Catégorie : Coronavirus, mes chroniques de pandémie

Le Covid m’a tué

Je m’sens tout mou ce matin

Je ne suis pas encore mort et pourtant je le suis.

C’est un paradoxe. A force de nous désocialiser, la pandémie nous tue à petit feu. Ce qui n’est pas mieux qu’une mort brutale puisqu’en plus on a droit à la torture.

Je ne vais pas faire la liste morbide des enterrements. Ceux qu’on fait à la sauvette chaque jour, masques sur le nez avec une famille réduite.

On sait que le compteur grimpe chaque jour en France de trois cents morts supplémentaires en moyenne. Mais ce qu’on ne sait pas encore mesurer pleinement c’est le coût économique de l’effondrement du modèle de développement de nos sociétés. Il sera terrible. On le subodore en voyant des pans entiers de nos activités à l’arrêt depuis des mois et sans perspective de reprise.

L’autre effondrement, il est moral. L’explosion des relations de l’être humain, du vivre ensemble est là. Concrètement on sait d’ores et déjà que le calendrier des rendez-vous 2021 des colloques, des spectacles, des associations est caduc. Rien n’est affiché, rien ne s’affichera. Et la prochaine étape à laquelle on nous prépare sera un nouveau confinement.

Le rond de l’internement sera t-il du kilomètre ou sera t-il circonscrit au domicile?

Peu importe, je suis déjà mort. On peut pester, se dire que c’est pas de notre faute ou se culpabiliser d’aller trop dans les magasins de bricolage pour meubler ses journées d’hiver, mais rien n’y fait. La pandémie avance et nous ronge petit à petit jusque dans nos retranchements. La perspective d’un retour à la normale s’éloigne jour après jour avec la survenue de nouveaux variants du virus tous aussi menaçants les uns que les autres. Si la maladie frappe le genre humain, j’ai compris qu’elle était directement liée à nos sociétés, ses métropoles, ses échanges mondiaux. Remettre en cause un tel modèle prendra plusieurs décennies, à n’en pas douter.

Les potins du lundi

Le Markstein la piste de luge 6/12/20 9h00

La France se prépare

Thann, rue de la 1ere Armée, les illuminations sont là, les commerces font le forcing mais la clientèle est timide

Notre jeunesse disserte avec le Président; oui ou non notre police est-elle violente? Nos pêcheurs se demandent s’ils pourront pêcher de la Saint-Jacques dans les eaux anglaises. Les Anglais qui ne manquent pas d’audace ont de grandes chances de gagner sur tous les tableaux face à une Europe molle, sans âme et divisée. Nos épidémiologistes se demandent si le vaccin protègera plus de trois mois et attendent les notices d’utilisation (voir la notice du vaccin anti-grippe VAXIGRIP à titre d’exemple des effets indésirables attendus). Pas facile de nous encourager à se faire vacciner!

Le plus grave dans les Vosges (et pas que!), c’est la saison de ski; pourra t-on skier à Noël et le Conseil d’État pourra t-il dénouer l’interdit qui pèse?

En Alsace, nos vieux sont encore sous le charme. La moitié des DNA consacrée à Giscard, c’était lui rendre un grand hommage.

Le 14 mai 1979, Valéry Giscard d’Estaing, alors président de la République, arrive en hélicoptère à Ferrette avec son épouse Anne-Aymone, pour visiter la ville. source

Mais le plus embêtant, c’est Noël à six. Va t-on devoir mettre Mamie et Papy dans la cuisine?

Black Friday et vaccin en prime

Thann, des illuminations réussies

Black Friday sera un galop d’essai pour une relance de l’épidémie vers le Nouvel An. Une bonne occasion de faire pencher la balance des 60% d’indécis vers le vaccin. Mon cynisme est insupportable, je sais. Mais je n’ai aucune confiance dans le genre humain et son hypocrisie qui veut mettre en avant le superflu pour masquer l’essentiel. Le superflu, c’est cette fuite en avant mercantile à laquelle on ne veut déroger et l’essentiel, c’est de sauver nos vies.

BoJo est content

Il a réussi à avoir le vaccin avant les autres grâce à son Brexit (qui ne prendra effet qu’au 31 janvier 2021) et les pubs peuvent rouvrir. Qu’est-ce qu’on rit de la bonne farce faite à l’Europe! Les Britanniques sont moins regardants que nous au moment de se faire vacciner; ils vont comme en Russie servir de cobayes. Chez nous défiants, plus méfiants, s’additionnent dès lors que le politique est acteur de notre destin. On sait pourquoi: les deux blocs de Français qui s’opposent depuis toujours n’ont aucune raison de faire confiance à ceux qui ont confisqué le pouvoir et qui alimentent les controverses.

Les US pataugent

Pas facile d’accepter de rendre le pouvoir

La page peine à se tourner aux States. Deux présidents à la fois, ce n’est pas facile, c’est encore plus compliqué qu’en France. La première vague épidémique n’est pas encore terminée. Ils sont lents les amerloques à tirer un trait sur la première étape de l’élection et de l’épidémie. Déjà 250.000 morts qu’on ne sait plus où mettre. Les infirmières? 10.000 dollars par semaine(!) à celles qui viendront travailler dans les hôpitaux huppés et débordés par les comorbidités du monde moderne.

La Chine en pole position

La Chine prétend s’attaquer au « virus djihadiste » avec des camps de rééducation

Chez les Chinois, les rues de Pékin sont désertes. L’administration a coupé le courant. Plus de transport, plus d’ascenseurs, plus de télés. On est sûr que personne ne va se barrer.

L’épidémie a repris depuis longtemps. Sans qu’on le sache. Les usines sont désertées et les travailleurs repartis dans leurs contrées éloignées.

Les dignitaires ont déjà quitté le continent pour des cieux plus cléments. Des régiments entiers ont pris d’assaut les navires de guerre et voguent déjà vers l’ouest. L’Europe se barricade. Nos destroyers barrent les ports, des norias de camions barrent les pistes d’atterrissages.

Ce billet sur la Chine est une fable. Assurément. Aucun commentateur ne sait ce qui se passe en Chine.

Ce serait plus prosaïque mais aussi une faute de goût de s’interroger sur notre saison 2021 de vélo.

Manifestement nous sommes partis pour traîner en longueur avec ce virus et les gestes barrières, et les interdits qui vont avec. On ne pourra pas se réfugier derrière le vaccin et dire c’est comme avant. Je ne le crois pas. Je sais, beaucoup échafaudent déjà des plans pour des raids à vélo, des stages, des concentrations diverses,…J’ai comme un pressentiment, c’est que rien de tout cela ne va pouvoir se faire aussi facilement. D’ailleurs pour les types de mon âge, l’affaire est entendue: il faudra sursoir à beaucoup de projets. Comme aller à une rencontre des « Cent Cols » ou encore à une semaine des « Randonneurs ». Avec la moyenne d’âge des pratiquants, avec un vaccin dont on sait peu, de l’hôtellerie potentiellement à risques, je vais faire mon vélo tout seul encore en 2021.

Les neuf K à partir de ce matin

Nous sommes toujours confinés. L’étau est juste desserré d’un cran ou deux.

Pour les cyclistes, ce sera donc à partir d’aujourd’hui un rayon de 20 km et 3 heures (K6). Pas plus. Assez pour certains et trop peu pour d’autres vu les conditions climatiques sereines.

Notons la formule « déplacement en plein air ou vers un lieu de plein air sans changement de lieu de résidence » qui laisse supposer que le mouvement « en » ou « vers » n’est pas effectué avec le même moyen de transport. Mais ce n’est pas dit. Encore de belles interprétations en vue!…

Vous remarquerez aussi qu’il n’y est nullement question de visiter sa famille.

Es tut mir leid

Jeanne d’Arc et le Bodevin-Isler ont vécu

Es tut mir leid. Je suis désolé.

C’est une formule qu’on apprenait pas à l’école, je n’en ai pas le souvenir.

Mes confrères alsaciens vont sûrement se marrer, eux qui disposent d’un Niederdeutsch maternel et qui ne se posent pas de questions pour commander une glace au glacier catalan de Neuenburg.

Savoir que pardon est accepté si je fais un croche-patte sans le faire exprès à un quidam, c’est bon à savoir aussi.

Le Covid n’a pas que des effets indésirables. Je pioche dans un cours d’allemand en ligne. Le Bodevin Isler est loin de moi. Ces bouquins ont fait des générations de potaches aux bourses de livres. En fin de vie, les pages devenaient farineuses et se détachaient par lambeaux.

Oui je suis désolé de ne pas avoir su apprendre une langue étrangère.

Ce n’est pas une confidence, je suis nul en langues étrangères. Je l’ai toujours été. Je m’accroche comme je peux lorsqu’il faut survoler un site anglais ou un mode d’emploi.

Je me remets à bûcher. Je tâtonne, j’hésite entre einverstanden et in ordnung, le s- tset que je croyais disparu est toujours là voisinant avec le ss et ses subtilités. J’ai découvert fressen pour les animaux, die Ente, …Der Käfer fait causer la communauté, je trouve que cafard est facile pour le traduire, non on me dit c’est coléoptère. Les entomologistes ne sont pas d’accord, les Suisses non plus. Au secours! Le Reis pour le riz, ça me va bien, j’aime bien le riz

Mais mon allemand « première langue » a été une catastrophe puisque comme beaucoup d’autres, au bout de huit années, je suis resté incapable de converser et de lire dans la langue de Goethe. A qui la faute?

L’allemand n’est pas facile avec ses déclinaisons et ses articles der, die, das

Aujourd’hui, je suis un peu plus ordonné, mais n’est-il pas trop tard pour s’y intéresser à nouveau?

Duolingo est ludique

Le site Duolingo est un peu enfantin mais il est réactif et évolutif. Gratuit ou payant.On peut reprendre ses bases (ou ce qu’il en reste) depuis le début….mais on ne parle pas. C’est dommage.

Je découvre des formules « passe-partout » et inconnues de moi jusqu’alors. Vais-je arriver enfin à disposer d’un allemand pratique à raison de 30 minutes par jour?

Parler la langue de l’autre, c’est une politesse.

Samedi, 20 km

C’est donc samedi que certaines catégories de Français vont bénéficier d’une remise de peine.

L’Etat nous protège comme il peut avec des mesures pifométrèes au doigt mouillé puisqu’il est avéré que personne n’a trouvé le moyen d’endiguer l’épidémie autrement qu’en enfermant les vieux chez eux.

Moi je vous le dis, je suis déglingué par ce régime. Même si ça ne se voit pas.

Aux grands maux les grands remèdes, dit l’expression. Le Gouvernement a donc frappé fort pour contenir la deuxième vague de l’épidémie…en attendant la suivante après le rush dans les commerces de jouets.

Samedi l’étreinte doit se desserrer pour quelques métiers et commerces et pour une partie de la population sans raison sociale autre que celle d’inactif. Je parle des retraités qu’on oblige à tourner depuis un mois dans un rond d’un kilomètre les privant de facto de leurs occupations bénévoles, sportives ou associatives.

Qu’ils se taisent, ces emmerdeurs qu’on paie à ne rien faire!

C’est un peu comme ça que j’ai ressenti ce mépris de classe à l’égard de nous.

Donc samedi vélo dans un rayon de 20 km. Évidemment ceux d’en haut ne connaissent rien à la chose cycliste; ils ne savent pas par exemple que le samedi certains parmi nous bouclent jusqu’à 100, voire 200 km dans la journée. Pas tous, c’est vrai!

Disons qu’à 20 bornes de chez soi, on va faire les bordures pour emprunter un jargon cycliste.

Heureusement qu’on a fait des pétitions, sinon nous n’aurions rien obtenu du tout.

Les rurbains sauront trouver chaussures à leur pied, les urbains des grandes métropoles devront davantage finasser.

Tout ça au nom du virus.

Le COVID rend-il fou?

Aujourd’hui, j’ai couru sans m’éloigner du quartier. Tant et si bien que je recroisais souvent les mêmes personnes qui devaient me prendre pour fou

Le Covid rend-il aussi fou?

Des questions comme celle-là, on doit en lire partout sur la blogosphère.

Nous sommes nombreux à marcher, voire à courir dans mon quartier. C’est un phénomène nouveau lié au Covid. Parfois les gens sont accompagnés de leur(s) chien(s) et arpentent les rues, les ruelles, les impasses, plusieurs fois par jour. Certains semblent désœuvrés, ils marchent sans but, …et moi je cours. Forcément, on se reconnait à la longue. L’univers canin est omniprésent. Je n’ai jamais vu autant de gens promener des chiens. A vélo, j’ai renoncé sur les pistes à vociférer: je m’arrête. « Ô excusez-moi, il n’écoute pas ». Le chien divague, c’est naturel. Je tente un « qu’il est beau! », le maître prend son chien dans les bras… « il a deux mois, mon bébé » . Je le caresse sur le museau et le chiot mordille aussitôt mes gants. Puis je reprends ma route.

J’attribue mon besoin de courir et donc de « tourner en rond » provisoirement comme une conséquence de l’interdit de la puissance publique sur l’individu qui perd son libre arbitre d’aller et venir là où bon lui semble. En temps normal, non je ne courais pas, l’idée ne me serait pas venue. Maintenant je cours. C’est le bon coté du Covid puisqu’il nous pousse à entretenir notre santé, dit-on. Voire! Actuellement, je me déglingue surtout les guibolles. On verra à la fin…

Verbaliser nos ressentis, ça soulage aussi

BHL s’est aussi penché sur la question

Songeons que depuis le début de cette épidémie, j’ai atteint ce soir 499 km de course à pied dans mon quartier! Une attitude de fou penserons-nous. D’ailleurs, les braves gens que je croise le long des trottoirs, de ma génération pour la plupart, semblent compatir, je le lis dans leurs regards. Et je découvre en même temps cette population confinée du troisième âge si problématique avec ses comorbidités.

9411 pas dans l’heure! un truc de dingue.

Oui je suis un bougeux qui ne tient pas en place et aussi un scribouilleur à mon heure. Il faut bien équilibrer!

Mais je m’interroge, la pandémie rendrait-elle aussi fou? Les psychiatres alertent.

“Le corps est l’objet favori de notre contemporanéité, il faut en prendre soin à tout prix car on n’en a qu’un, qui est voué à vieillir, et il faut vivre à tout prix, car notre chance d’exister, c’est maintenant”, commence-t-il. Or le coronavirus “vient bouleverser ces représentations, il est la menace d’une maladie qui nous rappelle que notre corps est voué à disparaître et que nous ne sommes pas immortels” psychologue clinicien Samuel Dock, co-auteur de “Le nouveau malaise dans la civilisation” dans le Huffingtonpost

Vivre à tout prix, oui, c’est ça mon problème. Et résister aux incertitudes du moment, aux ordres contradictoires et aux contraintes anxiogènes.

Et j’imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas.

On doit dire la Covid. Je suis gêné que cette saloperie soit féminine. Encore un scrupule refoulé en moi! Un psy, vite!

GPS, afficher les 20km

Avec un GPS sur son vélo, comment s’assurer qu’on ne sort pas du rond de 20km?

A/ Enregistrer un parcours circulaire de 20 km de rayon sur Openrunner.

Pour obtenir la trace à enregistrer sur Op c’est ici

Je vous montre…

a/ sur GoogleMap obtenez votre adresse longitude/latitude

Ci-dessus par exemple la géolocalisation de Guennani Khalid est obtenue avec clic droit: 47.79719, 7.11622

b/ sur KLM Circle générator entrer la distance souhaitée et les coordonnées fournies par GoogleMap au point a/ et cliquer sur generate circle

entrer 20 km, les coordonnées et cliquer sur generate circle

c/ sur Openrunner, cliquer enregistrer nouveau parcours…une boite de dialogue s’ouvre pour saisir votre fichier KLM qui doit se trouver dans le répertoire « fichiers temporaires » là où vous l’avez enregistré…

Openrunner crée automatiquement votre rond de 20 km et vous l’enregistrez comme un parcours que vous nommez « 20 km »

Votre trace enregistrée nommée « 20 km » est à télécharger ensuite sur votre GPS

B/ ensuite enregistrer votre parcours sur votre GPS et chaque fois que vous partez à vélo, affichez ce parcours de telle sorte que le rond apparaîtra et vous indiquera la limite de 20 km

Dans « find » chercher la trace 20 km
Afficher votre trace 20km

Openrunner, le 20 km affiché

Openrunner, le créateur de parcours en ligne, ne perd pas de temps. Il affiche déjà le rond COVID de 20 km.

Lequel rond ne sera utilisable qu’à partir de samedi 28 novembre, rappelons-le.

Pour accéder à Openrunner (cliquer sur ce lien)

  • puis cliquer sur créer un parcours en haut à gauche
  • cliquer sur l’onglet COVID
  • déplacer l’onglet bleu sur le centre du cercle (votre point de départ) par exemple sur l’image ci-dessous le centre est placé sur Aspach-le-Haut
  • penser à « dézoomer » en cliquant sur l’onglet « moins » (au-dessus de l’onglet COVID) pour voir apparaître le cercle de 20 km
cercle de 20 km de rayon autour d’Aspach-le-Haut

20 km / 3 heures

Le garrot se desserre. A partir de samedi, on pourra donc en France se déplacer pour ses loisirs jusqu’à 20 km autour de chez soi et pendant 3 heures.

Certains font déjà des calculs. Les marcheurs pensent s’aider de la voiture pour aller « sur site » comme par exemple monter jusqu’à la route des Crêtes vosgiennes et marcher ensuite avant de redescendre.

Les cyclistes aimeraient bien pouvoir s’éclipser en Allemagne, ceux qui sont à moins de 20 km de la frontière…mais il faudra ruser car la butée des trois heures sera là…

En ce qui me concerne, les 20 km vont au-delà de mes espérances puisque je pourrai bâtir des parcours routiers à ma convenance, c’est à dire « faire » un peu de montagne et boucler 60 km sans être astreint à repasser plusieurs fois au même endroit.

J’ai déjà tracé mon nouveau rond.

20 km, c’est mieux que 1 km

Coté montagne le Markstein, le Grand Ballon, le Grand Langenberg, le Hundsruck,…

Coté vallées la Doller, la Thur, la Lauch et coté plaine Ensisheim, Mulhouse, Dannemarie

Autant de possibilités qui en période de froid restent hypothéquées par la météo.

Cela dit, restera la désagréable sensation d’être en liberté surveillée et sous peine d’une redevance de 135 euros si l’on dépasse les limites. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu les Français sous un contrôle de leurs libertés aussi tatillon. Tous nos grands démocrates déclareront que c’est pour notre bien.

calculer sa zone de confinement

La zone plein air à 10km?

Passer de 1 km à 10 km de rayon serait déjà un grand progrès

Selon France Info (24/11), la zone « plein air » de confinement pourrait passer à 10 kilomètres de rayon soit près de 63 km de circonférence.

Ne demandons pas le Pérou car nos espoirs risquent d’être déçus.

Le moral dans les chaussettes

Je suis en K2 « achats » sur mon VTT.

Qui pourrait trouver à redire à mon déplacement? je vais retirer une commande. Il n’est pas dit que le retrait de commande s’applique à des achats de première nécessité.

Le contournement de la règle du 1km/1h passe donc par des achats. Des achats préalablement commandés.

Aujourd’hui chaussettes.

K2 « achats »
J’évite de prendre le même chemin pour le retour.

Je rejoins le magasin Décathlon de Wittenheim en passant par la forêt du Nonnenbruch. Le magasin est sinistre.

A Décathlon, on attend sa commande entre les barrières

On m’apporte mes chaussettes.

Décathlon a renoncé à réparer les cycles.

Je reprends la route en passant par l’étang du Seeboden.

Puis je fais un détour par les landes du Rothmoos à Wittelsheim. De nombreux promeneurs.

Je contourne la gravière Michel et je rentre par Graffenwald jusqu’au ball-trapp de Cernay.

Travaux et moquette pour les riverains à Cernay

A la piscine de Cernay, je prends le sentier de la Thur.

Merci les chaussettes. La prochaine fois, il faudra que je trouve autre chose…

Sortons du rond!

Un rond d’un kilomètre de rayon, une mesure punitive absurde

Depuis le 29 octobre dernier, nos sorties sont limitées à une heure et dans un rayon de un kilomètre.

Cette disposition visant à confiner la population face à la pandémie virale n’a aucune raison d’être.

Une privation de liberté au pays des Droits de l’Homme qui passe mal

Comment expliquer qu’interdire nos déplacements au-delà d’un périmètre donné et dans un temps imparti puisse éviter les contaminations? alors même que nous sommes libres d’aller et venir pour faire des courses? se déplacer pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants?

Cette disposition prive les personnes de leurs activités habituelles telles que la marche, le vélo, le running qui exposent peu au virus.

Des pétitions sont signées, de articles de presse revendiquent la fin de cette disposition absurde.

Nous demandons à en sortir. Sans délai.

article des DNA 20 oct 20

Tourner en rond

Des paquets de nuages gris sur l’Alsace ce matin

Le gouvernement aura réussi une performance, au moins une, celle d’avoir appris aux Français à tourner en rond. L’épidémie en a t-elle été mieux contenue? les épidémiologistes vont pouvoir s’aventurer dans la Constante d’Archimède.

Comme les chiens fous qui tentent de se mordre la queue.

Mon jogging du matin

Vélo: le confinement en question

L’effet confinement a des implications sur le vélo loisir. J’ai voulu l’imager par l’enregistrement de traces GPS

L’effet confinement sur le vélo « loisir » en bleu

Exemple ci-dessus:

  • en rouge vélo « utilitaire » autorisé pour faire ses courses, retirer ses commandes
  • en bleu vélo « loisir » autorisé dans un rond de un kilomètre de rayon

Je me garderai d’en tirer un quelconque enseignement, je me contente de respecter les mesures sanitaires.

Le cirque du vélo confiné

https://velomaxou.com/2020/11/17/click-and-collect-a-vtt/

Click and Collect à VTT

Au retour, je prends Reiningue par les champs. Le soleil se couchera bientôt.

Le Click and Collect est une stratégie cross-canal qui permet aux consommateurs de réserver ou de commander des produits en ligne, puis de venir les retirer immédiatement dans une boutique. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la tendance du web-to-store en préparant au mieux la visite physique du client.

A VTT, le client vient prendre possession de ses produits en utilisant tous les itinéraires permis alternant chemins, sentiers, pistes.

J’ai essayé aujourd’hui.

Le parking du grand Décathlon de Wittenheim est vide. Un désastre!
  • Premier magasin: Décathlon Wittenheim, parcours fastoche. A Staff, je prends le Sahel Vert et j’arrive au Terril Anna. Le vigile filtre les entrées du magasin désert. Des tas de colis attendent à l’entrée.
  • Ah non monsieur, nous n’avons qu’une commande à votre nom! peut-être avez-vous commandé à notre autre magasin de Dornach?
Décathlon Dornach. Le vigile fait les livraisons sur le parking
  • Et me voila parti à Dornach, au pif!…
  • Puis c’est le retour, je passe à Morschwiller sous la quatre voies et je rejoins Lutterbach. Ensuite Reiningue et la forêt jusqu’aux étangs de Cernay

Ça marche! L’essentiel étant de commander de petits articles pas trop lourds et peu volumineux pour le retour, surtout dans les single!

L’avantage, c’est qu’on n’attend pas la commande qui vous attend. Tout le temps passé peut donc être consacré au vélo. Ce qui n’est pas le but recherché, bien entendu, puisqu’il s’agit de vélo dit utilitaire.

Il faut juste prendre avec soi

  • son attestation K2 achats
  • sa carte d’identité
  • son masque
  • son antivol
  • son sac à dos
Mon click and collect du jour

https://www.openrunner.com/r/12272774

21 janvier 2010

C’est déjà de l’histoire. L’histoire d’une histoire.

Revisiter le vieux temps, c’est tout ce qu’on peut faire. En somme on vit à crédit, sans rien construire, ni produire. Le temps s’est arrêté pour un temps incertain. Je puise au fond de mon fonds photographique en tentant d’exhumer une quintessence improbable de ce qui a fait un peu notre raison d’être, notre condition d’existence.

Feu Vert pour l’électrique

Vélo VTT électrique mixte Feu Vert E-Rox 100 taille 50 (L) 1500 euros

L’entreprise de commerce automobile Feu Vert a un paquet de vélos électriques sur les bras avec le confinement. Ils ne sont pas seuls à disposer de stocks puisque seules les réparations de cycles sont autorisées.

La solution c’est de commander en ligne et de se faire livrer. Ce à quoi Feu Vert s’engage.

Feu Vert inonde sa clientèle de SMS

Le petit commerce a du souci à se faire face à la force de frappe des grandes surfaces.

Ce n’est pas dans la culture du petit commerçant de se lancer dans le click et collect.

Acheter un VAE en ligne peut aussi réserver de mauvaises surprises si l’on s’est trompé…et ne pas oublier qu’un vélo de loisir est actuellement assigné à tourner dans le quartier!

Masque ou mascarade?

Le masque n’est pas notre meilleure protection contre le virus selon Thierry Crouzet.

Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.

  1. L’hygiène des mains.
  2. La distanciation physique.
  3. Le port du masque quand la distanciation physique est impossible.

Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements

Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?

Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe

Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.

Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.

Confiné sur mon île

Je suis parti de nuit pour ne pas être repéré, ni vilipendé par la doxa sanitaire. Sur le rivage, une barque m’attendait. J’ai pris les rames et tout doucement je me suis éloigné du rivage.

Mon vélo installé à l’avant n’en menait pas large. Il redoutait un naufrage où un suicide. Jeter son vélo à la mer, c’est une mort atroce, pour un vélo aussi.

Puis en accostant, le petit jour est venu. J’ai déposé mon sac, mon vélo. Puis j’ai commencé à tracer ma piste.

Vingt mètres de long, c’était mon mini-confinement. Mon virus m’accompagnait. Quand il a vu la mer, il s’est baigné. Puis a disparu.

Avions confinés

6 novembre 2015 11h40

le ciel d’Europe en 2015

11 novembre 2020 11h40

Le ciel d’Europe en 2020

Cinq ans séparent ces deux images

L’effet de la pandémie est manifeste sur le trafic aérien.

Tous ces milliers d’avions, ces pilotes, ces personnels à l’arrêt dans un domaine où les technologies et les capitaux immobilisés sont gigantesques ne présagent rien de bon.

Sauf pour l’environnement de la planète.

En attendant la reprise

Les chasseurs peuvent reprendre leurs activités normales

Au nom d’un principe, celui d’une nécessité de réguler la faune sauvage et en particulier celle des sangliers qui font de plus en plus de dégâts en périphérie des agglomérations.

Soit! je ne suis pas spécialiste de la chose tout en observant que le monde de la chasse bénéficie d’oreilles bienveillantes en haut-lieu.

Les chasseurs auront donc le droit comme bon leur semble d’aller et venir sans tenir compte des interdits sanitaires qui s’appliquent à d’autres catégories de loisirs de plein air.

« Tous les utilisateurs de la nature doivent se rendre compte qu’on ne peut pas organiser une battue et se retrouver, en pleine traque, face à des quads, des VTTistes, qui créent ainsi un danger pour eux et hypothèquent les résultats de la chasse » Gilles Kaszuk président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin 27/10/2012

Voila donc le champ libre pour les chasseurs.

Le sanglier, le droit, l’indemnisation (pour en savoir plus)

Cela dit, la question qui se pose est de savoir comment et quand nous allons pouvoir reprendre nos activités normales?

Si des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt, le monde des loisirs et du sport aussi.

Les associations ne peuvent même pas tenir leurs assemblées statutaires souvent en fin d’année et donc le lien social pourtant ténu risque d’être rompu définitivement car nombreux seront ceux qui choisiront de ne pas renouveler leur adhésion du fait de l’absence de perspectives en 2021. Comment définir un projet? un programme? un calendrier?

Plus préoccupant, ce qui se dessine, c’est un changement en profondeur de nos modes de vie, de notre distanciation à l’égard de l’autre puisque le risque épidémique est appelé à durer et à se renouveler sous l’effet du mondialisme qui dérégule à l’excès et des outrances environnementales. On croyait la Chine en pointe sur ces registres, mais l’on découvre que le Danemark élimine à la hâte 18 millions de visons en élevage intensif porteurs du virus.

Il est donc urgent de revoir nos modes de production débridés et de mettre un frein à cette mondialisation des échanges.

Je vois poindre une forme d’individualisme dans le monde des loisirs auquel tout le monde n’est pas préparé.

Le pire est-il derrière ou devant?

La segmentation sociale en fonction des générations est de plus en plus souvent évoquée pour combattre l’épidémie. Une fraction importante de la société est de fait exclue.

Dans les Ephad, dans les hôpitaux, l’âge est déjà un des déterminants de notre avenir sanitaire. Ce qu’on supputait du bout de lèvres semble avéré, on laisse « partir » des gens pour lesquels on ne peut plus rien. « Il faut bien mourir de quelque chose à la fin », c’est devenu politiquement réac de l’entendre dire.

Dare-dare

Avoir des champs dans le rond, une chance. J’ai un peu débordé dans ma marge à gauche. C’est une rature.2 points de moins!

VTT aujourd’hui.

Dare-dare à donf. Mais je mouille quand même moins le maillot qu’au jogging.

Le samedi, méfiance! Les chemins périurbains sont blindés de monde en sortie « Covid ». Un jour, les vieux seront exclus du manège pour laisser la place aux actifs. Idem pour les magasins, les bus, les…

Ce sera la société conditionnelle. Cette possible ségrégation générationnelle viendra peut-être. Elle rappellera l’apartheid d’Afrique du Sud.

J’ai réussi à faire 200m de bosses derrière chez moi en repassant plusieurs fois

Donc aujourd’hui, je fais gaffe de ne pas renverser un octogénaire avec ses canes anglaises. Deux fois, trois fois, je repasse au même endroit.

Il est cinglé ce type sur son vélo, il ne retrouve plus son chemin ou quoi?…

Le VTT se prête mieux que la route à cet exercice, sinon je dois tourner entre Leimbach et Thann en permanence, c’est monotone. Et prendre une succession de carrefours à angles prononcés et stops. Avec le VTT, je sabre les angles en sautant les trottoirs pour ne pas perdre de vitesse. Chut!…

Cinq minutes avant le terme de la balade, je plonge dans la ville et j’arpente l’avenue à donf.

C’était mon heure de plein air du confiné.

https://www.openrunner.com/r/12242787

Système D du meilleur K

Le K- pain, un excellent moyen de s’évader quotidiennement

J’ai essayé les différents K. Je veux parler des cas de dérogation où j’ai le droit de me déplacer.

Vous ne savez pas comme « le rester chez vous » me pèse dès lors que j’ai la réputation d’être « un bougeux« .

« Les vieux, à la niche! »

C’est tout ce que le gouvernement a trouvé contre l’épidémie, nous enfermer. C’est d’un mépris dont on se souviendra.

le président l’a dit: nous sommes en guerre, la guerre des K

En 14, le pain KK était devenu célèbre et l’objet de raillerie. Nourriture de rationnement inventée par l’armée allemande le Kriegs Kartoffelbrot, pain à la pomme de terre, était à l’origine un pain à faible valeur nutritive composé de farine de froment, de seigle, et de pommes de terre. De la paille hachée pouvait également entrer dans sa composition.

L’homme est libre quand il peut réaliser ses désirs (Epicure)

La population française âgée est aujourd’hui assignée à domicile avec quelques motifs dérogatoires: les fameux cas (K) au nombre de neuf. Pour se faufiler à travers les mailles du filet dérogatoire, il faut apprendre à ruser.

Les différents K, apprendre à s’en servir

  • 1 Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou un établissement d’enseignement ou de formation, déplacements professionnels ne pouvant être différés [2] ,
  • 2 déplacements pour un concours ou un examen.
  • 3 Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité [3] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées, le retrait de commande et les livraisons à domicile ;Consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et l’achat de médicaments ;
  • 4 Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants ;
  • 5 Déplacement des personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • 6 Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;
  • 7 Convocation judiciaire ou administrative et pour se rendre dans un service public ;
  • 8 Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative ;
  • 9 Déplacement pour chercher les enfants à l’école et à l’occasion de leurs activités périscolaires.

Certains cas sont automatiques, c’est à dire qu’implicitement vous y avez droit sans trop vous poser de questions comme le cas 9 pour aller chercher les enfants à l’école (avec son attestation officielle) ou la convocation judiciaire (cas 7).

Pas de petits-enfants, pas de convocation au tribunal, comment se débrouiller pour sortir sans prendre de risques sanitaires et passer au-travers des mailles du PV à 135 euros?

  • Premier conseil: ne pas se rendre dans les magasins encore ouverts où il y a du monde, préférer le drive…on peut même y aller avec son vélo et sa remorque ou se faire livrer à domicile
  • Deuxième conseil: éviter les transports en commun, préférer le vélo et la marche et emporter votre masque et un flacon de gel (sur mon vélo, j’ai toujours un ou deux masques et du gel hydroalcoolique)
  • Troisième conseil: changer de trottoir dès que des personnes arrivent face à vous et porter le masque en cas d’affluence même s’il n’est pas obligatoire dans votre ville
  • Ne recevoir personne chez soi

Système D pour profiter du meilleur K

Le K6, c’est le fameux cas du rond d’un kilomètre pendant une heure. Un truc complètement bidonné par une tête d’œuf dans un ministère. Pourquoi un kilomètre? pourquoi une heure? nul ne le sait. Dès lors chacun exploite de son mieux toutes les opportunités propres à son quartier, à son village. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne selon que vous habitez à Lamadeleine-Val-des-Anges ou au cœur de Mulhouse.

Signez la pétition pour élargir le rond à 5km…

Confiné à Lamadeleine-Val-des-Anges (TdB) 6 hab/km2
Sera t-on confiné à Noël? (Mulhouse)

Comment partir en villégiature pendant le confinement?

Confiné à domicile, une semaine, deux semaines,…au bout d’un certain temps si vous en avez assez d’explorer toutes les rues du quartier, si l’envie de prendre quelques jours de repos éloigné, une solution le K 4:

4 Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants;

Le motif familial impérieux, c’est le sésame qui va vous permettre de partir en voyage. Votre vieille tante ou votre vieille mère vous envoie un certificat médical de complaisance indiquant qu’elle a besoin d’un garde-malade…Vous prenez votre valise, votre voiture (ou pourquoi pas votre vélo) et vous voila en vacances. Vous êtes garde-malade, vous pouvez donc faire les courses et prendre l’air pendant la convalescence de votre tante qui va mettre quelques semaines à se remettre, on vous le souhaite.

Le seul risque, c’est l’appréciation arbitraire que pourra faire l’autorité de contrôle si elle vous arrête. Mais c’est un risque qui mérite d’être couru si vous ne tenez plus en place chez vous.

Comment faire son vélo en dehors du kilomètre?

Le K3 est parfaitement adapté: faire des mini-courses de première nécessité. Pas de distance imposée, pas de temps assigné. Exemple: aller acheter des poireaux chez un petit producteur à la campagne. Ce n’est pas interdit. Éviter les achats trop lourds comme les pommes de terre, sauf si vous voulez vous entraîner au bike-packing pour l’été prochain.

Remorque Bellelli pour les courses (180 euros)

Pour les poireaux, le sac à dos est parfait, laisser dépasser les poireaux du sac pour bien montrer que vous êtes en vélo de courses.

Si le confinement venait à se prolonger , voici la remorque porte-sapin de Noël

Klarfit Cargo Bull (180 euros) article en relation: comment transporter son sapin

Confinement agréable et utile

Une profusion de choix d’itinéraires autour de la chapelle de Leimbach
J’ai expérimenté le VTT confiné https://www.openrunner.com/r/12231059

Comment optimiser votre journée sportive pendant le confinement?

Gardons-nous de tenter de déroger à la règle. Il s’agit de rester dans les limites du toléré. D’ailleurs quoi qu’on en pense, je suis toujours resté légaliste. Ancien garde assermenté, j’aurais du mal à expliquer pourquoi je ne respecte pas la règle…même si nous sommes souvent tentés de contester cet arbitraire qui veut qu’un type dans les vignes sur son vélo serait plus contaminant à trois kilomètres qu’à un kilomètre de chez lui.

Je vous encourage à signer la pétition pour ouvrir notre champ à cinq kilomètres ici

Donc reprenons: ce matin VTT plus jogging. Tout à fait légal.

Du terrain propice au VTT à la sortie de la ville

Je rédige successivement

  • une attestation de déplacement dérogatoire K6 « déplacement bref lié à l’activité physique » (1km/1h)
  • une attestation de déplacement dérogatoire « achat de première nécessité » (non limité en temps et en distance)

J’affiche mon cercle de rayon 1km sur le GPS du VTT et run!

C’est très marrant parce qu’on se prend au jeu d’essayer toutes sortes de chemins tangents à la limite. Il m’arrive de faire demi-tour (pour la forme) car déborder un peu ne serait pas grave.

Aujourd’hui les abords des vignes sont gadouilleux

En même temps je surveille le chronomètre car je « consomme » mon temps imparti plus vite qu’à mon goût.

Je commence par monter derrière chez moi. J’ai de la chance, je suis tout de suite dans les vignes de Leimbach et je circonvole autour de la chapelle Notre-Dame Auf der Heiden

Je redescends en ville mais c’est moins bien car les virages de rue sont délicats avec le sol mouillé.

Et pour finir je vais tester le bois des Bouleaux à Vieux-Thann. Planté dans les orties et les ronces

Au bout de 14 km, retour à la maison.

Changement de pompes, sac à dos, rédaction attestation cas 2 achat de première nécessité, je repars

Arrivé en ville, achat de ron-ron.

5 km de jogging pour l’achat de première nécessité Pour le jogging, mon score reste désolant, je n’arrive pas à quitter le mode diesel

Au total deux heures de sport individuel

Marmottons!

Lorsque je me lève, je me demande comment je vais employer ma journée. J’ai un éventail de choix.

Comorbide par l’âge, je sais que je suis dans l’œil du cyclone capable de vous envoyer ad padres en rien de temps…et je sais que par un habile manège dérogatoire, les retraités sont condamnés à rester chez eux, les actifs comme les inactifs. La tranche est large, elle va de 60 ans jusqu’à 90 ans. On a donc des paquets de comorbides terrés chez eux qui au bout du rouleau vont tous déprimer.

Les jeunes penseront « les vieux, y’en a marre! ». C’est normal puisqu’ils sont empêchés de faire comme ils veulent à cause de nous.

Alors la course à l’Aldi, non, je barre. Je vais reprendre le drive Leclerc. Surtout que dans les supermarchés on croise parfois des gens peu au fait des conventions et qui se contre-foutent des mesures-barrières.

Et puis, je m’invente le reste de la journée sans trop me presser car je sais qu’il va falloir apprendre à vivre à petite vitesse pendant de longs jours dans une oisiveté relative.

Les commandes de Noël? Naturellement sur le net. Comment faire autrement? J’entends les cris d’orfraie du commerce local dont beaucoup vivront leurs dernières heures. Finalement cette crise sanitaire illustre l’incompatibilité de nos modes de vie face à un virus, une légèreté des relations, des préventions, un gros déficit d’éducation à l’hygiène qui ne doit plus être enseignée depuis longtemps…

Mon voisin a volets fermés. C’est inhabituel.

Cette étrange suspicion qui s’empare de moi en est presque devenue aussi suspecte. Nous dit-on tout? ou ne sait-on rien? savoir qu’on ne sait pas est angoissant. Tout simplement si ce soir ou demain on va découvrir les symptômes sur soi.

Alors au fil du jour, je vaque à mes occupations domestiques. Les « fins » de jardinage, les bricolages de vélo, les joggings de quartier, la peinture, la « lecture Amazon » puisque tous les libraires ont fermés…et peut-être un challenge à vélo dans mon rond.

Construisez vos parcours confinés

Mon premier parcours de confinement est prêt: 18km

Ce n’est pas parce qu’on est confiné qu’on ne va pas faire de vélo.

Optimiser son rond de rayon 1 km, c’est possible.

Mode d’emploi:

  • rechercher ses coordonnées géographiques sur GoogleMaps
  • obtenir la trace klm de son rond de rayon 1km sur klm Circle Generator
  • reporter la trace sur Openrunner
  • tout est décrit ici chez Bike-café

Ensuite, tracer autant de parcours que souhaités dans votre rond avec l’assurance de ne pas le dépasser.

Une fois rentré, vous pouvez commencer le parcours 2 ou reprendre le même à l’envers. C’est moins monotone.

Ne pas oublier de renouveler l’attestation!

Important: ne pas oublier de télécharger le cercle de rayon 1km sur votre GPS pour pouvoir vous assurer que vous ne sortez pas de « la zone »

Avec de l’entraînement, vous n’aurez plus besoin que du cercle avec vous.

Toussaint

La stèle de Roland Esslinger à la sortie de Leimbach

C’est une Toussaint discrète. Les tombes éloignées ne seront pas fleuries. Confinement oblige!

Les défunts de nos routes se rappellent à nous, mais nous n’aurons pas le droit non plus de les visiter lors de la balade dominicale à vélo.

Le vélo reconduit

Avec ce nouveau confinement, sortir à vélo est conditionnel puisqu’on ne peut plus « s’échapper » au-delà du kilomètre de chez soi….et pas plus d’une heure. C’est le fameux cas numéro 6 de l’attestation de déplacement dérogatoire…

penser à prendre avec vous votre attestation dument complétée…et votre carte d’identité

Mais gardons-nous des idées reçues qui ont fait tant de mal au vélo lors du précédent confinement.

Rien ne vous empêche de prendre votre vélo pour…

  • aller au travail et en revenir (cas 1)
  • aller faire ses courses de première nécessité (cas 2)
  • consulter votre médecin et acheter des médicaments (cas 3)
  • se déplacer pour assister une personne vulnérable ou procéder à une garde d’enfants (cas 4)
  • aller chercher les enfants à l’école (cas 9)

Dans ces cas précités, plus de zone de 1km et de durée d’une heure à condition de ne pas tricher! Si votre ophtalmo est à trente bornes, rien n’empêche donc de prendre votre vélo…et vos lunettes.

…toujours muni de son attestation. à télécharger ici ou à saisir en ligne sur son Smartphone à partir de l’application TousAntiCovid

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Les cyclistes, fermez-là!

En attendant l’été 2021

C’est qu’on en meurt de ce machin là et qu’on ne sait pas l’arrêter à coup sûr. Le monsieur dans son lit d’hôpital voit l’anesthésiste s’approcher et s’assoir à son chevet… » j’ai encore beaucoup de choses à faire…avant de « partir », faites-en sorte que je m’en sorte » lui dit le malade avant qu’on l’endorme.

Les cyclistes, fermez-là!

C’est ce que les autorités pourraient nous opposer lorsque nous rechignons à abandonner nos balades, persuadés que nous ne sommes pas en cause.

Pas en cause de la propagation épidémique. Quoique! Plus personne ne sait vraiment comment il se propage le virus; les mains? les surfaces? l’air expiré-inspiré? l’eau puisqu’on mesure sa présence dans les stations d’épuration?…

Cycliste de loisir, statut enviable, j’aurais tort de me plaindre face au sort de nombreux compatriotes. Au contraire, je devrais adopter un profil bas. J’en suis conscient.

J’observe le phénomène mondial comme tout le monde et l’outrageuse propagation de l’épidémie dans nos corps, dans nos esprits.

Les points de PIB qui dévissent, l’incroyable affolement des corps d’État, les plaintes montantes de tous les métiers impactés, la désolation du corps médical débordé par le flux, tout cela sautent aux yeux.

Mais ce qu’on voit moins, c’est le virus qui ronge peu à peu nos certitudes, nos croyances, nos échéances de vie et les termes qui se rapprochent. Surtout quand l’âge gagne.

Dans le monde associatif, que je connais, tous les clignotants qui ont viré au rouge vont s’éteindre faute d’animation, faute d’animateurs partis rejoindre sous injonction la case « maison », la case confinement.

Les clubs en jachère pour longtemps

Les clubs de cyclos déjà mal-en-point vont avoir du mal à s’en remettre. La plupart des rendez-vous de l’année ont été abandonnés et ceux de 2021 sont d’ores et déjà entre parenthèses.

Les pratiquants? dans l’attente d’une reprise hypothétique qui s’éternise puisque le débordement épidémique sur 2021 semble assuré jusqu’à l’été.

Alors, il est temps de passer à autre chose. En attendant l’été.

Je vous laisse en musique avec Gavin Ensemble Bryars Jesus’ Blood Never Failed Me Yet (Le sang de Jésus ne m’a jamais trahi) un clochard de 80 ans enregistré dans la rue et mis en musique

Retraités : votre périmètre d’assignation à résidence

Défense de sortir du rond

On aurait tort de croire le contraire: seuls les retraités sont confinés. Réfléchissons: la plupart des métiers sont en activité, les commerces ouverts, les écoles reprennent. Donc il n’y a que nous, les retraités assignés à résidence. Bref la plus grande partie de la population peut aller et venir selon son gré. C’est donc une rupture d’égalité vis à vis des libertés publiques qui est infligée aux retraités puisqu’eux seuls ne peuvent sortir de chez eux qu’avec un motif restreint de causes et pour un temps limité dans une zone donnée.

Les retraités sont plus menacés que les autres, nous dit-on. Certes mais en quoi restreindre notre champ géographique serait l’antidote à l’infection? D’ailleurs le précédent confinement n’a rien démontré de tel. Et par ailleurs restreindre nos déplacements en cœur de ville n’est pas comparable avec la campagne. Qui a élaboré ce curseur de 1km? Hier j’ai parcouru 25 km seul à VTT, je n’ai rencontré absolument personne.

Oui, je veux découvrir ma carte d’assignation à résidence, gratuitement

Notre citoyenneté est donc conditionnelle et j’estime que c’est inacceptable.