Mois : août 2018

Six EPR en projet

Centrale de Fessenheim

Vu depuis l’Allemagne, le nucléaire en France c’est d’abord Fessenheim.

Deux gros faitouts en béton qui bouillonnent de l’autre coté du Rhin.

Fermer Fessenheim, c’est déjà toute une histoire.

Mais abandonner 25% ou 30% du nucléaire français, c’est tout autre chose.

C’est notre culture nucléocrate héritée de De Gaulle qui subitement se révolte et proteste.

Ce qui fait dire à Benjamin Grivaux, le porte-parole du Gouvernement, qu’on n’efface pas cinquante ans de politique nucléaire en cinq ans. « Les gouvernements précédents ont inscrits des objectifs qui n’étaient pas tenables »

Mieux: EDF réclame 6 nouveau EPR pour conforter sa place mondiale d’énergéticiens expert du domaine…et concourir à moins de CO2 sur la planète.

Les Voisins allemands peuvent s’empresser de réimprimer des autocollants « Nuclear, nein danke » pour venir protester sur les bords du Rhin.

Hulot s’est barré à temps.

Il n’y a finalement que les anti-nucléaires pour croire qu’on démantèle des réacteurs d’un coup de baguette magique et qu’on prive le Pays d’un quart de ses besoins électriques sans difficultés.

Les Allemands ont essayé, ils s’en mordent les doigts.

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Le facteur ne sonnera plus

Mon facteur ne sonne plus depuis longtemps.

Sauf pour le calendrier.

Mais il passe toujours dans la rue.

A grande vitesse.

Le 33, le 47, le 22 de l’impasse.

Les plis volent et virevoltent.

Avec sa gouaille habituelle, le quartier se réveille.

« Comme par hasard, le 22 est au bout de l’impasse » dit-elle comme pour regretter ce supplément d’hectomètre.

Elle connait par cœur ceux qui lui fournissent encore du travail.

Le métier n’est plus ce qu’il était.

Pourtant elle continue de courir, ma factrice sur son coursier.

Des clients, il n’y en a plus.

A part les mauvais payeurs et les contrevenants de la route qui sont avisés.

Pourtant si, je maintiens deux abonnements magazine, celui du volatile le mercredi et celui de Marianne le vendredi, par sympathie à l’égard de cette presse impécunieuse.

Le facteur ne sonnera bientôt plus du tout puisqu’en dix ans, le courrier s’est effondré de moitié.

Alors?

Faut-il se dépêcher de vieillir pour prendre un contrat « vieux » auprès de la Poste et recevoir la visite attentionnée de ma factrice?

Non, la solution découle de source: ne plus passer qu’un jour sur deux comme pour les poubelles ou alors aller chercher son courrier au bout du quartier.

Faire un grand barouf médiatique pour nous dire que La Poste est sauvée avec le pognon de la CNP, est-ce bien raisonnable?

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https://velomaxou.com/2012/03/14/avis-mortuaire-a-la-poste/

https://velomaxou.com/2017/11/29/calendrier-du-facteur-un-succes/

 

 

 

Eiffel d’optique

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C’est pas Eiffel, c’est Maurice Koechlin qui a conçu la Tour Eiffel.

Un scoop?

Non, pas vraiment.

C’est dans la commune de Buhl qu’on apprend que Maurice qui travaillait au bureau d’études de la société Eiffel a dessiné la tour.

Pas celle sur la photo située au giratoire de Buhl, celle de Paris.

Celle de Buhl est une pâle réduction en fer à béton.

Défense de grimper sur la tour dit le panneau communal.

Comment faire autrement, vu qu’il n’y a pas d’ascenseur?

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L’éclairage public sur piste cyclable, un must.

C’est à Cernay que la piste du canal va devenir une féérie nocturne.

Cette zone boisée serait-elle devenue anxiogène pour les promeneurs?

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Camping sauvage le long de la Thur.

Belle voiture mais tente un peu artisanale.

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Orschwihr entretient ses abords viticoles mieux qu’en ville.

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Ouvrez les grilles pour trinquer ensemble!
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Une devinette pour  la fin: où se trouve cette jolie demeure? admirez la tour vitrée dans la toiture.

Pas bézef

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Au pied du gros tilleul de Rammersmatt, une bouteille de vodka abandonnée. Vide bien sûr. L’œuvre d’un marcheur échappé du sentier botanique, sans doute…

Je savais que le temps n’incitait pas à la balade.

Je suis donc parti avec l’espoir secret que le temps allait tourner au vinaigre à la pluie.

Gagné!

Au bout de quinze kilomètres, la pluie s’invite.

Ô pas une grosse pluie, juste quelques gouttes éparses.

Pour mesurer le taux de pluie, je compte les gouttes sur le compteur qui fait 16 cm2.

Toutes les dix secondes.

Ça occupe.

Puis j’efface lestement du revers de la main.

Quand je n’arrive plus à compter les gouttes, demi-tour!

Je grimpe à Rammersmatt en quatrième vitesse, puis sous le gros tilleul j’enfile l’imper.

J’ai accompli ma plus courte balade de l’année sur route: 25 kilomètres.

C’est pas bézef comme aurait dit Khalîl Ibn Ahmad Al Farâhîdî.

Barda

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image Gérald C.

C’est toujours une période fébrile pour moi.

La préparation d’un voyage est d’abord une accumulation d’effets de d’objets où il faut arbitrer.

Ce que j’emporte et ce que je laisse.

Bien sûr, on peut partir la fleur au fusil.

Mais là, pas question.

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la préparation d’un voyage à vélo conduit à un amoncellement d’objets et d’effets qui me mettent dans l’embarras

Je me prépare à une razzia de cols transalpins à VTT au départ de Tende.

Sept ou huit jours en refuges itinérants.

préparer son itinéraire, c’est indispensable dès lors qu’on sort des sentiers battus

L’inconnue, c’est le temps qui est de plus en plus facétieux puisqu’il a neigé dans les Dolomites il y a deux jours.

Pas question de solliciter les secours à la moindre alerte comme c’est la mode aujourd’hui.

Il faut être équipé et pouvoir faire face aux aléas.

Nous serons une vingtaine mais je ne compte pas sur l’autre, c’est ma nature.

 

Hulot s’en va

Nicolas_Hulot_2015_(cropped)Le ministre de l’écologie Hulot déclare quitter le gouvernement ce matin sur France Inter.

Ouf!

Il tire les conclusions de cet invraisemblable attelage qu’il constituait avec des gens comme Stéphane Travers, ministre de l’agriculture, complètement en opposition avec les principes de l’écologie.

Finalement, Nicolas Hulot n’a jamais été meilleur que dans l’entertainment avec Ushuaia.

Qu’il y retourne!

Les potins du lundi

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La gare de Sentheim nous plonge hors du temps.

Revient-on cent ans en arrière?

Possible.

Il suffit d’attendre le train paisiblement pour comprendre comme le monde d’aujourd’hui a changé.

Les locaux ont été conservés avec soin comme si une mise en scène était imminente avec son chef de gare, ses contrôleurs de billets et bien sûr des voyageurs qui se rendent à la ville.

Le bureau du chef de gare est cosy, dirait-on.

On imagine Courteline.

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Rideaux à la fenêtre, horloge dont le tic-tac doit rythmer le temps qui passe, immuable, plumier, tampon encreur, machine à écrire et sous-main.

Je ne garantis pas l’authenticité de l’ensemble mais l’ambiance y est.

Et moi je voyagerais volontiers dans ce temps là.

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La salle d’attente sent bon l’encaustique et les peintures acryliques de Nadine Nette me ramènent soudain à la réalité.

Inaugurée le 30 juin 1869, la ligne de Cernay à Sentheim dessert la haute vallée de la Doller ; elle se poursuivait à l’origine jusqu’à Sewen. Après avoir eu à subir les conséquences des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, sa fréquentation décline jusqu’à l’arrêt du trafic voyageur en 1967, elle est déclassée en 1973.(Wiki)

Aujourd’hui, la ligne de chemin de fer revit de Cernay à Sentheim grâce à l’association touristique Train Thur Doller

A mes lecteurs: lundi 3 septembre, pas de Potins du lundi, je serai en voyage.