Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Oderen, Page,…

Je dévale cette pente de Saint Amarin debout sur les cocottes, braves cocottes!
Curieuse demeure perchée à Saint Amarin
Sandwich jambon-beurre, le meilleur

A Kruth, j’avais trois options:

  • Le Markstein
  • Le Bramont
  • Le col d’Oderen

J’ai pris le col d’Oderen.

A la chapelle, casse-croûte. Une famille en vacances qui visite les lieux et qui pour tout dire semble s’ennuyer.

Je repars pour le col…cette montée là est roulante, il y a juste sur la fin un passage un peu plus pentu et très peu de circulation. Werschmatt est toujours bien tenu.

Au col d’Oderen quelques randonneurs qui stationnent là.

Je prends col du Page.

Barrage bâclé. Des branchages et des rocs, illustration parfaite de la déconfiture de nos corps d’état

Surprise, c’est fermé! Ce qui ne fait pas mon affaire. Je passe quand même et je soupçonne même qu’il n’y a pas d’obstacles…gagné! Juste les traces d’engins qui ont nettoyé les fossés encombrés. A Larcenaire, la barrière est encore plus dissuasive. Les pouvoirs publics n’ont toujours rien compris au vélo qui doit pouvoir passer là où on imagine qu’une auto pourra faire un détour par Ventron. Durant mes cinquante ans de vélo, je mesure combien les pouvoirs publics ont fait le mal du vélo. Des dommages irrattrapables hélas qui vont de pair avec l’effondrement du Pays dans tous les domaines. J’ai honte de ma génération.

Au col de Bussang, quelques gouttes de pluie. Descente glaciale.

plaque relevée à la « sourse » de la Moselle. J’ai du mal à identifier ces retraités de 1988…peut-être ceux de l’UEM et ses trois centrales (ville de Metz)
Source de la Moselle à Bussang
https://www.openrunner.com/r/12633111

Sans titre!

Pont canal Dannemarie
https://www.openrunner.com/r/12624193

Une fois sur la piste de Dannemarie, je m’éclate.

Je rentre sur la piste à Illfurth et quand les promeneurs se raréfient, on booste. Un jeune gars à VTT me dépasse. Je ne cherche pas à m’accrocher. En pareille situation, j’observe ce qui se passe au moins à cinquante mètres derrière. Finalement nos vitesses se stabilisent. La position de leader m’est fort désagréable…et c’est pour ça que je ne m’accroche pas devant. Au bout de quelques kilomètres, on sent le besoin de souffler, lui et moi. Je repasse devant. mais une fois à Valdieu-Lutran, j’aurais consommé un bon capital physique.

Et je vais ramer pour rentrer.

Surtout avec les bosses de Traubach, Guevenatten, Soppe et Guewenheim.

Faut bien s’amuser un peu par un si beau temps!

https://connect.garmin.com/modern/activity/embed/6361720399

Montagneux

Ce matin, je me suis fait plaisir. J’ai grimpé jusqu’à Freundstein. Faire un peu de montagne en février, c’est plutôt inhabituel. Il faisait beau et le massif était séduisant. Quelques touristes égarés et des fondeurs qui montaient au Grand Ballon avec leurs voitures. Cette montée par Goldbach demande de la patience car certains passages font 8-9%. Lorsqu’on est seul, pas d’affolement, le temps ne presse pas. Je monte sans effrayer mon cardio et en préservant mon entorse. A Freundstein, la route n’est pas encore ouverte. Je ne tente pas de redescendre par là avec mon vélo de route car je suppose que la route doit être encombrée de débris forestiers. J’avais 9° au départ et 17° en altitude vers 10h30.

Je ne me sentais pas encore assez motivé pour aller jusqu’au Grand Ballon.

Des scouts visibles de loin mais sans distanciation
J’ai hésité à descendre par le Vieil Armand

Gonflé à bloc

C’est impressionnant mais pas très douloureux. Il suffit de garder le pied à plat. C’est juste pour décaler la chaussure qu’il faut s’aider de la main. Mais aller à pied c’est plus difficile, on boite comme un jardinier.

J’ai évité de faire de la pente. Dommage, il faisait beau.

Pas essentiel

Je me suis rendu à l’évidence, pour poursuivre mon chemin, il fallait prendre la route des autos

Oui, c’est non essentiel le déneigement d’une piste cyclable pour paraphraser ce qu’on nomme les commerces non essentiels aujourd’hui lors de la crise épidémique.

On aurait pu imaginer qu’après tant et tant de militantisme pro-vélo, les pouvoirs concernés auraient pris l’affaire en main. Non, vingt ou trente ans plus tard, il n’existe toujours pas en France un cadre réglementaire du déneigement pour les infrastructures cyclables.

La raison est pertinente et je suis même prêt à la recevoir: le vélo reste en-dessous d’une masse critique et son intérêt est à relativiser puisque les pistes cyclables, en principe, ne concernent que le monde des loisirs. Or le monde des loisirs peut attendre en ces temps de pénuries diverses. Absence de crédits mais aussi absence d’une prise de conscience politique suffisante pour lier le vélo à une vision d’ensemble des mobilités.

Quelques hurluberlus comme moi seront loin de peser sur les politiques publiques locales. Nous sommes des « pèse-peu »! Alors au plan national, on peut toujours attendre. Si l’on pousse le raisonnement, on ne sait pas qui de la poule ou qui de l’œuf peut faire émerger le changement. Les vieux dogmes du pouvoir populaire ne sont plus d’actualité, il faut donc attendre qu’une conscience universelle s’éveille pour rendre au vélo la place qu’on lui doit.

Mais au demeurant, si la piste était déneigée, chouchoutée, il resterait à convaincre les masses populaires qu’un changement est inéluctable, abandonner sa bagnole pour moins de cinq kilomètres. Or dans nos zones extra-périphériques, le taux de population est tellement peu dense que le vélo ne sera jamais gagnant comme il pourrait l’être dans un pays nordique densifié.

Cela dit, le dégel va vite nous redonner espoir. Seuls les chemins vicinaux comportent encore quelques congères. Il faut donc s’armer de patience avec ce redoux avant de retrouver nos routes de montagne.

Cibles

Il est vaillant. Criblé par les projectiles, il semble attendre le prochain compétiteur de tir à l’arc.

Celui-ci itou

Bien crotté, je rentre par le froid qui se fait de plus en plus vif.

Trente trois

Avec le Club Etoile 78 de Vieux-Thann. Valentin, Felice, Frédéric, Jeremy, Sébastien

Dites trente-trois!

Je l’ai dit. On a fait 33 kilomètres. Il fallait éviter les chemins trop boueux, mais en échange on eu un vent debout pénible au retour de notre balade sans haies pour s’abriter.

Routine et verbiage

Oui c’est vrai, la route à vélo c’est routinier. C’est d’un conformisme qui n’a rien de révolutionnaire. En route, j’y songe. Qu’est-ce qui peut nous pousser sans cesse à renouveler nos sorties à vélo sur des itinéraires si peu variés? j’ai certainement maintes fois abordé la chose.

Le sport, l’activité physique peut à elle seule suffire à expliquer cette routine. Un peu comme un joggeur qui fait les tours de quartier ou celui qui est « abonné » à un itinéraire immuable. Ou pire! celui qui court sur un tapis roulant ou dans son garage sur un home-trainer.

Nous les routiers, on a en plus la route. Et les éléments qui vont avec. Je veux dire la météo pas toujours favorable et aussi une part d’insécurité avec les infrastructures rapiécées et la proximité d’usagers pas toujours prévenants à notre égard.

Pour moi, c’est sûr, le danger vient de l’arrière. Quand aurons-nous enfin une caméra embarquée avec un écran au guidon? Un rétroviseur en mieux, profilé, esthétique et intelligent qui nous préviendra de l’imminence du risque?

Aujourd’hui j’ai croisé de nombreux cyclistes. Des esseulés et des groupés. Les groupés croisés sont de la nouvelle génération, des grands types athlétiques qui fendent la bise. Les esseulés, comme moi, sont plus attentionnés, ils saluent de la main, de la voix, parfois des deux. C’est l’expression d’une complicité comme pourrait l’être celle des motards qui saluent du pied.

La bise revient. Je l’ai sentie et j’ai vu le thermomètre perdre deux degrés au cours de ma balade, prélude à un nouveau froid pour les jours prochains. Il faut de la pugnacité pour construire son itinéraire au fur et à mesure. Je ne prévois rien. Je pars. Je monte au nord, puis je redescends au sud…en évitant de tourner trop tôt. Je me joue parfois de mauvais tours: une fois le carrefour dépassé, il est trop tard, je dois aller à l’intersection suivante. C’est ma façon de m’imposer un surplus de courage.

Verbaliser sa balade à vélo, c’est aussi un exercice qui apaise après le retour.

A gros bouillons

La Doller à Guewenheim

Les cours d’eau d’Alsace coulent à gros bouillons mais ils reviennent peu à peu dans leur lit après s’être répandus dans les champs.

La neige sur le massif a disparu. Pas de chance pour les skieurs en herbe dont les vacances approchent.

Mais consolons-nous: les pistes cyclables sont dégagées. Partout des chantiers forestiers s’affairent pour dégager les voies encombrées. Ce matin la route Roderen-Guewenheim était barrée.

Le tour du jour

Ollwiller à VTT

départ dans un froid humide et glacial

Sympa le parcours! Je présume que mon parcours a plu puisque tout le monde semblait content au retour. Même crottés jusqu’aux os!

Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann que je vous encourage à rejoindre, nous avons parcouru un circuit d’hiver, c’est à dire pas trop pentu et pas trop boueux. Je l’avais déjà éprouvé en septembre 2020 ici.

A mi-parcours on une montée sur chemin pierreux

https://www.openrunner.com/r/12017745
Jeremy grimpeur né!
Sébastien en plein effort
A la fontaine, repos! on peut fumer
Des confrères CCK croisés en chemin

Pluie et vent

Pas d’amélioration du temps cet après-midi, même si un rayon de soleil m’a encouragé à quitter la maison. Dix minutes plus tard, la pluie est revenue du fond de la vallée.

J’ai remonté le cours d’eau pour regarder les flots charriant boues et bois. A Bitschwiller, j’ai pris le Plan Diebold. J’ai regardé les bûcherons venus de Bussang mécanisés lourdement. La grande trouée dans les sapins va offrir une vue plongeante sur le village pendant quelques années, le temps que la forêt reprenne sa place.

Au Plan Diebold (68/600), j’ai pris la descente par le Steinby. Tous les cent mètres, des arbres couchés en travers de la route. J’ai joué à saute-mouton.

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Capitale

Avec un vent de 33km/h SSW, je savais à quoi m’attendre pour le retour

Une fois arrivé au chevalement de Wittenheim, je n’ai plus qu’a contourner la capitale. J’ai la mémoire des itinéraires secrets, ceux qui évitent les pièges de la circulation. Sauf le grand rond-point du Kaligone qu’il faut savoir négocier avec tact et confiance. Dans ces grands trucs là soit on a la chance de s’insérer sans s’arrêter soit on ne l’a pas, la chance. Dans ce cas il faut souquer ferme pour redémarrer et ne pas se faire cisailler par un sortant. Tout un art consommé!

Hivernal

Une fois sur les hauteurs de Sentheim, je m’arrête Et je contemple ce beau paysage de neige.

Soppe-le-Haut
Il m’a manqué 2km pour faire un compte rond, alors j’ai fait un peu de rab en arrivant dans les rues de la ville . Complètement à la masse!
Un travail cardiaque habituel, mais je modère dans les côtes avec l’âge. Il faut garder de la mesure. Au bout de deux heures et demi, j’en ai assez

Température: 0/1°C

En mode survie

Une fonte brutale et la puissance de l’eau (Staffelfelden)
au bout de 8km, je me suis aperçu je n’avais pas mis le compteur en marche, j’étais aux sources de Wattwiller
Voie verte non essentielle
Rendons à César, voici le bout de trajet qui me revient depuis mon départ, 8km

Pourquoi en mode survie?

Tout simplement parce que notre quotidien est fait d’incertitudes face au lendemain. On ne sait pas justement de quoi sera fait demain. Donc on bricole chacun dans son coin, on tâtonne, on entretient son régime minimum, celui du cœur et de l’esprit, sans faire de projets.

Le mode survie pour moi, c’est assurer un minimum vital qui consiste à trouver des ressorts pour se maintenir en santé. Le Covid a déjà tué nombre d’entre-nous au propre et au figuré. Alors il faut garder ses forces du mieux qu’on peut: sport, marche, lecture, musique, vidéo.

Maxou, le petit procureur

Nos grands sachants sont devenus imprécateurs: après la consultation de la Pythie, Castelux et Veranimus vont décréter bientôt la taille du rond dans lequel nous allons être à nouveau enfermés, masquant ainsi l’immense désarroi de l’incompétence qui gouverne.

C’est fondamental pour moi. Quand je sors à vélo, je dois boucler un itinéraire acceptable. Acceptable, cela veut dire que je ne suis pas sorti pour rien. Pour la saison, si pas d’intempéries, il me faut 50 km au moins. Mon compteur est mon juge de paix, une paix intérieure quand je rentre à la maison. Après le retour je me sens tout mou, il m’a manqué ma sieste qui compense mes insomnies. Mais je suis bien « dans ma tête ».

Le fonctionnement de l’être est compliqué. L’être, c’est le corps et l’âme et les deux sont indissociables. C’est ma philosophie à deux balles qui en vaut bien d’autres.

On va une fois encore devoir s’armer de courage avec les restrictions qui vont tomber sous peu.

La désobéissance civile serait une réponse à l’infantilisation des mesures gouvernementales.

Voie Verte non essentielle

Contournement d’Aspach par le haras. La trace tracteur n’est pas facile à tenir

Je vais classer cette sortie dans ma rubrique « Holala, c’est dangereux ». Pour me marrer, tant je sais que mes coups de gueule ne font peur à personne.

On n’a pas une grande expérience de la neige ici dans le Grand Est. Beaucoup de cyclistes renoncent à sortir. A VTT l’expérience est énergisante. Ou plutôt énergivore.

Ben oui, quoi, on n’a pas idée de vouloir faire du vélo l’hiver. On n’en est plus au Front Populaire. On a des bagnoles, des 4×4, des SUV qui font très bien l’affaire.

Il faut savoir s’adapter à tous les sols neigeux ou en tous cas les anticiper. Pour chaque terrain neigeux, il y a une attitude à prendre.

  • Neige fraiche et immaculée, ça passe mais on consomme beaucoup au cent. Au cent mètres!
  • Neige piétinée encore fraîche, ça passe aussi si le fond n’est pas trop profond!
  • Neige glacée et piétinée: particulièrement « casse-gueule ». Surtout ne pas mettre les cales car on peut vite sortir de la trace glacée et planter
  • Enfin l’ornière de tracteur. Si elle semble intéressante, l’ornière de tracteur ressemble à une circulation sur tôle ondulée et il faut cramponner le guidon pour rester au centre.

On ne fait pas des kilomètres dans ces conditions. Dès que la terre ferme s’offre à nous, on la prend.

La voie verte est blanche pour un bon bout de temps. Très casse-gueule à vélo, je vous la déconseille
idem pour la passerelle, même à pied c’est hautement dangereux pour les promeneurs. La France comme chacun sait est d’abord un pays de bagnoles, je ne vous apprends rien. Une voie verte n’est qu’un ouvrage d’agrément non essentiel comme on dit maintenant

Sortie neige à VTT

Je n’ai pas l’expérience de la neige. Mais j’ai tenté l’aventure prêt à faire demi-tour si c’était trop difficile.

J’ai commencé par prendre la route dégagée puis j’ai tenté la piste cyclable de Leimbach.

Pas facile du tout! je n’ai que deux empreintes de roues de tracteur qui me font tressauter comme sur une tôle ondulée. Un joggeur arrive face à moi sur ma trace. Je m’arrête et je change de coté. Parfois je suis dévié dans la poudreuse épaisse. Je plonge mon pied dedans. Puis je repars. Il faut mouliner « petit ».

A la ferme d’Aspach, c’est dégagé et c’est plus facile.

Sur la route de Michelbach, aucune difficulté. Une fois dans le village, c’est plus sportif avec les congères.

Je vais tente le tour du lac. Un cheminement de marcheurs existe et aussi une trace de skis de fond. Je progresse comme je peux, cahin-caha car la direction n’est pas facile à tenir. Une fois sous le bois, j’ai moins de neige et je rattrape le fondeur. On enjambe ensemble l’arbre couché. Une fois arrivé au barrage, le chasse-neige est passé. Tout va bien.

Je rentre par la route dégagée à Thann.

Ne pas s’aventurer sans un peu d’expérience. Porter le casque! Contrôler sa vitesse et ne jamais freiner de l’avant!

Je n’ai qu’une trace de tracteur pour progresser comme sur de la tôle ondulée
Une fois arrivé à la ferme, la lame est passée, on progresse facilement
traversée d’Aspach-le-Haut
Montée à Michelbach
je tente le lac
le lac est magnifique
le petit lac
dès que je me fais éjecter de ma trace, la roue plante
de nombreux arbres n’ont pas résisté au poids de la neige
un joggeur au loin
une fois sur la digue, la voie est dégagée
je quitte le lac en direction de Michelbach

Après la neige

Les itinéraires secondaires une fois traités sont accessibles aux vélos

Aujourd’hui reconnaissance à pied dans le voisinage après les chutes de neige de la nuit.

Après la neige, les cyclistes scrutent l’évolution du réseau routier. Ici en Alsace, le réseau secondaire a été traité; on pourra donc envisager le VTT. Et avec des pneus fins? méfiance! Le VTT s’accommode de l’état de la route plus ou moins accessible mais le pneu fin supporte mal des restes de congères.

L’autre inconnue, ce sont les traversées de villages qui ne bénéficient pas du chasse-neige départemental sur les artères secondaires. On ne peut donc pas s’engager à la légère avec un vélo de route.

Ici à VTT ça passe à condition de bien rester sur la ligne déneigée
Ma ville de Thann ce matin était radieuse
Les moyens techniques en ville sont vite dépassés dès qu’il tombe 20 cm de neige. Se hasarder ici à vélo est acrobatique

A la neige

A Rammersmatt, il restait à descendre prudemment à Bourbach
Monter jusqu’à Bourbach le Haut, oui! Mais je n’ai pas tenté le col du Hundsrück
Une fois au col du Schirm, j’ai descendu lentement jusqu’à Masevaux.
A Houppach, un ban de brume en face de moi
Rougemont
La Seigneurie est déserte
Soppe
La piste cyclable à Guewenheim. Un service de déneigement pour les cyclistes? on peut toujours rêver
https://www.openrunner.com/r/12431152

Le froid est là

Une partie du bassin de Reiningue est gelée

Il y a froid et froid.

Sans vent ou presque, la sensation de froid n’est augmentée que par l’effet de vent de son propre déplacement. Dans la dernière moitié du parcours, le capteur de température indiquait moins 4 degrés et mes gants commençaient à marquer leurs limites.

Bien habillé, on peut donc pédaler avec le seul handicap de la cagoule qui freine la respiration d’air frais à volonté…et qui peut masquer la visibilité latérale. Donc aborder les carrefours avec prudence et signaler ses changements de direction suffisamment tôt.

Route sèche donc pas de risque de verglas!

Arrivé à Diefmatten, je prends le chemin du retour.

Froid hivernal

Du froid en hiver, quoi de plus normal. Zéro degré ce matin.

Avec le froid vif renforcé par le vent du nord, on est contraint de se hâter pour maintenir une chaleur corporelle. Je me contente d’une heure de VTT et c’est bien ainsi. Le VTT se prête très bien aux sorties courtes. Au loin le paysage de neige est tentant mais il faut prendre la voiture.Sinon que faire de son vélo une fois sur place?

Je vais réfléchir…

Noyer le poisson

Brochet long 75cm, estimé à 10 livres

J’ai regardé d’où vient l’expression noyer le poisson. De la pêche tout simplement. Il s’agit d’épuiser le poisson pris à l’hameçon pour faciliter la prise. C’est cruel pour le poisson…et jouissif pour le pêcheur.

En politique, noyer le poisson, on sait le faire aussi; on a même des experts capables de vous noyer en deux temps, trois mouvements.

Pourtant la maman des poissons, elle est bien gentille dit Boby Lapointe.

Justement c’en est une, une maman. Le pêcheur qui me montre son brochet me dit que c’est une femelle. La femelle du brochet? c’est une brochette, j’imagine.

Bref il la remet à l’eau, et la maman brochette repart dans ses profondeurs jurant qu’on ne l’y prendrait plus.

A la ballastière d’Ensisheim, j’entame mon retour
Le Grand Ballon est dans la lumière
Essai de mon nouveau compteur GPS. Il y a des plus et des moins comme toujours. Je gagne la cartographie. Coté compteur j’ai un tableau à 8 paramètres sur une seule page.Mais j’ai perdu le % de pente la cadence pédalage. Tant pis, je m’en passerai. Erreur de ma part, on me signale que la pente est disponible.J’ai donc ajouté un neuvième champ sur ma page compteur avec la pente qui est définie par Garmin comme suit …Pente : calcul de la montée (altitude) sur la distance. Par exemple, si vous gravissez 10 pieds (3 m) à chaque fois que vous parcourez 200 pieds (60 m), la pente est de 5 % (je comprends que la précision se fait sur 60 mètres linéaires minimum)

Coté restitutions, Garmin Connect fournit un beau rapport avec

  • La carte du parcours liseré coloré selon vitesse ou cardio ou relief
  • Trois profils: altitude/vitesse/cardio

C’est bien suffisant pour moi. C’est même presque du luxe.

Marée basse

Un tour du coté du Sundgau. Un paysage de neige est toujours beau

J’ai pris la route avec trois couches de vêtements confortables, des gants chauds et des sur-chaussures. La température a oscillé entre 0.5 et 1°C mais sans vent et sans intempéries. C’était donc supportable et, en cet après midi, peu de voitures.

C’était donc ma première sortie routière en 2021.

Mer basse dans le canal.
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Verbalisé au retour

J’aime bien le charme de cette petite gare

Quand je rentre, je verbalise. C’est une forme de thérapie. D’autres font des étirements, boivent une bière, moi je récite mon histoire.

Je vois un coin de ciel bleu sur la Doller. Va pour la Doller. Je saute dans la vallée voisine du Soultzbach et je pousse jusqu’à la Seigneurie. Après je ne sais plus. Il faut que je regarde l’enregistrement.

https://www.openrunner.com/r/12388122

Bréchaumont, Traubach, Diefmatten,…

A Aspach, le ciel bleu a disparu. Un crachin désagréable s’installe. Je pousse les feux.

La succession de bosses sur ce parcours finit par m’atteindre

J’ai attendu

J’ai attendu que le déluge passe. Peu avant 16 heures, la pluie s’est arrêtée et un mince rayon de soleil a percé les nuages.

Je suis sorti car cela me fait grand bien moralement d’être un peu au dehors. J’avais pris une bonne disposition: rester sur le sol dur pour ne pas encombrer la machine à laver. Vite oubliée!

D’abord j’ai pris un chemin de feuilles mortes en douceur du coté du parcours VITA. Puis j’ai traversé la ville pour aller voir en face le Rangen.

Au moment de ma photo, un type me sonne, je me gare. Puis je lui file le train. Il grimpait allègrement les dernières bosses, puis dans la descente je l’ai perdu de vue. Il n’y avait plus qu’une trace au sol.

Un type sonne, je me gare. Puis je lui file le train.

Trop tard! j’étais repeint en kaki kaka.

Au passage à niveau de Vieux-Thann, il s’est faufilé entre les barrières pour aller encore plus vite, un rendez-vous urgent je présume. Au feu tricolore, il n’a pas osé le feu rouge. A sa hauteur, j’ai vu le gros cadre qui ne trompe pas.

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Samedi férié

Wattwiller

Les salariés se sentent grugés. Un samedi férié, c’est un jour de repos volé penseront-ils. Les Alsaciens (et les Mosellans) ont un jour férié de plus le lendemain de Noël hérité de Guillaume II et conservé après 1905. L’avant-veille de Pâques, idem.

Mais les bonnes habitudes se perdent: les commerces habituellement fermés s’ouvrent un peu plus d’année en année; à Staffelfelden le boulanger était ouvert et l’on faisait la queue devant le bureau de tabac de Wittelsheim.

Je suis toujours atterré de voir combien le tabac continue de faire recette en dépit de la hausse des prix. Fumeurs, faites donc un peu de vélo, l’envie vous passera. Je me souviens d’un cyclo, il y a longtemps, qui avait pris l’habitude de s’offrir une Gitane (sans filtre) une fois en haut du col. C’était une sorte de récompense pour lui. J’imagine qu’avec l’argent du tabac on pourrait s’offrir un beau vélo. Je stoppe là, je deviens moraliste.

Il fallait que je sorte car je ne suis pas sûr que la météo prochaine sera favorable aux deux roues. J’ai choisi un parcours plat, basique, d’une quarantaine de kilomètres. Je m’en contenterai pour finir l’année si d’ici là plus aucune opportunité ne se présente.

Trois degrés seulement au départ, puis le soleil a fait son apparition

Thur tôt

Ce matin la Thur était puissante

Je suis parti tôt avant le lever du jour.

Route de Cernay à Vieux-Thann, j’ai sauté au moins une dizaine de brindilles à chaque platane. Puis ma roue a fait bzing-bzing-bzing…avec deux coups de frein, j’ai purgé les scories sans descendre.

A la faveur d’un vent puissant j’ai rejoint Berrwiller sans pédaler. J’ai regardé au retour ma vitesse max: 42 km/h sans pédaler! Ce dont je suis bien incapable en pédalant.

Mais au bout de la piste, je me suis trouvé prisonnier des nuages annonciateurs de pluie. A l’entrée du village, j’ai fait demi-tour vers Staffelfelden et je suis rentré dans les rafales. Tout penaud. Sur la passerelle, je me suis résolu à enfiler mon imper en plastique.

Au lever du jour, les nuages annonciateurs de pluie ne m’ont pas laissé le choix. J’ai du faire demi-tour

Retirer les gants mouillés, puis les remettre, une épreuve que tout le monde connait. A Cernay, seul le bas de la jambe droite du pantalon faisait « glou-glou ». L’effet de vent puissant sur ma droite.

J’ai quand même eu le courage de prendre une image de la Thur en colère. Parfois j’appuie sur le bouton de l’iphone avec ma langue, ça m’évite le tirage de gants. Mais il faut bien viser.

Donc Noël se prépare.

Il faut bien se raccrocher à quelques conventions citoyennes. Je ne sais pas comment les Musulmans, à présent nombreux dans le pays, considèrent la fête des Chrétiens. Avec patience et tolérance, je présume. Moi qui suis un laïc, tout cela m’indiffère. D’ailleurs le consumérisme forcené du modernisme libéral s’est chargé de purger fissa toutes valeurs religieuses en lien avec l’enfant Jésus.

Bon je vais m’atteler à l’ouverture des huitres. J’ai déjà regardé une bonne demi-douzaine de tutos sur YouTube et j’ai le numéro des urgences tout près ou tout prêt, si l’on préfère.

Cette année j’ai fait un saut technologique dans l’ouverture de l’huitre: hocher l’huitre avec la main qui tient, pas avec le couteau et verser l’eau de mer pour retirer les débris. J’ai même vu un chef qui rince l’huitre dans de l’eau de mer refabriquée, un litre d’eau et 35 gr de sel!

On n’arrête pas le progrès.

Tenue sous pluie

Le VTT sous pluie, un exercice que je ne ferais pas tous les jours

J’ai roulé quelques fois sous la pluie pendant plusieurs heures. Pour y trouver un confort minimum, mieux vaut être équipé en conséquence. Le haut du corps est facile à protéger avec des éléments imperméables. Mais le bas!…

Des pantalons et des chaussures étanches qui résistent à la pression de l’eau projetée, ce n’est pas facile à trouver. Je me souviens dans les années 70 (1900, pas 1800!) avoir traversé la Belgique d’est en ouest sous la pluie avec des équipements très peu techniques. Pédaler avec les pieds dans des éponges n’est pas agréable du tout. Mais le pire, ce sont les voitures qui vous aspergent tout le corps.

Il tond même le gazon en même temps

Aujourd’hui, je n’ai pas prolongé outre-mesure ma rando sous la pluie qui était accompagnée de rafales de vent; je suis monté à Rammersmatt à VTT par la route. Mais il a suffi de prendre ensuite le sentier botanique en direction de Bourbach, puis les chemins qui mènent au lac pour me couvrir de boue.

A la longue, on s’épuise car le corps se refroidit vite une fois que l’eau finit par traverser toutes les couches.

Travaux de Père Noël en cours

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Brumeux

Hartmannswiller
Berrwiller
Weckenthal ferme
Uffholz
Au Rangen, on brûle les sarments
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Route de nuit

La nuit, je rencontre un monde interlope. Des trompe-la-mort qui voyagent clandestinement sans lumière. Fatalement ils sont éblouis et presque effrayés comme des chouettes. Des promeneurs avec chiens, des cyclistes, des runners, des couples avec landau. On trouve de tout dans le noir.

Le couvre-feu nuit, si j’ose.

Après le Val du Pâtre, j’ai rejoint Rouffach puis Meyenheim avant de longer la Thur depuis Ensisheim.

Une belle balade.

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Geishouse à pied

Le village de Geishouse avec en arrière-plan le Grand Ballon aussi dénommé Ballon de Guebwiller (1424m)

Geishouse, les cyclistes connaissent. Le village est perché entre 650m et 780m, appuyé sur les contreforts du Grand Ballon.

On y accède soit par Moosch soit par Saint-Amarin. Dans les deux cas, la grimpée est difficile. Puis les plus courageux peuvent persévérer jusqu’au col du Haag sur la route des Crêtes Vosgiennes.

Les randonneurs à pied apprécient aussi le paysage. Le départ préconisé se situe après le cimetière sur la route du Haag.

Nous empruntons le circuit balisé par un capricorne vert qui fait le tour du village soit 6km. On n’a donc pas à se poser de question sur son itinéraire car le fléchage est de qualité.

Cinq parcours sont proposés au départ:

  • le circuit des ballons 13km capricorne rouge
  • le circuit du Herrenwald 8km capricorne bleu
  • le circuit du jumelage Geishouse-Souvigny 6km capricorne vert (tout public) chaussures de marche classique et même baskets.
  • le parcours de santé du Bessay « Henry Kirchhoffer » 3km
  • la ronde des fontaines 3km

Le parcours emprunte des chemins faciles d’accès et agréables
Non loin du col de Höhe, on en profite pour admirer les Alpes au loin. Le tour du village fait 6km

Camping sur place.

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