Catégorie : Ma balade du jour

Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs

La cabane à histoires de Bernwiller

 

img_8146C’est tout à fait fortuitement que je suis tombé sur la cabane à histoires de Thierry Payet à Bernwiller.

Une « stuwa » du vivre ensemble dit le texte.

Sur les murs de cette cabane, on trouve de brèves histoires de la mémoire locale, celles des habitants du lieu.

De maigres fragments de vie glanés lors de rencontres avec les habitants…

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Il faudrait plusieurs heures pour s’imprégner de l’esprit du temps passé…

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…des anecdotes offertes aux visiteurs…

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…des souvenirs de périodes graves…

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…des notes humoristiques.

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C’est sur la mini-piste cyclable entre Bernwiller et Ammertzwiller, au feu piéton, non loin de la statue de Jean-Jacques Henner.

Attention, coté Ammertzwiller, la piste cyclable n’a pas résisté aux dernières inondations…

 

 

 

 

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L’ânerie du cycliste

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l’ânerie d’Uffoltz

Réminiscence du passé?…je ne sais pas

Deux types montent le col Amic à Wuenheim.

Ils dissertaient entre-eux.

Sur quoi?

Sur les vélos électriques qui montent tout seuls.

Le vélo électrique, chacun le sait, c’est le vélo fatal, celui dont on a du mal à se remettre.

Les « cyclistes musculaires » sont épouvantés. Ils craignent la contamination. D’autant que certains sont devenus électro-sensibles: ils portent en eux un gène de prédisposition au vélo électrique.

Léger embonpoint, cardiopathie compatible avec les batteries lithium, …bref! comme disait Pépin, tous les signes annonciateurs d’une mutation prochaine du virus électrique qui les feront basculer vers le vélo hybride, cette chose à mi-chemin entre la petite reine et la fée électrique.

Le diable est en nous, il faut se faire vacciner tout de suite pour exorciser le mal.

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J’ai fait mine de m’intéresser à l’étiquette, puis je suis passé devant les compères…Sur l’étiquette, il est écrit « merci de respecter le travail des autres; merci de ne pas voler le bois des autres » un vœu pieux sans aucun doute pour qui n’a pas de morale

Je suis passé en douce devant eux à hauteur du camping en précisant que je n’avais aucune intention belliqueuse d’en découdre, comme pour m’excuser.

Le « maxou » impayable, il s’excuse de passer devant deux types pas nés de la dernière pluie.

Perdu!

Les deux types se sont tus en me regardant passer, piqués dans leur orgueil.

J’ai donc mis un booster pour rester devant avec mes restes d’adrénaline et de testostérone.

A chaque lacet, mouvement de casque vers l’arrière…j’entendais le cardio en émoi qui gémissait sur le cadran.

Ta gueule, le cardio!

C’était pas le moment de péter une durite…

Puis à Kohlschlag, j’ai vidé tous mes bidons pour arriver en haut plus vite et j’ai mis le chrono en marche.

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J’attends mes poursuivants

Une minute cinquante huit d’avance!

La dérision à l’état pur.

Sur le banc de granit, chacun a repris son souffle et parlé « triple » et « compact », un sujet confraternel.

Le plus aguerri expliquait sa technique de grimpée, « je remets trois dents quand c’est moins dur »…tout en dégustant une banane…« mais dans les grandes pentes, je prends le triple et je me cale sur le pignon du milieu et je n’en bouge plus… »

A chacun son sophisme! ça fait toujours impression devant l’auditoire.

N’en parlons plus.

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C’est très beau ici  m’a dit l’autre. Les nimbus traînaient en lambeaux sur le Markstein au loin

La hache de guerre enterrée, on a poursuivi jusqu’au Vieil Armand et ses cargaisons de touristes en pèlerinage mémoriel.

C’était mon ânerie du jour.

 

 

 

Week-end chez nos voisins

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La culture vélo allemande commence là, devant ce feu piéton ET vélo. En France, ce signal est méconnu, on tergiverse pour faire admettre qu’un vélo qui traverse n’a pas les mêmes droits qu’un piéton vis à vis des voitures: il faut descendre de son vélo pour traverser

Imaginez deux villes distantes de cinq kilomètres qui s’unissent et forment une agglomération de 80.000 habitants; c’est le cas de Villingen-Schwenningen en Forêt-Noire.

Aucune chance que cela advienne en France, c’est comme si on voulait fusionner Thann et Vieux-Thann qui se touchent, pourtant.

ô grand jamais!

Je me suis donc offert un week-end en Forêt-Noire.

A Donaueschingen en passant par Titisee, à Bad-Durrheim, à Triberg et donc à Villingen-Schwenningen.

Du vélo uniquement à Villingen.

Titisee, le lac, les coucous et la clientèle asiatique.

C’est réducteur pour qui ne sait pas voir, mais d’un clin d’œil, je m’arrête sur ce qui surprend mon regard.

Passons!

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Donaueschingen, Église baroque Sankt Johann. Impossible d’y échapper!

A Donaueschingen, c’était jour de mariages.

La future mariée attire les regards; elle est belle dans sa robe blanche toute brodée et son foulard discrètement ajusté.

Devant le Musée d’Art Moderne rutilant, sur les bords de la Brigach, ses deux amies lui tiennent compagnie, tandis qu’un groupe de jeunes hommes sont réunis pour la prise de photos-souvenirs sur les marches de l’édifice.

Puis le cortège de grosses berlines a traversé le cœur de ville dans un concert de klaxons en direction du restaurant italien du club de golf.

La communauté turque du Bade-Wurtemberg est pleine de jeunesse et d’allégresse.

Le Président turc Erdogan n’oublie pas ses résidents extérieurs, il est venu cette semaine inaugurer la toute nouvelle mosquée de Cologne.

Étonnante Allemagne!

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La quiétude allemande dans le parc de Donaueschingen

Puis, j’ai repris ma marche dans le Fürstenbergischer Park le long de la Brigach.

De larges allées où cohabitent piétons et cyclistes.

A neuf heures, deux degrés en ce dimanche 30 septembre à Villingen-Schwenningen

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La selle de mon cheval en aluminium est toute mouillée par la rosée du matin.

Il grelotte.

Et moi aussi.

Je n’avais rien préparé, je me suis donc fié à la signalétique abondante.

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Je pars de Kneippbad à l’ouest de Villingen et je longe la Brigach en bordure de la Germanwald

Admirons le pavage des voies.

Les Allemands sont orfèvres en chemins et trottoirs pavés, un travail méticuleux qui doit coûter bonbon…

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Une signalétique allemande pour randonneurs à pied ou à vélo.

Se perdre en forêt? difficile à admettre quand on considère le luxe de la signalétique.

L’Allemand aime la nature, il la bichonne et la nature sait lui rendre.

Je relativise car il s’agit du Bade-Wurtemberg et je ne connais pas les autres lands.

A force de longer la Brigach, je cherche à grimper dans la forêt voisine.

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Je vais prendre l’Oberhausweg. Des panneaux comme ceux-là en relief et en bois, c’est déjà des œuvres d’art
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au bord du Weiherweg

Puis je reviendrai au bord de la rivière.

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prise d’eau du moulin

 

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la piste est libre, y compris en traversant Feldner Mühle qui est aussi un centre de loisirs équestre. Je ne sais pas traduire Sonntag ist Bewirtung? (dimanche accueillant?)

Puis j’irai faire un tour en ville.

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J’ai repris la route en voiture.

A Triberg, je me suis délesté de cinq euros pour avoir le droit de monter le long des cascades.

Cinq bus de touristes patientent au carrefour…

Chemins goudronnés pour touristes en tong.

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les cascades de Triberg, chemin goudronné pour touristes.

Cinq caisses cernent les lieux.

A Kasse-Kenzele, on peut acheter des cacahuètes, un euro, pour les écureuils.

Je n’en ai pas vu.

A faire une fois!

Comme disent les Belges

 

 

 

 

Poussif

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La récompense d’une grimpée, c’est l’image. Comme à l’école après dix bons points.

Heureux ceux qui grimpent les cols sans être poussifs!

Aujourd’hui, j’ai ramé pour me hisser au col Amic.

Puis j’ai médité sur le banc de granit.

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Je ne me sentais pas la force d’aller plus haut.

Vieil Armand et retour.

 

Perspective

 

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Là par exemple, je m’arrête. Et parfois je recule pour retrouver le bon plan de vision.Qui saura reconnaître ce clocher?…c’est facile.

A vélo, j’ai cette faiblesse de m’arrêter pour un oui, pour un non.

C’est contraire à l’esprit du vélo à plusieurs et en partie une des raisons qui m’a fait arrêté ce type de pratique en groupe; beaucoup se demandaient pourquoi je m’arrêtais ou pourquoi je traînais derrière.

Bref, tout seul je suis content.

Je suis du genre contemplatif et bucolique, pas toujours au goût de la discipline sportive.

C’est donc pour regarder le paysage que je m’arrête, le photographier et rapporter un souvenir…et aussi, je l’avoue sans gène, souffler un peu quand je renâcle dans les côtes.

A VTT, on distingue parfois à peine le sentier s’il est peu pratiqué et la nature se referme volontiers derrière nous et l’étroite trace de nos pneus.

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En période de vendanges, les chemins sont parfois barrés aux randonneurs et des panneaux interdisent le passage. A la cote 425 de Steinbach, les viticulteurs craignent surtout les sangliers. Ils disposent aussi des filets avifaune et des sifflets répulsifs.

Refermez les barrières si vous les ouvrez pour passer.

 

Je m’arrête

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Je m’arrête de temps en temps.

Et je photographie.

Pédaler pendant des heures, à quoi bon si on ne profite pas du paysage.

Oui, je m’arrête le long de ces grandes Voies Vertes où d’autres pédalent comme des chiens dératés.

Et je travaille mon plan en fonction du soleil, de l’ombre.

Nul besoin d’appareil lourd et compliqué sur le vélo.

La profondeur de champ attendra.

Puis je repars.