Catégorie : Nouvelles de la cyclopédie

Bibliographies, sites et vidéothèques en rapport avec le vélo

Mannheim, le tandem deux pièces

Serge Mannheim à Vieux-Thann construit un tandem démontable.

C’est plus facile pour monter dans le train. Chacun prend sa partie…et on est sûr de ne pas oublier sa moitié!

L’assemblage est délicat, il faut de la rigidité et de la sécurité…et câbles et chaine déconnectables

Prix confidentiel!

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Alsace, zones dangereuses à vélo

Les journaux DNA et l’Alsace font cause commune pour publier ce matin une grande enquête sur les zones dangereuses à vélo. Un exercice qui rassemble 472 témoignages d’usagers.

Ceux qui comme moi fréquentent la ville à vélo en connaissent tous les traquenards depuis vingt ans au moins.

On y retrouve la plupart des points noirs que nos connaissons tous.

A savoir ces itinéraires hachés avec piste, sans piste, sur trottoir, ces bordures de biais, ces arrêts permanents donnant priorité aux usagers motorisés, ces tronçons abandonnés où l’on ne sait plus où rouler.

Bravo à nos journaux locaux!

Nos élus ne pourront plus se satisfaire d’aligner des chiffres en faveur du vélo lors de leurs vœux annuels. Il faut passer aux choses sérieuses: s’impliquer dans la construction de vrais itinéraires vélo sécurisés et homogènes.

PS: ce qui me fait plaisir, c’est de voir identifié sur la carte interactive les points dangereux de Vieux-Thann, Thann, Bitschwiller et Roderen déjà dénoncés maintes fois.

Mobil-Idées

Draisienne pour personne à mobilité réduite

Séance Mobil-Idées aujourd’hui à Wegscheid (vallée de la Doller).

Au programme, une réflexion proposée par le Collectif Festi-Débat. Quelles mobilités dans la vallée? Une vingtaine d’usagers, militants, élus réunis pour étudier les moyens d’améliorer nos conditions de transport et de faire des propositions alternatives en faveur de déplacements doux. Au cours de cette journée, plusieurs démonstrations de véhicules destinés aux personnes à mobilités réduites, comme cette draisienne tricycle, ou ce vélo-cargo pour personne en fauteuil…

Vélo-cargo pour handicapé en fauteuil. Le dispositif d’ancrage du fauteuil est particulièrement étudié. (appareil de marque Draisin fourni par la société Colibri)

CADReS Thur-Doller, l’assoc

J’en avais parlé en septembre dernier.

La petite sœur du CADRes Mulhouse est née. Elle s’appelle CADRes Thur Doller.

Avec l’ambition de défendre et promouvoir l’usage du vélo et des transports doux comme la marche, CADRes Thur Doller va exercer son action sur nos deux vallées haut-rhinoises débouchant sur la plaine d’Alsace. Représentant 46 communes et 68.000 habitants, CADRes Thur Doller tombe à point: sa venue coïncide avec la publication du Schéma Directeur Vélo Thur Doller le 20 décembre 2018.

L’association CADRes Thur Doller a son siège à Ranspach (68470), 20 rue du Général de Gaulle.

On peut la joindre sur sa page Facebook …et aussi y adhérer (10 euros/an ouvrant droit à réduction d’impôt au titre des œuvres ou organisme d’intérêt général) profitons-en avant que Macron ne s’en occupe!

Thur-Doller, le schéma vélo

Thann, le vélo y a sa place à la condition qu’on sécurise la traversée de la RN66

Le Schéma Directeur Vélo Thur Doller est publié (document accessible ici)

Destiné à développer la pratique du vélo, il vise aussi indirectement à peser favorablement sur l’enjeu climat-air-énergie.

Le Pays de Thur-Doller, c’est la conjonction de deux vallées vosgiennes coté haut-rhinois comprenant 46 communes et 68.000 habitants.

Tout est dit!

Y’a plus ka!

la voie verte de la Thur a des potentialités touristiques indéniables, mais son usage reste difficile en certains endroits notamment dans la traversée de Thann

Facile à écrire, mais les connaisseurs des lieux comme Vélomaxou en mesurent en même temps les difficultés.

Les freins à l’usage du vélo, on les connait!

Deux vallées où les villages se succèdent et où deux axes routiers d’importance remontent vers la Lorraine, d’où un trafic soutenu, et surtout des engorgements consécutifs au trafic des navetteurs, ces usagers qui se rendent chaque jour travailler vers Mulhouse et qui en reviennent le soir…sans parler d’une résistance naturelle à prendre son vélo pour se déplacer dans les quartiers ou les villages.

Du coté des ouvrages cyclables, des installations existent. Notamment avec la véloroute VV31 de Vieux-Thann à Kruth (25km) et la voie verte de la vallée de la Doller (20km). Du coté des communes, de nombreux progrès restent à réaliser sur le plan intra-urbain comme à Thann, à Cernay, à Saint-Amarin ou à Masevaux. Il reste en particulier à délimiter et à sécuriser les axes menant aux établissements scolaires qui dissuadent les parents d’engager leurs enfants à prendre le vélo…et rendre plus aisé l’accès à la gare de Thann avec son vélo.

Logo de la nouvelle association CADRes Thur Doller

L’association CADRes Thur Doller qui vient de voir le jour à Ranspach aura sans nul doute toute sa place à jouer dans la mise en œuvre de ce schéma directeur vélo.

Ombre au tableau qui laisse planer un doute sur les intentions du schéma directeur vélo Thur-Doller, la possibilité d’affecter la voie verte de la Thur aux véhicules lorsque la nationale RN66 est paralysée. Une éventualité à laquelle s’opposera fermement le CADRes Thur-Doller. voir mon billet du 10 novembre 2017.

La FFCT dans tous ses états

L’image de la FFCT toujours en question

Ne l’appelons plus FFVélo!

Il faut qu’on se le dise une fois pour toutes: FFVélo est une marque de la FFCT, la Fédération Française de Cyclo-Tourisme.

Un peu comme si l’on disait passe moi un Kleenex au lieu d’un mouchoir en papier.

Cette question là a occupé une bonne partie de l’assemblée générale de la FFCT à Boulazac les 1 et 2 décembre 2018.

Attachés à leur appellation FFCT, les participants ont demandé des comptes à la direction et ils ont obtenu une contrition et la reconnaissance d’une communication mal maîtrisée.

Une pierre dans le jardin de la présidente Marine Cano?

On se souvient de la phrase lancée à la cantonade « la FFCT devient FFVélo » qui avait entraîné de l’incompréhension dans les structures et dans les clubs.

Tout est pardonné, la FFCT reste FFCT.

D’ailleurs Dominique Lamouller, l’ex-président de la FFCT et PRÉSIDENT DE LA COMMISSION COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE, explique pourquoi il a fallu créer la marque FFVélo…

Trop souvent avec notre ancien logo et un groupe de cyclos chevronnés, matérialisant notre pratique, nos clubs sont pris à tort pour un monde de sportifs inaccessibles…Il n’y a là absolument rien de choquant à ce que la marque de la Fédération parle de vélo et uniquement de cet engin et pas d’autre chose…Que nous ayons eu une communication mal maitrisée, je le conçois, mais pas du tout de mauvaises intentions. 

Il faut donc changer l’image du couraillon bardé de pub sur les départementales par une autre plus conviviale capable d’attirer le grand public.

Il serait temps.

Coût de l’opération marketing FFVélo: 140874 euros.

Concernant la nouvelle identité visuelle, la Fédération avait passé commande d’une étude auprès d’Altimax. Selon cette société le taux de réponses obtenues a été satisfaisant. Le coût de l’opération est de 140 874 euros (dont 35 000 euros provisionnés sur l’exercice précédent). L’essentiel du coût est dû aux honoraires pour l’observatoire et le conseil pour 92 259 euros. Le coût de déploiement de la marque (séminaire, opération club, présentation aux structures) représente environ 48 000 euros.

Parlons licences:

La FFCT le déplore: Le club n’est plus toujours le lieu des pratiques sportives.
Des applications digitales, des communautés sportives numériques
dématérialisées : c‘est l’Ubérisation !

C’est quand même vache d’assimiler les communautés numériques dématérialisées à de l’Ubérisation.

Faire du vélo à partir d’une plate-forme Facebook ou autre n’implique pas qu’on soit un forçat du deux-roues.

Rien n’empêche la FFCT et ses clubs de s’ouvrir à ces techniques de retrouvailles le dimanche matin ou le samedi.

Au contraire, à mon avis, il y a là un potentiel de jeunes qui échappent dorénavant à la Fédération. La FFCT a du mal à accepter que son modèle de club a pris un sérieux coup de vieux dans la façon de pratiquer et qu’il est temps d’évoluer avec son temps.

Alors, les licences?

L’hémorragie continue.

En 2017, la FFCT perdait 2400 adhérents par rapport à 2016

Ne pas confondre adhérents et licenciés payants, 7654 licences gratuites ont été délivrées en 2017

En 2018, malgré ses efforts, la FFCT n’arrive pas à inverser la tendance qui fait que bon an, mal an, elle perd 2500 adhérents par an.

Au 30 septembre 2018 le nombre des licences est le suivant :
LICENCES   %Vélo Balade 10 457 9,06 % Vélo Rando 92 131  79,81 % Vélo Sport 12 847 11,13 % Total 115 435 100 %

licence-ffct

La FFCT est retombée 27 ans en arrière en terme d’effectifs

C’est cruel, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le tableau est encore plus noir quand on sait que les licences gratuites sont en progression (environ 10.000 licences gratuites sont distribuées chaque année à titre promotionnel (mon article de 2014)

Le nombre de licences payantes a fortement diminué passant
de 112 925 en 2014 à 108 368 en 2017. Le nombre de
licences gratuites a augmenté passant de 6 595 en 2014
à 7 654 en 2017.

Au total en 2018, le nombre de licenciés payants s’établit donc à 108368 soit sensiblement l’effectif de 1991

Le nombre de femmes se traine lamentablement à 18% et les jeunes à 10% des adhérents.

Il y a donc bien un problème d’image mais aussi de modèle sur la façon de faire du vélo à la FFCT.

Il y a eu presque 1 000 VAE de présents lors de la Semaine fédérale, soit pratiquement trois fois plus qu’en 2017 à Mortagne-au-Perche.

Ceci explique peut-être cela…