Catégorie : les potins du lundi

Les potins du lundi de pandémie

Après la découverte d’un foyer de Covid-19 à la Porte Ouverte de Bourtzwiller (Mulhouse), le sous-préfet a autorisé à nouveau les rassemblements religieux ce week-end à la condition qu’il réunisse moins de vingt personnes. Difficile à avaler.

Une semaine déjà.

Voila une semaine que nous sommes en résidence surveillée. Difficile pour un peuple libre! C’est pour notre bien ne cesse t-on de nous répéter. A ceux qui en doutent, on leur oppose les morts. Les médecins sont devenus les prescripteurs du confinement. Alors c’est qu’ils ont raison puisqu’eux seuls savent.

Bien sûr qu’il y a lieu d’être mécontents. Mais c’est pour notre bien si l’on est infantilisé au point de ne pouvoir émettre une quelconque objection à cet état de dépendance et à ces diverses restrictions qui se renforcent.

Relativisons car on nous dit que le pire est encore à venir. L’histoire ne nous a rien enseigné, elle est trop lointaine, elle date d’un siècle et la grippe d’alors avait causé des millions de morts. Un siècle plus tard, nos progrès scientifiques ne sont pas encore parvenus à trouver la parade à ce genre de pandémie.

On dit que c’est l’homme qui cause ces dérangements. Ce phénomène remonte au néolithique : chaque fois que l’homme a modifié les sols, a commencé à défricher les écosystèmes pour le développement de son agriculture, il s’est retrouvé exposé à de nouveaux micro-organismes qu’il n’avait jamais rencontrés auparavant. » lit-on dans Médiapart.

La science cherche; elle cherche avec fébrilité comment se débarrasser de ce virus planétaire en forme de couronne trouvé en l’année 2019, le Covid-19. Alors attendons! On ne peut rien faire d’autre que d’attendre les développements de la pandémie et constater les atermoiements de nos dirigeants qui peinent à conduire le pays dans la bonne direction. Président, ministre, soignants, un job pas vraiment enviable en la circonstance.

Les potins du lundi

Cinque Terre (Italie), le séjour du Club des Cent Cols compromis

Au moins cinq vélos d’écart

Ce matin je toussote. Comme à l’accoutumée. Mais je me sens anormalement chaud; vite le thermomètre…36,2. On n’échappe pas à la crainte.

Je vais sortir le VTT en vitesse avant qu’on soit définitivement confiné à la maison. Car il en est question comme en Italie. Sortir à vélo est hautement pathogène dès qu’on est à plusieurs car les vagues de morve et de crachats qui volent sont une (sale) habitude des cyclistes sur route. A VTT, il faut garder les distances, au moins cinq vélos

C’est pas juste!

Les clubs commencent à allonger la liste des défections sur leur calendrier. Je ne parle pas du foot, je parle des clubs cyclos qui ont déjà retenu des dates pour y effectuer un séjour. Mon club local Etoile 78 de Vieux-Thann vient d’annuler ses trois jours de la Pentecôte dans le Doubs. Rien de trop grave. Pour mon autre club des Cent Cols, c’est le séjour d’une semaine en Italie à Cavi di Lavagna (Ligurie) 4 au 11 mai qui est compromis.

Nous sommes en discussion avec les hôtels pour voir les options possibles et les conditions, notamment financières, dans lesquelles ces options peuvent être mises en œuvre. Ce n’est pas simple, les enjeux sont très importants (un séjour comme celui là, c’est un enjeu de plus de 75 000€) et le CA va prendre des décisions au mieux des intérêts du Club et de ses membres dès que nous aurons tous les éléments nécessaires.

Ainsi pour rester dans un domaine secondaire comme celui du sport et des voyages d’agrément, on voit tout de suite concrètement jusqu’où conduisent les conséquences de l’épidémie de coronavirus.

Les conséquences ne sont pas pour les sportifs capables d’attendre des jours meilleurs, elles sont pour les entreprises hôtelières et de voyages.

Ce matin, la frontière allemande sera fermée avec pour conséquence qu’on ne devrait plus pouvoir aller pédaler coté allemand du Rhin ni faire ses courses à DM à Neuenburg.

Grande première de la saison cyclo dans le Haut-Rhin, les 100 km d’Urschenheim samedi 14 mars ont été maintenus mais pas de départs groupés comme à l’habitude…

Les 100 km d’Urschenheim en 2012

Cette année, les nouveautés et adaptations apportées nous permettent de maintenir notre manifestation et de respecter les précautions afin d’éviter la propagation du Covid-19.

En effet, la randonnée ne se fera pas sous la forme habituelle d’un peloton groupé et encadré mais sera un parcours fléché.

Du coté des Randonnées de Printemps du mois de mars à Mulhouse, le club de Sausheim s’est conformé aux consignes préfectorales: L’organisation du brevet de printemps du samedi 14 mars est annulée suite à l’arrêté préfectoral.

Edouard Philippe pique une colère

Le gouvernement a donc choisi de serrer de deux crans supplémentaires la ceinture des libertés publiques en fermant les commerces, après les écoles, en s’apprêtant à réduire l’offre de transports en commun et à limiter les déplacements personnels. C’est que les Français ont du mal à comprendre l’enjeu des restrictions imposées, il n’y a pas « suffisamment de prise de conscience par les Françaises et les Français de l’importance de leur rôle face au virus ».

Il est demandé à tous les Français de ne sortir de chez soi que pour faire des « courses essentielles » ou un « peu d’exercice ». Traduction: je peux encore aller à l’Aldi acheter du RonRon et faire du vélo ou du jogging. Cela ne préfigure en rien ce que pourrait devenir cette restriction de circuler si les autorités venaient à nous délivrer des « laisser-passer » comme en Italie. Irons-nous jusque là?

Ce matin j’ai trouvé dans ma boite à lettres une pub déposée dans la nuit

A emporter ou à la livraison, si vous craignez de sortir, la pizza livrée à domicile. Les pizzerias trouvent une porte de sortie pour remédier à la fermeture de leur restaurant.

Le mal est invisible

Il y a à la base le coté « fleur bleue » de ceux qui aiment braver les interdits comme avec les radars…et aussi l’invraisemblable inculture de la population en terme d’hygiène individuelle et collective.

Un de mes amis constatait que sur un marché, s’il observait un espace d’un mètre avec son prédécesseur devant un étal, aussitôt la place dans la file lui était prise. C’est bien la preuve qu’une partie de la population est insensible aux conseils donnés.

Il n’est pas facile d’établir un parallèle avec des restrictions analogues dans notre histoire contemporaine. Seuls les plus âgés pourraient se souvenir de la dernière guerre, de l’absence de carburant obligeant à monter des gazogènes sur les voitures, des cartes de rationnement, du couvre-feu…et du marché noir

Vingt litres de gasoil par semaine. Est-ce imaginable aujourd’hui?

Les potins du lundi

le parti du vélo va t-il l’emporter?

Élections? vous avez dit élections?

L’abstention massive est à craindre aux prochaines élections municipales. Le coronavirus sera passé par là.

Je n’irai pas voter, mon vélo non plus, car la crainte sera grande d’être contaminé, lui et moi. Certains porteurs sont asymptomatiques (peut-être moi-même?), ils sont atteints sans forcément le savoir. Je plains les assesseurs.

C’est l’intérêt supérieur de l’État qui est menacé. Réussir dans la maîtrise de l’épidémie est en effet une exigence majeure pour le gouvernement. En décidant de braquer tous les projecteurs de l’actualité sur l’épidémie de coronavirus, plus rien d’autre n’est plus important que la garantie de l’intégrité des citoyens…mais on continue de maintenir les élections. Difficile à expliquer.

les bubons, et qu’on en finisse!

Reconnaissons que le Haut-Rhin s’est particulièrement distingué ces derniers jours à la suite de l’assemblée évangélique de Bourtzwiller à partir de laquelle la contamination s’est propagée massivement. Jusqu’en Guyane et dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Mulhouse s’est ainsi taillé une belle réputation dont elle aurait pu se passer et les promoteurs de cette manifestation ne semblaient pas désolés d’une telle publicité au lendemain de leur prestation. Ce n’était plus le partage de la bonne parole mais le partage du coronavirus.

« Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière »

Les plus incrédules à la dangerosité du coronavirus commencent à se poser des questions. « Après tout, on n’en fait pas tant pour la grippe saisonnière! » ne suffit plus à convaincre qu’on en fait trop face au Covid-19

Alors la bonne nouvelle, elle est pour la République en Marche (LRM) qui n’a pas encore commis de faux-pas dans la gestion de la crise épidémique. Au moins le désastre de la réforme des retraites aura servi d’apprentissage et permis la mise sous le boisseau pour un temps de la calamiteuse loi sur les retraites. Pourvu que l’épidémie dure!

Méfions-nous cependant de cette mise au pas autoritaire et dérogatoire à l’état de droit (confinement, quarantaine) de la société au nom de son bien!

Dimanche prochain il restera à découvrir les effets de l’épidémie sur les élections.On peut s’attendre à des abstentions massives. Surtout de la part des vieux électeurs les plus fragiles au virus (dit-on) et aussi de la part des plus fidèles aux bureaux de vote et au conservatisme républicain.

Relativisons, dans nombre de communes comme la mienne, le résultat du vote ne changera en rien notre destinée quotidienne puisque les deux listes en présence sont issues de la précédente mandature et appliqueront les mêmes recettes. Il y a donc une forte similitude dans les programmes.

N’en voulons pas trop à l’Alsace, sa représentation politique est conforme à un conservatisme qui ne place pas en tête les enjeux sociétaux.

Le bien-être, l’environnement, le dynamisme,…trois thèmes fourre-tout qu’on décline à l’envi dans toutes les communes de France.

A Thann les deux listes protagonistes achèvent leurs campagnes à fleurets mouchetés à coups de tracts distribués dans les boites à lettres qui auront bien du mal à convaincre ceux qui ne s’intéressent pas à la vie municipale. Ne parlons même pas des communes où seule une liste est en présence, comme à Illzach! A quoi bon aller voter si une alternative un tant soit peu radicale n’est pas présente?

Demain nous partagerons les agitations puériles de la cité, l’air de rien.

Les potins du lundi

Vélo à la con. On pourrait lancer un concours d’objets à la con

Je pourrais intituler ce billet « les conneries du lundi ».

Le con, c’est toujours l’autre. Et jamais soi. Sauf lorsqu’on s’impute, sans le dire, à soi-même le qualificatif .

Quel con je suis! se dit-on après avoir commis une faute impardonnable.

Exemples appliqués aux cyclistes:

– remonter la chambre trouée

– oublier de décaler la chaussure à l’arrêt (con à moitié pour en avoir été victime plusieurs fois)

– freiner dans les montées ( profondément con, je vous l’accorde )

– oublier son téléphone en haut du col après un selfie (j’en connais)

– je vous laisse le soin de trouver d’autres conneries « à la con »

Si je parle des cons ce matin, c’est tout simplement parce que Philippe Bilger sur son blog m’en donne l’idée.

Cette dérision de l’être est tout à fait en concordance avec l’air du temps. Il suffit de se coller à l’actualité quotidienne pour se convaincre que, oui, la valeur connerie est en hausse dans tous les registres sociaux, économiques et politiques.

Il faut admettre que sur ce chapitre des cons, on pourrait écrire non pas un mais plusieurs livres tellement notre monde moderne inspire la connerie. Les députés décomplexés ne sont pas en reste puisque dernièrement l’un d’eux, Meyer Habib, a traité ses consœurs de « petites connes ».

Je ne connais pas le député Meyer Habib, mais je crois deviner une consonance alsacienne dans son patronyme, ce qui ne l’excuse nullement.

Comme on le voit, notre représentation politique n’hésite plus à voler très bas…comme notre cher Griveaux qui a su joindre le geste à la parole.

Je me demande si l’on ne pourrait pas suggérer d’instituer une confrérie des cons. On pourrait ratisser large parmi les prétendants. Dans toutes les professions. Et tenir des assemblées de cons annuelles afin d’élire les meilleurs représentants.

Modestement, je suis obligé de reconnaitre que dans ma sphère de blogueur, la connerie est bien représentée, mais c’est une connerie un peu ampoulée, patentée. Ce qui rassure, c’est qu’on est con sans le savoir.

Je ne parle pas des réseaux sociaux comme Tweeter ou Facebook: ici les freins sont lâchés, on peut y trouver toute la connerie humaine réunie. C’est même fâcheux car autant de connerie fait peur à tous ceux qui ne maîtrisent pas les rudiments de la connerie élémentaire. On devrait afin de postuler préparer un brevet de connerie sanctionné par l’État.

En haut-lieu, les maitres ès connerie se précipiteront pour donner corps à ce nouveau sésame dans un domaine où ils excellent pour la plupart.

Les potins du lundi

J’en ai pour deux minutes (image d’illustration) Nulle question ici dans la dénomination « vie
privée » d’une plaque d’immatriculation d’un véhicule photographié
dans la rue sans son conducteur au volant.

Hormis les services de l’État, nul ne peut
donc identifier qui est le propriétaire du véhicule immatriculé
5792 ZF 68 et porter atteinte à sa vie privée à travers ce
blog
.

Il n’y a rien de plus exaspérant pour un cycliste qu’un automobiliste qui se gare sur une piste cyclable.

D’autant que les conducteurs sont les premiers à pester contre les cyclistes qui n’utilisent pas les fameuses pistes souvent très mal entretenues.

Samedi, justement une voiture garée sur la piste à Merxheim. La dame attend à bord, le monsieur avait un besoin urgent. Bien stationné au beau milieu de la piste, je longe la voiture tout en faisant « boum-boum » de la main sur la carrosserie. Aussitôt, monsieur reprend le volant en klaxonnant, pas content. Il faut s’attendre au pire…je m’y attends. Je sais que si je dois affronter des vociférations, j’y répondrai, des coups? je me défendrai proportionnellement. Ce genre de situation, il faut la prévoir avant. Finalement l’auto me dépasse. Tout en klaxonnant rageusement j’ai droit à un doigt d’honneur. Puis plus rien. L’auto disparaît. Il ne faut pas jouer les Rambo car cela peut très mal finir. Je le sais. Le problème c’est l’impunité face aux incivilités qui rongent la citoyenneté. Stationner sur une piste cyclable c’est en principe135 euros.

Ici en Alsace, on peut prendre du recul, de la distance face à la vie politique parisienne.

Un certain Griveaux, celui qu’un Gilet jaune avait tenté de déloger en défonçant le portail de l’entrée de l’hôtel de Rothelin-Charolais avec un chariot élévateur, est aux prises avec un olibrius russe du nom de Piotr Pavlenski qui s’était cloué les testicules sur les pavés de la place Rouge pour protester contre le régime Poutine. On dit que chez ses amis politiques, d’autres se sont aussi « amusés » à colporter l’affaire.

En 2013, Piotr Pavlenski s’est cloué le scrotum devant le mausolée de Lénine sur la place Rouge. Cette action constitue une « métaphore de l’apathie, de l’indifférence et du fatalisme politique dans la société contemporaine, habituée à rester le cul assis devant la télé », explique l’artiste

L’affaire est croustillante et permet de relancer une campagne municipale qu’on pouvait trouver bien atone. Dommage pour le candidat LREM, il a préférer jeter l’éponge. Le problème avec les Municipales, c’est que les postulants ne savent pas quoi inventer pour épater la galerie. Alors ils brodent comme en annonçant le déménagement de la gare de l’Est en cas d’élection gagnante.

A Strasbourg, Mathieu Cahn, candidat lui-aussi, a du battre en retraite après les révélations sur un passé « gênant » : des photos érotiques.

Comme on s’en doute, le gotha du journalisme bien pensant , BFM et LCI en tête, tire à boulets rouges sur les réseaux sociaux qui se chargent de la publicité d’affaires que le bas monde n’aurait pas du connaître.

Réseaux sociaux et presse de caniveau sont un peu en concurrence dès qu’il s’agit d’exhumer des affaires peu reluisantes. Les politiques le savent et ne privent pas d’en jouer.

Il ne faudrait pas confondre vie publique et vie privée disent en cœur ceux qui pensent que la politique est un champ clos…ajoutant que la morale n’a rien à voir avec la vie politique. Comme les costumes de François Fillon par exemple…ou comme Mitterrand avec Mazarine…ou comme Giscard à l’heure du laitier.

Chacun appréciera et s’interrogera pour savoir si on peut en même temps briguer les suffrages des Parisiens et filmer son zizi en érection sans aucune conséquence sur son avenir politique.

Nos politiques tombent toujours un peu plus bas à un tel point qu’ils ont rejoint le caniveau. Les caniveaux, les cyclistes les connaissent… ainsi que toutes les scories qui y gisent.

Les potins du lundi

Royer Voyages. Huit jours en Chine 1499 euros, virus compris. Profitez-en!

Les mecs ont la trouille.

Ceux qui exercent des responsabilités dans le domaine sportif sont particulièrement visés. Un vent de dénonciations d’abus sexuels et de viols envahit le paysage sportif. Heureusement les femmes et les jeunes à vélo sont peu nombreux dans les clubs.

Après le cinéma, c’est au tour du sport…en attendant que d’autres dévoiements de la nature humaine se révèlent dans les médias, la santé, la police, l’armée, la grande distribution.

Méditons avec Aragon.

L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son âme. Elle est sa rumeur et son bruit. Et sans elle, il n’est qu’un blasphème (Le fou d’Elsa)

Les Contamines contaminés

A Contamines, les vacanciers « inquiets » après l’annonce ce cinq cas de coronavirus 2019-nCoV dans la station de ski (France Info)

A la veille des vacances d’hiver, la station des Contamines est contaminée par le coronavirus. Ça fout un choc aux vacanciers qui pensaient se payer un bol d’air pur sur les cimes plutôt que rester enfermés en quarantaine dans une piaule de ferry-boat.

Le virus prospère insidieusement sur la planète sans qu’on sache ni comment l’arrêter ni comment s’en prémunir autrement qu’en portant un masque en papier crépon. Notre gouvernement conseille d’éviter d’aller en Chine, dès fois que l’idée nous viendrait d’aller voir là-bas manger une cuisse de chien.

Le danger du monde moderne, ce sont nos grandes métropoles mondialisées. Je les fuis. N’allons pas nous balader là où il n’est pas nécessaire d’aller.

Il reste que cette épidémie pose la question philosophique de notre devenir commun et aussi celui de notre disparition si la pandémie venait à bout de l’humanité entière.

Heureusement, nous n’en sommes pas là. Espérons que le modèle politique chinois ne nous cache pas une part de la vérité!

Les potins du lundi

Hiver pluvieux pour le vélo

L’œil en coin

C’est un réflexe conditionné. Tout cycliste arrivant face à vous a droit à un regard vers le bas. Je veux dire vers le pédalier. Est-il électrique ou pas? Même les marcheurs nous croisent d’un air soupçonneux!

Nous sommes encore en France devant un phénomène nouveau, celui de l’essor du vélo électrique, appelé communément VAE. En Allemagne, le VAE est complètement abouti et la plupart des cyclotouristes du troisième âge voyagent avec l’assistance embarquée.

Pousser sur le bouton lumineux et sélectionner la puissance mise à disposition sur votre vélo. Le vélo électrique révolutionne le rapport de l’humain à la machine

Les « musculaires » ne seront bientôt plus qu’une minorité tant l’assistance est plébiscitée. Il faut en convenir, l’assistance électrique attire aussi un nouveau public pas forcément adepte du vélo « ordinaire » et qui y trouve un nouveau moyen de parcourir la campagne et ses côtes nombreuses le long des sous-collines vosgiennes.

Du coté des marchands, c’est l’euphorie. Mon vélociste est encore tout étonné de voir débarquer dans son échoppe des couples d’inconnus repartir chacun avec des VTT électriques de bon prix. De bons prix? et comment! un VVTAE se négocie au moins à trois mille euros et plutôt cinq mille pour peu que l’on souhaite de la qualité renforcée. Des retraités riches. Assurèment, l’Alsace n’en manque pas. Macron va s’en occuper.

Elections, pièges à cons?

Mon maire sortant se représente. Contre son premier adjoint qui a fait sécession. Pourquoi pas! Lorsqu’un couple se désunit, il divorce. A Thann, le divorce est donc consommé. Une question d’argent qui divise comme dans bien des ménages une fois que la vaisselle est en miettes.

Mon maire sortant se plaint amèrement dans sa dernière gazette www.thann-nouveauxhorizons.fr d’avoir découvert un déficit de fonctionnement de 50.000 euros plus un emprunt de 400.000 euros contractés en 2013 pour couvrir d’autres remboursements d’emprunts que nous devions solder dès 2014.(sic)

En cause l’ancienne municipalité qui aurait laissé une ardoise impayée…sans le dire. La ficelle est un peu grosse. On peut tout au plus y voir un coup de griffe en direction de l’équipe adverse déjà aux affaires en 2013.

Match nul, balle au centre! Thann a toujours 8 millions de dettes pour 8000 habitants; il n’y a donc rien à attendre de neuf lors de la prochaine mandature.

Attendons la suite du feuilleton électoral…

Nos maires sont-ils de droite?…ou de gauche?…ou de droite et de gauche?…

Le ministre Christophe Castaner avait trouvé un moyen commode de masquer la déconfiture annoncée de LREM aux Municipales en supprimant la couleur politique des listes dans les communes de moins de 9000 habitants. Retoqué par le Conseil Constitutionnel. Il faut dire que nombre de maires préfèrent ne pas afficher leur couleur politique, c’est plus facile pour ratisser les suffrages des uns et des autres.

Moi je reste attaché aux valeurs. Celles de gauche notamment. Les maires qui se camouflent avec des faux-fuyants du genre « Sans étiquette », je m’en méfie. On en voit bien le résultat avec LREM qui revendique n’être ni de gauche, ni de droite alors qu’elle assume jour après jour des positions de droite, pour ne pas dire franchement réactionnaires comme avec les retraites et les Gilets jaunes qui sont matraqués par une police politique à tout-va.

Honte à Aurore Bergé

Aurore Bergé, l’archétype du Macronisme en Marche
les députés LREM qui ont voté contre le congé de 12 jours

Aurore Bergé, cette députée LREM que j’exècre lorsqu’elle se trémousse sur les plateaux de télé a voté contre le congé de douze jours aux parents d’enfants morts.