Catégorie : Coronavirus, mes chroniques de pandémie

Chronique de pandémie

Dentistes, le masque Décathlon pourrait faire office de barrière contre les projections

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Et les magasins?

On ne s’y précipitera pas non plus. Le virus est toujours là et on ne cesse de nous le répéter.

Alors, que faire?

On va se déconfiner à notre rythme et tailler dans toutes les opportunités de la vie normale qui nous sont à nouveau offertes.

Pas de voyages en vue, pas de shopping, pas de coiffeur. Il nous restera donc les balades hors du rond de un kilomètre. C’est déjà une grande avancée. La menace est toujours là de devoir affronter une seconde vague épidémique bien pire que la précédente dans laquelle les plus de 60 ans seront les plus exposés avec des taux de décès effrayants dès lors que vous êtes intubés. De l’ordre de 40%.

Ce matin que dit la société d’analyse Public Health Expertise avec l’AP-HP dans la presse (DNA 9 mai)?

Jusqu’à la fin de l’année? S’il le faut, alors pourquoi pas, puisque notre seul but est encore de vivre.

J’ai les dents à voir. Elles attendront!

Je connais la complexité à laquelle sont confrontés les dentistes qui vont reprendre leurs activités lundi. Des fraises qui tournent à 250.000 tours/minute et de l’eau projetée sur la dent pour la refroidir. Un cocktail détonnant d’aérosols de coronavirus projeté dans tout le cabinet!

Je vais sursoir.

Ma prise de sang attendra, je ne veux pas me retrouver dans l’antre du virus.

Mon ordonnance de prise de sang annuelle est là sur mon bureau depuis deux mois. Je ne suis pas allé au labo, j’ai préféré attendre la vague de coronavirus et ne pas prendre le risque de me retrouver avec des malades à tester et présentant des symptômes.

Je me suis dit j’attends juin. Et maintenant voila qu’on nous annonce des tests par milliers chaque semaine. Alors pas question d’aller au labo avant plusieurs mois!

Ce n’est pas de la parano, c’est du bon sens.

Lundi 11 mai: 100 km et plus…

Dans certains cas les grands départements vous avantagent

Notre nouvelle zone de confinement prend de la surface à partir de lundi 11 mai.

Elle devient dix-mille fois plus grande. Espérons que le risque de contamination ne sera pas lui aussi 10.000 fois plus grand.

Notre capacité de se mouvoir passe de 3km2 à…31400 km2.

On reste toutefois confinés et ceux qui parmi nous sont habitués à se déplacer sur tout le territoire national (ou international) pour raisons familiales ordinaires ou pour leurs loisirs seront toujours coincés. Nous sommes donc toujours en liberté surveillée.

Un rayon de 100 km nous est accordé autour de notre domicile (sauf pour les frontaliers). Il s’agit bien d’un rayon au sens géographique du terme. Les forces de l’ordre en cas de contrôle vont donc devoir posséder un compas et une carte ou le logiciel « qui va bien » sur leur smartphone.

Car un rayon, c’est plus avantageux que la route en terme d’éloignement surtout en montagne où les itinéraires ont tendance à serpenter d’une vallée à l’autre.

En outre, ce confinement prévoit que vous pouvez également vous déplacer dans tout votre département…ce qui dans certains cas vous permet de dépasser les fameux 100 km de rayon.

Dans l’image d’illustration ci-dessus, un habitant d’Avranville à l’ouest du département des Vosges pourra donc aller jusqu’à la Route des Crêtes (limite du département vosgien) soit au-delà de la limite de 100 km sans être en infraction.

Accéder à l’application du tracé des 100 km depuis votre domicile

Masque et dissimulation

A t-on le droit de se masquer impunément en contradiction avec la loi?

La polémique va certainement rejaillir.

Maintenant que le port du masque est rendu obligatoire dans les transports en commun, va t-on trouver face à nous des verbalisateurs opportunistes pour se souvenir que la dissimulation du visage est interdite depuis 2010 en France?

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

C’est la loi 2010-1192 du 11 octobre 2010 qu’on avait surnommé alors « la loi anti-burqa » en référence aux femmes voilées.

Caradisiac donne dans le vélo

Le grand confinement prend fin lundi 11 mai, et celui-ci va vraisemblablement se traduire par le déferlement de nuées de bicyclettes dans les grandes villes.

Caradisiac, le site de bagnoles, se prépare t-il au tout vélo en ville?

Toujours est-il que Caradisiac se penche sur l’usage du vélo en ville prôné par les pouvoirs publics pour éviter l’usage des transports en commun.

En préambule, le bon vieux marronnier du journaliste auto « peut-on perdre des points à vélo? ». On sait que la réponse est non depuis longtemps. Mais la reposer peut toujours servir car dans la mentalité de l’automobiliste le cycliste est par essence dangereux dans ses comportements et pouvoir lui retirer des points sur son permis voiture ne serait que justice.

Or c’est justement l’automobiliste et non pas le cycliste qui est dangereux en ville. On n’a jamais vu un cycliste tuer un automobiliste. L’inverse, si!

Autre sujet qui dérange l’automobiliste, les feux rouges grillés par les cyclistes. C’est bien connu, au feu rouge toutes les autos s’arrêtent…et même à l’orange!

Moi je suis pour dépénaliser les infractions à vélo avec un barème minoré et non pas aligné sur les amendes des véhicules motorisés.

Un cycliste qui grille un feu se met inutilement en danger mais il ne menace pas les autres.

Merci Caradisiac pour ce beau tableau des panneaux de signalisation à vélo

Chronique de pandémie

Cols à vélo. Allons-nous retrouver notre crapahut?

Terrain miné

Je sens la ferveur monter chez tous ceux qui ont été enfermés à la maison depuis deux mois.

Les projets individuels redeviennent jouables. Chez mes confrères centcolistes, on ne manque pas de bonnes résolutions pour reprendre l’ascension de sommets mythiques ou plus confidentiels. Oui mais il y a un hic, la fameuse barrière des 100 km. Alors ceux qui ne sont pas au pied d’une montagne devront encore attendre.

Moi qui suis à l’entrée des Vosges, j’ai encore quelques cols à ajouter à mon tableau d’honneur. C’est une chance que n’ont pas les Bretons. Ils ont la mer en échange.

Mes cols vosgiens restant à gravir sont en gris, tous ceux en rouge sont faits.Il y a environ 400 cols recensés dans le massif vosgien

Je vous l’ai déjà dit, « faire des cols à vélo » pour moi c’est d’abord un alibi de voyages et de paysages rencontrés

Il me reste un quadrilatère entre Saverne et Saulxures avec des cols inexplorés. Pourquoi pas après la Libération?

J’en profite pour faire un peu la pub du Club des Cent Cols. J’y suis depuis quelques années maintenant (CCC6785). Le principe est simple: grimper des cols à vélo!

Pour en savoir plus, aller ici

Je disais donc en titre « terrain miné », nous avançons en terrain miné.

La bataille du déminage a commencé

Ce n’est pas du déconfinement auquel nous devons faire face, c’est à du déminage. Car face à nous, les pouvoirs publics qui tentent de desserrer l’étreinte sur les libertés publiques ne savent pas trop comment s’y prendre. Alors ils dressent des contraintes nouvelles à nos libertés publiques. Au nom du virus qui pourrait se réactiver.

Il est sûr que des gaillards comme moi, après deux mois de brimades à la campagne ne vont pas spontanément faire de cadeaux à Macron et son staff.

On en a carrément marre des arguties qui ne tiennent pas debout comme cette interdiction absurde du vélo qui nous restera longtemps en travers de la gorge.

Alors le grand chef sioux en second qui a perdu pas mal de ses plumes dans la bataille Covid va encore parler cet après-midi. Hug!

Peut-être pour la dernière fois…

Qu’est-ce qu’ils vont bien trouver pour nous mettre des bâtons dans nos roues? c’est la question.

On sait déjà que la bataille se joue autour de l’interdiction de l’accès aux plages…et aux lacs. Les locaux nous défendent comme ils peuvent face à Paris. Pourtant les Parisiens aiment bien la mer lorsqu’il s’agit de se réfugier hors de la capitale…

Pour nous en montagne, qu’avons-nous à redouter? la fermeture de la route des Crêtes? nous sommes à la merci de l’administration préfectorale et même sous-préfectorale. C’est commode l’administration car ça dédouane le politique si la chose tourne mal.

C’est clair, on est chauffés à blanc. Alors attendons de voir…

Le commandant en chef, lui, préfère en attendant jouer sa réélection. La soupe est trop bonne à l’Elysée.

Chronique de pandémie

Des pistes cyclables temporaires pour remettre la France au travail. La France est toujours dans l’urgence sanitaire.Les pays nordiques doivent bien rigoler (sous cape)

« Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement », a expliqué au Parisien/Aujourd’hui en France, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire et à ce titre en charge des transports.

Le vélo antivirus?

En zone rouge, le vélo passe au vert

Il a fallu que les politiques l’admettent, le vélo est un antivirus puissant en ville. Alors dans la recherche provisoire de gestes barrières capables de faire reculer l’épidémie, toutes les métropoles se lancent à corps perdus vers des solutions de la dernière chance pour tenter de remettre la France au travail.

Ainsi à Montpellier, Trop de monde dans le tram. « La fréquence s’est réduite, il faut attendre longtemps et à l’intérieur du tram, il n’est pas toujours facile de maintenir une distance de sécurité avec les autres usagers » déclare une cycliste sur le blog d’Olivier Razemon.

Certes rouler sur les voies tram n’est pas top, mais à Montpellier difficile de faire autrement vu que la ville a neutralisé la plupart de ses artères sans penser au vélo lorsqu’elle a construit le tram.

La carte francilienne des itinéraires vélo antivirus est prête pour le déconfinement du 11 mai

Il faut, entre parenthèses, une bonne dose de cynisme politique pour s’être acharné pendant des semaines sur les cyclistes à la campagne à coups de PV à 135 euros et venir aujourd’hui construire à la hâte des voies parallèles aux transports en commun.

Car ne l’oublions pas: on se contamine au coronavirus par la proximité de l’autre.

Dans des trains métropolitains bondés le matin et le soir, dans le métro…et dans les avions. Réduire drastiquement la fréquentation des transports en commun en ville sans recréer des bouchons avec les voitures, c’est le dilemme auquel doivent faire face les pouvoirs publics.

50 km à Paris, 77 km à Lyon,…

La maire de la capitale souhaite l’ouverture de « pistes cyclables provisoires […] le long des lignes de métro les plus fréquentées, la 1, la 4 et la 13 » et sur des voies très empruntées telles que la « rue de Rivoli » ou le « boulevard Saint-Michel », a expliqué Anne Hidalgo

Pur une fois en région parisienne, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France semblent sur la même longueur d’onde, oui il faut promouvoir massivement le vélo pour éviter que le virus se réactive.

Claye-Souilly Paris à vélo. VIA Michelin l’estime à 2h30. Peut-être pas davantage qu’en RER à condition d’être entraîné!

L’occasion est trop belle!

La FUB est très présente dans l’action en cours. C’est son rôle et elle semble bien le jouer. Elle a déjà fait dire au Conseil d’Etat qu rien n’interdisait de prendre son vélo pour faire le tour du quartier en étant confiné.

50 euros pour remettre son vélo en marche

Le vélo en ville pour lequel tous les militants de la noble cause se battent depuis des décennies ont flairé enfin une bonne occasion de rallier à eux tous les politiques qui peinent à nous installer des infrastructures vélo dignes de ce nom.

Car en France, on le sait, le vélo est toujours perçu comme « une ringardise » dont on use pour se donner une image écolo. Mais face à la pandémie qui s’attaque en priorité aux citadins, on change d’avis, quitte à désespérer l’oligarchie des transports en commun, celle qui tient nombre d’élus par le bout de la barbichette.

Comment obtenir mes 50 euros? (cliquer sur le lien)

La peur pourrait faire aimer le vélo. C’est dommage d’en arriver là pour les cyclistes convaincus que le vélo a toute sa place en ville pour se déplacer. L’usage du vélo post-confinement pourrait augmenter de 57%, selon un sondage publié ce mardi selon le site LCI.

Encore une fois le commerce en ligne tant décrié en profite Ce sont les sites en ligne qui vendent des vélos profitant du fait de la fermeture des magasins comme en témoigne Cyclable qui déclare une hausse de 45% de son chiffre d’affaires internet