Rouffach

Juste un tour de roue

Montée à Goldbach, avant d’arriver au moulin point de vue magnifique avec les couleurs d’automne

Il n’y avait plus que trois degrés au Vieil Armand. Je suis redescendu avec prudence vu les feuilles sur la route.

Sur cet itinéraire, il y a deux passages à 9%. L’un avant le moulin et l’autre après Goldbach. Je roule à 7/8 km/h avec ces pentes. C’est lent mais je fatigue moins.

je ne roule pas vite, mais j’ai encore la satisfaction d’arriver

Arrivée à Freundstein
A Freundstein
42km/750m

A VTT dans le brouillard

Tronox fête ses cent ans et le fait savoir

En attendant 9 heures, j’ai arpenté l’expo de Tronox le long du Rangen.

Mes confrères sont restés au lit. Il est vrai que le temps ce matin n’était pas engageant avec brouillard et 4°C.

la calcination étape importante du process de fabrication
curieux équipement derrière le tennis de Vieux-Thann. Peut-être une répétition pour le prochain Dakar?

Une usine centenaire, c’est devenu rare en France vu qu’on a tout bazardé en Chine. Et il s’en trouve encore pour dire du mal de cette dernière usine qui mettrait à mal la réputation de notre vignoble.

Cela dit, je ne suis pas dupe, les applications du dioxyde de titane sur nos comprimés pharmaceutiques, sur nos dragées, ça fait mauvais genre. J’en ai aussi dans mes peintures pour faire un beau blanc. En outre cette usine est classée Seveso « niveau haut », il est donc normal qu’on se préoccupe de ces fumées et du risque potentiel.

Neuf heures sonnant à l’horloge de l’église, je pars.

Non sans avoir salué le nouveau membre du club qui est parti seul de son coté, un peu déçu de cette déconvenue.

Au bout de 2km, j’étais réchauffé. Mon casque jaune est moche mais c’est atout pour être vu. En plus la sangle est détendue…et ce n’est pas bien.
Autour du lac, les promeneurs sont là
ma petite luciole de chez Décat fait un peu gadget mais c’est mieux que rien. Et j’en ai une autre sur le casque…plus ma bande jaune rétro sur le sac à dos. Autour du lac aucun risque mais dès qu’on reprend la route c’est utile d’être vu

11 novembre 2022: Snoopy au rendez-vous

C’est en rentrant chez moi que je découvre la trace de mon parcours. Elle ressemble à Snoopy qui renifle une pisse de chien.
Snoopy contemplant sa trace devant l’ordi

Quoi dire d’autre?…

Que j’ai raté mon parcours. Je suis monté par le Steinby jusqu’au Plan Diebold…

Je prends la photo, un joggeuse passe. Elle ira plus vite que moi sur mon vélo. Sauf que dans la descente, je la rattrape. Méfiance avec les joggeuses esseulées, j’ai toujours des craintes infondées…

et après?… après, le chalet Baumann…et après?…c’est parti en vrille.

Au chalet Baumann, je m’y suis repris à trois fois pour ce mauvais selfie

Du n’importe quoi. J’ai flâné du côté du parcours sportif à Leimbach.

Puis botte secrète pour rallonger, je suis allé dans une forêt en friche et dont le chemin de Kurrenweg nécessite de jouer à saute-mouton pour traverser les sapins effondrés.

J’ai le chic d’inaugurer des parcours merdiques.

Pour finir je vais aux cérémonies du 11 novembre. Les petits pompiers casques rouges sont au garde-à-vous à l’entrée du cimetière. La Marseillaise est de bonne qualité, la chorale est parfaite et ne détonne pas.

Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats
Ils viennent jusque dans nos bras
Égorger nos fils, nos compagnes

J’en ai le frisson, ça fout la pétoche.

Du coup, je file chez moi voir si un féroce soldat n’est pas passé par là en mon absence.

20 bornes 500m

Kruth-sur-Mer

Le lac de Kruth est à marée basse

Alors que les travaux de consolidation du barrage de Kruth se poursuivent, une barque sombre.

Aujourd’hui une entreprise italienne venue des Apennins s’affaire au chevet du malade. Allons-nous assister à un naufrage?

Quelques hommes dans la pente, un engin à chenilles pendu au bout d’un treuil.

travail en pente

Un cyclo s’approche. Il suit les travaux comme moi, mais on n’a pas le droit d’approcher. Il me dit  » la précédente entreprise avait vingt-quatre employés et seulement cinq qui travaillaient, les autres regardaient, comme nous ».

Ne jetons pas l’anathème sans savoir ce qui se passe.

Je ne sais pas ce qu’il faut en penser, il me semble que l’entreprise n’est plus la même peut-être à cause des malfaçons constatées au début de l’année.

A l’aller, je me suis offert la montée de Geishouse. J’avais oublié de mettre de l’eau dans le bidon. Heureusement, une brave dame de Geishouse m’a ravitaillé. Il est vrai que je ne m’attendais pas à un tel temps ensoleillé. Au fur et à mesure de la montée, je regrettais d’être tant couvert, le sous-casque: en trop! les gants longs: en trop! la veste: en trop! le cuissard long:….! Bref j’aurais pu monter en maillot de bain. Mais une fois à Kruth et pour le retour, tous ces vêtements ont trouvé leur utilité.

Geishouse toujours aussi beau dans son écrin de verdure

Matin frais

A Sentheim, seulement 4°C ce matin

Au bout de trente bornes de creux et de bosses du coté de la Seigneurie, je suis revenu à la plaine.

  • Roderen-Guewenheim
  • Sentheim-Mortzwiller
  • Mortzwiller- Seigneurie
  • Petitefontaine-Eteimbes
  • la grimpée de la Rue Neuve (toute rapiécée) à Bretten n’est pas mal non plus!
Toutes ces petites bosses mises bout à bout arrivent à faire 500m de déniv.

Attention à bien se couvrir! Ce matin arrivé à Sentheim, mon thermomètre n’indiquait plus que…4°C

Aux rois de la pissotière!

Aucune performance. Mal aux genoux, je m’épargne dans les côtes. Je vais finir par pédaler carré avec les genoux cagneux. Et pas question de vitesse moyenne haute, tout juste du 20/21, je m’en contente. J’ai mis les gants d’hiver et les surchaussures pour garder de la chaleur et aussi la veste. Reste les incontournables et irrépressibles envies qui me font mettre deux fois pied à terre. J’imagine qu’on pourrait faire un club ou une association qu’on appellerait « Aux rois de la pissotière » avec un gueuleton annuel. Je veux bien faire le trésorier ou le secrétaire.

A Bretten les premiers rayons de soleil, bienvenus

Je reviens au vélo

C’est très mauvais comme titre « je reviens au vélo ». Qu’est-ce que ça signifie? je n’ai jamais quitté mon vélo. Mais il se trouve qu’en cette fin de mois d’octobre, je découvre que je me suis laissé aller à la facilité. C’est à dire à courir 45 minutes et c’est tout. La course à pied que l’on nomme CAP est attractive. La preuve, on ne peut plus faire une balade vélo sans rencontrer trois ou quatre coureurs à pied. C’est dire la popularité de ce sport qui est loin d’avoir dit son dernier mot en ces temps où la société est à la recherche d’un antidote à la sédentarité. Je croise parfois des personnes qui affichent plus qu’un surpoids s’essayer à la course. Une course lente qui doit les épuiser.

Comme vous le savez je m’y suis mis lors des restrictions à la circulation cycliste dûe à la Covid. Je peux donc témoigner que la CAP n’est pas facile du tout sur le plan des efforts à fournir, cardiaques, musculaires, respiratoires, articulaires.

Des HOKA à ma main. Pourquoi en changerais-je!

J’arrive à accentuer mes douleurs dans les genoux car la CAP secoue le squelette, mais étrangement je n’ai pas de problèmes au niveau des pieds. Mes chaussures HOKA commencent à être usées et forcément elles sont moins confortables; je vais atteindre 1000 km et j’envisage de les remplacer. Je pense reprendre les mêmes puisque je m’y sens parfaitement à l’aise sur mon terrain habituel, la route goudronnée et les trottoirs.

Donc ce matin, fin de mois, j’ai repris le vélo de route et 50km m’ont suffi.

J’ai toujours cette crainte diffuse en moi d’avoir perdu mon savoir-faire à vélo, d’avoir perdu mes ressources et de devoir mettre pied à terre.

Non, tout va bien.

Plougerneau

Phare de l’île Vierge

Une tentative de marche interrompue par une pluie violente.

Se mettre à l’abri et regarder la mer.

Penn- ar- Bed à Plougasnou

Se laisser guider par les randonneurs bretons. Et c’est tout.

Danjoutin ce matin

Jebay, Magali, Bibi

Ce matin un aller-retour à Danjoutin (agglo de Belfort) au profit de la Randosclérose organisée par la Denfert Cyclo.

Marche: 9km

VTT: 20/40/60

Route: 35/85

Pour nous trois, nous nous sommes contentés de l’aller-retour depuis Thann soit 77km.

Il faisait 4 degrés à Soppe-le-Haut.

A l’aller par la nationale,

au retour par Bellemagny

Tout ça mené tambour battant à 25 l’aller et 22.5 le retour. 700m de déniv.

Sternenberg, la casemate

silhouette d’enfant soldat (l’iconographie de la guerre n’a peur de rien)

Je suis passé par là ce matin. En haut de Sternenberg, on peut voir cette casemate restaurée (image ci-dessous) et dans laquelle il est possible de dormir. Les munitions ne sont pas fournies. Tout le texte qui suit est mentionné sur place…

Mater depuis la casemate, le long de la lisière forestière au loin, la vallée du Soultzbach

A partir de septembre 1914 le front se stabilisa sur une ligne Pfetterhouse Bisel-Carspach-Eglingen-Ammerzwiller-Burnhaupt. Néanmoins, pour assurer la défense de la place de Belfort, les français érigèrent des blockhaus sur une seconde ligne dès l’année 1915.

Dans la forêt de Sternenberg, le Génie avait créé une plateforme ferrée et des quais permettant le stockage des armes et munitions destinées à l’ensemble du front de la Doller, de la vallée du Soultzbach et du vallon du Traubach. Des traces de ces voies stratégiques et de stockage, accessibles depuis les gares de Lachapelle-sous-Rougemont, Mortzwiller, Vauthiermont sont encore bien visibles de nos jours.

parcours de mémoire


Nous vous conseillons également de visiter les casemates les plus remarquables du secteur, situées sur les bans de Bréchaumont et Manspach.
Les pupitres de nos circuits de mémoire vous livrent quelques informations historiques mais aussi des messages envoyés par les soldats engagés sur ce front à leurs familles.
Ligne de front stabilisée fin 1914 Seconde ligne française, fortifiée à partir de 1915
Ce dispositif fut constamment renforcé avec l’apparition des tôles circulaires dites Métro créés par les usines Japy et que les cimentiers du Génie utilisèrent pour coffrer les casemates de forme circulaire. A la fin du conflit sur cette seconde ligne reliant Pfetterhouse à Dannemarie puis à Guevenheim, ce sont plus de 80 ouvrages bétonnés qui ont été recensés. Le circuit jaune, de ce sentier de mémoire vous permet d’en découvrir sept. Les français érigèrent même une 3º ligne de blockhaus sur les hauts de Bréchaumont-Bellemagny Éteimbes.

chambre au sous-sol, terrasse à l’étage

…l’alcool, y compris le champagne, coulait à flot

Des tranchées y ont été creusées dès le début des hostilités pour palier à toute rupture du front. Ainsi, il nous reste bien de traces d’abris souterrains et surtout 3 casemates dont celle-ci érigée par une entreprise de travaux publics en 1915 (date gravée au sommet de l’ouvrage). Deux autres casemates réalisées vers la fin de la guerre se trouvant à 100 m des premières maisons sont de forme circulaire car ayant bénéficié d’un coffrage métallique issu des usines Japy (celles qui réalisèrent aussi le fameux casque Adrian). De dimensions modestes, nos casemates servirent surtout de points de surveillance même si elles sont pourvues d’un ancrage pour mitrailleuse.
La présence nombreuse de la soldatesque, contribua à l’animation dans la localité. Un second bistrot, le Cheval Blanc, vit le jour dès le début de l’année 1915 car l’alcool, y compris le champagne, coulait à flot. Les soldats étaient de repos pour trois jours avant de regagner le front. Les habitants qui avaient noués bien des amitiés avec les poilus guettaient à chaque fois leur retour avec appréhension.

Fûts de vin entreposés devant le café de l’Etoile (un réconfort décisif)

On peut même y dormir…

L’Insolite Casemate de Sternenberg et cet abri peuvent être mis à votre disposition pour une ou plusieurs nuits.
Vous aurez à votre disposition 2 couchages superposés composés de matelas mousse et de 2 oreillers (pas la couette ou sac de couchage).
La location se fait via le site des Gites de France ou
directement en téléphonant au 07.89.26.33.91. En même temps que la clé, nous vous emmènerons de
l’eau.
Sur place vous aurez le matériel nécessaire à la cuisson, les toilettes sèches. Les douches se trouvent à 1km à coté de la mairie.

Tarifs de location


20 € la nuit hors taxe de séjour (0.30 € par pers/nuit)
130, 20 € la semaine pour 2 personnes taxes comprises.
Intérieur du Gite
Toilettes sèches à 25 mètres du Gite
Toilettes comprenant, lavabos, wc et douches à 1 km de ce lieu
für 2 personnen
die nacht 20,60 €
Anruf: 07.89.26.33.91.
und 130,20 € für die woche

Voir mon parcours du jour…

https://www.openrunner.com/route-details/15661783

autres parcours de mémoire…

Visite de chantiers

vendanges au Rangen
les vendangeurs
Terrassements barreau de Vieux-Thann
une emprise généreuse
coté Alba

Mon tour fait 31 km et 380m. Les bosses sont difficiles.

C’est une réminiscence professionnelle, j’aime visiter les chantiers.

Je n’en dirai pas plus.

le lac réduit à l’état de mare
Leimbach

Cycling in the Rain

la pause imperméable

Jour de pluie, les plans tombent à l’eau. Pas de chance pour les Randos de la Commanderie.

Je sais que c’est déprimant pour les membres qui s’investissent de voir leurs préparatifs réduits à néant par manque de participants. Mais ils auront pu compter sur les inconditionnels du vélo tous temps, je l’espère.

Le pire étant de devoir retourner le soir dans les chemins retirer les rubalises et les panonceaux.

A neuf heures, j’ai cru à une éclaircie.

Elle s’appelle Micheline, non? J’ai tout faux, les puristes vont me dire que c’est une Caravelle X4395

J’ai grimpé jusqu’à Rammersmatt où la pluie s’est invitée à nouveau. Après avoir revêtu l’imper, j’ai poussé jusqu’à Bourbach, puis Sentheim.

Wattwiller, l’eau

Les habitants de Wattwiller bénéficient d’un droit historique d’accès à l’eau mais la municipalité et les Grandes Sources de Wattwiller ont décidé d’en faire bénéficier l’ensemble des habitants de la région.

Les LUNDI, MERCREDI et SAMEDI, les habitants de la commune munis de badges peuvent activer la fontaine en passant celui-ci devant la borne.

cure thermale pour mon bidon et mon vélo ira plus vite

Les 4 autres jours de la semaine, la fontaine coulera en permanence.

C’est donc dimanche, mardi, jeudi et vendredi qu’on dispose de l’eau librement. (limité à deux litres)

Raz de l’eau

Durant cent ans, jusqu’en 1968, le train de Palavas a transporté les Montpelliérains.
J’ai longtemps cherché comment traverser les rocades à Pérols
Finalement je suis passé sous la voie rapide pour rejoindre les Cabanes de Pérols
Longer l’étang de Maugio
Un avion de l’aéropostale en fâcheuse posture qui a raté son atterrissage lors de l’orage dernier. Relever un avion comme ça en limitant les dégâts va prendre du temps. Pour l’heure plus aucun mouvement aérien a l’aéroport

Bord de l’eau

Pas content

Tour de route ordinaire sur mes anciennes terres.

Même jeune, le lama apparait mécontent avec sa tête renfrognée. C’est dans sa nature. Il n’est sensible à rien, surtout pas à ma présence. Il m’ignore le lama avec son casque en duvet.

Patatoïdal

Enfin un temps de saison. Il faudra attendre 10 heures pour voir se dissiper la brume matinale (Balschwiller).

A coup de zig et de ,, j’obtiens un parcours patatoïdal qui me ramène à la maison. C’est le 1er septembre et comme par hasard, ce jour semble sorti de l’histoire ancienne. C’est à dire avec des brumes, de la fraîcheur et un soleil timide, bref un temps qu’on ne connaissait plus depuis longtemps.

Autun- Auxy à VTT

Parcours trouvé sur Openrunner. Itinéraire agréable au cœur du Parc Régional du Morvan.

Des sentiers à l’ombre. Mais attention à ne pas se tromper. Ici très peu de fléchage.
Retour par le sentier des cascades Couecou
La pierre de Couhard
27 km et 450m

Regards à VTT

j’ai opté pour l’ancien
Le Fatbike à Roland (Blosen)
la grosse libellule de Roland
John Cockerill investit dans l’hydrogène et le solaire (Aspach-le-Haut)
nature
vestige de canicule
Ford 1928
puis elle est partie sur la 2×2 voies à 80 km/h
il faut avoir l’esprit tordu pour édicter une somme d’interdits aussi longue (Cernay)
nature
monument discret entretenu modestement (Ball-trap Cernay)
paravent pour cyclistes, le maïs a toute sa raison d’être, ballon au loin
arbre mort, le chemin est dévié par les randonneurs (centre de tri Vieux-Thann)

Essai vidéo

J’essaie un support vidéo sur le guidon.

C’est un support pour smartphone.

J’ai déjà essayé la vidéo dans le passé sans jamais aboutir à des résultats convaincants. La vidéo demande du matériel et du travail pour être intéressante.

Devenir youtubeur ce n’est pas mon truc. Je reste blogueur.

Ces essais ci-dessous ne sont donc pas destinés à être pérennisés.

D’autant que ce bazar installé sur le guidon est éminemment fragile et encombrant.

Passons à mes clips de ce soir bruts de décoffrage filmés avec un Iphone 11

Tiens un chemin inconnu à coté de chez moi
Je continue
Bonjour madame
J’arrive à me perdre au parcours de santé
Bonsoir messieurs
Retour à Thann

Si vous avez eu la patience d’aller au bout, merci. On voit clairement les limites de l’exercice. Fixer un iphone sur le guidon peut convenir tant qu’on roule sur route, sur un chemin c’est inexploitable. Il faut du matériel qui compense les vibrations.

L’exercice s’arrêtera là. Je n’ai perdu que neuf euros avec ce support.

Glasshütte avec Etoile 78

Magali et Daniel

C’est toujours un peu émouvant lorsqu’on découvre la pente à la sortie de Rimbach-près-Guebwiller.

Openrunner va jusqu’à indiquer des passages à 18%. Non, c’est abuser à mon avis.

Mais on s’y fait.

Magali et Jebay

51km et 800m de D+ en passant par les Violettes au retour.

Mon dernier passage à la Glasshütte remonte à 2018. J’étais à VTT

c’est un parcours en courbe de Gauss (voir la trace Op)

Le tour du mercredi

Abbaye Notre-Dame de Thierenbach

C’est un tour de mercredi, inhabituel pour moi.

C’est le jour où je coupe la semaine en deux. Un tour qui vient remplacer ceux du mardi et du jeudi.

Ce temps là me rend la vie impossible. Au lieu de profiter d’août, j’en souffre. C’est la marque des vieux, indéniablement. Ils souffrent davantage de la chaleur.

Pédaler avec 28 au compteur, non! Surtout que j’ai déjà donné en juillet.

Alors à onze heures, je suis at home-misé

J’ai finassé pour éviter de grimper un truc dur. D’abord, j’ai mal aux genoux, alors je dois me calmer.

Au Gros Chêne de la route du col Amic, j’ai pris les Violettes. Puis je me suis traîné jusqu’au Petit Prince et demi-tour.

Presque un tour de retraité-fonctionnaire du vélo!

62km/300m
on appelle ça piste cyclable (Petit Prince). Un jour un fonctionnaire territorial a mis de la peinture pour signaler, il y a très longtemps. Puis plus rien. Et on se plait encore à mentionner la France parmi les puissances mondiales. On a le droit d’avoir honte avec moi qui ait consacré presque 40 ans de ma vie au service public.

Décaniculation

Le Sundgau recèle des bosses redoutables pour les cyclistes. Prière de prendre son élan. La masse orageuse s’éloigne vers la Forêt Noire.

Il va falloir s’habituer à de nouveaux néologismes liés au climat.

Ma commune arrache du macadam là où elle peut pour le remplacer par du pavage béton. But de la manip: désimperméabilisation des sols qui empêchent l’eau de pluie de s’écouler sous terre.

Moi ce matin, j’ai inventé décaniculation. C’est à dire assister à la fin de la canicule. Ou décaniller, si vous préférez. Dix-sept degrés au départ, je n’ai pas hésité depuis que j’étais terré chez moi, somnolent, ruisselant à ne rien faire. On dit que les pluies ne reviendront qu’après le 15 août.

J’ai filé jusqu’à Altkirch avec un vent de travers du nord-est. Le Sundgau était encore mouillé par endroits en témoignage d’une averse récente.

Le machinisme agricole inspire les agriculteurs à Dietwiller

Puis j’ai refait les bosses d’antan jusqu’à Landser.

A Schlierbach, j’ai cherché l’accès à la piste forestière de la Hardt pour commencer le retour.

J’essayais mes petits mignons encore neufs quand Jean au loin est arrivé. Il m’a dit « tu bombardes »
En abordant Mulhouse, l’herbe a la couleur d’un maïs fauché sous l’effet de la sécheresse
Mulhouse, le grand canal devant Peugeot

Jean. Oui, dans cette grande ligne droite isolée, je croise Jean. On va bavarder de tout et de rien.

Puis je m’inquiète de l’heure et de la traversée de Mulhouse que j’aborde de biais. Un peu comme les Sioux à la nage. On perd beaucoup de temps à s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct.

s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct. Les cyclistes n’ont pas le privilège des 4 voies rectilignes pour traverser une ville
J’arrive à Heimsbrunn. Compteur non démarré

Curieuse ligne droite Thann-Heimsbrunn. Compteur arrêté, Garmin trace un segment de droite….et commence à compter à Heimsbrunn.

Je n’aime pas ça, j’ai le sentiment d’être volé de mes efforts.

Si je trace mon départ avec Openrunner, il me manque 15 km.

C’est puéril, je sais.

Je reconstruis mon début de parcours avec Openrunner, ce qui fait 99 km en tout

Seigneurie

Max nous a bien reçus à la Seigneurie
Bourbach-le-Haut

On a pris la route de Rammersmatt, Daniel et moi. Et comme ça allait bien, on a poursuivi jusqu’à Bourbach-le-Haut. Attention à Bourbach, la fontaine est fermée!

Après Bourbach, le Schirm est une formalité. Masevaux arrive vite.

Puis on prend la Seigneurie et un café. Merci Max! Les grosses carpes se dorent la pilule.

On rentre en longeant le Soultzbach jusqu’à Soppe-le-Bas. La grimpée de Soppe est casse-patte. Puis Michelbach, Cernay et Wattwiller pour finir. ça fait 700m quand même pour nos petites jambes.

A Wattwiller, la fontaine est ouverte.

https://www.openrunner.com/route-details/15250814

Une soirée à Mulhouse

J’ai fait « mon vélo » en soirée.

Hier soir, j’ai pris mon routier pour rejoindre la capitale mulhousienne.

A 19 heures, il fait bon. Je file même bon train le long de la Thur avant de bifurquer sur Wittelsheim et de rejoindre Pfastatt.

Après tout est question de flair. Je défie à quiconque de me dire quel est le meilleur chemin pour rejoindre à vélo la rue du Sauvage au centre de Mulhouse. Dans le passé j’ai révisé ce parcours avec mes amis du CADReS.

Il faut donc atteindre le fameux pont de Bourtzwiller qui enjambe l’A36 et qui fait tant causer les cyclistes…et ensuite se faufiler.

Une fois passé le pont de l’Ill, regardez où je passe…

vous voyez, c’est tout simple et tout droit et j’évite l’avenue de Colmar

J’emprunte un itinéraire fléché « centre historique ».

C’est tout simple et tout droit, c’est vite dit. Il faut compter avec les nombreuses intersections, une quinzaine (!), où vous risquez à tout moment la collision. ..et un chapeau de gendarme rue de l’Economie où l’on circule parmi les travaux. Donc avancer avec prudence.

Pour le retour de nuit, il faut être équipé en conséquence.

Lampes et gilet de sécurité. Avancer lentement pour quitter la ville car les jeunes riverains occupent souvent les rues. J’ai commis une erreur en prenant un sens interdit non autorisé aux vélos, la rue du Colombier et la voiture en face a été surprise…

remonter la rue du Colombier, c’est interdit

Une fois hors l’agglo, tout va bien. La piste de la Thur est fraîche et déserte sauf sur la passerelle occupée par les jeunes du voisinage. Seules les pompes à maïs achèvent d’assécher la rivière et au passage je me prends une giboulée impromptue.

Il est indispensable d’avoir un bon phare qui éclaire toutes les aspérités du sol…et aussi les noctambules.

Cette piste de la Thur a mauvaise réputation la nuit, à tort ou à raison. Elle est pourtant indispensable en tant qu’itinéraire vélo.

Rouler de nuit implique la limitation d’éléments sensoriels indispensables à vélo comme la vue, on a moins de perspective et le ressenti de l’équilibre peut-être faussé par les aspérités du sol, le surgissement d’ombres parasites. Toujours se méfier du surgissement d’animaux sauvages.

A vingt-trois heures, je suis arrivé.

Avant dix heures

8h45, je suis à Gildwiller, j’ai de quoi rentrer avant 10 heures

Pour éviter la chaleur, partir tôt. L’inconvénient de partir tôt, c’est qu’on rencontre le flux des actifs qui partent travailler. Bien garder la bordure!

EGLISE NOTRE DAME DE GILDWILLER
Ce site de pèlerinage remonte au début du christianisme. D’après une légende, les communautés de Gildwiller et Falkwiller avaient d’abord voulu construire leur église dans le vallon, entre les deux villages. Les ouvriers qui travaillaient à la construction ont eu la surprise un matin de ne plus retrouver leurs outils: ceux-ci se trouvaient sur le Mont de Gildwiller. La deuxième nuit, le même déplacement nocturne a eu lieu. La troisième nuit, les villageois firent dormir des gardes sur place: ils se réveillèrent avec les outils… sur le Mont ! C’était un signe la vierge voulait que l’on construise l’église à cet emplacement.

Le chemin de Croix est interdit aux cyclistes, y compris aux impénitents

C’est cloche, alors…

Après un incendie en 1915, quatre nouvelles cloches ont été inaugurées en 1927. Elles pèsent respectivement 330, 275, 115 et 55 kilos. Richement ornées d’angelots et de frises, ces cloches ne sont malheureusement pas d’une grande justesse musicale. Il n’en reste pas moins que cette sonnerie est la plus grosse du canton de Dannemarie après celle de Balschwiller.

Maxouvélo

Goldbach depuis Freundstein

Salut à ce collègue qui au Vieil Armand m’a dit « salut Maxouvélo ».

C’est la montée que je n’aime pas, celle du Vieil Armand. Dès Uffholtz, ça grimpe. Il me faut une heure pour effectuer les 10 bornes avec un cardio qui oscille entre 140 et 150. Je ne peux donc faire mieux. Ce qui est « angoissant » c’est de voir des athlètes vous doubler, souvent des quadras qui me laissent admiratif. Ils filent. Je manque de peu le cul d’une bouteille de Smirnoff. Je descends, je retire tous les débris. Et puis sur les 10 kilomètres de montée, l’inévitable ce sont les motos. Je ne mens pas, au moins cinquante motos dont beaucoup de Britanniques aujourd’hui. J’ai mis mon feu rouge clignotant. Si ça peut servir à quelque chose…

Devant moi un cyclo qui débouche au carrefour de Wattwiller; un cyclo « à ma main ». Je veux dire qu’il grimpe comme moi et je resterai trente mètres derrière jusqu’au petit pont en bas de la dernière ligne droite. Je suis dans sa roue et il me dit qu’il cherche un dernier pignon. J’aime les gars humbles qui se laissent surprendre dans la dernière bosse par un petit coup de moins bien.

Il s’arrête à l’ossuaire.

Et il me dit la semaine dernière j’ai fait le tour de la vallée de la Thur à pied (100km).

  • Avec la tente? ou en auberge?
  • Non en 24 heures
  • J’ai trouvé cette vidéo de 2015…
mon tour court du jour. seulement 37km et 735m

Camping à vélo, l’histoire

J’ai tenté l’expérience du camping à vélo à partir du 14 juillet dernier. Une séquence de cinq jours dans une atmosphère pas favorable au vélo…et au camping puisque nous étions dans une vague de chaleur avec de nombreux feux ça et là, notamment dans les Landes. J’ai moi-même assisté à l’embrasement d’un champ à Prez-sous-Lafauche.

Mais j’étais parti, il fallait donc assumer mon projet.

Pourquoi camper alors que les fois précédentes j’allais à l’hôtel ou en gîte?

Pour voir!

Pour mieux faire corps avec le plus basique des voyages, aller à vélo et dormir simplement. Pas à la belle étoile cependant comme le font certains baroudeurs à vélo seulement équipés d’un sac de couchage avec bivy et tarp.

Alternative à la tente

voila un bivy qui coûte 185 euros (poids 1130gr)
tarp, abri sommaire 24euris, 1.350 gr

J’ai donc emporté avec moi une tente basique et peu chère de chez Décathlon

tente MH100 Decathlon 30€ de 2.600gr
  • un sac de couchage 800 gr
  • un matelas autogonflant 800 gr
  • l’oreiller gonflable 93 gr indispensable pour dormir de coté

Etonnamment si, le miracle s’est produit. Arrivé fatigué, ce n’est pas une corvée supplémentaire. Le matelas remplit son office en soufflant juste pour ajuster la pression à votre convenance et la tente est montée instantanément du fait de ses tringles de soutènement sans être obligé d’installer tous les piquets et les galons d’arrimage.

C’était donc peu onéreux et je me doutais qu’il ne fallait pas en attendre des miracles.

Mon vélo de route à pneus fins chargés à l’extrême pesait 22kg, plus moi 78kg plus un sac à dos contenant mes vêtements 2.800kg.

  • soit au total 102 kg. C’est donc moi qui fait le poids!

Un vélo pas vraiment adapté à la formule cyclo-camping, je m’en apercevrai plus tard, mais dont la légèreté m’a permis d’assurer une certaine motricité. De façon régulière, j’ai voyagé à 18 km/h et pédalé en tout 36h30 pendant ces cinq journées. Autrement dit « j’ai fait » 7 heures de vélo tous les jours… Pour approfondir le sujet du vélo, il faudrait se tourner vers le gravel avec des pneus acceptant les pistes dégradées, pourvu d’ancrages sacoches à l’avant et plus facile à enjamber.

L’autre inconnue était: mes dérailleurs Di2 allaient-ils résister?

La réponse est oui. Je suis en effet équipé de dérailleurs électriques et il y a donc une batterie qui les alimente. Je l’ai chargée avant le départ et j’ai emporté le chargeur (très léger) avec moi. Je n’en ai pas eu besoin. Installés en 2014, ils me donnent toujours satisfaction. Ma crainte était leur forte sollicitation au cours du voyage. En vélo-camping, il faut jouer du braquet souvent.

Pourquoi je suis contre le cintre plat qui équipe de nombreux cycles de voyage?

Je tiens à mon cintre course car j’ai trois positions à ma disposition pour placer mes mains (je n’utilise pas la quatrième en bas du cintre). Avoir trois positions, c’est du confort pour les mains, les épaules et le dos car au bout de plusieurs heures de pédalage, on cherche à éviter les douleurs naissantes en changeant de position pour se décontracter

  • position classique
  • position cocotte
  • position bossage de cocotte pour un peu d’aérodynamisme

Je ne suis pas allé au bout de l’autonomie totale puisque je n’avais pas de quoi cuisiner. Je me suis donc approvisionné en nourriture au gré de ce que je trouvais le long de mon périple. Tous les campings ne font pas de restauration, il faut donc avoir de quoi manger froid avec soi ou retourner à la ville avec son vélo (ou à pied, cas rare)

14 juillet Thann-Besançon

https://www.openrunner.com/route-details/15171853

A vrai dire, je ne sais pas vraiment jusqu’où j’irai en quittant Thann. Besançon est un vague point d’aboutissement trop incertain en fonction des conditions rencontrées.

1/ je n’ai plus d’expérience telle depuis 2018 avec le vélo de route où je suis allé à Valjoly

2/ je ne sais pas comment va se comporter mon chargement nouveau avec la tente, le matelas et le sac de couchage…sans compter avec un sac à dos qui me rend la vie encore plus difficile. J’ai bien conscience que mon équipage est hors norme: un centre de gravité haut, pas de poids à l’avant contrairement à tous les préceptes du cyclo-camping.

3/ dernière inconnue: le cycliste. Mon entraînement physique avant de partir

  • 1481 km de route
  • 978 km de VTT
  • 169 km de CAP (course à pied)

et aussi un handicap lié à la chaleur rencontrée, et l’adaptation à gérer des braquets réduits en permanence. J’ai un 33×32 max. pour les pentes soit sensiblement un rapport de un tour de pédale pour un tour de roue. (développement approximatif en roue de 700 :2.10m, en roue de 26 : 2m)

Le camping le plus près de Chalindrey est à 10km

En 2018, j’ai réservé mes gites à l’avance; cette fois avec une tente, je me suis senti plus libre de mon itinéraire et de mon point d’arrivée. Cependant mieux vaut localiser les campings sur l’itinéraire avant le départ car j’ai dû parcourir parfois jusqu’à dix kilomètres en plus ou revenir sur mes pas. Enfin certaines petites villes n’ont pas de camping et c’est fâcheux de le découvrir une fois sur place comme à Chalindrey où le camping le plus proche (La Croix d’Arles) est à 10 km.

Dès que je quitte Thann, je monte Michelbach avec mon bagage arrière qui oscille dès que je tente de grimper en danseuse. C’est le défaut de cette sacoche Topeak fixée sur le tube de selle sur une plate-forme.

Donc rester assis!

Puis vient la côte de Soppe-le-Bas, redoutable! Une bonne côte qui vous permet de mesurer le poids de la bête. C’est mathématique, la composante poids vous ralentit dans les montées…et vous accélère dans les descentes comme si vous aviez un tandem.

Tout de suite, j’ai pensé à mes roues légères et à les préserver. L’accélération centripète sur les jantes, les moyeux et les rayons peut vous conduire à la casse du fait de la charge en passant sur les aspérités…et aussi en premier lieu à l’éclatement.

Autre phénomène connu, le guidonnage. Votre guidon se met à trembler par un défaut d’équilibrage des masses. Il faut donc le maintenir en permanence.

Mon premier apprentissage étant réalisé, j’atteins Sevenans au sud de Belfort et la fameuse « Coulée Verte » aussi dénommée « Eurovélo 6 » qui va me mener à Montbéliard.

Coulée Verte ou Eurovélo 6

Mon GPS me fait traverser Montbéliard.

Le Grand Hôtel et l’immeuble Lion Peugeot face à la gare de Montbéliard
Montbéliard, le château des ducs de Wurtemberg est un château fort français du xiiie siècle 

Puis je longe à nouveau le canal du Rhône au Rhin. Pas longtemps. A Bavans, je pars sur Lougres, j’ai du me tromper de coté…puis après L’Isle-sur-le-Doubs, je suis dévié, piste cyclable fermée. Au km 91, on nous dirige vers Soye qui comporte 150 mètres de dénivelée. Manifestement, les services de la voirie s’en foutent de la dénivelée infligée aux cyclistes.

Finalement à la sortie de Soye, je suis dégoutté et surtout mort de fatigue. Je n’arrive même pas à manger la pizza froide que je traîne sur le toit de mes sacoches. Je m’allonge par terre sous un arbre, mon sac à dos comme oreiller et je dors.

A Pompierre-sur-Doubs, je reprend goût à la vie

La petite mairie est à croquer

La maison commune des citoyens de Pompierre-sur-Doubs
Un crucifix et un clocher comtois

Me voici sur les rives du Doubs

Le Doubs devenu navigable

A Clerval, je cherche de l’eau

Il faut le savoir, les pistes cyclables souvent dénommées Voies Vertes ne comportent que très peu de services. Comme la délivrance d’eau par exemple. Comment faire du vélo en plein été alors que notre seul carburant, l’eau, est absent!

Alors on cherche. On quitte la piste, on cherche un cimetière ou une fontaine d’eau potable, ce qui est devenue très rare.

Je m’arrête au musée de Clerval…rien!

pas un point d’eau au musée de la mémoire et de la paix de Clerval

…alors je grimpe jusqu’au camping où je ne trouve que le robinet destiné à rincer les cassettes des WC de camping-cars. Bonjour l’hygiène!

Je reviendrai bientôt sur l’accueil des cyclistes dans les campings.

A Baume-les-Dames, je passe devant la Capitainerie, un gite agréable où j’ai fait une halte en 2015 avec mon ami Prosper

La Capitainerie, Baume-les-Dames

Rapidement, je viens à nouveau à manquer d’eau. J’ai un bidon de 800ml (j’ai calculé avoir consommé 4l/100 d’eau!). Tout est affaire de compromis et de spéculation. A VTT, méfiance, il faut prendre des réserves dans un Camelbag, en route on compte sur un point d’eau qui en définitive tarde à arriver.

Je quitte à nouveau la Voie Verte et arpente un village où tout est clos. Enfin une dame me signale une pompe à la sortie du village. J’y file.

Enfin une pompe! il faudrait signaler les points d’eau sur la VV comme on signale les pompes à essence sur autoroute.

J’arrive à Besançon. A l’entrée de la Voie Verte sous la Citadelle, je m’arrête. Il est déjà tard. J’ai 161km dans les jambes. Je n’ai qu’une envie, trouver un camping.

J’interroge mon internet. C’est compliqué. Je n’arrive pas à trouver vers lequel aller. Finalement j’opte pour celui qui se fait appeler « Camping Besançon Chalezeule ».

Celui-là, je ne l’ai pas tracé sur mon GPS…et je comprends qu’il faut faire demi-tour.

Et vlan! 8km de rab pour trouver le camping Besançon Chalezeule. Au total pour cette journée 169 km.

Je vous passe les détails pour rejoindre le camping.

Arrivé sur place, la queue à la réception. J’ai réussi à payer ma facture de 16,25€ à 19h10.

L’entrée du camping de Besançon-Chalezeule

Il faut que je vous conte l’épisode de la réception…

La réception du camping est à l’étage, idéal pour les voyageurs fourbus. Alors commence un scénario kafkaïen. Ce camping est un établissement public local (code NAF 5530Z) et j’imagine que son personnel relève de l’administration publique. On est donc réglo sur les horaires. Alors que les vacanciers arrivent, deux employés derrière le comptoir. Une personne attend au premier guichet, je me poste devant le second…rien ne se passe. Puis le premier employé lève la tête et dit à mon voisin  » j’ai fini mon service, c’est mon collègue qui va vous prendre« . Comme je n’ai pas encore commencé mes tractations, je laisse la place à mon voisin par amabilité et il me remercie.

Mais un nouveau problème surgit. Etant déjà installé dans les lieux, le client voudrait simplement qu’on lui délivrât la prise électrique adhoc qui permet d’obtenir le courant électrique sur sa caravane…

  • à louer ou à acheter? lui demande l’employé
  • à acheter, répond le vacancier
  • ça ne va pas être simple car les prises sont nouvelles et elles sont plus chères, c’est 12 euros au lieu de 10
  • ce n’est pas grave, je suis prêt à mettre 12 euros dit le vacancier
  • oui, mais sur mon écran c’est toujours l’ancien prix…
  • ce n’est pas grave, je vous donne 10 euros et je vous donne une pièce pour vous de 2 euros
  • !!!vous n’y songez pas Monsieur, j’ai des enfants, je ne mange pas de ce pain là

La situation semble bloquée quand le deuxième employé sur le départ vient débloquer la situation, le monsieur paiera 10 euros et il aura la prise à 12 euros.

Ouf! mon tour arrive alors que les Néerlandais derrière moi s’impatientent

D’abord présenter sa carte d’identité et attendre que l’employé rentre toutes vos cordonnées dans sa base de données…je m’interroge est-ce légal? La réponse est que les fiches de police ne sont applicables qu’aux étrangers (plus de détails ici sur le site de la CNIL)

Je paie donc 16euros 25 et je dois attendre l’impression de ma facture sur deux pages format A4, la deuxième page servant à imprimer la mention « Merci de votre visite, à bientôt ».

Je vais pouvoir expérimenter le montage de ma tente pas encore déballée de son étui.

Hourra! j’ai réussi à monter ma tente du premier coup et j’ai un excellent appui pour mon vélo où je peux y accrocher les antivols.

Se doucher vite car le resto n’attend pas. Aujourd’hui, 14 juillet, c’est repas amélioré, c’est à dire 20 euros…pour une fricassée de poissons avec des frites. Sur la terrasse, c’est possible? non, c’est complet. A l’intérieur.

Dehors une bande sons des années 70 défile avec la voix du DJ qui s’époumone. Parfois sa compagne vient à son secours.

Je vais m’endormir vers minuit avec Polnareff qui me crie qu’on ira tous au paradis. Même moi.

Cinq heures du matin, je sursaute. J’ai pas fait gaffe, le camping est au bord de la voie rapide D683. L’activité routière sous les pétarades des motos et des camions démarre à fond comme s’il fallait rattraper le temps perdu du 14 juillet.

Je démonte la tente. Je fuis.

15 juillet Besançon-Langres

https://www.openrunner.com/route-details/15171856

Plus question de Voie Verte. Quitter Besançon vers le nord est un parcours du combattant. J’arrive enfin à traverser la A36 et à rejoindre les Auxons.

J’ai entretemps avalé un café et mangé un croissant en quittant la périphérie de la ville non loin de Carrefour.

quitter Besançon par le nord, un parcours du combattant

Comment le dire? Traverser à vélo la Haute-Saône dans le sens sud-nord n’a rien de folichon.

je vais affronter de longues rampes sans âme

Pas grand chose pour satisfaire le voyageur à vélo. Quelques autos me dépassent à des vitesses folles, bien au-delà de ce qui est permis.

A la Chapelle-Saint-Quillain, la fontaine-abreuvoir a été mise en valeur.

Finalement au km 55, je vais trouver un endroit sympa où déjeuner, le port de plaisance de Savoyeux sur la Saône.

A Seveux-Mothey, peu avant le port, la boulangère m’a chauffé une pizza, encore une! et a consenti à me vendre sa dernière banane ainsi qu’un paquet de madeleines longues.

Au port, une pizza rectangulaire, une banane…et de l’eau aux sanitaires du port.

Puis je sors mon linge mouillé je le fais sécher sur le plan et je fais la sieste.

A propos de linge, j’ai emporté deux tenues cyclistes avec casquette et manchettes (les manchettes évitent les coups de soleil quand il est au zénith) dont une portée sur moi et une tenue « civile » ainsi qu’une paire d’espadrilles. Pour compléter le sujet des bagages, j’ai à l’avant dans le sac de guidon le matériel électrique, batteries, cordons divers, chargeurs; dans le sac de cadre le téléphone, le matériel de réparation sommaire; dans le sac à dos les vêtements; dans les sacoches: la tente, le matelas, le sac de couchage, les espadrilles, la trousse de toilette, les antivols; dans la boite ronde de porte-bidon l’imperméable. Penser à vous enduire de crème solaire plusieurs fois chaque jour. Le bandana avec rabat sur la nuque protège aussi du soleil. Ne discutons pas, j’ai fait mes 650km avec le casque.

Je ne rentre plus dans cette polémique qui resurgit périodiquement entre les pro et les anti-casques. Il est vrai que nombre de cyclo-campeurs voyagent avec des chapeaux de brousse sur les Voies Vertes.

Avant de partir, je réussis à recharger mon téléphone sur la prise du lavabo. Recharger son téléphone est un vrai problème si on ne dispose pas d’une source additionnelle. Ma batterie solaire s’avère insuffisante et mon vélo n’est pas équipé d’un alternateur de moyeu.

Pour mon GPS, c’est différent. C’est un Garmin 62S équipés de batteries amovibles. J’ai avec moi 10 batteries qui m’assurent largement le voyage sur cinq jours. En dernier recours, je peux me procurer des piles AA dans le commerce.

Puis mon parcours se poursuit dans la même monotonie sous un soleil de plomb

Larret, une minute…d’arrêt

Larret

A Grenant, il me faut absolument trouver de l’eau

Mes forces manquent et j’épargne mes dernières gorgées d’eau déjà depuis plusieurs kilomètres. Le signe qui ne trompe pas, c’est la sécheresse de la bouche et des lèvres. Il faut vite agir. Les gens m’observent, les chiens aboient. Un touriste à vélo ici, c’est incongru.

Généralement, le cimetière est à coté de l’église. On n’a donc pas loin à aller pour le dernier voyage. Là c’est le cas. Un tuyau et un robinet m’attendent. Je fais couler. Au centre du village, on a de l’eau plutôt correcte tout de suite sur le plan bactériologique. A la sortie des villages, faire couler pour purger les moisissures qui s’accumulent dans la conduite et qui conviennent très bien aux défunts mais pas aux cyclistes.

L’eau salvatrice de Grenant

Je suis au km 83 soit 5 heures de pédalage. Je reprends ma route.

Enfin Langres!

J’avais envisagé faire halte à Chalindrey mais aucun camping signalé. Alors ce sera Langres.

Langres, 8000 hab., ville d’histoire et sous-préfecture de la Haute-Marne

Je ne vais pas monter là-haut, je suis trop fatigué. Comme à Besançon, je vais chercher un camping. Je suis au km 105. L’internet me signale Hautoreille à Bannes. Je n’ai pas vu le camping de la Liez tout près.

Résultat, 10 km de plus. Ce qui me fera 115 km aujourd’hui.

A Hautoreille, je suis content d’être arrivé. Deux caravanes hollandaises me précèdent devant la barrière. Je me dis qu’attendre sur mon vélo va prendre du temps. Surtout que la borne automatique semble rétive aux Bataves*

*Les Bataves sont vus à tort comme les ancêtres des Néerlandais..

Camping Hautoreille à Bannes occupé principalement par des Néerlandais et des Allemands

Je me faufile jusqu’au bar. Assoiffé, on me sert une bière de la Choue excellente.

Puis je somnole, attendant la fin du bouchon de caravanes. La réception est juste à coté de moi. Plutôt que la borne automatique, je tente l’accueil physique…

  • Une tente, une personne, un vélo, s’il vous plaît…
  • 11 euros, un croissant demain matin?
  • oui
  • 12.50

Je règle avec mon Apple Pay

  • vous vous installez où vous voulez

J’ai rarement vu plus efficace et aussi peu formaliste. C’est le groupe Pitchup

Wifi poussif comme dans tous les campings. Dommage (!) et toujours pas de courant pour recharger les téléphones ailleurs qu’aux sanitaires.

16 juillet Langres-Saint-Dizier

https://www.openrunner.com/route-details/15171867

C’est un itinéraire réputé facile que j’aborde ce matin, la traversée de la Haute-Marne du sud au nord en longeant le canal de la Marne à la Saône appelé désormais canal entre Champagne et Bourgogne. C’est donc le sens descendant et je perds 50 mètres d’altitude sur les 119 km.

Longer un canal sur l’ancienne voie de halage des bateaux a ceci d’intéressant, c’est qu’on rencontre peu de carrefours routiers, en théorie et qu’en pratique on a rarement vu le canal monter et descendre comme une route vosgienne. Sauf à l’écluse d’Arzviller.

Au préalable je dois quitter Bannes, où j’ai dormi, en longeant le réservoir de Charmes, l’un de quatre réservoirs qui alimentent le bief supérieur du canal de la Marne à la Saône

je pars de bon matin de Bannes et je profite de la fraîcheur
le barrage-réservoir de Charmes tôt le matin
le niveau semble bien bas

Le canal comporte 71 écluses coté Marne, toutes automatisées pour la navigation de plaisance. Chaque navigateur dispose d’un boitier de télécommande à distance à l’approche de l’écluse.

Entré à Rolampont sur la Voie Verte, il me faut vite déchanter car l’infrastructure est en jachère et impraticable avec mon vélo à pneus fins

Une infrastructure où il est mentionné des travaux mais impraticable avec mon vélo

Travaux ou pas je suis obligé de sortir au plus vite si je ne veux pas crever un pneu, chuter ou me ralentir à l’excès.

Je quitte la VV au km 21 à l’écluse de Marnay et je me retrouve sur la route D619 jusqu’à St Gall où je tente à nouveau la voie verte.

A Chamarandes-Choignes (non loin de Chaumont), un paysage agréable

J’arrive à Condes. Ô surprise, les cyclistes ne peuvent pas passer. Etrange pour une Voie Verte. Je passe quand même.

C’est le tunnel de Condes. Les lampes s’allument sous le tunnel rien que pour moi.

Tunnel de Condes
Manifestement, la gestion de cette voie est perfectible puisque rien n’explique l’interdiction de passer sous ce tunnel ni même comment se dévier

Les grands silos à grains de Bologne sont-ils toujours en service? je ne vois aucun bateau

silos de Bologne
tourisme fluvial
église de Roôcourt-la-Côte
famille en vacances fluviales

Joinville-en-Vallage

Une petite ville qui m’est chère. Dans les années 90, j’y étais employé et la ville comprenait 4700 habitants. Elle n’en compte plus que 3000 (en 2019). La désertification du monde rural s’attaque même aux bourgades.

le centre est irrigué par un bras de la Marne, le quai des Péceaux

Le pont dit du Poncelot est un petit pont à quatre arches en pierre de Savonnières. Il est aujourd’hui le plus ancien pont de Joinville, puisqu’il date de la deuxième moitié du XVIe siècle. Dommage que l’immeuble hideux à droite ne le mette pas en valeur.
le château du Grand Jardin et son jardin « à la française »

Entre 1533 et 1546, Claude de Lorraine, premier duc de Guise, construit le château du Grand Jardin, grand pavillon dédié aux fêtes, un des fleurons de l’architecture de la Renaissance. Il constituait une annexe du château fort situé sur les hauteurs de Joinville et qui fut détruit à la Révolution. C’est là que le duc donnait ses fêtes, et où les artistes de sa cour se produisaient.

Saint-Dizier, 7 km

J’arrive au terme de ma journée. A Saint-Dizier 119km parcourus.

17 juillet Saint-Dizier- Vittel

https://www.openrunner.com/route-details/15171863

Aujourd’hui plus de Voie Verte. Je vais me diriger vers Vittel, la ville thermale plus connue pour ses eaux minérales commercialisées par Nestlé-Waters, la société suisse.

Pour y parvenir, mon traceur de route me fait passer légèrement au sud de Neufchâteau.

Encore faut-il arriver jusque là. La chaleur sévit toujours autant que les jours précédents. Je quitte Saint-Dizier à neuf heures du matin.

Poissons
Poissons

D’abord je crois être rapidement dans les Vosges. Non, il me faut auparavant revenir à Joinville où je suis passé la veille, puis rejoindre Poissons (jumelé avec Avril en Meurthe et Moselle!), puis, puis, puis,…je n’en finis pas.

je n’ai pendant longtemps rien d’autre comme horizon qu’un parc éolien qui témoigne que je dois atteindre une crête qui n’en finit pas. J’ai l’impression de faire du sur-place tellement j’avance lentement

A Leurville km 57, je fais une pause à l’ombre d’un joli lavoir.

j’ai deux croissants à manger et c’est tout. Pas vraiment car j’ai aussi de petites gourdes de compote bien sympas au palet
la 2eme DB est passée par là. (Leurville)

Je salue ces communes isolées peu portées sur le tourisme par manque de sites remarquables qui font malgré tout des efforts pour aménager des endroits historiques peu connus.

Le taon

Cette bête est diabolique. La femelle du taon (le mâle n’attaque pas) vous accompagne dès que vous vous arrêtez ou que vous peinez dans une pente. J’en ai encore fait l’expérience sur les hauteurs de Poissons. Elle se pose sur votre cuissard noir, puis vous mord. Inutile de frapper, c’est trop tard. Il faut donc s’en apercevoir avant et la chasser. Pas facile en pédalant. Si vous regardez au sol, vous la voyez vous suivre au niveau du pédalier. Votre odeur de transpiration l’attire. Ce n’est qu’en accélérant qu’on peut s’en débarrasser. Pour en savoir davantage

Mais voici le fameux Cul du Cerf, bien connu des visiteurs locaux. D’un tracé presque circulaire, le ravin large de 200 m, profond de 65 m, avec des pentes supérieures à 45 %, s’ouvre vers le sud. Dans le fond, on trouve l’entrée du gouffre et la source supérieure et temporaire de la Manoise qui s’enfonce ensuite à plus de 70 m de profondeur dans une circulation souterraine.

Le Cul du Cerf à Orquevaux

Me voici à Prez-sous-Lafauche où je trouve un robinet d’eau à coté de la fontaine sur la place du village. Merci d’avoir pensé à moi.

En quittant Prez, j’aperçois un champ en feu, route de Goncourt. Personne sur les lieux, beaucoup de vent qui attise les flammes. Je compose le 18 et j’ai droit à un interrogatoire en règle, le champ est-il déjà coupé ou pas? je dois m’approcher tout en me méfiant. Parlez plus fort je ne vous entends pas avec le vent! C’est un champ coupé? oui!…alors ça semble moins intéresser mon interlocuteur. Des jeunes arrivent et constatent le sinistre.

le feu semble mineur
Le feu s’est propagé à grande vitesse pendant que j’appelais les pompiers

Je pars. Une demi-heure plus tard, je croise un camion de pompiers venant de Goncourt. Et si on me soupçonnait d’avoir mis le feu? un type à vélo en pleine canicule et de passage, c’est louche.

les agriculteurs ont fort à faire avec leurs champs. Des tonnes de paille à ramasser après la moisson

Me voici à Goncourt, le village des frères du même nom (le grand-père s’appelait, Jean Antoine Huot de Goncourt) 

J’ai trouvé le tabac du prix Goncourt

J’interroge une riveraine qui passe. Sait-t-elle où se situe la maison des Goncourt?…inconnue au bataillon! Allez à Neufchâteau!

La rue s’appelle Goncourt, la médiathèque aussi…

Ce n’est qu’à Outremécourt après 86 km et 800m de D+ que j’entre dans les Vosges à Médonville.

Médonville

Elle est mimi mon église de Médonville. J’ai tout de suite remarqué son élégance et sa valeur en arrivant devant.

L’église est citée dès 1043 dans les archives de l’évêché de Toul. L’église fut terminée au xiie siècle. Un incendie a détruit l’église au cours du xviiie siècle et elle fut restaurée tant bien que mal.

C’est après qu’une nouvelle église, de style néo-gothique, fut construite au centre du village, en remplacement de celle-ci, que la nef fut détruite. À son emplacement se trouve aujourd’hui le cimetière de la commune.

Me voici arrivé à Vittel complétement décomposé par la fatigue et la chaleur

112 km et 1050m de D+

Je cherche le camping. Quand vous arrivez à Contrex, on voit que le cycliste n’est pas le bienvenu, juste du menu fretin. Des injonctions de prises de trottoirs sans continuité avec le panneau B22a (rond bleu). Bref, les vélos n’ont rien à foutre ni à Contrex, ni à Vittel.

Comme de juste, le camping est à l’autre bout de la ville près du champ de tir où raisonnent les déflagrations. Super!

Le monsieur à la réception dans sa cabane procède à la même inquisition qu’à Besançon, (nom, prénom, âge, taille, poids) pendant que la queue se forme dehors en plein cagnard.

Comme le receveur n’y pige que couic en Batave, il fait écrire le code postal et la ville sur son clavier par le client. C’est plus sûr.

9 euros 40 la place 44.

Je peine à trouver la parcelle 44. Le camping comporte trois giratoires. Hallucinant! Le 44 est coincé entre deux caravanes et derrière se trouvent des tentes de chahuteurs. Des buissons de séparation. Mon vélo s’enfonce à l’intérieur du buisson sous le poids des bagages. Le soir, la voisine discute au téléphone pendant une bonne demi-heure. Je pars diner en ville. Une pizza. Encore ! Chez tout feu tout flam’ qui est bondé (groupe Restoland) mais qui a consenti à recharger mon portable.

Demain je visiterai Vittel, reposé. J’espère.

18 juillet Vittel-Thann

https://www.openrunner.com/route-details/15171832

Finalement j’ai très mal dormi.

A 10 heures mes voisins qui avaient du forcer sur l’eau de Vittel alambiquée faisaient du raffut. A cinq heures du matin, je me lève ou plutôt je rampe dans ma tente en tentant de rassembler mes affaires dans la pénombre. Le bruit du trafic routier sur la route d’Epinal a eu raison de moi.

En douce, je me barre. Ma tente est rangée à la va-vite. Le camping est silencieux. Il est 5h18.

Je déambule dans les rues de Vittel comme un ethnologue.

J’ai vraiment visité Vittel à l’heure du laitier. Idéal à vélo. Aucun double sens cyclable, des sens interdits partout. Des trottoirs mixtes sans entrées et sans sorties

Et je découvre horrifié que la ville où mes parents m’emmenaient promener il y a soixante ans est morte.

les thermes déserts, à cette heure matinale, c’est normal

Tous les grands hôtels majestueux qui faisaient la richesse de la ville thermale sont en décrépitude. Même le Club Méd, un temps repreneur des Thermes s’est retiré.

Villa Saint-Louis
Le spectre du grand hôtel des Thermes et de sa potentielle résurrection rôde toujours sur la cité thermale. Alors que le sujet revient régulièrement sur la table parmi les grands projets de rénovation, la ville de Vittel a tenu à faire savoir que celui-ci est toujours d’actualité.(Vosges Matin)
Fermé
Fermé
Fermé

Un désastre.

Je n’ai vu que l’Hôtel d’Angleterre ouvert.

Puis j’ai pris la route en direction de Remiremont

La 2eme DB est aussi par là à Escles. Ces bornes s’appellent « borne du serment de Koufra » à lire ici

Je ne suis alors qu’au km 26 en direction de Xertigny.

Je commence à affronter des rampes qui me ralentissent

Regarder derrière, c’est le signe qu’on cherche à comprendre pourquoi on peine à grimper…et aussi une forme d’abattement. J’ai très mal dormi et je suis en train de le payer sans encore avoir rien mangé depuis le départ.

Encore 19 km avant d’atteindre Xertigny. J’aborde la forêt de Charmois L’orgueilleux

En quittant la forêt, une exposition de pompes à essence, symbole précurseur de la fin de la voiture thermique?

Un p’tit coup de pompe?

Enfin Xertigny!

Xertigny, je visite le parc botanique en contrebas de l’hôtel de ville
quitter Xertigny

En fait, j’hésite à quitter Xertigny, je tente de dormir sur un banc.

La sortie de Xertigny en direction de Bellefontaine est une épreuve douloureuse. Je pédale assis désaxé car j’ai le périnée entamé. Dans la montée de la ville un ensemble tracteur me frôle et je manque d’être déséquilibré sur le bas côté de la chaussée dégradée.

Enfin Remiremont!

Un panaché, un sandwich que je dévore au plan d’eau. Pas de robinet, les toilettes fermées. Eviter Remiremont.

Mon sandwich au poulet va me remettre en forme

A présent, la Véloroute des Hautes-Vosges m’attend. Une ancienne voie ferrée qui conduisait à Bussang et à Cornimont. Elle monte lentement, elle est de bonne qualité mais son inconvénient, ce sont les intersections nombreuses où nous ne sommes pas prioritaires.

J’entre sur la Véloroute des Hautes-Vosges
La véloroute est en fait une Voie Verte
sur le giratoire à vélos, ne pas se tromper: à droite Bussang, à gauche Cornimont

Je craque toujours devant la petite gare de Hielle, avant Maxonchamp

Elle a un petit air penché qui la rend encore plus sympathique

Mais je chasse à nouveau après de l’eau, je résiste à entamer ma bouteille de secours de 33cl depuis Saint-Dizier.

Enfin une pompe!

Puis je reprends. Lentement. M’arrêtant dès qu’une ombre m’y invite.

Je vais perdre au cours de cet itinéraire 0.3km/h sur les 500 km précédents tellement je suis fatigué. La chaleur est assommante. On annonçait jusqu’à 39°C aujourd’hui. Je ne sais pas. Puis je sens un gravier dans ma chaussure. J’en profite encore pour m’arrêter. Tout est prétexte. J’inventorie la semelle, la chaussette en la retournant. Rien! C’est une ampoule sous la plante du pied droit.

Voici mes Vosges que j’aime tant qui se profilent devant moi
La Moselle est à sec
Mon destrier me voit songeur. Il compatit. Il reste bien droit. C’est grâce à lui que je suis là. Il attend.
Je lui dois bien mes remerciements

Il est difficile de comprendre son attachement quasi charnel à sa bécane, tellement elle fait corps pendant des heures avec soi. Seuls les connaisseurs comprendront.

Bussang. Fin de la Voie Verte.

Bussang a rénové sa gare comme si l’on entretenait une sépulture, celle de la ligne défunte. Imaginons que ce tortillard comportait trois classes de voyageurs!
A la source Marie, berceau de la Moselle, le cœur n’y est plus.

Je franchis le col de Bussang…et je me laisse glisser jusqu’à Urbès, le vertige à l’âme.

Mon GPS affiche 4652m de D+

Garmin Connect 4193 D+

Openrunner 5606m de D+

Aujourd’hui 134 km

on se repose, les bagages attendront

Ne nous racontons pas de mauvaises histoires: toutes les pratiques de vélo sont bonnes à vivre.

Certains prennent le train, l’avion, le camping-car pour se rendre sur le site où ils veulent voyager. D’autres prennent le vélo de A à Z ou préfèrent faire le retour en train une fois le raid à vélo terminé.

J’apprécie réaliser des boucles, c’est à dire partir et revenir avec mon vélo.

S’agissant de ma pratique, je préfère voyager léger, emporter peu de choses avec moi et donc sacrifier certaines doses de confort au profit de ma motricité.

Mon confrère Thierry Crouzet vient de terminer à VTT son Paris-Sète. Il a parcouru 1 140 km pour 16 000 m grimpés en 10 jours à la vitesse de 13.4km/h. Une prouesse dont je serais incapable car il bivouaque sans dire d’ailleurs comment il assure son hygiène corporelle quotidienne...et j’imagine qu’il dispose d’une capacité physique supérieure

Bannstein-Osenbach

les trois du jour

Certains l’aiment dans l’autre sens. Aujourd’hui j’ai essayé le parcours en commençant par le col du Bannstein et Osenbach ensuite. Le parcours fait 72km et 600m de D+

Soultzmatt et Westhalten

Nous étions trois à explorer tous les ouvrages cyclables de ma connaissance, de façon à éviter les voitures.

Beau temps avec 28°C.

Petit détour par Le Val du Pâtre et arrêt sur les hauteurs d’Orschwihr pour admirer le vignoble et aux sophoras du Japon à l’église

A Osenbach, on a bu l’eau de la fontaine…

voir le parcours téléchargeable

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