Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

Non à la ComCom!

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Guevenatten dit non à la ComCom. Pourquoi?

Je pars à 8h30 ce samedi.

Une façon pour moi de libérer mon après-midi en m’accordant par exemple une sieste.

C’est toujours mes premiers kilomètres qui sont problématiques; c’est parait-il là qu’on nous compare au diesel ou à la locomotive à vapeur qui prennent du temps à chauffer.

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Quand l’auberge apparaît

Pour forcer le mouvement, je m’offre le petit raidart de Roderen à Rammersmatt.

C’est une façon de resquiller la grimpée de Rammersmatt par Leimbach.

A Lauw, je prends la Seigneurie, puis Petitefontaine et Lachapelle.

Bellemagny, Saint-Cosmes, Bréchaumont, Traubach-le-Haut, demi-tour.

La flemme d’aller jusqu’à Dannemarie.

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En haut de Traubach, Guevenatten; l’image me plait sur fond vosgien

A Guevenatten, je veux savoir.

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ici on vend des belles mirabelles

Je veux savoir pourquoi cette chouannerie s’empare des habitants.

Le monsieur qui vend ses mirabelles me dit tout.

Intégrés à la communauté de communes de Dannemarie, la taxe d’assainissement devrait bondir de 300%.

Pourquoi?

Parce qu’il faut construire des stations d’épuration partout où il n’y en a pas…alors que Guevenatten a financé elle-même sa station roselière. Elle ne veut pas payer pour les autres.

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les mécaniciens poussent les feux de la locomotive à Aspach
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Cent soixante neuf

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Houppach

C’est quand je donne un rapide coup d’œil au cardio que je prends conscience de mon inconscience.

Stop!

Deux cyclos devant moi qui grimpaient le Schirm.

C’est dans mes gènes, je m’accroche derrière.

Au dernier kilomètre, j’ai levé le pied.

Trop fort pour moi.

Bon, je me tâte de partout, je suis toujours en vie.

C’est la peur rétrospective.

Je rétrograde. Je me suis toujours demandé comment ça fait, l’accident cardiaque.

On doit tomber part terre brutalement dans un sourd cliquetis de ferraille.

J’y pense et puis j’oublie.

Le col est là et je me laisse descendre à Bourbach.

Des cohortes de cyclos font la pause au carrefour.

Je grimpe le Hundsruck en douceur.

J’emprunte le beau tapis neuf jusqu’à Bitschwiller.

Pas de marquage.

Pour un peu, on se laisserait entraîner par dessus  la rambarde dans les virages serrés faute de ligne blanche annonciatrice de la courbure.

Je stoppe tout net avant d’atteindre la vallée.

La dame prend son compagnon en photo sur fond de coteau, chacun de part et d’autre de la chaussée.

Ils sont confus de cet excès de zèle.

Mais c’est tellement beau de voir des cyclos amoureux de la montagne.

Aujourd’hui, ils étaient nombreux à découvrir le beau bitume neuf.

169 pulsations, c’est évidemment trop pour moi.

Je déraisonne.

C’est pour ça que je porte ma ceinture, pour faire stop avant.

Suer le burnous

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Guevenatten dormait encore

L’expression est coloniale.

Elle signifie « prélever des indigènes ».

Elle n’a donc nullement vocation à expliquer qu’on transpire sous la canicule.

Je ne l’emploierai plus.

Je grimpe la côte de Soppe jusqu’à la Belle Escale et je traverse la RN.

Les deux petits chevreuils sont au bord de la route, hésitants.

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image de médiocre qualité, les deux petits chevreuils sont dans l’ombre à gauche

Finalement, ils préfèrent retourner au bois plutôt que dans le champ de maïs en face.

Je les en ai dissuadé.

Puis à Guevenatten je m’arrête.

Je traverse pour avoir un angle de prise de vue de la chapelle.

Le village dort encore.

Non, la dame dans son jardin me regarde, étonnée de voir un cycliste prendre une photo de la rue. Elle me dit bonjour. Moi aussi.

Puis je rejoins l’EVR6.

C’est la matinée des cyclistes.

Pas dizaines.

Des sacochards un peu perdus à Wolfersdorf; ils cherchent la piste de la Largue.

C’est mal signalé mainfestement.

Le café n’ouvre qu’à 10 heures. Dommage.

A Zillisheim, je prends derrière le lycée la direction de Didenheim.

La haute tour hertzienne de Morschwiller impressionne.

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77 m de haut. liste des émetteurs

Quand j’aborde Schweighouse, les bataillons mulhousiens rejoignent le bercail à grandes pédalées.

A onze heures, mon thermomètre dépassait déjà les trente degrés et j’étais à la maison.

Balade erratique

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Moutons, cône alluvionnaire de la Thur

D’abord je m’arrête devant les moutons.

Je les observe comme un anthropologue car je ne sais rien des moutons.

Sauf qu’on leur tond la laine sur le dos.

Ce sont d’infatigables nettoyeurs…et mangeurs.

Puis ils se pressent à la tonne à eau en désordre.

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Plan d’eau Reiningue

J’arrive au plan d’eau de Reiningue. Temps couvert et vent suffisant pour sortir les dériveurs.

Une sono débite du reggae.

La zone de baignade est surveillée.

Trois baigneurs, trois maitre-nageurs sauveteurs.

Impossible de se noyer!

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Plan d’eau Reiningue

Puis je pars aux étangs de Cernay.

Le calme contraste avec le plan d’eau de Reiningue.

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Etangs de Cernay
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Trop d’interdits n’est-il pas contre-productif?

Ce panneau est un roman.

Même les drones sont interdits.

Au bout de « respectez les lieux », le texte gommé « utilisez les poubelles ».

Résultat, on trouve des ordures partout.

Comme un air de vacances

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Gommersdorf

L’EuroVéloRoute (EVR6) a comme un air de vacances.

Il suffit de s’y rendre pour y voir les touristes de passage.

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Ceux qui passent à bord des pénichettes et ceux qui cyclo-campent.

Arnachés de grosses sacoches, ils ne semblent pas harassés.

Leur allure est bucolique.

Les communes riveraines s’ingénient à dévier les visiteurs.

Hagenbach a construit un sentier de découverte et marqué son intersection avec l’EVR6 avec le tocsin de l’écologie.

Je ne sais pas ce que ça signifie…

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 Peut-on se taper la cloche à Hagenbach?
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Sentier menant à Hagenbach

Finalement, j’ai pris l’habitude de faire une pause au port de Gommersdorf, confluence de bateliers et de cyclistes.

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Prendre plaisir à regarder les voyageurs passer

Puis je rentre.

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Burnhaupt-le-Bas est opposée et tient à le faire savoir. Toutes ces communes sont déboutées les unes après les autres par le tribunal administratif. Mais elles persistent.

 

 

 

La sournoiserie cycliste

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Le chimilibilic est-il vert? mais non il est rouge. Simone un autre candidat…

Faut qu’je vous dise tout.

Sur mon vélo, je suis sournois.

Une réminiscence du comportement reptilien de l’homme qui perd toute urbanité dès lors qu’il enfourche le vélo?

Je me définis comme un besogneux renfrogné du guidon.

Je m’impose des sets, comme des défis.

Dans le temps passé, il y avait ceux qui se disaient « pas cap de faire x fois le Bannstein »…et il grimpaient  dix ou vingt fois le Bannstein dans les deux sens.

Moi je n’en suis pas là, pas encore…et je crois que même que, l’âge aidant, je ne me lancerai jamais un tel défi.

Non moi, mon truc, c’est la sournoiserie.

Je mets le compteur sur horloge et je pédale.

Puis je joue à la devinette, combien de kilomètres depuis le départ?

Beaucoup? pas beaucoup?…

Allez va pour 40 kilomètres! en espérant avoir plus…

Puis je passe le compteur sur distance…38 km!

Déception. Il va falloir rallonger car ce n’est pas digne de rentrer à moins de 50 km.

Pourquoi 50?

Parce que!

En « routier du dimanche », il existe des codes.

Des codes d’intolérance. A moins de 50, interdiction de rentrer.

C’est comme le pêcheur bredouille…il doit passer chez le poissonnier.

Y’en a des…oui y’en a des qui font tourner la roue à vide au bas de l’immeuble pour faire un compte rond.

Y’a un peu plus…j’vous l’mets quand même?

Ben oui, faut pas refuser, on ne va quand même pas reculer!

J’ai pourtant tout ce qu’il faut, des jambes, du souffle, du beau temps…rien n’y fait, sur la route je trouve le temps long.

Pour tout dire, trivialement, je m’emmerde.

J’ai zigué et zagué (vient de zig-zag) dans le Sundgau en surveillant le compas, un peu de sud, un peu d’ouest, puis plein nord.

Bon aujourd’hui, j’ai fait 56 et l’honneur est sauf.

En matière de sournoiserie, mon vélo n’est pas mal non plus.

Voila des semaines qu’il me fait des « clac-clac » et des « clic-clic ».

Pour le « clac-clac », je lui ai déjà donné des claques un peu partout.

Rien à y faire.

Aujourd’hui j’ai profité de la ligne de partage des eaux de Saint-Cosme pour lui lancer un ultimatum, si le « clac-clac » ne cesse pas, je balance tout coté Méditerranée.

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Pompe, bidon, boite à outils, j’ai tout mis sur le mur du cimetière et je suis parti. Saint-Cosme

« Clac-clac », « clac-clac ».

Je deviens fou, je saute en marche. Je secoue la bécane comme un prunier… »clac-clac »

Le feu rouge sous la selle.

Mon Cubrider II model RL700 était donc le coupable.

Au moins vingt ans d’âge. Comme le temps passe vite!

Je retourne reprendre pompe et bidon, le feu rouge dans ma poche.

Reste le « clic-clic ».

Celui-là, je l’ai à l’œil.

C’est un « clic-clic » pédale droite basse.

Mon expérience me dit que je suis bon pour une consultation chez le docteur vélo.

Je pense au roulement de pédalier.

Abruti de Maxou: c’est le capteur de tour pédalier qui frotte sur la manivelle.

Je classe en catégorie « humour », non mais sans blague!

 

Zones à défendre

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A Joncherey, Territoire de Belfort, demi-tour et cap sur Thann. Vous avez vu tous ces plans d’eau?

Mon voyage du jour prend la route.

J’ai mis un fil à plomb devant la carte et j’ai pris le sud.

J’ai stoppé à Réchésy.

J’ai fait une branche ouest pour ne prendre le même chemin au retour.

A Joncherey (Guntscherach en allemand), demi-tour et cap sur Thann.

Mes itinéraires vélo ressemblent à la navigation maritime.

Mais elle est sur terre.

Mon titre s’intitule « zones à défendre » tellement j’ai rencontré de sépultures et de stèles de toutes sortes des deux guerres.

Notre terre est marquée à jamais par notre histoire proche.

Images…

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On en mangerait. Nénuphars à Mertzen
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Habitat traditionnel d’Alsace
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La commune s’est ingéniée à construire un moulin au centre du village (Uebertrass)
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Unsere liebe Frau von Grünenwald est sur le ban de Ueberstrass mais dépend de Friesen. Dégommée en 14 et reconstruite dans les années 30. Lieu de pélerinage. Joli cadre de verdure
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Unsere liebe Frau von Grünenwald, les commodités sont dans l’esprit architectural des lieux. Decaux n’aurait pas fait mieux. Vespasien non plus.
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Là c’est le carrefour de Réchésy…et le monument dédié aux ambulanciers de la guerre
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Mon attention est attirée par Florimont à droite de mon parcours. J’y file. L’église a été construite en 1863 pour remplacer l’ancienne église dont il ne subsiste que le clocher. Majestueux édifice pour une population qui ne comptait pas 500 ouailles à l’époque!
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Je grimpe au cimetière qui surplombe le village. Subsiste l’ancien clocher de l’église détruite et mentionnée en 1275
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Avec mes pneus fins, je ne monterai pas à la tour de Florimont qui est située au-dessus du cimetière. Ruine subsistante du château fort . En 1583, un incendie détruit le château qui est reconstruit. Pendant la guerre de Trente Ans, vers 1632, les troupes suédoises, qui ravageaient les campagnes autour de Belfort, pillèrent la ville et le château qui ne se releva pas de ses ruines.
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Joncherey. Stèle à la mémoire du caporal Jules André Peugeot tué cinq heures avant la déclaration des hostilités de 1914. Pas de parenté mentionnée avec les automobiles Peugeot. Lire l’histoire sur Wiki
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Ce char est exposé dans un haut de côte dangereux. Prudence si vous vous arrêtez. Le 5 novembre 1944, des chars Sherman se dirigent vers Magny…lire la suite ici

A Chavannes-les-Grands, il existe un petit cimetière sur le GR5 direction Montreux Jeune avec les sépultures d’un lieutenant et de ses soldats tous tués en 1914.

Modeste mais émouvant. lire ici