Étiquette : Hundsruck

Steinby-Schirm

Avec ce ciel clair-obscur, la lumière est magique

Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.

D’abord atteindre la première courbe.

Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…

Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.

C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.

Une accalmie sur Masevaux au loin
La cascade du Grundbaechle avant Bourbach-le-Haut
50 minutes pour accoucher à Mulhouse. Sans embouteillage!
On refait la passerelle. Les cyclistes dehors. Aucune protection. Pourtant un clignotant orange serait indiqué.

A Aspach, j’allonge jusqu’à Cernay.

Le parcours du jour
Le profil du jour

https://www.openrunner.com/r/10685135

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Le dos du chien à VTT…

J’ai attendu que le nuage de pluie passe au-dessus de la montagne. J’ai fait un tour de plat dans la plaine puis je suis revenu au pied de Leimbach
A Rammersmatt, j’ai calé dans la rue Bellevue
J’ai fait des efforts pour rester sur le vélo Mais en vain, trop dur pour moi (13% dit Openrunner, j’ai un doute)
A Spannplatz, ça redevient difficile
Le Kohlhuttenweg est beau avec son tapis de feuilles, mais il se poursuit par un dédale de cailloux à 15%, alors je pousse.
J’hallucine, le champignon a opportunément choisi de pousser le long du piquetage topographique
Au Hochburg, pas d’aubergiste. La bière attendra.
Au monument du bataillon de choc, je m’offre une vue du paysage. Le drapeau flotte fièrement.
A Bitschwiller-lès-Thann, le monsieur me dit ne pas connaître l’origine de cette jolie tour. Elle est entre les mains d’un particulier qui l’entretient. Peut-être les vestiges d’un ancien site industriel.
Rutilante Mustang (Thann autos)
Un beau pickup Chevrolet que j’estime être du début des années 50. Moteur 6 cyclindres qui devrait pouvoir grimper le Hundsrück en quatrième vitesse (valeur estimée 30.000 euros). Genre Petite Maison dans la Prairie
J’aime moins ce Ford, ça fait un peu cow-boy parvenu

Et si vous voulez voir mon parcours semi-poussé, semi roulé, c’est là…

https://www.openrunner.com/r/10624373

Tour républicain

La croix républicaine de Thann.J’y accède par l’ancien cimetière israélite. Le chemin est bétonné mais sacrément difficile jusqu’au relais hertzien.

Je savais qu’il allait pleuvoir. J’ai donc pris un chemin pas trop éloigné avec le VTT.

C’est sympa comme parcours, le plus dur est en premier. Grimper à la Croix de la Résistance Républicaine qui surplombe Thann.

Thann, j’ai forcé sur le piment vert pour exciter les pixels. Ils ont réagi comme il se doit.

Une fois là, se laisser guider jusqu’au carrefour du Roi de Rome et rejoindre le Plan Diebold.

le bûcheron qui empile aussi haut prend des sacrés risques si un môme grimpe la-dessus

Un peu de goudron jusqu’au Hundsruck et rejoindre le monument du Premier Bataillon de Choc.

je sais que Pierre Brunner déteste qu’on salope les panneaux. Beaucoup d’anglo-saxons. Normal, chez eux, y’a pas de cols

C’est tout. Il n’y a plus qu’à se laisser descendre au refuge du Hochburg, puis à Rammersmatt.

Transhumance pullman sur deux étages
Patou à fait content, le maître lui retire ses moutons
Pas toucher à la Vierge, c’est aux bûcherons
La Vierge est effarouchée d’apprendre la nouvelle
Le haut du bourg s’est fait refaire le panneau
Mary a oublié la gamelle du chien (made in Holland)
C’est bon, le ménage a été fait

Prendre le sentier botanique coté Bourbach et rejoindre l’oratoire au Eichwald.

La flotte arrive de Belfort sans prendre de raccourcis
Avis aux connaisseurs!
J’en ai compté vingt. Combien de sans papiers? que fait la police!

Pour finir en douceur, le tour du lac de Michelbach.

Elles se méfient de l’intrus sur son vélo

28km et 550m

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Tour de vis

Cette vue là, on l’adore (Bitschwiller-lès-Thann)

Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.

Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.

Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.

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Au milieu, le petit dernier

Hundsrück coté sud

comme un sou neuf

Le col du Hundsrück est revêtu à neuf coté sud, c’est à dire dans la descente vers Bourbach.

Pourtant, c’était encore en bon état. Un riverain me dit pourquoi…parce que le Tour de France passe par là cet été. J’en profite pour gagner 1km/h de mieux dans la grimpée!

Coté nord, la descente de Bitschwiller a été renouvelée en juillet 2018.

Des équipes s’affairent sur le macadam entre Bourbach et Masevaux toujours pour la même raison. Il faut donner une bonne image de la France profonde quand le Tour passe par là. Cela rappelle le Rallye de France qui avait entraîné la réfection de la montée de Soultz au col Amic. Depuis certains appellent cette route forestière la route Loeb. Loeb n’a bien sûr rien payé, il s’est juste contenté de faire des ornières dans les virages avec sa Citroën survitaminée.

Faut-il tutoyer la montagne?

Mon parcours du jour

Depuis que je suis au pied des Vosges, on imagine que la montagne m’est devenue familière. Je vous rassure, je ne bénéficie d’aucune clémence quand j’aborde la pente près de chez moi. Elle ne me sera jamais assez familière pour que je la tutoie, au contraire, elle ne m’inspire pas confiance: face à elle, je suis toujours dans le doute. C’est certainement psychanalytique, mais la montagne reste pour moi un mystère, je ne l’explique pas, elle semble difficile et facile à la fois, je la prends avec conscience comme un défi qui met en jeu à la fois le mental et le physique.

C’est Maxou?…Oui!..Je suis connu et reconnu; ça me fait plaisir quand un cycliste sympa avec un beau vélo au guidon gainé de cuir m’aborde. On discute vélo, itinéraire,…bref de tout ce qui nous rend complice.

Le col est ouvert dans les deux sens, plus aucune trace de la neige.

Puis je reprends ma route, Bitschwiller-le Hundsruck. Je trouve cette grimpée là très physique avec un « pentomètre » qui passe à 14% avant le Plan Diebold-Scherrer. Je ne m’insurge pas car la montagne est insensible en dépit du revêtement tout neuf. J’arrive finalement en vue de la Fourmi en ayant utilisé toutes mes ressources. Je ne vais pas me mentir, c’est toujours aussi dur que l’année d’avant.

Le Schirm est une formalité; je croise des ACTF en nombre qui s’attendent en haut. Puis j’aborde la Seigneurie qui file vite avec le puissant vent d’est.

A Eteimbes, j’arbitre pour sauter d’une vallée à l’autre. Je zigue et je zague à l’estime jusqu’à Diefmatten. A Aspach-le-Bas, je ne trouve plus Matthias dans sa voiture. Il a du déménager une nouvelle fois.

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