Catégorie : les potins du lundi

Editorial

Les potins du lundi

courrier des lecteurs DNA 10 nov.2019

On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.

Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?

Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…

  • Une perte de 3 points.
  • Une amende forfaitaire de 135€.
  • Une amende minorée de 90€.
  • Une amende majorée de 375€.

…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?

Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.

Chaucidou à Altkirch?

Altkirch, le paradis des bagnoles au centre-ville

Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!

Un Chaucidou ressemble à ça…

Chaucidou hollandais

Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.

Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.

Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.

Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.

J’ai une très mauvaise opinion de la place faite aux vélos par la municipalité d’Altkirch. Si ce projet voit le jour, je déménage à Altkirch. Bon, je crois que finalement Altkirch va renoncer.

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Les potins du lundi

Grues cendrées en migration

L’évolution est lente.

Tellement lente qu’on ne la voit pas. Avant que l’homme ne soit homme, il a du s’en passer des millénaires…

Le vélo est aussi un mobile à l’évolution lente. Sauf pour les compétiteurs. Il est à l’image de la vie normale, de ceux qui ne veulent pas consumer tout leur potentiel physique et moral trop rapidement.

L’évolution lente du vélo

Cette évolution lente se transforme chaque fin d’année cyclotouristique en récapitulatifs divers, en palmarès, en scores,…un étalage de cols, de kilomètres, d’images, de pneus usés, de chaînes changées et pour les plus hardis de moyennes soutenues.

Le plus dur à mon humble avis va être de redescendre de ce piédestal d’estime de soi au fur et à mesure que, l’âge avançant, on va devoir constater parfois avec surprise que tous les paramètres auxquels nous tenons sont en recul. Je ne sais plus où j’ai lu que nos forces déclinent de 3% l’an. En cause, l’âge. On voit ainsi que notre potentiel physique est mathématiquement amputé de 30% sensiblement tous les dix ans. Alors notre centenaire à vélo Robert Marchand en est d’autant plus méritant qu’il ne lui reste plus beaucoup de moyens pour entraîner son vélo en haut d’une côte…sans assistance, cela va de soi.

Le monde du travail qui s’est tant donné au cours du siècle, mois après mois, voit disparaître ses acquis pourtant conquis de hautes luttes. J’entends dire que le travail de nuit ne commencerait plus à vingt heures mais à minuit…alors que la nuit tombe dès 17 heures avec nos fameuses heures d’hiver. Je sais ce que c’est travailler la nuit, je connais les troubles qui l’accompagnent, des troubles sensoriels, une fatigue accrue, des sommeils en pointillés, des relations sociales altérées. La casse du monde du travail, c’est aussi une évolution lente contre laquelle on semble démunis. Cette évolution est pour sûr une régression sociale que nous mettrons longtemps à enrayer.

Les oiseaux migrateurs ont trouvé le moyen d’échapper chaque hiver à la dureté du climat.C’est un astucieux phénomène d’adaptation qui conduit les oiseaux à migrer en fonction de nos saisons. Mais les migrations ont tendance à présent à évoluer en raison du réchauffement climatique. Certains oiseaux se sédentarisent. C’est une évolution lente qu’on constate en Alsace notamment avec les cigognes dont certaines restent l’hiver sur place. Il est vrai qu’à force de les nourrir grassement, on a pesé sur le processus migratoire.

Carte des migrations hivernales en Europe des grues cendrées. Au lac du Der dans la Marne on a dénombré le 3 novembre 2019 268000 oiseaux migrateurs, un record. La grue peut donc traverser la France en une journée. Sans l’aide de Bison Futé!

Le loup revient. Dans nos campagnes vosgiennes, du coté d’Autigny-la-Tour, les craintes ancestrales reprennent corps. On évoque sa présence ici, puis là, puis ici et là en même temps. Les plus anciens d’entre-nous ne chantent pas « promenons dans les bois pour voir si le loup n’y est pas ». Ils ont peur de voir leurs troupeaux décimés. Le retour du loup, c’est la bête du Gévaudan, un mystère qui réveille l’inconscient collectif fait de légendes et de terreur. C’est aussi une lente évolution auquel le monde moderne n’est guère préparé.

Les grandes transhumances routières se terminent aujourd’hui. Le Bison Futé va pouvoir se reposer. Pas trop puisque les vacances de fin d’année se profilent déjà à l’horizon. Les goûts des Français et de nos voisins ne sont pas prêts de changer. Prendre la bagnole ou le train chaque fois qu’on peut s’extraire des contingences du quotidien pour changer d’air, c’est une constante de la vie moderne et citadine. Puis revenir et constater que rien ou presque n’a changé le lundi matin à son bureau ou à son usine. Les mêmes voisins, les mêmes embouteillages, le même patron, les mêmes collègues…et parfois le même ennui.

Pourtant au fond de nous-mêmes, les raisons de croire en de profonds changements nous taraudent. La question climatique en tête, mais pas que! Il faut aussi constater les mécontentements qui surgissent partout sur la planète et s’interroger sur cette nouvelle (r)évolution sociétale qui ne dit pas son nom.

Les potins du lundi

Trottinette M365 Xiaomi 400 euros chez Fnac, Amazon, CDiscount. De quoi rentrer pas fatigué du tout de sa balade dominicale sur les bords du Rhin

Trottinons!

J’ai l’air malin avec ma trottinette Oxelo de chez Décathlon, à trottiner sur le trottoir. Avec la trottinette électrique, on ne trottine plus, c’est devenu ringard. On se translate sur une latte électrique à dix centimètres au-dessus du sol. L’analogie avec le vélo s’éloigne. Il reste deux roues minuscules et un guidon, le tout mu par un effet gyroscopique qui vous tient en équilibre dès qu’on roule.

C’est à un véritable phénomène de société que nous assistons en ville avec l’explosion des trottinettes électriques. Du moins, c’est ainsi que les choses nous sont présentées, nous qui, en province, n’assistons à rien de tel. Alors il faut le croire.

Le magazine Gyronews, adepte de toutes les nouveautés en matière d’Engins de Déplacement Personnel (EDP) déplore l’attitude des médias vis à vis de ce nouveau moyen de déplacement qu’est devenu la trottinette électrique… L’essor de la trottinette électrique engendre un problème de cohabitation avec les autres usagers de la voie publique, à commencer par les piétons. (relevé dans Gyronews)

Du coté des pro-trottinettes, on cite volontiers l’immense avantage de la trottinette en libre service qui permet de traverser Paris en une trentaine de minutes tout en profitant du soleil et de la vue.

Trottinette Dualtron Ultra coréenne capable d’atteindre 90 km/h

Qu’est-ce qui rassemble ces nouveaux tenants de la route urbaine, de la rue? ont-ils une sociologie particulière? attendons de voir si le phénomène va au-delà du bobo BCBG parisien et des grands centres urbains…Cependant déjà tout un microcosme besogneux s’est mis en branle derrière le phénomène trottinette avec ces précaires qui ramassent les engins le soir pour les recharger en électrons et qui les rapportent au petit jour là où ils seront réutilisés. Ne nous trompons pas: ce qui semble dessiner un trait commun entre les utilisateurs, c’est une défiance, une défiance des convenances et des codes. Pas seulement du code de la route mais aussi du code des civilités. On est dans ce que nommerait Pierre Sansot une sorte d’anarchie joyeuse qui défie les lois.

Et du coté des cyclistes?… les cyclistes?… ils font le dos rond. Eux qui peinent depuis des décennies à aseptiser la ville de ses voitures sans y parvenir, à tenter de montrer une image moderne et écolo et comment bien se comporter en ville, les voila relégués avec leurs vélos au rang de primitifs antédiluviens. Le vélo est devenu non avenu, inutile, rétrograde et encombrant. Combien de divisions chez les cyclistes? s’amuseraient les corps constitués face à nos revendications multiformes. Rien de cela chez le trottineur, il prend la rue. La rue l’a pris. Au diable les autorités! Finalement le mouvement trottinette est révolutionnaire avant l’heure.

Il suffisait d’y penser

Il fallait s’en douter. Avec une simple planche à roulettes et un guidon, (plus quelques kilos de technologies à base de lithium issu de nos terres rares) les urbains ont trouvé d’un coup la parade aux embarras de la ville. Plus besoin de bagnoles, de transports en commun, de métro qui oblige à vivre comme des rats, de scooters (la grande sœur de la trottinette),…la trottinette répond à toutes les attentes, y compris la contrainte environnementale. Absence de bruit, de pollution locale, de place mangée sur le domaine public, et même…absence de code de la route puisqu’il est avéré que ces engins se faufilent partout en toute impunité. Qui va croire que la maréchaussée sera en mesure d’endiguer ce flot d’indiscipline!

Bien joué, les trottinetteurs!

Le gouvernement subitement se réveille et décrète. Les nouveaux engins de déplacement personnel mettraient gravement en question le dogme du tout bagnole et son corolaire « le code de la route ». Alors on réglemente (voir mon article) dans l’urgence. Car les trottineurs n’ont cure des conventions: tout l’espace public leur appartient et n’a plus de limites. Grave déconvenue pour ceux qui s’escriment à édicter des règles de partage du domaine public, à commencer par les cyclistes! La trottinette s’instille en zigzaguant sur les bandes cyclables, lorsqu’elles existent, au grand dam des inconditionnels de la bécane. Expulsés les cyclistes? oui il y a des risques.

Alors tout le monde attend. Attend de voir le soufflé trottinette retomber. Le seul espoir. Déjà les loueurs se désespèrent du vandalisme qui ronge leur business-plan à grande vitesse. Du coté chinois, des cargaisons entières de trottinettes sont prêtes pour remplacer celles jetées à la Seine.

Si la trottinette électrique plait tant, c’est qu’elle est simple à mettre en œuvre et ne nécessite aucun effort musculaire, contrairement au vélo sans assistance. Elle redonne aux citadins la maîtrise de leurs mouvements dans un environnement de plus en plus contraint…et en plus on rentre dans sa supérette avec l’engin!

Lire Isabelle et le vélo au sujet de la réglementation trottinette

De l’EDP à l’ADP, ça ne décolle pas

la carte des soutiens anti-privatisation ADP à cinq mois de la date de clôture du referendum

Êtes-vous d’accord pour un referendum sur la privatisation de l’aéroport de Paris (ADP)?

De l’eau a coulé sous les ponts et les Français ont d’autres chats à fouetter plutôt que de se préoccuper si Roissy doit être privatisé. Après tout, privatiser l’aéroport, ce n’est pas pire que les autoroutes, Gaz de France ou EDF!…On ne le dit pas, mais on le pense. Et moi qui suis un peu écolo sur les bords (sur les bords seulement), je me dis que privatisation = augmentation des prix et donc c’est bon pour éviter des vacances planétaires à crédit à Phuket ou au Caraïbes qui détériorent la couche d’ozone.

Il faudrait obtenir 4,7 millions de soutiens pour enclencher le processus référendaire, on n’en est qu’à 900.000. A l’heure où tout le monde réclame plus de démocratie participative, force est de constater que l’opinion semble avachie quand on lui demande de se mobiliser.

Ou alors, tout simplement, cela signifie qu’on est d’accord pour vendre nos aéroports…

Le pouvoir en place se garde de faire un appel au peuple pour inviter les Français à prendre position contre son projet. C’est compréhensible. En revanche pour la réforme des retraites, aucun problème pour communiquer à tout va.

Il faut se munir d’une carte d’identité, être inscrit sur les listes électorales, connaître par cœur le code Insee de sa commune de naissance… Et entre les bugs, les problèmes d’accent, les erreurs de localisation, le site a la fâcheuse manie de planter. (Médiapart)

« L’avion, c’est pour les bourgeois et Paris, c’est loin. Voilà ce que j’entends dans ma circonscription »
« Quand on explique que la privatisation des aéroports aura les mêmes conséquences que la privatisation des autoroutes, ça fait “tilt” dans la tête des gens. 

Les potins du lundi

Boris Johnson alors qu’il était maire de Londres. Méfions-nous des opportunistes qui briguent nos suffrages

Parlons vélo!

Les Municipales qui approchent font soudainement penser vélo à ceux qui ambitionnent briguer nos suffrages. Ainsi le maire de Montpellier, Philippe Saurel, vient de décider un voyage d’étude cette semaine à Copenhague. Il est sûr que le dépaysement va être total. Comparaison n’est pas raison serait-on tenté de dire; avec une ville comme Copenhague le maire de Montpellier va s’apercevoir qu’entre la capitale du Danemark et celle Montpellier, la surdouée disait Georges Frêche, il reste un abîme à franchir pour tenter de faire les premiers pas en direction du vélo.

Plutôt que de rejoindre ces latitudes septentrionales aux frais de la Princesse, Philippe Saurel aurait pu se contenter de Strasbourg qui n’est déjà pas si mal…et pourquoi pas rejoindre la capitale alsacienne sur un vélo! Avec étapes, cela va de soi.

Les Municipales sont un moment idéal pour faire parler les postulants, leur faire dire ce qu’ils ont dans le ventre et quelles sont leurs intentions concrètes d’endiguer ces débordements excessifs de la voiture dans notre quotidien. Des débordements qui ont pour corollaire de dissuader toute tentative de retrouver des mobilités douces dans nos quartiers. Car le maire qui se plaint qu’on lui arrache « en haut » ses pouvoirs régaliens garde tout de même un pouvoir de police important pour « orienter » sa cité et ses concitoyens vers moins de pollution et vers plus de quiétude environnementale. A quoi bon investir à grands frais dans la renaturation d’un parc public si l’opération ne s’accompagne pas tout autour d’une baisse significative du trafic automobile. A quoi bon un havre de paix et de verdure si un nuage de pollution l’entoure quotidiennement?

Donc c’est le moment de tester les candidats-maires avant de les élire. Je sais que la plupart sauront faire preuve de réponses de normands. N’hésitez donc pas, respectivement dans vos communes, à appuyer là où l’argumentaire semble fragile et à débusquer parmi les professions de foi toutes les hérésies contraires à la qualité de notre environnement.

  • allez-vous, oui ou non, supprimer des places de parking dans notre cité depuis qu’on sait que la voiture en rien ne favorise le commerce local? la preuve à Thann, ma ville, où les vitrines sont vides en dépit de nombreux parking
  • allez-vous, oui ou non, décider d’infrastructures favorables au vélo et définir des axes prioritaires jalonnés?
  • décider de zones de rencontre où le piéton est prioritaire?
  • actionner votre police pour faire respecter les limitations?
  • décider de zones piétonnes où la voiture sera bannie?
  • encourager l’achat de bicyclettes en aidant les citoyens?
  • protéger les traversées sensibles pour les piétons et les cyclistes?
  • engager de véritables actions de promotion du vélo en direction des écoles?

La vie de la cité passe d’abord par la reconquête de la rue par les citoyens.

Et nos retraites?

La question du devenir de la réforme des retraites a du plomb dans l’aile. Il est question d’appliquer la punition aux nouveaux entrants au travail. Si je compte vite: payer la retraite 43 ans après le début de sa vie active, ça donne 2062 au plus tôt pour la fameuse retraite à points dont personne ne veut! Imaginer qu’on puisse décider du sort de nos prochains à partir de 2062, ça me choque énormément.

Un citoyen mécontent de cette lenteur à décider de la fin des régimes spéciaux, cette incongruité du temps des conquêtes sociales disent certains, fit une remarque désabusée à la radio « alors comme ça, on va continuer à financer le déficit de la SNCF, de la RATP, de la Poste,…? » Ben oui! mais le quidam en question s’est-il un seul instant demandé qui allait financer sa propre retraite vu que sa boite vient de faire faillite et que les actionnaires sont partis en laissant la clé de l’usine sous le paillasson.

Méfions-nous donc des a priori sur le coût de nos solidarités inter-générationnelles. Car si la SNCF peine à financer ses charges de retraites, c’est d’abord parce que la France a pris le chemin du tout routier, a fermé des lignes secondaires, a sabordé le fret ferroviaire et liquidé des cohortes de cheminots dédiés à l’entretien, voire ses contrôleurs à bord des TER et ses chefs de gare en banlieue. On mettra ça sur le compte de la modernité. Attendons de voir quand le tour de la faillite des constructeurs automobiles va s’annoncer, sans parler de celle d’EDF, ce mastodonte aux pieds d’argile immolé au nom du libéralisme économique, attendons de voir qui va payer les retraites de ces milliers de salariés mis à la porte…

Gifi et consorts, la Chine en direct

Quand on entre dans un magasin Gifi ou Foire-Fouille ou Action, pour ne parler que de ces trois là, on est bluffé par le volume d’objets en plastique qui inondent les rayons. Sans parler des meubles de déco à consommer rapidement avant qu’ils ne s’écroulent.

Halloween, une source de revenus inespérés, le summum du mauvais goût dans le hard-discount (non alimentaire) est-il atteint?

Tout cela voyage par containers à travers les mers en provenance de Chine essentiellement. On a peine à imaginer comment la Chine a pu en si peu de temps s’approprier nos technologies et devenir le leader de la plupart des produits d’équipements ménagers et de loisirs.

Le « Jacques Saadé », navire propulsé au gaz naturel, jusqu’à 23.000 conteneurs ou l’art de consumer la planète encore plus vite.

Les cartons s’empilent dans les rayons des magasins. Il faut éviter les stocks et la place manque. Des petites mains s’affairent à vider les emballages que d’autres petites mains ont rempli à l’autre bout de la planète quelques semaines plus tôt et à les placer dans les rayons. Les Gifi and Co sont devenus de vastes comptoirs de Chine (la Chine pourrait très bien s’approprier ces magasins comme elle le fait pour ses matières premières en Afrique et les grands crus bordelais) . Si demain la Chine venait à perdre sa compétitivité, si l’ouvrier chinois venait à réclamer son vrai dû syndical de labeur, le consommateur occidental serait bien démuni.

Médiapart

Les potins du lundi

Et sans vélo, c’est comment?

Je me suis offert dix jours sans vélo et j’ai marché. Cinquante kilomètres, petit à petit. La marche, c’est bien aussi, je l’ai toujours dit. La marche c’est un succédané au vélo, sans doute. Marcheur à vélo, je le suis déjà un peu dans les passages difficiles de mes parcours à VTT.

J’ai rencontré un marcheur du Club Vosgien à Roderen. Il m’a observé…et arrivé à sa hauteur je me suis arrêté. Étonné, oui, il l’était. D’habitude, il faut s’écarter vite fait, me dit-il. Ils ne sont pas méchants, mes chiens, quand l’un d’eux est venu renifler l’intrus à vélo. Quand un chien est affable, je peux répondre d’une caresse amicale sur la tête. Je suis membre du club de Masevaux ajoute t-il…je lui rappelle que les marcheurs de là-bas ne sont pas tendres avec le VTT…oui on a manifesté avec une banderole et menacé de démissionner du bureau lorsqu’un vététiste a traversé notre chantier en ligne droite dans la pente, après nous avoir dit de nous écarter!…il portait un casque intégral et d’un coup d’épaule notre président l’a déséquilibré dans sa course!…

Manif des marcheurs de Masevaux contre le VTT (3 avril 2018 journal l’Alsace)

Conflits d’usage, incivilités, devenus classiques comme dans nombre d’activités de la vie en communauté. Je ne peux pas cautionner ces comportements de cyclistes qui ternissent notre image, cela va de soi.

Sur la route que j’évite le plus possible, il est effrayant de constater notre vulnérabilité grandissante. Une vulnérabilité accrue par nos propres bêtises: rouler sans lumière, habillé en noir, à plusieurs de front,…

Leçon de fake news médiatique

Le plantage généralisé de la presse française, un bel exemple d’amateurisme

J’ai rencontré Nanard. Il jouait aux boules avec ses copains derrière le terrain de foot. Nanard, je le sais, n’est autre que Xavier Dupont de Ligonnès. Je ne vais pas le dénoncer, c’est mon p’tit doigt qui me l’a dit. Je le laisse jouer aux boules, paisiblement. Il ne sait peut-être pas lui-même qui il est en réalité, ni de quoi on l’accuse. Avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants il y a plusieurs années. Comme on peine à retrouver le dénommé Xavier de Ligonnès, alors ce sera Nanard le coupable. Le brave Nanard en est tout tourneboulé. Comme ses boules.

Les médias si prompts à dénoncer les fausses nouvelles qui pullulent sur les réseaux sociaux viennent de nous donner une leçon magistrale de leur incompétence crasse en annonçant en cœur l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès sans retenue. On allait voir ce qu’on allait voir…Tous les spécialistes « police-justice » étaient rappelés au front. Sur ce coup là, les chaines d’infos en continu si avides de news allaient trouver de quoi alimenter un nouveau feuilleton, après l’incendie Lubrizol de Rouen, après le carnage de la préfecture de police. Le Kurdistan pourra attendre encore un peu qu’Erdogan achève le sale boulot.

Las, au bout de 24 heures d’agitation intense dans les rédactions et sur les plateaux de télé, il a fallu se rendre à l’évidence, même avec de la chirurgie esthétique, le docteur Jekyll n’avait pu réussi à transformer Xavier Dupont de Ligonnès en un modeste retraité de la Régie Renault.

Est-ce grave docteur? Oui, c’est très grave que dans un pays démocratique tous les médias se trompent ensemble et colportent une fausse information avec le concours d’informateurs policiers. Que des journaux puissent se compromettre ainsi est pour le moins inquiétant. Il convient se se méfier de cette collusion entre la presse et la police qui fait qu’aujourd’hui sur les plateaux de télé on ne sait plus qui est le policier et qui est le journaliste.

Aujourd’hui polices et médias se renvoient la balle de cette bévue. Il faudrait que la police trop bavarde se ressaisisse et que la presse caméléon prenne davantage de précautions avant de dupliquer sans nuance ses infos sur celles du voisin.

Se méfier de l’autre?

C’est un signe des temps. Ton voisin de bureau peut subitement t’égorger sans même prévenir. Dès lors que faire? On avait déjà des précédents. Le type qui sur la route sort un flingue, celui qui canarde une foule au spectacle, …

Alors on nous propose la société de vigilance, celle du soupçon. Le corps social est ainsi mis à l’épreuve tandis que l’Etat se débarrasse de la patate chaude en oubliant ses devoirs de protection. Je me souviens qu’en Angleterre, on propose dans les villages de dénoncer tout suspect parmi le type qui passe. En France on a de plus en plus de communes qui arborent le sigle « voisins vigilants ».

Suspecter son voisin. Triste perspective.

L’assistance? bof…

On va me dire que j’en fais une fixation. Mais pourtant sans que cela paraisse, le phénomène de l’assistance électrique sur nos vélos poursuit son chemin. Ce faisant, le champ des pratiquants s’est considérablement élargi. J’en rencontre partout. Surtout « des grands commençants » qui viennent grossir les rangs du VTT le dimanche. Ils s’attardent au bas du chemin, nous regardent passer, puis nous dépassent avec allégresse. Un véritable phénomène de jouvence pour ces nouveaux venus au vélo. Ce qui ne manque pas de faire réagir les inconditionnels du gros mollet, « le cyclotouriste assisté aura t-il seulement l’illusion d’être plus jeune, beau et bien portant? » s’interroge un lecteur de Cyclotourisme 694 d’octobre… puis il ajoute, perfide, « je ressens du plaisir à renoncer à consommer des métaux et des terres rares, de l’électricité qui, quoi qu’on en dise, est tout sauf propre. »

Voila donc les assistés du vélo habillés pour l’hiver. A la fédé, on doit être embêté de voir se dessiner un schisme entre les pros et les anti assistance alors même que ses adhérents se précipitent en masse pour s’équiper du fameux vélo « qui vous booste  » dans les côtes.

Je ne me fais pas trop d’illusion. Avec la montée en puissance du VAE dans tous les registres du vélo, mon champ de lecteurs va s’étioler assez vite…sauf si je m’équipe à mon tour. Pour comprendre l’étendue du problème, il faut se rendre compte que là où vous proposez des circuits de 25km à VTT lors d’une sortie dominicale, les pratiquants du VAE peuvent sans difficultés en avaler plus du double sur le massif vosgien. Serge Mannheim, mon voisin vélociste, me le confirme; entre midi et 14 heures, il grimpe sur son VTT au Thannerhubel, redescend dans la vallée, grimpe à Freundstein, puis après le col Amic rentre chez lui par la route. Les connaisseurs apprécieront. Entre VTT et VTTAE, on ne joue pas dans la même cour.

Les potins du lundi

On l’oublie parfois, Thann est aussi une ville à risques SEVESO

Un incendie gigantesque?… où ça?…

A Rouen! C’est pas moins pire que Notre Dame. Et pourtant…

Il aura donc fallu attendre 48 heures pour qu’enfin les médias osent se pencher sur cette catastrophe gigantesque d’une usine classée Seveso à Rouen. La faute à qui?

La faute a une information de la plus haute importance, le décès de Jacques Chirac, celui que la rue bon enfant appelait « Chichi » mais qui au fond de moi-même ne me laisse aucun souvenir d’une disposition-phare pour la Nation. Chirac était ce qu’on nomme un radsoc bon teint qui faisait mine de s’inquiéter de sujets graves avec de bons mots comme « notre maison brûle… », mais qui ne faisait rien de concret. Mourir alors qu’une usine Seveso prend feu, c’est pas de chance. Je ne vais rien ajouter à ce concert de louanges qui ressemble à celui des républiques bananières lorsqu’elles perdent leur leader maximo.

Cette France là ne m’intéresse pas. Je la laisse à ses funérailles.

Je ne suis pas adepte des commémorations, on l’aura compris. Mais les œuvres humanitaires, oui. Sans en être militant d’une cause plutôt que d’une autre. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’avais tenté d’apporter ma contribution aux Restos du Cœur. Nous sommes au grand complet, m’avait-on répondu. Bon de ce coté là, je n’ai pas insisté. Je sais que les bataillons de retraités se disputent les places. Tant mieux pour les Restos si ils ont du cœur à l’ouvrage et autant d’atouts à faire valoir. Comme notre pauvritude est appelée à prospérer, Coluche ne chômera pas.

Hier, je me suis indirectement intéressé aux Virades de l’espoir en participant à l’élaboration d’un parcours familial à VTT avec mon club local. Personne n’est venu. Alors nous sommes partis seuls.

Qu’en conclure? ce que j’en conclus, c’est que les gens ne veulent pas se faire suer le burnous pour une cause humanitaire. En revanche pour le repas de midi, toutes les places étaient retenues. Qu’en conclure encore? Bouffer oui, se décarcasser non!

Daniel est déçu. Qui ne le serait pas. Lui qui tente de recomposer un club vélo peine à réunir du sang neuf. Où sont-ils les gens? comme dit Mélenchon. Les clubs? ils s’en foutent, ils roulent avec le voisin du quartier, ou la voisine. Daniel croit encore aux traditions, au bénévolat, à la convivialité.

Que nenni! Les clubs ont vécu. Chez les marcheurs (à pied, pas ceux de Macron) ce n’est guère mieux. Cette corporation n’est plus composée que d’alertes retraités qui frôlent le quatrième âge.

Alors foutons-nous z’en en commun. Faites vos marches et votre vélo sans vous soucier de personne.

C’est le maître-mot du jour: chacun pour soi dans une France qui dévisse un peu partout sur ses libertés, sur ses fraternités. Une réflexion qui n’arrêtera pas les premiers de cordée. Pour sûr! Je vois chaque soir dans la lucarne un monde étrange, celui de nos jeunes marcheurs de LRM fraîchement élus dans le sillage de Macron. Je ne me reconnais dans aucun d’eux. Vous ne serez pas étonnés.

Rien dans leur allure, leurs certitudes, leur argumentation de bazar, leur arrogance à l’égard du vieux monde ne me séduit.

Pourtant j’ai cru être adepte de modernisme dans mes attitudes, mon mode de vie, mais non, rien à faire, les éléments de langage de la Macronie débités par cœur ne passent pas. Ce marketing politique aura du mal à convaincre dès lors qu’il s’attaque à des sujets de fond comme la PMA.

« Voila ma maman et voici ma maman » Belle perspective humaine!

Il va falloir que je fasse des efforts. Beaucoup d’efforts pour admettre la fin du patriarcat au nom d’un féminisme libéré.

Pour les retraites, on a déjà compris: faire retourner nos vieux à la retraite des vieux d’antan, c’est à dire à l’indigence. Au nom d’une France qui recule d’année en année après ses Trente Glorieuses.

Les potins du lundi

Mine de lignite à ciel ouvert en Allemagne

Fin du mois, fin du monde

Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?

Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.

Nous en sommes tous là.

Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.

Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.

L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place

Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!

Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.

Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.

Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.

Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?

Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.

François Schmitt

Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.

2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt

Frein à disque

Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…

Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?

Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.