Étiquette : Hundsruck

Tour républicain

La croix républicaine de Thann.J’y accède par l’ancien cimetière israélite. Le chemin est bétonné mais sacrément difficile jusqu’au relais hertzien.

Je savais qu’il allait pleuvoir. J’ai donc pris un chemin pas trop éloigné avec le VTT.

C’est sympa comme parcours, le plus dur est en premier. Grimper à la Croix de la Résistance Républicaine qui surplombe Thann.

Thann, j’ai forcé sur le piment vert pour exciter les pixels. Ils ont réagi comme il se doit.

Une fois là, se laisser guider jusqu’au carrefour du Roi de Rome et rejoindre le Plan Diebold.

le bûcheron qui empile aussi haut prend des sacrés risques si un môme grimpe la-dessus

Un peu de goudron jusqu’au Hundsruck et rejoindre le monument du Premier Bataillon de Choc.

je sais que Pierre Brunner déteste qu’on salope les panneaux. Beaucoup d’anglo-saxons. Normal, chez eux, y’a pas de cols

C’est tout. Il n’y a plus qu’à se laisser descendre au refuge du Hochburg, puis à Rammersmatt.

Transhumance pullman sur deux étages
Patou à fait content, le maître lui retire ses moutons
Pas toucher à la Vierge, c’est aux bûcherons
La Vierge est effarouchée d’apprendre la nouvelle
Le haut du bourg s’est fait refaire le panneau
Mary a oublié la gamelle du chien (made in Holland)
C’est bon, le ménage a été fait

Prendre le sentier botanique coté Bourbach et rejoindre l’oratoire au Eichwald.

La flotte arrive de Belfort sans prendre de raccourcis
Avis aux connaisseurs!
J’en ai compté vingt. Combien de sans papiers? que fait la police!

Pour finir en douceur, le tour du lac de Michelbach.

Elles se méfient de l’intrus sur son vélo

28km et 550m

https://www.openrunner.com/r/10101720

Tour de vis

Cette vue là, on l’adore (Bitschwiller-lès-Thann)

Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.

Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.

Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.

https://www.openrunner.com/r/10094153

Au milieu, le petit dernier

Hundsrück coté sud

comme un sou neuf

Le col du Hundsrück est revêtu à neuf coté sud, c’est à dire dans la descente vers Bourbach.

Pourtant, c’était encore en bon état. Un riverain me dit pourquoi…parce que le Tour de France passe par là cet été. J’en profite pour gagner 1km/h de mieux dans la grimpée!

Coté nord, la descente de Bitschwiller a été renouvelée en juillet 2018.

Des équipes s’affairent sur le macadam entre Bourbach et Masevaux toujours pour la même raison. Il faut donner une bonne image de la France profonde quand le Tour passe par là. Cela rappelle le Rallye de France qui avait entraîné la réfection de la montée de Soultz au col Amic. Depuis certains appellent cette route forestière la route Loeb. Loeb n’a bien sûr rien payé, il s’est juste contenté de faire des ornières dans les virages avec sa Citroën survitaminée.

Faut-il tutoyer la montagne?

Mon parcours du jour

Depuis que je suis au pied des Vosges, on imagine que la montagne m’est devenue familière. Je vous rassure, je ne bénéficie d’aucune clémence quand j’aborde la pente près de chez moi. Elle ne me sera jamais assez familière pour que je la tutoie, au contraire, elle ne m’inspire pas confiance: face à elle, je suis toujours dans le doute. C’est certainement psychanalytique, mais la montagne reste pour moi un mystère, je ne l’explique pas, elle semble difficile et facile à la fois, je la prends avec conscience comme un défi qui met en jeu à la fois le mental et le physique.

C’est Maxou?…Oui!..Je suis connu et reconnu; ça me fait plaisir quand un cycliste sympa avec un beau vélo au guidon gainé de cuir m’aborde. On discute vélo, itinéraire,…bref de tout ce qui nous rend complice.

Le col est ouvert dans les deux sens, plus aucune trace de la neige.

Puis je reprends ma route, Bitschwiller-le Hundsruck. Je trouve cette grimpée là très physique avec un « pentomètre » qui passe à 14% avant le Plan Diebold-Scherrer. Je ne m’insurge pas car la montagne est insensible en dépit du revêtement tout neuf. J’arrive finalement en vue de la Fourmi en ayant utilisé toutes mes ressources. Je ne vais pas me mentir, c’est toujours aussi dur que l’année d’avant.

Le Schirm est une formalité; je croise des ACTF en nombre qui s’attendent en haut. Puis j’aborde la Seigneurie qui file vite avec le puissant vent d’est.

A Eteimbes, j’arbitre pour sauter d’une vallée à l’autre. Je zigue et je zague à l’estime jusqu’à Diefmatten. A Aspach-le-Bas, je ne trouve plus Matthias dans sa voiture. Il a du déménager une nouvelle fois.

https://www.openrunner.com/r/9735893

Voyage en grande pompe

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Ce matin, j’ai sorti mes grandes pompes.

Des bottes de sept lieues que je ne sors que dans les grandes occasions.

Je les ai depuis au moins vingt ans.

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Au retour, mes pompes semblent fatiguées

C’était pour tenter de parcourir à pied (avec mes pompes à pied, donc) la randonnée terrestre et pédestre de mon confrère Pierre Brunner que j’ai piquée sur son blog LTD Rando 68 et qu’on peut voir ici ici ici.

Pierre nous a prévenus: il sera préférable de prévoir la journée entière ; une bonne condition physique semble nécessaire.

C’est vrai que la grimpée au Thanner Hubel fait dans les 800 mètres depuis la vallée.

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pas de doute, c’est par là

J’ai donc tracé le parcours sur mon GPS avant de partir, pour ne pas me tromper avec tous ces sigles du Club Vosgien et je suis parti.

Pour changer un peu la donne, j’ai pris le parcours en sens contraire.

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un pas devant l’autre

On part de Bitschwiller-lès-Thann, on grimpe à l’abri Vogesapfad Hislà, puis à la ferme-auberge du Thannerhubel et ensuite on fait le tour du massif en passant par Waldmatt, puis l’on redescend au Hundsrück et au plan Diebold et le sentier rouge-blanc-rouge jusqu’à Bitschwiller.

tour-du-thanner
ma trace enregistrée

Fastoche!

Sur le papier.

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ça semble facile, mais à force ça use

J’ai emporté avec moi mon sac à dos de VTT avec un litre d’eau (mais le tuyau a gelé rapidement vu qu’il faisait déjà moins un degré au départ)…et aussi un paquet de chips et quatre tranches de pain d’épices.

Et je suis parti…

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la vallée de Thann

Dans la grimpée jusqu’à la cote 1108m, il y a huit passages à plus de 15% et le reste est aussi soutenu, même si le sentier est correct.

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abri Vogesapfad Hislà

Un effondrement à un endroit et une bifurcation due à des arbres.

Quand arrive l’abri Vogesapfad Hislà, à coté de la place Zundel, une pause.

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intérieur cosy

Je resserre mes lacets, je mange une tranche de pain d’épices et je repars.

Arrive la ferme-auberge du Thannerhuebel et sa pente sévère.

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Le brouillard fait qu’on ne voit qu’à une centaine de mètres.

J’entends des pas cadencés.

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J’entends des pas cadencés.

Une femme qui fait son footing et qui contourne la ferme sans s’arrêter, ni même dire bonjour.

Je pénètre dans le bois.

De belles images.

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Je sors du bois et dans la grande lande, on peine à distinguer le sentier.

Je m’assure avec mon GPS d’être sur la trace.

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Pan! une ornière et me voila par terre.

Je me relève vite fait.

Personne en vue qui puisse se gondoler de rire.

Mon honneur est sauf.

Moi aussi!

Je repars avec un peu de neige dans les trous de nez.

J’achève ma grande courbe à la Waldmatt.

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Personne au refuge du ski-club, mais un groupe qui s’avance dans la brume.

Nos routes se croisent.

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La descente commence.

C’est douloureux, la descente, pour les jambes.

Je sors mon bâton télescopique pour m’aider.

Je croise un couple qui monte à bon train.

Et pan! à nouveau par terre. Sur le genou.

Je n’ai pas prêté attention à la couche de glace sous les feuilles.

Je poursuis à pas de loup…

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Finalement à midi, je mange mon quatre heures, mes trois tranches de pain d’épices.

Rasséréné, j’entame la prairie de Martiplatz.

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En face de moi le monument du Hundsruck (point blanc)

Pas facile sur la fin, je vois la Fourmi au Hundsrück, mais la pente est si raide que je me demande si je ne vais pas rouler en bas comme une barrique.

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La descente à Bitsch qui ne devrait être qu’une formalité s’avère compliquée jusqu’au Plan Diebolt. Caillouteuse, rocheuse avec même une ligne de survie en câble d’acier.

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Après le Plan Diebolt, j’ai les jambes en compote.

Je me laisse descendre dans le chemin creux…en priant que la fin vienne.

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Ouf, les faubourgs

Résultat des courses:

  • selon Openrunner 14.8km 787m
  • selon GPS Garmin 14.3km 936m
  • temps de marche 3h43 temps d’arrêt 34mn
  • voir la trace GPS