Catégorie : les potins du lundi

Editorial

Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.

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Les potins du lundi

Le vélo bambou va t-il nous réconcilier avec la planète? In Bô FatPamir 7800€

Le bio est devenu à la mode.

Manger bio, c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Histoire de dire que tout le reste c’est de la m…. Mais derrière le bio se cache en fait une vaste entreprise commerciale pour faire croire qu’avec le bio on en a pour son argent, c’est à dire qu’on va pouvoir enfin se réconcilier avec son futur. Sous-entendu, mieux manger, c’est vivre plus longtemps dans un corps sain avec une conscience en bonne santé. Les rayons spécialisés des supermarchés font florès et tentent de redorer leur blason terni par la malbouffe dénoncée dans le passé par Jean-Pierre Coffe.

Pourtant le bio peine à convaincre tellement de sous-entendus se propagent: le bio ne serait pas aussi bio que ça et les pesticides tant décriés toujours présents, les méthodes de culture pas aussi exemplaires qu’on le dit.

Cela dit, voici que s’invite à coté de la malbouffe un autre danger autrement plus préoccupant, celui de la disparition de la biodiversité.

La biodiversité? quezaco? il y aurait plusieurs bio? on nous aurait menti?

A coup de Roundup Monsanto, on aurait tué toutes les petits bêtes qui peuplent la planète, sans compter les orangs-outans victimes de la déforestation. Que va t-il nous rester, à part les cigognes?

Du coté du climat, ce n’est pas mieux. Avec cette succession de grains qui passent en ce mois de mai, notre bilan vélo carbone est en chute libre. Au moins 30% de pertes kilométriques par rapport à l’année dernière.

Vivement une sécheresse!

Petit à petit, les élections européennes avancent à visage masqué. Les postulants sont nombreux à vouloir se faire une place dans l’hémicycle bruxellois mais on se garde bien de dévoiler les programmes. Des programmes? En ont-ils seulement des programmes, ceux qui briguent des postes de députés européens? A quoi bon: les coalitions de droite tirent les ficelles à Bruxelles. Du coté des électeurs, l’abstention risque une fois de plus d’être massive. Pourquoi? parce que l’Europe est devenu un repoussoir qui opprime les peuples. J’entendais hier à la TV un de ces politiques bien en vue, candidat lui-même, affirmer haut et fort quelques vérités qui font mal à l’idéal européen et de citer trois exemples à l’appui …

La France peut-elle interdire le glyphosate unilatéralement? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle introduire le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) des Gilets Jaunes dans sa Constitution? non, l’Europe l’interdit

La France peut-elle s’opposer à la concurrence du rail? de l’énergie? non, l’Europe l’interdit

A la lumière de ces quelques exemples, les Français comprennent que nous sommes en vérité corsetés par Bruxelles dans un arsenal de lois d’inspiration libérale qui nous privent de notre libre-arbitre. On comprend mieux alors pourquoi l’Angleterre a choisi de fuir l’Europe.

Les potins du lundi

Le tourisme de masse fait le bonheur des tours-opérateurs

Surtourisme. Le mot me vient du journal local qui y consacre un long article dimanche. Nos sociétés modernes sont gagnées par le besoin de visiter la planète en masse. On ne se contente plus des livres ou de la télé, on y va. Il est terminé le temps où Stevenson voyageait avec son âne à travers les Cévennes. Terminé Pierre Loti, terminé Henri de Monfreid. Aujourd’hui on prend l’avion le vendredi soir et on rentre tard dans la nuit le dimanche.

Pour aller où?

Partout!

Surtout où les autres vont aussi. A un point tel que la planète craque sous les effets de ce tourisme vorace qui dévore les villes, les places historiques et les plages paradisiaques.

Amsterdam, j’ai acheté cette peinture à un vendeur de rue et je me suis enfui

Ne cherchez pas où aller, il y a déjà du monde. Assez pour que les autochtones commencent à ronchonner en dressant des garde-fous. C’est qu’un touriste en goguette ça mange et ça boit, parfois plus que de raison. Et les avions au kérosène à bas coûts? et les bus climatisés? ça contribue aussi à détériorer la couche d’ozone.

Curieuse société humaine qui se bat pour dénoncer la démolition du climat et qui « en même temps » s’en donne à cœur joie pour polluer l’environnement.

Cette amplification de la bougeotte de nos peuples ne risque pas de s’éteindre de sitôt, la Chine est devenue un candidat sérieux au voyage avec son peuple qui peu à peu s’embourgeoise sous l’effet d’un régime qui n’a plus de communiste que le nom.

J’aurais aimé vous dire que voyager à vélo est une autre façon de voir le monde, que des contrées moins huppées existent encore pour peu que l’on se donne la peine de les visiter. Mais gardons cela pour nous. Comme un jardin secret.

Bientôt les Européennes. Celles que les Français, et d’autres aussi, boudent tant cette Europe là a mauvaise presse. Pas d’importance: l’Europe marche d’un même pas, celui du monde qui court à sa perte sous l’effet d’un capitalisme immonde.

Les potins du lundi

cloche de Fessenheim

Lundi de Pâques. Je ne suis plus très sûr de la chose mais, enfant, j’ai le souvenir que les cloches devaient revenir…


On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.
Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches « parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères. (source)

Cette fête religieuse de Pâques est cette année particulièrement inhabituelle puisque Notre Dame s’est enflammée mettant croyants et civils en émoi. Il est vrai que notre autorité suprême de la République a su y mettre les formes pour que la communauté se rabiboche le temps du week-end prolongé de Pâques.

Mais demain, on imagine que les hostilités vont reprendre de plus belle.

Les grands experts vont se pencher sur le sinistre de Notre Dame. Peut-on réparer en cinq ans la vieille dame d’au moins huit cents ans? Surtout pas! trop d’eau partout. Les pompiers ont fait des progrès face à la puissance du feu, ils ont la puissance de l’eau. L’eau éteint l’incendie mais achève le désastre. C’est paradoxal. Va t-on refaire la flèche à l’identique ou pas? va t-on construire une charpente en béton? en acier? en carbone?

La France se sent redevenue bâtisseuse. L’argent? aucun problème! S’il le faut on se servira dans les tonnes d’or de la Banque de France. Au diable l’avarice puisqu’il s’agit de faire plaisir à Dieu!

Les potins du lundi

Carte grise, permis vélo,…il ne manquera que l’assurance…et pourquoi pas le contrôle technique vu l’état d’épave de certains vélos!

Avec l’obligation du Bicycode sur les vélos neufs, l’imposition du port du casque pour les moins de douze ans, voici venir le permis vélo.

Autrement dit comment faire d’une chose simple comme le vélo quelque chose de compliqué. La dernière invention du gouvernement consistera à délivrer un permis vélo aux enfants d’âge scolaire après une formation dont le coût n’excédera pas 50 euros.

Une formation destinée aux enfants de 6 à 11 ans, afin de leur apprendre à circuler à bicyclette. 1 200 clubs ou associations devraient être habilités à dispenser cette formation. Si elle rencontre le succès, les écoles primaires pourront l’inscrire définitivement à leur programme. (Le Parisien)

Est-ce que cette disposition sera de nature à faire aimer le vélo aux jeunes dans notre jungle citadine? Il est permis d’en douter. Si les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école à vélo c’est d’abord pour une question d’insécurité des infrastructures.

Trottiner: marcher à petits pas et rapidement dit le dictionnaire. A Mulhouse, les trottinettes électriques s’installent. Pas sur les trottoirs, sur la route. Elles sont pilotées par de grands adultes « bon chic, bon genre ». Ce sont les nouveaux hipster de la trottinette, les geek du déplacement furtif. Ces engins là taillent la route sans qu’on les voit arriver. Un type qui survient à un carrefour sans marcher, sans pédaler, ça ne peut que surprendre l’usager en voiture. On va donc assister rapidement à des mesures radicales pour éviter un carnage. Déjà tous les corps constitués se raidissent face à ce déferlement urbain d’un genre nouveau.


…un million de trottinettes mécaniques et 232.749 trottinettes électrique se sont vendues en France en 2018. (Slate)

Le succès de la trottinette, je l’imagine, tient surtout au fait qu’elle n’est pas « meublante » comme peut l’être un vélo. Ce n’est même pas une chose puisqu’elle n’est pas identifiable au rayon des moyens de transport. Pas de cadre, des roues microscopiques, un semblant de guidon au bout d’un tube, rien qui puisse faire obstacle au déplacement multi-combiné de l’engin dans l’espace urbain, bus, train, escalator, ascenseur…et coffre de voiture.

Voici donc un nouveau venu parmi les usagers de la rue avec la trottinette. Les automobilistes commencent à grogner, les piétons aussi, les mairies…il ne reste plus que les cyclistes qui compatissent plus ou moins en attendant de voir quel statut va être affecté à la trottinette électrique. Il est suggéré qu’on l’assimile au vélo et donc qu’on la dirige vers les pistes cyclables déjà fortement encombrées par des usagers indus, piétons, rollers, chiens et autos-motos. Là où ça se corse, c’est que ces ETNI, Engins Terrestres Non Identifiés, ne sont tenus à rien et en particulier à aucun respect de vitesse. Ainsi on parle de trottinettes pouvant dépasser les 50 km/h!

Les potins du lundi

Cet homme là était possédé par le vélo. Comme d’autres le sont par le démon. Régine Deforges avait su immortaliser le vélo avec La Bicyclette bleue. Mais ici rien à voir avec le récit imaginaire ou romanesque. Quand à seize heures, deux neurochirurgiens se présentent enfin dans la salle de presse de l’hôpital universitaire revêtus de leur tenue blanche, tous les journalistes retiennent leur souffle, on allait enfin savoir. On allait de quoi souffrait le grand champion cycliste hospitalisé depuis bientôt plus de trois semaines dans ce service de haute technologie médicale.

Alors un des chirurgiens sortit de sa poche une petite chose de couleur bleue qu’on a d’abord eu du mal à distinguer du fond de la salle. Quand les feux des cameras se dirigèrent vers l’objet tenu entre le pouce et l’index du médecin, alors on a su. On a su que le champion cycliste souffrait d’une maladie jusque là inconnue, une bicycloïte aigüe du cerveau.

Un petit vélo dans la tête

L’opération relevait de l’exploit. Personne, pas même les plus grandes sommités du monde cycliste, ne sont encore en mesure d’établir comment ce minuscule objet ressemblant à un vélo de la taille d’un porte-clé a pu venir se loger dans le cerveau de notre champion toutes catégories du vélo.

Les exégètes de la chose cycliste ne peuvent s’empêcher de penser à une forme de calcification du cerveau modelant jour après jour ce mini-vélo mieux qu’une imprimante 3D sans attirer l’attention de quiconque. Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ». Sans conteste, nous étions là en face d’une forme d’endomorphisme qui va longtemps préoccuper la science. Comment un homme sain de corps et d’esprit, dans la plénitude de l’âge, a t-il pu secréter un petit vélo Kinder dans ses lobes cérébraux? Peut-être va t-on découvrir un ADN du cycliste comme il existe un ADN du tueur…Alors on comprendra pourquoi brutalement à trois heures du matin, je saute sur l’ordi pour décrire le songe qui me tient éveillé!

Le monde journalistique est en émoi. Leur crédibilité est mise en question à tous propos. Normal, puisqu’ils s’affichent ouvertement en symbiose avec les pouvoirs de l’ordolibéralisme! Depuis que Facebook est devenu le premier média de la planète (2.1 milliards d’inscrits) , les gazettes font grise mine. Elles se vendent moins et celles fidèles à leur dogme peine à convaincre. C’est ainsi que le journal l’Humanité est en quasi faillite en dépit des perfusions de l’État. Alors le nouveau défi des médias officiels qui tentent de reconquérir le cœur de leurs lecteurs consiste à débusquer ce qu’ils appellent les fake-news, les fausses nouvelles qui envahissent la planète. Un lecteur de vélomaxou le faisait justement remarquer: avec les fake-news, c’est tous les jours le 1avril. Relativisons! Si Facebook est un grand propagateur de fausses nouvelles, c’est aussi parce que le monde politique a de tous temps contribué à berner ses électeurs en leur faisant miroiter de fausses promesses comme à ces pauvres Britanniques englués dans le Brexit. On va encore en avoir la démonstration avec la campagne européenne qui s’annonce.

Les potins du lundi

Ça chauffe pour nous, les cyclistes…

Je commence par les choses sérieuses, celles qui bassinent le plus mon lectorat fidèle qui doit subir mon verbiage. Vélomaxou trempe dans son idéologie jusqu’au cou, alors je dois bien m’en débarrasser un peu pour ne pas me noyer. Une métaphore foireuse, je vous l’accorde.

Le réchauffement climatique et la gigantesque pollution planétaire qui en est la source vont-ils enfin faire prendre conscience que notre mode de vie, notre mode développement est incompatible avec notre survie?

Ecologie par çi, écologie par là. Tout le monde est écolo. Le grave handicap de l’écologie, c’est que tout le monde peut se l’approprier et se verdir le temps d’une campagne politique. Nous les cyclos, l’écologie on connait, on en fait tous les jours. Vous allez voir aux Européennes, tous les candidats vont vous parler défense de la planète. Même En Marche qui a réussi à débaucher un écolo-bobo pour faire bien. Vous avez vu comment la presse s’empare des questions de micro-particules partout dans nos villes? (celles en particulier que je dénonce depuis des années dans la plaine d’Alsace), comment les pesticides dispersés dans les campagnes mettent en cause la santé des populations et des enfants dans les écoles? comment nos plastiques se retrouvent au fond des mers et dans les estomacs des mammifères marins? Mais du coté des pouvoirs politiques, nous obtenons en réponse des mesurettes. A Mulhouse où l’autoroute jouxte la ville, on maintient le 110 et on ajoute des voies qui garantissent l’accroissement des flux de camions et de voitures faisant retomber sur l’agglo un nuage d’oxydes et de particules nocives.

Ne rêvons pas! Ce n’est pas l’usage du vélo qui va résoudre tout cela. Mais dans nos villes il peut contribuer à réduire la place de l’auto avec l’aide des transports combinés (transport en commun, vélo et marche à pied).

Faut-il pactiser avec Amazon?…

Ma consœur hésite. Doit-elle accepter de livrer les colis Amazon avec sa flotte de vélos-cargos? ou renoncer, pour ne pas déplaire à ses donneurs d’ordre locaux? Moi je choisirais le dernier kilomètre de mon colis à vélo d’où qu’il provienne plutôt qu’avec un fourgon Mercedes diesel conduit par un abruti du volant qu’aucune police ne verbalise. Il faut apprendre à composer avec Amazon, avec Google et Apple en considérant les tenants et les aboutissants.

La cuisse de Jupiter…

On comprend alors pourquoi le Gilet jaune (et pas seulement lui) est perdu dans cet océan de contradictions et pourquoi il n’a plus confiance en personne. Le Gilet jaune est devenu le poil à gratter de nos politiques depuis que le parti communiste a disparu. Avec le PC de Georges Marchais et la bonne vieille dictature stalinienne du prolétariat, l’ouvrier se sentait citoyen et représenté dans sa condition sociale jusqu’au parlement et même au gouvernement où Mitterrand avait nommé des ministres communistes avec le programme commun de la gauche. Aujourd’hui la classe laborieuse est orpheline. Le prolo n’est plus people. Alors elle manifeste comme elle peut, la classe des oubliés du mercantilisme planétaire…et nos jeunes députés sortis de la cuisse de Jupiter ne savent plus à quel Saint se vouer lorsqu’ils découvrent, effarés, ces curieux hominidés repeints en jaune venus de la périphérie fracasser les vitrines. Je n’ai pas de mépris à l’égard des Gilets jaunes. Ni de regard condescendant. Je ne comprends pas leur inorganisation, leur entêtement à se détacher de toute conscience politique. L’absence de maturité politique est pour eux un grave handicap pour conduire à des choix réfléchis. Alors il ne leur reste qu’à grandir et à faire des choix. On pourra cent fois s’interroger sur les ratés de notre éducation citoyenne lorsqu’on découvre aux ronds-points des citoyens sans conscience de classe qui peinent à expliciter les rapports de domination et la division sociale auxquels ils sont confrontés autrement que par des slogans expéditifs comme Macron démission.

Reste la question énergétique de la planète. Produire des véhicules propres est loin d’être résolu. L’électrique est un mirage puisqu’il revient à piller des ressources rares pour les batteries et à construire des usines électriques atomiques ou à charbon comme en Chine.

Nos gouvernants ne semblent pas mesurer l’ampleur de l’enjeu. En cause la survie d’une idéologie de croissance et de libre-échange mondial organisant le dumping social des travailleurs et le pillage de la planète.

L’Europe de demain s’apprête à amplifier sa trajectoire dans la mauvaise direction en nouant toujours plus d’accords commerciaux comme avec la Chine ou le Canada. C’est une façon d’encourager des échanges inter-planétaires très polluants plutôt que d’encourager notre production et notre consommation locale. Il faut y prêter garde.

La marotte du cyclo…

La frime à l’état pur. J’ai mis la route en jaune citron, le VTT en vert…et le ciel en bleu

Strava et compagnie…

Ces graphiques là, le cyclo ne les montre pas à la cantonade. C’est son jardin secret. Ou alors, il s’expose dans Strava et se tire la bourre par internet interposé. Moi aussi je suis sur Strava dès lors qu’il suffit d’un clic pour se plier aux convenances; en revanche je m’interdis à entrer dans la compétition. Le « j’aime » de Strava, c’est semble t-il le « kudos »…alors je remercie mes amis qui m’envoient ces « kudos » de mes victoires sur moi-même.

C’est Christophe qui me l’a dit …

C’est Christophe qui me l’a dit, il est certainement plus fin connaisseur que moi d’Excel, il fait des comparaisons de ses scores cyclistes « en année glissante ». Les années glissantes ne sont pas spécialement verglacées. J’ai perdu la main avec le tableur depuis que mon patron m’a poussé dehors. Alors je potasse la formule « décaler » pour tenter de reconstruire mon palmarès en année glissante, histoire de bien me mettre la pression chaque soir quand je rentre lessivé de ma sortie vélo. On est tous pareils!

Le buzz du VAE…

La petite boite sur le guidon qui change tout

Le VAE fait le buzz. On en voit à tous les carrefours cherchant leurs routes. Un jour ces machins là vont disposer d’un pilote automatique qui vous ramènera le soir à la maison frais comme un gardon. Les constructeurs s’ingénient à mettre en œuvre des machines qui ont tout du vélo, des roues, un guidon, une selle,…et même des pédales. Mais ce n’est plus tout à fait du vélo. La différence? le vélo vous transporte en moins de deux en haut de sommets mythiques le dimanche matin aussi vite que Cancellara. C’est comme du doping mais du doping propre.

Look E265 existe en version route

Pas de scrupules, Look avec son E765 ne semble pas effarouché en proposant un cadre protubérant pour la batterie. A la place des grosses cuisses, on a à présent le gros cadre entre les cuisses. A chacun son truc!

Frein à disque. Pas beau. Affaire de goût.

Je suis d’accord, on me dit oui c’est pas beau mais avec les freins à disque on n’use plus les jantes…je veux bien accepter l’argument surtout avec une jante en carbone! Mais avant d’user une jante, il faut quand même du temps! Je passe sur le bilan poids/efficacité et sur le prix. Mais des beaux Campa, y’a rien de mieux.

Les véloroutes bientôt concédées?

Des véloroutes concédées? l’idée est dans l’air

Chacun sait que le budget de l’Etat peine à remplir sa mission d’entretien des routes nationales.Le problème n’est pas nouveau, souvenons-nous: le 1er janvier 2006, 18 000 kilomètres de routes nationales étaient déjà devenues de « simples » départementales dans le cadre des lois de décentralisation. Aujourd’hui, le gouvernement réfléchit à une nouvelle façon de se débarrasser des voies de communication dont il a la charge. Comment? tout simplement en se dessaisissant de certaines voies rapides qui deviendraient concédées et donc à péage. Selon la Dépêche.fr Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, ont d’ailleurs mis en place un groupe de travail sur « l’évolution de la gestion » du réseau routier national non concédé. Ce rapport devrait être rendu d’ici l’été 2019. Le président de l’ASFA, Arnaud Hary, interrogé par Radio France ne dit pas autre chose : « Chaque fois que l’État décidera d’aménager son réseau de routes nationales et de le transformer en autoroutes concédées, les sociétés d’autoroutes répondront présent, » et d’ajouter « les véloroutes pourraient constituer pour nos sociétés un nouvel axe de développement riche en perspectives compte tenu de la demande croissante d’une nouvelle clientèle adepte de tourisme vert. »