Mois : décembre 2019

Les potins du lundi

Pendus aux grilles du train. La mobilisation n’aura servi à rien (maternité de Thann)

C’est le dernier lundi de l’année 2019.

Il n’y a pas eu de trêve de Noël, le maelstrom de grèves contre la réforme des retraites a tout éclipsé. Ceux qui comme moi restent chez eux n’ont pas eu à se soucier de leurs voyages vers la famille ou les pistes de sports d’hiver mais le climat social a pourtant touché l’ensemble du pays.

On pourrait dire que la France profonde se fait oublier, elle ne demande rien d’autre qu’un minimum de services, car les services fondent encore le socle de notre bien commun républicain. C’était tout le sens de l’action des Gilets jaunes l’hiver dernier.

Ces années passées, on a fait plutôt le gros dos. Une à une, la disparition de commodités rurales ont ponctué notre quotidien: des classes qui ferment, les urgences de l’hôpital, la maternité et le mois dernier la Poste de Vieux-Thann. Dans la périphérie mulhousienne, on note aussi la fermeture de la Poste de Sausheim cette année.

Smiling woman holding a naked baby in a hospital room

Les maires? ils ne peuvent rien, les intercommunalités non plus. On l’a vu avec la disparition de la maternité de Thann. Les banderoles dans les villages n’auront servi à rien.

La machine de l’Etat broie impassiblement tout sur son passage sans qu’on puisse s’en offusquer. Et pourtant l’argent continue de manquer, nous dit-on, en dépit des efforts de rationalisation dont le monde rural fait les frais!

Le 24 décembre 2018 dans mes potins du lundi, j’évoquais une affaire trouble

Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.

Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.

Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.

L’enquête a t-elle avancé? on ne le sait pas. Un an après, les hôpitaux publics sont toujours confrontés à une crise sans précédent dont on peine à voir une issue.

Voila qui illustre notre déclin et 2020 ne s’annonce pas meilleur.

Retour sur 2019

J’avoue, en 2019, le coté bourrin du VTT m’a transporté d’aise. (La Grande Goutte) C’est la première fois que j’arbore le maillot Etoile 78

L’âge de raison

Il faut s’y faire. Les scores à vélo obéissent au phénomène de l’âge. Je suis plus timoré au fil du temps et mes randos à vélo sont plus courtes. Celui qui n’a en tête que ses scores a du souci à se faire au fil du temps qui passe. Bien sûr, il y a les aléas de la vie, la météo, les opportunités de voyage, et aussi la santé qui pèsent dans la balance. Tous ces facteurs s’ajoutent.

J’ai fait le choix « en entrant » en retraite de m’investir dans plusieurs domaines, le vélo, la peinture, la lecture, de telle sorte que je ne devienne pas une charge trop rapidement pour la société. C’est un acte citoyen modeste.

VTTROUTE
201683/253043/3097
201783/236877/5051
201861/169364/3992
Des chiffres pour ceux que ça intéresse

Janvier 2019

Le 1er janvier 2019, je m’étais »offert » Geishouse. Une façon de démarrer fort.
les liens renvoient à l’article
Grimper le Hundsruck enneigé avec le VTT demande du cran
A pied, c’est bien aussi

Février 2019

Ostein, Sicurani, Zeller, ce jour là j’avais visé gros
Excursion dans le Belfortain

Mars 2019

Ostein, la roche vosgienne
Les randos de printemps dans la Hardt

Avril 2019

Col de Fennematt
Le Hilsen toujours aussi difficile
Escapade au pays du vélo et de la tulipe

Mai 2019

La Planche des Belles Filles
Au moins une fois l’an pour ne pas faillir à la tradition

Juin 2019

la canicule s’installe
Quatre jours en Dordogne

Juillet 2019

découvrir les joies du VTT (Sulzburg)
crapahuter avec les 100 cols dans les Vosges

Août 2019

l’insolite du mois d’août
Toujours aussi insolite
Le Dervois à VTT

Septembre 2019

Oberkirch, des cols routiers
Le Grand Ballon à VTT
Insolite Raemelspitz
A pied, c’est bien aussi
Slowup de Bâle

Octobre 2019

Journées d’octobre
Kruth en travaux

Novembre 2019

Les bunkers de 14-18
vigne d’automne
A pied, c’est bien aussi (Thannerhubel)

Décembre 2019

Les balades de décembre
Pour la défense des retraites

Mes nouveaux cols franchis en 2019

N° d’ordreCode(ou identification) sur catalogue « Cent Cols » du pays concernéNom du ColAltitudeDépartement ou Pays
1FR-63-0373LE PAS37363
2FR-03-0871LA PLANTADE8713
3FR-03-0824BEAU LOUIS8243
4FR-03-1151PLANCHETTES11513
5FR-42-1120LA CHAUME112042
6FR-63-0525PAS DU LOUP52563
7FR-88-0635bHaut de la Halte63588
8FR-88-0667Dialtrepoix66788
9FR-88-0745aFerry74588
10FR-88-0765Coquin76588
11FR-88-0702Gros Colas70288
12FR-88-0655Fontaine Benoît65588
13FR-88-0656Herrins65688
14FR-88-0693Marcassins69388
15FR-88-0774Haut du Bon Dieu77488
16FR-54-0473Casemates47354
17FR-54-0576Borne57654
18FR-54-0647Halbach64754
19FR-54-0570Haut Fromage57054
20FR-54-0503Sablière50354
21FR-54-0472Sapin de Marie-Louise47254
22FR-54-0393Charbonnière39354
23FR-54-0457Charbonniers45754
24FR-54-0484Vierge Clarisse48454
25 FR-54-0446Chapelotte44654
26FR-68-1163Petit-Ballon116368
27FR-68-1155Strohberg115568
28DE-BW-0307Tiergartner Höhe307Allemagne
29DE-BW-0390aRotebene390Allemagne
30DE-BW-0835Bosensteiner Eck835Allemagne
31DE-BW-0998Kohlgrübe998Allemagne
32DE-BW-1005Hübscher Platz1005Allemagne
33DE-BW-0761aHorneck761Allemagne
34DE-BW-0643Kleine Steig643Allemagne
35DE-BW-0405Kleinebene405Allemagne
36DE-BW-0514Hochebene514Allemagne
37DE-BW-0466Hütten467Allemagne

Voila résumée mon activité 2019. Ce sont de bons souvenirs malgré quelques vicissitudes de santé.

Mes lecteurs qui s’intéressent à mes peintures en 2019 peuvent les consulter ici

Le Pudlo alsacien qui décoiffe

On connait Gilles Pudlowski pour ses critiques gastronomiques. Il est aussi journaliste et écrivain.

Né en Moselle, il avoue humblement ne pas parler le dialecte alsacien même s’il est fervent adorateur de l’Alsace du nord.

Il publie son dictionnaire amoureux de l’Alsace chez Plon et j’ai eu cette chance qu’on me l’offre à Noël.

Avec Pudlo, l’Alsace défile en ordre alphabétique de A à Z en 570 pages. Je dois l’avouer, je me marre car Gilles égratigne un peu au passage tout le monde.

Ciel, mon mari est muté en Alsace

En abordant le C de l’alphabet, petit clin d’œil à Laurence Winter (Nuée Bleue) qui a publié son bouquin quand je suis arrivé en Alsace il y a vingt ans. Pudlo se plait à citer Laurence Winter et les erreurs à ne pas commettre lorsqu’un « immigré de l’intérieur » rejoint la région.

Ne dites-pas  » les vins d’Alsace me donnent mal à la tête »

Dites  » les vins d’Alsace ont fait d’énormes progrès en vingt ans »

Bien entendu, ce genre de cliché n’a plus aucune légitimité aujourd’hui depuis que les vins d’Alsace attaquent le marché champenois avec ses Crémants. Je me marre encore.

Pudlo se plait aussi à citer Ungerer « l’Alsace, c’est comme les toilettes, c’est toujours occupé »

De Schlumpf à Grodwohl

Pudlowski écrit avec souplesse des choses pas toujours évidentes quand on sait que les frères Schlumpf avaient largement puisé dans la caisse pour constituer leur collection de bagnoles et que l’Ecomusée a maintes fois été renfloué par les deniers publics avant de devoir réduire la voilure

Ce qui est pratique avec Pudlo, c’est qu’on règle facilement ses comptes avec les sujets qui dérangent. Comme ici avec le musée Schlumpf et avec le Bioscope dont chacun sait ce qu’il en est advenu…

Bref, si l’envie vous prend de revisiter l’Alsace entre Noël et Nouvel An depuis votre canapé, offrez-vous le Dico Amoureux.

Dictionnaire amoureux de l’Alsace de Gilles Pudlowski chez Plon (desssins d’Alain Bouldouyre)

La bataille du rail

Quelques actions « coup de vent » sans influence sur le trafic du train Thur-Doller

Notre journal local (DNA) nous appelle à voter.

Sommes-nous impactés par le mouvement social? autrement dit par les grèves des cheminots? Force est d’admettre que l’action reste peu gênante puisque seuls 25% des « fêtards » affirment avoir changé leur programme de fêtes.

J’en déduis qu’avec trêve ou sans trêve de Noël la grève a peu d’impact. Tout le monde ne prend pas le train avant de déguster la dinde de Noël

En revanche la pénurie de carburant qui s’annonce dans les raffineries devrait autrement contrarier l’activité début 2020.

Le vélo reste une valeur sûre. Tous les commentateurs s’accordent à reconnaître que le mouvement social contre la réforme des retraites profite au vélo.

Le Figaro dispense ses conseils aux Parisiens obligés de prendre leur vélo pour se déplacer. En guise de conclusion le quotidien ajoute une dernière recommandation: La règle: soyez philosophe, car il y a de quoi s’énerver. Dites-vous qu’en milieu urbain, vous arriverez systématiquement avant une voiture pour la même distance parcourue. Si l’on tente de vous forcer la priorité, c’est désagréable, mais il vaut mieux freiner et laisser passer que d’être renversé.

Bon Noël!

Température clémente pour un 25 décembre. Les grains se succèdent sur l’Alsace. Je passe au travers des gouttes.

Je m’offre une grimpée à Rammersmatt. C’est mon jour de bonté. Mon doigt me fait moins souffrir ce matin et aussitôt le moral est là.

la descente à Bourbach est sympa, mais il faut essuyer les lunettes car une averse passe
je vais voir la prise d’eau de la Doller…
c’est ici que la barrage de Michelbach pompe sa flotte. La vanne est fermée
je file à Guewenheim…le sentier est interdit aux VTT aux cavaliers, loi Lallonde.( Lllonde? vous êtes sûr?) Mais bien sûr! Le CV croit pouvoir interdire les deux cotés de la Doller aux VTT, n’importe quoi. Je voudrais bien qu’on vienne me verbaliser pour porter l’affaire devant les tribunaux
La Doller débite fort
Au-dessus du camping de Guewenheim
le lac est plein à raz bord
grève des cheminots de Thur-Doller
C’est tout pour aujourd’hui

https://www.openrunner.com/r/10821489

Les potins du lundi

Le fameux capital-travail à l’épreuve

J’ai travaillé pendant trente-sept ans sans discontinuer dont un an de service à la nation. J’ai eu cette chance de profiter d’un emploi stable et rémunérateur et de l’ascenseur social qui fait tant défaut aujourd’hui. J’aurais volontiers accepté de continuer à travailler avec des aménagements, histoire de me projeter en douceur vers la retraite. Non, cela n’était pas possible, il fallait dégraisser les effectifs. J’observe que la nouvelle donne sociale consiste à précariser le monde du travail, à brouiller les perspectives de promotion, à détruire les conquêtes ouvrières au nom d’un mondialisme sauvage dont on ne voit pas d’autres finalités que l’enrichissement de fortunes déjà florissantes. Le fameux capital-travail!

Les retraités font le dos rond. Depuis que le débat autour de la réforme des retraites s’est instauré, ceux qui profitent déjà de l’ancien système observent le match « syndicats-gouvernement » sans savoir qui va l’emporter. Les sondages d’opinion font florès chaque semaine pour mesurer l’aptitude des uns et des autres à poursuivre le combat. Triste démocratie!

Quand je dis ceux qui profitent de leur retraite, j’inclue aussi ceux qui profitent peu, à savoir les femmes aux carrières hachées, tronquées et mal payées. Mais aussi les indépendants, petits artisans, commerçants et agriculteurs. Au total ça fait pas mal de monde. Et parmi eux des professions qui ont très peu cotisées dans leurs caisses de retraites et dont on se demande bien comment elles vont pouvoir cotiser au taux du fameux système unique.

Une philosophie de comptoir

La philosophie du gouvernement c’est de dire « on va rendre le système plus juste ». Comment? en redistribuant les parts du gâteau vers ceux qui ont le moins…et donc en prenant dans la poche de ceux qui ont le plus cotisé…voire en puisant dans les caisses particulières. Vouloir d’un trait de plume rayer cinquante ans de conquêtes sociales au nom d’un égalitarisme sournois, c’est une philosophie de comptoir sans en mesurer les implications directes. Le plus déplorable dans l’histoire, c’est cet affolement dans les sphères du pouvoir qui le conduit à publier des simulateurs de retraite complètement dénués de réalisme. Le comble de l’amateurisme ! ce que veut le futur retraité, c’est savoir quand il va partir et avec combien d’argent. La perspective de la retraite à points, c’est justement de brouiller les pistes en ne sachant pas combien on va toucher étant entendu que la valeur du point variera d’année en année.

exemple de la variation d’une petite retraite à points Ircantec sur trois ans

Comme la génération du baby-boom d’après 50 est venue à présent grossir les rangs des « papys-boomers », il y a trop de bouches à nourrir et donc on va rallonger l’âge du départ. La philosophie du monde du travail, c’est aussi de profiter d’une seconde vie à la retraite et donc de partir alors qu’il est encore temps. Le temps du temps libre. Pourquoi les nouvelles générations devraient-elles payer pour des vieux devenus trop nombreux?

Personnellement, je trouve la solution contestable car elle a pour objet de charger un peu plus la barque vers ceux qui peinent à trouver des boulots rémunérateurs, stables dans un marché du travail incertain.

Il serait donc préférable d’amputer la retraite de mieux nantis en sachant que le retraité en moyenne touche 110% de ce que touche son homologue encore salarié; ainsi la charge inter-générationnelle serait mieux répartie. Perspective inenvisageable puisque l’électorat de Macron repose d’abord sur les retraités.

Ceux que l’on dit régaliens

Nous en sommes donc là. Un bras de fer qui va reprendre en janvier à cause d’un projet bâclé, mal ficelé et dont le principal ordonnateur (JP Delevoye) est sur le point d’être poursuivi par la justice pour conflit d’intérêts. La crainte est grande qu’en voulant instituer un régime unique, nous assistions à la naissance de 16 millions de régimes individuels. Déjà certains régimes sont mis entre parenthèses, trop délicats à mettre dans la rue?, ceux des policiers, ceux des militaires, ceux que l’on dit régaliens. Mais pourquoi pas aussi ceux qui nous éduquent, ceux qui nous transportent, ceux qui assurent la desserte de l’électricité sur tout le territoire, ceux qui raffinent le pétrole et le transportent dans des oléoducs? On le voit le régalien dans une société moderne est vaste et va bien au-delà du simple maintien de l’ordre.

Ce qui est assez croustillant dans les escarmouches pro et anti-réforme, c’est de voir le gouvernement tirer à boulets rouges sur ses services publics (SNCF, RATP, enseignants, EDF, …) et qui s’étonnent ensuite de les voir défendre becs et ongles leurs statuts.

Les services publics nés de la Libération ont toujours leur raison d’être, ils sont les moteurs d’une économie régulée…on voit bien les désordres engendrés lorsque la machine se grippe et les Parisiens privés de poudreuse à la montagne (quel scandale!) en sont la conséquence la plus directe…sans parler de la nouvelle société de familles redécomposées outragées que des trains spéciaux ne soient pas disponibles pour convoyer leurs progénitures à Noël!