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Stop à la descente de bus

Dorénavant un cycliste doit, comme tous les conducteurs de véhicule automobile, s’immobiliser à plus de 5 mètres d’un autobus scolaire dont le panneau d’arrêt obligatoire muni des deux feux rouges clignotants sont activés.

C’est au Canada qu’un arsenal de lois vise les cyclistes de façon formelle. Moi ça ne me donne pas envie d’y aller faire du vélo.

A lire ici

Thann, le vélo en berne

Rue Jean Flory, à gauche le collège, à droite le lycée de Thann (68). La rentrée scolaire vient d’avoir lieu. Les bornes anti-intrusion pour les voitures sont des pièges pour les cyclistes et les piétons. Particulièrement à la nuit tombante.

Rentrée scolaire à Thann. Train, bus, voitures particulières, marche à pied, le vélo ne séduit pas. J’ai compté en tout quatre vélos pour les deux établissements voisins que sont le collège et le lycée de Thann

J’ose pointer le bout du nez une fois les élèves installés dans leurs classes.

parc à vélos du lycée: vide

Au lycée Scheurer Kestner: un vélo accroché aux grilles, aucun vélo dans le parc intérieur

un vélo devant le lycée

En face, au collège Rémy Faesch: un vélo accroché à la grille, deux vélos dans le parc à vélos

parc à vélo du collège: deux vélos
un vélo attaché aux grilles du collège

L’explication de cette faible attractivité du vélo, on la devine: des infrastructures inadaptées voire absentes et le peu d’appétence pour le vélo. J’irais presque jusqu’à dire qu’une société incapable de se mettre au vélo est une société malade. Comment aborder les grands tournants environnementaux si nos jeunes forces vives ne sont pas encouragées?

Mobilités urbaines, la foire d’empoigne

Trottinette électrique E-Twow Booster Evolution S 500 W 36 V 7,5 Ah 850 euros

Une obscure association, l’Apacauvi (« Association philanthropique action contre l’anarchie urbaine vecteur d’incivilité ») vient de rencontrer un représentant du Ministère des Transports. Cette association est dirigée par Jean-René Albertin. Sa femme, pianiste à l’Opéra, avait été percutée par une trottinette électrique en mai, et souffre d’une double fracture du bras droit.

Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot) ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».

Je suis un apôtre, au fond de moi, des espaces indéterminés, comme Pierre Sansot qui revendique une anarchie joyeuse pour les vélos.
Si vous voulez voir une trottinette foncer dans Paris à 80 km/h, c’est à partir de la minute 4

En cause les trottinettes électriques.

Très bien! Laissons les choses décanter…Les trottineurs électriques sont des geeks paresseux qui veulent arriver au bureau avant les autres tout en roulant sur les pieds des piétons. J’ai essayé une vraie trottinette: je roule avec constance au mieux à 12 km/h soit deux à trois fois plus vite qu’en allant à pied sur un trottoir. Mais avec l’électrique, la trottinette roule non plus à 12 mais à 30 voire 40 km/h. Des vitesses qui relèvent de la route et pas des trottoirs, comme on l’imagine. Le problème c’est que la trottinette électrique, à ces vitesses là, n’est nullement adaptée sur le plan de la sécurité pour se fondre dans le trafic routier. En cause son instabilité, son absence d’assise, sa fragilité face aux imperfections du sol et son freinage aléatoire. On peut s’attendre à voir les accidents se multiplier.

Mais, car il y a un mais, voici que l’Apacauvi ressort du Ministère et fait cette déclaration « plusieurs pistes [ont été abordées] , comme l’assurance des opérateurs et des conducteurs, et l’immatriculation des trottinettes et des vélos pour rendre possible les poursuites »

Conclusion: en faisant montre de s’attaquer aux trottinettes, on s’attaque indirectement aux cyclistes.

plaque cycliste suisse

Il n’y a pas de fumée sans feu. En septembre 2018, le Plan Vélo envisageait déjà l’immatriculation des vélos: « Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. «A l’image des motos, les vélos devront faire l’objet d’un marquage, comme un numéro d’immatriculation pour lutter contre le vol. Il sera réalisé à l’occasion de ventes par des professionnels » (source)

Le danger de l’immatriculation des vélos

Gérer les conflits auto-vélo

C’est une vidéo pragmatique. L’automobiliste qui se gare sur une piste a t-il seulement l’intelligence d’accéder au dialogue avec le cycliste?

En fait quand une voiture est garée sur une piste ou une bande cyclable, son propriétaire est souvent absent et s’il est au volant il dira qu’il ne peut faire autrement…qu’il attend son fils qui quitte l’école, sa femme qui fait une course, la grand-mère impotente.

Nous n’avons pas le concours de la force publique qui se désintéresse de ce genre d’incivilité.

Bref, je laisse tomber.

Le net regorge de situations conflictuelles du même genre. Le militant du bon droit est-il légitime dans son action au point de risquer que la situation dégénère?

Retour de Hollande

Gare d’Amsterdam. On peine parfois à retrouver son vélo

Précision: on doit parler des Pays-Bas et non de Hollande. Du fait de l’importance historique de celle-ci, le terme Hollande est aussi utilisé, par synecdoque, pour désigner l’ensemble des Pays-Bas (Wiki)

C’est l’heure de faire part de mon rapport d’étonnement.

Chaussée à voie centrale banalisée. Même le bus est prié d’attendre que la voie soit libre en face pour dépasser les cyclistes. Impensable en France! Une voie sans axe central incite à ralentir

De retour de Hollande, il faut bien que le cycliste que je suis tire ses impressions d’un pays considéré comme modèle en matière de deux roues non motorisés. Convenons-en, la Hollande et beaucoup d’autres pays plats voisins inspirent tous les militants de la cause du vélo. Parfois à un point tel qu’ils agacent! En Hollande, ils font comme çi et ils font comme ça, tandis que nous, on est nuls, archi-nuls.C’est le discours entendu dont on use parfois à l’excès.

Le scooter thermique à vitesse bridée est en passe d’être supprimé à Amsterdam suite à la pollution qu’il génère (voir le blog Isabelle et le vélo)

Cette fois, je peux témoigner de visu.

Effectivement la Hollande pratique le vélo. Un autre vélo. Pas celui que l’on trouve dans nos vitrines Go-Sport, Culture Vélo ou dans les rayons de Décathlon. J’ai compris que la Hollande a une toute autre vision de l’usage consacré du vélo que la nôtre. D’abord, le vélo est urbain, pratiqué depuis des décennies avec des machines qui n’ont rien d’aérodynamique. Ce sont des machines roulantes. Un point, c’est tout! Des machines avec lesquelles la cohabitation en ville n’est pas toujours facile. A Amsterdam, le cycliste joue volontiers de sa sonnette pour dégager la voie encombrée de touristes.

Pourtant les accidents existent. Ici avec un cyclo-sportif dont la route a été coupée par un automobiliste rentrant chez lui

Ensuite le vélo hollandais semble être l’incontournable d’une citoyenneté de bon aloi: on nait Hollandais, on est donc vélo du plus jeune âge jusqu’à un âge avancé! J’en veux pour preuve que les mères de famille trimballent leurs marmots non pas dans une voiture mais sur un vélo. Un, deux, voire trois enfants sur le vélo!..et le dimanche, toute la famille est à vélo.

vélo en libre service dans le parc Kröller-Müller

Puis viennent les dispositions réglementaires en matière de voirie que l’on peut résumer ainsi: le vélo d’abord, le reste ensuite! Dans ces conditions, inutile de pleurnicher, même sur une voirie secondaire, la bagnole, le camion, ne font pas la loi, c’est toujours le vélo d’abord avec la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) celle codifiée chez nous par le décret PAMA du 2 juillet 2015 et que je n’ai encore jamais rencontrée en Alsace.

Dès son plus jeune âge, l’enfant est associé au vélo

Le vélo-cargo chez nous semble être encore une curiosité insolite quand la Hollande en use sous toutes sortes de déclinaisons pour transporter des colis, des enfants,…

vélo moderne à tout faire hollandais

Il faut pourtant garder raison. La Hollande est un pays plat, hyper-plat où les « grimpeurs » se retrouvent dans la forêt dApeldoorn qui culmine à…96 mètres d’altitude. La place, parfois gagnée sur la mer grâce aux polders, permet de découper de larges avenues dans les agglomérations favorables au vélo. Avec 400 habitants au kilomètre carré (le double de l’Alsace) on n’imagine pas venir en voiture dans les centres-villes et l’on en est dissuadé partout. Y compris dans les villages où stationner est un problème, y compris le long des routes où les seules aires sont réservées pour les pannes.

Cela dit, si la Hollande se prête au cyclotourisme, la pratique du cyclisme sportif tel qu’on le conçoit dans les Vosges est illusoire. Inutile également d’envisager le VTT: tout est goudronné!

Et le casque? Une curiosité pour les locaux.

Campagne pour le casque en Allemagne

La ministre de la famille Franziska Giffey participe à la promotion du casque à vélo sur sa page Facebook

L’Allemagne mène actuellement une campagne destinée à promouvoir l’emploi du casque à vélo en ville.

Tollé chez les féministes allemand(e)s, la promo pour le casque du ministère des transports met en scène une femme en tenue légère portant un casque. La campagne risque de faire un flop. Elle a au moins fait parler d’elle jusqu’en France.


Affiche de campagne « C’est vraiment moche. Mais ça sauve ma vie ». C’est curieux une affiche allemande rédigée en anglais…

En France, on n’en est pas là. Pas de campagne en faveur du casque. La FUB s’oppose depuis toujours à une quelconque obligation de porter le casque. Les raisons sont multiples; selon la FUB, le casque handicaperait l’essor du vélo en ville en obligeant les cyclistes à emporter le casque avec eux une fois le vélo stationné…