Catégorie : les potins du lundi

Editorial

Les potins du lundi

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Concrétion cycliste à Epinal. Au diable les vieux biclous!

Epinal passe à l’électrique.

 

J’avais consacré à Epinal (Vosges) un billet en janvier dernier.

La semaine fédérale de cyclotourisme s’y préparait et je voulais, de visu, me rendre compte de la culture vélo de la capitale vosgienne.

On sait par la suite le retentissement qu’a eu cette semaine dans la Presse locale et sur les réseaux sociaux.

10 à 12000 cyclistes d’un coup, ça marque forcément les esprits des locaux.

J’y suis retourné (15 septembre).

Justement, je suis bien tombé, c’était la fête du vélo dans les rues de la ville, une sorte de réplique minime de ce tremblement de terre vécu lors de la semaine fédérale début août.

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tandem pour couple fâché.

Encadrés par la police municipale, plusieurs dizaines de cyclistes ont arpenté les rues spinaliennes.

Jeunes et moins jeunes, vélos décorés, l’ambiance était joviale.

Il y a donc des cyclistes à Epinal.

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fête du vélo à Epinal

Ce fut un scoop pour moi qui n’avait croisé en janvier dernier que deux compères se rendant à la messe. lire l’article

Aux stands d’animation, une longue file…ce sont les candidats à la gravure Bicycode que vient de généraliser le gouvernement Philippe lors de l’annonce d’un nième Plan Vélo.

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l’attente pour graver son vélo avec le Bicycode
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prototype VAE en bois, dans la capitale du bois c’est normal

Mais là où j’hallucine, c’est de voir tous ces cyclos le long du canal habillés de pied en cap comme de purs cyclotouristes, chevaucher tous des vélos à assistance électrique.

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La Maison du Vélo à Epinal, le VAE a le vent en poupe

Sur le coup, j’ai cru à un défilé promotionnel de la marque locale Moustache.

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Ce cycle électrique Moustache trône à la Maison du Vélo

Renseignement pris à la Maison du Vélo, non les cyclos d’ici apprécient massivement le tout électrique en raison des côtes qui entourent la ville…et Épinal jouit manifestement d’un engouement pour le cycle électrique.

Ne pas tout mélanger, le cyclo électricien se garde bien de participer à la fête du vélo pourtant toute proche.

J’ai compris que le VAE est composé essentiellement de nouveaux venus à ce moyen de détente sans en connaître fatalement la forme rustique, celle où l’on doit pédaler pour de bon et transpirer.

 

 

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Les potins du lundi

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Le randonneur rendu à la méditation

Tirer les leçons d’un voyage à vélo, celui proposé par notre ami Pierre Chatel, membre du Club des Cent Cols.

C’est à présent mon travail.

Un travail de mémoire et de sentiments réunis.

J’étais donc parti grimper quelques cols à vélo cette semaine passée.

Pas des cols avec pignons sur rue, non! des cols plutôt méconnus et insolites le long d’une ligne frontalière entre l’Italie et la France du coté de Tende et de la Roya.

Je n’entrerai pas dans les détails, mais je note mes idées à creuser.

1 Pourquoi est-il si difficile au bout d’une journée à pédaler de se retrouver retiré du monde, sans moyen de communication dans un refuge si sommaire où notre hygiène élémentaire de citadin était mise en question?

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refuge Barbera, col des Seigneurs loin du monde

2 Pourquoi le patou qui m’a suivi était si gentil et très peu soucieux du devenir de son troupeau?

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est-ce bien un patou? certains en doutent…

3 Pourquoi l’Italie fait-elle preuve d’une telle indigence face à ses sinistrés de Monesi?

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Monesi, le village où la route s’arrête

4 Resituer dans l’histoire ces zones militaires au-dessus de Tende

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5 Revisiter ma géographie des vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée…

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la vallée de la Roya, le gigantisme alpin appelle le Vosgien à l’humilité

6 le voyage itinérant à VTT en montagne, quels bagages? en autonomie pendant trois jours sur les six du séjour, il faut être prévoyant, en emporter ni trop ni pas assez car la météo peut vite se dégrader…j’ai été particulièrement handicapé par mes sacoches.

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A VTT, choisir le bon bagage

7 …et enfin comptabiliser cette abondance de cols grimpés au fil de ces sept jours.

  • 7900 m de dénivelé
  • 256 km
  • x cols

Pour compter les cols de ce séjour à VTT, se rendre sur Openrunner

  • Casterino-Barbera

https://www.openrunner.com/r/9105317

  • Barbera-Upega

https://www.openrunner.com/r/9105326

  • Upega-La Brigue

https://www.openrunner.com/r/9105336

  • Col de Turini

https://www.openrunner.com/r/9105339

  • Lantosque – Peïra-Cava – Turini

https://www.openrunner.com/r/9105346

  • La Colmiane

https://www.openrunner.com/r/9105354

Je vais prendre le temps de souffler un peu…

 

 

Les potins du lundi

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La gare de Sentheim nous plonge hors du temps.

Revient-on cent ans en arrière?

Possible.

Il suffit d’attendre le train paisiblement pour comprendre comme le monde d’aujourd’hui a changé.

Les locaux ont été conservés avec soin comme si une mise en scène était imminente avec son chef de gare, ses contrôleurs de billets et bien sûr des voyageurs qui se rendent à la ville.

Le bureau du chef de gare est cosy, dirait-on.

On imagine Courteline.

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Rideaux à la fenêtre, horloge dont le tic-tac doit rythmer le temps qui passe, immuable, plumier, tampon encreur, machine à écrire et sous-main.

Je ne garantis pas l’authenticité de l’ensemble mais l’ambiance y est.

Et moi je voyagerais volontiers dans ce temps là.

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La salle d’attente sent bon l’encaustique et les peintures acryliques de Nadine Nette me ramènent soudain à la réalité.

Inaugurée le 30 juin 1869, la ligne de Cernay à Sentheim dessert la haute vallée de la Doller ; elle se poursuivait à l’origine jusqu’à Sewen. Après avoir eu à subir les conséquences des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, sa fréquentation décline jusqu’à l’arrêt du trafic voyageur en 1967, elle est déclassée en 1973.(Wiki)

Aujourd’hui, la ligne de chemin de fer revit de Cernay à Sentheim grâce à l’association touristique Train Thur Doller

A mes lecteurs: lundi 3 septembre, pas de Potins du lundi, je serai en voyage.

 

 

Les potins du lundi

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Le pont Morandi, symbole de l’euro?

Je colle à l’actualité.

C’est une facilité pour notre source d’inspiration.

Les sujets ne manquent pas.

Ainsi un viaduc autoroutier, le viaduc Morandi, contre toute attente dit-on officiellement, s’est effondré avec ses voyageurs au-dessus de la ville de Gênes causant plus de 40 morts.

Stupeur et tremblements dirait-on dans un mauvais jeu de mots

Vous verrez, quand les juges vont détricoter les responsabilités hiérarchiques des uns et des autres, on aboutira à un lampiste. Relisez Amélie Notomb!

L’Italie, la dolce vita, les plages de rêve, la mozarella, la pizza, les pastas, son cinéma far-west spaghetti, son cinéma d’avant-garde, Vittorio De Sicca, comment ne pas aimer un pays qui parle avec ses mains!

Les accidents technologiques, puisqu’on les nomme ainsi, sont fréquents dans nos sociétés développées.

On serait presque blasés de ces drames à répétition et tentés de dire « c’est la faute à pas de chance ».

Ceux qui vont accréditer cette thèse seront tous les mis en cause qui vont défiler un à un devant les micros et les tribunaux.

Pour dire que tout était prévu et qu’ils ne pouvaient prévoir l’imprévisible.

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A vélo, on ne craint rien

A force on s’habitue

Pourtant ces drames humains qu’on nomme défaillances avec euphémisme sont en fait le résultat de compromissions où se mélangent habilement incompétence, cupidité et laisser-aller.

Un juge mettra des années à démêler le vrai du faux.

N’accablons pas l’Italie: on est capable en France de faire aussi mal.

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Par exemple avec nos déraillements de trains, par exemple avec nos autoroutes dont la chaussée s’effondre sans prévenir…prions pour qu’une centrale n’explose pas!

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Ni les lois, ni les normes, ni les règles, rien n’a pu éviter qu’un modèle capitaliste qui se goinfre avec nos péages conduise à cette catastrophe.

Les économies administrées et autocratiques ne font pas mieux, direz-vous.

Je pense à Tchernobyl en URSS…aux catastrophes ferroviaires chinoises, sans pouvoir citer toutes celles que l’on nous cache.

Dommage! car on ne peut pas trouver un modèle politique supérieur sur le plan de la fiabilité.

Des simples nids de poule, notre État impécunieux ne peut les reboucher. Alors des ponts, n’y songez-pas!

Sept pour cent de nos ponts seraient dangereux et trente pour cent en mauvais état.

Il suffit de ne pas y passer.

On pourrait suggérer que l’État invente un nouveau panneau routier pour les ponts intitulé « à vos risques et périls ».

Les potins du lundi

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Découvrir un chemin à vélo

Je m’étais égaré sur un chemin de liaison entre deux villages.

Un chemin, allez comprendre pourquoi, qui manquait de goudronnage à mi-parcours…comme si ces deux cents mètres de linéaire vicinal n’appartenait à personne.

Allez comprendre pourquoi!

Ce sont les hasards de mes pérégrinations qui me font découvrir des itinéraires jusqu’alors inconnus de moi.

La France est parait-il championne en chemins et routes.

Un million de kilomètres!

Et beaucoup de nids de poule depuis que la France des champs coute trop cher à nos princes.

Le tracteur vient vers moi tandis que les génisses dans le pré se mettent à presser le pas à l’annonce de l’arrivée du patron.

D’un geste adroit le paysan déverse quelques centaines de kilos d’ensilage de maïs à ses bêtes qui n’ont plus d’herbe depuis trois semaines.

Puis il arrête son moteur et l’on bavarde.

M’arrêter et échanger avec d’autres; mon vélo est un trait d’union entre ceux qui ne se parlent plus beaucoup tant les occasions manquent.

Ceux dont on dit souvent du mal, qu’on accuse de polluer la planète.

Ce paysan là va s’arrêter et prendre sa retraite.

Le lait?

Inutile de s’entêter! dit-il

D’autres font beaucoup mieux dans l’est de l’Europe ou en Nouvelle-Zélande.

En plein mois d’août, il commence déjà à entamer ses réserves de l’hiver, alors…

Alors, me dit-il, on ne fera plus de lait…et à la place on sèmera des céréales, celles avec lesquelles on nous accuse de polluer!

Sinistre perspective.

Les potins du lundi

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Sam le pompier, tout droit venu du Pays de Galles, fera t-il des émules?

Plus grand, je veux faire pompier.

Un métier qui a de l’avenir.

A la ville, à la campagne et aussi dans les entreprises et les locaux recevant du public.

A l’heure matinale où je vous écris ce billet, j’ai un ventilateur tout près de moi qui brasse de l’air et qui me gonfle les oreilles.

Le feu est devenu une menace permanente avec l’élévation des températures et des pays comme la Suède, peu impactés jusqu’alors sont confrontés à des feux de forêt.

Que toute la planète s’embrase n’inquiète pas encore le système économique dominant.

L’essentiel sera de freiner à temps ce modèle avant qu’il n’explose.

Sera t-il encore temps?

Les États auront-ils encore les moyens de régulation capables d’endiguer le phénomène climatique dès lors que la concorde sur les moyens à adopter n’est plus à l’ordre du jour?

Les plus jeunes n’ont pas connu l’impôt sécheresse de 1976

Cette année là, on voyait défiler à travers la France des convois de pailles sur des camions et des remorques attelées à des tracteurs agricoles.

En juillet de cette même année, l’armée prêtait mains fortes aux agriculteurs pour transporter du fourrage vers les régions déficitaires.

Aujourd’hui, on ne parle pas encore de sécheresse même si certaines sources commencent à se tarir.

En Alsace, les maïsiculteurs arrosent grassement les champs et tout ce qui gravite autour, chemins, routes et voitures de passage; avec quelle eau? à quel prix?

Non, aujourd’hui ce qui inquiète le plus c’est la montée des températures.

Une France rouge écarlate, c’est peu courant. Surtout pendant plusieurs jours.

Le temps où l’on pouvait laisser portes et fenêtres ouvertes dans les villages pour aérer est révolu.

C’est la France des villes qui a pris le relais.

Pas question de s’en aller avec la porte ouverte pour faire de l’air.

Les ventilateurs s’arrachent dans les magasins et aussi les brumisateurs.

Des ventilos qui envoient de fines gouttelettes d’eau et dont on espère qu’en se vaporisant elles feront baisser la température d’un demi degré ou plus.

On va donc pouvoir en attendant la fraîcheur se pencher sur nos cours d’antan, la courbe adiabatique, l’enthalpie et le diagramme de Mollier.

Pendant que nos climatologues revoient leurs prévisions, les climatiseurs tournent à plein régime. Jean Jouzel parle de 50° en 2050. Je ne veux pas voir ça. Arrêtons l’acharnement thérapeutique!

Vivre confiné toute l’année dans des immeubles étanches, c’est ce qui nous attend

Comme en Chine où l’air est devenu irrespirable ou aux States, champions de la consommation par tête de pipe.

Il est désormais clair que les normes énergétiques de construction vont devoir intégrer la clim dans leurs programmes puisque les États se sont montrés impuissants à endiguer le réchauffement.

De simples mesures préventives  (et symboliques?) comme la limitation de vitesse sur nos routes sont bafouées, personne ne les respecte.

C’est dire le peu d’implication de nos contemporains dans ce phénomène planétaire où les pays riches sont pourtant les plus responsables de la situation.

Les potins du lundi

Le monde agricole peine à comprendre l’utilité des pistes cyclables
A quoi servent les pistes cyclables ?
C’est ActuVélo qui pose la question et qui y répond.

A titre de boutade, je suis tenté de répondre  » à permettre aux voitures de s’y garer.

J’exagère.

Mais je ne suis pas loin de la vérité.
Si l’on a construit des pistes cyclables, c’est d’abord pour éloigner les cyclistes des routes et permettre ainsi aux voitures d’occuper toute la place libre sur les routes.
Puis ce sont les cyclistes qui réclament à corps et à cris des pistes…par peur de la route.

C’est un peu ce qu’on explique dans l’article d’ActuVélo que je vous invite à lire.

En parlant de mobilités, on ne peut que constater l’extrême précarité des moyens de voyage modernes.
J’en veux pour preuve que la SNCF continue de cafouiller juste pendant le chassé-croisé des voyageurs à la gare de Montparnasse où le courant électrique a manqué à la suite de l’incendie d’un poste de l’EDF.

J’en veux pour preuve qu’une compagnie low cost comme Ryanair subit une grève sans précédent avec ses pilotes embauchés sous le statut d’autoentrepreneur.

Des pilotes précaires pour des voyageurs…précaires.
Du coté de l’automobile, gare à la pollution! Les agglomérations commencent à s’inquiéter des diesels et des microparticules. Il serait temps. Le jour viendra où une fois votre voyage terminé, vous devrez laisser votre voiture aux portes de la ville et continuer…à pied ou à vélo.
Pour conclure provisoirement ce sujet inépuisable, il est très difficile de constater que nos mobilités deviennent de plus en plus compliquée sous la contrainte environnementale.
Un dernier mot s’agissant des croisiéristes et des paquebots assurant des navettes: le fioul lourd non désoufré est devenu insupportable tellement il pollue l’air.