Catégorie : les potins du lundi

Editorial

Les potins du lundi

De gré ou de force, un complexe cinématographique est édifié ici. Même si on n’en pas besoin. (Croisière Cernay)

Je résume.

Donc la comcom de mon territoire vient d’allouer 150.000 euros à un complexe de cinéma en construction. 150.000 euros dont auraient eu grand besoin nos pistes cyclables, trouées, ondulantes sous l’effet des racines.

Sur 46 délégués, un seul a voté contre. Cela démontre la grande cohésion de cette comcom pour faire comme avant: arroser notre pognon dans des opérations privées promises dans cinq ans à un plongeon financier. Chacun sait bien qu’actuellement le cinéma est entrain de virer vers du Netflix à domicile et que le spectacle en salle est en plein marasme.

Pour l’anecdote, c’est ce président de comcom qui rechigne à entretenir notre piste cyclable qui va de sa commune Aspach-le-Bas/Michelbach à Leimbach et à qui j’ai écrit le 12 aout dernier

la piste Aspach/Leimbach en 2018, les cyclistes allez vous faire foutre!

Le 1 septembre voici ce que me répondait le maire d’Aspach (et (président de la Comcom)

Une façon expéditive de noyer le poisson

Je résume encore

Le 29 mars dernier, j’ai poliment fait observer à la mairie de Vieux-Thann que le passage piétons et vélos au bout de la rue de la Thur est en mauvais état. (voir l’article)

D’autant plus en mauvais état que l’entreprise de bûcheronnage riveraine prend ses aises pour y déposer des branches de sapins.

Cette semaine, le policier municipal de Vieux-Thann m’a appelé au téléphone.

La barrière va être remplacée par un potelet central rétroréfléchissant et les branches de sapins retirées.

Y’a plus qu’à!…

J’en ai profité pour lui dire que l’itinéraire cyclable (Voie Verte de la Vallée de la Thur) rue Berger André est raté suite aux travaux de renouvellement de la chaussée. Il n’a pas dit non. On est reparti pour trente ans, au moins! (voir mon article du 15 juin 2020)

Il y aura bien une suite , début Juillet 2022 de la « Route du Diable 2020″….(page Facebook de Pascal Bride)

la Route du Diable 2022, départ Valence arrivée Cressia (non loin de Lons -le-Saulnier)

On ne présente plus Pascal Bride dit Bridou.

Malgré son Covid, Bridou a la force de préparer en 2022 les baroudeurs à vélos à une aventure hors normes, « la Route du Diable ». Mieux vaut prévoir longtemps avant une telle épreuve en effet puisque 2021 semble déjà bien compromis en matière de rencontres sportives.

Les amateurs de Paris-Brest-Paris (1200km/12000m/80h) peuvent tenter l’expérience de la Route du Diable. Mais il faut transporter ses bagages sur le vélo et trouver où se loger pendant les cinq jours impartis.

  1 180 km / 19 500 m /  120 h  / GPS

Un truc de ouf comme on dit qui force l’admiration des cyclos du diamche comme moi.

Pour en savoir plus il suffit d’aller sur le site ici ici ici

Les potins du lundi

Une miniature (Buhl)

L’avant n’est plus

A quoi bon potiner puisque l’essentiel de mon avenir est connu. Un avenir distant à l’égard des autres et des choses. Les gens de mon âge qui ont déjà un vécu doivent se résigner à vivre dans ce nouveau monde jusqu’à « la fin » sans doute. Car le temps passant, on voit que cette année écoulée a profondément changé la donne de notre quotidien, nos faits et gestes et aussi les perspectives d’avenir.

L’avant n’est plus, il est derrière. L’avenir reste à inventer. Les gens de ma génération n’ont plus rien à proposer. Ce qu’ils avaient construit a été détruit. Un mode de vie, des relations familiales, des projets coopératifs…un certain art de vivre.

Je me suis installé en témoin de la déconfiture de notre État régalien qui sape un à un les derniers bastions de notre démocratie. On voit jour après jour que le Roi est nu mais il continue à gouverner comme bon lui semble. Trois cents morts quotidiens, c’est la bonne jauge avec laquelle il va falloir apprendre à vivre. Puis lorsque tout le monde aura été vacciné, il faudra recommencer pour les variants suivants exhumés de notre modèle planétaire libéral.

Oui, je sais c’est déprimant.

Vous avez dit gardons nos distances?

Même les cyclistes se font prendre par le virus. Notre célèbre Pascal Bride, Bridou pour les intimes en fait la mauvaise expérience actuellement. Il s’en explique longuement sur FB. Tout va bien et patatras! vous voila cloué au lit. Défense immunitaire ou pas, le virus frappe sans distinction alors qu’on ne s’y attend pas et qu’avec les beaux jours, on a déjà des projets en tête. Le virus vous a frappé sans prévenir et pas nécessairement en faisant du vélo avec les copains. Il peut venir de la famille ou en faisant des emplettes ou encore plus simplement au travail. Le plus angoissant, c’est le tour que peut prendre le développement de la maladie. On le sait tous, au bout de quelques jours on peut manquer d’oxygène et se retrouver malgré soi en réa. Sans compter les séquelles éventuelles parfois longues à traiter. C’est pourquoi je redouble de vigilance au quotidien. Touchons du bois!

J’ai eu à deux reprises ces derniers jours l’occasion de constater que les recommandations sanitaires de distanciation sont à géométrie variable. Sur la route de Staffelfelden, deux pelotons de cyclistes d’au moins 12 à 15 participants chacun. Compacts, bien serrés entre-eux, comme le code de la route le recommande mais contradiction avec le dispositif sanitaire.

Et par ailleurs, un autre jour, un groupe de marcheurs traversant sur la route de Guewenheim à Roderen, une quinzaine là-aussi.

La réglementation sanitaire existe pour le plein air sportif: c’est six membres et deux mètres de séparation. Pour des cyclistes et des marcheurs, c’est théorique et illusoire. « Des branquignols, nos gouvernants » a lancé un marcheur sur le net. Quant aux cyclistes, ils étaient déjà loin avant même que je puisse les entendre.

Tout ça pour dire que nos contaminateurs ne sont pas que les autres, ceux qu’on soupçonne de ne rien comprendre à l’épidémie; les contaminateurs sont aussi parmi nous, des gens comme vous et moi qui se jouent des gestes barrières et de la distanciation, seuls antidotes provisoires à la propagation. Martine Wonner, médecin et députée proche de LREM, a animé une réunion publique à Mulhouse, « que vous êtes beaux sans masques » a t-elle déclaré aux adeptes de la méthode Coué qui refusent toute discipline sanitaire. Et mon médecin de quartier a préféré se projeter…aux Comores! C’est son choix. Macron ne voulait-il pas servir l’Afrique en vaccins alors que nous en manquons!

On a connu en d’autres temps la délation et dans les pays communistes, chacun épiait l’autre. Faudra t-il en arriver là? Cette désobéissance civile qui va grandissant est la marque d’une défiance de la population en réponse à des injonctions gouvernementales infantilisantes. Dans les cercles de pouvoirs, le Français est perçu comme un imbécile qui ne comprend rien…et certains comportements semblent le démontrer, hélas!

La marche, le vélo et…la bagnole

Les transporteurs en commun se désespèrent, ils n’ont plus la cote. La faute au virus qui fait fuir les clients. Les bus « Macron » viennent de différer leur reprise suite au nouveau confinement de l’Ile de France. Au palmarès des mobilités, la marche, le vélo et la sacro-sainte voiture et ses SUV gloutons pour la planète.

Pourtant les constructeurs d’autos se plaignent de voir leur marché contracté de 20% avec le virus. C’est à ne rien comprendre. L’autre paradoxe, c’est qu’un constructeur automobile ne sait gagner de l’argent qu’avec des voitures lourdes et rapides. En revanche pour le vélo, plus il est léger, plus il est cher! Comprenne qui pourra. Quand la 2CV est née, le cahier des charges prévoyait une auto économe, confortable, pour deux personnes et 50kg de patates!

Guebwiller et le vélo

Je me suis un peu éloigné des mouvements cyclistes urbains. Trop de tâtonnements, pas assez revendicatifs à mon goût. Les élus une fois en poste oublient très vite leurs promesses électorales et vertueuses. A Thann, tout est déjà oublié (voir ici), aucune traduction dans les faits d’un quelconque engagement de la nouvelle équipe élue. A Guebwiller, le mouvement pro-vélo se muscle et tente un sondage d’opinion parmi les usagers. C’est louable. En revanche ce qui est regrettable que Guebwiller reste aux prémisses du minimum requis pour rendre le vélo accessible voire sécurisé et agréable.

La plus petite bande cyclable de Guebwiller, rue Théodore Deck: 20 mètres! L’œuvre de rigolos sans doute qui se foutent des cyclistes.

J’ai remonté et descendu en touriste pendant vingt ans au moins cette infâme route Théodore Deck pour grimper ensuite le Bannstein sans y voir l’ombre d’une amélioration. Même avec cet ersatz de piste cyclable rue Schlumberger, le compte n’y est pas.

Pour un touriste à vélo aller chez Husser ou chez Helfter est cependant devenu agréable par l’avenue de la République depuis qu’elle a été rénovée et marquée zone de rencontre…et donc à double-sens cyclable.

Les potins du lundi

Gardons nos distances! Vive le lift! Voici le moyen de ne plus croiser madame Michut dans l’escalier et de risquer d’attraper son Covid

La société (é)mouvante

Comme les sables, la société est mouvante: elle ondule, elle se conforme, elle se réforme, elle se déforme, elle se reforme, elle se répand ensuite, elle est devenue ductile. Mais elle s’interdit encore le tactile en ces temps de distanciation.

Toucher l’autre par convention est une infraction aux bonnes mœurs. On ne sait pas encore comment va faire la planète pour reproduire ses humains…

Il faudra le faire en douce puisque la proximité de l’autre est devenue à haut risque pandémique. Les thèses eugénistes ont de beaux jours devant elles. Déjà la natalité fléchit dans nos peuples de l’Occident. C’est plutôt « je t’aime moi non plus ». Elle régressait déjà avant la pandémie mais les experts prévoient encore une aggravation puisque nous sommes appelés à voir se développer les virus couronnés avec des épines pathogènes pour notre genre humain. « Aimez-vous les uns les autres » disait l’autre. Je voudrais l’y voir…

Alors c’est décidé, on va faire un monde de vieux.

Faire monde avec des vieux, c’est pas une vie. Surtout que ces vieilles badernes souffrent déjà d’un tas de comorbidités! Un monde de vieux ne décourage pas l’économie, il suffit d’adapter le marché à la nouvelle donne, celui du lift.

Assistance généralisée à bord des bagnoles, à bord des vélos et des trottinettes, assistance à domicile, assistance publique, la demande ne risque pas de fléchir. Heureusement on a là-bas un peuple docile de petits Chinois capables de nous dorer la pilule.

Le seul hic, c’est quand tous les vieux auront disparu. Il faudra donc tout reprendre à zéro mais les vieux s’en foutent comme de l’an quarante.

S’agissant des thèses eugénistes, qui consistent à sélectionner les individus, des philosophes accourent. L’épidémie réveille des consciences: pourquoi vacciner les vieux en premier au lieu des jeunes qui doivent suppléer à nos fragilités et qui prennent beaucoup de risques dans leur quotidien ? Hitler ne s’était pas embarrassé, il avait décidé de supprimer les Juifs, les handicapés, les homosexuels supposés déviants du genre humain. Il faut s’en souvenir et même le rappeler.

André Comte-Sponville: on ne peut pas sacrifier toute une économie simplement pour des raisons sanitaires.

C’est la thèse du philosophe André Comte-Sponville: « Nous sommes punis par là-même où nous n’avons pas péché. (…) Il est écrit dans la Bible ‘Croissez et multipliez-vous’. Aujourd’hui, la surpopulation aboutit à une catastrophe écologique annoncée. » déclarait-il sur France Inter le 13 janvier 2020. Depuis que le virus nous a frappé, ACS n’en démord pas « Il n’y a pas lieu de pleurer davantage sur les centaines de décès de la COVID par jour que sur les milliers d’autres morts » (France Info 10 novembre 2020).

Je vais me remettre à la lecture d’Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes.

Il est vrai que plus on vieillit, plus on s’expose à la mort, car la mort existe toujours, parait-il! Mourir en bonne santé, voila une idée qu’elle est bonne aurait dit Coluche. Alors je m’y attache du mieux que je peux même si un accident fatal est si vite arrivé.

S’agissant du vélo, on pourrait aussi se demander si paradoxalement son usage ne contient pas les germes d’un infertilité chronique comme le supposait le docteur Bouloumié: la pratique du vélo est-elle «congestionnante» ou « décongestionnante » , s’interroge le docteur en 1890?

Sommes-nous manipulés?

Cette probabilité revient sur le devant de la scène tout en épousant l’idée que nous sommes les victimes d’un complot. L’État(présupposé sous l’empire de puissances occultes) nous manipule pour mieux nous dominer et nous priver de liberté. Cette théorie qui trouve ses origines dans les bas-fonds de l’ésotérisme nous éloigne du monde moderne, rassurant et cartésien. Le virus ne serait qu’une invention destinée à mieux nous contrôler. Il faut dire que le traitement de l’épidémie par nos États démunis, les approximations, les décisions irrationnelles constituent des arguments de choix pour les opposants aux règles de confinement, de distanciation et de déconfinement confinés.

C’est marqué dessus comme le Port-Salut

Le Bicycode a vécu.

Un lobby de l’antivol s’est attaché à prévenir nos vols de vélos. Il y est parvenu en faisant immatriculer tous nos vélos neufs. Remarquez moi, je n’en ai rien à cirer du gravage de nos vélos; c’est pour les neufs et moi je n’ai que des vieux vélos. Je sais que le terme d’immatriculation fait jaser car notre plaque ne sera pas visible par les centaines de caméras de vidéosurveillance qui pullulent dans nos villes, mais pourtant, notre vélo sera bien inscrit dans un fichier comme celui des cartes grises des bagnoles.

accéder aux données de votre voiture est déjà possible

Pour comprendre de quoi il s’agit,

voir ici et aussi ici et aussi

Sur les 8 méthodes de marquage, 5 sont retenues.

Cela dit, les promoteurs de ce marquage en sont pour leurs frais, le Bicycode à l’origine du mouvement promu par la FUB qui consiste à graver un numéro dans la chair de nos cadres de vélo ne sera pas homologué: trop intrusif dans la matière de nos Ferrari de luxe en carbone ou en titane! Les machines à graver vont donc rejoindre les objets trouvés.

Isabelle et le vélo nous dit tout ici

Les potins du lundi

Blosen’AIR, sa passion le cerf-volant

Écrire serait-il impudique?

ils sont nombreux autour de moi à ne rien dire, à ne rien écrire. Je me suis souvent demandé si le non-dit n’était pas implicite, une sorte d’accord tacite entre les individus pour n’avoir pas à se justifier ou à contester tel ou tel principe ou, pire, une façon de renfermer en soi ses rancœurs, ses regrets, sa colère, voire sa haine. Et aussi sa joie!

A la lumière des derniers évènements crapuleux qui mettent en scène des jeunes gens, je me demande si l’humain n’a pas perdu ses repères essentiels parmi lesquels ceux qui s’imposent au vivre-ensemble. On jette la copine de quatorze ans dans la Seine après l’avoir rouée de coups pour être sûr qu’elle n’en réchappera pas et après on rentre chez soi sans l’ombre d’un remord.

Je ne vais pas faire un amalgame douteux avec un geste criminel mais le silence dans lequel nous enferme la distanciation sociale ne porte t-il pas en germe un accélérateur de nos dérives comportementales?

Un an déjà!

Oui nous avons bouclé une première boucle de notre nouvelle vie, la vie distendue de nos interactions sociales liées au virus. Le gouvernement gouverne comme il peut, un coup à droite, un coup à gauche, pour tenter de maîtriser les embardées du carrosse républicain.

Ces ministres n’ont en vérité plus la main sur la destinée du pays depuis de longs mois. Ils se présentent périodiquement devant les lucarnes, à tour de rôle, l’air contrit, pour nous sommer de porter le masque et de nous laver les mains. Ce sont des agents de salubrité publique. Mais malgré tout nos hôpitaux continuent de craquer. Ce personnel politique a grillé toutes ses cartouches et il est manifestement au bout du rouleau.

Dans mon quartier du Blosen (blasen en allemand veut dire souffler) souffle un vent d’Armorique. On dit que le vent breton chasse le virus, alors je respire le bon vent comme lorsque les sanas de Davos étaient recommandés aux phtisiques. Les soubresauts de la maladie inquiètent de plus en plus ceux qui ont comme moi le temps d’observer. Qui sont ces gens qui se bousculent en réanimation? quels sont leurs vecteurs épidémiques?…le corps médical est secret, on n’en saura donc rien. A moins qu’il ne s’agisse de sociologie? J’ai la vague idée que ceux qui colportent le virus se foutent des recommandations de distanciation et des mesures d’hygiène. Aux cotés d’une population rétive par principe, je soupçonne aussi une grande inculture sociale faite de pauvreté. Mais relativiser le risque en se disant qu’après tout ceux-là l’ont bien cherché n’est-il pas porteur de danger et favorable à la transgression? Ne va t-on pas voir naître des mouvements #mytoo anti-vaccins ou d’autres #mytoo j’menfousdumasque? On voit des professions comme le spectacle vivant se rebeller faute de perspectives et l’on suppute que le mouvement d’insubordination va rapidement prendre de l’ampleur le beau temps venant. On avait parié sur la vaccination avant l’été, mais comme rien n’est simple dans nos sociétés libérales, alors il faudra attendre un peu plus longtemps avant de pouvoir se rassembler en toute quiétude. Pour l’heure les programmes, les projets de voyages de l’été sont compromis.

Le variant de la Promenade

Quoi?… qu’est-ce que j’apprends?…Paris-Nice arrive demain sur la Promenade?… Estrosi, le maire de Nice, s’est réveillé la veille de l’arrivée de Paris-Nice, la course cycliste. On lui a sans doute menti contre son plein gré. Après avoir convaincu les ministères qu’il fallait vider la Promenade de Nice des variants anglais, voila Paris-Nice qui risque à nouveau de remplir le bord de mer de touristes à variants.

Vite, édictons un interdit d’arrivée sur la plage pour la course Paris-Nice!

Il est difficile par les temps qui courent d’organiser une course cycliste.

Les potins du lundi

Le retraité donne dans l’associatif, le sport, la lecture, la peinture, les voyages…tout ce qui l’occupe est bienvenu. Je plains les désœuvrés

Faut pas croire ce qu’on dit, le retraité ne fait pas rien.

Comme beaucoup j’ai un emploi. Un emploi du temps à rallonge. Je suis tombé dans le domaine des inactifs actifs il y a déjà quelques années. De crainte que l’inaction ne gagne tout mon corps et mon esprit, j’ai mis les bouchées doubles. J’ai aussi donné dans l’associatif. Donné est le bon terme, car dans l’associatif le travail est gratuit, même si parfois il coûte. L’associatif est à l’arrêt quasi total avec les restrictions. Quand la reprise arrivera, si elle revient, il faudra retrouver ses repères.

Car la vie, on aime ça. Et parfois on en redemande. En même temps je pense à tous mes congénères qui n’ont pas ma chance, qui vivent péniblement sans moyens et parfois avec une maladie invalidante. Je suis donc parmi les « chanceux », il faut en être conscient pour mesurer la difficulté des autres qui le sont moins.

Tenez, prenons ces nouveaux malades dits du « Covid long » et qui dans la force de l’âge peinent encore un an après à retrouver leur corps et leur esprit. Monter sur un vélo? invraisemblable, leurs poumons ne suivraient pas! On aurait tord de croire que le vaccin va tout simplifier et les les épidémiologistes tirent déjà sur le frein de nos ardeurs car il va falloir continuer de se méfier de l’autre. L’autre, cette étrange relation avec l’autre qui demande de la distance.

Chez moi un grand complexe cinématographique est en construction à Cernay

Un grand complexe de loisir en préparation (Croisière Cernay). La Croisière Cernay fait son cinéma (parking assuré!). Il y a une erreur de casting manifeste puisqu’il faudra aller au cinéma en bagnole. Encore une fois rien de structurant pour amener le changement de mobilités. La commission qui a acté le projet a t-elle une aussi courte vue pour oublier le tram-train et le vélo? Encore une fois ce sont les générations à venir qui vont récupérer le dilemme. Oui mais c’est vrai d’ici là le cinéma aura déjà fait faillite.

A la Croisière, la croisière des chemins fera que les autos pourront converger en masse le soir pour aller au cinéma. Figurez-vous que j’habite à l’entrée d’une vallée alsacienne, la plus peuplée des vallées du haut-Rhin. On imagine donc les nouvelles allées et venues que ce complexe de l’entertainment va entraîner. En même temps les petits centres culturels de Thann et de Cernay font la gueule: leurs salles vont perdre de l’intérêt et leurs finances en prendre un coup vu que les Collectivités préfèrent mettre au pot du grand complexe en construction. Résultat: une pétition circule « non au financement par le public d’intérêts privés! »

Des financements publics en direction du privé, la France en regorge. A commencer par toutes ces usines dont les patrons ont mis la clé sous la porte une fois les subventions encaissées. Remarquez, qui ne tente rien n’a rien en matière de créations d’emplois.

Mais pour un complexe de cinéma? j’ai de sérieux doutes sur l’avenir de telles salles.Le devenir de la production audio-visuelle est en effet en pleine mutation et remplir des salles suppose que l’industrie du cinéma ne soit pas happée par Netflix et Cie.

Ps: j’attends toujours que nos élus locaux dans leur grande bonté décide de créer une piste cyclable pour aller au cinéma de Cernay, ça fera au moins une bagnole en moins le jour où me viendra l’idée d’y aller

Match Amazon/Alibaba

Vinted, c’est le Bon Coin mais version Geek. C’est le palais des pleurs, les acheteurs chinent en direct sur la toile pour gagner kat’sous au point qu’il faudra in fine leur donner l’objet vendu. J’y ai trouvé des godasses de VTT d’occasion encore bonnes à bon prix, des Gran Canion à présent difficiles à trouver. Ce sera ma troisième paire.

Oui, mais j’ai du acheter des cales SPD compatibles avec le système Shimano. Sur le marché, Shimano nous voit venir. Sous blister blindé ce genre de produits coûte bonbon.

Vendues 8.95 euros chez Alltricks…et 12 euros chez Décathlon

Et chez Amazon?

14.24 euros chez Amazon!!! (port gratuit)

Amazon m’a habitué à mieux au niveau prix.

Et où croyez-vous que je les ai trouvées mes cales SPD? Chez Alibaba, le grand magasin chinois

3.05 euros chez Alibaba!!! (port en sus 3.03€)

Jach Ma, l’ex pdg d’Alibaba a construit un empire financier au pays du soleil levant. Mao Tsé Tung souffre énormément dans son mausolée car Jack Ma est aussi membre du parti communiste chinois. Comme quoi on peut être petit par la taille et savoir aussi faire le grand écart.
cales SPD Shimano vendues 12 euros chez Décathlon

Les potins du lundi

La reprise de la saison cycliste en 2021 avec un Covid persistant

L’épidémie va t-elle tuer aussi les clubs cyclistes?

Un grand club mulhousien de cyclotouristes (CCK) affiche sa reprise ainsi…

Dimanche ce sera la reprise officielle de la saison avec en plus
une météo agréable en prévision.
Par contre, covid oblige nous ne pourrons pas offrir l’apéro au retour.
Vous trouverez ci-contre les parcours ainsi que les gestes barrières à respecter.

Le séjour de Cinque Terre des Cent Cols annulé pour la seconde fois

Au Club des Cent Cols le séjour italien du club de mai 2020, reporté en 2021 est de nouveau annulé.

Aujourd’hui les clubs font profil bas: ils n’affichent rien dans leur programme, les assemblées se sont déroulées à la sauvette et les groupes de discussion sont désertés sur le net.

Potins basiques ce matin puisque je vais aborder des questions simples que tout cycliste habitué de voyages et de rencontres est amené à se poser. Si l’on a les questions, on n’a pas encore les réponses tant la crise épidémique semble insaisissable dans notre Europe empêtrée dans ses dogmes et ses valeurs. La France est frivole, on ne la brusque pas, on préfère vivre avec une épidémie qui frise les 300 morts journaliers plutôt que de garder ses distances. Garder ses distances, c’est notre problème de monde moderne et de ses cités peuplées. On devrait tous pouvoir s’acheter une ile.

Quand les rencontres cyclos pourront-elles reprendre?

Il est censé être l’alpha et l’oméga de la sortie de crise épidémique, le vaccin anti-Covid.

Par exemple après avoir été vacciné, on pourrait imaginer pouvoir à nouveau faire du vélo en groupe, participer à des rencontres cyclistes sans craindre de se contaminer.

Ce serait fabuleux, alors on n’attend plus qu’une chose: pouvoir être vacciné…

Cette solution qui semble simpliste tant elle résout l’ensemble du problème n’est pourtant pas envisageable à brève échéance puisque, on le constate chaque jour, les chiffres de gens vaccinés avancent à un train de sénateurs. C’est à dire très peu vite au point qu’il faut s’attendre à passer encore cet été avec un régime de semi-liberté.

Le gouvernement qui a la main sur les libertés publiques va t-il pouvoir débloquer les vannes qui interdisent de se réunir comme bon nous semble?

Jusqu’alors j’ai milité contre le certificat médical imposé pour participer en club vélo. Il s’agissait alors de vérifier qu’on était apte à faire du vélo. Pour moi qui fait du vélo comme je marche cela devenait une intrusion insupportable dans mon modus vivendi et non pas une question de santé publique. J’ai donc choisi de quitter les instances sportives qui s’étaient couchées devant cette injonction. Je dois avouer que j’ai accepté contre mon gré de quitter une organisation cycliste (la FFVélo) avec laquelle j’avais noué des relations amicales et réalisé plusieurs projets au cours des décennies écoulées.

Mais avec la Covid, il en va tout autrement puisque, potentiellement, c’est en contact avec d’autres qu’on prend le risque de se contaminer. Imaginons que la vaccination soit libre…alors lors de la sortie dominicale d’une dizaine de participants, on aura les vaccinés et les non-vaccinés ensemble. Du coté des vaccinés, pas de risque en principe si on est protégés contre tous les variants. Mais du coté des non-vaccinés, il suffira qu’un seul des dix participants (vaccinés ou pas) soit porteur de la maladie pour qu’il infecte tous les non-vaccinés…et nous créons un mini cluster. On connait dorénavant le mécanisme de contamination auquel je le constate nombre d’entre-nous ne prennent pas garde.

Alors je sursois, c’est à dire que je ne rejoindrai un groupe de cyclistes qu’avec un certain nombre de garanties…sinon, je resterai tout seul

Oui au certificat de vaccination anti-Covid

Le certificat vaccinal que l’on a tendance à baptiser « passeport » serait la solution. Vous vous inscrivez à la Randonnée des Trois Ballons Vosgiens mais à une condition, être vacciné, puisque c’est le seul moyen de faire barrage à la propagation du virus. Je ne vois pas comment les organisations sportives non professionnelles vont pouvoir à nouveau fonctionner sans prendre le risque de propager le virus.

Seulement voilà: deux obstacles de taille s’opposent à ce doux rêve de l’altruisme, se vacciner pour se protéger et protéger l’autre

  • d’une part vacciner prend du temps, des mois voire des années, et on n’imagine pas que tous les interdits d’accès ou de réunions puissent être levés sans garantie sanitaire
  • d’autre part c’est sans compter sur l’immense opposition que suscite cette obligation vaccinale parmi les anti-vaccins au nom de toutes sortes de principe dont celui de la liberté individuelle qui serait supérieure à la liberté collective de vivre en société.

On risque donc encore d’attendre longtemps avant de pouvoir reprendre le vélo collectif en toute confiance. J’observe sur les réseaux sociaux un silence: celui des clubs sportifs. Les administrateurs semblent tétanisés par l’interdit qui les frappe: aucun n’est en mesure d’avancer une solution pour empêcher que le club ne périclite. Faire du vélo à six, pas plus et c’est tout. Tout l’été risque de ressembler à cette injonction si entre-temps le virus ne prospère pas davantage.

En attendant je fais du vélo tout seul.

Les potins du lundi

La Lettre Suivie est-elle infaillible?

Je le regrette: la Poste n’est plus ce qu’elle était.

L’augmentation du prix des timbres, soit! Il faut accepter que le service rendu soit devenu plus cher puisqu’il y a de moins en moins de lettres qui circulent.

Mais la qualité du service est aussi devenu un sujet de préoccupation. J’en veux pour preuve que la méfiance s’est installée sur la fiabilité de la transmission des courriers.

La Poste achemine t-elle tous nos plis?

Les réseaux sociaux nous abreuvent de gens mécontents qui ne s’expliquent pas pourquoi un avis est déposé dans leur boite alors qu’ils sont présents chez eux, pourquoi une lettre met huit jours pour rejoindre un quartier de la ville, pourquoi on vous dérange trois fois de suite pour vous adresser un pli recommandé dont le destinataire n’habite pas à l’adresse,…

Alors le client fait le gros dos, il évite de mettre un chèque dans sa lettre car rien n’indique que le destinataire va le recevoir dans les délais ou qu’il va être tout simplement égaré…et que vous n’allez pas risquer la coupure d’eau ou d’EDF. (je sais que le chèque est devenu un moyen de paiement obsolète mais on n’a parfois que ce choix là)

Dernière épreuve en date, la Lettre Suivie

La formule miracle avec laquelle La Poste va nous réconcilier, c’est la Lettre Suivie. Vous payez beaucoup cher plus pour voir à l’ordi votre pli voyager et obtenir une preuve que le service est correctement accompli. A la condition que votre lettre ne reste pas coincée au bureau de poste où vous l’avez déposée entre les mains du guichetier. C’est ce qui vient de m’arriver. J’avais constaté que dans mon bureau de poste, on invitait les usagers à déposer leurs plis non pas dans une boite fermée et inaccessible au public mais dans une corbeille en plastique posée à terre sans surveillance et donc accessible à chacun. N’importe qui pouvait donc vous piquer votre courrier une fois parti. Idem pour La Lettre Suivie, si vous la déposez dans la corbeille sans être flashée, rien n’indique qu’elle a été prise en compte par la Poste. Par mesure de précaution, je fais donc flasher par un agent en ma présence. C’est une faille qu’il faut connaître et savoir éviter…et c’est aussi étonnant que le personnel de la Poste ne soit tenu de pratiquer ainsi.

dimanche 21 février, ma lettre suivie déposée jeudi n’a pas encore quitté le bureau de poste si l’on se réfère au site de la Poste

J’en veux pour preuve que ma lettre suivi de jeudi n’a toujours pas quitté son bureau de poste depuis quatre jours. Pour le constater il suffit de consulter le site la Poste suivre un envoi

A tou.tes!

Je voulais vous parler d’écriture inclusive. Je ne sais pas si ce sont des féministes qui tirent les ficelles, des féministes intello.e.s cela va de soi, mais ce projet d’écriture inclusive est une connerie sans nom.

Je vais essayer de vous trouver des exemples…

Merci à tou·tes d’être à nos côtés.

Imaginez-vous lire un bouquin entier comme ça!

C’est un exemple de la complexité qui consiste à utiliser des points à l’intérieur d’un mot pour le rendre à la fois masculin et féminin.

La Disparition est un roman en lipogramme écrit par Georges Perec en 1968 et publié en 1969. Son originalité est que, sur ses 300 pages (variable selon les éditions), il ne comporte pas une seule fois la lettre e, pourtant la plus utilisée d’une manière générale dans la langue française.

Les petits Français sont fâchés avec l’orthographe, voila qui ne va pas leur faciliter la tâche.

Perec avait pressenti en 68 cette révolution féministe, il a écrit tout son bouquin sans utiliser la lettre e. Bien fait pour les nanas!

«grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche».

Mais ce n’est pas tout, il convient aussi de féminiser nombre de noms jusque là masculin comme auteur qui deviendrait autrice. Pourquoi pas? on a déjà facteur et factrice, aviateur et aviatrice, acteur et actrice.

Mais pour Madame le Maire, comment va t-on dire? madame la Mairesse? Je m’y perds.

Le but est de battre en brèche une règle grammaticale pourtant simple qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin.

Lever le pied

pas de doute, c’est le droit qui a morflé

Samedi, fin de la balade à VTT. A un kilomètre de chez moi, derrière le centre de tri (encore la Poste!) un arbre couché à la suite des intempéries. Un exercice facile. Je passe mon vélo de l’autre coté, puis j’enjambe le tronc. Je saute.

Crac! la cheville.

J’ai entendu le craquement. Pourtant j’ai des grosses godasses montantes, mes Gran Canion GTX Northwave

Je pédale quand même pour rentrer.

Mais pas de doute, c’est une entorse ou une foulure, je ne suis pas spécialiste de la chose. J’ai cette fragilité du maintien latéral des pieds qui se tordent facilement.

Je vais donc lever le pied quelque temps. Marcher est douloureux, mais pédaler non. Alors…

Les potins du lundi

Il est parti trop tôt

Ma mère me l’a dit, tu rentres dans la zone dangereuse avec tes soixante-dix piges à l’approche. Elle a un peu raison, je vois autour de moi filer tout droit des connaissances que la Grande Faucheuse n’épargne pas. Je m’accroche aux branches comme je peux pour ne pas être emporté tout de suite par cet ouragan qui vise des septuagénaires pourtant encore valides.

Forcément, elle a l’expérience ma mère! Elle n’encourage pas son gamin avec ses courses de joguinje et ses promenades dans les bois. Les bois c’est dangereux, c’est pas fait pour s’y promener, c’est d’abord pour les bûcherons et les chasseurs. Cette irruption du monde des loisirs dans la nature c’est comme une invention contre nature pour ceux qui ont connu les populations agraires.

Je ne note rien. Ou si peu. Quand la page blanche arrive le dimanche, alors je me hâte de pondre quelque chose qui puisse m’occuper l’esprit et aussi intéresser mes lecteurs assidus.

Voila plusieurs jours que je muris cette question: est-ce que ce sera pareil après?

C’est une question quasi philosophique qui en sous-tend d’autres.Savoir si après sera comme avant serait confortable car nous n’aurions qu’une seule chose à faire: reprendre le cours de nos habitudes passées.

Les politiques, en peine d’idées, seraient les premiers satisfaits, ils pourraient reprendre leurs combats d’hier et les affûter. Les grands thèmes de droite, à ma droite, les grands thèmes de gauche…à ma gauche. Cette conséquence simpliste de la fin de l’épidémie pourrait convenir au moins à rétablir les grands schismes qui opposent la planète.

Les nostalgiques du cinéma « de chez nous » seront comblés avec cette chaîne YouTube

Mais, pour l’heure, nous sommes au présent épidémique et l’on voit au loin se profiler de mauvais présages qui feront que rien ne pourrait être « comme avant » pendant longtemps. Ce réflexe du retour en arrière est confortable car rien de nos certitudes du passé ne serait abandonné.

Nos relations sociologiques, notre rapport à l’autre, nos projets de vie, nos habitudes culturelles, nos envies de découvertes d’horizons lointains, nos fêtes familiales, de quartiers, républicaines, religieuses,…, nos pratiques sportives. Toutes ces habitudes du passé redeviendront-elles comme avant?

La perspective que oui tout va revenir n’est pas assurée car au fil du temps qui passe, ce sont de nouveaux écueils qui apparaissent.Ceux purement simples des fameux virus variants qui troublent les chances de la vaccination et qui s’affichent être de redoutables adversaires. Et ceux de l’empreinte des mesures barrières qui va laisser des traces indélébiles dans nos us et coutumes. Je baisse la tête en abordant l’autre sur le trottoir et je bloque ma respiration. Si un bonjour s’applique aux randonneurs, il s’échappe du bout des lèvres. Tout les usagers des territoires, cette France périphérique du terroir, courbent l’échine. Surtout les plus enclins à figurer parmi la liste des pestiférés en puissance, les moins jeunes, les comorbides avertis.

Pour les habitués du bougisme métropolitain, la cause est déjà entendue: nulle question de se priver! On part en vacances, coûte que coûte, puisque bouger est un dogme moderne auquel on ne saurait déroger. Quelle drôle de vie mène nos contemporains des villes obligés de se barrer à chaque week-end tellement la vie des villes semble invivable. Oui, nous retournerons à Phuket l’été prochain. Sans aucun doute. Sous le soleil des tropiques, la vie les attendra. Ces constructions de notre idéal touristique ne sont-elles pas à l’origine de nos derniers maux?

Serai-je captivé?

Je n’en obtiendrai pas la réponse, je n’en ai plus l’âge, mais j’ai comme la vague intuition que notre mal épidémique n’est qu’une conséquence de notre mondialisme en tout, celui des échanges du productivisme, du commerce qui va de pair et aussi de nos échanges culturels et ethniques. On ne me fera jamais manger du singe ou des insectes, ni même supporter des modes de vie en usage depuis des millénaires à l’autre bout de la planète. D’autres le tentent pourtant, on en voit les effets. J’ai connu les grands blocs, celui de l’ouest et celui de l’est. Chacun restait chez soi et se tenait sur ses gardes. Khrouchtchev tapait sur le bureau de l’ONU avec sa chaussure et la France agitait ses Mirages IV en signe d’épouvantail. Avec la détente, on s’est cru tout permis. Jusqu’à accepter des vaccins russes! La détente a parfois de bons cotés lorsqu’il s’agit de sauver la mise de l’autre.

J’ai circonscrit mes dernières lectures au Pays de Caux. C’est là que Michel Bussi m’a emmené avec son « code Lupin »…sur les traces d’Arsène Lupin. J’ai été plutôt déçu par cet ésotérisme dont on cherche en vain la conclusion. Mais j’avoue que le paysage du coté de la Seine et des falaises d’Étretat serait tentant à vélo. Me voici de nouveau dans le roman ésotérique avec le Pendule de Foucault. Il me reste à être convaincu par ce pavé de six-cents pages.

Les potins du lundi

C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.

Ce sont mes deux cent vingt quatrième potins. Depuis que je m’y suis mis, je n’arrive plus à m’arrêter. Cette excroissance de mes chroniques cyclistes m’est apparue un jour sans prévenir. J’imagine qu’alors le champ de mon domaine s’est senti trop exigu pour devoir en sortir. Comme si le cycliste moyen devait se cantonner à un devoir de réserve naturel excluant par principe tous les sujets qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations. Comme si le cycliste était un citoyen de seconde zone où seule subsisterait l’amour de la pédale, une sorte de pédale et tais-toi!

Après tout ce plaidoyer n’est pas nécessaire, il est un juste une façon de m’échauffer dans l’exercice du jour. Je me rappelle qu’à l’école élémentaire, le maître disait « prenez le cahier du jour! », puis commençait le travail difficile pendant que les neurones étaient encore en éveil. Oui, se tenir en éveil, ce devrait être le lot de chacun de nous, surtout dans ces jours troubles où l’exécutif gouvernemental a pris l’habitude de se comporter en régime de dictature, d’urgence sanitaire, quoiqu’il s’en défende, un régime qui consiste à obtenir des sujets un blanc-seing pour maintenir l’épidémie en-dessous du seuil critique de réanimations. Car nous sommes depuis une année sans solutions et au surplus dépendant du bon vouloir de sociétés pharmaceutiques dont la philanthropie n’est pas leur credo.

Il est à présent manifeste que cette pandémie occupera une large page de notre histoire contemporaine. Ceux qui comme moi sont nés après guerre n’auront connu que la pandémie comme marqueur d’un phénomène cataclysmique pour le genre humain. Et encore! ne rien exagérer: les moyens sanitaires et les mesures de protection sont bien supérieurs à ceux de la grippe espagnole de 1919.

Les questions qui se posent à présent sont quand allons-nous en sortir pour le court terme et allons-nous changer de modèle politique, économique et planétaire pour les prochaines décennies?

Pour le court terme, on sait que la recherche va nous permettre avec le vaccin de passer au travers de l’orage épidémique. Même si les turbulences sont fortes au niveau des États, on arrivera à éradiquer le virus. On peut hélas regretter de voir notre Europe économique reléguée pour incompétence crasse et se faire doubler dans la course aux vaccins. C’est un constat qui pourrait peser lourd dans la balance lorsqu’on viendra nous dire qu’à vingt-six nous sommes plus forts que tout seul. Ne parlons pas de la France qui a démontré une fois encore qu’elle était devenue une nation d’arrière plan comme elle l’est déjà pour son école, sa justice, sa police, ses hôpitaux, sa recherche,…son industrie pharmaceutique et même pour sa démocratie jugée « défaillante » par The Economist.

Il est vrai que notre système politique n’est plus vraiment au goût du jour. La défiance du peuple à l’égard de sa classe politique a conduit à confier notre exécutif à une troïka brinquebalante (composante de droite, du centre et de gauche) et à générer une représentation de députés godillots sans expérience. Pour l’heure nous en sommes là. Jusqu’à quand?

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay, des agents de ville font la circulation. En cause la gestion des bouchons du centre commercial tout proche. Ne me contredisez-pas: une grande partie de nos congénères n’ont rien compris à la propagation de l’épidémie. L’épidémie?… où ça ?… Ce qui revient à constater que loin de régler les flux de population, le couvre-feu à 18h a au contraire aggravé la situation. Le consumérisme dans nos sociétés modernes a pris le pouvoir, rien ne peut l’arrêter. Normal, puisqu’on a fermé toutes les autres attractions sportives et culturelles, le bon peuple se rabat vers ce qui reste: les centres Leclerc encore ouverts et ses appendices.

Demain, notre modèle de développement, sauf cataclysme ravageur sur l’humain, va engendrer une successions de déconvenues comme l’apparition des virus et des pandémies, le tout agrémenté des effets extraordinaires du changement climatiques dont on voit déjà les prémisses. Des tempêtes de vent, des inondations catastrophiques, des hivers raccourcis, des canicules à répétition qui mettent à bas l’équilibre forestier de nos régions septentrionales comme celles qui frappent le massif vosgien.

Il est déjà trop tard, mais on ne le dit pas assez car le moteur de la croissance débridée est le seul moteur qui nous parle à nous les terriens d’en bas.

Les potins du lundi

Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.

Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.

Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés

Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.

Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que  » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.« 

Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Van Der Poel, champion du monde de cyclo-cross, de quoi se divertir et être admiratif

Encore temps?

Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.

Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.

Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?

Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Les potins du lundi

Les voleurs de vélo seront-ils intimidés?

Coté vélo de ville, et pas que, l’immatriculation (pour le neuf) est donc devenue obligatoire depuis le 1er janvier. L’immatriculation n’est pas la bonne formulation mais elle a l’avantage de parler aux cyclistes. Indirectement, votre vélo sera attaché à un fichier administratif au moyen d’un marquage renvoyant à votre identité. Il est donc inutile de tourner autour du pot: le marquage vous identifie bien. Et pas seulement, il y a aura aussi votre adresse, le prix du vélo,…

Cela dit est-ce une bonne mesure pour éviter le vol de votre vélo? je n’en sais fichtre rien. Mais mon p’tit doigt me dit qu’un voleur ne sera pas plus dissuadé qu’avant. Isabelle et le vélo espère que le marché du vélo volé va s’éteindre sur les sites d’annonces « ainsi pourra-t-on détecter au premier coup d’œil les vélos volés en vente sur les sites spécialisés » écrit-elle sur son blog

rechercher mon vélo dans cette jungle n’est pas simple (gare Amsterdam)

Va t-on plus facilement retrouver votre vélo volé? je réfléchis…imaginez le nombre de types qui circulent en ville sur des vélos à la provenance douteuse…croyez-vous qu’une task-force va être dédiée au contrôle des Digicodes Bicycodes? pour avoir la réponse, il suffit de se poser la question avec les voitures volées et vous aurez la réponse.

Garage à vélo sur domaine public (Bruges)

Le phénomène du vol de vélo est d’abord celui des métropoles et de l’absence de dispositif pour sécuriser son vélo en ville pendant que vous stationnez. Le site Le Bon Coin est réputé pour le recyclage de vélo volé (la rédaction des annonces ne trompe pas sur les auteurs et l’origine des vélos mis en vente…et pourtant on apprend rarement qu’un réseau est démantelé). Pour qu’un vélo volé se négocie, il faut aussi des acheteurs peu regardants et le marquage les fera peut-être réfléchir avant d’acheter.

Pas de méprise, c’est la FUB qui a poussé à ce marquage des vélos car le problème est purement citadin. Les cyclos vont bosser à vélo, font leurs courses et ne retrouvent plus leurs bécanes en revenant. Du coté des cyclistes sportifs ou de loisir, le marquage n’était pas franchement attendu. Se faire piquer son vélo de course ou son VTT revient à faire une croix dessus, marqué ou pas. D’ailleurs nos bécanes sont surtout volées dans nos caves, pas lorsqu’on sort car on les surveille en permanence. Se faire piquer un vélo de plusieurs milliers d’euros relève d’un autre genre de crapule souvent elle-même un(e) cycliste qui a flairé la bonne affaire pendant que vous signez votre engagement à une cyclosportive. J’ai toujours imaginé que la meilleure parade lorsqu’on a un vélo de prix, c’est de ne pas le quitter des yeux et d’y installer un traceur discret puisqu’on ne se balade pas avec un antivol en U de trois kilos dans son sac à dos!

27.5 et des pouces

26, 27.5, 29 pouces

Sébastien me l’a demandé et je n’ai pas su répondre à ce qui semble être un coup de commerce. Quelle est la différence entre un 26 pouces et un 27.5?

Je ne sais pas lui dire autre chose que la roue est plus grande, donc plus lourde (y compris la fourche) et sur le plan cinétique moins maniable. N’importe quel mécanicien saurait dire cela mieux que moi.

Renouveler le stock de 26 pouces, c’est le but du jeu, on ne me fera pas changer d’avis.

Mais des vendeurs zélés vont vous démontrer par A plus B que tout ce que je dis est faux et que le 27.5 pouces, c’est le Graal, l’objet qu’on attendait tous.

Tous, vraiment? non! seulement une génération plus jeune et plus grande. Car la taille d’un vélo dépend de votre propre taille. Vouloir faire monter un type d’1,70m sur un vélo de 27.5 pouces revient à casser l’harmonie de l’ensemble. Je n’en démordrai pas jusqu’à ma mort puisqu’il est entendu qu’en vieillissant on rapetisse.

Il y a peut-être une façon de nous amener au 27.5, nous les tenants du 26: en construisant des vélos avec une roue de 27.5 à l’avant et de 26 à l’arrière! C’est vachement pratique lorsqu’on crève, il faut avoir deux chambres avec soi! (voir mon article de 2014)

Les potins du lundi

On avait déjà le virus. Et en plus la neige!

Et ton masque? tu as pensé à le prendre, ton masque?…

Ce matin les rues sont transformées en patinoire.

Toute la journée d’hier, les engins de déneigement se sont attelés à racler le plus gros de la couche. Sur les artères secondaires, en revanche, rien! Alors la neige a été tassée et transformée en glace. J’irai à pied jusque chez mon boulanger. Pour une fois je dérogerai à la règle en délaissant mon vélo.

Je vide mes poches…non, le masque noir n’est pas là. Pourtant je jurerais que je l’ai pris. Je rentre chez moi avec un pain congelé prélevé au distributeur extérieur.

Un Zorro à vélo

Vient alors l’inventaire. L’inventaire des masques. Le beau gris pour les cérémonies, le beau noir velouté…et le blanc, le blanc linceul.

masque pour sortir, l’été

Je n’en trouve aucun. Ni celui qui devait être dans ma poche, ni celui dans la pochette droite de mon sac de guidon, ni celui au pommeau du changement de vitesse de la voiture.

Les masques commencent à me faite tourner en bourrique.

Ma dernière petite-fille ne connait qu’un grand-père masqué. Elle est de l’année écoulée. Drôle de bobine que ce bonhomme masqué, un mec louche, qu’elle étudie à la loupe chaque fois que je m’en approche prête à se réfugier dans les bras de sa mère. Je suis le Zorro à vélo.

Le variant du virus

Ce machin Covid s’est installé durablement dans notre quotidien. A un point tel que les plus anciens, comorbides par définition, se disent qu’à défaut de l’attraper et d’en sombrer, ils vont vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec le truc sur le nez.

C’est vrai qu’on nous amuse avec Germaine, Noémie, et Gertrude qui chaque jour ont les honneurs de la presse: elles ont reçu le vaccin! Hourra!

Mais au rythme où l’on nous vaccine, j’ai calculé qu’il faudra plusieurs années avant d’y avoir droit, au vaccin…et qu’un autre variant du virus sera déjà opérationnel entretemps. Un japonais, ou un ougandais, ou un absurdistanais!

Si les Etats n’y parviennent pas, il faudra se résoudre à laisser le marché diriger le monde aussi pour la seringue et son contenu. Eux ont réussi: les Israéliens ont vacciné à tour de bras. Assoiffé de vie et de cohésion, ce peuple se souvient en tous temps de son histoire.

Le virus du vélo

Un certain nombre d’entre-nous piaffent d’impatience: ils veulent retrouver le vélo d’antan, celui d’avant Covid, celui des grandes tablées et des apérobikes. Ce sont des trompe-la-mort pour la plupart, n’en doutons-pas! Alors face aux fans les clubs font le gros dos, ils temporisent. Et moi aussi.

Non, le séjour de 2020 reporté en 2021 n’est pas encore ouvert aux inscriptions. Et pour cause, les auberges n’ont pas le droit d’ouvrir.

Un repas en collectivité restera hautement pathogène si tout le monde n’est pas vacciné (CCC Corse 2016)

Dans cette ambiance morose , faire des projets ou simplement reprendre ceux de l’année dernière est certainement un bon moyen de garder le moral. Nous avons l’espoir, mais seulement l’espoir, de participer à quelques belles randonnées cette année, écrit le Président des Cent Cols

Non, je n’irai pas en séjour collectif en 2021 et le sujet est d’ores et déjà clos. Je l’ai dit, les risques de former un foyer épidémique seront grands si nous nous réunissons pendant huit jours durant à une table collective matin midi et soir.

Je n’irai pas et je le déconseille même.

Un restaurateur pourra t-il ouvrir à une association sans garanties que les pensionnaires sont indemnes de contagiosité? c’est la question qui va se poser quand la profession réussira à ouvrir ses portes et quand la vaccination aura pris son rythme industriel. Dès lors les pouvoirs publics n’auront qu’une solution: imposer que les participants soient tous vaccinés.

Pour l’heure, au vu des difficultés à posséder le vaccin, à le dispenser, on pourra attendre encore toute l’année 2021 en France avant d’envisager une reprise normale du cours des choses.

Les potins du lundi

Tout, tout, tout, nous faisons tout pour le toutou

Un fois, de temps à autre, je me penche sur le cas « chien ». C’est l’ami de l’homme et j’observe dans notre pays un grand engouement pour cet animal domestique aux nombreuses caractéristiques. Petit ou gros, alerte ou enrobé…et j’ajouterai affectueux ou méchant selon les cas rencontrés. Les experts en chien s’offusqueront à juste titre de ce classement purement arbitraire et réducteur. Le chien est étroitement lié aussi et indirectement à notre activité cycliste puisque c’est là, le long des infrastructures cyclables, qu’on le rencontre le plus. Avec ou sans son maître qui a choisi de lui octroyer toute la liberté à laquelle il aspire. Évidemment l’approche est parfois compliquée par le fait que des maîtres s’abstiennent de tenir leur(s) chien(s) en laisse courte. Ce qui ne facilite pas notre passage à vélo. Alors je reste prudent et prévenant à l’approche. Je connais toutes les conjonctures, des plus favorables aux plus inattendues. Du chien dressé et bien sage, au « tout fou » qui va où bon lui semble de part et d’autre de nos itinéraires, au « vicelard » qui guette notre approche avant de tenter de nous ôter un morceau de mollet. Malheur à nous si l’on se blesse avec l’animal, le maître se précipitera. Non pas pour nous relever, mais pour constater les dégâts causés à leur animal.

Mais dans un tout autre registre, les groupes sociaux (Facebook notamment) évoquent de plus en plus fréquemment l’incivisme des « maîtres chiens » lorsqu’il s’agit des déjections sur nos trottoirs citadins. En France on aime le chien mais on revanche on glisse un peu sur le coté rebutant de la bête: il fait caca! On devrait inventer des chiens synthétiques dépourvus de système digestif ou qui mangent leurs propres déjections. C’est dégeu, je sais.

Personne n’apprécie qu’on fasse ce genre de cadeau nuitamment devant sa porte

Alors la ruelle, le trottoir, l’espace vert, le candélabre, le massif floral, le mur mitoyen, tout est un jour souillé par le chien. Si le geste citoyen consiste à ramasser la chose grâce aux efforts des municipalités qui délivrent les sacs aux endroits judicieux, force est de constater que d’autres oublient qu’ils vivent en collectivité. Personne en vue? alors on laisse en place la chose. La sortie nocturne est aussi favorable à l’oubli. Pas vu, pas pris!

Songeons que selon une enquête de 2014, on estime la population de chiens à 7,3 millions d’individus! (source)

Rapportée à une petite ville comme la mienne de 8000 habitants, on arrive à….1000 chiens qui doivent chaque jour effectuer leurs besoins. Sachant qu’un chien produit 70 kg d’excréments par an, on arrive tout simplement à un chiffre conséquent et d’ampleur sanitaire puisqu’il faut évacuer pas moins de 70 tonnes de crottes canines.

Ceci étant dit, je vais surprendre en précisant que j’aime les chiens et j’en ai eu plusieurs dans mon adolescence...et j’ajouterai que je possède un certain savoir sur la psychologie du chien comme mon lecteur peut le constater.

L’obligation vaccinale en ligne de mire

La pandémie continue à faire ses ravages sur la planète. A un point tel que les commentateurs s’essoufflent. On aimerait pouvoir passer à autre chose. Mais 2021 n’en prend pas le chemin. Alors on attend le vaccin en se protégeant plus ou moins bien et en regrettant l’indiscipline de concitoyens pour qui l’épidémie n’est pas majeure dans leur quotidien. Les gestes barrières, le lavage des mains, le port du masque, les concentrations dans des ambiances fermées, tout cela n’est pas respecté avec rigueur et même parfois ignoré! La population jeune a compris qu’elle peut s’exonérer de prudence puisque le risque de gravité pour elle est mineur. Comme nous n’avons pas à notre disposition un état policier comme celui des Chinois, alors fatalement notre gouvernement lance des interdits à la cantonade plus ou moins sévères (et plus ou moins respectés) en fonction des aléas épidémiques. Donc ce matin nous voila confrontés dans le Haut-Rhin, un département cité en exemple pour sa contagiosité, à un couvre-feu renforcé à partir de 18 heures le soir. Le couvre-feu c’est ni plus ni moins qu’un confinement temporel à la place du confinement spatial de l’année écoulée avec son fameux rond d’un kilomètre de rayon. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une privation de liberté que d’aucuns vivent avec plus ou moins de renâclement et d’acceptation.

Face à la défiance du vaccin, un « passeport sanitaire » sera-t-il nécessaire pour aller au restaurant, au théâtre ou au travail ?

La catastrophe économique est là. Les métiers du tourisme, de bouche, du spectacle sont à présent sinistrés. Et viendra l’heure où l’on reprendra timidement le cours normal des choses quand nous serons assez nombreux à pouvoir montrer notre passeport vaccinal pour aller au restaurant, au spectacle, prendre un avion, participer à un voyage d’agrément ou professionnel. Ce sera une sorte de « laisser passer » capable de rassurer.

En ce qui me concerne, je vais attendre. Je vais attendre, non pas pour me faire vacciner, mais pour voir si les organisateurs de séjours cyclistes, comme mon Club des Cent Cols, imposeront une preuve de vaccination avant de réunir leurs membres…

Pour être inscrits à l’école, les enfants doivent ainsi être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. De même, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour se rendre ou pour vivre en Guyane. L’exercice de certaines professions médicales est également soumis à une obligation vaccinale pour l’hépatite B, la typhoïde, la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite. (source)

Le professeur Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique (1999 -2008) considère pour sa part que nous ne ferons pas faire l’économie de l’obligation vaccinale pour sortir de cette pandémie: « se vacciner, c’est un geste citoyen » déclarait-il la semaine dernière sur LCI…et il ajoutait qu’il fallait éloigner les soignants réfractaires au vaccin du fait qu’ils sont des vecteurs importants de la maladie pour les malades.

Des soignants réfractaires à la vaccination? oui, il en existe beaucoup dit-on des personnels qui refusent de se vacciner. Alors aller à l’hôpital ou en maison de retraite ne serait finalement pas sans risques.

Notre société a besoin d’éducation et aussi d’un ordre moral qui semble lui faire défaut de plus en plus.

L’obligation vaccinale s’imposera naturellement aux États dès lors que les opposants aux vaccins vont empêcher la fin de l’épidémie et la reprise normale de nos activités. Le projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », a été enregistré le 21 décembre à l’Assemblée nationale.

Mais cela va prendre du temps, beaucoup de temps. A raison d’un million de personnes par mois, il faudrait donc 30 mois pour vacciner la moitié du Pays…et attendre que l’autre moitié opposée au vaccin prenne le temps de changer d’avis. La reprise de notre vie sociale et économique est donc fortement corrélée à l’attitude de ceux qui refusent le principe même de la vaccination.

La fin des trumpitudes

En avons-nous terminé avec Trump et ses turpitudes de mauvais garçon? Mélania est à plaindre, elle qui est l’otage d’une famille. Peu importe, c’est de la romance. Il reste à peine deux semaines durant lesquelles le trublion Trump est encore capable du pire, comme déclencher une guerre nucléaire. Alors Nancy Pelosi a fait en sorte de lui confisquer les clés de la bombe. Ouf!

T’chao l’autiste

Des fascistes ont réussi à infiltrer le Sénat américain. On vient de le voir aux States où l’on a découvert comment une grande démocratie a réussi à se vautrer pendant quatre années avec Trump dans ce qui ressemble à une forme de dictature bananière. Des voyous de bas étages? Non des fascistes ont opéré au Capitole à Washington. Il faut nommer les choses par leur nom.

L’Amérique se révèle être loin du rêve qu’elle a incarné: divisée, inégalitaire, brutale, empêtrée dans son système électoral…et confrontée à une épidémie galopante qu’elle peine à contenir.

Ce qui reste à craindre à présent, ce sont les effets mimétiques de l’Amérique sur l’Europe.

Les potins du lundi

Tout d’abord je voudrais respecter une convention, celle des vœux. On est tous plus ou moins embarrassés avec cette pandémie comme ici à Bernwiller qui ajoute épiquoi comme si Bonne Année ne suffisait pas…

Rendez-vous compte si je vous souhaite plein de vélo en 2021 et que le méchant virus nous terrasse une fois de plus, on va dire le Vélomaxou y s’est foutu de nous. Alors pour conjurer le mauvais sort, ne disons rien: faisons notre vélo sans rien dire et évitons de nous frotter dans les grandes assemblées populaires en attendant que le calme revienne.

travaux ruraux sur itinéraire cyclable Aspach-Leimbach en mars 2018

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage  » (La Fontaine)

Cet itinéraire là, nous on le sait les cyclistes, il est pourri du fait que les agriculteurs du coin le défoncent comme ils veulent sans rien demander à personne.

Mais patience, le maire d’Aspach-Michelbach, François Horny, m’a fait savoir que les choses allaient s’arranger.

Un schéma cyclable, la bonne blague. Circulez, y’a rien à voir

Les cyclistes sont habitués au temps long. C’est une caractéristique que l’on retrouve dans beaucoup d’autres domaines comme actuellement dans la mise en œuvre de mesures vaccinales .

Nous avons un nouveau président de la Communauté de communes de Thann-Cernay. Il s’appelle …François Horny.

Vif comme l’éclair, François Horny a délivré pour la nouvelle année dans nos boites à lettres 18100 exemplaires d’un livret contenant « les bonnes résolutions de 2021 » écrit par Alexandre Chardin (au demeurant très bien écrit par le prof de lettres mulhousien auteur de livres pour enfants) et accompagné de 31 cartes postales détachables. Un livret qui a du coûter bonbon aux chers contributeurs et cochons de contribuables. Je n’y ai trouvé nulle allusion à un schéma directeur cyclable. On pouvait s’en douter car le vélo n’est pas vraiment d’un intérêt majeur pour nos édiles locaux. Cernay a par exemple déglingué la bande cyclable de la Voie Verte au niveau du Bike Park sans aucune précaution ni panneau. La Voie Verte? Cernay ne connait pas.

Plutôt que des cadeaux avec nos sous, faites nous des pistes cyclables dignes de ce nom

Des cartes postales détachables à l’heure des SMS et de la hausse du timbre postal (La lettre prioritaire passe à 1,28€, alors qu’elle coûtait à peine 0,46c en 2000)….

Le fini-parti toujours d’actualité au ramassage des déchets

Autre sujet pour lequel on attend une amélioration, ce sont les fangios du volant qui conduisent les mini-camions poubelles. Une délégation de la Communauté de Thann-Cernay qu’elle a elle-même délégué au Syndicat Mixte SMTC. Figurez-vous que ces camionneurs travaillent en régime « fini-parti » comme à Marseille dans le passé.C’est à dire que la tournée terminée, les types sont chez eux à midi. Le camion fait des bonds au démarrage de porte à porte et le préposé s’empresse de jeter les sacs par-dessus sa benne plutôt que d’utiliser le vérin hydraulique de levage. Et si on demandait à accéder aux éléments administratifs de ces camions et aux factures d’entretien comme la loi nous y autorise pour constater comment sont utilisés nos impôts.

Chiche!

Sofern es nicht kalt ist, gehen wir essen

S’il ne fait pas froid, nous allons manger ou À moins qu’il ne fasse froid, on va manger

Bon sang, c’est pourtant simple! si la subordonnée est devant le verbe doit être à la fin et si la principale est après la subordonnée on doit commencer par le verbe. Elémentaire mon cher Watson!

Ob er dir hilft, weiss ich nicht

Je ne sais pas s’il t’aidera

L’allemand écrit et parlé a ses codes, plus exactement sa grammaire mais aussi ses idiomes, comme toute langue. Impossible d’y échapper! Si l’on se réfère à un site en ligne comme Duolingo, le truc est sans pitié; si tu écris un mot de travers, paf! recommence. Parfois je recommence jusqu’à 5 ou 6 fois. Je suis dans les conjonctions, obwohl, denn? oder da?, sowie, sobald, solange, entweder,...et à la fin je patauge, j’ai envie de lancer le clavier dans l’écran. Avec les cours en ligne faut bosser. Quand je fais une heure de suite, je suis mort. Ce n’est pas comme à l’école où l’on peut se planquer derrière un gros au troisième rang.

Der, die, das, l’inversion sujet/ verbe, le verbe à la fin, les déclinaisons, l’accusatif, le datif, les verbes forts, les faibles,…chez les Allemands tout est réglo. Vivement que j’aille à DM faire le quéqué; si la caissière est française, elle va se marrer grave.

Heureusement j’ai trouvé de l’aide sur YouTube avec Jeanne d’Apprendre natur’allemand (Jeanne a, je crois, des attaches alsaciennes)

C’est curieux de tenter de parler allemand à près de 70 ans, mais ça me remue le cerveau.

Tchuss!

Les potins du lundi

Tchao Élisabeth!

Entre deux fêtes, il est de bon ton de mettre en sommeil les grands sujets, les passe d’armes de la politique, de l’économie, de la société. Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est pour mieux rebondir dès 2021.

Cette année 2020 qui s’achève a été une nouvelle Annus horribilis pour l’Angleterre. Souvenons-nous, c’était en 1992 que la reine Elisabeth II prononçait ces mots pour qualifier les déboires de la famille royale. Même si Boris Johnson s’en défend, le Brexit risque de compliquer le grand marché qu’il compte développer avec l’Europe alors même qu’il en disposait déjà avec le marché commun. Comprenne qui pourra!

2020 pourrait être aussi la fin d’une certaine idée de l’Europe depuis que les Anglais ont choisi de rompre les amarres de leur île pour des cieux leur rappelant leur idéal colonial planétaire.

L’Europe du marché commun n’a rien à gagner de ce divorce dont les attendus rassemblent des milliers de pages. A ce jeu du chat et de la souris, on ne saura pas qui a gagné ou perdu avant plusieurs années.

Le dernier blocage de la frontière anglaise par la France pour freiner un variant du coronavirus nous a offert une traduction de ce que préfigure le rétablissement des barrières douanières avec l’Angleterre.

Corona, attendons la suite…

Comment va se comporter l’épidémie en janvier? on ne le sait pas encore. Mais ce dont on est sûr, c’est que le virus s’attaque à notre modèle de société. Au Moyen-Âge, lorsqu’une épidémie survenait, elle décimait la moitié des habitants de certaines villes. On n’avait pas le secours de la science pour tenter de comprendre, de se protéger efficacement.

Aujourd’hui, en dépit qu’on se protège avec des gestes barrières, le vaccin se fait attendre et l’on observe tout de même jusqu’à 300 morts par jour en France depuis plusieurs mois.

Le principe vaccinal est-il l’arme absolue?

La campagne vaccinale démarre en France et en Europe. De nombreuses inconnues subsistent:

  • quand serons-nous vaccinés?
  • combien de temps serons-nous immunisés?
  • le vaccin est-il efficace en cas de variants?
  • le taux de vaccination sera t-il suffisant pour faire régresser l’épidémie?

C’est un mal de société

Le virus est d’abord né d’un désordre environnemental qu’on évite d’évoquer dans les cercles politiques et économiques tant il met en question notre mode développement. Il vient d’Asie comme la peste d’antan, on en est à peu près sûr et il révèle des us et des coutumes avec le monde animal qui permettent aux zoonoses de se développer.

Ensuite c’est un mal lié au capitalisme mondialisé et son corollaire: des mégalopoles qui commercent entre-elles à l’échelle planétaire. Il est loin le serf qui exploitait son arpent de terre au fin fond de la vallée échappant ainsi aux contaminations. Il n’y a donc aucune raison que d’autres virus n’apparaissent pas et continuent d’affoler la planète.

Traduction de cette épidémie: la pandémie actuelle devrait coûter environ 10 000 milliards de dollars à l’économie mondiale. On comprend donc que les labos soient mis à contribution pour juguler le problème en urgence. Trump en bon capitaliste obtus avait imaginé l’eau de javel, le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov pense régler le problème en suçant un bâton de réglisse. Il est clair que la campagne vaccinale a de sérieux handicaps devant elle vu le nombre d’oppositions qu’elle suscite. Particulièrement en France.

Le passeport vaccinal a de beaux jours en perspective si le monde capitalisme veut se prémunir contre le dérapage viral qui affecte son business. Le fameux stop and go qui consiste à confiner puis déconfiner les populations risque de se poursuivre en 2021 avec les conséquences que l’on connait au plan sanitaire, social et économique.

D’aucuns pensent que la troisième vague se prépare dès les fêtes terminées. On parle même sur la toile du 4 janvier pour reconfiner. Les grands perdants de ce genre d’exercice punitif sont d’ores et déjà inscrits sur les tables de la loi des faillites: restaurateurs, salles de spectacles, artistes, cinémas et compagnies aériennes. Hop! la filiale d’Air France cherche comment se débarrasser de 1000 employés dont 300 pilotes. On ne pourra indéfiniment tenir des zincs en état de voler sans passagers à transporter.

Les cyclos aussi

Confiner les sportifs, est-ce nécessaire?

Les autres perdants du Corona, ce sont tous ces invisibles qui forment le monde associatif et sportif qui n’ont plus ni accès à leurs activités, ni même le droit de se déplacer et de faire des projets. Dans le monde du vélo, les calendriers de rencontres vont une fois de plus être menacés. Il est évident que des gens de ma génération vont sursoir à leurs projets soit parce qu’ils seront empêchés de voyager soit parce qu’il seront mis en garde des dangers encourus

L’Ardéchoise hésite sur sa page Facebook

Contrairement aux autres années, l’Ardéchoise n’a pas encore lancé sa campagne d’inscription pour sa prochaine édition. Elle devrait le faire au début de l’année prochaine, mais sa décision reste suspendue à l’évolution de la pandémie et à celle des mesures prises ou envisagées par le gouvernement.Les sept salariés et le comité directeur sont au travail avec pour objectif de ne léser aucun cycliste tout en assurant la pérennité de l’épreuve.

La Cyclomontagnarde des Vosges tient la route

Grimper le Petit-Ballon est toujours apprécié (Audax 2008)

Du coté de la Cyclomontagnarde des Vosges, les dates sont arrêtées, ce sera les 3 et 4 juillet 2021.

Le parcours des Deux Ballons semble à ma mesure. 110 km avec 2300m de dénivelée, je pourrais encore y arriver à une condition: pouvoir m’entraîner avant! (Eguisheim-Val du Pâtre-Bannstein-Amic-Grand Ballon-Markstein-Sondernach-Petit Ballon-

En cas d’annulation de l’évènement, pas d’inquiétude, vous serez totalement remboursé est-il indiqué sur la page d’inscription. C’est bien que la crainte existe encore actuellement de voir le programme 2021 bousculé.

Les potins du lundi

Il est temps de songer à 2021. Mon vélo fatigue

Noël, c’est quand déjà?

On voudrait presque nous faire oublier Noël tellement ces fêtes de fin d’année sont lourdes d’incertitudes. On, ce sont les pouvoirs publics qui ne savent plus quelle option choisir pour nous dissuader de faire la fête. La fête à tout prix! Je regardais vendredi la télévision qui au soir à 20 heures nous montrait les images du périphérique parisien attestant que le couvre-feu ne semblait nullement dissuasif pour partir malgré tout.

Partir malgré tout!

Partir malgré tout, c’est bien le problème de nos sociétés modernes où la bougeotte est institutionnalisée. Dissuader de grandes masses de populations de bouger dans un pays démocratiques semble être un vœu pieux. Un Parisien est avant tout un provincial dès que les congés sont là. Mamie attend à 600 km de là, et si nous n’avons de ski, alors on ira à la mer. Tout est bon pour partir…et colporter l’épidémie. Avec les cadeaux en prime.

Après dix mois de virus, nous en sommes là. C’est à dire au point de départ. Le seul changement qui se dessine début 2021 sera l’inévitable constat: on continue comme avant.

Les cohortes de fermetures d’entreprises en plus.

Cet épisode interminable du Coronavirus ne semble pas pour autant avoir atteint notre soif de lendemains heureux. Les bars? les restaurants? les spectacles? on ne sait pas s’ils pourront encore longtemps être tenus sous perfusion financière, ni les entreprises de l’aéronautique et de voyages.

Le Président fait le job

On l’avait élu pour son dynamisme, aussi pour son âge, et son incroyable défi de tenter de rabibocher deux mondes, deux blocs opposés, la droite et en même temps la gauche. Mais on n’avait pas imaginé que son insouciance, son coté tactile disent les commentateurs, le mettrait lui-aussi en difficulté. Des nuits de travail, des serrages de mains, des tapes dans le dos, Macron a continué de faire people avec son entourage en dépit de la présence d’une garde sanitaire rapprochée. Triste démonstration de la part de ceux qui professent des mises en garde quotidiennes à ceux d’en bas, les derniers de cordée.

Mais pour bien comprendre la problématique de l’Etat, c’est qu’il n’arrive pas à convaincre une grande partie de la population rétive aux mesures barrières. Vendredi, revenant de mon vélo, mon attention fut attirée par le curieux comportement des acheteurs de tabac du bar de Meyenheim: certains restaient sur place et sirotaient une consommation à l’extérieur, signe qu’un marché clandestin s’était développé.

Nulle crainte des récalcitrants qui ont compris que les contrôles de deuxième confinement sont beaucoup plus discrets que le précédent. Est-ce le constat que nos forces de police sont au bout de rouleau? au bord de l’épuisement après tant de sollicitations depuis les Gilets jaunes ? ou alors est-ce la traduction d’une discorde entre le monde syndical policier et le discours politique?

Le dos rond

2021 qui se dessine ne me rassure pas. Je vais continuer à faire le dos rond sur mon vélo et éviter les contacts rapprochés. J’en suis conscient, nos relations sociales vont continuer de souffrir car à part s’isoler on ne sait pas vraiment comment échapper à la contamination de façon certaine. Faire l’impasse sur des pans entiers de notre vie familiale et sociale ne va pas être facile pour nombre d’entre-nous.

Pour écrire sa fiction L’année du lion, Deon Meyer décrit son but « Pour le monde que je voulais décrire, j’avais besoin de tuer 95% de la population mondiale en gardant les infrastructures intactes. Un virus m’a semblé l’arme idéale ».

Que seraient nos routes débarrassées de 95% de leurs usagers, nos villes désertées et laissées au monde animal, nos forêts abandonnées? Espérons que la réalité ne dépassera pas la fiction!

Nous avons des perspectives rassurantes avec la vaccination. Mais le statut vaccinal qui se dessine aurait pour objet de scinder en deux l’humanité: les vaccinés et leur passeport santé ouvrant la plupart des portes et les non-vaccinés obligés de rester chez eux. Le sujet n’a pas fini de diviser vu le nombre de ceux qui préfèrent éviter, à tort ou à raison, d’accepter le vaccin et ses rappels fréquents.

Pour terminer mes potins de ce lundi, je vous recommande cette vidéo d’une durée d’une vingtaine de minutes qui retrace l’épidémie de peste noire de 1347 et ses prolongements. Toutes proportions gardées, on ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la peste d’alors et le coronavirus d’aujourd’hui notamment dans sa transmission et la façon d’isoler les malades.

Les potins du lundi

Tabouret 2014

Cyclos, la fin de l’épreuve 2020 approche

Je sais que l’activité vélo est en sommeil pour nombre d’entre nous. Ceux qui sont en clubs notamment. Lorsque arrive la fin de saison vers mi-octobre, on s’arrête de pédaler. Mais cette année a été semée de soubresauts avec toutes sortes de restrictions, du nombre de participants, de distance, de durée. Tant et si bien que notre saison est devenue une progression en dents de scie avec des hauts et des bas.

Les plus tenaces se sont rabattus sur l’après confinement pour « refaire leur retard ». Au total il faudra admettre que la saison cyclo 2020 a été ternie. Ternie par nos faibles records de compétiteurs, ternie dans les clubs qui ont du abandonner leur calendrier de rencontres. Seuls les habitués du home-trainer dans le garage pourront arguer d’un palmarès honorable.

Le home-trainer, je ne l’ai jamais essayé, il ne m’attire pas. Je lui préfère ma campagne, ses odeurs de pins, ses creux et ses bosses.

Moi qui suis plutôt geek, je continue d’aligner des carnets de voyages à spirales. Vtt 64 sorties, Route 46, Jogging 81 (!) 81 sorties dues à l’effet Covid qui est passé par là.

C’est une marotte, je collectionne mes carnets de sorties à vélos (et à pied depuis peu). C’est un fétichisme qui dure depuis 40 ans. J’aurais du faire indic!

J’ai une nouvelle inconnue en 2021. Non pas celle de savoir s’il faudra encore affronter des restrictions épidémiques, mais celle de l’évolution de mon arthrose généralisée. C’est un mal chronique qui s’installe et qui me fait souffrir même la nuit, surtout la nuit. Je sais comment ça commence puisque je l’affronte depuis plusieurs mois, mais je ne sais pas comment ça se termine…

J’ai étrenné hier mes nouvelles pompes à pied. Pour les enfiler j’ai cassé le chausse-pied. Les lacets sont décoratifs, pour entrer il faut avoir la pointe du pied étroite. Une fois à l’intérieur, on se sent mieux.Je vous l’accorde, c’est du bas de gamme en fin de série.

Vous avez dit Covid?

Le Père Noël va nous apporter un somptueux cadeau. Pourtant beaucoup s’apprêtent à le bouder.

Je fais la queue chez mon boulanger, un type bedonnant entre et franchissant les marques au sol s’approche tout près de moi comme si nous étions de vieux amis: « bonjour! ». Franchement il n’a cure de la distanciation physique. Manifestement on ne vit pas dans le même monde.

A la grande ville samedi, la zone commerciale du Kaligone bat son plein. Inutile de chercher à se garer, les parkings sont bondés. J’avais à retirer un « click and collect ». On me reçoit le long du magasin par une porte blindée où je dois sonner. Il manque un article. Pour vous faire rembourser, allez la caisse, me dit l’employée…Deux caisses et des queues qui rejoignent les rayons. Le « click and collect » à la française n’est pas encore au point partout.

Mais il faut aller en ville pour comprendre le comportement mercantile de nos semblables et pourquoi janvier risque d’être une nouvelle catastrophe épidémique.

France Info identifie trois raisons pour expliquer ce plateau de contaminations qui ne baissent plus

  • le froid dans l’est
  • l’allégement du confinement qui favorise les déplacements
  • les comportements qui se relâchent

Avec ma femme, nous notons nos sorties. Encore une marotte! Si le virus nous gagne, nous pourrons dire « cinq jours avant, nous avons été contaminé ici par le mec qui poussait dans la queue ou par la joggeuse qui gueulait après son chien « . C’est pourquoi au vu du relâchement général, nous évitons de nous fondre dans la masse de ce consumérisme effréné.

Que les artistes du spectacle vivant et les cinémas se plaignent de leurs interdiction d’ouvrir, on les comprend. On s’explique mal pourquoi ils continuent d’être sacrifiés, crucifiés (?) sur l’autel du confinement alors que les commerces sont tous déverrouillés.

Le Père Noël va donc nous apporter un somptueux cadeau. Pourtant beaucoup s’apprêtent à le bouder. Il est trop, le vaccin. Trop beau, trop rapide, trop efficace pour ne pas en douter. Et puis, nous les semi-vieux, on se dit qu’on vit très bien confinés: on ne voit personne, on claque moins de pognon, on ne fait plus le plein de gasoil qu’une fois par mois, on peut picoler à la maison sans risquer l’alcotest, alors à quoi bon se faire vacciner par un truc qui va peut être nous donner la vérole!

L’état d’urgence climatique

Le secrétaire général de l’ONU appelle à « réduire les émissions mondiales (de CO2) de 45% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2010 ».

Il paraît presque ridicule le secrétaire Guterrez avec son appel en pleine crise sanitaire mondiale. La Chine et l’Inde font acte d’engagements pour tenir l’objectif mais en seront-elles capables? Reste à voir comment Biden va corriger le mauvais exemple donné par Trump…

A mes heures perdues

Il m’en reste un peu. Je me suis plongé dans la lecture des « Mémoires d’outre-tombe » de François-René de Chteaubriand (1768-1848). Ce sont les mémoires de sa vie en Bretagne, aux Etats-Unis, en Angleterre, à Paris,en Orient publiées après sa mort.

Moi qui suis nul en histoire, je suis conquis par la limpidité du propos. Entre Louis XVI, la Révolution, Napoléon, je commence à piger. Ce brave Chateaubriand originaire de Saint-Malo a tout vécu. Sauf la guillotine!

Tous les soirs, je m’installe dans la fin du XVIIIeme siècle et je lis la prose de Chateaubriand. J’ai acheté ces mémoires numériques 99 centimes les…3000 pages. C’est un régal. Mais en même temps, comme dirait l’autre, j’ai des lectures qui prennent du retard.

S’il me reste du temps:

Atala (1801) René (1802) Génie du christianisme (1802)

Les potins du lundi

L’heure des lumières

le Laser Gun tient la pole position du meilleur phare…mais il se branche sur un alternateur

« Pour être vu » ou « Pour voir », c’est ainsi que les testeurs de lampes classent l’éclairage de nos vélos.

Pour voir à vélo, ce n’est pas simple car il faut y consacrer beaucoup d’argent avant d’obtenir un éclairage capable de vous permettre d’y voir clair en pleine nuit et sur route.

J’ai un matériel qui fait toujours référence, c’est ma lampe à diode Ixon IQ Busch et Müller, mais son inconvénient c’est son poids et son autonomie de quelques heures (et en plus elle est mal vue par la FUB, le comble! je pense que le testeur s’est trompé avec 1/5 d’efficacité hors la ville, elle mérite mieux). Elle ne convient pas à de grands raids de nuit, elle est lourde, c’est vrai, et pas facile à caser sur un guidon course. Je l’utilise principalement en ville.

Mon phare Busch et Muller LED Ixon IQ semble insignifiant. Je le possède depuis au moins 10 ans. Qu’on ne s’y trompe pas: c’est un super produit dès que vous êtes dans le noir total, ça vaut largement un éclairage sur dynamo centrale.Diode à haut rendement, durabilité 100.000 heures – lumière blanche brillante, à effet xénon – électronique grand confort, très efficace, avec un radius d’action de 90% – système de refroidissement intégré – indicateur de capacité et de charge – chargé en 4-5 heures seulement – deux positions: mode High-Power: 40 lux (5 heures) mode City-Eco: 10 lux (20 heures)

Voir les tests de la FUB des lampes « pour voir »…la FUB n’a pas encore pris position sur les lampes qui émettent des flash puisqu’elles sont hors « code de la route » jusqu’alors.

Mais de jour, il est aussi primordial de se faire voir dès que le temps se dégrade. Dans le brouillard, je préférerais le VTT à la route pour mes loisirs. Sur route, il existe à présent d’excellents feux à éclats qui vous rendent visibles à plus d’un kilomètre. Impossible de ne pas être vu par les autres usagers. Attention, il ne s’agit pas de les éblouir.

En écrivant ceci, j’ai bien conscience d’amuser une part de ceux qui roulent de jour comme de nuit habillés de noir et sans lumière.

J’ai déjà un feu rouge

Je possède ce feu rouge avec mode flash bon marché à piles qui me satisfait et dont les piles durent longtemps (15€) visible à 1km

D’autres feux rouges ici…

Et pour l’avant sur mon vélo de route, je vais choisir…

J’ai l’intention de me doter d’un vrai feu à flash ou effet strobo pour l’avant. Vrai feu, c’est à dire pas ces petites Led qui inondent le marché bas de gamme et qu’on trouve dans un grand magasin spécialisé bien connu.

Ce modèle là est bien placé…c’est le Lezyne Strip Drive. Mais Knoog fait aussi des choses très bien.

Lezyne Strip Drive 400 lumen, un bon rapport qualité/prix

Et pourtant j’ai choisi ce modèle là…je vous en donnerai des nouvelles. C’est le Shenkey 1000 lumens. Il est sur la page de test de la FUB.

Lampe Shenkey 1000 lumens 5 modes avec prise USB pour recharger son tél

Quittons le vélo!

Samedi, la réaction n’a pas manqué malgré le confinement

Si le gouvernement imaginait décréter des mesures liberticides en profitant du confinement de la population, c’est raté.

« En exigeant une validation de nos reportages, les pouvoirs publics veulent s’octroyer un droit à la censure ». Ce sont les gens de presse qui s’expriment, pas les blogueurs sans carte de presse. Pas seulement la presse de gauche, tous les gens de presse: directeurs et directrices de l’information, rédacteurs et rédactrices en chefs, présentateurs et présentatrices des magazines d’information télévisés. On parle de 500.000 manifestants.

Se mettre le monde de la presse à dos, ce n’est pas bon signe à un an des élections présidentielles car la presse reste évidemment un relais d’opinion puissant en dépit des réseaux sociaux. Est-ce pour cette raison que le président Macron s’est adressé au pays via Facebook, comme Trump avec Twitter?

Comment nos gouvernants ont-ils pu ainsi se mettre à dos aussi facilement et rapidement le monde de la presse dans son ensemble, avec une manœuvre politicienne de bas niveau?

Il faut se forger une raison. Nous allons devoir vivre encore longtemps dans l’incertitude du lendemain à cause du virus.

Cette attestation de déplacement dérogatoire commence à me sortir par les trous de nez. Voila déjà deux fois que je m’arrête sur mon vélo pour la rédiger en cours de route. C’est une véritable plaie.

Après cette seconde vague déferlante qui peine à perdre de sa vigueur, au fond de moi-même, je m’attends à la prochaine. Je suis peut-être pessimiste mais je sens instinctivement que nous n’arriverons pas à passer Noël sans faire repartir l’épidémie.

Il y a eu trop de restrictions en tous genres. Des commerces malmenés, des spectacles condamnés, des professions sinistrées, des citoyens corsetés et cette crainte de rencontrer l’épidémie, de venir s’ajouter à la liste des « positifs » qu’on emmaillote sur un lit de douleur.

Un jeu intenable. Et un jeu aggravé par cet invraisemblable article 24 de la loi de sécurité globale attentatoire à la liberté de photographier notre police. On l’a encore vu cette semaine, filmer la police est devenu une preuve de ses dérapages et de ses excès. Elle est encore gravement mise en cause par le comportement d’un équipage livré apparemment à lui-même dans les rue de Paris et qui fait le coup de poing sur un quidam chez lui. Sans sa caméra, on n’en aurait rien su.

Munis de leur camera, les policiers qui ont matraqué le producteur de musique auraient pu démontrer leur bonne foi devant le juge

Saura t-on seulement un jour le fin mot de l’histoire?

Notre police est-elle à la hauteur? je m’interroge. Comment sont recrutés nos agents? à quel niveau d’études? que savent-ils de la République? quel est le contenu des formations? comment s’exerce la chaine de commandement et qui en assure le contrôle opérationnel?

Autant de questions qu’il va falloir approfondir. C’est une question citoyenne et de citoyenneté.

Des clients par paquets

Rattraper le retard de courses

Des paquets de clients qui se pressent aux portes des grands magasins et quelques rares promeneurs, joggeurs, le long des chemins…sans parler de ceux qui depuis un mois n’ont pas vu leur famille et qui ont franchi le pas profitant d’une cercle étendu et de la grande bonté de l’Etat. La France est devenue selon nos voisins un Absurdistan autoritaire et le problème, c’est que tout le monde s’y plie, courbe l’échine. La France serait-elle seulement un maëlstrom de populations asservies à l’économie de marché, abasourdies, décervelées, dans l’attente du vaccin salvateur?

J’avais préparé un post-it sur le coin de la table. Il y est resté.

Bretten, Eteimbes, Bellmagny, St Cosme, Brechaumont, Elbach,…un pense-bête de mon itinéraire de samedi abandonné au coin de la table. Il est resté sans suite, la météo était trop mauvaise pour s’aventurer par là. J’ai réduit mes ambitions en tournant au plus court.

https://velomaxou.com/2020/11/28/un-k-de-mauvais-temps/

Bien sûr, notre sport, nos sports sont des choses si dérisoires que nous seuls pouvons en être l’écho. Même en étendant notre rond à 20km, c’est un abus manifeste à notre liberté dont nulle part nous ne trouvons la justification. Heureusement pour nous, le vélo est souvent mis entre parenthèses en cette période de l’année.

Les potins du lundi

Les achats oui, le vélo non

Les sorties neige vont-elles être interdites?

On pourrait penser qu’on voit enfin le bout du tunnel de cette invraisemblable détention à domicile qui prive les gens de mon âge de sortir comme bon leur semble au-delà d’un diamètre de 2km.

Non, rien n’est garanti. Malgré les pétitions, les articles de presse, il semble que les pouvoirs publics sont plus pressés de rouvrir les commerces quitte à relancer l’épidémie.

Isabelle et le vélo fait le point des revendications en attendant mardi la déclaration du président Macron… Le rond d’un kilomètre de rayon est-il plus enviable à la campagne ou à la ville? les avis sont partagés. Il y a forcément moins de monde dans le rural et plus d’opportunité de nature, à mon avis. En ville, il y a des parcs, mais on ne peut guère y pratiquer le vélo…et tous les sportifs s’y réfugient.

Comme le titre un journal allemand , Zeit Online, nous sommes au pays de l’Absurdistan autoritaire (Autoritäres Absurdistan).

Pour preuve, notre ami des Cent Cols Ludger Vorberg remarque que chez lui

Certains commentateurs s’aventurent déjà à prédire une troisième vague vers la mi-janvier, soit une quinzaine après les libations du jour de l’An.

Décathlon n’aime plus CNews

A fond la forme chez Décathlon. Fitness pour les vendeuses avant l’ouverture du magasin

L’enseigne de sport retire ses publicités de la chaîne d’information CNews. Les raisons avancées sont « l’orientation délétère de CNews [qui] ne peut plus être ignorée » et « parce que de plus en plus de marques ne veulent plus financer la propagation de ces discours ». (source France Info)

La famille Mulliez détentrice de Décathlon et aussi d’Auchan, Boulanger, Cultura, Kiaby,…a certainement de bonnes raisons, plus commerciales qu’éthiques, de ne plus financer la chaîne réac où exerce notamment Eric Zemmour.

La Galaxie Mulliez

Ce n’est pas moi qui vais pleurer sur la mésaventure de la chaîne trash fondée par Canal.

autre article Décathlon et les vieux

Vaccin, les vieux d’abord

En injection ou en spray nasal, le vaccin anti-Covid sera t-il notre cadeau de Noël?

Le vaccin, le vaccin, le vaccin! Tout le monde veut son vaccin et vite. Avant les fêtes si possible pour pouvoir faire la nouba.

C’est effrayant. Je pense aux bestiaux qui passent dans un sas entre deux barrières et qu’on pique sur le dos à la queue leu-leu.

Les Allemands ont déjà préparé des gymnases pour recevoir un public massif et des sas de repos avant d’être relâchés dans la nature. On ne sait jamais, des fois que certains supportent mal l’antidote…

Et en France? la vaccination de masse s’annonce mal comme on s’en doute puisque la moitié des Français sont déjà contre. La moitié! oui, les anti-vaccins par principe, et tous les autres. Ceux qui doutent, comme moi, et ceux qui n’ont confiance ni dans ceux qui nous gouvernent, ni dans le corps médical qui se sont illustrés sur la scène publique plutôt négativement face à l’épidémie.

Je ne suis pas anti-vaccin par principe, mais je n’aimerais pas servir de cobaye.

Ce qui renforce nos doutes, c’est la rapidité avec laquelle les labos ont sorti la martingale qui va sauver la planète, alors qu’on met en temps ordinaire des années pour s’assurer que tout est sous contrôle. En plus le Pfizer en question semble empressé de décrocher la timbale avant même d’inoculer sa trouvaille miracle.

N’est-on pas face à une fuite en avant sans fin pour sauvegarder l’humanité de toutes les scories qu’elle génère en déréglant la planète? Dans cent ans n’allons-nous pas devoir recevoir des cocktails de vaccins pour survivre à tous les virus déterrés par la fonte du permafrost ou par les épizooties ?

Faudra t-il nous inoculer dès la naissance des dizaines de vaccins afin de survivre?

J’ai toujours en tête les bourdes de nos services de santé comme celle du sang contaminé qui a conduit à propager le VIH. Sans parler de tous ces médicaments qui se révèlent dangereux après plusieurs années de mise sur le marché. Ne va t-on pas un peu trop vite en organisant une campagne massive de vaccination alors qu’on pourrait améliorer nos protocoles de distanciation pour un temps plus long et raisonnable?

Article 24

L’ensemble des articles de la proposition de loi sécurité globale sera votée en première lecture, mardi 24 novembre, dans une version quasi identique à celle voulue par le gouvernement…et l’article 24 du texte imposera le floutage des visages des policiers lors de leur diffusion sur les réseaux sociaux.

« La démocratie meurt dans l’obscurité ».

Une obscurité qui permettra de «camoufler les violences perpétrées par certains policiers ». Ce sera plus commode de faire usage de LBD à tir tendu ou de continuer à étrangler un type qui dit ne plus pouvoir respirer.

Les potins du lundi

La vélorution en ligne de Montpellier

Ce dimanche, près de 200 personnes, âgés de 10 mois à 84 ans, ont participé. Elles ont publié un photo d’eux en selle et ont exposé leur vision de la bicyclette. « Le vélo pour moi c’est la sensation du vent qui caresse ma joue« , note Robin. Sur sa photo, le petit garçon de 8 ans est coiffé d’un casque bleu pétant. « Et je voudrais que toutes les personnes aient un vélo et qu’ils arrêtent la voiture. » (à lire dans France Bleu Hérault)

Home-trainer contre jogging

Le jogging de quartier, un substitut au vélo

L’antidote à la privation de vélo sportif, pour nombre d’entre-nous, c’est le home-trainer. Je ne veux pas tourner ici en dérision ce qui fait le bonheur de la plupart des accros au vélo. Mais moi la simple idée de faire du vélo statique me rechigne. Je préfère le jogging. Non pas par goût mais par nécessité de trouver un supplétif à mon manque de vélo. Des joggeurs, on en voit partout dans les rues. Des jeunes et des moins jeunes. Je m’y suis mis sans trop y croire, persuadé que je n’en possédais pas les codes, ni la stature. Peu svelte et d’un pas lourdaud, mes débuts ont été hasardeux. Depuis le début de l’année, petit à petit, j’ai parcouru 450 km en petites foulées sans une seule perspective de concourir à un quelconque palmarès, je n’en ai aucunement l’envie.

Mais enfin, il est toujours réconfortant de voir des néophytes comme moi se mettre à courir pour suppléer à une forme d’ennui ou d’assignation à rester chez soi.

J’ai commencé le 7 février sans savoir à l’avance que le confinement allait me précipiter vers cette nouvelle discipline sportive fort prisée. J’ai même ouvert une rubrique « course à pied » sur mon blog le 6 avril après mes 150 premiers kilomètres.

On peut relire mon premier article ici

Osez le jogging! (avec avis médical préalable si vous n’êtes pas entraîné à un sport car le jogging est exigeant sur le plan cardiaque)

J’avais eu quelques doutes avec ma crise chronique préoccupante d’arthrose qui s’est installée cette année. Tous les matins je prends appui sur la rampe de l’escalier pour soulager mes genoux en me levant et, accroupi, je dois chercher une aide de mes bras pour me relever. Les médecins disent que le jogging est mauvais pour l’arthrose alors que d’autres disent le contraire. Qui croire? cela dit pédaler ou courir ne fait pas souffrir davantage. J’ai en réserve des anti-inflammatoires dont je repousse l’usage.

Le click and collect va t-il s’imposer comme nouveau mode de consommation avec les restrictions sanitaires?

Feu rouge sur le marché de la consommation.

En fermant tous les commerces, le gouvernement table sur une baisse de l’épidémie de Covid. Et si cela ne suffit pas, on aura encore droit à quelques privations supplémentaires avec des fêtes de fin d’année chacun chez soi.

Pour l’heure on en est là.

J’entends les rancœurs de ceux qui ne peuvent plus travailler et de ceux qui ne peuvent plus acheter. Notre modèle économique, c’est celui de l’économie de marché. Je consomme, tu consommes, nous consommons,…y mettre un coin dans notre monde d’aujourd’hui peut surprendre.

En arrêtant tout, une fracture se produit. Portes closes, rayons clos, les consommateurs-citoyens doivent se réinventer à la hâte un modèle de consommation de subsistance. Des circuits courts, un système de la débrouille pour manger pour peu qu’on évite les rayons de supermarchés, une forme de marché noir que les anciens ont connu…et pour boire aussi depuis que les bars sont fermés. Mais nous n’avons pas, c’est vrai, des contrôles tatillons comme en avril qui prétendaient réglementer l’achat du pain un jours sur trois ou nous imposer la supérette la plus proche au coin de la rue.

Les alter-mondialistes ou les décroissants devraient être contents, on va pouvoir tester un nouveau modèle de consommation. Les hypers de quartiers, ces supérettes calquées sur le grand frère, devraient encore pouvoir prospérer. Les Aldi, les Lidl, les Carrefour Markets pourraient demain encore engranger de nouvelles parts de marché grâce à nos restrictions géo-spatiales. J’éviterai de parler de petits commerces, chez moi ils vont achever de fermer dans la rue centrale.

Comme on peut s’y attendre, ce type de commerces de détail moderne que sont les supérettes et grandes surfaces ont des concurrents sérieux, le commerce en ligne avec ses géants que sont Amazon, CDiscount, FNAC, Le Bon Coin, EBay,…

Clémentine Autain (LFI) y voit une opportunité pour la gauche: penser une filière de services publics de réparation, multiplier des lieux de type ressourcerie, ou faire des propositions de loi pour permettre une meilleure durabilité des produits. Il faut faire le pari que la crise du Covid sera l’occasion d’inventer ces nouveaux liens. (interviewée dans Médiapart)

Dès lors le petit commerce se précipite pour rattraper son retard avec le fameux click and collect: on choisit en ligne puis on va chercher soi-même, une sorte de mini-drive pour éviter l’hémorragie de clients.

Notre modèle de consommation ne va pas forcément dans le sens souhaité par les petits commerces; le frein, on le connait, c’est la voiture. Faire revenir en ville les consommateurs des villes moyennes est une illusion; ils ont tout ce qu’il faut à la périphérie dans les zones commerciales et sur le chemin du retour du travail, de larges places de parking à leur disposition ainsi que de vastes emplacements pour le drive où l’on a même pas besoin de quitter le volant.

Il ne sera pas simple de changer de paradigme. Pour y parvenir, il faudrait que les gens habitent en ville et que la ville redevienne attractive avec des logements abordables et des commodités pour y circuler à l’abri des pollutions.

Nous en sommes encore loin.

L’épidémie bat des records

On aurait tort, nous les encore bien portants, de pavoiser: l’épidémie de coronavirus touche peu à peu n’importe qui, de plus en plus de connaissances et des membres de notre cercle familial. Oui, attraper le virus ne nous conduit pas systématiquement en réanimation mais les complications pathologiques a posteriori ne sont pas encore connues. L’extrême tension sur notre système sanitaire ne cesse de nous interroger sur l’inadaptation d’un modèle envers lequel nous étions pourtant confiants et fiers. Il faut déchanter: non la France n’est plus en pointe comme on nous l’a tant laissé croire. Nos services sont débordés par des décennies de logique comptable, nos médecins sont en nombre insuffisant et nos soignants sont découragés pour longtemps puisqu’ils quittent le navire en pleine guerre devant la faiblesse des rémunérations (1798 nets en moy pour une infirmière – 28/32 de l’OCDE). Cette fois, il est à craindre qu’il n’y aura pas d’applaudissements aux fenêtres à vingt heures: les Français ont en marre et commencent à douter de la pertinence des soins.

Au chat et à la souris

Mon prochain paradis, l’ile de Echo Island (Canada) Il semble que s’acheter une ile soit encore le meilleur moyen de vivre à l’abri épidémique. Avec quelques aménagements, j’arriverais à bâtir une piste pour mon VTT quotidien sur les 3 hectares de terrain.(68000 dollars). Elle possède un générateur, le wifi, une cabane.

Combien de temps allons-nous encore jouer au chat et à la souris enfermés dans cet invraisemblable couvercle de lessiveuse qui pèse sur nos libertés? Non nous ne descendons pas vivre dans les caves comme des rats à chaque alerte, mais le simple droit d’aller et venir mis en question pour la deuxième fois cette année pose problème.

Le confinement semble marquer ses limites, soit il ne sert à rien, soit il n’est pas assez puissant car l’épidémie ne cesse de progresser. Chacun se forge ses propres convictions. Pour ma part, j’observe que notre manque d’éducation au risque épidémique est un élément moteur de transmission et que nos habitudes de vie ne sont pas en adéquation avec la distanciation naturelle qu’on voudrait mettre en œuvre. Mais ne n’est pas tout: notre modèle social, notre démocratie, notre urbanisation sont aussi des handicaps. On voit à quoi sont arrivés les Chinois pour vaincre le processus épidémique: enfermer les gens chez eux pendant des semaines. Ce à quoi, nous ne sommes pas prêts, pas encore.

DéTRUMPisation

Les Etats-Unis ne m’ont jamais fasciné. J’en suis resté à Rintintin. Des clichés de bas étages certes, qui font l’impasse sur la place des States occupée par son histoire, son potentiel scientifique et artistique de renom.

Mais qu’un abruti ait pu être élu à la tête de la première puissance militaire mondiale laisse songeur sur le niveau de médiocrité des électeurs. Nous aurons dans quelques mois l’honneur de tester notre conscience politique hexagonale après notre épreuve sanitaire.

S’il s’agissait de normaliser l’image internationale des Etats-Unis gravement abimée par les outrances de Trump, c’est fait. Le nouveau président Biden devrait tenter de redorer le blason de la première puissance mondiale notamment en reprenant sa place dans la lutte contre le réchauffement climatique et les accords de Paris. Son âge avancé permettra t-il seulement de recoller les morceaux?

Nous découvrons à travers cette élection le lourd contentieux qui sépare les électeurs des deux camps en présence, ceux des Démocrates et ceux des Républicains. Politiquement sur le plan intérieur, la différence entre Trump et Biden sera ténue avec une seule direction: à droite!

Le camp des Républicains pro-Trump ne laisse de me surprendre par ses croyances réactionnaires et extrêmes au nom d’une certaine idée de l’Amérique et nous renvoie à l’époque coloniale du XVIeme siècle, celle de l’Eldorado.

Il faut revenir à l’histoire fondatrice pour comprendre sur quoi s’est construite cette mosaïque d’Etats, un colonialisme puissant et dévastateur, un racisme assumé, et une exacerbation de la puissance par l’argent, les armes et la religion.

Ce triptyque c’est celui qui continue d’habiter l’Amérique profonde des « petits blancs » menacés dans leurs fondements par leur déclin démographique.

Souhaitons bonne chance à Biden…et à Kamala Harris, la vice-présidente!

les potins du lundi

J’ai longé la mer et ses immuables marées

Retour d’un confiné

Rentrant de Bretagne, j’ai tenu à rapporter mon VTT terreux en Alsace. De la bonne terre collante du col de Trédudon. Un souvenir futile. Puis j’ai entr’ouvert la belle revue 200 qui m’attendait. Un long article sur la rafle des enfants de Vénissieux. Ah non! l’histoire glauque, je la connais trop. Je passe.

Tout se télescope en ce lundi. Je n’aime pas cet amoncellement de choses à faire pour remettre de l’ordre partout. Sur mes vélos, mes tenues, mon bureau, mon blog, mes lectures, mes peintures. Sans oublier d’y ajouter ma tête.

Remettre de l’ordre dans sa tête n’est pas simple lorsqu’on rentre de voyage, vu que chaque jour qui passe nous annonce un changement de programme de nos habitudes, de nos projets.

Il convient donc de se remettre à penser au jour le jour à ce que nous ferons demain.

J’ai dévalé la pente au-dessus de Plounéour-Ménez. La pluie de la nuit ruisselait partout autour de moi
En Bretagne, les (rares) jours de pluie, j’en profite pour aquareller

Pas d’AG Cent Cols dans le Morvan

Cette année, j’avais prévu de me rendre à l’AG de mon club Cent Cols qui se tenait à Autun dans le Morvan. Je m’étais dit que le Morvan n’étant pas très loin de chez moi, pourquoi pas? Patatras, voila l’AG annulée pour cause de Covid aggravé.

La vie associative est gravement perturbée aussi par la pandémie.

En 2012, ma randonnée du Morvan m’avait conduit jusqu’à Château-Chinon. Mitterrand reste de marbre, je me demande comment il aurait pris les rênes de l’épidémie…

Idem pour les séjours 2021 des Cent Cols, ils sont tous en suspens.

Alors, que reste t-il? il reste à faire du vélo tout seul et j’ai vaguement l’idée qu’on nous va rejouer l’épisode du confinement avec son rayon d’un kilomètre si les choses continuent de se détériorer.

Vélothon t-on?

Et maintenant le Vélothon. 200 s’est mis en tête de nous faire pédaler 100 bornes en décembre pour le Téléthon et en plus de verser 100 euros à l’Association. J’y songe…et puis j’oublie. Je n’ai jamais rien compris à l’humanitaire.

Comment tenir un Téléthon en plein Covid! n’est-ce pas encore prendre des risques de sur-contamination?

TousAntiCovid

Il s’appelle Cédric O. C’est facile à retenir comme nom. C’est le monsieur du gouvernement qui sponsorise la machin Stop Covid qui marche pas. Même que Castex il a pas su le mettre sur son téléphone. Bon, le nouveau Stop Covid est mieux me dit-on, il s’appelle TousAntiCovid et est susceptible d’intéresser les geeks. Avant d’installer ce bazar sur mon Iphone, je m’interroge…à quoi ça peut servir? si j’ai bien compris, votre Bluetooth va détecter un type qui, sachant qu’il a le Covid, se balade dans la rue. Il se balade comme ça, en douce, rien que pour vous refiler son truc et faire sonner votre téléphone. Je n’ai toujours rien compris à Stop Covid.

TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.

Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.

Boulot, métro, dodo et…apéro

Je me marre.

Vendredi, tous les citadins se sont précipités dans les bistrots jusqu’à minuit avant les couvre-feux, histoire de bien faire le plein de virus avant la fermeture prévue le lendemain.

Peuplée de mécréants selon les islamistes, la France est en plus jouissive (selon moi). Je suis sidéré par le mode de vie des citadins: boulot, métro, dodo et… apéro. A propos de mécréants, lisez L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswany, vous allez découvrir comment se pratique l’islam en Egypte et son creuset socioculturel vis à vis des femmes, de l’homosexualité et de la corruption. C’est un vrai délice pour mieux comprendre ce qu’est un état aux mains de militaires où les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante.

C’est comme ça que les chaînes de télé présentent le couvre-feu. On y voit des consommateurs attablés une dernière fois et des restaurateurs ranger tables et chaises. La France de la bouffe est punie.

C’est pour ça, selon le gouvernement, que le Covid a franchi toutes les barrières. Les barricades que le gouvernement a tenté d’organiser avec des palettes ramassées derrière l’Aldi. Jouir des bons restos, des apéros entre copains, LCI nous en abreuve. Maintenant que l’hexagone est devenu tout rouge, inutile de savoir par où passe le virus: il est devenu passe-partout. Les types qui bossent dehors sur les chantiers, je les vois: aucune protection! Alors j’imagine que dans les usines et les bureaux, c’est pareil.

Hi-ver-nons!

Les vieux auxquels j’adhère de plus en plus et qui me collent à la peau malgré mon corps défendant n’ont plus qu’un seul salut : hiverner!

La propagation Covid sur la planète terre

Une forme d’hibernation comme les marmottes. Sortir, oui mais tout seul et éviter tout rassemblement avec la population même familiale. Maintenant qu’on sait que personne ne sait ce qu’il va advenir, il est urgent de se mettre sur la touche. J’entends les rassuristes, pour eux, le Covid ne fait que 10% de nos morts quotidiens, on a donc encore 90% de chance de mourir d’autre chose. Oui mais mon problème à moi, c’est que je n’aimerais pas mourir du tout trop vite à mon goût.

Les décès Covid vont-ils prendre une pente exponentielle?

L’après-Covid

Je ne sais pas quand nous en sortirons puisqu’il est avéré qu’en juin 2021, on sera toujours en action défensive vis à vis du virus. Les élections? elles vont se succéder entre-temps et personne ne sait dire qui va se précipiter pour prendre le pouvoir avec une pandémie sur les bras.

Je n’ai jamais vu un gouvernement qui a autant la guigne que celui de Castex. Il a tout en même temps. Hollande avait eu sa part d’effroi avec le Bataclan et le magasin casher, c’était déjà du lourd, mais une épidémie!..

Depuis qu’En Marche fait du sur-place, un amoncellement de catastrophes est venu noircir le tableau, l’affaire Pétronin qui se termine en jus de boudin et l’horrible attaque islamique de Samuel Paty achève de nous démontrer l’extrême fragilité de nos corps d’État face aux attaques et aux manipulations étrangères. On savait le gouvernement fébrile avec nos apprentis-ministres venus de la société civile, mais la succession de ratages dans la gestion de la crise sanitaire risque de nous conduire au désastre.

Notre pouvoir est partagé entre deux objectifs: le sanitaire et l’économique. C’est la quadrature du cercle. Maintenir l’économie en marche? oui, et éviter un effondrement où tout le monde y perdrait (ou presque). L’enjeu est redoutable, si le Pays devient un immense mouroir, plus personne ne sera là pour produire et acheter et la société se délitera.

Le pire serait l’emballement incontrôlable du Covid avec des malades aux portes d’hôpitaux bondés et des champs entiers transformés en cimetières de fortune comme on l’a vu au Brésil.

Je comprends les rassuristes avec leur hashtag #covid1984 qui ne cessent de faire référence au monde d’Orwell, et qui estiment que vivre sous contrôle renforcé des libertés individuelles et collectives n’est pas drôle; mais faire comme si le virus n’existait pas, est-ce la solution?

Les épidémiologistes avancent des chiffres effrayants: si l’épidémie s’emballe de façon exponentielle, on pourrait atteindre simultanément 40 millions de malades et 1% de morts soit 400.000. On serait alors loin du petit Covid, de la petite grippe (!).

Sorti d’hôpital

J’avais été témoin de l’accident d’un cycliste dans ma ville début octobre. Il est sorti d’hôpital. J’ai découvert après coup que c’était un voisin, grand rouleur, qui pratique jusqu’à 30 cyclosportives chaque année dont « les trois ballons ». C’est dire qu’il est souvent absent de chez lui. Cette année il n’en aura fait « que » trois (sic) après être resté confiné pendant cinq mois en Espagne. Il ne s’explique pas comment il a percuté la voiture et pense que c’est le contraire qui s’est produit car c’est sa roue arrière qui est cassée. Élément fâcheux, il n’y a pas eu de constat des forces de police et c’est moi qui ait du produire aux sapeurs-pompiers le cliché que j’avais pris sur place pour identifier le véhicule adverse.

Holala, c’est dangereux

Branle-bas de combat dans la Cyclosphère, Vélomaxou estime le vélo dangereux.

Dans ma chronique du 11 octobre dernier, je révélais un certain nombre d’évidences sur la dangerosité de la pratique cycliste sur route et en ville.

Manifestement, un certain nombre de mes lecteurs se sont offusqués. J’avais commis un crime de lèse-majesté. J’allais détruire le mythe de la mobilité douce au sein d’un océan de conduites agressives, de SUV turbocompressés et pressés, de délinquants ordinaires de la route et d’incompétences des pouvoirs locaux.

Pourtant, tous les clignotants sont au rouge depuis que l’épidémie a précipité nombre de néophytes du vélo chez les vendeurs. Les accidents en ville se multiplient et ceux qui vont à l’hôpital ne sont pas les automobilistes mais les cyclistes, c’est une évidence.

Pourquoi le nier? alors même que toutes les associations de cyclistes ne cessent de réclamer des pistes, des priorités, des ralentissements?

Oui, la pratique cycliste est dangereuse dans le spectre diffus des mobilités et reconnaissons-le, la protection active et passive des cyclistes est nettement insuffisante.

Prenons l’exemple du casque. Je ne le choisis pas par hasard car il est un âpre enjeu des « pros » et des « antis », et qui a pour conséquence de prendre les cyclistes en otages. La FUB est formelle: « elle est résolument opposée à toute loi qui interdirait de circuler à vélo sans casque« . Tomber sur la tête? ça n’arrive qu’aux autres disent les « urbains »…les « autres »? ce sont les couraillons du dimanche. Pourtant, en ville on tombe aussi. Souvent bêtement. Le casque est donc une protection passive qui protège, même imparfaitement, qu’on le veuille ou non.

https://velomaxou.com/2020/10/07/pour-le-casque-en-ville/

L’autre protection passive qu’on devrait imposer, c’est le port de vêtements voyants et particulièrement l’interdiction d’être vêtu de noir. Y aura t-il besoin d’une loi pour ça puisque l’imbécilité de certains cyclistes devrait nous y conduire?

Soyons fou: faisons du vélo à Vieux-Thann. Photo non truquée

Holala, c’est dangereux ne va donc pas s’arrêter. Tirer à vue sur les inconséquences des décideurs publics qui nous mettent en danger, oui, je vais continuer. Il n’est pas question de transiger, de faire ami-ami avec ceux qui méprisent notre façon de nous déplacer et qui nous font des réponses évasives ou nous dotent des dernières miettes du budget de la rocade.

Les potins du lundi

Il s’appelait Samuel Paty. Il enseignait l’histoire et la géographie.

Pas de potins aujourd’hui. A quoi bon se consacrer à des sujets mineurs quand la gravité prime sur tout!

Les potins du lundi

La France est devenue un grand cluster (niveau d’alerte Covid 8 octobre 2020)

La Toussaint, Noël,…et Pâques aussi?

Va t-on boucler la boucle? l’épidémie de coronavirus entamera t-elle une deuxième année? C’est la perspective qui se dessine chez ceux qui observent le phénomène et constatent que nos pouvoirs patentés pataugent dans la résolution du problème. L’épidémie est toujours là depuis mars. Même sans faire de deuxième vague, on la subit, elle rôde dans nos villes…et ne demande qu’à s’installer dans les campagnes.

Si on avait réagi correctement début septembre, on n’en serait pas là. Aujourd’hui, c’est fini. On a perdu le contrôle. Nous n’avons plus qu’à subir. Le virus va circuler, il y aura deux fois plus de cas dans deux semaines, et une tension hospitalière. (William Dab, ancien directeur général de la santé dans Médiapart )

Ce machin là va t-il nous empoisonner la vie indéfiniment? Les dernières nouvelles ne sont pas encourageantes, les grandes villes françaises subissent à nouveau les assauts du coronavirus et la France qui s’amuse s’inquiète. Soudain, je découvre que la France est jouissive avec ses étudiants qui font la teuf jour et nuit, ses bistrotiers qui ne désemplissent pas avec tous ces gratteurs qui font monter le cours de l’action FdJ.

L’action FdJ pourrait fléchir avec la fermeture des bars

Nous, les comorbides dans nos territoires éloignés de province, faisons le gros dos. Pourvu que le virus ne nous retombe pas dessus!

Thierry Crouzet, cycliste, écrivain, ingénieur, décrit la situation comme suit dans son journal:

Accepter de vivre avec le virus, sans le laisser provoquer un embrasement général et saturer les hôpitaux, mais sans pour autant nous empêcher de vivre. Je n’aimerais pas être au gouvernement.

Selon Thierry Crouzet qui copublie « Vaincre les épidémies » avec Didier Pittet le 20 octobre prochain, la thèse de la propagation du virus par aérosol est une route de transmission non dominante, donc ne nécessitant pas de focaliser la prévention sur elle.

Ah bon! alors on aurait tout faux avec nos masques. Bon alors que reste t-il? les mains? oui bon alors les mains on se les lave depuis le début.Moi en tus cas, les autres je ne sais pas.

Désignés comme tels, les comorbides cumulent les chances d’attraper la bête s’ils sont à la fois âgés, en surpoids, diabétiques et un peu tendus sur les bords. Bon avec ça, nous voila habillés pour l’hiver! Derrière nos masques on rigole jaune mais on ne nous voit pas, heureusement. Quand je parcours les rayons de l’Intermarché, je baisse la tête pour pas qu’on me stigmatise. Maman, t’as vu le vieux, il cherche la Covid dit le bambin assis dans son siège-caddie.

Ô un comorbide dans le rayon des Cochonou!

Fuite dans les rayons…

Les épidémies, le Monde connait. Au Moyen-Âge, la belle épidémie de peste noire a duré trois siècles et a ravagé le quart des populations soit à peu près 25 millions de morts! On a encore de la marge.

On a l’impression que l’histoire bégaie lorsqu’on se penche sur la littérature des épidémies…

La troisième pandémie débuta avec le réveil du vieux foyer du Yunnan en Chine du Sud, et elle gagna Hong Kong en 1894. C’est là que A. Yersin découvrit, chez le rat comme chez l’homme, le germe responsable dont, quatre ans plus tard, P. L. Simond démontra à Calcutta la transmission par la puce. Rats et puces infectés, dont il n’avait nulle part été fait mention durant les deux premières pandémies, allaient trouver dans la navigation à vapeur un exceptionnel moyen de propagation.(source)

Aujourd’hui, la donne n’est pas comparable, on ne voyage plus avec des bateaux à vapeur, le virus peut donc faire plusieurs fois le tour de la planète en une semaine. En revanche le vecteur animal s’est étoffé, les puces, les rats et maintenant le pangolin!…avec peut-être une petite chauve-souris en prime.

La société des comorbides est en marche

Faut pas croire: le cynisme mercantile de nos sociétés modernes a plus d’un tour dans son sac. Avec le virus, on est capable aussi de faire du fric. Regardez le gouvernement comment il claque le pognon par milliards. Y’en avait plus et tout d’un coup y’en a! On nous aurait menti?

Moi au contraire, je suis un peu Hollandais, je suis un frugal, je me méfie, je préfère le bas de laine plutôt que d’acheter de la dette. On ne sait jamais. Je n’avais pas de grandes envies particulières, à part celle de frimer sur un Gravel, mais maintenant je n’ai plus qu’une envie, celle de vivre encore un peu.

Avec cette désignation du doigt des plus fragiles, pourquoi ne pas « mettre sur le coté » ces fauteurs de troubles que sont les sujets à risques? la question est posée dans certains cercles économiques, scientifiques. Tiens par exemple, faisons de grands Ehpad de comorbides! Au moins ça donnerait du travail au Bâtiment, surtout si le virus dure longtemps. On n’a pas idée des conséquences économiques favorables du corona. S’il dure, outre mesure, on va devoir imaginer des sociétés à deux vitesses, celle des normaux capables d’avaler la bête et de la recracher sans séquelles et les autres, ceux qui se mettent à tousser comme des bêtes puis finissent à en crever. Ainsi on aura des boulots réservés au handicapés de la comorbidité, le télétravail prioritaire et interdiction de sortir en-dehors des heures ouvrables, le matin 5 à 6 heures et le soir 18 à 20 heures pour aller au bistrot rien qu’entre-nous. Les vacances? vacances spéciales comorbides avec promo sur les plages de Normandie… en bus climatisé.

Les potins du lundi

Le risque Covid n’interdit pas le sport collectif dans les gymnases. C’est étrange.

Scène de ménage dans les restos

La Covid joue les prolongations. Dans ma famille on écoute la litanie des mauvaises nouvelles comme tout le monde. Les bars seraient de gros pourvoyeurs, mais dans les bars on n’y va pas. Les restaurants aussi. Mais dans les restaurants, on n’y va que rarement. Il reste des trucs enfermés qui n’ont pas fermés. Comme les salles de fitness ou les gymnases. On n’y va pas non plus. Et à chaque fois devant la levée de boucliers des professions interdites, on se dit qu’on se dirige vers un désastre économique plutôt que sanitaire. Les restaurateurs marseillais ont cassé leurs vaisselles devant la préfecture. Pour faire du bruit. On va devoir racheter de la faïence. Aux Chinois. Les Chinois ont le beau rôle: après nous avoir refilé leur Covid, ils nous ont vendu les masques qui vont bien avec, et maintenant les assiettes des restos.

Les gymnases de la ville? faut pas croire, y’a pas que les scolaires qui y vont, y’a aussi les adultes qui font du sport co, du volley, du hand, du fusal. Et là le risque est maximal pour se choper une Covid. Chaque soir lors de ma sortie urbaine, j’observe l’enseignement du jeu à travers les hublots du gymnase. Ils y mettent du cœur les entraîneurs. Et les joueurs aussi qui sont loin de se douter qu’ils sont de potentiels malades.

Maintenant que l’homme le plus puissant de la planète, Trump pour ne pas le nommer, est atteint, peut-être allons-nous davantage nous méfier puisque même les plus incrédules n’y échappent pas. Que Trump serve de cobaye pour être sauvé montre à quel point nous sommes démunis. La leçon de l’histoire avec Trump, c’est qu’une grande nation démocratique comme les États-Unis n’ait pas su interrompre le délire de cet homme propulsé sous les feux de la rampe au point de tourner en dérision son Pays en colportant des âneries, jour et nuit, au travers de toute la planète.

Faut-il se séparer?

C’est un sujet grave où les faux-pas ne manquent pas de vous propulser dans un camp que vous n’avez pas choisi. Notre Président a fait sobre en déclarant qu’il existe un séparatisme en France mené par des Islamistes et qu’il faut lutter contre.

On le savait déjà mais on n’osait guère en parler de crainte d’engager une polémique inutile tellement les stigmates sont présents. Pourtant ces excès de l’Islam, on les paie cash. Avec La Promenade des Anglais à Nice qu’on a honteusement commémorée le 14 juillet 2017 alors même que l’État a failli de A à Z, avec l’Hyper-Casher, avec Charlie Hebdo, avec la tuerie du Bataclan, j’en oublie…Aussitôt mes amis de gauche appuient sur le frein ou passent la seconde, c’est comme on voudra. Selon eux, s’il y a séparatisme c’est à cause des quartiers devenus hors-la-loi, de la pauvreté, de la drogue, de l’abandon de couches entières de la société, de l’absence de police de proximité,… Je connais la chanson. Et ils ont raison, mes amis de gauche. Mais cela suffit-il à se placer au-dessus des lois de la République en revendiquant d’abord la supériorité de la loi de Mahomet, des écoles coraniques, en obligeant les femmes à se voiler, en exigeant des services publics genrés?

J’avais fait un constat, celui d’un certain communautarisme dans les quartiers de ma ville (8000 hab.), rien de très anormal puisqu’il apparaît que des habitudes culturelles rassemblent les uns et les autres comme partout ailleurs sur nos territoires. Certes, j’ai quelques étonnements face à l’exotisme de certaines tenues vestimentaires, face à l’impétuosité de certains comportements, mais passons! Faut-il accepter l’échelon suivant, le séparatisme? Le séparatisme, c’est autre chose, c’est contrevenir à nos règles et à l’indivisibilité de la République. Par séparatisme, on entend une autonomie de certaines populations et pourquoi pas aussi un détachement de territoires entiers, des quartiers, des villes, des départements, comme pourraient le revendiquer des autonomismes corses, ou bretons, ou…

16 ans, une majorité fragile

J’entends dire qu’on pourrait donner le droit de vote à 16 ans. Pourquoi pas! J’ai connu en 74 l’abaissement de la majorité élective à 18 ans sous Giscard. Les spécialistes de la chose sont divisés. On a de grands ados majeurs, des Tanguy, et des ados précoces dont l’expression ne cessent de surprendre. L’autre jour l’un d’eux s’offusquait, t’es bipolaire ou quoi? lançait-il à son camarade. Les plus récentes recherches montrent que le cerveau ne finit son développement qu’aux alentours de 25 ans.

Mais ce serait prendre le problème à l’envers. S’il s’agit de lutter contre l’abstentionnisme électif, c’est une erreur de croire qu’en élargissant le champ des votants, on aura plus de votes dans les urnes…et moins de gens indifférents à notre processus démocratique. Comptabiliser les bulletins blancs? pour moi c’est un non-vote. Parmi les abstentionnistes on trouve de tout. Ceux pour qui les élections sont des pièges à cons, des incapables majeurs, des pêcheurs à la ligne et ceux qui comme moi estiment que parfois l’offre politique est trop conformiste pour mériter un choix. Le non-choix, c’est un vote par défaut engendré par nos démocraties molles. Il faut en convenir et la confusion de nos valeurs de gauche et de droite a renforcé l’abstentionnisme tout en favorisant l’ascension d’illusionnistes au pouvoir, un centrisme mou qui déçoit tout le monde.

Je serais plutôt pour établir un suffrage capacitaire, c’est à dire un droit de vote reposant sur une compréhension attestée de la citoyenneté. En bref, une sorte de brevet citoyen délivré dans les écoles à l’âge de 16 ans. On y vérifierait alors que le futur citoyen comprend ce qu’est la République laïque et ses valeurs.

C’est ignoble

C’est des choses qu’on peine à raconter. J’ai été témoin lors de ma rando de samedi d’une altercation. C’était en descendant le GR du col Amic qui jouxte la route des Crêtes. J’entends des cris…Une voiture arrêtée moteur tournant au bord de la route…sur le sentier deux hommes dont l’un manifestement très âgé et fragile faisait un besoin. Le second le tenait en le rudoyant, en le secouant. C’était interminable et effrayant de violence. Je me suis arrêté un peu plus loin sans comprendre. C’était une maltraitance, sans aucun doute. Et je n’ai rien dit, ni rien fait. Je m’en veux. C’est ignoble.

Cyclistes déçus

J’ai bien conscience avec un tel billet de décevoir. Décevoir mes amis inconditionnels du vélo. Ceux pour qui le parti du vélo se suffit à lui-même. Non je ne vous parlerai pas des exploits d’un nommé Alaphilippe ou d’une nommée Longo. Je laisse ces sujets à leurs adorateurs puisque mon vélo est à l’opposé du leur.

Je tente chaque matin de m’arrêter sur les pages sportives des DNA pour me construire un vernis de savoir. Le foot? non vraiment sur ce sujet je suis indécrottable. Je m’arrête un peu sur le cyclo-cross grâce à la petite Hélène Clauzel qui est très courageuse

Un lecteur me signale mon erreur: le cross-country, c’est avec des VTT et le cyclo-cross, c’est avec des vélos de route renforcés. Me voila moins bête!

Roya et Tinée

Monesi, la route emportée par les crues (en 2016)

Roya et Tinée, deux vallées mythiques pour les cyclos, durement touchées par les intempéries. C’est là qu’on fait ses armes fréquemment.

Montée au col de Tende, vallée de la Roya

Les Alpes Maritimes ont ceci d’étonnant qu’elles appartiennent toutes entières à la Métropole Nice Côte d’Azur. Ainsi les villages les plus reculés sont rattachés à Nice.

La vallée du Var du coté de Gilette. On a construit dans le lit du fleuve

Coté italien aussi, les ravages des dernières intempéries sont nombreux .

A Monesi (Italie) où je suis passé en 2018, on pouvait voir un paysage cataclysmique où un pan de la montagne s’est effondré le 28 novembre 2016 emportant route et maisons.

Articles en relation avec le Mercantour…

https://velomaxou.com/2015/09/06/les-alpes-a-velo-lautre-facon/

https://velomaxou.com/2018/09/13/autour-de-tende-a-vtt-3-3/

https://velomaxou.com/2015/04/26/pont-de-la-cerise-a-vtt/

Les potins du lundi

Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.

Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu

la cétone, le nouveau carburant cycliste à la mode

Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».

Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.

La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.

Quand Proudhon joue au con

Pierre-Joseph Proudhon en 1864

C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.

Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.

La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.

Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.

La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?

Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.

J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.

Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.

C’est le constat qui nous est rappelé lors de la mésaventure de Théoule-sur-Mer arrivée à un propriétaire trouvant sa résidence occupée

Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.

Alors restez confinés, chez vous!

La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!

Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.

Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.

C’est la France.

Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?

La génération Post-it

Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.

C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.

  • Rappelez Nanar
  • Acheter du Sopalin
  • 15 heures, RDV véto

Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.

J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.

Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.

En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.

Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!

On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.

L’argile contre l’arthrose

C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:

De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche.
En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la
semaine.

Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.

Merci Jean-Paul, je vais essayer.

Jardinez avec Nicolas

J’ai trouvé un jardinier super sur le net. Il s’appelle Nicolas et son blog « Potager durable ».

En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager

C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.

Moi aussi.

Post-scriptum:

Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.

Les potins du lundi

On connait déjà la chanson

Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*

Écolo pas rigolo

On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.

Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.

Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.

Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.

Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.

La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.

Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?

Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.

  • Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
  • Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
  • il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
  • il fustige « les véhicules à moteur thermique »
  • il regrette « les déchets engendrés »

Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.

Cochonou. Tout est bon dans le cochon

Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.

Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.

Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.

Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!

Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.

Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!

Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.

*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.

article en relation dans Slate

Les potins du lundi

La route des vins d’Alsace à VAE, un nouveau créneau touristique en plein essor

Take a new breath (prenez un nouveau souffle) titre le catalogue O2feel bikes

extrait d’un catalogue O2feel bikes périmé (2019) qui traine sur le comptoir de mon vélociste. Il s’agit de VAE

Moi aussi je me suis dit « tiens, je vais optimiser mon autonomie… » avant de grimper cette côte tenace qui me fait souffrir.Alors j’ai appuyé sur le bouton 5-6. Mon exosquelette 3.0 a tout de suite pigé qu’il fallait souquer ferme. Autrement dit actionner le micro-turbo contenu dans mes rotules, invisible à l’extérieur de ma personne.

C’est une fable bien entendu. Gérer son autonomie à vélo repose sur nombre de paramètres qui relèvent de l’entraînement, de l’expérience, de sa connaissance de soi, de son flair pour apprécier sa capacité à affronter les difficultés d’un itinéraire pentu ou venteux, des impondérables, des incidents, « des coups de mou » du jargon cycliste.

Finalement j’ai quitté le magasin avec mon câble de dérailleur à trois euros. Nos vélocistes ont perdu leur âme, le renouveau de leurs commerces avec le vélo électrique a plombé l’ambiance cyclo bon-enfant, mais la nouvelle clientèle a boosté les ventes.

Alors je ne fais plus que passer sans m’attarder pour ne pas entraver les négociations en cours. Je suis devenu le cyclo has-been adepte de produits en extinction. Plus de temps à perdre!

Il ne faut pas négliger le phénomène VAE et ses répercussions sur le vélo. Ne pas avoir un moteur à bord de son vélo va vite devenir l’exception. Les répercussions? elles seront sociales, économiques et sportives, oserais-je morales?

On sait déjà que la plupart des régions touristiques font assaut d’amabilité pour accueillir cette nouvelle clientèle qui va pouvoir explorer en profondeur toutes les richesses de son terroir. La route des vins d’Alsace par exemple avec ses bosses redoutables à Vœgtlinshoffen, à Schauenberg, au couvent Saint-Marc,…

voir le site Alsace à vélo

Moi je fais le dos rond. Je reste sourd aux sirènes mercantiles. Me mettre au vélo électrique à bientôt 70 ans? non, je n’y suis pas prêt. Quand je sentirai mes forces me lâcher, je me contenterai vraisemblablement de la marche comme beaucoup d’autres sans nier l’intérêt que beaucoup portent au VAE pour s’offrir une seconde jeunesse. J’ai par ailleurs un autre argument que celui des forces en diminution, c’est celui de la dangerosité de la route. On va me dire qu’apprécier le danger sur la route repose beaucoup sur le ressenti. Oui mon ressenti est négatif. D’ailleurs les statistiques l’attestent: les morts à vélo augmentent. Pourtant je frôle les bordures des départementales avec attention et malgré tout je m’attends toujours à être percuté par un pressé qui va me serrer de près, de trop près. C’est à n’en pas douter un ressenti lié à l’âge. Qu’importe!

Le VAE est-il un simple vélo?

On se le demande parfois. Faut-il ranger le vélo à assistance au rang des simples vélos ou alors des cyclomoteurs? Lorsque le Vélosolex est né, on s’est posé la question puisque le Solex peu puissant dans les côtes pouvait être soulagé par un pédalage synchronisé. Finalement le Solex a rejoint la réglementation des cyclomoteurs.

Même les clubs cyclos s’y laissent prendre. La polémique enfle au Club des Cent Cols qui s’interroge: faut-il accepter des grimpeurs de cols avec vélos électriques en son sein? Le débat n’est pas clos et l’on sent que le Club est prêt à transiger sur sa règle fondatrice qui est qu’un col doit être franchi soit sur son vélo soit en le poussant avec en tous cas sa seule force musculaire.

Le vélo électrique est assimilé à un vélo parce qu’il ne dépasse pas par construction 25 km/h et parce que sa puissance est limitée à 250 watts. Il peut donc utiliser les pistes cyclables.

Conséquences: pas d’assurance et pas de casque obligatoire. Prudence! nos amis suisses commercialisent des vélos capables de rouler à 45 km/h qu’on peut confondre facilement et qui posent nombre de questions sur la gestion des risques. Des automobilistes trompés par la vitesse de ces engins, des cyclistes qui perdent le contrôle de leurs machines,…

Sur le plan assurantiel, le site Benezra Avocats fait observer que de nombreux VAE (vélo à assistance électrique) ont été commercialisés et vendus par millier, et ce dernier produit est en réalité considéré à part entière comme un véhicule terrestre à moteur, donc en aucun cas comme un vélo simple (source)

Mon confrère Becancaneries lance son opération 2020 KGB. Les électrocyclettes y sont admises. Alors soit!

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

Les potins du lundi

VAP 1948, l’ancêtre du VAE

Des cols à VAE?

Passer des cols à VAE, pourquoi pas! On n’imagine pas que le phénomène du vélo électrique s’arrête à l’enceinte urbaine. D’ailleurs, je le constate chaque jour, le VAE c’est à dire le Vélo à Assistance Electrique gagne de mois en mois de nouveaux adeptes du plein air à vélo. Je constate aussi que cette machine dans sa version tout terrain rencontre un vif succès. J’en croise souvent autour de chez moi le long des chemins.

Au Club des Cent Cols la tentation est grande. Il s’agirait d’accepter que les membres moins jeunes puissent se doter de telles machines. Les moins jeunes…et tous les autres ensuite.

si les classements des 2 catégories étaient totalement séparés, accepteriez-vous la création d’une section « VAE » à côté de la section des membres « musculaires » actuelle ?

C’est ainsi libellé qu’un confrère lance son enquête en ligne histoire de tâter le terrain. Une enquête qui laisse peu de place à la réflexion puisque tout de suite après, la mécanique est enclenchée pour savoir comment accueillir les futurs postulants.

En quelques années, la fameuse section VAE aura tôt fait de supplanter le vélo sans assistance et grimper un col n’aura plus aucune signification sur le plan physique…

Il est clair qu’en acceptant une telle adaptation de la règle du club, qui veut qu’un col soit franchi avec son vélo et sa seule force musculaire, il n’y aura plus de club du tout car il aura perdu ses valeurs fondatrices qui ont fait son succès.

Attendons donc sereinement de voir comment la direction du Club des Cent Cols va réagir face à cet entrisme insidieux que tentent d’instaurer certains membres.

A quand le Tour de France à VAE?

Les choses sont ainsi: la déferlante du VAE est en train de grignoter petit à petit le cyclisme de loisir. On se demande même si le monde professionnel ne va pas y passer aussi lorsqu’on voit Julien Absalon faire la promo du VTT électrique.

Ayatollah ou Khmer vert?

Il est de bon ton de nos jours de railler les écologistes et de les affubler de toutes sortes de quolibets capables d’atteindre la justesse de leur combat politique.

Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est taillé une belle renommée dernièrement en prenant la défense des chasseurs et en traitant les écologistes d’Ayatollah. C’est un signe des temps, les idées contraires à la défense de l’environnement font recettes.

C’est toujours ainsi dans les temps de guerre: on taille dans les plans à long terme, on oublie ses engagements vertueux. La planète vit à crédit depuis aujourd’hui mais tant pis on rétablit les néonicotinoïdes pour assurer la récolte betteravière. Le sucre, en temps de crise, a toujours été une valeur refuge et les magnats de la betterave le savent.

L’écologie politique attendra encore un peu avant de revenir au cœur de l’actualité mais en invitant le Garde des Sceaux a ses journées d’été, elle a perdu une manche.

Avancer masqué

L’épidémie semblait marquer le pas, et puis voila qu’on nous annonce qu’elle repart. Cette épidémie semble incontrôlable…et notre équipage gouvernemental ressemble à un bateau ivre qui vire de bord à chaque coup de mer. Masque, pas masque, Puy du Fou, pas Puy du Fou, pas de maillot PSG, maillot PSG, test pour les symptomatiques, test pour tout le monde,… les Français ont le vertige.

Les vacances d’été se terminent et les Français ne se sont pas privés de faire comme avant en envahissant les plages, en organisant des fêtes de famille ou des retrouvailles après des mois de privations.

Seulement les épidémiologistes restent sur leurs gardes et maintiennent la pression auprès du pouvoir politique. Il faut continuer de se méfier, disent-ils.

Le professeur Pialoux l’admet: nous n’étions pas prêts.
Le sommes-nous aujourd’hui?

Le discours est diffus parmi les scientifiques. Le peuple d’en bas s’en rend compte et croit y voir une sorte de conspirationnisme de nature à restreindre nos libertés publiques et individuelles.

Limiter le droit de réunions à moins de 10 personnes, ne pas rouvrir les salles de spectacles et les stades, imposer le port du masque en ville et à vélo, toutes ces contraintes vont peser lourdement dans le débat public à la rentrée.

Moi qui suis d’un naturel contestataire, j’observe les choses…et j’attends de voir du haut des vignes du Rangen comment le pouvoir politique va opérer. Je ne conteste pas pour le plaisir de contester car je comprends que la situation est complexe et que d’habiles agitateurs prennent plaisir à savonner la planche. Se laver les mains 20 fois par jour, porter un masque dans les enceintes closes et éviter les rassemblements, si c’est le prix à payer pour réduire l’épidémie, alors je suis pour dès lors qu’on a rien de mieux. D’autant que dans quelques semaines les populations à risques que sont les retraités vont devoir se protéger contre la grippe!

Pascal Bride est arrivé

Pascal Bride souriant à son arrivée au Touquet le 23 août après 2600 km de vélo

DEPART ET ARRIVEE
Départ : Mandelieu-La Napoule
Arrivée : Le Touquet Paris Plage
Date de départ : 14 Août 2020 // 22h
Délai Maximum : 11 Jours
Points de contrôle : 4

Tout le monde ici à Mulhouse retenait son souffle car Pascal Bride avait dans le passé accumulé les déconvenues dans des entreprises de vélo « hors normes » où la barre était placée très haut.

Mais l’homme est tenace.

Pascal Bride a gagné sa victoire sur lui-même: parcourir les 2600 km et quelques 35000 m de dénivelés alpins sans assistance à la Race Across France depuis Mandelieu jusqu’au Touquet. A son arrivée, le dernier concurrent en lice en 32eme position, Cyril Blondin, devait encore parcourir 476 km avant d’atteindre le Touquet.

C’est Clément Clisson qui est arrivé le premier au bout de l’épreuve avec 5 jours 16 heures 58 minutes (moy.18.49km/h)

Arrivé en 16eme position, le Mulhousien a bouclé le périple en 8 jours -11 heures -16 minutes. Un exploit, sans aucun doute et beaucoup de souffrances.(vitesse moyenne 12,18 km/h).

S’arrêter sur une aussi belle victoire, Pascal Bride en sera t-il capable?

Les potins du lundi

Suite à l’arrêté du 13 août 2020 pris par le préfet de Seine-Maritime, le port du masque est obligatoire en extérieur sur certaines zones à Rouen. Pour les piétons certes, mais les cyclistes n’échappent pas à la règle. Une décision que le groupe des Écologistes, solidaire et citoyen de la Métropole associés aux élus rouennais du groupe Rouen – l’écologie en actes qualifient d’« autoritaire, injuste, inefficace et contre-productive».(Paris Normandie 14/08)

Inspirez! Expirez!

Le masque anti-Covid pour cycliste a une double fonction. D’un part il sépare la vapeur d’eau expirée de l’air vicié rejeté par le cycliste et d’autre part l’eau récupérée dans un bidon peut ensuite servir à se désaltérer.La séparation de l’air et de l’eau expirés se fait par un filtre à membrane. (Breveté SGDG)

Les grandes capitales européennes peinent à trouver une solution pour les cyclistes en ville. Madrid ne veut pas entendre parler d’exception pour le vélo, ni la trottinette. Il faut porter le masque

C’est tout le problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés, nous les cyclistes. En rendant le port du masque obligatoire dans certaines rues fréquentées, les cyclistes n’échappent pas à la règle.

On ne va pas faire un cours ici de mécanique respiratoire, mais chacun sait qu’un cycliste respire beaucoup plus qu’un piéton rien que pour animer le mouvement de son vélo.

Donc fatalement le cycliste rejette un plus grand volume d’air, de même qu’il « avale » tout ce qui est à sa portée. Ce que nous avalons comme cochonneries, on le savait déjà: toutes sortes de polluants chimiques générés par la ville et ses encombrements.

Là où ça devient très compliqué, c’est que le masque en tissu qu’on voudrait nous imposer est trempé en quelques minutes du fait de la vapeur d’eau rejetée par notre respiration.

Il va donc falloir imaginer un système plus élaboré qui récupère la vapeur d’eau avant d’atteindre le système filtrant l’air expiré …d’autant qu’il apparait de plus en plus que le phénomène Covid est là pour durer.

Les néocyclistes

Il existe une nouvelle race de cyclistes, les néocyclistes. Florent Laroche dans le Journal l’Opinion les a rencontrés. Ces néocyclistes dotés de vélos électriques, comme il va de soi de nos jours, découvrent l’univers kafkaïen du réseau français de pistes cyclables

Intéressant! Ces nouveaux cyclistes vont-ils venir empêcher de tourner en rond le microcosme politique et sa constellation d’acteurs qui nous bercent d’illusions depuis des décennies?

« Si vous souhaitez rejoindre la Bourgogne depuis la capitale, il faudra s’armer de patience, de pneus adaptés et d’un bon GPS pour composer avec les chemins de traverse terreux, les pistes de halages condamnées et les routes départementales aux trafics équivalents à ceux des nationales»

Je vous invite à lire Florent Laroche (maître de conférences en économie à l’université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’aménagement et d’économie des transports (LAET)) qui tente de traverser la France du Jura à la Normandie. C’est une rigolade d’un bout à l’autre.

Du coté de Fontainebleau: on trouve plus de prostituées sur le bord des départementales au trafic routier étonnement dense que d’itinéraires cyclables.

La conclusion est optimiste:« A quand une politique nationale de déploiement coordonnée des principaux axes cyclables pour mailler la France d’un véritable réseau, pour faciliter l’entrée dans les villes, encourager aux nouvelles mobilités, douces et électriques, aux nouveaux modes de voyage ? »

On a bien le droit de rêver, non?

C’est ici,ici

La Montagne magique

Je poursuis ma rencontre avec les grands auteurs contemporains, ceux qui marquent.

C’est un pavé qui prend au moins cent mégaoctets de mémoire!

C’est tout à fait fortuit. Mon inculture littéraire me conduit à Thomas Mann et sa Montagne magique (der Zauberberg). Ma liseuse indique encore 19 heures de lecture, à condition de lire vite, sans s’égarer entre les lignes.

Thomas Mann me rendra moins bavard pendant le temps d’avaler ce roman moderne que je lis petit à petit. J’avais vu « la Mort à Venise » (du même auteur) adapté au cinéma et je m’étais ennuyé. Là je suis en sanatorium à Davos au milieu de malades friqués qui se reposent et qui mangent.

La phtisie va en emporter plusieurs. Sans nul doute! Vu qu’à Davos en 1920 on lutte avec le pneumothorax artificiel intrapleural : par une injection d’air dans la cavité thoracique, entraînant la rétraction du poumon infecté, [on]obtient une amélioration de la maladie.Ce n’est qu’en 1943 qu’on guérira de la tuberculose avec de la streptomycine. Le héros Hans Castorp est venu rendre visite à son cousin malade Joachim. Mais Castorp peine à nous convaincre qu’il est bien portant. Va t-il faire le jeu des médecins?

Faire du vélo autour de Davos est quand même plus agréable que séjourner au sana. C’est d’ailleurs le sana qui a fait au début du siècle passé la réputation du village. Puis plus tard les congrès de milliardaires. En 1952 Thomas Mann a été pressenti pour devenir Président de la République fédérale d’Allemagne.

12 minutes!

le 5 kilomètres en 12 minutes

Je dois vous faire une confidence qui ne vous étonnera pas: la compétition n’est pas mon truc. Je ne vous apprends donc rien. C’est une question plus morale que physique car je considère que la compétition détruit l’homme plus qu’elle ne le sert. Vaste sujet qui fera réagir certainement.

En revanche je n’ai rien contre la culture physique et ses développements sportifs dès lors qu’ils échappent à tout esprit de concurrence.

J’ai relu plusieurs fois l’article dans l’Equipe : l’Ougandais Joshua Cheptegei bat le record du monde du 5000m dans un meeting exceptionnel (12’35 »36)

J’ai fait de tête un rapide calcul, 12 minutes pour parcourir 5 kilomètres équivaut à une vitesse de 25 km/h. Autant que moi à vélo!

L’Ougandais Joshua Cheptegei s’il habitait Thann pourrait mettre 12 minutes pour aller à Leclerc Cernay acheter une tablette de beurre. Mais du beurre, Joshua ne doit pas en manger.

Si Joshua parcourt cinq kilomètres en 12 minutes, moi qui me suis mis au jogging pendant le confinement j’ai encore besoin de…40minutes.

J’ai devant moi une belle marge de progression.

Comparaison n’est pas raison.