Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Nord-sud, l’effet Covid

C’est le parcours simple. Celui où l’on ne se prend pas la tête. Je sais que les vents d’ouest sont revenus. Donc je ne vole personne en faisant un aller-retour nord-sud.

Ni moi-même, ni mon amour propre.

J’ai été un peu déçu par le cafetier du port à Dannemarie. Je suis rentré sur le pas de la porte pour lui commander un café à consommer dehors.

Tout de suite, il m’a sauté à la gorge « vous avez un masque? »

Bon, je regrette je n’en avais pas.

Manifestement, le barman n’était pas prêt à transiger ni à être aimable. J’ai repris mon vélo et je suis parti. J’imagine que les nombreux consommateurs à l’extérieur avaient pensé à prendre leur masque.

J’avoue avoir été sur le coup un peu dépité par cette intransigeance provoquée par l’effet Covid.

Finalement, le café, je l’ai bu chez moi.

Vendanges au Rangen

Ils sont huit vignerons à Thann se partageant 20 hectares.

Le vignoble de Thann est sportif. Pour vendanger il faut du matériel d’alpiniste.

Attaché au bout d’une corde, le chariot qui collecte le raisin est retenu par un descenseur, autrement dit une corde munie d’un système de frein permettant de descendre au fur et à mesure de l’avancement de la cueillette.

La particularité du Rangen c’est sa pente qui atteint jusqu’à 50° et sa roche provenant de l’effondrement rhénan.

Gare aux promeneurs non avertis!

Quand la vendange a lieu, la terre et les pierres s’amassent vers le bas de la pente sous l’effet du passage des vendangeurs.

Mon VTT a manqué d’en être victime ce matin. Des pavés pouvant peser plusieurs kilos peuvent se mettre en mouvement et atteindre le bas de la pente sans difficulté.

Aujourd’hui pinot gris

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Pays chaud

Abbaye de l’Oelenberg

Dans mon jeune temps, on parlait des pays chauds comme des pays lointains ou comme des pays des Mille et Une Nuits. C’était pour moi un imaginaire exotique et inconnu.

A présent, les pays chauds sont à notre porte. Même en grimpant tôt sur la montagne voisine, dès neuf heures il fait déjà vingt degrés et plus.

Mais le phénomène n’est pas nouveau. Le 1er novembre 2014 déjà on pouvait bronzer au lac des Belles Filles!

Je rentre par l’Abbaye de l’Oelenberg entourée de verdure rafraîchissante.

On ne sait pas si cette ferme sera restaurée sur les hauteurs de Bitschwiller

Monter le Hundsruck tôt et profiter de l’éclairage du soleil levant. Puis je traverse Masevaux et je rentre par Mortzwiller, Sentheim jusqu’à Heimsbrunn.

C’est tout pour aujourd’hui.

Assez pour une bonne sieste!

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Éviter les paquets d’eau

Hier soir des paquets d’eau sont tombés. On n’en attendait pas tant. J’ai rempli à ras bord mon réservoir de jardin. Un peu tard pour arroser les légumes.

Je me suis éloigné des collines sous-vosgiennes et j’ai roulé.

Wittelsheim, Reiningue,…

A Balschwiller, je tourne.

A Bretten, je vois les nuages s’amonceler sur les Vosges.

Je rentre en douce par Sentheim et Bourbach sans me faire voir afin d’éviter la pluie.

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Vent levant

Château d’Isenbourg à Rouffach
Le restaurant Boeher et son cadre agréable

Je suis parti vent levant. A peine une heure et je suis à Rouffach.

Gueberschwihr et Vœgtlinshoffen au loin

Après je vais ralentir lorsque j’aborderai Pfaffenheim et Gueberschwihr.

Le couvent est dans un cadre de verdure

Et ralentir encore pour grimper le Couvent Saint-Marc.

Je termine par le Bannstein et j’aborde le vent de face après la cave du Vieil Armand.

Le cimetière militaire roumain du Schaefertal. Les soldats roumains arrivent en 1917 à Soultzmatt, prisonniers de l’armée allemande qui les déporte depuis la Roumanie vers l’Alsace. Beaucoup meurent dès leur arrivée, « exténués, affamés, et malades ». Ils travailleront à la coupe de bois et à l’entretien des chemins. Le cimetière comporte 678 tombes dont les premiers rangs proviennent du cimetière de Koetzingue
la montée du Couvent Saint-Marc est réputée

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Tour tout court

C’est un privilège d’avoir à sa porte des paysages comme celui-là (Bitschwiller-lès-Thann)

J’ai croisé des Ardéchois qui grimpaient le Hundsrück. Le maillot de l’Ardéchoise jaune et bleu est vraiment une réussite commerciale pour le département puisque le porter est devenu une référence du cyclisme amateur.

On m’en a toujours dit du bien de l’Ardéchoise; elle n’a pas eu lieu en 2020 pour cause de Covid décevant son public d’habitués.

Cette grande messe qui attire des milliers de cyclistes est un concurrent sérieux à la semaine fédérale de cyclotourisme. Mais il est vrai que la comparaison n’est pas de mise tant les deux manifestations ne s’adressent pas aux mêmes publics.

Je crois que mon tour tourne de plus en plus court avec seulement 42 km aujourd’hui. Juste de quoi dire que j’ai fait un peu de vélo.

Paradoxalement, je monte mes cols facilement, ce qui devrait m’inciter à faire plus. Je suis capable de mieux faire, je le sens. Mais non, je me contente de surveiller mon cardio dans les tours. A 150, j’arrête.

Beaucoup de cyclistes croisés. De jeunes Hollandais venus « s’éclater » et puis aussi un cyclo bodybuildé tout de noir vêtu. Je ne comprends toujours pas cette mode qui consiste à tromper la mort sur son vélo.

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Inventif

On avait un très joli ciel aujourd’hui avec une nébulosité active à fort développement vertical

Oui, inventif, je tente de l’être pour renouveler mes itinéraires cent fois parcourus.

Le cyclo qui fait toujours le même parcours doit s’ennuyer. C’est ce que je me dis lorsque je tente d’innover.

Mon équation est compliquée car j’intègre toutes sortes de facteur qui visent à ruser.

Ruser avec le vent, ruser avec sa motivation, ruser avec le relief et trouver la bonne variable, celle qui fera qu’une fois rentré, on sera content.

Je pense que nous sommes tous plus ou moins comme ça, nous les routiers.

Il y a ceux qui s’interdise de rentrer en-dessous d’une certain plancher kilométrique. Je suis de ceux-là, bien que d’année en année, je m’autorise un plancher de plus en plus bas, je devrais dire un sous-sol!

Parcourir l’été ce que je faisais l’hiver, oui c’est un peu ça.

Pourtant physiquement, je suis en forme, je tiens encore sur du plat des « pointes » à 30 et je ne rechigne pas à grimper des trucs déjà réputés difficiles vingt ans auparavant.

Alors?

Alors je ne supporte plus les sets supérieurs à 2h30.

Au-delà, non.

Etorre

On m’a dit que c’est un souffleur rue André Malraux à Thann. Non c’est « le philtrant » du à Cheni qui symbolise la filtration de la rivière Thur supposée polluée (le site de Cheni)

Sur le net je ne trouve rien sur cette sculpture que j’ai appelé provisoirement Etorre Bugatti

19 aout 2020, madame Madeleine WM m’apporte une explication

Il y a plus 25 ans.. Il y avait un groupe d artistes de Thann qui avaient décidé de mettre des sculptures dans la thur.. Cela a duré quelques années.. Cette sculpture est de Cheni… Il l’avait baptisé.. Le philtrant… Je crois me souvenir que c’était suite à une pollution de la thur.. et le janus qui est devant le relais est de mon neveu Gilles Koch.Il me semble que après avoir passé un moment dans la thur la ville en a fait l acquisition et les a placés au relais culturel.Il y a aussi une sculpture de femme couchée devant le relais qui était l œuvre d’une femme qui était dans le club des arts mais je ne me souviens plus de son nom..

Bonhomme (petit)

Sur la route, je trouve un petit bonhomme tout seul sur son vélo. Il a peut-être trois ans. Il se concentre sur la route en descendant pas rassuré du tout et même au bord des larmes. Le petit pont des bunkers enjambe l’autoroute à Heimsbrunn avant le Paradisvogel.

Personne derrière.

La maman est sur le pont avec une chaine emmêlée.

Zorromaxou est arrivé. J’ai un kleenex en main pour opérer. La dame a déjà les mains couvertes de cambouis. Mettez votre vélo debout madame!…

Puis je tourne la poignée à indexation sur le numéro 2. Je tourne le pédalier à la main. Geste classique et la chaine se décoince. Je tends mon Kleenex immaculé à la dame toute étonnée.

Merci monsieur!

Et je m’en vais.

GPS

J’aime bien le profil alti en cloche à la fin

Cela dit, j’ai vérifié, je grimpe toujours comme un âne en respectant mon « huit à huit » depuis 2013

Hirnelestein Cernay à pied

Peterbilt avec une cabine couchette de 110 pouces (2,80 mètres), et une cabine de jour. Puissance 350 CV. Pendant les vacances peut servir de camping-car

On ne peut pas le rater. Il est à l’entrée du chemin du Zuhren à Vieux-Thann. Ce camion hors norme vient d’Amérique. Le chauffeur en est-il content? on l’espère pour lui.

Je grimpe à pied et je me trompe en prenant à droite je file tout droit sur la cote 425. C’est idiot. Je grimpe dans un sentier pourri non balisé et j’arrive enfin sur le circulaire qui mène à Iffis.

L’oratoire est occupé par un couple qui tente de se repérer sur une carte. Je pars cette fois sur Hirnelestein. Peu avant d’arriver, un bruit de machine à laver sur ma droite…

C’est l’agrainoir à sanglier qui se met en marche. Je vais sur la placette…le maïs se répand tout autour de la machine pendue en l’air.

A 20 mètres de là, le mirador.

Imparable!

J’arrive au mégalithe d’Hirnelestein. Le hibou m’accueille.

Cernay devant nous depuis le promontoire

Je redescends par croix bleue, tout simplement

7 km fastoche si on ne se trompe pas.

Sentheim-Lauw à pied

Chapelle Sainte Anne à Sentheim

Je marche à l’ombre.

Quittant la chapelle Saint Anne de Sentheim fraîchement restaurée avec un beau crépi tout neuf, je constate que je me trouve sur ce qui ressemble à un ancien ballast.

La Doller à Lauw

De part et d’autre du sentier, un fossé. C’est donc que la main de l’homme est passée par là.

Effectivement ce secteur était pourvu en voie ferrée jusqu’en 1920. Je ne parle pas du train de la Doller dont la ligne fut déclassée après Sentheim le 26 juillet 1973.

La bibliographie parle d’une voie normale Montreux-Laux et d’un tramway Belfort-Sentheim et une ligne étroite de 0.60m.(source Sentier de la mémoire Gildwiller)

Puis dans la forêt on traverse la Doller à l’aide d’une passerelle dont les piles en pierre témoigne d’un ancien pont ferroviaire.

Pour l’heure nulle mention.

Mais en arrivant à Lauw, on a conservé des bornes en langue allemande…qui doivent correspondre à la ligne de la Doller et ne pas évoquer cette ligne de Montreux construite en 1916 et fermée en 1918 à la fin du conflit.

Concernant la fameuse ligne reliant Montreux à Lauw on peut voir des détails ici…elle n’aurait duré que 2 ans!

Borne à 67.5km de la frontière
Un riverain a racheté le clocher de Lauw
Lauw au temps de l’industrie
boite à livres généreuse à Lauw
château d’eau de Mortzwiller 1968
Je vous salue Marie
6 petits kilomètres en forêt à l’abri de la chaleur

Autres sources concernant les installations ferroviaires…

source

Il en fut ainsi de celles de la gare de Sentheim qui, considérée comme un nœud ferroviaire stratégique pour l’armée française, fut bombardée en 1916 : un chemin de fer à voie de 60 la reliait à Belfort via la forêt de Mortzwiller ; il fut démantelé après la guerre. Une autre ligne, à voie normale celle-ci, établie entre les gares de Lauw et de Montreux-Vieux, assurait le ravitaillement des troupes françaises ; intégrée au réseau civil, elle fut déferrée en 1925 faute de voyageurs.(source)

J’ai posé le lapin

Salut Oscar!

J’ai posé le lapin au sol. Il a couru manger vers sa caisse. Moralité: poser un lapin n’est pas toujours immoral.

Ma rando du jour était conditionnelle. Donner à manger au lapin. Mais avant cela, j’ai voulu tâter un peu la pente autour de chez moi car la chaleur n’était pas encore là.

A Rammersmatt, j’ai pris Bourchach-le-Haut, puis le col du Schirm.

Vous ne m’avez pas vu? Je montais avec Elégance. Elégance est à mon avantage, elle monte mieux, elle s’octroie quelques frivolités de danseuse d’une pédale sur l’autre les fesses en l’air, ce dont je me garderais bien dans un état normal.

Puis je me suis installé devant la cabine de France Telecom. La démarque est totale. Comment le marketeur en chef FT peut-il accepter de voir sa marque ainsi trahie? et sa cabine remplie de bouquins de seconde main?

Maintenant il y a plein d’annuaires à l’intérieur. Le 22 à Katmandou? pas de problème le Guide du Routard est là.

Après les lacets de Houppach tous lisses, j’avais le vertige comme sur un Circuit des Neiges. En pleine ivresse, j’ai manqué le mur du mécano de peu.

Carrefour Hahn, je me suis arrêté devant la fontaine surmontée d’un Manneken-Pis.

Pisser en tenant un chapeau chinois sur sa tête est un exercice périlleux. Les dames installées derrière la vitre ont ouvert les ombrelles par crainte qu’un vent contraire venu du creux de la vallée ne projette les effluves sulfureuses du Manneken-pis.

Quand je suis arrivé au lac de la Seigneurie, le gérant masqué m’a interpellé, « si vous voulez boire un coup, allez chez mon confrère, à coté… »

Puis j’ai repris ma route jusqu’à Lapinou.

Molkenrain

A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir

C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.

Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.

C’est un délire.

Le Molkenrain. Quelques convives seulement

Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».

L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.

3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh

Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.

Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.

Un peu de technique…

Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!

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Sortie motos à la Schlucht

Titre humoristique pour dire que même si vous n’êtes pas motards, on va faire aujourd’hui de la moto.

Je suis parti de Thann en direction de Wildenstein puis j’ai gravi le col de Bramont et son tapis d’enrobés tout neuf. Ensuite j’ai pris « la route des Américains » pour me hisser sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht.

J’ai compté: onze motos en file m’ont dépassé sur ce tronçon pénible à 7% sur sa deuxième moitié. C’est pour cette raison que nous sommes nombreux à ne plus « faire » la montagne vosgienne le WE à vélo.

Dommage que le Parc n’arrive pas à promouvoir « les mobilités douces » comme cela se fait dans d’autres régions. Par exemple pourquoi ne pas réserver des petites routes comme la route forestière du col Amic depuis Wuenheim aux cyclistes?

Un motard courageux est venu parlementer sous les objectifs de FR3

D’autres s’étonnent que la navette en bus soit supprimée cette année et d’autres préconisent des solutions radicales comme interrompre la route des Crêtes au col du Haag et après la Schlucht avant la réserve naturelle de Tanet-Gazon du Faing.

Tous s’insurgent de la passivité de l’état et de l’absence de contrôles des autorités…alors que pendant le confinement on était capable d’arrêter un vététiste en montagne à l’aide d’un hélicoptère! Comme on dit « deux poids-deux mesures »

Au retour, j’ai repris la route des Crêtes jusqu’au col Amic où j’ai rejoint Thann ensuite.

De nombreux motards comme d’hab! mais pas seulement. Cet après-midi des centaines de voitures et de camping-cars stationnés le long de la route et à proximité des auberges…et des cyclistes venus nombreux des Pays-Bas qui adorent pédaler ici. Ceux qui montaient le Grand Ballon n’étaient pas tous en état d’affronter la pente dans son intégralité. Après l’auberge du Ballon, j’en ai vu s’arrêter et « méditer » la tête affaissée sur le guidon. Je compatis car je sais que le GB est redoutable surtout sous la chaleur.

La route des Crêtes vosgiennes est propice aux motos s’il fait beau et si c’est le week-end. Quoi de plus normal! Seulement les autres utilisateurs de la montagne ont en marre de ce bruit infernal.

Alors aujourd’hui ils l’ont dit.

Loïc Minery a pris la parole après être venu en marcheur depuis Munster

Regroupés au col de la Schlucht, marcheurs, randonneurs et cyclistes s’étaient donnés rendez-vous pour un pique-nique protestataire sous l’égide du Collectif SOS Massif des Vosges (le collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif des Vosges)

Marie-Paule Gay, maire d’Aubure
Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut

Environ 200 personnes sont venues écouter les intervenants parmi lesquelles quelles personnalités politiques et élues et une représentation du groupe local Thur-Doller d’Alsace Nature.

Notamment…

  • Antoine Waechter, conseiller municipal à Fulleren. Il s’étonne de voir Mulhouse silencieux et désert le dimanche. Il sait que les habitants se réfugient en masse sur le massif où ils retrouveront…le bruit de la ville qu’ils ont cherché à fuir.
  • Marie-Paule Gay, maire d’Aubure
  • Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut
  • Frédéric Hilbert, adjoint au maire de Colmar chargé des mobilités venu à vélo depuis Colmar
  • Loïc Minery, élu mulhousien, vice-président à M2A venu à pied depuis Munster

Étrangement aucun représentant du Parc Naturel Régional des Ballons Vosgiens (PNRBV) et aucun représentant du Club Vosgien.

Le PNRBV fait la fine bouche, il propose une table ronde à laquelle le Collectif s’oppose estimant qu’on a trop tergiversé sur ce dossier des nuisances…et Le Club Vosgien préfère s’attaquer aux VTT semble t-il plutôt qu’aux nuisances sonores.

La maire d’Aubure est venue dire que sa commune voit passer jusqu’à 800 motos en une journée tandis que le maire de Bourbach-le-Haut demande plus de contrôles sur les émissions sonores des motos tout en annonçant une réduction de la vitesse à 30km/h dans la traversée de sa commune.

toutes les banderoles de dangereux activistes filmées par la gendarmerie.

Un important service d’ordre encadrait cette manifestation pourtant bon-enfant, un dispositif qui a surpris les habitués de la Schlucht.

Puis j’ai repris ma route…

Xonrupt depuis le Chitelet
Scènes habituelles les jours d’été sur la route des Crêtes
Le Markstein
Pas de doute, on comprend pourquoi les motards ont la cote auprès des aubergistes
Le Grand Ballon

On peut encore signer la pétition en ligne contre les nuisances sonores ici

Tout est beau

Belle écluse à Retzwiller
C’est où ce beau tuyau? je ne sais plus. Vers Strueth…
Bel Hirtzbach
Belle demeure à Carspach
Belle signalétique à Carspach
Belle auto-mitrailleuse à Altkirch
Beau quartier Plessier à Altkirch

https://www.openrunner.com/r/11588139

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Trois jours de VTT dans les Vosges du nord

La vallée du Falkensteinerbach et Philippsbourg, typique des Vosges du nord

Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.

Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).

J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.

Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Montée au col de l’Ungerthal. Les marcheurs ont inventé la trace zigzag passant de la cote 215 à la cote 460. Je pousse comme je peux mon vélo…et je ne croise aucun marcheur ni cycliste

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.

Descendre de 75 mètres pour atteindre un col me conduit parfois à construire une nouvelle trace quand le chemin des marcheurs est devenu inemployé.

Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.

Au départ de Climbach

Climbach 35km/1200m

Au départ de Philippsbourg

Philippsbourg 2eme journée 56km/1500m
J’ai compris pourquoi je n’ai pu atteindre ce col Windhals. Il est au coeur du camp militaire de Bitche.Ma tentative d’incursion au km 20 a été compromise par le son du canon.

Au départ de Zinswiller

Zinswiller 3eme journée 56km/1330m

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.

Au col du Pigeonnier, une statue de randonneur édifiée en 2012 (sculpteur Adrien Meneau) la carte et la boussole autour du cou et la baguette de pain qui dépasse du sac à dos
Me voici au premier col, Birkenthal. Un peu fébrile à l’idée de ce qui m’attend
La qualité de la signalétique est irréprochable, comme à l’accoutumée. Mais pour un cycliste, la somme d’informations glanées à la fin de la journée me donne le tournis. Pas de doute: nous sommes dans une région de marcheurs passionnés.
J’ai oublié de le préciser, les Vosges du nord, c’est de la forêt, rien que de la forêt. Et les chemins sont rarement pierrés, il sont souvent sablonneux. Dans les descentes, à vélo, il faut y prendre garde car certains endroits ressemblent à des bunkers de golf: si vous plongez dedans, vous prenez une belle gamelle
A Climbach, il y a deux ou trois belles demeures alsaciennes. Celle qui est devant nous à gauche date de 1821. Elle a la particularité d’avoir des fenêtres à verre bombé (lire ici les détails de ce verre bombé)
Les cols vosgiens sont tous signalés au moyen de ce rond blanc à liseré vert. C’est notre juge de paix pour savoir on est passé au bon endroit. Dans certains cas on cherche et on suppute…et chez les Cent Cols, les exégètes du bon endroit du col sont nombreux. Notez les digitales qui en cas de coup de mou peuvent vous remonter le cœur (je plaisante)
Les toponymes identiques d’origine germanique sont nombreux comme ici Lembach à ne pas confondre avec Leimbach et Markstein et Hochmarkstein. J’imagine qu’à l’origine le nom du lieu pouvait suffire aux autochtones qui se déplaçaient rarement au-delà de quelques lieues.Cela étant, appeler une vallée Muhlbach fait qu’on retrouve ce vocable presque partout ainsi que le radical Stein (pierre) ou Berg (montagne) ou Bach (ruisseau)

Les cols franchis

Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village

FR-67-0472Stiefelsberg
FR-67-0502aLuchsenkopf
FR-67-0431Birkenthal
FR-67-0473Hohenbourg
FR-67-0374Hohmarkstein
FR-67-0440Riegelsberg
FR-57-0292Kachler
FR-57-0330Sandkopf
FR-57-0352Wolfs
FR-57-0349Pfalz
FR-57-0372Rondelle
FR-57-0362Molloch
FR-67-0406Angelsberg
FR-67-0461Borneberg
FR-67-0466Wolfenthal
FR-67-0304Buchwalderkopf
FR-67-0339aKachler
FR-67-0385Hochfirst
FR-67-0317aLangkirschbaum
FR-57-0291Grand Dunkelthal
FR-57-0380Grand Hirschthal
FR-57-0296Schlangenthal
La découverte d’un sentier. Même si j’étudie mes itinéraires avec soin, des déconvenues sont toujours à prévoir. Ici ça roule

La ligne Maginot

Au col du Gunstahl, je tombe sur ce blockhaus (il s’agit d’ouvrages de la ligne Maginot). Je vais descendre à l’intérieur jusqu’en dessous de la tourelle. Et je me prends une poutrelle en plein dans le casque. Comme quoi le polystyrène peut être utile même à pied!
Là idem, dans le noir la chute est assurée et personne ne viendra vous chercher. C’est pour ça que j’ai toujours une lampe de casque
Encore une belle bête inerte en béton

La verrerie

Le domaine de la verrerie est clair: pas de vélos!

Je contournerai…

Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.

Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo

le hameau veut renaître
Une stèle pour signaler l’emplacement d’une maison et la mémoire d’une famille

Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)

Temple protestant de Philippsbourg (architecte allemand Arthur Kickton dans le style de l’architecture gothique de l’Allemagne du Sud, en 1911) Wiki

Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.

A la longue liste des parcours pédestres s’ajoute à présent le flash-code vous permettant d’accéder aux parcours.
Et voici le fameux étang de Hanau, aussi base de loisirs, avec au fond le château du Waldeck
Le col du Kachler n’a pas droit à son panneau habituel. Peu importe.
En bordure de la D35 qui mène à Bitche, le terrain militaire. Je n’irai pas chercher le col qui me manque, le Pfalzloch. J’imagine que cette carcasse de tank sert de cible…
Rare de trouver un col à consonance française
J’ai fait un détour pour aller prendre mon pique-nique ici, devant la chapelle Notre Dame des Bois.
cette chapelle me rappelle Notre Dame des Bouleaux à Guewenheim
Je crois me souvenir qu’ici le Cent Cols avait organisé une concentration de cyclistes sous un temps effroyable
Image 19 aout 2010
les centcolistes adorent photographier les panneaux de cols pour pouvoir ensuite en tapisser leur chambre à coucher et faire de beaux rêves (08/2010)

Zinswiller, troisième journée

C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.

Après avoir quitté Zinswiller, j’aborde Offwiller par la route, puis je grimpe
Je tente parfois de couper au plus court, mais je ne suis pas toujours gagnant. Achrrrr!
Et voila le col! Nul panneau, juste une pierre qu’un aimable confrère aura peut-être déposé là en guise de sépulture? je tourne autour…j’actionne la recherche de waypoint...
ça faisait longtemps que je n’avais pas crevé. A VTT, le pneu est vite à plat si la fuite est importante. Je regonfle avec une bombe qui en principe étanchéifie la fuite. Mais ici ce n’est pas gagné, le liquide sort en gros boudin. Je mets mon doigt dessus…la fuite se colmate. Pas longtemps! après 100 mètres nouvelle éruption! Puis c’est le calme. J’ai encore assez de pression pour rentrer. Je suis un inconditionnel des pneus sans chambre (comme pour les voitures). A VTT, le « sans chambre » doit toujours comporter un liquide d’étanchéité à l’intérieur du pneu. En dernière ressource si l’entaille est trop large, il faut démonter, mettre une chambre après avoir retiré toutes les épines accumulées et gonfler…en priant. Il existe aussi des bouchons de pneus
quand je ne vois ce qui m’attend dans la grimpée, le GPS me dévoile tout. Tous les 100 mètres à pousser le vélo, je m’arrête pour souffler et je regarde mon écran et quand le cardio est redescendu à 100 pulsations, je redémarre. Ici c’est la montée à l’Ungerthal qui est redoutable pour moi. A chaque épingle je porte l’arrière pour le remettre dans l’axe et vu l’étroitesse du sentier, je me méfie de ne pas cogner le tibia dans la pédale
Zinswiller et sa petite mairie marque le terme de mon périple de trois jours dans les Vosges du nord.

Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!

Un dernier mot si l’aventure vous tente:

Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.

Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.

Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.

Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

attention les Vosges du nord sont infestées de tiques. j’en ai rapporté trois.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.

Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols

Vélomaxou Cent Cols 6785

Geishouse Höh

Ce matin, il faisait gris sur le massif et j’ai du forcer sur les pixels pour avoir de la lumière à Geishouse

Je monte rarement de ce coté à Geishouse. Par Mehrbächel.

A Saint-Amarin, on monte tout droit la vallée du Finsterbach/Vogelbach à partir de l’hôtel du Cheval Blanc

Les orthographes varient, mais la pente reste la même. On écrit Meerbaechel, Mehrbächel, …et ce matin dans les DNA (14/6), Joseph Peter du Club Vosgien écrit Mehrbachel…C’est au bout de cette grimpée que se trouve l’auberge du Boskopf.

Dans le passé, on venait avec les copains depuis Mulhouse y boire une bière, puis on rentrait par Geishouse.

La montée par Saint-Amarin est réputée difficile car la pente plutôt régulière varie entre 9 et 12% sur 4 km environ.

Le col de Geishouse Höh est discret juste avant la rue du Panorama à l’entrée du village.

Mehrbächel juin 2009
Beau panorama à Geishouse avec le Grand Ballon en arrière-plan

Une fois redescendu dans la vallée, je prends Kruth. Pour voir les travaux.

A Kruth, la digue est en travaux et l’accès au tour du lac est totalement interdit y compris aux piétons. Le parapet a été démonté.

La trace GPS

Mardi ordinaire

Col du Hundsrück. Grisaille et moutons qui nettoient le chaume. Deux molosses assurent la surveillance.

C’est ce qu’on peut appeler un mardi ordinaire. Un mardi moche. La météo annonçait de la pluie sur l’Alsace. Je ne l’ai pas attendue. Parce que si vous attendez la pluie et qu’elle n’arrive pas, vous êtes marron, c’est à dire dupé, berné, déçu et votre sortie est perdue. mais à ce jeu, on ne gagne pas à chaque fois car il arrive qu’on parte au sec et qu’on rentre mouillé.

Je suis parti vent dans le dos. Avec fainéantise, mon copain des mauvais jours. J’ai cherché à biaiser dès les premiers carrefours. Et je me suis dit « allons, un peu de courage! » C’est comme l’appétit, il vient en mangeant. Alors j’ai rallongé à Soppe pour aller jusqu’à Masevaux.

Enterrement à Masevaux, les cloches sonnent. Un lieut-colon de gendarmerie masque sur le nez dans l’assistance. Sûrement les obsèques d’un dignitaire…

A Masevaux, j’ai pris Schirm. Schirm était notre hantise dans les clubs. Si on avait monté le Schirm en club, on méritait le respect.

Finalement je suis incapable de dire si je monte le Schirm plutôt mieux qu’il y a vingt ans. Je devais affoler le cardio, sans aller plus vite pour autant. Comme je monte tout seul, pas facile à dire si je grimpe mieux ou plus mal.

Finalement ce Schirm ne me semble plus aussi redoutable. Je pense qu’il faut le monter « au mental », le dompter comme tous les cols, c’est à dire anticiper chaque variation de pente et découper le parcours en tronçons.

Lorsqu’on aperçoit le portique de poteaux EDF , c’est qu’on a bon!

La sortie de Bourbach s’étire en longueur…et après on a un passage à 7/8% avant d’atteindre la première boucle. Mais rien de tout cela ne me semble fastidieux. Quand les deux boucles sont passées, on n’a plus qu’à se laisser pousser jusqu’en haut de la ligne droite.

Ce qui est sûr, c’est qu’être « un local » vous avantage parce que vous savez toujours à l’avance ce qui vous attend.

Fatalement, les gens de mon âge, à moins d’être des athlètes bodybuildés, doivent composer. Ce sont des petits diesel qu’il ne faut pas malmener.

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On fait trois petits cols à chaque fois. Le Schirm, le Hundsruck,…le Diebold -Scherrer en prime.

Néo-Tudor

La filature Gast d’Issenheim est devenue une pizzeria

Je suis retourné à la filature Gast à Issenheim avec sa façade extravagante, bien conservée, de style néo-Tudor. Les lieux ont été transformés en restaurant.

Le reste, c’est du vélo de plaine pour éviter autant que possible les bruines des collines.

J’ai poussé jusqu’à Ensisheim, puis je suis revenu par Soultz.

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Le Saint Népomusk d’Issenheim a fière allure
Seuls les habitués du lieu sauront dire où se trouve ce cycliste, à moins que vous soyez perspicace…
Encore un dos d’âne non réglementaire qui nous martyrise le dos. C’est à Cernay. Cet itinéraire est pourtant bien commode pour éviter de passer au centre-ville.ici le rampant fait tout au plus 50 cm.Les automobilistes ont trouvé la parade aux carters qui tapent: les SUV. Voila comment deux conneries s’accumulent!

Un ralentisseur doit avoir un rampant compris entre 1m et 1m40 et ne pas dépasser 10 cm de hauteur. La plupart des ralentisseurs sont non conformes.

Voir mon article à ce sujet

Le problème avec les ralentisseurs, c’est que les usagers n’arrivent pas à attaquer la puissance publique comme dans bien d’autres domaines.

Au retour, je suis un peu humide. Ce qui me fait enrager, c’est de ne plus pouvoir retirer mes chaussettes mouillées en restant sur un pied. C’est l’âge!

Et en plus je rentre en boule. Je rencontre le fondateur des chiens-guides de Cernay avec son Golden, je discute, je repars, une voiture me cède le passage en quittant la piste, mon pied dérape de la cale et je me prends un grand coup de pédale dans la cheville. Je termine la traversée de la rue à califourchon sur le cadre. Très agréable!

La belle montagne

Je suis monté avec confiance.

Opiniâtre restait derrière pour le cas où un coup de mou surviendrait. Mais non!

Dans la boucle serrée qui descend du Hundsrück au plan Diebold Scherrer, il y a les marques de la collision entre une moto et une voiture survenue dimanche.

Ce virage là surprend dans la descente.

Beaucoup de monde sur nos routes. Pas rassurant pour le vélo.

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Demain grosse pluie attendue.

La forêt qui apaise

Le VTT est de plus en plus pratiqué par ceux qui fuient la route par crainte de sa dangerosité. Il est vrai que sur les chemins on risque moins d’être percuté par un conducteur imprudent. Un cycliste est mort hier sur la route du Ménil renversé par une voiture et inévitablement ça marque la communauté des cyclistes.

Retour à nos vélos, à nos bois, à la nature. Profiter de son déconfinement aide corps et âme à se sentir bien. On aurait aimé contourner le lac de Michelbach mais il faudra attendre le 2 juin que la punition soit levée.

Le parcours du jour avec le club Etoile 78 de Vieux-Thann est sur Openrunner

Basique circuit

Guevenatten

Ne pas se prendre la tête avec des trucs difficiles. Aujourd’hui balade dominicale classique. Ou basique. C’est selon.

Je me retrouve souvent dans ce triangle des Bermudes, Buethwiller-Gildwiller-Ammertzwiller, dans lequel je me perds en tentant d’éviter la voie rapide.

Basique circuit

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Jour de montagne déconfinée

Le Treh

La montagne était confinée, toute seule. Elle a retrouvé ses touristes aujourd’hui. Le public habituel, motards en nombre, quelques coureurs automobiles aux turbos rugissants et des marcheurs à chiens le long de la crête.

Quand j’aborde le col Amic par Goldbach. J’ai trois options pour continuer. Soit Wuenheim, soit Uffholtz, soit le Grand Ballon.

Je l’aurai fait au moins une fois dans l’année écourtée par le confinement. Pas mal pour une reprise.C’est du vélo de ouf comme je n’en ferai plus, un jour.

En fonction de ma forme, de ma motivation, jusqu’au dernier moment j’hésiterai.

Il y avait deux cyclistes à la pause du col Amic, le déclic s’est produit: j’ai fait le kéké qui tourne à gauche en saluant de la main droite sans m’arrêter.

Montée à Goldbach

Voila, vous savez tout de l’ego du cycliste qui décide son parcours sur un coup de dé.

Montée au Grand Ballon

C’est vrai qu’après, je l’ai regretté, car j’avais pris l’option la plus difficile…et les deux types m’ont emboité la roue.

Je les entendais discuter derrière moi quand l’un d’eux s’est mis à tousser « comme une bête » (je ne sais d’ailleurs pas quelle bête tousse ainsi?).

Alors je me suis écarté car je craignais qu’il soit atteint du corona…prétexte fallacieux qui m’a permis de « lever le pied ».

Ensuite, comme vous le devinez, j’ai raclé « les fonds de tiroir » pour finir la grimpée. Surtout après l’auberge de la famille Bronner où la pente reste soutenue et où on se fait « rafaler ».

Rien à boire pour les motards, tout est fermé.

Toutes les enseignes sont fermées au Grand Ballon, les étals de Riche sont vides. Mais les randonneurs sont là, en voitures, en motos et…trois cyclistes avec moi.

Riche est toujours fermé
Entre Haag et Markstein
Vallée de la Thur
Le Treh

J’ai pris le Markstein, en grelottant. Même que le guidon tremblait tout seul!

Le Treh

Les 17 km de descente à Kruth m’ont achevé. Je suis allé voir le petit lac rempli à raz bord. On ne peut accéder à la digue en travaux, tous les accès sont fermés. Impossible de faire le tour.

Kruth en eau
Le petit barrage de Kruth est en service

Retour à Thann, un peu groggy en mode hibernation. Il n’y avait que les gros 40 tonnes pour me réveiller.

Parcours enregistré le 23 mai 2019… (voir mon parcours identique du 23 mai 2019)

https://www.openrunner.com/r/999913https://www.openrunner.com/r/99991322

Mes vitesses de tortue
3h20 de travail cardiaque. Un peu long pour moi après le confinement limité à une heure par jour de jogging

Dernier jour confiné

Sans casque pour tromper l’ennemi

On ne pouvait pas rater un jour comme celui-là, le dernier du confinement.

D’autant que le temps était radieux et que demain s’annonce mauvais. J’ai donc pris mon routier qui n’avait pas vu le jour depuis le 14 mars dernier.

Habillé en « civil », l’air de ne pas y croire, j’ai commencé par attaquer plusieurs fois Leimbach par les deux cotés et quand j’ai été chaud, je suis allé « faire » les grandes lignes droites de Thann et Vieux Thann. La RN66 et la route d’Aspach.

J’ai « mangé tout mon forfait temps » jusqu’à la fin. J’en voulais pour mes sous.

La tricherie est toujours possible. Il suffit de renouveler l’attestation au bout de l’heure. Mais on finit par se lasser.

Maintenant nous allons pouvoir reprendre la route qui s’est arrêtée pour moi le 14 mars avec 917 km au compteur…et 300 km de VTT…et 260 km de jogging. Le jogging a été pour moi une porte de sortie intéressante en remplacement du vélo. J’avais commencé la natation profitant du bassin tout près de chez moi et la semaine suivante elle fermait du fait du confinement. On ne sait pas quand les piscines pourront ré-ouvrir…

Balade matutinale

Je ne sais pas combien de temps encore nous allons devoir accepter cette mise en demeure. Nous verrons approcher le 11 mai avec appréhension car il n’est pas certain que les oisifs que nous sommes échapperont à quelques recommandations supplémentaires de ne pas se promener là où bon nous semble.

Nous sommes devenus la variable d’ajustement, ceux qu’on pourra continuer à confiner. Par précaution si les calculs des experts s’avèrent erronés.

Je lis ce matin qu’il est possible qu’on déconfine, qu’on reconfine, qu’on redéconfine au fil du temps…jusqu’à la découverte d’un vaccin.

Les rétifs à la vaccination feront alors grise mine.

Finalement s’il s’agit de vivre en mode alternatif, un certain nombre préfèreront choisir de mettre un point final à l’expérimentation.

Voie verte
Barrière
Route

15h27, Mulhouse

Aujourd’hui, tourisme à vélo. Je suis retourné dans mon ancien fief mulhousien.

Insolite, une robe de mariée pendue au bout d’une fourche (Battenheim) j’ai pas tout compris, pour en savoir plus c’est là

A Soultz, j’ai pris Raedersheim, puis Reguisheim et je suis revenu vers la grande métropole du Haut-Rhin.

La patatoïde du jour

Le long du canal de Dannemarie toujours très prisé, j’ai obliqué vers Didenheim, Morschwiller, puis Burnhaupt.

J’en avais un peu marre à la fin.

Mon fils me le dit « pourquoi tu te fais mal? » La finalité du sport est-elle de se faire du mal? C’est un mal « gentil » si l’on s’y discipline. Et la sensation de bien-être vient après lorsque la fatigue vous rend stone devant l’écran.

C’était un jour de vélo facile. Presque tout plat sans vent rebutant. Il manquait juste le soleil.

https://www.openrunner.com/r/11124231

Un peu mouillé

La Seigneurie recrache à gros bouillons

Il ne devait pas pleuvoir cet après-midi. Mais à Rougemont, j’ai vu foncer sur moi un gros coronimbus qui m’a poursuivi jusqu’à Sentheim. On quitte pas le Haut-Rhin impunément.

Inutile d’arroser

https://www.openrunner.com/r/11113495

Éviter comme moi de vous embourber au km 15 avec des pneus fins! Par temps sec, c’est acceptable.

Le Ramahaye

La vierge et l’enfant de Notre Dame du Chêne. Un rai de lumière inattendu.

J’ai sauté sur la bécane fissa quand j’ai appris qu’on allait devoir affronter une nouvelle fois une tempête de vent cet après-midi.

Je n’étais pas seul, j’ai croisé des cyclos par dizaines qui ne voulaient pas sacrifier la sortie dominicale.

Dix-sept degrés au compteur!

« y’a plus d’saisons mon bon monsieur! »

Je n’avais rien à raconter sur un itinéraire ô combien conventionnel. Alors je me suis arrêté à Notre Dame du Chêne, ce lieu de piété entre Burnhaupt et Heimsbrunn aussi dénommé le Ramahaye.

Le 6 juin 1982, des vandales volent la statue. Elle ne sera jamais retrouvée. L’actuelle statue date de 1983. Elle est due au sculpteur André Bosshart.

Les ex-voto à coté de la chapelle sont émouvants. Moi qui suis incroyant, je les respecte car ils témoignent de parcours spirituels faisant suite souvent à des moments douloureux de la vie de ceux qui laissent un témoignage de grâce ou de remerciement.

Puis j’ai repris ma route.

un parcours de santé conventionnel ce matin avant la tempête annoncée avec tambours et trompettes dans les lucarnes.Le devoir de précaution devient aussi prégnant que le devoir de mémoire.

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