Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Balade mulhousienne

Aujourd’hui, balade à Mulhouse. J’avais mon masque avec moi. Les terrasses de la place de la Réunion sont pleines. Le temps est beau.

Je rentre par Pulversheim et la piste de la Thur. La Renouée du Japon ne permet pas de se croiser à certains endroits.

Osenbach

Quand la photo est apparue sur l’ordi, je ne savais plus à quoi correspondait cette image, cette sorte de pourring qu’on fait avec de la peinture. Réfléchissez et vous allez trouver

J’ai cherché. Impossible de m’en souvenir du nom de ce village où je suis allé tant de fois. Ces pertes de mémoire me taraudent l’esprit. J’ai des doutes sur ma santé mentale, est-ce que les neurones ne se barrent pas par mes oreilles? en douce, sans rien demander? c’est une gène lorsque le mot-clé d’énoncé d’une phrase vous manque; alors brutalement la conversation est terminée.

à moi la Vallée Noble!

A Gundolsheim, un cyclo devant moi, je m’approche…et je lui demande le nom du village au-dessus de Soultzmatt…Osenbach! Je suis soulagé. Cherchez un nom qu’on ne trouve pas en pédalant, c’est une torture.

Les coquelicots sont partout. Ils sont devenus écolo-coquelicots depuis que les paysans en sèment sur le bord des champs

A Osenbach, je vais trainer sur le chemin du moto-club. Je tente de lire le panneau Ranker cryptopodzolique. Je repars rassuré puisque chacun sait que le rankosol est un sol caractéristique des pédogénèses en altitude sur milieu acide.

En descendant le Bannstein, je fais un détour par les antennes de Saint Gangolf croyant bénéficier d’un raccourci. J’ai faux, demi-tour Je traverse Buhl par le village pour atteindre la piste cyclable. Pas rentable: trop de stop et pour finir rue barrée par des travaux. Je prends la tour Eiffel au rond-point pour rejoindre Guebwiller. Au feux on m’envoie dans cette onde verte merdique jusqu’à l’hôpital. Toujours aussi nuls les concepteurs de pistes vélos.

J’ai abandonné de mon vivant tout espoir de voir enfin la France réussir sa révolution vélo.

Vous avez dit Covid?

Les panneaux sont visibles tout le long de la plage.

Pas plus de six!

Les cyclos du mardi sont des gens comme moi. Des oisifs qu’on a mis à la retraite. Ils s’appliquent à pédaler de leur mieux. Le temps est chaud, presque trop après ce mois de mai calamiteux.

On se croise d’un hochement de tête. Quand cinquante kilomètres arrive au compteur, j’ai ma dose.

Un mardi de vieux.

Une éclaircie salutaire

Mieux valait éviter les sentiers gorgés d’eau. et rester sur les sols pierreux.

J’étais presque étonné de ne pas voir un grain arriver sur moi. Finalement, j’ai pris mes aises et parcouru une trentaine de kilomètres à VTT par champs et bois.

Il fallait le croire, j’ai saisi l’occasion d’une accalmie en regardant l’animation Ventusky

C’est curieux comme animal. Il fait le mort croyant qu’on ne le voit pas. Je ne sais d’ailleurs pas si un orvet est capable d’une construction intellectuelle ou s’il s’agit d’un réflexe comportemental inné en voyant un vététiste arriver. Mais il ne bougera qu’à la condition que je l’y invite avec une brindille.

Glashutte

Mon vélo fait un peu cheap maintenant. Mais je n’éprouve pas le besoin d’en changer. Il va bien avec le pilote. Il vient de grimper la Glashutte et il est encore tout ébaubi. C’est vrai que le dernier kilomètre nous laisse dans l’incertitude, lui et moi, car on ne voit toujours pas apparaître cette sacrée ferme-auberge de la Glashutte.

Ouf! j’avais gardé quelques dents et c’est ma fierté.

Les animaux de la ferme se font entendre. Dans le parc un joli poulain blanc et marron et deux lamas, plus les poneys.

J’enfile le coupe-vent et je descends les mains sur les freins.

https://www.openrunner.com/r/13044256

C’est après Rimbachzell qu’on se fait peur avec la pente. Il y a 5 km de montée et on passe de la cote 422 à 877.

A VTT, c’est possible aussi

Basique plus

au départ de Vieux-Thann

Grand beau temps ce matin. Dix vététistes et deux « routiers » au club Etoile 78 de Vieux-Thann

Je prends un parcours plat, je n’ai pas envie de grimper. Nous sommes trois pour cet itinéraire qui nous conduit jusqu’au plan d’eau de Reiningue.

la pause s’impose

Pour qu’un parcours ne soit pas monotone aux nouveaux venus, il faut quelques points d’intérêt qui permettront de marquer une pause…et si possible des sols variés.

Les chemins pour rejoindre l’abbaye de l’Oelenberg sont agréables et non boueux. Le tour du lac nous donne à voir des pêcheurs et des promeneurs. Le petit single qui rejoint le ball-trap de Cernay est ludique avec ses dos d’âne. Puis on finit par le sentier de la Thur sauvage. 32km

Télécharger le parcours

Vadrouille à VTT

château d’eau fort
Willer-sur-Thur
Willer-sur-Thur
Thann
Croix du Staufen
Thann vignoble du Rangen
Ruines du château de l’Engelbourg en haut, tribunal de proximité en bas
moi
mon tour de vadrouille https://www.openrunner.com/r/13018678

Route

La Saint-Nicolas à Petitefontaine

Après cette grande pluie de la veille, les rivières et les fossés sont agités

Sous le vent

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Sous le vent puissant, on s’éloigne vite. Mais pour revenir ensuite, c’est beaucoup plus difficile.

Ventusky indiquait ce matin des rafales à 80 km/h.

un nouveau tronçon cyclable à Cernay qui contourne le camping municipal.

Puis passage pour régler le dérailleur …

le vélo électrique cache bien son jeu (de batteries)

Lorsqu’on passe chez le vélociste, les mauvaises nouvelles abondent:

  • ta chaîne est foutue
  • tes galets de dérailleurs sont morts
  • ton VTT? après cinq ans mieux vaut ne pas faire de frais!

Bon me voila prévenu!

Wingsurf à Aspach-le-Haut

C’est le nouveau sport de glisse tendance.

Une « Wing » est une aile que vous tenez via un wishbone ou des poignées alors que vous vous trouvez sur une planche de foil.

Aujourd’hui aux gravières de la Thur face à Wantz, un wingsurfiste s’entraîne. Le vent est carrément debout et il peine à rester en équilibre sur son foil.

Balade de 1er mai

De la pluie jusqu’à la fin.

C’est la balade où l’on croit voir du brouillard tomber…et puis, chemin faisant, le brouillard se transforme en pluie.

J’ai eu le vélo et la douche en même temps.

Quand les pieds commencent à être attaqués, il est l’heure de rentrer.

Je reste stoïque, tant que la veste résiste, je ne sors pas l’imper. Quand je sens l’humidité pénétrer sur les bras, il est temps de mettre une couche de plus. Ensuite la vapeur intérieure monte en température toute seule ce qui permet de bénéficier d’un mini sauna.

Dans les virages, il faut consentir à arrêter de pédaler et mettre la pédale extérieure vers le haut car c’est le meilleur moyen d’éviter le jet d’eau de la roue. Normalement en se débrouillant bien, on doit avoir les deux pieds mouillés également!

Pas de jaloux!

Le fleuriste de Wittelsheim exposait son muguet en pots sur le trottoir.

14,50 euros.

Finalement, je poursuis mon chemin. Trop cher pour moi.

Devant le golf des Bouleaux, un vendeur à la sauvette. Les grosses berlines s’engouffrent l’une après l’autre le long du green. Pas un n’achètera un brin de muguet.

Il y a un resto au golf qui les attend

Je m’abrite sous le parasol qui sert de parapluie.

J’ai le choix du bouquet.

Pas de table! j’ai bossé la question…

Alors je prends celui-ci…

Tu vas les mettre où?

Je vide mon bidon, le vase est parfait.

Puis je reprends ma route.

retour monotone

Avec l’Etoile 78

On forme un groupe de quatre routiers. Et on part.

La grimpée de la route des Crêtes à Uffholtz est intimidante. Heureusement on redescend à Wattwiller.

On termine par Michelbach/Roderen.

Bien assez pour une bonne sieste cet après-midi.

J’avoue m’sieur l’agent

Les Vosges depuis Freundstein ce matin
Des dégâts considérables dans la montée du col Amic où la route est officiellement ouverte depuis hier
La vieille caravane a souffert des chutes d’arbres dans la montée du col Amic
J’ai mordu un peu sur mon espace dédié

Vous ne me croirez pas, j’ai été contrôlé sur la Route des Crêtes par la Gendarmerie Nationale ce matin.

Si! si! Je me suis dit que le virus traîne peut-être aussi là-haut et que je suis moi-même capable de le colporter.

Bref, passons!

Contact au demeurant fort courtois. Je descendais à bonne allure le Vieil Armand. Au carrefour de Wattwiller (km41.5), trois motards de la Gendarmerie Nationale.

Gendarmerie Nationale, bonjour monsieur! vous avez une autorisation de circuler?..un certificat de domicile?…

Moi qui me balade sans aucun papier, j’avais eu le nez creux*

Sous la forme avoir du nez, également utilisée actuellement, cette expression existait déjà au XVIIe siècle.

Ici, creux correspond à « bien dégagé », condition indispensable pour que le flair fonctionne.

Je sors ma carte d’identité…que je n’ai d’habitude jamais avec moi. C’est un tort.

Tournez-là svp…Bon, nous sommes voisins à ce que je vois (j’habite en effet derrière la gendarmerie) c’est bon vous pouvez y aller

Parcours sympa et classique pour un habitant du lieu. (lien Openrunner)

Bien sûr pour attaquer la montée par Wuenheim, je grignote un peu le rond, pas de beaucoup…mais je rentre ensuite rapidement dans le…rond. Et je grimpe. Pas vite. Quatre cyclos frais comme des gardons m’ont dépassé et m’ont croisé ensuite alors que je n’étais pas encore à Kohlschlag.

La route est ouverte depuis hier. Elle est impeccable et même balayée! Idem pour la route des Crêtes.

Aucune bagnole rencontrée, c’est bizarre. Le confinement fait son œuvre.

trois cols au passage

Le Molkenrain, nuages annonciateurs de pluie

Au col du Herrenfluh, je m’offre au passage le Molkenrain.

J’entends mes rotules qui grincent. Je vais si peu vite que le compteur se met sur pause.

J’arrive enfin après une respiration sur l’esplanade de la prairie. En haut la dame avec son chien est déjà arrivée, nous sommes partis ensemble au parking,

oui mais moi par le sentier c’est plus court, bravo!

Elles est sympa, la dame.

Tagolsheim

Dans le passé, j’empruntais fréquemment cet itinéraire de retour vers Mulhouse. En haut de la bosse, on se regroupait et Tagolsheim apparaissait sous son meilleur jour.

https://www.openrunner.com/r/12773943

Une crise de rhinite impromptue sur le vélo. De quoi gâcher la rando. Un torrent d’éternuements et de larmes. A Tagolsheim j’avais hâte de rentrer car mon paquet de mouchoirs avait vécu.

C’est pas mal chez nous

C’est ma dernière image avant de rentrer à la maison.

Il y en a qui ont mieux, mais c’est sans doute plus cher.

Temps amélioré aujourd’hui, j’ai même tenté le corsaire.

Soleil et vent glacial

Houppach

C’est le vent de nord glacial qui renforçait la sensation de froid aujourd’hui dans la plaine d’Alsace.

Je me suis réfugié sur nos pentes vosgiennes.

route dégagée pour descendre le Hundsruck, mais j’ai hésité et préféré faire demi-tour

Au Hundsruck, demi-tour. Je n’ai pas voulu prendre le risque de trouver de la neige glacée dans la descente au Plan Diebold.

Mon parcours du jour. Rammersmatt, Schirm, Hundsruck. ça ira pour aujourd’hui.Je me suis donné de la peine.https://www.openrunner.com/r/12715337

Sternenberg

Un parcours intuitif qui m’a conduit jusqu’à Sternenberg

A Sternenberg, je suis remonté jusqu’au Haut-Soultzbach…avant de tourner vers Sentheim. Masevaux était sous la pluie, je l’ai évitée. Puis pour faire bonne figure, je suis rentré par Cernay.

C’est presque un devoir d’éducation physique de rouler par mauvais temps dans la grisaille. Quand je rentre, je suis affamé. Alors je mange pour reprendre un peu de tonus.

Les restitutions graphiques des GPS sont extraordinaires de précision. Bien que j’ai encore trouvé le moyen d’arrêter l’enregistrement entre Michelbach et la ZI de Burnhaupt et de me « voler » 5km. Le cardio a eu du mal à démarrer par manque de transpiration.

Une affaire de cœur

Au col du Herrenfluh, beau temps, le soleil est de la partie. La plaine d’Alsace est dans la brume
Avant de poursuivre la grimpée je me suis demandé si je n’allais pas rencontrer des arbres en travers de la route comme ici à l’embranchement de Wattwiller

Je suis monté au Vieil Armand en dépit de l’interdiction. Je m’attendais à voir les autorités chercher les délinquants à vélo. Non, elles n’étaient pas là. J’ai croisé deux cyclistes qui descendaient et deux voitures m’ont dépassé. L’une d’elles est revenue vers moi pour me dire qu’un gros arbre barrait la route et que j’aurais du mal à passer.

Je suis passé.

Vieil Armand, un seul arbre subsiste et barre la totalité de la route. Une volonté délibérée d’empêcher la circulation sauvage, sans doute.
A vélo et à pied ça passe

Cette montée là Uffholtz-Vieil Armand, je ne l’aime guère car elle est difficile pour moi avec une pente de 7 à 8% permanente….et comme je ne monte pas vite, fatalement ça dure plus longtemps.

Quand j’arrive au col du Herrenfluh, je souffle. Je pose le vélo et je grimpe dans la roche pour voir le paysage. Et je redescends avec peine vers mon vélo car mon entorse est toujours douloureuse, je ne souhaite pas me tordre à nouveau la cheville. C’est terrible la vieillesse!

Effectivement, après la nécropole, deux arbres en travers. Mais on passe à pied facilement. De part et d’autre la chaussée entre Uffholtz et Freundstein est dégagée sur des demi-largeurs sauf ici. Ce qui témoigne d’une volonté d’interrompre tout trafic automobile en dépit des barrières.

Je disais donc affaire de cœur pour moi que de monter le Vieil Armand puisque le cardio est sollicité pendant près de 50 minutes. Normalement je m’astreins à ne pas dépasser 150 bips, l’essentiel étant d’arriver.

Quand j’arrive à la nécropole, la fraîcheur est perceptible, il ne fait que 4°C et quand j’arrive à Freundstein, le soleil a disparu. Je descendrai donc dans la froidure, celle qui fait grelotter sur le vélo et rend les doigts blancs en dépit des gants.

Oderen, Page,…

Je dévale cette pente de Saint Amarin debout sur les cocottes, braves cocottes!
Curieuse demeure perchée à Saint Amarin
Sandwich jambon-beurre, le meilleur

A Kruth, j’avais trois options:

  • Le Markstein
  • Le Bramont
  • Le col d’Oderen

J’ai pris le col d’Oderen.

A la chapelle, casse-croûte. Une famille en vacances qui visite les lieux et qui pour tout dire semble s’ennuyer.

Je repars pour le col…cette montée là est roulante, il y a juste sur la fin un passage un peu plus pentu et très peu de circulation. Werschmatt est toujours bien tenu.

Au col d’Oderen quelques randonneurs qui stationnent là.

Je prends col du Page.

Barrage bâclé. Des branchages et des rocs, illustration parfaite de la déconfiture de nos corps d’état

Surprise, c’est fermé! Ce qui ne fait pas mon affaire. Je passe quand même et je soupçonne même qu’il n’y a pas d’obstacles…gagné! Juste les traces d’engins qui ont nettoyé les fossés encombrés. A Larcenaire, la barrière est encore plus dissuasive. Les pouvoirs publics n’ont toujours rien compris au vélo qui doit pouvoir passer là où on imagine qu’une auto pourra faire un détour par Ventron. Durant mes cinquante ans de vélo, je mesure combien les pouvoirs publics ont fait le mal du vélo. Des dommages irrattrapables hélas qui vont de pair avec l’effondrement du Pays dans tous les domaines. J’ai honte de ma génération.

Au col de Bussang, quelques gouttes de pluie. Descente glaciale.

plaque relevée à la « sourse » de la Moselle. J’ai du mal à identifier ces retraités de 1988…peut-être ceux de l’UEM et ses trois centrales (ville de Metz)
Source de la Moselle à Bussang
https://www.openrunner.com/r/12633111

Sans titre!

Pont canal Dannemarie
https://www.openrunner.com/r/12624193

Une fois sur la piste de Dannemarie, je m’éclate.

Je rentre sur la piste à Illfurth et quand les promeneurs se raréfient, on booste. Un jeune gars à VTT me dépasse. Je ne cherche pas à m’accrocher. En pareille situation, j’observe ce qui se passe au moins à cinquante mètres derrière. Finalement nos vitesses se stabilisent. La position de leader m’est fort désagréable…et c’est pour ça que je ne m’accroche pas devant. Au bout de quelques kilomètres, on sent le besoin de souffler, lui et moi. Je repasse devant. mais une fois à Valdieu-Lutran, j’aurais consommé un bon capital physique.

Et je vais ramer pour rentrer.

Surtout avec les bosses de Traubach, Guevenatten, Soppe et Guewenheim.

Faut bien s’amuser un peu par un si beau temps!

https://connect.garmin.com/modern/activity/embed/6361720399

Montagneux

Ce matin, je me suis fait plaisir. J’ai grimpé jusqu’à Freundstein. Faire un peu de montagne en février, c’est plutôt inhabituel. Il faisait beau et le massif était séduisant. Quelques touristes égarés et des fondeurs qui montaient au Grand Ballon avec leurs voitures. Cette montée par Goldbach demande de la patience car certains passages font 8-9%. Lorsqu’on est seul, pas d’affolement, le temps ne presse pas. Je monte sans effrayer mon cardio et en préservant mon entorse. A Freundstein, la route n’est pas encore ouverte. Je ne tente pas de redescendre par là avec mon vélo de route car je suppose que la route doit être encombrée de débris forestiers. J’avais 9° au départ et 17° en altitude vers 10h30.

Je ne me sentais pas encore assez motivé pour aller jusqu’au Grand Ballon.

Des scouts visibles de loin mais sans distanciation
J’ai hésité à descendre par le Vieil Armand

Gonflé à bloc

C’est impressionnant mais pas très douloureux. Il suffit de garder le pied à plat. C’est juste pour décaler la chaussure qu’il faut s’aider de la main. Mais aller à pied c’est plus difficile, on boite comme un jardinier.

J’ai évité de faire de la pente. Dommage, il faisait beau.

Pas essentiel

Je me suis rendu à l’évidence, pour poursuivre mon chemin, il fallait prendre la route des autos

Oui, c’est non essentiel le déneigement d’une piste cyclable pour paraphraser ce qu’on nomme les commerces non essentiels aujourd’hui lors de la crise épidémique.

On aurait pu imaginer qu’après tant et tant de militantisme pro-vélo, les pouvoirs concernés auraient pris l’affaire en main. Non, vingt ou trente ans plus tard, il n’existe toujours pas en France un cadre réglementaire du déneigement pour les infrastructures cyclables.

La raison est pertinente et je suis même prêt à la recevoir: le vélo reste en-dessous d’une masse critique et son intérêt est à relativiser puisque les pistes cyclables, en principe, ne concernent que le monde des loisirs. Or le monde des loisirs peut attendre en ces temps de pénuries diverses. Absence de crédits mais aussi absence d’une prise de conscience politique suffisante pour lier le vélo à une vision d’ensemble des mobilités.

Quelques hurluberlus comme moi seront loin de peser sur les politiques publiques locales. Nous sommes des « pèse-peu »! Alors au plan national, on peut toujours attendre. Si l’on pousse le raisonnement, on ne sait pas qui de la poule ou qui de l’œuf peut faire émerger le changement. Les vieux dogmes du pouvoir populaire ne sont plus d’actualité, il faut donc attendre qu’une conscience universelle s’éveille pour rendre au vélo la place qu’on lui doit.

Mais au demeurant, si la piste était déneigée, chouchoutée, il resterait à convaincre les masses populaires qu’un changement est inéluctable, abandonner sa bagnole pour moins de cinq kilomètres. Or dans nos zones extra-périphériques, le taux de population est tellement peu dense que le vélo ne sera jamais gagnant comme il pourrait l’être dans un pays nordique densifié.

Cela dit, le dégel va vite nous redonner espoir. Seuls les chemins vicinaux comportent encore quelques congères. Il faut donc s’armer de patience avec ce redoux avant de retrouver nos routes de montagne.

Cibles

Il est vaillant. Criblé par les projectiles, il semble attendre le prochain compétiteur de tir à l’arc.

Celui-ci itou

Bien crotté, je rentre par le froid qui se fait de plus en plus vif.

Trente trois

Avec le Club Etoile 78 de Vieux-Thann. Valentin, Felice, Frédéric, Jeremy, Sébastien

Dites trente-trois!

Je l’ai dit. On a fait 33 kilomètres. Il fallait éviter les chemins trop boueux, mais en échange on eu un vent debout pénible au retour de notre balade sans haies pour s’abriter.

Routine et verbiage

Oui c’est vrai, la route à vélo c’est routinier. C’est d’un conformisme qui n’a rien de révolutionnaire. En route, j’y songe. Qu’est-ce qui peut nous pousser sans cesse à renouveler nos sorties à vélo sur des itinéraires si peu variés? j’ai certainement maintes fois abordé la chose.

Le sport, l’activité physique peut à elle seule suffire à expliquer cette routine. Un peu comme un joggeur qui fait les tours de quartier ou celui qui est « abonné » à un itinéraire immuable. Ou pire! celui qui court sur un tapis roulant ou dans son garage sur un home-trainer.

Nous les routiers, on a en plus la route. Et les éléments qui vont avec. Je veux dire la météo pas toujours favorable et aussi une part d’insécurité avec les infrastructures rapiécées et la proximité d’usagers pas toujours prévenants à notre égard.

Pour moi, c’est sûr, le danger vient de l’arrière. Quand aurons-nous enfin une caméra embarquée avec un écran au guidon? Un rétroviseur en mieux, profilé, esthétique et intelligent qui nous préviendra de l’imminence du risque?

Aujourd’hui j’ai croisé de nombreux cyclistes. Des esseulés et des groupés. Les groupés croisés sont de la nouvelle génération, des grands types athlétiques qui fendent la bise. Les esseulés, comme moi, sont plus attentionnés, ils saluent de la main, de la voix, parfois des deux. C’est l’expression d’une complicité comme pourrait l’être celle des motards qui saluent du pied.

La bise revient. Je l’ai sentie et j’ai vu le thermomètre perdre deux degrés au cours de ma balade, prélude à un nouveau froid pour les jours prochains. Il faut de la pugnacité pour construire son itinéraire au fur et à mesure. Je ne prévois rien. Je pars. Je monte au nord, puis je redescends au sud…en évitant de tourner trop tôt. Je me joue parfois de mauvais tours: une fois le carrefour dépassé, il est trop tard, je dois aller à l’intersection suivante. C’est ma façon de m’imposer un surplus de courage.

Verbaliser sa balade à vélo, c’est aussi un exercice qui apaise après le retour.

A gros bouillons

La Doller à Guewenheim

Les cours d’eau d’Alsace coulent à gros bouillons mais ils reviennent peu à peu dans leur lit après s’être répandus dans les champs.

La neige sur le massif a disparu. Pas de chance pour les skieurs en herbe dont les vacances approchent.

Mais consolons-nous: les pistes cyclables sont dégagées. Partout des chantiers forestiers s’affairent pour dégager les voies encombrées. Ce matin la route Roderen-Guewenheim était barrée.

Le tour du jour

Ollwiller à VTT

départ dans un froid humide et glacial

Sympa le parcours! Je présume que mon parcours a plu puisque tout le monde semblait content au retour. Même crottés jusqu’aux os!

Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann que je vous encourage à rejoindre, nous avons parcouru un circuit d’hiver, c’est à dire pas trop pentu et pas trop boueux. Je l’avais déjà éprouvé en septembre 2020 ici.

A mi-parcours on une montée sur chemin pierreux

https://www.openrunner.com/r/12017745
Jeremy grimpeur né!
Sébastien en plein effort
A la fontaine, repos! on peut fumer
Des confrères CCK croisés en chemin

Pluie et vent

Pas d’amélioration du temps cet après-midi, même si un rayon de soleil m’a encouragé à quitter la maison. Dix minutes plus tard, la pluie est revenue du fond de la vallée.

J’ai remonté le cours d’eau pour regarder les flots charriant boues et bois. A Bitschwiller, j’ai pris le Plan Diebold. J’ai regardé les bûcherons venus de Bussang mécanisés lourdement. La grande trouée dans les sapins va offrir une vue plongeante sur le village pendant quelques années, le temps que la forêt reprenne sa place.

Au Plan Diebold (68/600), j’ai pris la descente par le Steinby. Tous les cent mètres, des arbres couchés en travers de la route. J’ai joué à saute-mouton.

Voir toutes les images

Capitale

Avec un vent de 33km/h SSW, je savais à quoi m’attendre pour le retour

Une fois arrivé au chevalement de Wittenheim, je n’ai plus qu’a contourner la capitale. J’ai la mémoire des itinéraires secrets, ceux qui évitent les pièges de la circulation. Sauf le grand rond-point du Kaligone qu’il faut savoir négocier avec tact et confiance. Dans ces grands trucs là soit on a la chance de s’insérer sans s’arrêter soit on ne l’a pas, la chance. Dans ce cas il faut souquer ferme pour redémarrer et ne pas se faire cisailler par un sortant. Tout un art consommé!