progresser ».

Commentaire de vélomaxou: la situation de crise due à la baisse des effectifs dans les clubs génère des contraintes financières inéluctables. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir alors qu’on assiste petit à petit à la mort du concept de cyclotourisme en club tel qu’il a été pratiqué pendant des décennies.

Question: Il est grand temps que nos dirigeants assument leur décision. Le flou, l’enfumage n’est plus permis FFCT, FFvélo, où en sommes-nous ? Les cyclos sont perdus.

Réponse: …Nous n’avons pas cette impression de perte de repère mais bien d’une maîtrise par la plupart des usages de la marque « FFVélo ». La situation se normalise au fil des mois et cela est une situation tout à fait légitime dans un système purement associatif et basé sur du bénévolat. Personne ne va à la même vitesse c’est la même chose sur nos vélos. La marque « FFVélo » a pour but de dire que la Fédération française de cyclotourisme fait et gère toutes les pratiques à vélo. Il n’y a pas eu de précipitation mais une communication inadaptée en 2018 ; ce n‘est pas du tout la même chose

Commentaire de vélomaxou: Le changement de nom de la FFCT n’a toujours pas été digéré dans les structures. C’était prévisible vu les maladresses commises par la Fédération lors de son annonce. Il reste que continuer à utiliser les deux appellations aboutit à brouiller encore davantage l’image de l’organisation. Dire que la FFCT a l’ambition de gérer toutes les pratiques vélo, c’est faire peu de cas de la grande soeur FFC qui gère la compétition ainsi qu’une grande partie de l’activité VTT et de la FUB qui gère plutôt bien le vélo au quotidien en zone urbaine. Élargir son champ de pratiques, ça ne se décrète pas d’un coup de baguette magique d’autant que la culture interne du vélo de la FFCT est loin de comprendre le vélo dans ses aspects utilitaires au quotidien.

Question: Pour pouvoir suivre les jeunes, nos aînés s’équipent de plus en plus en vélo électrique afin de pouvoir continuer à rouler tous ensemble… or la réglementation applicable aux vélos électriques, sous réserve d’être immatriculé,(!) oblige à brider les moteurs à une vitesse de 25 km/h alors que tout cycliste qui se respecte sait bien qu’un peloton sur le plat roule à 40 km/h sans efforts surhumains

Réponse: Vous confondez deux choses, vélo électrique et vélo à assistance électrique, communément appelé VAE. Seul le VAE est reconnu dans notre Fédération et pour résumer la législation, il faut pédaler pour avoir de l’assistance, puissance nominale du moteur 250 W et arrêt de l’assistance 25 km/h, ce qui n’empêche pas de rouler plus vite, donc de rouler à 40 km/h comme vous l’indiquez.

Commentaire de vélomaxou: La question illustre assez bien le dilemme dans les clubs et l’état d’esprit qui y règne. Comment aller rouler à 40 km/h lorsqu’on prend de l’âge? la question fait sourire et la réponse de la fédération est tout aussi humoristique.

Question: La Fédération incite les clubs à utiliser des gobelets réutilisables, à organiser le tri des déchets : très bien. Mais qu’en est-il du bilan carbone des organisations où la voiture accompagnatrice est devenue la norme (Paris-Brest-Paris, Cyclomontagnarde en version touriste, etc.) ainsi que celles où l’on incite au déplacement motorisé (SF avec départs différés). La Fédération ne devrait-elle pas interdire toute voiture suiveuse dans ses brevets et ainsi promouvoir l’autonomie ? La Fédération ne devrait-elle pas tout faire pour limiter les déplacements motorisés et ainsi participer à la protection de l’environnement.

Réponse: Sur le principe, on ne peut que souscrire à ce type de propos. La réalité est légèrement plus complexe. En effet, on ne peut pas interdire complètement l’usage des véhicules. En revanche, on peut prendre, d’une part, des dispositions, avec les organisateurs des évènements et d’autre part, mettre en avant des recommandations.Par exemple : • interdire les voitures suiveuses sur le parcours des cyclomontagnardes, peut-être aussi sur Paris-Brest-Paris ; • mettre à disposition un itinéraire bis pour les véhicules motorisés.La Fédération met à disposition des personnes devant organiser une réunion un outil « Optimouv », déployé par le Ministère et qui optimise le lieu de la réunion en fonction des adresses des participants.Nous préconisons également les audio conférences pour minimiser les déplacement

Commentaire de vélomaxou: c’est typiquement la question qui fait tache, celle que la FFCT attache à sa relation à l’environnement. On fait des raids à vélo, mais c’est une bagnole qui transporte tout le barda. L’emporter sur le vélo? N’y songez-pas! C’est le cas des cyclo-montagnardes, par exemple, où un véhicule transporte vos bagages du soir. Ce modèle de cyclisme là ne m’intéresse plus justement qu’il encourage l’emploi de véhicules à moteur. Je sais ce qu’il en est, je l’ai pratiqué et notamment pour ma traversée des Vosges à VTT. J’en parle donc en connaissance de cause. Oublions aussi ces transports en avion pour aller en Chine ou pour en revenir. C’est un vrai délire sur le plan environnemental.

Samedi 11 janvier

Pause à mi-chemin

Ne nous embarrassons-pas pour un titre qui ne vient pas. Ce sera samedi 11 janvier. En janvier beaucoup hibernent mais force est de reconnaître que ce mois de janvier dans le Grand Est (les Alsaciens sont majoritaires à refuser le Grand Est) en Alsace est particulièrement clément. On roule sans crainte avec huit degrés sans passe-montagne et sans sur-chaussures. Trois couches suffisent. Avec un vent de 3 km/h qui hésite à prendre son chemin dans la plaine, nous sommes tranquilles.

Mentalement, j’allonge mes points de virage pour avoir un compte rond à l’arrivée qui fera tout juste 50 km. Mon contentement est là.

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La retraite du vélo

Une commission se penche sur nos critères de pénibilité

Un jour, il devra se retirer. De la circulation.

Avec ou sans bonus? je ne sais pas. Certains n’y ont pas droit, ils accompagnent le maître jusqu’à sa mort. Ce sont des vélos-forçats, des esclaves des bordures, du nid de poule et de la bouse de vaches dans les rayons. Des compagnons d’ivresse, porteur de Kro les jours de détresse, ils s’annoncent zigzaguant au carrefour dans un grincement de castrat. Sans- papiers, sans plaques, ce sont des sans-droits à perpétuité.

D’autres finissent attachés au candélabre…jusqu’à ce que mort s’ensuive, dépouillés de tous leurs attributs, selle, sonnette, roues. Ils finissent d’un grand coup de latte pour obtenir l’expiration finale. La délivrance.

La question du recyclage de nos vieux vélos est entière. Certaines associations humanitaires et cyclopédiques songent à les récupérer et à leur redonner une seconde vie après un bain de jouvence.

Un bain de jouvence? oui, moi aussi j’en veux bien un. Un bain de boue de Balaruc me conviendrait, avec un coup de jet d’eau propre ensuite.

La question reste donc entière. Les corps d’Etat ont pris le vélo par les cornes, ils vont lui faire avouer ce qu’il en pense. Porter de lourdes charges justifie t-il un départ anticipé? une régime spécial non avoué? fera t-il le bonheur d’une gazelle légère aux charmes évanescents?

Soyons sérieux! Mon VTT revendique le droit de partir le premier. Il en a marre. Serge, mon vélociste, me l’a dit, ton vélo ne vaut plus un clou, il faut en acheter un neuf et mettre le tien au placard. J’ai compris que pour en changer, il fallait y mettre les pouces. Au moins 27.5! Mon routier a fait le gros dos, il craint d’en subir les conséquences. En carbone inusable, il songe parfois à se suicider tellement je l’insupporte avec mes facéties, mes arrêts intempestifs, la crasse et le cambouis qui l’ankylosent pendant des semaines.

Pour l’heure il ne cotise que depuis dix ans. Sa nouvelle retraite à points lui donne encore peu d’espoir de voir le bout du tunnel. Même s’il le trouve déjà long. Alors il songe à se suicider. S’envoyer en l’air dans une ligne à haute tension et provoquer un formidable feu d’artifice en souvenir.

200 vient de paraître

200 le magazine sensible de janvier vient de paraître.

Le feuilleter, le toucher, c’est une façon de s’en imprégner avant même d’en entamer la lecture.

Des 200 km, je n’en ai pas fait beaucoup. Juste quelques Audax, mon dernier remontant à 2008!…Cette année là, notre Audax a été accompli à 25km/h environ, 1950m de dénivelée.Un peu au-dessus des 22.5 prévus donc. En peloton, 200 km c’est plus facile que tout seul. Gardons raison!

Enfin 200 bornes avec de l’entraînement, c’est accessible à beaucoup d’entre-nous. Si le magazine a choisi de s’appeler 200, c’est j’imagine pour défendre son esprit baroudeur à vélo.

Contre la réforme des retraites

La manifestation contre la réforme des retraites à Mulhouse a rencontré un beau succès

L’opposition à la réforme des retraites a de nouveau réussi son pari. Pour sa troisième journée de protestation, la mobilisation n’a pas faibli.

Peugeot, EDF, SNCF, infirmiers, enseignants, sapeurs-pompiers, gilets jaunes et une imposante représentation d’avocats du barreau de Colmar et de Mulhouse.

Ils sont vénères, les avocats

voir toutes mes images de cette journée

Engelbourg-Roïplan à VTT

Sans les mains, il y arrive

Un tour de VTT qui tient en une heure et demie. Le but du jeu, c’est de grimper les bosses sans descendre du vélo.

Longer le vignoble à mi-pente. Un tour court avec beau point de vue

J’y arrive presque sauf pour la partie sommitale du château de l’Engelbourg le long de la pente de cordes.

Ne pas s’approcher de ce machin là, dès fois qu’il se mette en mouvement

Idéal pour les jours froids. Pas comme aujourd’hui où il fait 13°C un 9 janvier!

Penser à souffler un peu. Méfiance avec les efforts cardiaques violents à VTT lorsqu’on prend de l’âge! Monter à pied n’est pas deshonorant.
Après l’œil de la sorcière, longer le vignoble du Rangen
Pour aborder les passages pentus préparer le bon braquet avant

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Thierenbach

Abbaye de Thierenbach

Le temps était presque printanier avec 10°C. Le petit raidard du vignoble de Hartmannswiller jusqu’à la coopérative, puis la montée au Gros Chêne et descente à Thierenbach.

Le retour par Wittelsheim et Reiningue un peu monotone.

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Voyages sellestes de Claude Marthaler

Dédicace de "Voyages sellestes" au Vent des Routes

Claude Marthaler, infatigable baroudeur à vélo publie son dixième ouvrage, Voyages sellestes, aux éditions Glénat. Bravo pour le clin d’œil à la selle !

« Alpes, Andes, Rocheuses, Caucase, Pamirs, Himalaya, j’ai toujours été un grimpeur à deux roues. Pédaler des milliers de kilomètres pour atteindre un massif ne m’effraie pas. Le vélo et la montagne ont fait partie de tous mes voyages, comme si ces deux pratiques n’allaient pas l’une sans l’autre… »

Les alpinistes visent à gravir un sommet, le voyageur à vélo, lui, franchit les cols, traverse de hauts-plateaux. Le vélo devient son animal de bât, son allié, lui assurant de pouvoir transporter réserves d’eau et de nourriture et de couvrir une certaine distance.

Dédicaces…

Samedi 18 et dimanche 19 janvier: 35ème Festival international du voyage à vélo (F-Vincennes 94300, Paris)

Jeudi 23 janvier: dès 19 heures, à l’occasion de l’apéritif des voeux, Arcade de PRO VELO Genève (Place de Montbrillant, 4, 1201 Genève)

Vendredi 24 janvier: 17h-19h30, apéritif, bienvenue chez moi! (55, rue de Vermont, 1202 Genève)

Jeudi 13 février: 17h30-19h, Librairie Au Vent des Routes (50, rue des Bains, 1205 Genève

…ou par la Poste

cyclonaute@gmail.com

…ou dans les (bonnes) librairies

33.50 CHF / 19.95 euros

     

Les potins du lundi

Pourquoi cette illustration?

Est-il nécessaire d’ajouter de la gravité aux choses graves? Je veux parler en ce début d’année des sujets qui vont continuer d’empoisonner notre quotidien, nos projets de vie.

D’abord les retraites et cet incroyable imbroglio auquel nous assistons impuissants. Bien sûr que le gouvernement n’a pas choisi la bonne méthode, bien sûr qu’il a préféré le pourrissement face à la rue et au mécontentement…à présent se pose la question, est-ce que la légitimité démocratique du président élu avec 20% du corps électoral peut justifier la démolition de notre modèle social? poser la question c’est un peu y répondre. Il faudra bien enfin soumettre cette question à une consultation populaire après qu’on aura toutes les clés en mains. Comme savent le faire nos voisins suisses.

Ceux qui ne sont pas politisés, par non politisés, j’entends les citoyens qui n’ont un avis sur rien, un peu comme les cerfs du Moyen-Age, ceux-là s’en foutent de l’avenir des retraites ou de la planète. Mais tout de même, voila une politique qui refuse d’assumer la vérité sur sa mission: accompagner le déclin de notre pays et détricotant une à une ses conquêtes sociales.

Ce que le gouvernement refuse de dire, c’est qu’il veut diminuer le niveau des retraites au moyen d’un artifice, un système universel injuste qui va mélanger toutes les professions entre-elles et leurs spécificités. Pas seulement les retraites de demain mais aussi les retraites d’aujourd’hui en les confondant dans une caisse commune.

Maxou, arrête de brailler, tu nous rends sourds!

J’ai cette rage au cœur de ne pas accepter que notre génération du baby-boom livre à ses successeurs une France qui décline partout. Notre déclin est-il une fake-news de ceux qui comme moi ne voient que le verre à moitié plein?

Non! Il suffit de constater que notre pays qui a occupé pendant longtemps la cinquième place des nations a rétrogradé à la septième place du point de vue du PIB…Voila une donnée qui a sa consistance incontestable plutôt que nos routes pourries, nos délinquances assumées, nos services publics taillés en pièces, nos politiciens goinfrés, nos mômes illettrés,…

la régression continue en 2018 avec moins 0.5 point. L’Allemagne recule aussi à cause de ses bagnoles truquées…et malgré ses centrales au charbon.

L’autre sujet d’ampleur, c’est la dérèglement de la planète au niveau environnemental

Ce ne sont pas trois cyclistes à Thann qui vont chercher leur pain qui changeront quoi que ce soit à notre sort collectif. Le plus « bel » exemple actuellement ce sont les incendies de l’Australie, après ceux de la Californie. On en est réduits à exfiltrer les populations par la mer pour les sauver du brasier. Tous les ingrédients du cynisme politique australien sont réunis: un gouvernement qui défend ouvertement des centrales au charbon face au défi climatique et qui refuse de voir l’évidence: la planète est en grand danger.

Trump, Bolsonaro et les pays d’Europe de l’Est comme la Pologne choisissent délibérément des politiques contraires au secours de la planète.

Sommes-nous mieux lotis en France? La France se hâte lentement. Elle a cédé sur la hausse des taxes sur le carburant face aux Gilets jaunes et pour autant elle ne prend pas la défense des mobilités douces intra-urbaines.

Le baromètre des villes cyclables a mis en évidence des retards importants en terme d’infrastructures cyclables dans nos villes. Il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre de points d’insécurité recensés.

Mon troisième sujet est de l’ordre de la futilité

Celui de l’usage de notre vélo de loisir. Je lis avec curiosité l’étalage des scores élogieux de l’année écoulée des uns et des autres de mes confrères sur les réseaux sociaux. J’ai été de ceux-là, je le suis moins. L’âge aidant, je fais profil bas vu que je constate année après année une moins grande appétence pour la performance.

Je pourrais aussi afficher mes dénivelés et mes vitesses comme ceux qui sur Strava se confrontent à distance via l’application de compétiteurs.

Cela dit, nos grands compétiteurs amateurs suscitent toujours l’admiration lorsqu’ils affichent des palmarès étourdissants annuels de plus de 20.000 km sur un vélo.

L’un de nos compétiteurs locaux va s’attaquer au Cap Nord en 2020. Un sacré défi!

Et moi, et moi et moi?

Je n’ai encore rien inscrit sur mon agenda cycliste. Trop d’inconnues pèsent encore avec cette crise d’arthrose diffuse qui fait penser à la polyarthrite rhumatoïde…

Je n’irai donc pas au prochain séjour des Cents Cols en Italie qui demande trop d’investissement physique.

Mais un voyage à sacoches me semble plus accessible. Je vais opter pour le Bikepacking et vendre mes sacoches.

je vends mes sacoches Topeak. Elles contiennent 22.6 litres, pèsent 1160 gr auxquels s’ajoute le porte-bagage 1100 gr soit au total 2,260 kg pour un coût de…154 euros. Je les solde à 50 euros avec le porte-bagage, elles sont en bon état.

Pourquoi deux Rubik’s Cube en illustration?

J’en ai résolu un après beaucoup de mal, alors je n’ai pas voulu le « casser ». J’en ai donc un nouveau, celui de droite, en cours de résolution. Vous voyez, il faut d’abord construire une face entière tout en respectant les couleurs adjacentes qui doivent former un T. A partir de là, on retourne l’ensemble et on résout l’étage central avant de finir le troisième niveau.

A lire ici: Le parcours du combattant pour acheter un Rubik’s Cube

Le Rubik’s Cube (ou Cube de Rubik) est un casse-tête inventé par Ernő Rubik en 1974, et qui s’est rapidement répandu sur toute la planète au cours des années 1980.(Wiki)

Je dois dire que j’ai une patience infime et que j’ai horreur de perdre aux jeux de hasard et donc je n’y joue pas. Mais le Rubik’s Cube semble appartenir plutôt à un jeu de logique qui fait appel à la déduction dans un espace à trois dimensions. Bref, c’est un truc à vous donner parfois le vertige et à vous casser la tête.

Un conteur à vélo

Thierry Crouzet est-il un conteur à vélo? J’ai du mal à le définir. Il vient de passer à Mulhouse, mais il est venu je crois en voiture. Son carnet de route mérite le détour

De cinq à sept

Wolfersdorf, un point d’étape et de retour.

J’ai pris la route pour la première fois cette année. Une température de cinq à sept degrés et vent d’est désagréable. Ce soir, je suis naze. J’ai un handicap certain avec ma main droite qui m’empêche de freiner avec force. Il me faudrait des freins électriques.

Buethwiller-Traubach, une route sympa pour les vélos
J’ai commencé par grimper Roderen-Bourbach, l’Annapurna pour un cinq janvier!

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Le poids du corps

J’ai repris mon vélo. Même presser du pouce sur la gâchette du dérailleur me fait mal

C’est au lendemain des fêtes que mon article de 2018 sur Yazio, l’appli pour perdre du poids, fait un bond de notoriété (40 à 50 vues par jour). Tous les excès de table entraînent des recherches sur le net de la part de ceux estimant urgent de faire quelque-chose. (voir l’article de 2018)

Comment perdre mon surpoids?

Moins 500 gr chaque jour, c’est possible. Yazio. L’assiette au milieu, la balance à droite, l’Iphone à gauche.L’appli Yazio a pris de l’embonpoint, j’ai du mal à m’y retrouver surtout dans la version coaching à 22 euros l’an.

Le mieux n’est-il pas de ne pas en prendre, du poids? Facile à dire! Moi, je traîne un surpoids endémique, pas seulement après les fêtes. Alors quand ça devient lourd, je ressors ma balance et je pèse les aliments. Une gymnastique irritante à table, j’en conviens.But de l’exercice tenir en-dessous de 2000 kcal/jour. Finir la journée à 1500 kcal, c’est mieux. Et en plus respecter un rapport glucide/protide/lipide équilibré.

En 2018, mon régime avait marché. Puis j’ai tout oublié, tout est à refaire

Les premiers kilos sont faciles à perdre. 500 grammes par jour, c’est faisable. Mais après c’est plus difficile. L’essentiel étant de ne pas retomber dans ses travers, les grignotages, les rasades d’alcool et aussi le fameux « trop gras, trop sucré, trop salé » dont on nous rebât les oreilles à la télé.

Celle-là me plait
Celle-ci aussi
Un parcours plan-plan pour marquer le coup
C’est tout pour aujourd’hui

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