Catégorie : les potins du lundi

Editorial

Les derniers potins du lundi

Ce fut une belle histoire.

J’arrête en douceur. D’abord les Potins du lundi.

Mes lecteurs n’en verront rien, car mon intention est de m’éclipser doucement. L’été revenu, la torpeur est idéale pour s’absenter.

Ce sera donc le 249ème et dernier lundi de mes Potins. Presque cinq années!

C’était pour moi un espace pour parler de tout, un peu, et de n’importe quoi, des choses que j’avais à cœur, de mes convictions, de mes doutes.

Ce blog créé en 2006 n’est plus vraiment au goût du jour. J’en conviens. Sur la toile aujourd’hui, c’est la chaîne Youtube qui cartonne en terme d’audience. Il faut bouger beaucoup trop pour construire ce type d’outil de communication…et avoir du grain à moudre.

J’ai conscience que mon modèle rédactionnel n’est plus en phase avec les générations plus jeunes. Vouloir être un généraliste du vélo est devenu beaucoup trop compliqué lorsqu’on est seul. Il existe les militants d’un coté, engagés dans des combats pro-vélo aux perspectives incertaines et, de l’autre, le loisir sportif à vélo sans oublier la niche du voyage à vélo, et toute son implication dans un processus de marchandisation qui conjugue à la fois fatalement voiture et vélo. Je ne parle même pas du train tellement il est dissuasif de l’employer. La segmentation du marché du vélo en de multiples formes de pratiques est difficile à suivre. Rien que sous le générique VTT, les déclinaisons sont nombreuses, l’enduro, la descente et l’all mountain, le freeride,…et maintenant le gravel qui vient brouiller les pistes.

Les cyclos d’antan y perdront leur latin.

L’audience de Vélomaxou depuis 2012.

Mon audience subit une érosion lente depuis 2014, il faut assumer ce déclin.

Mes contemporains semblent de plus en plus s’éloigner de mes préoccupations initiales. Je ne me sens plus en phase avec le quotidien, cette immédiateté, cette brutalité, cette vulgarité qui s’empare de la sphère internet et des réseaux sociaux.

Si tu n’es pas trash, tu es has-been.

Je ne veux pas combattre tous ces tissus de mensonges, de populisme extrême. Je préfère me retirer sur la pointe des pieds. Laisser le champ à cette vox-populi vociférante qui ne promet rien de bon pour la suite.

L’exemple nous est donné avec cet incroyable fanatisme des antivax et des complotistes de tous poils, cette violence verbale radicale sans nuance.

Les tranches de vie se superposent. Elles diffèrent souvent l’une de l’autre et il faut savoir passer de l’une à l’autre. Sans regrets. J’assume donc cette évolution. Mon investissement vélo a souvent été chronophage surtout si on y ajoute mes récits, mes compilations d’images. J’éprouve le besoin de lever le pied et de passer à autre chose. Il y aura des sensations de vide sans doute, comme une dépression, de devoir s’éloigner de son lectorat. Mais ne vaut-il pas mieux s’arrêter en douceur que d’attendre une chute brutale liée à un évènement imprévu et incontrôlable? Je plains ces grands ultras du vélo et de la toile qui du jour au lendemain sombrent. Se relever doit être difficile.

En matière de pratique du vélo, force est de constater que je suis, naturellement et fatalement, sur le déclin. Je suis obligé comme beaucoup de me rabattre sur des choses moins exceptionnelles, plus modestes et en même temps moins singulières. Il faudrait inventer des maisons de retraite pour cyclistes comme il en existe pour les comédiens. Sur le plan du vélo militant, j’ai donné, même beaucoup donné. Force est de constater que la France politique et associative a zappé sur le vélo. Culturellement, le vélo fait toujours beau dans les revues et instille une touche écolo. Mais en réalité, les infrastructures à l’allemande ou néerlandaise qu’on a pu rêver sont restées un vœu pieu. Au lieu de véloroutes, on a eu droit à des bricolages, des tentatives sans lendemain, des promesses électoralistes …La faute a des politiques tétanisés par la crise automobile qui se dessine à l’horizon et le désespoir des marques dont le marketing tente de prolonger la survie de ses modèles à coup de 4×4 et de SUV gloutons pour la planète pour attendre l’avènement du tout électrique salvateur.

L’heure est donc à présent à la voiture électrique et accessoirement au vélo à assistance. L’un n’allant pas sans l’autre.

Laissons donc les spécialistes de la chose s’exprimer sur la toile. De nouvelles mobilités naissent et les jeunes générations vont se les approprier avec brio.

Il reste ma peinture. Celle sur laquelle je me projette ces prochaines années. Moins énergivore que le vélo.

Les potins du lundi

L’abribus salvateur (13 mai 2018)

Fiasco météo, le buzz de l’été

Nos deux mois d’été tournent au fiasco météorologique.

Samedi le temps de préparer mon VTT pour une courte balade locale, la pluie s’est invitée. A midi, il pleuvait encore et le ciel chargé ne laissait rien présager de bon pour la suite.

Les gazetiers ont de quoi remplir les colonnes du journal. On n’ose trop rien dire, attaqués que nous sommes par cette épidémie qui nous cantonne dans nos cantines. Alors faisons bon cœur contre mauvaise fortune en se disant que ça pourrait être pire.

Oui, mais c’est pas tout ça, avec la pluie de juillet, voici la pluie d’août. Il faut donc remettre en question ses projets d’été. Des projets on ne peut plus élémentaires comme celui de profiter du salon de jardin ou du jardin d’enfants municipal dont les petits enfants sont si friands.

Le vélo attend les rares fenêtres de tir pour sortir. Les grands trucs de plusieurs heures sous la pluie, j’ai connu. Des sur-chaussures, des imperméables, des gants mouillés, des genoux ruisselants, la goutte au bout du nez, oui j’ai connu tout cela. Y compris les stations prolongées sous les abribus salvateurs.

Pourtant, c’est à n’y rien comprendre, la Grèce et la Turquie flambent. Tous ces désordres donnent le tournis à ceux qui vivent au rythme des saisons, les paysans, les producteurs de légumes et de fruits et les marchands de vacances.

Tokyo, le sport en vedette

Tokyo me réconcilie avec le sport de haut niveau. On a vu des athlètes français se distinguer et il ya de quoi être fier. Même les perdants ont su conquérir nos cœurs. Teddy Riner a très bien « encaissé » sa médaille de bronze. « T’as qu’à le faire! » a t-il dit à un de ses détracteurs. Et toc!

Yohann Diniz, qui marche aussi vite que je cours, a renoncé au bout de 30km. A 43 ans, on lui pardonne.

Wiki

Le karaté est sport à moitié pour les JO. Il n’est pas inclus au programme des Jeux olympiques de 2024 à Paris, recalé par le Comité d’organisation. Mais on a un grand champion, Steven Da Costa, médaille d’or qu’on n’attendait pas. Steven Da Costa est originaire de Mont-Saint-Martin dans le Pays-Haut de Meurthe et Moselle, un pays que je connais bien pour y avoir habité à la fin des années 70.

Je garde Kévin Mayer pour la fin avec la médaille d’argent malgré une blessure. Ces types là forcent l’admiration. Il font dix disciplines à la fois. Pas de vélo dans le décathlon, dommage.

Je suis plus circonspect sur la présence aux JO de sports collectifs professionnels comme le foot ou le tennis.

Musique avec ou sans passe?

Veuillez présenter votre QR-code

Vendredi, le groupe Pluri’elles se produisait à Wittelsheim dans le cycle d’animation un été aux jardins du monde.

Très beau spectacle de plein air. Emmitouflé.

C’était pour moi l’occasion d’inaugurer le tri préalable des spectateurs dans le cadre des mesures sanitaires. Un comité d’accueil soutenu d’une dizaine de personnes pour filtrer les entrées…bien que le passe ne sera rendu obligatoire qu’à partir du 9 août. C’était donc un galop d’essai.

Port du masque obligatoire…lecture du QR-code…pose d’un bracelet numéroté au poignet…examen du contenu des sacs à main par une équipe de vigiles…carte d’identité obligatoire car on annonce la visite de la gendarmerie pendant le spectacle.

Évidemment ça déconcerte pour un concert. J’étais prêt à faire demi-tour. N’est-ce pas trop demander?

A l’extérieur, les sans-passes se faisaient servir des bières à travers les grilles du parc.

Les potins du lundi

rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann

Je n’en crois pas mes yeux. Dans la rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann, deux fins filets de peinture blanche apparaissent le long de la chaussée depuis la semaine dernière comme s’ils présageaient deux futures bandes cyclables. Des bandes cyclables généreuses de 1.80 mètre de large…

J’ai même mesuré…

177 cm de largeur pour les cyclistes. De quoi être à l’aise!

Tant est si bien que je m’interroge. Le CD 35 va t-il faire l’expérience de la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) ?

Car manifestement il ne restera plus la place pour deux bandes de circulation automobile.

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) appelée aussi Chaucidou (chaussée pour la circulation douce) ressemble à ça…

Dans cette rue étroite à fort passage du CD 35, ce serait une révolution à n’en pas douter.

Une rue partagée là aurait instantanément pour effet de faire baisser la vitesse puisque les conducteurs en sens inverse seront face à face et devront donc « mordre » sur la bande cyclable pour se croiser et rester derrière les cycles lorsqu’il y en a. En théorie. En pratique la voyoucratie automobile va s’affranchir facilement du dispositif.

Tenter cette expérience dans cette rue est astucieux puisqu’elle est empruntée par de nombreux cyclistes se dirigeant vers le collège, le lycée, Leimbach, Roderen.

Ils ont osé

Route de Roderen à Vieux-Thann, c’est fait. La chaussée à voie centrale banalisée est une réalité.

Mes confrères cyclistes de loisir ne mesurent pas la portée de cette transformation. Pas encore.

route de Roderen à Vieux-Thann, la chaucidou est en place

Je vais certainement surprendre, la Chaucidou est une vieille revendication de monde cycliste en ville. Pourquoi? parce que tout simplement elle sanctuarise un espace réservé pour les vélos tout en diminuant l’espace imparti pour les voitures et les camions en les obligeant à la prudence. Rouler délibérément sur la voie cyclable pour les voitures sera dorénavant une infraction…on va voir rapidement à quelle vitesse les bandes blanches vont disparaître. Dans les Pays Bas, circuler à l’intérieur de l’espace cycliste n’est autorisé que pour se croiser en voiture.

un espace dédié pour les cyclistes qui va mettre en émoi le monde automobile habitué à foncer sur cette route de Roderen
la signalisation verticale et horizontale est en place

Moi qui suis un fervent détracteur de l’immobilisme de Vieux-Thann en matière d’infrastructures cyclables, j’applaudis. Même si je me doute que la démarche provient plutôt du Département que de la ville. Attendons de voir si Vieux-Thann sera capable de reprendre la balle au bond pour la traversée de la rue de Cernay où les cyclistes n’ont à leur disposition qu’un trottoir ignoble.

Fracture ouverte

« Fracture ouverte » titrent les éditorialistes en voulant parler de ce qui oppose les Français, c’est à dire le passe sanitaire. Je l’ai déjà dit, ce machin Covid n’est qu’un révélateur parmi d’autres de tant de choses qui détraquent le « vivre ensemble » de la société française.

J’en ai pris mon parti puisque mes coups de gueule à répétition sur ce blog m’ont définitivement rangé dans le camp des râleurs perpétuels.

Il y a longtemps que le vieux crin-crin de ma musique contre les incivilités diverses, les inconduites des uns et des autres, y compris celles de l’Etat, m’ont persuadé d’une conclusion: je ne suis plus du tout en accord avec nos contemporains et la seule issue serait donc soit d’hiberner sur une ile soit de tenter l’ailleurs.

Mais pour la chose nommée Covid, cette nouvelle fracture me range sociologiquement pourtant là où l’on ne m’attend pas forcément: du coté des pros-vaccins et de son corollaire le passe sanitaire. Comment ne pas réagir face à ces opposants qui se dressent contre l’évidence, accepter le vaccin et isoler la maladie ne sont que les seules armes contre l’épidémie.

Des peureux, des planistes moyenâgeux, des égoïstes, des humanistes solitaires prétendus, …jusqu’aux soignants qui vaccinent tout en le refusant pour eux-mêmes. Les qualificatifs volent bas des deux cotés. Mais c’est surtout du coté des opposants que revient la palme avec dictature, fascisme, apartheid en slogans vengeurs.

Le vaccin oui! mais pour les autres. C’est un peu comme ça que l’opposition se définit.

Nous voici donc parvenus à l’aune d’un grand schisme sociétal qui risque de nous plonger soit vers un totalitarisme étatique soit vers un grand foutoir où la devise de chacun sera tout pour ma gueule.

Une semaine dans les Vosges du Nord

Je prends le large pour quelques jours.

Grappiller quelques cols muletiers à VTT dans cette constellation de la forêt vosgienne. Un délice.

Les potins du lundi

L’électrique vaincra! En est-on sûr?

passer sa voiture à l’électrique, c’est possible mais compter 15000 euros!

Les Etats, la Communauté européenne s’y engagent: en 2035, on ne construira plus de moteurs thermiques pour les voitures trop polluantes pour la planète. Autrement dit c’est l’électrique qui est appelé à la rescousse.

Dit comme ça, pourquoi pas.

Les fabricants vont donc prendre le problème de la transition à bras le corps et se lancer dans le tout électrique. Pour le reste, passons, on n’en parlera pas.

Le reste? oui la mise à feu de la planète et son dérèglement climatique, les conséquences du tout électrique qui vont entraîner de nouvelles contraintes sans résoudre l’ensemble de la question.

Par exemple l’exploitation des terres rares pour fabriquer les batteries. On ne dit rien , on ne sait rien. Pour fabriquer les batteries il va falloir encore piller la planète de ses matériaux les plus rares et polluants comme le lithium, le cobalt et le nickel et surtout le recycler.

Ensuite l’origine de l’électricité…

Comment va t-on produire l’énergie électrique nécessaire à la recharge des voitures? En France, naturellement c’est le nucléaire qu va l’emporter au grand dam des écologistes. Le nucléaire s’impose puisque c’est le seul moyen de ne pas produire le CO2 néfaste au réchauffement. On va donc construire des centrales nouvelles…au charbon chez les Chinois, chez les Allemands et dans la plupart des pays anti-nucléaires.

Le poids. Une voiture électrique, c’est 300 kg de plus qu’une voiture à traction thermique…et donc de l’énergie supplémentaire pour se mouvoir mais aussi pour la construire.

La recharge. Recharger un véhicule prend du temps et les stations sont encore rares. Un nouveau marché va s’ouvrir. Bien évidemment les pétroliers vont trouver là une aubaine naturelle face à l’extinction de leur métier.

En 2012, il y a près de dix ans, Jean-Marc Jancovici mettait déjà en garde contre la supercherie des voitures électriques

Pour le vélo, c’est fait. On ne trouvera bientôt plus de vélo sans assistance dans les commerces. Sans parler des trottinettes électriques…

A l’heure de la fainéantise née, nos jeunes préfèrent se faire traîner sur une plateforme électrique à roulettes.

D’après ce que je vois dans ma ville, les recommandations en matière de sécurité sont loin d’être appliquées. Pas de casque et pas de vêtement réfléchissant…et on voyage souvent à deux sur l’engin

La voiture électrique va donc cette fois retrouver droit de cité puisque les villes mettent en avant les bienfaits de l’électricité. Les embouteillages vont donc pouvoir reprendre de plus belle…et la pollution aux particules continuera de plus belle.

C’est un noir dessein. Mais je n’y peux rien en ma qualité de simple individu. Nos états veules ont d’ores et déjà perdu la main, ce sont les démocratures qui sont appelées à leur succéder.

Pascal Coquis dans son éditorial des DNA de samedi (17/07) résume la situation en ces termes…

Ce qui oblige l’humanité à réfléchir aux conditions de sa survie…conclut P.Coquis

Beaucoup de nos contemporains refusent cette perspective, réfléchir aux conditions de sa survie. Je dirais plus: il est temps de sauver les femmes et les enfants et nos meubles.

C’est ce que tentent de faire les sinistrés allemands et belges.

Et nous, Français, on ergote pour se faire vacciner.

Les potins du lundi

Le virus ne prend pas de vacances

le bal du samedi soir

Youpi, on va pouvoir faire la fête. « Faire la fête », c’est devenu la phrase culte de l’été. Lorsqu’on interroge les Français à la fin des mesures sanitaires, ils ne trouvent rien d’autre à dire, faire la fête.

La France est un grand pays de fêtards. Sans la fête point de salut! Moi qui ne suis pas un spécialiste de la chose, je m’interroge. Qu’est-ce que c’est faire la fête? Est-ce rentrer bourré au petit matin? est-ce se démener dégoulinant de transpiration pendant des heures autour d’une sono? ou alors est-ce brailler à tue-tête parce que son équipe fétiche a remporté l’Euro? je n’ai vraiment pas bon goût. Les fêtes sobres existent, je n’en doute pas, mais ce ne sont pas celles qu’on nous présente à la télé.

Nombreux parmi nos semblables sont ceux pour qui la fête est synonyme de débordements divers loin de préoccupations qui n’ont rien à voir avec la pandémie et les mesures de distanciation. D’ailleurs notre gouvernement a eu la bonne idée d’ouvrir en grand les vannes à la veille de juillet…et tout le monde s’est empressé de s’engouffrer dans la brèche pour faire comme avant. Alors maintenant on tente de rattraper le touriste sur la plage pour le vacciner. C’est sidérant de constater la niaiserie de gens en maillot qui choisissent la vaccination en famille par désœuvrement.

Ce qui me place à mille lieues de mes contemporains, ce sont les interviews complaisantes des journaux de midi avec des reportages de gens pressés devant les aéroports, pressés de rejoindre des plages paradisiaques sous les tropiques. Oui, je suis le cycliste has-been. Mes seules préoccupations de l’été n’envisagent pas autre chose que de fouler les Vosges du Nord.

Je manque vraiment d’imagination.

Pédaler en Suisse

Je suis pris d’un doute alors que je pédale sur un sentier suisse non loin de la frontière, un SMS retentit.

C’est le BAG qui m’écrit. Le BAG, c’est le Bundesamt für Gesundheit. Auf Französich l’Office Fédéral de la Santé Publique. Ils ont tout prévu nos voisins suisses. Dès qu’ils captent un smartphone étranger, ils lui envoient tout de suite le formulaire à remplir pour le Covid.

La longueur des prescriptions vous dissuadent de les lire, sauf à user votre forfait internet en haut du Blattenpass. J’imagine que tous les Suisses à vélo qui passent coté français avant de rentrer chez eux sont dispensés de montrer patte blanche.

L’effet Covid cependant a bien impacté de façon durable notre liberté à circuler. Avoir avec soi son Passe Sanitaire va devenir un sésame incontournable si l’on veut voyager avec quiétude.

Maintenance

La maintenance du vélo est une nécessité. Pas de révision périodique comme sur les voitures car tout dépend de l’usage de votre vélo. Sur un VTT, le matériel souffre. Encore une fois un rayon cassé…et une roue libre qui coince.

Le rayon cassé, je sais. J’ai « monté » la chaine au-dessus du dernier pignon. Imparable pour vous endommager la roue. Et ne vous aventurez pas à vouloir changer le rayon vous-même: vous aurez sur le net des multitudes de dimensions et de diamètre et il vous faudra acheter un paquet de rayons de 10 ou 36. Il faut démonter la cassette, remplacer le fond de jante adhésif et dévoiler la roue. Je suis prisonnier de l’artisan et il le sait, l’artisan. Vendre une roue neuve sera parfois préférable pour lui. Pas pour nous.

Pour la roue libre c’est pire. La roue libre, c’est le cliquet qui permet d’arrêter de pédaler lorsque le vélo va assez vite

Une roue libre qui coince, c’est quand elle entraine toujours les pignons alors que vous ne pédalez plus: la chaine s’accumule en haut, la patte de dérailleur s’étire et bang! la roue libre se décoince par la force des choses. Souvent ce décoinçage de chaine s’accompagne d’un saut de chaine sur le moyeu de pédalier si vous êtes sur le petit plateau…et vous pédalez alors dans le vide. C’est d’un comique!…

Il faut démonter la cassette, sortir l’axe, avoir la bonne roue libre qui peut coûter jusqu’à 50 euros et remonter les billes à la graisse…sans en perdre une seule.

Je laisse tomber.

La compétition en question

Le Japon est bien embarrassé. Il a contracté avec les autorités olympiques pour l’organisation des jeux olympiques 2021.

C’était avant la pandémie. A présent difficile de reculer. Les investissements sont réalisés et les compétiteurs sur le point d’arriver alors que l’épidémie repart et qu’on peut craindre que ce brassage d’athlètes ait des effets délétères.

La grande rencontre planétaire des élites sportives risque donc un flop retentissant.

Du coté de l’Euro de football, il ne reste plus qu’à attendre le retour dans la liesse des joueurs italiens accompagnés de leurs supporters pour observer comment va se comporter le virus delta.

Les potins du lundi

Noyau dur et fracture

En 2012, lors de mon séjour à Barcelonnette

Je ne sais toujours pas si j’irai en septembre rejoindre mes amis du Club des Cent Cols sur les bords de l’Ubaye à Barcelonnette. (Mon précédent séjour date de 2012) Le club fait comme si on allait enfin reprendre nos voyages. Alors on ouvre la location des chambres et les hébergements. Mais en septembre on peut craindre de nouvelles mesures d’isolement si le fameux variant Delta du Covid se répand.

le gouvernement s’attaque au noyau dur des réfractaires à la vaccination.

Parmi eux toute une galaxie de gens plus ou moins informés où se côtoient des objecteurs de conscience et des adeptes de théories complotistes et de rumeurs, sans oublier les craintifs qui préfèrent au vaccin, on l’imagine, prendre le risque de la maladie et d’une réanimation incertaine. En dresser la liste serait trop long. Mais dans le pays de Pasteur il faut le constater, les opposants aux vaccins forment une sorte de plafond de verre au-dessous duquel il serait illusoire d’atteindre une couverture vaccinale collective satisfaisante pour nous protéger du virus et de sa propagation. C’est la France.

la carte de l’obligation vaccinale

Dès lors, mais c’est déjà un peu tard, le gouvernement n’a plus que la carte de l’obligation vaccinale à jouer s’il veut éviter un nouveau confinement à la rentrée et alors même que plus d’un Français sur deux sera vacciné. (52% de vaccination dans le Grand Est-1ere dose au 30 juin).

Il commence par les soignants dont on dit que la moitié sont opposés. Le comble! On mesure ainsi le manque d’exemplarité crasse de ceux qui sont amenés à nous porter assistance autour de notre lit de malade. On se demande ce qu’on apprend dans les écoles de soignants…et pourquoi l’on tarde tant à être coercitif.

Dans ma profession du domaine électrique, il y avait des règles intangibles, des prescriptions, des modes opératoires, des conditions d’exécution du travail et des habilitations pour travailler. Y déroger, y contrevenir et c’était la porte. A l’hôpital non! Chacun fait comme il veut dans un cadre de prescription laissé à l’appréciation personnelle et alors même que d’autres vaccinations sont déjà obligatoires pour exercer.

Le premier écueil pour le pouvoir sera donc de se lancer dans la coercition avec le risque de voir se dresser en face un contre-pouvoir politique trop heureux de pouvoir en découdre avec ce libéralisme mou qui nous dirige.

Élément nouveau et parfaitement dilatoire, le Président des directeurs d’Ehpad avance l’argument de personnels sous-payés et méprisés par l’État pour expliquer le peu d’entrain à se faire vacciner. Ainsi donc infirmiers et assimilés feraient du réactif imbécile.

voir le pays entier se fracturer?

Mais l’autre danger sera celui de voir le pays entier se fracturer entre les pros et les anti-vaccins. Fracturé le pays? il l’est déjà sur de nombreux sujets de société où viennent se télescoper pêle-mêle les questions sécuritaires, l’immigration, l’intégration, la PMA, les théories du genre, l’anti-racisme,…qui sapent la République.

Étant vaccinés, comment accepter qu’on nous reconfine au nom des autres? ni les individus, ni les entreprises ne l’accepteront. Il faudra donc fatalement décider de mesures discriminatoires pour isoler les non-vaccinés capables de contracter la maladie et de la colporter. On sera alors dans un vieux schéma moyenâgeux où l’on assignait les lépreux à résidence à l’écart des villes.

La rentrée de septembre promet de belles empoignades.

Faut-il fonctionnariser les maires?

dans ma commune la seule borne de service aux camping-caristes est hors fonction jusqu’à fin juillet alors qu’elle vient d’être renouvelée

J’ai inventé ça dans un rêve. Fonctionnariser les maires.

On n’a pas besoin de gens élus à grands frais par 20% des électeurs pour diriger une commune. Il suffit d’une compétence de directeur comme dans une grosse boite commerciale ou industrielle et de faire en sorte que le type (e) puisse être révoqué(e) s’il (si elle) ne fait pas l’affaire. Avec indemnités.

Ma commune de 8000 habitants est-elle bien gérée? qui ne se pose pas la question des communes où l’essentiel n’est pas fait ou laisse à désirer?

Faut-il mobiliser les citoyens pour obtenir in fine un conseil à faible compétence qui ne représente souvent que quelques notabilités peu tournées vers les nécessités de la communauté pourvu qu’on ne change rien à leurs habitudes.

Un fois les dépenses contraintes de la commune déduites, frais de personnel, remboursement d’emprunts, il reste peu d’argent pour les utilités de la ville:

  • les réfections de voirie
  • les bâtiments scolaires
  • les parcs et jardins
  • les dépenses liées à l’assainissement, à l’eau, à l’éclairage public
  • …et aussi les décisions qui relèvent de la défense de l’environnement comme privilégier le vélo en ville et les espaces piétons.

On pourrait presque dire que ce sont là-aussi des dépenses imposées. Pourtant nos maires oublient vite les promesses de campagne et le contrôle du travail bien fait sur le terrain.

En ce sens Macron a bien fait de supprimer la taxe d’habitation puisque, comme disait l’autre, « où passe le pognon? ». Il est permis de s’interroger lorsqu’on voit le délabrement de certains équipements publics.

Il faut donc gérer au plus juste pour dégager les axes prioritaires en fonction de choix assumés.

Il faut des indicateurs qualité, des aides à la décision et des contrôles internes ciblés pour mesurer l’efficience des communes. A commencer par les personnels et les cadres et mesurer le service rendu quotidiennement.

une demeure ancestrale (et classée) avec un oriel au centre-ville frappée d’un arrêté de péril et laissée à l’abandon. est-ce normal?

Pour ma ville, on peut s’interroger. Faut-il construire un giratoire ou entamer une rénovation urbaine du centre historique? voila par exemple une question où manifestement ma ville a pris de mauvaises options.

Car les maires n’ont souvent pas les moyens de faire des choix pertinents.

Faut-il entretenir à grands frais des massifs floraux sans s’interroger sur la priorité qu’on leur accorde? Une fois un massif floral en place, ce sont des centaines d’heures de travail engagées chaque année par le personnel communal et donc un service entier de personnels qui pèse sur la latitude d’action communale. Externalisons tout ce qui peut l’être en terme de masse salariale…mais ne laissons pas les décisions à d’autres.

Dans une ville touristique, accorde t-on assez de place à l’accueil des visiteurs et à leur bien-être?

Les promesses de campagne? rien que pour le vélo qui n’est pas énergivore en moyens, ma commune est incapable de mettre en œuvre son programme. Pourquoi?

C’est la paresse d’une fonction, l’absence de contrôle, qui font qu’une fois élu, le maire s’endort sur ses lauriers.

C’est pourquoi je pense qu’on devrait nommer à la place des petites communes jusqu’à 20.000 habitants par exemple des administrateurs civils dotés d’un brevet de compétences comme peut l’être le directeur des services techniques et surveillés par un conseil d’élus.

Alors j’entends ceux qui disent que la commune est le berceau de la nation. Oui et les intercommunalités? que sont-elles sinon une façon de détourner le maire de ses responsabilités sans le contrôle des citoyens?

Les déchets? ce n’est pas moi, c’est l’intercommunalité

le prix de l’eau? l’assainissement? ce n’est pas moi, c’est Véolia cet énorme trust qui avale tout cru les communes

L’éclairage public? ce n’est pas moi, c’est délégué

Les salles culturelles? ce n’est pas moi, c’est délégué

Et dans tout ce méli-mélo, c’est le citoyen qui casque.

Les potins du lundi

L’Alsacienne 2021

L’Alsacienne, la cyclosportive organisée hier à Cernay a convaincu. Ses participants étaient plus de 2000 à vouloir affronter les cimes vosgiennes. Après une année de restrictions sanitaires, les éloges ne tarissent pas…

Un grand merci pour avoir organisé de nouveau cette belle Cyclo ! Nous avions l’impression de reprendre une vie un peu plus normal en revivant ces beaux moments de sports. Merci à tous, bénévoles, organisateurs d’avoir fait le pari d’organiser à nouveau un tel événement dans le contexte actuel si particulier. À l’année prochaine!

L’Alsacienne est un événement cycliste comportant une rando-sportive chronométrée avec des limites horaires et une randonnée touristique à départs et allures libres. La rando-sportive emprunte les parcours BRAMONT et PLATZER. La randonnée emprunte le parcours COL AMIC .L’événement, organisé par L’Alsacienne Événements sous l’égide de la FFC, se déroule le dimanche 27 juin 2021 au départ de Cernay (Haut-Rhin).

A noter que le coureur le plus rapide, Cousteur Corentin, a parcouru les 140km (4000m) en 5h05mn à 27.5km/h de moyenne.

Catastrophe sur le Tour

image France Télévision

Pas de chance pour les coureurs du Tour de France, l’afflux de cyclistes samedi a causé des embouteillages invraisemblables sur les routes de Bretagne. A un point tel que les compétiteurs peinaient à retrouver leur vélo.

Il faudrait instaurer un peu de discipline sur le Tour qui donne un très mauvais exemple aux cyclistes en herbe.

Plaisanter de cette mésaventure n’est pas de bon aloi, certes. Mais encore une fois il est difficile d’être populaire et de repousser en même temps les gestes des badauds qui pensent bien faire en agitant des pancartes.

La dame qui a fabriqué son panneau « Allez Opi Omi » doit se morfondre d’être à l’origine d’un tel désastre.

Catastrophe à trottinette

C’est arrivé. Deux femmes circulant à trottinette ont renversé une femme italienne à Paris alors qu’elles roulaient sur le trottoir à deux sur l’engin. Pour aggraver la chose, les deux trottinetteuses se sont enfuies….alors que la piétonne est morte. Moi je ne dis rien, mais je désapprouve en silence le laisser-faire. En province, on voit des individus débouler droits comme des i sur ces engins dans les rues de la ville. Habillés civilement on peine à les distinguer contrairement à un cycliste qui occupe un certain périmètre avec sa machine et qui va en principe moins vite. Car les trottinettes sont électriques et très rapides à la fois.

J’attends que les pouvoirs publics mettent un frein à ces excès de nouvelles mobilités comme par exemple en exigeant le port d’un gilet de signalisation. Ce qui serait un minimum car l’engin lui-même est souvent indiscernable.

A voté

Mon vélo s’est abstenu. Mais j’ai voté en sachant que le tiers qui vote ne ressemble pas à la France. Avec 40% des voix, la liste Rottner est élue avec seulement 30% des inscrits soit 12% des suffrages exprimés! Une légitimité qui ne permet pas de pavoiser.

Mon vélo a tenu absolument à m’emmener voter.

Parcours sanitaire au top dans le bureau de vote. Pour les Régionales, une seule liste de gauche réunie (ou presque) avec Romani. Aurélie Philipetti n’a pas voulu faire cause commune…A Cernay, bureau de vote « les Hirondelles », Eliane Romani n’a eu droit à ses bulletins de vote qu’à 10h (DNA)

Face aux trois listes de droite de la quadrangulaire grandestienne, LREM, LR et RM, je me suis dévoué à gauche.

Pour les locales, le machin CET de l’Alsace, deux listes: la LR et la RM. Les deux dans le même panier. Ça va faire un vote nul au dépouillement. Un truc étonnant, le député du lieu Raphael Schellenberger se présente sur la liste de conseiller départemental. Faudra qu’on m’explique comment c’est possible moi qui croyais que le cumul n’était plus possible.

Cela dit les chroniqueurs et les politologues se désolent en même temps que les candidats de cette désaffection pour les urnes. Admettons-le, le vote est une chose ringarde pour les nouvelles générations qui ne connaissent pas la plupart du temps les tenants et les aboutissants de cette représentation qu’on veut démocratique…et encore moins les découpages territoriaux comme cette région Grand Est dont l’Alsace ne veut toujours pas.

Si les choses en sont là, reconnaissons aussi que les politiques « caméléon » (genre LREM) ont achevé de faire perdre tout espoir de changement puisque les grands dogmes de gauche et de droite se sont fondus dans une invraisemblable bouillabaisse où plus personne ne retrouve ses valeurs.

Faudra t-il réinventer la politique? sa façon d’intéresser le peuple aux enjeux locaux, nationaux et mondiaux? les jeunes générations ont des idées pour leur avenir…mais la politique semble se complaire dans de vieilles idées éculées.

J’en veux pour preuve que rien que dans ma commune les promesses de la dernière campagne sont loin d’être mises en œuvre.

Voila ce à quoi s’engageait notre candidat-maire Gilbert Stoeckel en février 2020

Multiplier les garages à vélos sécurisés

Mieux signaler la priorité aux piétons et cyclistes dans les zones 20 et 30

Instaurer des samedis « piétons »

Faciliter les déplacements en mode doux à pied ou à vélo, pour accéder au centre-ville, aux commerces, aux services publics

Matérialiser des itinéraires cyclables visibles

Multiplier les animations avec les écoles et tous les citoyens désireux de s’engager pour des déplacements plus doux et une ville plus respectueuse des cyclistes et des piétons

Aucune trace matérielle de ses engagements actuellement!

De quoi faire rester mon vélo au garage lors des prochaines élections!

Ne nous étonnons donc pas si la parole politique est devenue si peu crédible.

Les potins du lundi

Mon confrère cycliste, et romancier, Thierry Crouzet publie sa lettre mensuelle.

Dans celle de mai il s’offusque des anti-vaccins qui seraient la cause de notre retard immunitaire. J’en ai dans ma famille « des anti-vaccins » et je sais combien cette opposition est irrationnelle aux yeux des scientifiques. Il se trouve que Thierry Crouzet est scientifique, il raisonne en tant que tel.

Il interpelle les opposants en ces termes…

Vous en faites une affaire politique comme si les politiques étaient responsables de l’épidémie (et même si certains l’étaient, dans un pays, cela n’engagerait en rien ceux des autres pays). Vous avez critiqué le confinement, vous critiquez la vaccination, que proposez-vous ? Que doucement nous tendions vers une immunité collective naturelle ? Êtes-vous bio au point de refuser la vaccination ? Moi, pas.

Dire que les politiques ne sont pas responsables de l’épidémie, c’est trop facile pour se dédouaner. Thierry Crouzet fait mine d’oublier le mondialisme économique largement encouragé par le monde capitaliste. Or cette thèse que le virus a largement prospéré grâce au mondialisme des échanges est justement l’épine dans le pied qui fait mal à ceux qui estiment que le Covid n’est en rien attaché à notre mode de vie planétaire. Oui, le Covid est largement dépendant de nos régimes politiques.

Sinon comment expliquer la vitesse foudroyante avec laquelle toutes sortes de variants épidémiques se répandent sur la planète?

Les élections territoriales approchent les 20 et 27 juin

J’ai déjà dit peu de bien de cette tambouille politique. Depuis j’ai reçu les professions de (mauvaise?) foi. Et j’ai lu les titres…

  • Stop Grand Est avec Unser Land (Notre Pays) (image ci-dessus) me semble le plus sincère. Unser Land n’y va pas par quatre chemins; l’organisation politique alsacienne qui salope tous nos ouvrages publics avec ses affiches veut revenir aux régions d’origine, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Autrement dit chacun chez soi! C’est courageux d’aller à l’encontre de cette réforme Hollande qui est venue « d’en haut » sans qu’on n’ait eu mot à dire chez les « sans dents »
  • Le RN aussi veut retrouver nos identités régionales…mais le RN n’est pas à une rouerie près car son nationalisme est plus fort que tout. Rien que son étiquette RN suffit à faire table rase des identités régionales.
  • Lutte ouvrière veut faire entendre le camp des travailleurs. Je doute qu’on puisse encore les entendre ces travailleurs perdus dans le magma du consumérisme ambiant et plus prompts à écouter les sirènes du RN.
  • Aurélie Filipetti , selon elle , Ensemble, l’avenir est meilleur. Voila un slogan qui sonne creux. Aurélie, monte sur un terril lorrain pour te faire entendre!
  • Brigitte Klinkert évoque la Force de nos Territoires. Encore un truc creux qui n’évoque rien. La challengeuse de Macron va t-elle réellement peser dans la balance?
  • Florian Philippot: Liberté! En y regardant de plus près, il veut « libérer le Grand Est des restrictions sanitaires » du masque et du passe sanitaire. Ah ben non, je ne suis pas d’accord.
  • Jean Rottner: Plus forts ensemble. Encore un truc creux qui ne veut rien dire. C’est fou ce que nos politiques rament pour se démarquer.
  • Eliane Romani. J’ai cherché tout en bas qui représentait la liste Romani dont je n’ai jamais entendu parler. Vous allez être surpris…c’est un patchwork assuré de faire « pschitt » dès le premier tour avec des queues de comètes du monde lointain de la gauche
    • Cap Ecologie
    • PCF
    • PS
    • Europe Ecologie les Verts
    • Génération Ecologie
    • MdP?
    • Alternative Alsacienne
    • Nouvelle Donne……

Vous avez demandé la police? Ne quittez pas!

Chez nos voisins allemands, le 112, un numéro unique. En France, on n’y arrive pas…

J’étais sur la table d’opération. Le chirurgien est venu me voir et m’a dit « je ne vais pas pouvoir vous opérer, l’EDF est en grève et je n’ai pas de courant!… »

Je sais que cela n’arrive pas chez nous car les « plans Croix-Rouge » de l’EDF font que le courant est préservé sur les réseaux dits sensibles. Mais imaginons que le centre nerveux qui dispatche l’énergie au synchronisme sur tout le pays soit neutralisé, tout notre réseau de transport s’effondrerait, y compris tous les réseaux « Croix-Rouge ». Mais l’EDF a prévu l’ilotage, un sorte de schéma de secours pour fonctionner au niveau régional.

Pour les appels téléphoniques d’urgence, aucune sauvegarde pour l’heure. On vient de s’en apercevoir.

Je ne sais pas comment le gouvernement va passer sous silence cette défaillance de notre réseau de secours national survenu le 2 mai en fin de soirée. Je veux parler du fiasco des appels d’urgence 15, 17, 18 et 112.

Mercredi 2 juin, la famille d’un homme de 63 ans a essayé d’appeler les urgences pendant de longues minutes, en vain. Sa femme l’a alors emmené en voiture à l’hôpital, mais l’homme est décédé, sans doute des conséquences de la panne géante des numéros d’urgence. (France Info)

En cause un routeur. Autrement dit un serveur informatique chargé de centraliser et redistribuer les appels d’urgence. Jusqu’à la Réunion!

Derrière cette bavure se cache en fait une stratégie qui vise à concentrer les appels et à minorer les équipes. La centralisation des appels, tous les services publics et privés s’y sont mis au nom de la rentabilité d’abord avec l’argument de l’efficacité. On en voit le résultat.

Comment Orange, l’exploitant du réseau téléphonique historique France Télécom a t-il pu mettre en service une installation aussi vulnérable sans moyens de secours en cas d’avarie?

Savoir que notre pays est aussi fragile sur des dispositifs majeurs fait froid dans le dos. Quid du nucléaire? de l’armée? du transport ferroviaire? des transports aériens?

Je me dis souvent pourvu qu’une attaque ennemie ou terroriste de grand envergure n’arrive pas nous serions inopérants et neutralisés en quelques minutes.

Quand vous avez un blessé sur un sentier de randonnée, vous êtes en relation avec un type qui ne connait rien au territoire concerné (j’ai déjà été confronté à cette situation), les secours étaient à trois kilomètres mais c’était Colmar qui était maître du jeu. Encore heureux qu’on ne confie pas nos centres d’appels secours à Madagascar!

Idem pour la gendarmerie, quand vous êtes à l’interphone de la brigade, vous êtes mis en relation avec une autre brigade parfois à 10 ou 15 km de l’appel. Dramatique pour une femme poursuivie par son conjoint!

L’incident national qui vient de se produire a démontré l’extrême fragilité du dispositif centralisateur qui mélange toutes sortes de technologies disparates (filaire, ADSL, IP, portable) et on ne sait pas encore combien de personnes n’ont pu être secourues par cette panne

Une histoire de fibre

C’était en février 2018 (voir mon article d’alors). Autant dire une éternité lorsqu’on vit à la vitesse de la lumière. La fibre optique commençait à être installée dans ma vallée d’Alsace. Quatre années plus tard, on arrive dans ma rue. Et l’on assiste toujours au même travail, des agents qui s’affairent au bord des regards téléphoniques sur les trottoirs et qui connectent entre-eux de minuscules fils épais comme comme un cheveu.

La fibre ne me branche plus depuis que j’ai appris que les heureux possesseurs de cette technologie rencontrent moult problèmes et qu’au surplus l’ADSL du fil de cuivre convient très bien à mes besoins TV, internet et téléphone fixe.

Je ne vais donc pas me précipiter en attendant de voir comment les promoteurs de la fibre vont s’y prendre pour nous faire sauter le pas. Peut-être tout simplement en dégradant le service ADSL?

Les potins du lundi

Carte ou GPS? le débat revient sur la place des Centcolistes, les chasseurs de cols à vélo

Jean-Marc prépare la Randonnée Permanente (RP) des Vosges à vélo, celle du Club des Cent Cols (840 km pour un dénivelé d’environ 18 000 m comprenant 100 cols tous routiers), il s’exprime sur la liste de discussion du club en ces termes…

Début printemps, je commence la préparation de celle des Vosges en vue de ma participation courant mai ou juin.
Dés la première consultation de la carte du premier tronçon, je m’aperçois vite que je n’arrive pas à suivre le circuit sur ma carte.
Après renseignements auprès du responsable des RP, et du créateur de cette RP (Alain Brault) il s’avère, qu’une bonne partie des routes n’est pas visible sur les cartes de cette échelle, mais qu’il faut privilégier l’usage du GPS ou à défaut, des cartes au 1/25 000 e , autant dire impossible à Vélo (il en faudrait beaucoup trop !).

J’avoue ne plus prendre part à ce genre d’échanges depuis plusieurs années. Mais j’observe plutôt avec amusement qu’il subsiste des inconditionnels de la carte pour voyager à vélo.

La carte c’est un peu comme si on demandait à un pilote de ligne de naviguer à vue et non pas aux instruments. J’ai abandonné mon jeu de cartes au 1/25000e de l’IGN le jour où j’ai vu débarquer mes confrères avec leur GPS sur le guidon de leur VTT et de leur vélo routier.

Le temps de déplier la carte, de trouver le bon pli, d’orienter le précieux sésame, les copains étaient déjà partis devant sans s’arrêter.

Alors après j’accepte tous les arguments des pro-cartes, la poésie, l’odeur du papier, le bonheur de s’arrêter à un carrefour forestier et d’écouter le silence,…oui tout cela est formidable Du coté des chasseurs de cols à vélo, force est d’admettre qu’hors les cols routiers, trouver un col muletier inusité avec une carte relève plutôt de l’improvisation. Il est là derrière ce creux?…ou là peut-être juste après ce gros chêne?…Mais ce n’est qu’une question de précision dont on pourra se passer dès lors que nous pratiquons une activité de loisir à vélo.

Cela dit, moi qui me suis mis au GPS, aux parcours téléchargés, depuis une dizaine d’années, je ne saurais partir sans cet instrument dans des régions isolées et méconnues. M’encombrer de cartes, voire de photocopies de cartes, non! Surtout si par malchance il faut tout mettre à l’abri de la pluie.

Il faut aussi savoir que nombreux parmi ceux qui utilisent la carte sont rétifs à tous ce qui touche l’informatique. Il est vrai que le GPS au début c’est déconcertant du fait de l’étroitesse de l’écran et de la complexité à comprendre la navigation à l’aide d’un tel appareil.

En 2012, j’avais écrit un billet intitulé gps, je ne sais rien mais je dirai tout. Il est vrai qu’à cette époque j’emportais encore avec moi une carte papier tellement j’étais déconcerté par la manipulation de l’appareil.

Robert Marchand

Robert Marchand en 2019 visitant le stand des Cent Cols

On ne sait plus, lui même non plus, s’il avait réellement 109 ans avant de décéder car sa longue vie comportait des inconnues. Peu importe! Mais Robert Marchand était devenu une icône des cyclistes, peut-être malgré lui. Pas de tous les cyclistes, non. Seulement de ceux qui considèrent le vélo comme un sport avant tout. Ce qui fait déjà beaucoup.

Récupéré par un mouvement cycliste bariolé de jaune et de violet, Robert Marchand contribuait jusqu’à peu à la promotion de l’Ardèchoise.

Dors en Paix, Robert Marchand!

Atteindre les Athéniens

Allons nous faire voir chez les Grecs! Tous les États touristiques mettent le turbo pour nous faire revenir en force cet été. Avec le passe sanitaire aucun problème on vous accueille en Espagne, en Grèce, en Crête, là où bon vous semble.

Chez nos voisins allemands, les travailleurs frontaliers doivent se faire tester deux fois par semaine. Et à force on a mal aux trous de nez.

A moins d’être vacciné.

Qu’on le veuille ou non, la vaccination va donc peu à peu s’imposer pour voyager et aussi pour participer à de grandes manifestations dans l’hexagone. Ceux qui vont le regretter seront « les refuzniks », les rebelles par principe à une mesure qu’ils jugent attentatoire aux libertés individuelles et aussi les personnes isolées qui n’ont pas accès facilement à la campagne de vaccination, éloignés, handicapés.

On se dirige donc vers une citoyenneté à deux vitesses par la force des choses.

Les potins du lundi

Longwy en 1978. Quarante après, j’y retourne

Je suis retourné à Longwy quarante ans après la déflagration. Celle de l’annonce de la fermeture des hauts-fourneaux de la sidérurgie lorraine. C’est là que j’ai fait « mes premières armes  » à vélo dans le cadre du club local.

C’était en 1978
Longwy n’est pas une ville de vélo. Son relief est rebutant.

Le relais du Bois de Châ est toujours là-haut sur sa colline.

Place de l’hôtel de ville Longwy

La vallée de la Chiers autrefois occupée par le complexe sidérurgique est vide. Des milliers tonnes de ferraille ont disparu. A la place des entreprises commerciales tentent de redonner vie à une ville martyrisée dont l’essentiel de la population active vit à présent de la proximité frontalière du Luxembourg. La place de l’hôtel de ville autrefois siège des rassemblements ouvriers est devenue presque bourgeoise. Mais Longwy-Haut est à l’abandon, sa place Darche est tristounette et les fortifications de Vauban peinent à être remises en valeur.

Longwy-Haut, fortifications Vauban

Pascal Bride a terminé sa Diagonale. Strasbourg-Hendaye en quatre jours! Un exploit inaccessible à nombre d’entre-nous. Mais sommes-nous tentés par ce genre d’aventure?

Fatalement, on sera admiratif qu’un homme sur un vélo puisse parcourir autant de kilomètres en si peu de temps. Et après? après, on peut vivre rassuré, on se dit « je l’ai fait, tout va bien ». J’imagine que l’étoffe des héros c’est de se prouver qu’ils peuvent le faire. Pour le reste, la beauté du voyage, la connaissance des sites bucoliques traversés, il faudrait tout reprendre de A à Z et s’attarder. Oui, s’attarder c’est le mot pour décrire ce que pourrait être mon voyage à vélo, celui où je décrirai d’improbables sinuosités au gré des paysages et du temps qui passe.

Mais Pascal Bride l’a fait. Ne chipotons pas: son truc à lui ce sont les raids à vélo. Sa quête du Graal, il l’a cherchée, il l’a trouvée.

Il raconte son périple avec ses mots à lui mieux qu’aucun autre ne saurait le faire puisque c’est lui qui pédalait.

on peut le lire ici et découvrir ses images magnifiques

Maudit mois de mai

Déjà mi-mai et le mauvais temps se met à contrarier notre levée du confinement…et donc nos perspectives de randos à vélo. Trois sorties « route », quatre à VTT et quatre courses à pied dans le quartier. C’est tout. Pour moi, moins de vélo tue le vélo. Et la semaine qui s’annonce va être encore pluvieuse selon la météo.

Difficile de moissonner des cols nouveaux. Mon seul nouveau sera celui de Lessy à l’ouest de Metz. Et encore! j’ai bien cru l’avoir raté tellement il est insignifiant; mais j’ai vérifié sur ma trace enregistrée et il y figure en effet. Par ces temps de disette cycliste, tout est bon à prendre.

col de Lessy. Lorsque je suis arrivé là, j’ai vu une barrière en face et j’ai craint de ne pouvoir poursuivre. Une joggeuse arrivant face à moi m’a rassuré: l’usage du chemin militaire est permis

David a écrit pour me dire qu’il apprécie…

le ton quelques fois incisifs de [vos] articles et la niaque toujours bien présente et par tous les temps !

Merci David, ce commentaire me fait très plaisir et m’encourage.

Blaise Cendrars, c’est son nom d’auteur tiré de braise et de cendre, dit-on

Je termine « la main coupée » son roman autobiographique. De son vrai nom, Frédéric Louis Sauser, Blaise Cendrars né à La Chaux-de-Fonds est venu faire la guerre de 14 dans la Somme en qualité de caporal, légionnaire et engagé. Anarchiste dans l’âme, je vous recommande la lecture de son roman si vous voulez y trouver un témoignage poignant de la guerre des tranchées et la veulerie du commandement de l’époque.

Les potins du lundi

La Région Grand Est, un territoire de destinations - Marketing Territorial
Le Grand Est, un puzzle qui peine à convaincre

Je vous parle de choses qui passionnent peu: les élections régionales.

En dépit du buzz que font les médias sur la tambouille politique entre les états-majors, les atermoiements de LR en PACA avec le faux ralliement de son poulain à LREM, les mouvements de menton de Xavier Bertrand et de l’avocat-ministre Dupont-Moretti dans les Hauts-de-France, la campagne n’imprime pas.

Pourquoi?

Jean Rottner

Tout simplement parce que les régions françaises contrairement aux lands allemands n’ont pas de pouvoir politique: elles n’ont ni armée, ni police et ne peuvent pas lever l’impôt et ni édicter des lois. Ce sont des nains politiques dont on n’attend rien. Et ce n’est pas le bricolage territorial de François Hollande qui a arrangé les choses.

La messe est dite. Il est inutile de se focaliser sur les élections régionales.

D’ailleurs en Alsace, la région Grand Est reste étrangère aux Alsaciens et les escarmouches qui se préparent entre Jean Rottner et Brigitte Klinkert (deux Alsaciens!) risquent plutôt d’avantager le RN Laurent Jacobelli parachuté par son parti.

Passons à autre chose!

Nos yeux

Le monsieur arrive vers moi. Il longe consciencieusement le trottoir. Son chien le guide. La conversation va durer.

Vous avez un GPS pour vous guider, moi c’est mon chien. Je lui dis « Hundsrück!… » et il m’emmène au Hundsrück devant l’auberge de la Fourmi.

Mais il ne connait qu’un itinéraire pour m’y conduire bien qu’il en existât plusieurs.

Au bout de la rue du chemin de fer, avant d’atteindre la rue des Libérateurs de Willer-sur-Thur, quand je vais voir mon frère, mon chien contourne toutes les flaques d’eau du chemin pour ne pas mouiller mes pieds.

Voilà onze ans que la cécité l’a frappé et les épisodes dépressifs ont été nombreux. Mais son chien lui a fait reprendre goût à la vie.

Trash

Heavy metal, l’ambiance trash

On peut difficilement fermer les yeux sur la société trash. Celle du mauvais goût, de la provocation, de l’agressivité. Je dois y participer moi-même sans toujours m’en rendre compte. Mais enfin tous nos déboires, nos déconvenues sociétales s’accumulent. On dit que les violences font la loi pas seulement dans les « quartiers » mais partout ailleurs. Pour tout et n’importe quoi. L’âge venant, j’en deviens las.

Notre perte de valeurs est patente. Elle est la conjonction, à mon avis, d’un laisser-faire qui dure depuis bien longtemps en matière d’éducation et aussi de mouvements de population qu’on peine à intégrer et qui font société à part.

Bref, tout cela ne sent pas bon du tout.

Électrique

Je ne sais pas vous, mais moi ça commence à m’agacer toutes ces pubs de bagnoles électriques. Je me demande comment nos congénères font pour avaler cette supercherie qui tend à nous faire croire que demain on va rouler propre parce que c’est électrique. Alors qu’on ne fait que cacher la poussière nucléaire sous le tapis. Sans parler du reste: perpétuer les dégâts environnementaux voire en les aggravant et encourager le pillage de la planète. N’eût-il pas été plus simple d’inventer des voitures vertueuses légères en complément des mobilités douces? non! à la place on invente des mastodontes remplis de batteries. Où est le progrès?

Sous la pression des états, les constructeurs s’empressent de mettre sur le marché du tout électrique, sabrant dans le vif des effectifs de ses fonderies d’aluminium. Les fabricants de pompes à injection (700 licenciements chez Bosch à Rodez d’ici 2025) sont aussi dans le marasme et la grande fonderie Renault du Poitou ultra-moderne va mettre un bon millier de types à la rue.

Je vais finir mon vieux diesel turbo-compressé en douce. Il tiendra bien jusqu’à la fin de mes jours et j’éviterai d’aller là où on me l’interdira comme Strasbourg l’envisage. D’ailleurs rouler en ville en bagnole est un non-sens qu’il est temps d’abandonner.

En attendant, vu les prix délirants des bagnoles électriques, je serai capable de m’en passer.

Maintenant voyons comment l’énergéticien EDF va construire ses tarifs de recharge…tout en y intégrant les taxes que l’État, fatalement, va devoir instaurer en remplacement des taxes sur les carburants fossiles qui constituent 60% du prix du litre. Ne nous trompons pas: la tarification par usages existe et un abonnement domestique n’a rien à voir avec l’énergie automobile combien même votre voiture serait garée à l’intérieur de votre garage à proximité d’une prise de courant. Les usagers de voitures électriques risquent d’avoir des réveils douloureux quand l’électrique va devenir juteux pour l’Etat.

Une diagonale difficile

Peut être une image de vélo, route et texte qui dit ’50 LA COURTINE OvE’

Strasbourg-Hendaye à vélo. Ce matin Pascal bride a accompli les trois-quarts de sa diagonale Strasbourg-Hendaye (1170km en 99 heures). Beaucoup de vent de face et de pluie. En fait les 99 heures comprennent aussi les arrêts ravitaillement et le sommeil. Il reste donc tout juste le temps de pédaler 12 à 14 heures par jour.

334 km (13h) le premier jour jusqu’à Digoin Saône et Loire (2893m)

308 km (13h30) le deuxième jusqu’à La Courtine Creuse (3272m)

272 km(12h) hier jusqu’à Issigeac Dordogne (2770m)

Il lui reste à parcourir théoriquement aujourd’hui 256 km pour rejoindre Hendaye.

Un beau défi qui va être gagné ce soir à n’en pas douter!

Les potins du lundi

Le vainqueur du meilleur dialogue est…Pascale.

Bravo Pascale! Elle gagne l’aquarelle avec: « ça caille…je dirais même plus, ça caille ». C’est vrai que ça caille en ce début mai.

Taux d’occupation des lits de réanimation le 27 avril 2021

Ce lundi 3 mai, le confinement est levé

Yaouh, on va pouvoir faire comme avant, et même plus. Ceux qui piaffent d’impatience vont enfin se lâcher. Restos, bistrots à gogo, tous les témoignages concordent: la France est jouissive, elle ne peut pas se passer de vivre dans l’opulence et faire preuve d’un peu de prudence, voire de retenue à l’égard des conduites à risques.

Souvenons-nous: ce dernier confinement remonte au 2 avril pour la France entière, après celui du 19 mars qui concernait seulement 19 départements.

A t-on fait des progrès au point de vue épidémique pour que le pays puisse à nouveau retrouver sa liberté?

Oui, la vaccination progresse plutôt correctement même si au fil du temps, on peut s’attendre à un ralentissement du au fait que les indécis et les refuzniks vont devenir manquer dans les centres de vaccination. On le sait: il sera très difficile d’atteindre la fameuse immunité collective surtout venant des générations plus jeunes qui craignent qu’on leur infuse des maladies détectées dans plusieurs années.

Si l’on en juge par la carte des réanimations, on est loin de pouvoir pavoiser. La moitié est de la France est encore en rouge…et les chiffres sont hélas têtus puisqu’on continue à enregistrer 300 morts par jour

Des morts qui ne faiblissent pas

Mais au fond de nous, certains se demandent si cette libération ne nous prépare pas à un nouveau prélude épidémique.

Napoléon fait encore parler de lui

la magnifique gare de l’Ile Napoléon à Mulhouse (plus en service)

A Mulhouse on a Mer Rouge et l’Ile Napoléon. C’est dire que Napo a laissé des traces de son passage. L’Ile Napoléon, je la connais comme ma poche. On dit que son nom est lié à Napoléon en raison du canal Napoléon du Rhône au Rhin de 1806.

On commémore ou pas? le 5 mai 1821 s’éteignait Napoléon sur l’ile de Sainte Hélène. On révise son histoire à cette occasion. On la révise tellement que certains révisionnistes peinent à s’en accommoder. Non Napoléon n’a plus la cote. Beaucoup trop de défauts, de traces sanglantes, de conflits et un passé inhumain, c’est ce qu’on retient aujourd’hui. La vieille politique n’intéresse plus, ce qu’on veut aujourd’hui c’est du sang neuf.

L’ile Napoléon et son obélisque

Alors faut-il balancer Napoléon et tout le reste par dessus bord ?

La France a cette fâcheuse habitude aujourd’hui de se renier en permanence, de s’auto-flageller pour tout et n’importe quoi, sa politique coloniale, son racisme affiché, ses origines chrétiennes, son écriture genrée,…et puis quoi encore?

Garmin par content

Je rentre de ma rando samedi. Je branche le Garmin pour télécharger le parcours. Et bug! Il a pas aimé le copain Garmin la petite goutte d’eau dans la mini-prise USB.

Voila qui fera le bonheur de tous les anti-GPS. J’en connais particulièrement un ici sur ce blog. Il se reconnaîtra. Champagne!

Bon, je ne me décourage pas, j’en ai déjà acheté un autre et je vais envoyer celui-là en réparation

Les potins du lundi

Liège-Bastogne-Liège. C’est beau la Belgique

C’était un fou de vélo monsieur le juge, dira l’assassin, fou d’Allah.

Un type arrive en face de moi dans le petit single qui conduit du chalet du Hochburg au chalet du Weierlé.

C’est assez étroit, alors je profite d’un dégagement pour le laisser passer.

L’homme me salue à peine et baisse la tête.

Soudain dès qu’il arrive à ma hauteur, il sort une énorme feuille de boucher et tente de m’en donner un grand coup sur le casque. J’esquive et je me barre profitant de la pente.

A la lumière d’un nouveau faits-divers sanglant, nous sommes tous fondés à nous demander si notre assassinat n’est pas déjà programmé là où on ne l’attend pas. De la part de gens comme vous et moi apparemment inoffensifs.

C’est une fiction, bien sûr. Je ne suis pas un symbole de la République. Pas encore! On pourra m’objecter que je joue un mauvais film, que non, la France n’est pas au bord du gouffre. Pourtant si je regarde la montée des incivilités, ce que l’on nomme pudiquement par exemple les conflits d’usage, je vois la montée des égoïsmes, préambule des intégrismes? des irréductibles de leur bon droit qui veulent en découdre tout de suite et se rendre justice eux-mêmes.

Selon le Littré, assassin provient de l’arabe haschischin, signifiant buveurs de haschisch.

Ces fous de dieu comme on les nomme ont décidé de nous faire la peau. Ils ne nous aiment pas. Moi non plus. Mais ils ont l’outrecuidance en plus de venir profiter de notre hospitalité pendant de longues années avant de commettre leurs forfaits. Voici donc des fous qui risquent de pousser notre Pays vers le repli sur soi. Phénomène naturel lorsqu’on est attaqué et sans réponse adaptée.

La France a encore beaucoup à apprendre sur sa sécurité intérieure…et j’avoue tomber des nues quand j’apprends que même des corps spécialisés comme la police sont incapables de tirer les enseignements de leurs manquements comme ceux de l’attentat du 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris où l’un des leurs a assassiné quatre policiers.

La culture de la sécurité, cela s’apprend. Dans tous les métiers et dans tous les registres de la vie courante, y compris en faisant son vélo.

La période pandémique devrait nous y aider mais je crains que dès que les vannes seront ouvertes, nous allons retrouver tous nos travers.

C’était un fou de vélo monsieur le juge, dira l’assassin, fou d’Allah.

Envolées Belles en Champagne

Chatillon sur Broué

Il ne fallait pas rater cette envolée belle samedi soir sur la Cinq. Une belle présentation de la Champagne et de son vin, ses caves et son immense richesse capitalistique. Et puis aussi ce formidable lac du Der encore peu connu où le village de Nuisement-aux-Bois y a été englouti. En trait-d’union, le vélo. Du vélo partout. Dans le vignoble rémois où en 1977, j’ai le souvenir d’avoir été « à la ramasse » toute la journée à parcourir la montagne rémoise et son vignoble en long et en large pendant 160 km. Et du vélo aussi autour du lac. Autour du lac, au moins, c’est plat. Et aussi le musée du vélo à Trois-Fontaines-l’Abbaye. Tout un programme pour celui qui aime le vélo!

Trois-Fontaines- l’Abbaye

Les potins du lundi

VAE Canyon Spectral 5200 euros. Le vélo de demain sera électrique ou ne sera pas.

En faire un drame!

Le gouvernement a le pistolet sur la tempe. Il ne pourra pas échapper à la mise en demeure de toutes ces professions sinistrées qui veulent retrouver leurs libertés. A commencer par la liberté de commercer. Et aussi la liberté tout court de travailler.

Oui ce sera un drame, si le 15 mai prochain, les métiers interdits ne peuvent pas se remettre en marche. Coûte que coûte!

Sinon, oui un drame, des drames se produiront avec comme on le suppute déjà des « hors-la-loi » qui commercent en douce derrière les rideaux de fer, derrière les comptoirs, dans les arrière-boutiques. On ne pourra pas éviter l’affrontement de toute une population mise sous contrôle depuis des mois.

Du coté du grand public, les « vous et moi », on commence aussi à trouver le temps long. En l’absence de perspectives, on ne sait pas si l’été sera celui de la liberté retrouvée ou s’il faudra encore relever d’une administration tatillonne qui va vous enfermer dans un univers conditionnel.

Tu viens à Saint-Romans (38) du 13 au 16 mai à la rencontre des Randonneurs? me demande Christian

Je ne sais pas répondre. On ne sait pas répondre. Dans un mois on ne sait pas si la France sera déverrouillée. Ce statut devient scandaleux.

La situation est d’autant plus préoccupante que la maladie planétaire est appelée, selon les experts, à devenir endémique avec une vaccination périodique. J’ai une petite fille qui ne connait que ses grands-parents masqués. Qu’est-ce qui se passe dans le cerveau d’un enfant si petit? quelle image lui donne t-on de nous? C’est dramatique. Ça l’est d’autant plus qu’il semble que nous ne connaîtrons plus que cette distanciation jusqu’au bout, vaccinés ou pas, nous les générations anciennes.

Concrètement, on aura donc droit au passeport sanitaire redouté par beaucoup. Pas seulement pour prendre l’avion mais aussi pour notre quotidien, aller au restaurant, à une rencontre sportive, à un spectacle. Je le ressens comme tel en espérant me tromper.

Ne pas en faire un drame!

marché du VAE

C’est presque un sujet devenu dérisoire que d’évoquer l’irruption du vélo électrique dans notre monde cyclistes. Ce machin là nous colle à la peau. Il n’y a que notre sport ainsi concurrencé de l’intérieur par cet artifice de l’électrification. Je cherche un équivalent, je n’en trouve pas. Le marcheur marche sans exosquelette électrique, le coureur court avec ses jambes, le sauteur à la perche n’utilise pas de tremplin motorisé, le lanceur de poids …,…

La globalisation du marché du vélo fait dire que le vélo progresse. Tant mieux! En revanche lorsqu’on y regarde de près, c’est le vélo électrique qui tire les ventes vers le haut. Et alors?

Il faut se rendre à l’évidence, le vélo de demain sera électrique. Comme pour les voitures dont les constructeurs sont contraints par la réglementation d’abandonner le moteur thermique.

La différence cependant avec les voitures, c’est que le vélo existe depuis toujours dans sa version « écolo ». Avec des pédales. Le vélo écolo n’attire plus, il a perdu la partie. Hier encore à la sortie dominicale VTT, 3/8 de VAE soit près de 40%! Évidemment cela nuit à la cohésion même si chacun y met du sien…d’autant que les nouveaux pédalants ont vite fait de comprendre qu’avec le VAE aucun entraînement n’est nécessaire. Encore quelques mois et la fuite vers le VAE sera totale.

Les VAE en mobilité urbaine ne me dérangent pas s’ils contribuent à améliorer les encombrements, à user de moyens plus écolos. La France n’a pas de culture vélo hormis peut-être une sorte de fétichisme béât pour les types qui grimpent en diagonale l’écran de la télé. Il est donc normal que le VAE puisse séduire ceux qui n’ont pas cette culture du vélo comme peut l’avoir les Pays-Bas. Si les militants du vélo en ville ont du mal à avaler la pilule ils profitent pourtant de cet avantage inespéré du VAE qui met le vélo en « pôle position » des mobilités urbaines.

Amsterdam, la gare. Je n’y ai pas vu de VAE en ville, mais des scooters électriques que la ville a banni

A chaque fois qu’on évoque le sujet, la passion nous enflamme. Je veux reparler du phénomène VAE. Moi je m’en accommode de rencontrer des cyclos électriques en haut des cimes. J’en ai pris mon parti tout en considérant que c’est une autre discipline, plus soft que la mienne où je dois faire des efforts copieux pour me hisser là-haut. Je ne demande pas à un possesseur de VAE de porter un maillot marqué VAE tout en observant qu’ils sont nombreux à être plus jeunes et qu’ils renoncent à consentir les mêmes efforts que moi. Cet investissement physique est comme une récompense, comme celle du marcheur. Le VAEiste s’envoie en l’air à bon compte mais il ne peut y avoir entre-nous de duplicité. Il est ce qu’il est et moi je suis moi. Point!

Charles, mon ami suisse de Delémont, s’est résolu à doper son vélo

Eh ben voilà c’est fait… Mis de côté mon amour-propre et accepté la réalité pour faire autre chose que du plat il me faut maintenant un peu d’aide écrit-il sur Cyclos-Cyclotes le site du regretté Jean-Claude Allonneau.

Charles a 85 ans. Vous le voyez, le VAE est aussi un gage d’espoir pour nous qui aimons nos bécanes.

Ecolo à gogo

Je ne perds plus une occasion de me faire les écolos. Le champ est vaste et c’est facile. Il font beaucoup parler d’eux et c’est un plaisir pour LaRem de les dézinguer comme au tir aux pigeons tellement ils sont nuls. Si l’écologie repose souvent sur de bonnes idées comme par exemple celle d’être moins dispendieux avec la planète, en revanche elle débouche sur des applications complètement loufoques. Les écolos qui ont réussi à convaincre les électeurs de grandes communes en sont l’exemple même. Vouloir couper les ailes aux aéro-clubs qui vivent parfois de faibles ressources est une mauvaise traduction de ce que pourrait être l’écologie moderne. Refuser de Couper un sapin à Noël pour l’illuminer sur la place publique est aussi une belle connerie des écologistes. Des arbres morts, il y en plein dans les Vosges et que font les écolos? Quelque part ils rejoignent ces extrémistes de la pensée qui veulent bannir les crèches de l’espace public et je précise que je ne suis pas particulièrement croyant.

Je m’interroge toujours pour savoir si l’on ne fait pas fausse route à gauche avec les écologistes dès lors qu’une fois aux affaires ils deviennent tous des petits ayatollahs en puissance capables d’effaroucher le bon peuple.

Reste posée la question de la décroissance. Avec ou sans les écologistes puisque une partie de ces gens là sont aussi capables des pires aménagements avec les forces de droite alliées au mondialisme économique qui, comme chacun le sait, se contrefoutent de nos valeurs.

Vive le duc!

La France est d’essence royaliste depuis des lustres. Elle n’a jamais digéré qu’on porte à l’échafaud son dernier roi. Alors à chaque épisode de la royauté voisine, gazettes et lucarnes pixelisées font preuve d’amabilité.

Vingt-quatre heures non stop pour les obsèques du duc d’Edimbourg. De quoi nous faire pardonner cette république médiocre, si médiocre qu’elle en a rejoint tous les canons royalistes, gouvernance sans partage, parlement godillot et contrôle tatillon des citoyens n’appartenant pas à la haute caste.

Vive le roi!

Les potins du lundi

De gré ou de force, un complexe cinématographique est édifié ici. Même si on n’en pas besoin. (Croisière Cernay)

Je résume.

Donc la comcom de mon territoire vient d’allouer 150.000 euros à un complexe de cinéma en construction. 150.000 euros dont auraient eu grand besoin nos pistes cyclables, trouées, ondulantes sous l’effet des racines.

Sur 46 délégués, un seul a voté contre. Cela démontre la grande cohésion de cette comcom pour faire comme avant: arroser notre pognon dans des opérations privées promises dans cinq ans à un plongeon financier. Chacun sait bien qu’actuellement le cinéma est entrain de virer vers du Netflix à domicile et que le spectacle en salle est en plein marasme.

Pour l’anecdote, c’est ce président de comcom qui rechigne à entretenir notre piste cyclable qui va de sa commune Aspach-le-Bas/Michelbach à Leimbach et à qui j’ai écrit le 12 aout dernier

la piste Aspach/Leimbach en 2018, les cyclistes allez vous faire foutre!

Le 1 septembre voici ce que me répondait le maire d’Aspach (et (président de la Comcom)

Une façon expéditive de noyer le poisson

Je résume encore

Le 29 mars dernier, j’ai poliment fait observer à la mairie de Vieux-Thann que le passage piétons et vélos au bout de la rue de la Thur est en mauvais état. (voir l’article)

D’autant plus en mauvais état que l’entreprise de bûcheronnage riveraine prend ses aises pour y déposer des branches de sapins.

Cette semaine, le policier municipal de Vieux-Thann m’a appelé au téléphone.

La barrière va être remplacée par un potelet central rétroréfléchissant et les branches de sapins retirées.

Y’a plus qu’à!…

J’en ai profité pour lui dire que l’itinéraire cyclable (Voie Verte de la Vallée de la Thur) rue Berger André est raté suite aux travaux de renouvellement de la chaussée. Il n’a pas dit non. On est reparti pour trente ans, au moins! (voir mon article du 15 juin 2020)

Il y aura bien une suite , début Juillet 2022 de la « Route du Diable 2020″….(page Facebook de Pascal Bride)

la Route du Diable 2022, départ Valence arrivée Cressia (non loin de Lons -le-Saulnier)

On ne présente plus Pascal Bride dit Bridou.

Malgré son Covid, Bridou a la force de préparer en 2022 les baroudeurs à vélos à une aventure hors normes, « la Route du Diable ». Mieux vaut prévoir longtemps avant une telle épreuve en effet puisque 2021 semble déjà bien compromis en matière de rencontres sportives.

Les amateurs de Paris-Brest-Paris (1200km/12000m/80h) peuvent tenter l’expérience de la Route du Diable. Mais il faut transporter ses bagages sur le vélo et trouver où se loger pendant les cinq jours impartis.

  1 180 km / 19 500 m /  120 h  / GPS

Un truc de ouf comme on dit qui force l’admiration des cyclos du diamche comme moi.

Pour en savoir plus il suffit d’aller sur le site ici ici ici

Les potins du lundi

Une miniature (Buhl)

L’avant n’est plus

A quoi bon potiner puisque l’essentiel de mon avenir est connu. Un avenir distant à l’égard des autres et des choses. Les gens de mon âge qui ont déjà un vécu doivent se résigner à vivre dans ce nouveau monde jusqu’à « la fin » sans doute. Car le temps passant, on voit que cette année écoulée a profondément changé la donne de notre quotidien, nos faits et gestes et aussi les perspectives d’avenir.

L’avant n’est plus, il est derrière. L’avenir reste à inventer. Les gens de ma génération n’ont plus rien à proposer. Ce qu’ils avaient construit a été détruit. Un mode de vie, des relations familiales, des projets coopératifs…un certain art de vivre.

Je me suis installé en témoin de la déconfiture de notre État régalien qui sape un à un les derniers bastions de notre démocratie. On voit jour après jour que le Roi est nu mais il continue à gouverner comme bon lui semble. Trois cents morts quotidiens, c’est la bonne jauge avec laquelle il va falloir apprendre à vivre. Puis lorsque tout le monde aura été vacciné, il faudra recommencer pour les variants suivants exhumés de notre modèle planétaire libéral.

Oui, je sais c’est déprimant.

Vous avez dit gardons nos distances?

Même les cyclistes se font prendre par le virus. Notre célèbre Pascal Bride, Bridou pour les intimes en fait la mauvaise expérience actuellement. Il s’en explique longuement sur FB. Tout va bien et patatras! vous voila cloué au lit. Défense immunitaire ou pas, le virus frappe sans distinction alors qu’on ne s’y attend pas et qu’avec les beaux jours, on a déjà des projets en tête. Le virus vous a frappé sans prévenir et pas nécessairement en faisant du vélo avec les copains. Il peut venir de la famille ou en faisant des emplettes ou encore plus simplement au travail. Le plus angoissant, c’est le tour que peut prendre le développement de la maladie. On le sait tous, au bout de quelques jours on peut manquer d’oxygène et se retrouver malgré soi en réa. Sans compter les séquelles éventuelles parfois longues à traiter. C’est pourquoi je redouble de vigilance au quotidien. Touchons du bois!

J’ai eu à deux reprises ces derniers jours l’occasion de constater que les recommandations sanitaires de distanciation sont à géométrie variable. Sur la route de Staffelfelden, deux pelotons de cyclistes d’au moins 12 à 15 participants chacun. Compacts, bien serrés entre-eux, comme le code de la route le recommande mais contradiction avec le dispositif sanitaire.

Et par ailleurs, un autre jour, un groupe de marcheurs traversant sur la route de Guewenheim à Roderen, une quinzaine là-aussi.

La réglementation sanitaire existe pour le plein air sportif: c’est six membres et deux mètres de séparation. Pour des cyclistes et des marcheurs, c’est théorique et illusoire. « Des branquignols, nos gouvernants » a lancé un marcheur sur le net. Quant aux cyclistes, ils étaient déjà loin avant même que je puisse les entendre.

Tout ça pour dire que nos contaminateurs ne sont pas que les autres, ceux qu’on soupçonne de ne rien comprendre à l’épidémie; les contaminateurs sont aussi parmi nous, des gens comme vous et moi qui se jouent des gestes barrières et de la distanciation, seuls antidotes provisoires à la propagation. Martine Wonner, médecin et députée proche de LREM, a animé une réunion publique à Mulhouse, « que vous êtes beaux sans masques » a t-elle déclaré aux adeptes de la méthode Coué qui refusent toute discipline sanitaire. Et mon médecin de quartier a préféré se projeter…aux Comores! C’est son choix. Macron ne voulait-il pas servir l’Afrique en vaccins alors que nous en manquons!

On a connu en d’autres temps la délation et dans les pays communistes, chacun épiait l’autre. Faudra t-il en arriver là? Cette désobéissance civile qui va grandissant est la marque d’une défiance de la population en réponse à des injonctions gouvernementales infantilisantes. Dans les cercles de pouvoirs, le Français est perçu comme un imbécile qui ne comprend rien…et certains comportements semblent le démontrer, hélas!

La marche, le vélo et…la bagnole

Les transporteurs en commun se désespèrent, ils n’ont plus la cote. La faute au virus qui fait fuir les clients. Les bus « Macron » viennent de différer leur reprise suite au nouveau confinement de l’Ile de France. Au palmarès des mobilités, la marche, le vélo et la sacro-sainte voiture et ses SUV gloutons pour la planète.

Pourtant les constructeurs d’autos se plaignent de voir leur marché contracté de 20% avec le virus. C’est à ne rien comprendre. L’autre paradoxe, c’est qu’un constructeur automobile ne sait gagner de l’argent qu’avec des voitures lourdes et rapides. En revanche pour le vélo, plus il est léger, plus il est cher! Comprenne qui pourra. Quand la 2CV est née, le cahier des charges prévoyait une auto économe, confortable, pour deux personnes et 50kg de patates!

Guebwiller et le vélo

Je me suis un peu éloigné des mouvements cyclistes urbains. Trop de tâtonnements, pas assez revendicatifs à mon goût. Les élus une fois en poste oublient très vite leurs promesses électorales et vertueuses. A Thann, tout est déjà oublié (voir ici), aucune traduction dans les faits d’un quelconque engagement de la nouvelle équipe élue. A Guebwiller, le mouvement pro-vélo se muscle et tente un sondage d’opinion parmi les usagers. C’est louable. En revanche ce qui est regrettable que Guebwiller reste aux prémisses du minimum requis pour rendre le vélo accessible voire sécurisé et agréable.

La plus petite bande cyclable de Guebwiller, rue Théodore Deck: 20 mètres! L’œuvre de rigolos sans doute qui se foutent des cyclistes.

J’ai remonté et descendu en touriste pendant vingt ans au moins cette infâme route Théodore Deck pour grimper ensuite le Bannstein sans y voir l’ombre d’une amélioration. Même avec cet ersatz de piste cyclable rue Schlumberger, le compte n’y est pas.

Pour un touriste à vélo aller chez Husser ou chez Helfter est cependant devenu agréable par l’avenue de la République depuis qu’elle a été rénovée et marquée zone de rencontre…et donc à double-sens cyclable.

Les potins du lundi

Gardons nos distances! Vive le lift! Voici le moyen de ne plus croiser madame Michut dans l’escalier et de risquer d’attraper son Covid

La société (é)mouvante

Comme les sables, la société est mouvante: elle ondule, elle se conforme, elle se réforme, elle se déforme, elle se reforme, elle se répand ensuite, elle est devenue ductile. Mais elle s’interdit encore le tactile en ces temps de distanciation.

Toucher l’autre par convention est une infraction aux bonnes mœurs. On ne sait pas encore comment va faire la planète pour reproduire ses humains…

Il faudra le faire en douce puisque la proximité de l’autre est devenue à haut risque pandémique. Les thèses eugénistes ont de beaux jours devant elles. Déjà la natalité fléchit dans nos peuples de l’Occident. C’est plutôt « je t’aime moi non plus ». Elle régressait déjà avant la pandémie mais les experts prévoient encore une aggravation puisque nous sommes appelés à voir se développer les virus couronnés avec des épines pathogènes pour notre genre humain. « Aimez-vous les uns les autres » disait l’autre. Je voudrais l’y voir…

Alors c’est décidé, on va faire un monde de vieux.

Faire monde avec des vieux, c’est pas une vie. Surtout que ces vieilles badernes souffrent déjà d’un tas de comorbidités! Un monde de vieux ne décourage pas l’économie, il suffit d’adapter le marché à la nouvelle donne, celui du lift.

Assistance généralisée à bord des bagnoles, à bord des vélos et des trottinettes, assistance à domicile, assistance publique, la demande ne risque pas de fléchir. Heureusement on a là-bas un peuple docile de petits Chinois capables de nous dorer la pilule.

Le seul hic, c’est quand tous les vieux auront disparu. Il faudra donc tout reprendre à zéro mais les vieux s’en foutent comme de l’an quarante.

S’agissant des thèses eugénistes, qui consistent à sélectionner les individus, des philosophes accourent. L’épidémie réveille des consciences: pourquoi vacciner les vieux en premier au lieu des jeunes qui doivent suppléer à nos fragilités et qui prennent beaucoup de risques dans leur quotidien ? Hitler ne s’était pas embarrassé, il avait décidé de supprimer les Juifs, les handicapés, les homosexuels supposés déviants du genre humain. Il faut s’en souvenir et même le rappeler.

André Comte-Sponville: on ne peut pas sacrifier toute une économie simplement pour des raisons sanitaires.

C’est la thèse du philosophe André Comte-Sponville: « Nous sommes punis par là-même où nous n’avons pas péché. (…) Il est écrit dans la Bible ‘Croissez et multipliez-vous’. Aujourd’hui, la surpopulation aboutit à une catastrophe écologique annoncée. » déclarait-il sur France Inter le 13 janvier 2020. Depuis que le virus nous a frappé, ACS n’en démord pas « Il n’y a pas lieu de pleurer davantage sur les centaines de décès de la COVID par jour que sur les milliers d’autres morts » (France Info 10 novembre 2020).

Je vais me remettre à la lecture d’Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes.

Il est vrai que plus on vieillit, plus on s’expose à la mort, car la mort existe toujours, parait-il! Mourir en bonne santé, voila une idée qu’elle est bonne aurait dit Coluche. Alors je m’y attache du mieux que je peux même si un accident fatal est si vite arrivé.

S’agissant du vélo, on pourrait aussi se demander si paradoxalement son usage ne contient pas les germes d’un infertilité chronique comme le supposait le docteur Bouloumié: la pratique du vélo est-elle «congestionnante» ou « décongestionnante » , s’interroge le docteur en 1890?

Sommes-nous manipulés?

Cette probabilité revient sur le devant de la scène tout en épousant l’idée que nous sommes les victimes d’un complot. L’État(présupposé sous l’empire de puissances occultes) nous manipule pour mieux nous dominer et nous priver de liberté. Cette théorie qui trouve ses origines dans les bas-fonds de l’ésotérisme nous éloigne du monde moderne, rassurant et cartésien. Le virus ne serait qu’une invention destinée à mieux nous contrôler. Il faut dire que le traitement de l’épidémie par nos États démunis, les approximations, les décisions irrationnelles constituent des arguments de choix pour les opposants aux règles de confinement, de distanciation et de déconfinement confinés.

C’est marqué dessus comme le Port-Salut

Le Bicycode a vécu.

Un lobby de l’antivol s’est attaché à prévenir nos vols de vélos. Il y est parvenu en faisant immatriculer tous nos vélos neufs. Remarquez moi, je n’en ai rien à cirer du gravage de nos vélos; c’est pour les neufs et moi je n’ai que des vieux vélos. Je sais que le terme d’immatriculation fait jaser car notre plaque ne sera pas visible par les centaines de caméras de vidéosurveillance qui pullulent dans nos villes, mais pourtant, notre vélo sera bien inscrit dans un fichier comme celui des cartes grises des bagnoles.

accéder aux données de votre voiture est déjà possible

Pour comprendre de quoi il s’agit,

voir ici et aussi ici et aussi

Sur les 8 méthodes de marquage, 5 sont retenues.

Cela dit, les promoteurs de ce marquage en sont pour leurs frais, le Bicycode à l’origine du mouvement promu par la FUB qui consiste à graver un numéro dans la chair de nos cadres de vélo ne sera pas homologué: trop intrusif dans la matière de nos Ferrari de luxe en carbone ou en titane! Les machines à graver vont donc rejoindre les objets trouvés.

Isabelle et le vélo nous dit tout ici

Les potins du lundi

Blosen’AIR, sa passion le cerf-volant

Écrire serait-il impudique?

ils sont nombreux autour de moi à ne rien dire, à ne rien écrire. Je me suis souvent demandé si le non-dit n’était pas implicite, une sorte d’accord tacite entre les individus pour n’avoir pas à se justifier ou à contester tel ou tel principe ou, pire, une façon de renfermer en soi ses rancœurs, ses regrets, sa colère, voire sa haine. Et aussi sa joie!

A la lumière des derniers évènements crapuleux qui mettent en scène des jeunes gens, je me demande si l’humain n’a pas perdu ses repères essentiels parmi lesquels ceux qui s’imposent au vivre-ensemble. On jette la copine de quatorze ans dans la Seine après l’avoir rouée de coups pour être sûr qu’elle n’en réchappera pas et après on rentre chez soi sans l’ombre d’un remord.

Je ne vais pas faire un amalgame douteux avec un geste criminel mais le silence dans lequel nous enferme la distanciation sociale ne porte t-il pas en germe un accélérateur de nos dérives comportementales?

Un an déjà!

Oui nous avons bouclé une première boucle de notre nouvelle vie, la vie distendue de nos interactions sociales liées au virus. Le gouvernement gouverne comme il peut, un coup à droite, un coup à gauche, pour tenter de maîtriser les embardées du carrosse républicain.

Ces ministres n’ont en vérité plus la main sur la destinée du pays depuis de longs mois. Ils se présentent périodiquement devant les lucarnes, à tour de rôle, l’air contrit, pour nous sommer de porter le masque et de nous laver les mains. Ce sont des agents de salubrité publique. Mais malgré tout nos hôpitaux continuent de craquer. Ce personnel politique a grillé toutes ses cartouches et il est manifestement au bout du rouleau.

Dans mon quartier du Blosen (blasen en allemand veut dire souffler) souffle un vent d’Armorique. On dit que le vent breton chasse le virus, alors je respire le bon vent comme lorsque les sanas de Davos étaient recommandés aux phtisiques. Les soubresauts de la maladie inquiètent de plus en plus ceux qui ont comme moi le temps d’observer. Qui sont ces gens qui se bousculent en réanimation? quels sont leurs vecteurs épidémiques?…le corps médical est secret, on n’en saura donc rien. A moins qu’il ne s’agisse de sociologie? J’ai la vague idée que ceux qui colportent le virus se foutent des recommandations de distanciation et des mesures d’hygiène. Aux cotés d’une population rétive par principe, je soupçonne aussi une grande inculture sociale faite de pauvreté. Mais relativiser le risque en se disant qu’après tout ceux-là l’ont bien cherché n’est-il pas porteur de danger et favorable à la transgression? Ne va t-on pas voir naître des mouvements #mytoo anti-vaccins ou d’autres #mytoo j’menfousdumasque? On voit des professions comme le spectacle vivant se rebeller faute de perspectives et l’on suppute que le mouvement d’insubordination va rapidement prendre de l’ampleur le beau temps venant. On avait parié sur la vaccination avant l’été, mais comme rien n’est simple dans nos sociétés libérales, alors il faudra attendre un peu plus longtemps avant de pouvoir se rassembler en toute quiétude. Pour l’heure les programmes, les projets de voyages de l’été sont compromis.

Le variant de la Promenade

Quoi?… qu’est-ce que j’apprends?…Paris-Nice arrive demain sur la Promenade?… Estrosi, le maire de Nice, s’est réveillé la veille de l’arrivée de Paris-Nice, la course cycliste. On lui a sans doute menti contre son plein gré. Après avoir convaincu les ministères qu’il fallait vider la Promenade de Nice des variants anglais, voila Paris-Nice qui risque à nouveau de remplir le bord de mer de touristes à variants.

Vite, édictons un interdit d’arrivée sur la plage pour la course Paris-Nice!

Il est difficile par les temps qui courent d’organiser une course cycliste.

Les potins du lundi

Le retraité donne dans l’associatif, le sport, la lecture, la peinture, les voyages…tout ce qui l’occupe est bienvenu. Je plains les désœuvrés

Faut pas croire ce qu’on dit, le retraité ne fait pas rien.

Comme beaucoup j’ai un emploi. Un emploi du temps à rallonge. Je suis tombé dans le domaine des inactifs actifs il y a déjà quelques années. De crainte que l’inaction ne gagne tout mon corps et mon esprit, j’ai mis les bouchées doubles. J’ai aussi donné dans l’associatif. Donné est le bon terme, car dans l’associatif le travail est gratuit, même si parfois il coûte. L’associatif est à l’arrêt quasi total avec les restrictions. Quand la reprise arrivera, si elle revient, il faudra retrouver ses repères.

Car la vie, on aime ça. Et parfois on en redemande. En même temps je pense à tous mes congénères qui n’ont pas ma chance, qui vivent péniblement sans moyens et parfois avec une maladie invalidante. Je suis donc parmi les « chanceux », il faut en être conscient pour mesurer la difficulté des autres qui le sont moins.

Tenez, prenons ces nouveaux malades dits du « Covid long » et qui dans la force de l’âge peinent encore un an après à retrouver leur corps et leur esprit. Monter sur un vélo? invraisemblable, leurs poumons ne suivraient pas! On aurait tord de croire que le vaccin va tout simplifier et les les épidémiologistes tirent déjà sur le frein de nos ardeurs car il va falloir continuer de se méfier de l’autre. L’autre, cette étrange relation avec l’autre qui demande de la distance.

Chez moi un grand complexe cinématographique est en construction à Cernay

Un grand complexe de loisir en préparation (Croisière Cernay). La Croisière Cernay fait son cinéma (parking assuré!). Il y a une erreur de casting manifeste puisqu’il faudra aller au cinéma en bagnole. Encore une fois rien de structurant pour amener le changement de mobilités. La commission qui a acté le projet a t-elle une aussi courte vue pour oublier le tram-train et le vélo? Encore une fois ce sont les générations à venir qui vont récupérer le dilemme. Oui mais c’est vrai d’ici là le cinéma aura déjà fait faillite.

A la Croisière, la croisière des chemins fera que les autos pourront converger en masse le soir pour aller au cinéma. Figurez-vous que j’habite à l’entrée d’une vallée alsacienne, la plus peuplée des vallées du haut-Rhin. On imagine donc les nouvelles allées et venues que ce complexe de l’entertainment va entraîner. En même temps les petits centres culturels de Thann et de Cernay font la gueule: leurs salles vont perdre de l’intérêt et leurs finances en prendre un coup vu que les Collectivités préfèrent mettre au pot du grand complexe en construction. Résultat: une pétition circule « non au financement par le public d’intérêts privés! »

Des financements publics en direction du privé, la France en regorge. A commencer par toutes ces usines dont les patrons ont mis la clé sous la porte une fois les subventions encaissées. Remarquez, qui ne tente rien n’a rien en matière de créations d’emplois.

Mais pour un complexe de cinéma? j’ai de sérieux doutes sur l’avenir de telles salles.Le devenir de la production audio-visuelle est en effet en pleine mutation et remplir des salles suppose que l’industrie du cinéma ne soit pas happée par Netflix et Cie.

Ps: j’attends toujours que nos élus locaux dans leur grande bonté décide de créer une piste cyclable pour aller au cinéma de Cernay, ça fera au moins une bagnole en moins le jour où me viendra l’idée d’y aller

Match Amazon/Alibaba

Vinted, c’est le Bon Coin mais version Geek. C’est le palais des pleurs, les acheteurs chinent en direct sur la toile pour gagner kat’sous au point qu’il faudra in fine leur donner l’objet vendu. J’y ai trouvé des godasses de VTT d’occasion encore bonnes à bon prix, des Gran Canion à présent difficiles à trouver. Ce sera ma troisième paire.

Oui, mais j’ai du acheter des cales SPD compatibles avec le système Shimano. Sur le marché, Shimano nous voit venir. Sous blister blindé ce genre de produits coûte bonbon.

Vendues 8.95 euros chez Alltricks…et 12 euros chez Décathlon

Et chez Amazon?

14.24 euros chez Amazon!!! (port gratuit)

Amazon m’a habitué à mieux au niveau prix.

Et où croyez-vous que je les ai trouvées mes cales SPD? Chez Alibaba, le grand magasin chinois

3.05 euros chez Alibaba!!! (port en sus 3.03€)

Jach Ma, l’ex pdg d’Alibaba a construit un empire financier au pays du soleil levant. Mao Tsé Tung souffre énormément dans son mausolée car Jack Ma est aussi membre du parti communiste chinois. Comme quoi on peut être petit par la taille et savoir aussi faire le grand écart.
cales SPD Shimano vendues 12 euros chez Décathlon

Les potins du lundi

La reprise de la saison cycliste en 2021 avec un Covid persistant

L’épidémie va t-elle tuer aussi les clubs cyclistes?

Un grand club mulhousien de cyclotouristes (CCK) affiche sa reprise ainsi…

Dimanche ce sera la reprise officielle de la saison avec en plus
une météo agréable en prévision.
Par contre, covid oblige nous ne pourrons pas offrir l’apéro au retour.
Vous trouverez ci-contre les parcours ainsi que les gestes barrières à respecter.

Le séjour de Cinque Terre des Cent Cols annulé pour la seconde fois

Au Club des Cent Cols le séjour italien du club de mai 2020, reporté en 2021 est de nouveau annulé.

Aujourd’hui les clubs font profil bas: ils n’affichent rien dans leur programme, les assemblées se sont déroulées à la sauvette et les groupes de discussion sont désertés sur le net.

Potins basiques ce matin puisque je vais aborder des questions simples que tout cycliste habitué de voyages et de rencontres est amené à se poser. Si l’on a les questions, on n’a pas encore les réponses tant la crise épidémique semble insaisissable dans notre Europe empêtrée dans ses dogmes et ses valeurs. La France est frivole, on ne la brusque pas, on préfère vivre avec une épidémie qui frise les 300 morts journaliers plutôt que de garder ses distances. Garder ses distances, c’est notre problème de monde moderne et de ses cités peuplées. On devrait tous pouvoir s’acheter une ile.

Quand les rencontres cyclos pourront-elles reprendre?

Il est censé être l’alpha et l’oméga de la sortie de crise épidémique, le vaccin anti-Covid.

Par exemple après avoir été vacciné, on pourrait imaginer pouvoir à nouveau faire du vélo en groupe, participer à des rencontres cyclistes sans craindre de se contaminer.

Ce serait fabuleux, alors on n’attend plus qu’une chose: pouvoir être vacciné…

Cette solution qui semble simpliste tant elle résout l’ensemble du problème n’est pourtant pas envisageable à brève échéance puisque, on le constate chaque jour, les chiffres de gens vaccinés avancent à un train de sénateurs. C’est à dire très peu vite au point qu’il faut s’attendre à passer encore cet été avec un régime de semi-liberté.

Le gouvernement qui a la main sur les libertés publiques va t-il pouvoir débloquer les vannes qui interdisent de se réunir comme bon nous semble?

Jusqu’alors j’ai milité contre le certificat médical imposé pour participer en club vélo. Il s’agissait alors de vérifier qu’on était apte à faire du vélo. Pour moi qui fait du vélo comme je marche cela devenait une intrusion insupportable dans mon modus vivendi et non pas une question de santé publique. J’ai donc choisi de quitter les instances sportives qui s’étaient couchées devant cette injonction. Je dois avouer que j’ai accepté contre mon gré de quitter une organisation cycliste (la FFVélo) avec laquelle j’avais noué des relations amicales et réalisé plusieurs projets au cours des décennies écoulées.

Mais avec la Covid, il en va tout autrement puisque, potentiellement, c’est en contact avec d’autres qu’on prend le risque de se contaminer. Imaginons que la vaccination soit libre…alors lors de la sortie dominicale d’une dizaine de participants, on aura les vaccinés et les non-vaccinés ensemble. Du coté des vaccinés, pas de risque en principe si on est protégés contre tous les variants. Mais du coté des non-vaccinés, il suffira qu’un seul des dix participants (vaccinés ou pas) soit porteur de la maladie pour qu’il infecte tous les non-vaccinés…et nous créons un mini cluster. On connait dorénavant le mécanisme de contamination auquel je le constate nombre d’entre-nous ne prennent pas garde.

Alors je sursois, c’est à dire que je ne rejoindrai un groupe de cyclistes qu’avec un certain nombre de garanties…sinon, je resterai tout seul

Oui au certificat de vaccination anti-Covid

Le certificat vaccinal que l’on a tendance à baptiser « passeport » serait la solution. Vous vous inscrivez à la Randonnée des Trois Ballons Vosgiens mais à une condition, être vacciné, puisque c’est le seul moyen de faire barrage à la propagation du virus. Je ne vois pas comment les organisations sportives non professionnelles vont pouvoir à nouveau fonctionner sans prendre le risque de propager le virus.

Seulement voilà: deux obstacles de taille s’opposent à ce doux rêve de l’altruisme, se vacciner pour se protéger et protéger l’autre

  • d’une part vacciner prend du temps, des mois voire des années, et on n’imagine pas que tous les interdits d’accès ou de réunions puissent être levés sans garantie sanitaire
  • d’autre part c’est sans compter sur l’immense opposition que suscite cette obligation vaccinale parmi les anti-vaccins au nom de toutes sortes de principe dont celui de la liberté individuelle qui serait supérieure à la liberté collective de vivre en société.

On risque donc encore d’attendre longtemps avant de pouvoir reprendre le vélo collectif en toute confiance. J’observe sur les réseaux sociaux un silence: celui des clubs sportifs. Les administrateurs semblent tétanisés par l’interdit qui les frappe: aucun n’est en mesure d’avancer une solution pour empêcher que le club ne périclite. Faire du vélo à six, pas plus et c’est tout. Tout l’été risque de ressembler à cette injonction si entre-temps le virus ne prospère pas davantage.

En attendant je fais du vélo tout seul.

Les potins du lundi

La Lettre Suivie est-elle infaillible?

Je le regrette: la Poste n’est plus ce qu’elle était.

L’augmentation du prix des timbres, soit! Il faut accepter que le service rendu soit devenu plus cher puisqu’il y a de moins en moins de lettres qui circulent.

Mais la qualité du service est aussi devenu un sujet de préoccupation. J’en veux pour preuve que la méfiance s’est installée sur la fiabilité de la transmission des courriers.

La Poste achemine t-elle tous nos plis?

Les réseaux sociaux nous abreuvent de gens mécontents qui ne s’expliquent pas pourquoi un avis est déposé dans leur boite alors qu’ils sont présents chez eux, pourquoi une lettre met huit jours pour rejoindre un quartier de la ville, pourquoi on vous dérange trois fois de suite pour vous adresser un pli recommandé dont le destinataire n’habite pas à l’adresse,…

Alors le client fait le gros dos, il évite de mettre un chèque dans sa lettre car rien n’indique que le destinataire va le recevoir dans les délais ou qu’il va être tout simplement égaré…et que vous n’allez pas risquer la coupure d’eau ou d’EDF. (je sais que le chèque est devenu un moyen de paiement obsolète mais on n’a parfois que ce choix là)

Dernière épreuve en date, la Lettre Suivie

La formule miracle avec laquelle La Poste va nous réconcilier, c’est la Lettre Suivie. Vous payez beaucoup cher plus pour voir à l’ordi votre pli voyager et obtenir une preuve que le service est correctement accompli. A la condition que votre lettre ne reste pas coincée au bureau de poste où vous l’avez déposée entre les mains du guichetier. C’est ce qui vient de m’arriver. J’avais constaté que dans mon bureau de poste, on invitait les usagers à déposer leurs plis non pas dans une boite fermée et inaccessible au public mais dans une corbeille en plastique posée à terre sans surveillance et donc accessible à chacun. N’importe qui pouvait donc vous piquer votre courrier une fois parti. Idem pour La Lettre Suivie, si vous la déposez dans la corbeille sans être flashée, rien n’indique qu’elle a été prise en compte par la Poste. Par mesure de précaution, je fais donc flasher par un agent en ma présence. C’est une faille qu’il faut connaître et savoir éviter…et c’est aussi étonnant que le personnel de la Poste ne soit tenu de pratiquer ainsi.

dimanche 21 février, ma lettre suivie déposée jeudi n’a pas encore quitté le bureau de poste si l’on se réfère au site de la Poste

J’en veux pour preuve que ma lettre suivi de jeudi n’a toujours pas quitté son bureau de poste depuis quatre jours. Pour le constater il suffit de consulter le site la Poste suivre un envoi

A tou.tes!

Je voulais vous parler d’écriture inclusive. Je ne sais pas si ce sont des féministes qui tirent les ficelles, des féministes intello.e.s cela va de soi, mais ce projet d’écriture inclusive est une connerie sans nom.

Je vais essayer de vous trouver des exemples…

Merci à tou·tes d’être à nos côtés.

Imaginez-vous lire un bouquin entier comme ça!

C’est un exemple de la complexité qui consiste à utiliser des points à l’intérieur d’un mot pour le rendre à la fois masculin et féminin.

La Disparition est un roman en lipogramme écrit par Georges Perec en 1968 et publié en 1969. Son originalité est que, sur ses 300 pages (variable selon les éditions), il ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée d’une manière générale dans la langue française.

Les petits Français sont fâchés avec l’orthographe, voila qui ne va pas leur faciliter la tâche.

Perec avait pressenti en 68 cette révolution féministe, il a écrit tout son bouquin sans utiliser la lettre e. Bien fait pour les nanas!

«grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche».

Mais ce n’est pas tout, il convient aussi de féminiser nombre de noms jusque là masculin comme auteur qui deviendrait autrice. Pourquoi pas? on a déjà facteur et factrice, aviateur et aviatrice, acteur et actrice.

Mais pour Madame le Maire, comment va t-on dire? madame la Mairesse? Je m’y perds.

Le but est de battre en brèche une règle grammaticale pourtant simple qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin.

Lever le pied

pas de doute, c’est le droit qui a morflé

Samedi, fin de la balade à VTT. A un kilomètre de chez moi, derrière le centre de tri (encore la Poste!) un arbre couché à la suite des intempéries. Un exercice facile. Je passe mon vélo de l’autre coté, puis j’enjambe le tronc. Je saute.

Crac! la cheville.

J’ai entendu le craquement. Pourtant j’ai des grosses godasses montantes, mes Gran Canion GTX Northwave

Je pédale quand même pour rentrer.

Mais pas de doute, c’est une entorse ou une foulure, je ne suis pas spécialiste de la chose. J’ai cette fragilité du maintien latéral des pieds qui se tordent facilement.

Je vais donc lever le pied quelque temps. Marcher est douloureux, mais pédaler non. Alors…

Les potins du lundi

Il est parti trop tôt

Ma mère me l’a dit, tu rentres dans la zone dangereuse avec tes soixante-dix piges à l’approche. Elle a un peu raison, je vois autour de moi filer tout droit des connaissances que la Grande Faucheuse n’épargne pas. Je m’accroche aux branches comme je peux pour ne pas être emporté tout de suite par cet ouragan qui vise des septuagénaires pourtant encore valides.

Forcément, elle a l’expérience ma mère! Elle n’encourage pas son gamin avec ses courses de joguinje et ses promenades dans les bois. Les bois c’est dangereux, c’est pas fait pour s’y promener, c’est d’abord pour les bûcherons et les chasseurs. Cette irruption du monde des loisirs dans la nature c’est comme une invention contre nature pour ceux qui ont connu les populations agraires.

Je ne note rien. Ou si peu. Quand la page blanche arrive le dimanche, alors je me hâte de pondre quelque chose qui puisse m’occuper l’esprit et aussi intéresser mes lecteurs assidus.

Voila plusieurs jours que je muris cette question: est-ce que ce sera pareil après?

C’est une question quasi philosophique qui en sous-tend d’autres.Savoir si après sera comme avant serait confortable car nous n’aurions qu’une seule chose à faire: reprendre le cours de nos habitudes passées.

Les politiques, en peine d’idées, seraient les premiers satisfaits, ils pourraient reprendre leurs combats d’hier et les affûter. Les grands thèmes de droite, à ma droite, les grands thèmes de gauche…à ma gauche. Cette conséquence simpliste de la fin de l’épidémie pourrait convenir au moins à rétablir les grands schismes qui opposent la planète.

Les nostalgiques du cinéma « de chez nous » seront comblés avec cette chaîne YouTube

Mais, pour l’heure, nous sommes au présent épidémique et l’on voit au loin se profiler de mauvais présages qui feront que rien ne pourrait être « comme avant » pendant longtemps. Ce réflexe du retour en arrière est confortable car rien de nos certitudes du passé ne serait abandonné.

Nos relations sociologiques, notre rapport à l’autre, nos projets de vie, nos habitudes culturelles, nos envies de découvertes d’horizons lointains, nos fêtes familiales, de quartiers, républicaines, religieuses,…, nos pratiques sportives. Toutes ces habitudes du passé redeviendront-elles comme avant?

La perspective que oui tout va revenir n’est pas assurée car au fil du temps qui passe, ce sont de nouveaux écueils qui apparaissent.Ceux purement simples des fameux virus variants qui troublent les chances de la vaccination et qui s’affichent être de redoutables adversaires. Et ceux de l’empreinte des mesures barrières qui va laisser des traces indélébiles dans nos us et coutumes. Je baisse la tête en abordant l’autre sur le trottoir et je bloque ma respiration. Si un bonjour s’applique aux randonneurs, il s’échappe du bout des lèvres. Tout les usagers des territoires, cette France périphérique du terroir, courbent l’échine. Surtout les plus enclins à figurer parmi la liste des pestiférés en puissance, les moins jeunes, les comorbides avertis.

Pour les habitués du bougisme métropolitain, la cause est déjà entendue: nulle question de se priver! On part en vacances, coûte que coûte, puisque bouger est un dogme moderne auquel on ne saurait déroger. Quelle drôle de vie mène nos contemporains des villes obligés de se barrer à chaque week-end tellement la vie des villes semble invivable. Oui, nous retournerons à Phuket l’été prochain. Sans aucun doute. Sous le soleil des tropiques, la vie les attendra. Ces constructions de notre idéal touristique ne sont-elles pas à l’origine de nos derniers maux?

Serai-je captivé?

Je n’en obtiendrai pas la réponse, je n’en ai plus l’âge, mais j’ai comme la vague intuition que notre mal épidémique n’est qu’une conséquence de notre mondialisme en tout, celui des échanges du productivisme, du commerce qui va de pair et aussi de nos échanges culturels et ethniques. On ne me fera jamais manger du singe ou des insectes, ni même supporter des modes de vie en usage depuis des millénaires à l’autre bout de la planète. D’autres le tentent pourtant, on en voit les effets. J’ai connu les grands blocs, celui de l’ouest et celui de l’est. Chacun restait chez soi et se tenait sur ses gardes. Khrouchtchev tapait sur le bureau de l’ONU avec sa chaussure et la France agitait ses Mirages IV en signe d’épouvantail. Avec la détente, on s’est cru tout permis. Jusqu’à accepter des vaccins russes! La détente a parfois de bons cotés lorsqu’il s’agit de sauver la mise de l’autre.

J’ai circonscrit mes dernières lectures au Pays de Caux. C’est là que Michel Bussi m’a emmené avec son « code Lupin »…sur les traces d’Arsène Lupin. J’ai été plutôt déçu par cet ésotérisme dont on cherche en vain la conclusion. Mais j’avoue que le paysage du coté de la Seine et des falaises d’Étretat serait tentant à vélo. Me voici de nouveau dans le roman ésotérique avec le Pendule de Foucault. Il me reste à être convaincu par ce pavé de six-cents pages.

Les potins du lundi

C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.

Ce sont mes deux cent vingt quatrième potins. Depuis que je m’y suis mis, je n’arrive plus à m’arrêter. Cette excroissance de mes chroniques cyclistes m’est apparue un jour sans prévenir. J’imagine qu’alors le champ de mon domaine s’est senti trop exigu pour devoir en sortir. Comme si le cycliste moyen devait se cantonner à un devoir de réserve naturel excluant par principe tous les sujets qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations. Comme si le cycliste était un citoyen de seconde zone où seule subsisterait l’amour de la pédale, une sorte de pédale et tais-toi!

Après tout ce plaidoyer n’est pas nécessaire, il est un juste une façon de m’échauffer dans l’exercice du jour. Je me rappelle qu’à l’école élémentaire, le maître disait « prenez le cahier du jour! », puis commençait le travail difficile pendant que les neurones étaient encore en éveil. Oui, se tenir en éveil, ce devrait être le lot de chacun de nous, surtout dans ces jours troubles où l’exécutif gouvernemental a pris l’habitude de se comporter en régime de dictature, d’urgence sanitaire, quoiqu’il s’en défende, un régime qui consiste à obtenir des sujets un blanc-seing pour maintenir l’épidémie en-dessous du seuil critique de réanimations. Car nous sommes depuis une année sans solutions et au surplus dépendant du bon vouloir de sociétés pharmaceutiques dont la philanthropie n’est pas leur credo.

Il est à présent manifeste que cette pandémie occupera une large page de notre histoire contemporaine. Ceux qui comme moi sont nés après guerre n’auront connu que la pandémie comme marqueur d’un phénomène cataclysmique pour le genre humain. Et encore! ne rien exagérer: les moyens sanitaires et les mesures de protection sont bien supérieurs à ceux de la grippe espagnole de 1919.

Les questions qui se posent à présent sont quand allons-nous en sortir pour le court terme et allons-nous changer de modèle politique, économique et planétaire pour les prochaines décennies?

Pour le court terme, on sait que la recherche va nous permettre avec le vaccin de passer au travers de l’orage épidémique. Même si les turbulences sont fortes au niveau des États, on arrivera à éradiquer le virus. On peut hélas regretter de voir notre Europe économique reléguée pour incompétence crasse et se faire doubler dans la course aux vaccins. C’est un constat qui pourrait peser lourd dans la balance lorsqu’on viendra nous dire qu’à vingt-six nous sommes plus forts que tout seul. Ne parlons pas de la France qui a démontré une fois encore qu’elle était devenue une nation d’arrière plan comme elle l’est déjà pour son école, sa justice, sa police, ses hôpitaux, sa recherche,…son industrie pharmaceutique et même pour sa démocratie jugée « défaillante » par The Economist.

Il est vrai que notre système politique n’est plus vraiment au goût du jour. La défiance du peuple à l’égard de sa classe politique a conduit à confier notre exécutif à une troïka brinquebalante (composante de droite, du centre et de gauche) et à générer une représentation de députés godillots sans expérience. Pour l’heure nous en sommes là. Jusqu’à quand?

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay, des agents de ville font la circulation. En cause la gestion des bouchons du centre commercial tout proche. Ne me contredisez-pas: une grande partie de nos congénères n’ont rien compris à la propagation de l’épidémie. L’épidémie?… où ça ?… Ce qui revient à constater que loin de régler les flux de population, le couvre-feu à 18h a au contraire aggravé la situation. Le consumérisme dans nos sociétés modernes a pris le pouvoir, rien ne peut l’arrêter. Normal, puisqu’on a fermé toutes les autres attractions sportives et culturelles, le bon peuple se rabat vers ce qui reste: les centres Leclerc encore ouverts et ses appendices.

Demain, notre modèle de développement, sauf cataclysme ravageur sur l’humain, va engendrer une successions de déconvenues comme l’apparition des virus et des pandémies, le tout agrémenté des effets extraordinaires du changement climatiques dont on voit déjà les prémisses. Des tempêtes de vent, des inondations catastrophiques, des hivers raccourcis, des canicules à répétition qui mettent à bas l’équilibre forestier de nos régions septentrionales comme celles qui frappent le massif vosgien.

Il est déjà trop tard, mais on ne le dit pas assez car le moteur de la croissance débridée est le seul moteur qui nous parle à nous les terriens d’en bas.

Les potins du lundi

Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.

Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.

Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés

Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.

Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que  » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.« 

Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Van Der Poel, champion du monde de cyclo-cross, de quoi se divertir et être admiratif

Encore temps?

Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.

Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.

Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?

Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Les potins du lundi

Les voleurs de vélo seront-ils intimidés?

Coté vélo de ville, et pas que, l’immatriculation (pour le neuf) est donc devenue obligatoire depuis le 1er janvier. L’immatriculation n’est pas la bonne formulation mais elle a l’avantage de parler aux cyclistes. Indirectement, votre vélo sera attaché à un fichier administratif au moyen d’un marquage renvoyant à votre identité. Il est donc inutile de tourner autour du pot: le marquage vous identifie bien. Et pas seulement, il y a aura aussi votre adresse, le prix du vélo,…

Cela dit est-ce une bonne mesure pour éviter le vol de votre vélo? je n’en sais fichtre rien. Mais mon p’tit doigt me dit qu’un voleur ne sera pas plus dissuadé qu’avant. Isabelle et le vélo espère que le marché du vélo volé va s’éteindre sur les sites d’annonces « ainsi pourra-t-on détecter au premier coup d’œil les vélos volés en vente sur les sites spécialisés » écrit-elle sur son blog

rechercher mon vélo dans cette jungle n’est pas simple (gare Amsterdam)

Va t-on plus facilement retrouver votre vélo volé? je réfléchis…imaginez le nombre de types qui circulent en ville sur des vélos à la provenance douteuse…croyez-vous qu’une task-force va être dédiée au contrôle des Digicodes Bicycodes? pour avoir la réponse, il suffit de se poser la question avec les voitures volées et vous aurez la réponse.

Garage à vélo sur domaine public (Bruges)

Le phénomène du vol de vélo est d’abord celui des métropoles et de l’absence de dispositif pour sécuriser son vélo en ville pendant que vous stationnez. Le site Le Bon Coin est réputé pour le recyclage de vélo volé (la rédaction des annonces ne trompe pas sur les auteurs et l’origine des vélos mis en vente…et pourtant on apprend rarement qu’un réseau est démantelé). Pour qu’un vélo volé se négocie, il faut aussi des acheteurs peu regardants et le marquage les fera peut-être réfléchir avant d’acheter.

Pas de méprise, c’est la FUB qui a poussé à ce marquage des vélos car le problème est purement citadin. Les cyclos vont bosser à vélo, font leurs courses et ne retrouvent plus leurs bécanes en revenant. Du coté des cyclistes sportifs ou de loisir, le marquage n’était pas franchement attendu. Se faire piquer son vélo de course ou son VTT revient à faire une croix dessus, marqué ou pas. D’ailleurs nos bécanes sont surtout volées dans nos caves, pas lorsqu’on sort car on les surveille en permanence. Se faire piquer un vélo de plusieurs milliers d’euros relève d’un autre genre de crapule souvent elle-même un(e) cycliste qui a flairé la bonne affaire pendant que vous signez votre engagement à une cyclosportive. J’ai toujours imaginé que la meilleure parade lorsqu’on a un vélo de prix, c’est de ne pas le quitter des yeux et d’y installer un traceur discret puisqu’on ne se balade pas avec un antivol en U de trois kilos dans son sac à dos!

27.5 et des pouces

26, 27.5, 29 pouces

Sébastien me l’a demandé et je n’ai pas su répondre à ce qui semble être un coup de commerce. Quelle est la différence entre un 26 pouces et un 27.5?

Je ne sais pas lui dire autre chose que la roue est plus grande, donc plus lourde (y compris la fourche) et sur le plan cinétique moins maniable. N’importe quel mécanicien saurait dire cela mieux que moi.

Renouveler le stock de 26 pouces, c’est le but du jeu, on ne me fera pas changer d’avis.

Mais des vendeurs zélés vont vous démontrer par A plus B que tout ce que je dis est faux et que le 27.5 pouces, c’est le Graal, l’objet qu’on attendait tous.

Tous, vraiment? non! seulement une génération plus jeune et plus grande. Car la taille d’un vélo dépend de votre propre taille. Vouloir faire monter un type d’1,70m sur un vélo de 27.5 pouces revient à casser l’harmonie de l’ensemble. Je n’en démordrai pas jusqu’à ma mort puisqu’il est entendu qu’en vieillissant on rapetisse.

Il y a peut-être une façon de nous amener au 27.5, nous les tenants du 26: en construisant des vélos avec une roue de 27.5 à l’avant et de 26 à l’arrière! C’est vachement pratique lorsqu’on crève, il faut avoir deux chambres avec soi! (voir mon article de 2014)

Les potins du lundi

On avait déjà le virus. Et en plus la neige!

Et ton masque? tu as pensé à le prendre, ton masque?…

Ce matin les rues sont transformées en patinoire.

Toute la journée d’hier, les engins de déneigement se sont attelés à racler le plus gros de la couche. Sur les artères secondaires, en revanche, rien! Alors la neige a été tassée et transformée en glace. J’irai à pied jusque chez mon boulanger. Pour une fois je dérogerai à la règle en délaissant mon vélo.

Je vide mes poches…non, le masque noir n’est pas là. Pourtant je jurerais que je l’ai pris. Je rentre chez moi avec un pain congelé prélevé au distributeur extérieur.

Un Zorro à vélo

Vient alors l’inventaire. L’inventaire des masques. Le beau gris pour les cérémonies, le beau noir velouté…et le blanc, le blanc linceul.

masque pour sortir, l’été

Je n’en trouve aucun. Ni celui qui devait être dans ma poche, ni celui dans la pochette droite de mon sac de guidon, ni celui au pommeau du changement de vitesse de la voiture.

Les masques commencent à me faite tourner en bourrique.

Ma dernière petite-fille ne connait qu’un grand-père masqué. Elle est de l’année écoulée. Drôle de bobine que ce bonhomme masqué, un mec louche, qu’elle étudie à la loupe chaque fois que je m’en approche prête à se réfugier dans les bras de sa mère. Je suis le Zorro à vélo.

Le variant du virus

Ce machin Covid s’est installé durablement dans notre quotidien. A un point tel que les plus anciens, comorbides par définition, se disent qu’à défaut de l’attraper et d’en sombrer, ils vont vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec le truc sur le nez.

C’est vrai qu’on nous amuse avec Germaine, Noémie, et Gertrude qui chaque jour ont les honneurs de la presse: elles ont reçu le vaccin! Hourra!

Mais au rythme où l’on nous vaccine, j’ai calculé qu’il faudra plusieurs années avant d’y avoir droit, au vaccin…et qu’un autre variant du virus sera déjà opérationnel entretemps. Un japonais, ou un ougandais, ou un absurdistanais!

Si les Etats n’y parviennent pas, il faudra se résoudre à laisser le marché diriger le monde aussi pour la seringue et son contenu. Eux ont réussi: les Israéliens ont vacciné à tour de bras. Assoiffé de vie et de cohésion, ce peuple se souvient en tous temps de son histoire.

Le virus du vélo

Un certain nombre d’entre-nous piaffent d’impatience: ils veulent retrouver le vélo d’antan, celui d’avant Covid, celui des grandes tablées et des apérobikes. Ce sont des trompe-la-mort pour la plupart, n’en doutons-pas! Alors face aux fans les clubs font le gros dos, ils temporisent. Et moi aussi.

Non, le séjour de 2020 reporté en 2021 n’est pas encore ouvert aux inscriptions. Et pour cause, les auberges n’ont pas le droit d’ouvrir.

Un repas en collectivité restera hautement pathogène si tout le monde n’est pas vacciné (CCC Corse 2016)

Dans cette ambiance morose , faire des projets ou simplement reprendre ceux de l’année dernière est certainement un bon moyen de garder le moral. Nous avons l’espoir, mais seulement l’espoir, de participer à quelques belles randonnées cette année, écrit le Président des Cent Cols

Non, je n’irai pas en séjour collectif en 2021 et le sujet est d’ores et déjà clos. Je l’ai dit, les risques de former un foyer épidémique seront grands si nous nous réunissons pendant huit jours durant à une table collective matin midi et soir.

Je n’irai pas et je le déconseille même.

Un restaurateur pourra t-il ouvrir à une association sans garanties que les pensionnaires sont indemnes de contagiosité? c’est la question qui va se poser quand la profession réussira à ouvrir ses portes et quand la vaccination aura pris son rythme industriel. Dès lors les pouvoirs publics n’auront qu’une solution: imposer que les participants soient tous vaccinés.

Pour l’heure, au vu des difficultés à posséder le vaccin, à le dispenser, on pourra attendre encore toute l’année 2021 en France avant d’envisager une reprise normale du cours des choses.

Les potins du lundi

Tout, tout, tout, nous faisons tout pour le toutou

Un fois, de temps à autre, je me penche sur le cas « chien ». C’est l’ami de l’homme et j’observe dans notre pays un grand engouement pour cet animal domestique aux nombreuses caractéristiques. Petit ou gros, alerte ou enrobé…et j’ajouterai affectueux ou méchant selon les cas rencontrés. Les experts en chien s’offusqueront à juste titre de ce classement purement arbitraire et réducteur. Le chien est étroitement lié aussi et indirectement à notre activité cycliste puisque c’est là, le long des infrastructures cyclables, qu’on le rencontre le plus. Avec ou sans son maître qui a choisi de lui octroyer toute la liberté à laquelle il aspire. Évidemment l’approche est parfois compliquée par le fait que des maîtres s’abstiennent de tenir leur(s) chien(s) en laisse courte. Ce qui ne facilite pas notre passage à vélo. Alors je reste prudent et prévenant à l’approche. Je connais toutes les conjonctures, des plus favorables aux plus inattendues. Du chien dressé et bien sage, au « tout fou » qui va où bon lui semble de part et d’autre de nos itinéraires, au « vicelard » qui guette notre approche avant de tenter de nous ôter un morceau de mollet. Malheur à nous si l’on se blesse avec l’animal, le maître se précipitera. Non pas pour nous relever, mais pour constater les dégâts causés à leur animal.

Mais dans un tout autre registre, les groupes sociaux (Facebook notamment) évoquent de plus en plus fréquemment l’incivisme des « maîtres chiens » lorsqu’il s’agit des déjections sur nos trottoirs citadins. En France on aime le chien mais on revanche on glisse un peu sur le coté rebutant de la bête: il fait caca! On devrait inventer des chiens synthétiques dépourvus de système digestif ou qui mangent leurs propres déjections. C’est dégeu, je sais.

Personne n’apprécie qu’on fasse ce genre de cadeau nuitamment devant sa porte

Alors la ruelle, le trottoir, l’espace vert, le candélabre, le massif floral, le mur mitoyen, tout est un jour souillé par le chien. Si le geste citoyen consiste à ramasser la chose grâce aux efforts des municipalités qui délivrent les sacs aux endroits judicieux, force est de constater que d’autres oublient qu’ils vivent en collectivité. Personne en vue? alors on laisse en place la chose. La sortie nocturne est aussi favorable à l’oubli. Pas vu, pas pris!

Songeons que selon une enquête de 2014, on estime la population de chiens à 7,3 millions d’individus! (source)

Rapportée à une petite ville comme la mienne de 8000 habitants, on arrive à….1000 chiens qui doivent chaque jour effectuer leurs besoins. Sachant qu’un chien produit 70 kg d’excréments par an, on arrive tout simplement à un chiffre conséquent et d’ampleur sanitaire puisqu’il faut évacuer pas moins de 70 tonnes de crottes canines.

Ceci étant dit, je vais surprendre en précisant que j’aime les chiens et j’en ai eu plusieurs dans mon adolescence...et j’ajouterai que je possède un certain savoir sur la psychologie du chien comme mon lecteur peut le constater.

L’obligation vaccinale en ligne de mire

La pandémie continue à faire ses ravages sur la planète. A un point tel que les commentateurs s’essoufflent. On aimerait pouvoir passer à autre chose. Mais 2021 n’en prend pas le chemin. Alors on attend le vaccin en se protégeant plus ou moins bien et en regrettant l’indiscipline de concitoyens pour qui l’épidémie n’est pas majeure dans leur quotidien. Les gestes barrières, le lavage des mains, le port du masque, les concentrations dans des ambiances fermées, tout cela n’est pas respecté avec rigueur et même parfois ignoré! La population jeune a compris qu’elle peut s’exonérer de prudence puisque le risque de gravité pour elle est mineur. Comme nous n’avons pas à notre disposition un état policier comme celui des Chinois, alors fatalement notre gouvernement lance des interdits à la cantonade plus ou moins sévères (et plus ou moins respectés) en fonction des aléas épidémiques. Donc ce matin nous voila confrontés dans le Haut-Rhin, un département cité en exemple pour sa contagiosité, à un couvre-feu renforcé à partir de 18 heures le soir. Le couvre-feu c’est ni plus ni moins qu’un confinement temporel à la place du confinement spatial de l’année écoulée avec son fameux rond d’un kilomètre de rayon. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une privation de liberté que d’aucuns vivent avec plus ou moins de renâclement et d’acceptation.

Face à la défiance du vaccin, un « passeport sanitaire » sera-t-il nécessaire pour aller au restaurant, au théâtre ou au travail ?

La catastrophe économique est là. Les métiers du tourisme, de bouche, du spectacle sont à présent sinistrés. Et viendra l’heure où l’on reprendra timidement le cours normal des choses quand nous serons assez nombreux à pouvoir montrer notre passeport vaccinal pour aller au restaurant, au spectacle, prendre un avion, participer à un voyage d’agrément ou professionnel. Ce sera une sorte de « laisser passer » capable de rassurer.

En ce qui me concerne, je vais attendre. Je vais attendre, non pas pour me faire vacciner, mais pour voir si les organisateurs de séjours cyclistes, comme mon Club des Cent Cols, imposeront une preuve de vaccination avant de réunir leurs membres…

Pour être inscrits à l’école, les enfants doivent ainsi être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. De même, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour se rendre ou pour vivre en Guyane. L’exercice de certaines professions médicales est également soumis à une obligation vaccinale pour l’hépatite B, la typhoïde, la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite. (source)

Le professeur Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique (1999 -2008) considère pour sa part que nous ne ferons pas faire l’économie de l’obligation vaccinale pour sortir de cette pandémie: « se vacciner, c’est un geste citoyen » déclarait-il la semaine dernière sur LCI…et il ajoutait qu’il fallait éloigner les soignants réfractaires au vaccin du fait qu’ils sont des vecteurs importants de la maladie pour les malades.

Des soignants réfractaires à la vaccination? oui, il en existe beaucoup dit-on des personnels qui refusent de se vacciner. Alors aller à l’hôpital ou en maison de retraite ne serait finalement pas sans risques.

Notre société a besoin d’éducation et aussi d’un ordre moral qui semble lui faire défaut de plus en plus.

L’obligation vaccinale s’imposera naturellement aux États dès lors que les opposants aux vaccins vont empêcher la fin de l’épidémie et la reprise normale de nos activités. Le projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », a été enregistré le 21 décembre à l’Assemblée nationale.

Mais cela va prendre du temps, beaucoup de temps. A raison d’un million de personnes par mois, il faudrait donc 30 mois pour vacciner la moitié du Pays…et attendre que l’autre moitié opposée au vaccin prenne le temps de changer d’avis. La reprise de notre vie sociale et économique est donc fortement corrélée à l’attitude de ceux qui refusent le principe même de la vaccination.

La fin des trumpitudes

En avons-nous terminé avec Trump et ses turpitudes de mauvais garçon? Mélania est à plaindre, elle qui est l’otage d’une famille. Peu importe, c’est de la romance. Il reste à peine deux semaines durant lesquelles le trublion Trump est encore capable du pire, comme déclencher une guerre nucléaire. Alors Nancy Pelosi a fait en sorte de lui confisquer les clés de la bombe. Ouf!

T’chao l’autiste

Des fascistes ont réussi à infiltrer le Sénat américain. On vient de le voir aux States où l’on a découvert comment une grande démocratie a réussi à se vautrer pendant quatre années avec Trump dans ce qui ressemble à une forme de dictature bananière. Des voyous de bas étages? Non des fascistes ont opéré au Capitole à Washington. Il faut nommer les choses par leur nom.

L’Amérique se révèle être loin du rêve qu’elle a incarné: divisée, inégalitaire, brutale, empêtrée dans son système électoral…et confrontée à une épidémie galopante qu’elle peine à contenir.

Ce qui reste à craindre à présent, ce sont les effets mimétiques de l’Amérique sur l’Europe.

Les potins du lundi

Tout d’abord je voudrais respecter une convention, celle des vœux. On est tous plus ou moins embarrassés avec cette pandémie comme ici à Bernwiller qui ajoute épiquoi comme si Bonne Année ne suffisait pas…

Rendez-vous compte si je vous souhaite plein de vélo en 2021 et que le méchant virus nous terrasse une fois de plus, on va dire le Vélomaxou y s’est foutu de nous. Alors pour conjurer le mauvais sort, ne disons rien: faisons notre vélo sans rien dire et évitons de nous frotter dans les grandes assemblées populaires en attendant que le calme revienne.

travaux ruraux sur itinéraire cyclable Aspach-Leimbach en mars 2018

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage  » (La Fontaine)

Cet itinéraire là, nous on le sait les cyclistes, il est pourri du fait que les agriculteurs du coin le défoncent comme ils veulent sans rien demander à personne.

Mais patience, le maire d’Aspach-Michelbach, François Horny, m’a fait savoir que les choses allaient s’arranger.

Un schéma cyclable, la bonne blague. Circulez, y’a rien à voir

Les cyclistes sont habitués au temps long. C’est une caractéristique que l’on retrouve dans beaucoup d’autres domaines comme actuellement dans la mise en œuvre de mesures vaccinales .

Nous avons un nouveau président de la Communauté de communes de Thann-Cernay. Il s’appelle …François Horny.

Vif comme l’éclair, François Horny a délivré pour la nouvelle année dans nos boites à lettres 18100 exemplaires d’un livret contenant « les bonnes résolutions de 2021 » écrit par Alexandre Chardin (au demeurant très bien écrit par le prof de lettres mulhousien auteur de livres pour enfants) et accompagné de 31 cartes postales détachables. Un livret qui a du coûter bonbon aux chers contributeurs et cochons de contribuables. Je n’y ai trouvé nulle allusion à un schéma directeur cyclable. On pouvait s’en douter car le vélo n’est pas vraiment d’un intérêt majeur pour nos édiles locaux. Cernay a par exemple déglingué la bande cyclable de la Voie Verte au niveau du Bike Park sans aucune précaution ni panneau. La Voie Verte? Cernay ne connait pas.

Plutôt que des cadeaux avec nos sous, faites nous des pistes cyclables dignes de ce nom

Des cartes postales détachables à l’heure des SMS et de la hausse du timbre postal (La lettre prioritaire passe à 1,28€, alors qu’elle coûtait à peine 0,46c en 2000)….

Le fini-parti toujours d’actualité au ramassage des déchets

Autre sujet pour lequel on attend une amélioration, ce sont les fangios du volant qui conduisent les mini-camions poubelles. Une délégation de la Communauté de Thann-Cernay qu’elle a elle-même délégué au Syndicat Mixte SMTC. Figurez-vous que ces camionneurs travaillent en régime « fini-parti » comme à Marseille dans le passé.C’est à dire que la tournée terminée, les types sont chez eux à midi. Le camion fait des bonds au démarrage de porte à porte et le préposé s’empresse de jeter les sacs par-dessus sa benne plutôt que d’utiliser le vérin hydraulique de levage. Et si on demandait à accéder aux éléments administratifs de ces camions et aux factures d’entretien comme la loi nous y autorise pour constater comment sont utilisés nos impôts.

Chiche!

Sofern es nicht kalt ist, gehen wir essen

S’il ne fait pas froid, nous allons manger ou À moins qu’il ne fasse froid, on va manger

Bon sang, c’est pourtant simple! si la subordonnée est devant le verbe doit être à la fin et si la principale est après la subordonnée on doit commencer par le verbe. Elémentaire mon cher Watson!

Ob er dir hilft, weiss ich nicht

Je ne sais pas s’il t’aidera

L’allemand écrit et parlé a ses codes, plus exactement sa grammaire mais aussi ses idiomes, comme toute langue. Impossible d’y échapper! Si l’on se réfère à un site en ligne comme Duolingo, le truc est sans pitié; si tu écris un mot de travers, paf! recommence. Parfois je recommence jusqu’à 5 ou 6 fois. Je suis dans les conjonctions, obwohl, denn? oder da?, sowie, sobald, solange, entweder,...et à la fin je patauge, j’ai envie de lancer le clavier dans l’écran. Avec les cours en ligne faut bosser. Quand je fais une heure de suite, je suis mort. Ce n’est pas comme à l’école où l’on peut se planquer derrière un gros au troisième rang.

Der, die, das, l’inversion sujet/ verbe, le verbe à la fin, les déclinaisons, l’accusatif, le datif, les verbes forts, les faibles,…chez les Allemands tout est réglo. Vivement que j’aille à DM faire le quéqué; si la caissière est française, elle va se marrer grave.

Heureusement j’ai trouvé de l’aide sur YouTube avec Jeanne d’Apprendre natur’allemand (Jeanne a, je crois, des attaches alsaciennes)

C’est curieux de tenter de parler allemand à près de 70 ans, mais ça me remue le cerveau.

Tchuss!

Les potins du lundi

Tchao Élisabeth!

Entre deux fêtes, il est de bon ton de mettre en sommeil les grands sujets, les passe d’armes de la politique, de l’économie, de la société. Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est pour mieux rebondir dès 2021.

Cette année 2020 qui s’achève a été une nouvelle Annus horribilis pour l’Angleterre. Souvenons-nous, c’était en 1992 que la reine Elisabeth II prononçait ces mots pour qualifier les déboires de la famille royale. Même si Boris Johnson s’en défend, le Brexit risque de compliquer le grand marché qu’il compte développer avec l’Europe alors même qu’il en disposait déjà avec le marché commun. Comprenne qui pourra!

2020 pourrait être aussi la fin d’une certaine idée de l’Europe depuis que les Anglais ont choisi de rompre les amarres de leur île pour des cieux leur rappelant leur idéal colonial planétaire.

L’Europe du marché commun n’a rien à gagner de ce divorce dont les attendus rassemblent des milliers de pages. A ce jeu du chat et de la souris, on ne saura pas qui a gagné ou perdu avant plusieurs années.

Le dernier blocage de la frontière anglaise par la France pour freiner un variant du coronavirus nous a offert une traduction de ce que préfigure le rétablissement des barrières douanières avec l’Angleterre.

Corona, attendons la suite…

Comment va se comporter l’épidémie en janvier? on ne le sait pas encore. Mais ce dont on est sûr, c’est que le virus s’attaque à notre modèle de société. Au Moyen-Âge, lorsqu’une épidémie survenait, elle décimait la moitié des habitants de certaines villes. On n’avait pas le secours de la science pour tenter de comprendre, de se protéger efficacement.

Aujourd’hui, en dépit qu’on se protège avec des gestes barrières, le vaccin se fait attendre et l’on observe tout de même jusqu’à 300 morts par jour en France depuis plusieurs mois.

Le principe vaccinal est-il l’arme absolue?

La campagne vaccinale démarre en France et en Europe. De nombreuses inconnues subsistent:

  • quand serons-nous vaccinés?
  • combien de temps serons-nous immunisés?
  • le vaccin est-il efficace en cas de variants?
  • le taux de vaccination sera t-il suffisant pour faire régresser l’épidémie?

C’est un mal de société

Le virus est d’abord né d’un désordre environnemental qu’on évite d’évoquer dans les cercles politiques et économiques tant il met en question notre mode développement. Il vient d’Asie comme la peste d’antan, on en est à peu près sûr et il révèle des us et des coutumes avec le monde animal qui permettent aux zoonoses de se développer.

Ensuite c’est un mal lié au capitalisme mondialisé et son corollaire: des mégalopoles qui commercent entre-elles à l’échelle planétaire. Il est loin le serf qui exploitait son arpent de terre au fin fond de la vallée échappant ainsi aux contaminations. Il n’y a donc aucune raison que d’autres virus n’apparaissent pas et continuent d’affoler la planète.

Traduction de cette épidémie: la pandémie actuelle devrait coûter environ 10 000 milliards de dollars à l’économie mondiale. On comprend donc que les labos soient mis à contribution pour juguler le problème en urgence. Trump en bon capitaliste obtus avait imaginé l’eau de javel, le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov pense régler le problème en suçant un bâton de réglisse. Il est clair que la campagne vaccinale a de sérieux handicaps devant elle vu le nombre d’oppositions qu’elle suscite. Particulièrement en France.

Le passeport vaccinal a de beaux jours en perspective si le monde capitalisme veut se prémunir contre le dérapage viral qui affecte son business. Le fameux stop and go qui consiste à confiner puis déconfiner les populations risque de se poursuivre en 2021 avec les conséquences que l’on connait au plan sanitaire, social et économique.

D’aucuns pensent que la troisième vague se prépare dès les fêtes terminées. On parle même sur la toile du 4 janvier pour reconfiner. Les grands perdants de ce genre d’exercice punitif sont d’ores et déjà inscrits sur les tables de la loi des faillites: restaurateurs, salles de spectacles, artistes, cinémas et compagnies aériennes. Hop! la filiale d’Air France cherche comment se débarrasser de 1000 employés dont 300 pilotes. On ne pourra indéfiniment tenir des zincs en état de voler sans passagers à transporter.

Les cyclos aussi

Confiner les sportifs, est-ce nécessaire?

Les autres perdants du Corona, ce sont tous ces invisibles qui forment le monde associatif et sportif qui n’ont plus ni accès à leurs activités, ni même le droit de se déplacer et de faire des projets. Dans le monde du vélo, les calendriers de rencontres vont une fois de plus être menacés. Il est évident que des gens de ma génération vont sursoir à leurs projets soit parce qu’ils seront empêchés de voyager soit parce qu’il seront mis en garde des dangers encourus

L’Ardéchoise hésite sur sa page Facebook

Contrairement aux autres années, l’Ardéchoise n’a pas encore lancé sa campagne d’inscription pour sa prochaine édition. Elle devrait le faire au début de l’année prochaine, mais sa décision reste suspendue à l’évolution de la pandémie et à celle des mesures prises ou envisagées par le gouvernement.Les sept salariés et le comité directeur sont au travail avec pour objectif de ne léser aucun cycliste tout en assurant la pérennité de l’épreuve.

La Cyclomontagnarde des Vosges tient la route

Grimper le Petit-Ballon est toujours apprécié (Audax 2008)

Du coté de la Cyclomontagnarde des Vosges, les dates sont arrêtées, ce sera les 3 et 4 juillet 2021.

Le parcours des Deux Ballons semble à ma mesure. 110 km avec 2300m de dénivelée, je pourrais encore y arriver à une condition: pouvoir m’entraîner avant! (Eguisheim-Val du Pâtre-Bannstein-Amic-Grand Ballon-Markstein-Sondernach-Petit Ballon-

En cas d’annulation de l’évènement, pas d’inquiétude, vous serez totalement remboursé est-il indiqué sur la page d’inscription. C’est bien que la crainte existe encore actuellement de voir le programme 2021 bousculé.

Les potins du lundi

Il est temps de songer à 2021. Mon vélo fatigue

Noël, c’est quand déjà?

On voudrait presque nous faire oublier Noël tellement ces fêtes de fin d’année sont lourdes d’incertitudes. On, ce sont les pouvoirs publics qui ne savent plus quelle option choisir pour nous dissuader de faire la fête. La fête à tout prix! Je regardais vendredi la télévision qui au soir à 20 heures nous montrait les images du périphérique parisien attestant que le couvre-feu ne semblait nullement dissuasif pour partir malgré tout.

Partir malgré tout!

Partir malgré tout, c’est bien le problème de nos sociétés modernes où la bougeotte est institutionnalisée. Dissuader de grandes masses de populations de bouger dans un pays démocratiques semble être un vœu pieux. Un Parisien est avant tout un provincial dès que les congés sont là. Mamie attend à 600 km de là, et si nous n’avons de ski, alors on ira à la mer. Tout est bon pour partir…et colporter l’épidémie. Avec les cadeaux en prime.

Après dix mois de virus, nous en sommes là. C’est à dire au point de départ. Le seul changement qui se dessine début 2021 sera l’inévitable constat: on continue comme avant.

Les cohortes de fermetures d’entreprises en plus.

Cet épisode interminable du Coronavirus ne semble pas pour autant avoir atteint notre soif de lendemains heureux. Les bars? les restaurants? les spectacles? on ne sait pas s’ils pourront encore longtemps être tenus sous perfusion financière, ni les entreprises de l’aéronautique et de voyages.

Le Président fait le job

On l’avait élu pour son dynamisme, aussi pour son âge, et son incroyable défi de tenter de rabibocher deux mondes, deux blocs opposés, la droite et en même temps la gauche. Mais on n’avait pas imaginé que son insouciance, son coté tactile disent les commentateurs, le mettrait lui-aussi en difficulté. Des nuits de travail, des serrages de mains, des tapes dans le dos, Macron a continué de faire people avec son entourage en dépit de la présence d’une garde sanitaire rapprochée. Triste démonstration de la part de ceux qui professent des mises en garde quotidiennes à ceux d’en bas, les derniers de cordée.

Mais pour bien comprendre la problématique de l’Etat, c’est qu’il n’arrive pas à convaincre une grande partie de la population rétive aux mesures barrières. Vendredi, revenant de mon vélo, mon attention fut attirée par le curieux comportement des acheteurs de tabac du bar de Meyenheim: certains restaient sur place et sirotaient une consommation à l’extérieur, signe qu’un marché clandestin s’était développé.

Nulle crainte des récalcitrants qui ont compris que les contrôles de deuxième confinement sont beaucoup plus discrets que le précédent. Est-ce le constat que nos forces de police sont au bout de rouleau? au bord de l’épuisement après tant de sollicitations depuis les Gilets jaunes ? ou alors est-ce la traduction d’une discorde entre le monde syndical policier et le discours politique?

Le dos rond

2021 qui se dessine ne me rassure pas. Je vais continuer à faire le dos rond sur mon vélo et éviter les contacts rapprochés. J’en suis conscient, nos relations sociales vont continuer de souffrir car à part s’isoler on ne sait pas vraiment comment échapper à la contamination de façon certaine. Faire l’impasse sur des pans entiers de notre vie familiale et sociale ne va pas être facile pour nombre d’entre-nous.

Pour écrire sa fiction L’année du lion, Deon Meyer décrit son but « Pour le monde que je voulais décrire, j’avais besoin de tuer 95% de la population mondiale en gardant les infrastructures intactes. Un virus m’a semblé l’arme idéale ».

Que seraient nos routes débarrassées de 95% de leurs usagers, nos villes désertées et laissées au monde animal, nos forêts abandonnées? Espérons que la réalité ne dépassera pas la fiction!

Nous avons des perspectives rassurantes avec la vaccination. Mais le statut vaccinal qui se dessine aurait pour objet de scinder en deux l’humanité: les vaccinés et leur passeport santé ouvrant la plupart des portes et les non-vaccinés obligés de rester chez eux. Le sujet n’a pas fini de diviser vu le nombre de ceux qui préfèrent éviter, à tort ou à raison, d’accepter le vaccin et ses rappels fréquents.

Pour terminer mes potins de ce lundi, je vous recommande cette vidéo d’une durée d’une vingtaine de minutes qui retrace l’épidémie de peste noire de 1347 et ses prolongements. Toutes proportions gardées, on ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la peste d’alors et le coronavirus d’aujourd’hui notamment dans sa transmission et la façon d’isoler les malades.