Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Pour la défense de nos retraites

Belle mobilisation à Mulhouse contre la réforme annoncée de nos retraites.

Reconnaissons-le, la CGT s’impose et règle le ballet d’une main de maître. La police devant se charge de la circulation. Tout est parfaitement orchestré.

On parle de 2500 participants. Bonne ambiance et de nombreux corps de métiers représentés. Sans parler des anonymes, comme moi, qui n’avaient pas de banderoles mais qui tenaient à afficher leur solidarité contre les mauvais coups que nous préparent le pouvoir.

Près de moi un ingénieur en retraite de l’industrie textile. « J’ai manifesté deux fois en vingt ans ». « Aujourd’hui, c’est la deuxième fois ». « Avec Sarkozy, on a déjà donné, avec Hollande aussi et voila que ça recommence » me disait-il. Puis il ajoute « Surtout que moi avec Macron, je subis déjà la hausse de la CSG et je paie la taxe d’habitation plein pot!… »

Thann-Mulhouse
Mulhouse-Thann

J’avais pris le VTT pour revêtir une tenue civile plus apte au défilé.

Avec mes grosses pompes de montagne, je pouvais marcher pendant plusieurs heures, même avec mes semelles ferrées qui faisaient penser à un cheval.

Aller 22km avec moins trois degrés.

Retour 23.8 km avec 1°C. Je me suis un peu trompé en quittant Mulhouse ce soir, j’ai longé la gare du nord pour aller à Lutterbach, puis j’ai repris Pfastatt et Wittelsheim.

Le long de la Thur est un peu sinistre de nuit. Je suis arrivé liquéfié avec toutes mes couches anti-froid sur le dos.

Quelques images de cette belle journée populaire et solidaire sur ce lien…

https://photos.app.goo.gl/RYAKb95jFN2ErbEu6

Les temps courts

A l’entrée du chemin du Langholtz, j’entame le retour de la balade. Nulle âme en vue.

Nous entrons dans les temps courts. Ceux qui ne permettent pas de s’attarder en chemin avant la nuit tombée.

Alors je rôde autour de chez moi. C’est tout l’intérêt du VTT, pouvoir rôder. Errer. Les champs sont encore occupés. Il faut couper les maïs, extraire les betteraves. Et dans les bois, les engins s’affairent à sortir les grumes.

Les étangs des sablières sont au plus bas. Les oiseaux se réfugient sur les ilots.

Pas un souffle ne vient onduler la gravière.

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Marche au Thanner-Hubel

Le tour du Thanner-Hubel mesure 8km

Le Thanner-Hubel, c’est la montagne des Thannois comme son nom l’indique avec son sommet à 1104m. Je vois la neige tombée pendant la nuit depuis chez moi. Alors j’y grimpe, rien que pour voir la neige. Aujourd’hui, c’est dans la brume que je progresserai. Dommage.

400mètres de dénivelée, plutôt 500 selon moi
Nous étions trois au départ du Hundsruck. Les deux grands gaillards devant moi me montrent la voie. Je ne les reverrai plus ensuite.
30% de pente au départ, ça calme!
le sentier de droite devant l’auberge est condamné par les bûcherons
J’avais prévu le froid en haut car il ne faisait que deux degrés au col
A la ferme-auberge j’attaque la pente qui mène à la table d’orientation
le refuge du ski-club au pied des remontées, nulle âme
J’ai vaincu mon Annapurna
Vieux-Thann? c’est par là
Seuls les pas de mes deux marcheurs indiquent le passage
Après la fontaine, je distingue le ski-club du Rossberg dans la brume
aucun randonneur rencontré
J’ai posé les bâtons et le sac à la manière de Pierre Brunner
puis je suis redescendu sur le plancher des vaches
quand j’ai commencé à faire tinter mes bâtons, le petit veau est vite rentré chez lui de l’autre coté de la clôture
Là-bas Bourbach-le-Haut

Avant de partir

Cette rando là est celle d’un marcheur amateur qui marche seul. Donc vous devez compter sur vous. On peut se perdre dans les Vosges. Ce qui veut dire qu’il faut partir en sécurité en moyenne montagne quand le temps est dégradé. Sur la crête je me suis fait « rafalé » et c’est parfois inquiétant d’entendre le vent siffler et de se sentir bousculé. Il faut donc être correctement habillé, porter de bonnes chaussures, pas des baskets, des gants étanches, une capuche et une casquette ou un bonnet. Avoir au moins une carte et sa boussole, mieux un GPS qui dans le brouillard vous indique où vous êtes et un téléphone si vous tombez et si vous ne pouvez plus marcher. Avoir un en-cas même si votre rando n’excède pas trois heures et de l’eau.

Je vais te le planter le bâton, moi

C’est la première fois que j’utilisais mes bâtons. Un modèle d’entrée de gamme de chez Décathlon. Est-ce utile? Je n’en avais aucune expérience.

Alors oui, c’est utile, je peux le dire…mais cela demande de l’apprentissage.

D’abord régler la longueur. Plus court en montée (105cm) et plus long en descente (115cm), ça dépend de votre taille. Les bâtons vous aident à aborder la pente et les sols rocheux surtout lorsqu’ils sont glissants. Vous pouvez prendre appui dessus et éviter de déraper ou glisser et en plus vous répartissez l’effort musculaire entre les cuisses et les épaules.

Quand vous êtes sur le plat, naturellement, les bâtons vous accompagnent, pic droit, jambe gauche et pic gauche, jambe droite. Mettez les dragonnes autour du poignet comme pour un bâton de ski.

Dans les descentes prononcées, vous contrôlez votre vitesse en plantant d’avance devant vous tout en limitant la fatigue musculaire de la jambe.

Si vous marchez moyennement vite comme moi, vous ferez les 8km en deux heures.

Télécharger le parcours GPS

Par la route

Les hauts d’Orschwihr par la route viticole

La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.

Je longe les collines jusqu’à Guebwiller. (Wattwiller)

Le parcours du jour fait 66km et 500m. C’est un classique du genre pour retraité entraîné. Les coursiers se marreront.

La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.

A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.

La descente sur Soultzmatt est glaciale. Je ne m’attarde pas au col

A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.

Je m’arrête.

La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.

Vous y arriverez?…

Oui, en allant lentement.

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Steinby-Schirm

Avec ce ciel clair-obscur, la lumière est magique

Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.

D’abord atteindre la première courbe.

Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…

Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.

C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.

Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.

Une accalmie sur Masevaux au loin
La cascade du Grundbaechle avant Bourbach-le-Haut
50 minutes pour accoucher à Mulhouse. Sans embouteillage!
On refait la passerelle. Les cyclistes dehors. Aucune protection. Pourtant un clignotant orange serait indiqué.

A Aspach, j’allonge jusqu’à Cernay.

Le parcours du jour
Le profil du jour

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Douce France

Douce France, le pays de mon enfance

J’me marre en écrivant « douce France » pour titre de ma sortie du jour. Si l’on veut se comporter en sportif accompli qui profite de son vélo par cette chaude journée d’octobre, alors oui la France est douce.

Sur le plan social, c’est tout autre, la France est conflictuelle et tous les corps de métier vitupèrent.Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes reviennent à la surface et le bazar pourrait reprendre jusqu’au 2 décembre.

Remarquez, moi, ça m’arrange. Je préfère la France qui rouspète à la France endormie.

Didenheim, un beau parcours cyclable quand soudain…
La même image un peu zoomée.Va t-on attendre l’accident de cycliste à la tombée de la nuit?

D’ailleurs cette nuit, moi qui suis insomniaque, je vais encore être volé d’une heure. Et la télé! avec son micro-trottoir qui sonde la bas monde « oh ben oui alors, je vais dormir une heure de plus » .

Cette petite route là est délicieuse à vélo. Oui j’ai vérifié, elle est interdite aux voitures. J’en ai croisé trois. Des ayants droits, sans doute.

J’ai croisé des grognards à vélo. Paul s’arrête le long d’une haie à l’usine de patates. Je fais demi-tour. –

  • Tout seul?…
  • Ils ont tous la grippe…et moi aussi un peu. Normal je rentre de Turquie, alors la clim de l’avion…
  • Moi, c’est l’arthrose. Partout. Les doigts, les pieds, les genoux…hiboux, choux, cailloux…
  • C’est pas bientôt fini! gueule l’autre derrière sa haie
  • Vous zavez k’a v’nir, on s’ra trois…lui répond Paul
  • J’arrive pas à entendre Scènes de ménages…c’est pour ça et la porte-fenêtre se referme

J’ai repris ma route. Et Paul la sienne.

https://photos.app.goo.gl/KaA5bxA7ri4b6U6W9

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Kruth, le lac en travaux

Il reste un peu d’eau pour les poissons, j’imagine
une digue intermédiaire en construction construite avec le fond glaiseux
vue sur la digue principale dont des fissures superficielles doivent être colmatées
la fameuse chute d’eau
la Thur à Kruth
Vue en chemin sur les hauteurs avant Saint-Amarin

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