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Editorial

Les potins du lundi

L’autoroute une barrière à faune et cyclos. Passerelle bienvenue. (Montpellier)

La phrase du jour

« On ne remet pas sans cesse en cause l’élection d’Emmanuel Macron mais sa faible représentativité par rapport aux votants comme aux inscrits aurait dû naturellement conduire ce dernier vers une politique qui, plutôt que de cliver, aurait rassemblé.(Ph Bilger).

Le discrédit est tel dans l’opinion qu’il semble que l’usage du mot LREM est proscrit dans les tracts des prochaines Municipales.

Histoires autoroutières

Rentrant du sud vendredi, je me suis trouvé sur une autoroute remplie de camions et de voitures. Vitesse réduite de 20 km/h sur toute la vallée du Rhône et même au-delà sur l’A40. En cause la pollution. Les micro-particules du diesel qui se combinent parfois avec le sable venu du Sahara.

des camions peu pollueurs?

Pas de punition pour les camions, ils peuvent continuer à rouler sans être limités et donc inquiétés. Ils pollueraient 10 fois moins que les voitures! (source). Méfions-nous donc des idées reçues. En bon citoyen, j’ai adapté ma vitesse. Tant est si bien que j’étais coincé derrière un train de camions la plupart du temps. Incapable de doubler tant la restriction de vitesse est inobservée par ceux qui se constituent en file de gauche permanente.

Il faut en conclure que les mesures de limitations sur route ne sont pas respectées dès lors qu’on invoque la pollution. Pourtant les panneaux lumineux mentionnent que des contrôles radar ont lieu. Sans effet sur les comportements.

Observons que les automobiliste se sentent très peu concernés par les questions de pollution dès lors qu’ils ne sont pas contraints autrement que par des alertes peu dissuasives. La conscience écologique a ses limites.

L’autre slogan des sociétés autoroutières qui ne manque pas d’à propos, c’est cet affichage « grèves: pensez covoiturage »

En voiture, avec des personnes qui vivent la grève comme vous, vous pouvez discuter, échanger, partager une expérience… Vous verrez, vous arriverez au travail le cœur plus léger ! (site Vinci autoroute)

Martinez et la CGT seraient donc de précieux alliés du covoiturage dès lors qu’ils bloquent les transports en commun. On imagine alors d’autres formules tout aussi briseuses de grèves…

Contre la CGT, covoiturez!

Martinez, non! covoiturage, oui!

Je vous laisse en deviner d’autres.

Derrière les sociétés d’autoroute, on devine la patte du gouvernement qui tente de contourner la gène des manifestations. Piètre manœuvre!

Une prune à 10 euros

Ils sont sympas les Allemands. Ils m’ont gratifié le jour de l’An d’une prune de 10 euros Schützenalletunnel à Freiburg au motif que je roulais au-dessus de 50 km/h. Vitesse retenue: 57.

C’est involontaire de ma part car en principe j’ai l’œil rivé sur les panneaux.

Chez les Allemands, les limitations sont parfois diaboliques aussi, on passe de 120 à 50 sans toujours s’en rendre compte…et la traversée de Freiburg est désormais entièrement à…30km/h et truffée de radars.

Il est pressé

Rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ou comment s’affranchir des bouchons

Le monsieur est pressé. Il arrive derrière moi, me double par la droite et se positionne pour doubler un train de cinq camions…un véhicule est en train lui aussi de doubler devant moi…pas de problème! il prend la bande d’arrêt d’urgence et double les cinq camions. Ces nouveaux comportements font de la route une jungle.

A la bretelle de Burnhaupt, la voiture est sortie puis, hésitante, a repris l’autoroute vers Belfort. Peut-être avait-il oublié sa belle-mère à une station?…

Les potins du lundi

Une image rafraîchissante ce matin. Celle du lac de Gérardmer au couchant.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a critiqué, ce jeudi dernier, ceux qui ont des comportements irresponsables en pleine canicule, comme le sport aux heures les plus chaudes notamment ceux qui « continuent de faire leur jogging entre midi et deux heures ». source

Nous avons besoin de faire le point, nous les cyclistes de loisir, après cette dernière semaine de juin. L’épisode de chaleur se prolonge et les répercussions sont déjà fortes. Bien sûr les activités ludiques sont touchées et notre passe-temps aussi. Voici donc juillet qui commence et pour nombre d’entre-nous, nos projets de vélo demeurent incertains voire compromis. Les organisateurs qui préparent parfois depuis plusieurs mois des rencontres sportives ou festives doivent battre en retraite.

D’autant que le fameux devoir de précaution incite facilement les préfets à bloquer les manifestations à risques potentiels. L’Alsacienne Cyclosportive du 30 juin au départ de Cernay où 2000 participants étaient attendus n’a pas été annulée. On sait pourquoi: trois mille nuitées réservées, ça dope le commerce quelques jours avant le Tour de France. Cependant l’épreuve-phare dite l’Indomptable, longue de 167 km et dotée de 4500 m de dénivelées positives a été supprimée la veille au soir de l’épreuve. Les compétiteurs de haut niveau ont donc du se rabattre sur L’Intrépide qui ne comportait « que » 125 km. C’est le Suisse Galetti qui a ravi la première place à plus de 29 km/h de moyenne.

Le 20 juillet est encore loin et espérons que cette canicule aura levé le pied d’ici là. Le 20 juillet c’est le début du Séjour à Saint-Dié de mes amis des Cent Cols (voir ici). Gravir des cols à vélo dans les Vosges en plein été, voila pourtant un truc sympa; il serait dommage que cet excès de chaleur vienne compromettre ce beau séjour.

J’ai en mémoire cependant que lors de la Semaine Fédérale de 2018 à Epinal, la canicule était déjà là et certains automobilistes ne manquaient pas de marquer leur énervement sur les réseau sociaux « comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? » disaient-ils…

J’ai le sentiment que ces désagréments ne sont rien en regard des conséquences générales sur l’activité de ce dérèglement climatique. Les météorologistes se sont fourvoyés encore une fois en expliquant que la vague de chaleur ne durerait que deux ou trois jours. Or nous en sommes déjà à une semaine…et l’épisode n’a pas dit encore son dernier mot.

Des cyclistes de passage sur les pentes vosgiennes

On ne va pas pour autant s’arrêter de « faire du vélo ». Hier, j’ai croisé de nombreux cyclistes. Souvent des groupes venus là pour tâter les pentes vosgiennes.Quand l’hébergement est réservé, difficile de ne pas rouler!

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur les nouveaux contrôles automobiles. Plus resserrés en terme de tolérance des rejets, nous devrions avoir moins de fumées nocives dans les poumons. En tous cas on peut toujours l’espérer. Mais l’automobiliste « lambda » s’interroge: il ne comprend pas vraiment où veut en venir le gouvernement. Manifestement personne n’est prêt à entendre la vérité sur l’avenir de la voiture. Alors on fait comme avant.

Les potins du lundi

La fête de la musique à Wittelsheim (Haut-Rhin), une fête populaire célébrée dans des milliers de communes chaque année depuis 1982

Le 21 juin 1982, un certain Jack Lang donne le coup d’envoi de la fête de la musique. Le Ministre de la Culture de François Mitterrand répond à l’idée de Joël Cohen d’instituer des Saturnales lors des solstices d’été et d’hiver.

Le 21 juin est depuis fêté chaque année avec le concours des communes. C’est devenu une institution populaire, aussi populaire que le 14 juillet. La fête de la musique c’est aussi une reconnaissance pour toutes les musiques et les musiciens, une occasion fraternelle de se rencontrer.

Je vais de place en place pour écouter des formations qui laissent la place à toutes sortes de musiques.

Vendredi, j’ai terminé par un orchestre de rock à l’Espace Grün de Cernay. A minuit, le public était déjà clairsemé, mais la musique était bonne. Impossible d’aller au bout: les bénévoles peu respectueux des artistes se sont mis à plier tables et bancs avec fracas. La fête était terminée.

Alors comme ça la semaine s’annonce caniculaire (très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs). J’en frissonne déjà. De peur. On se souvient trop de août 2003 avec 15.000 morts recensés en France et des températures ayant dépassé 40°C. J’étais alors à Aix en Provence pour mon travail. Même des douches fréquentes ne suffisaient pas à nous débarrasser de cette transpiration poisseuse. La France s’est particulièrement distinguée lors de cet épisode pour son imprévoyance à l’égard des populations fragiles et ce sont nos pompes funèbres qui se sont aperçues de l’ampleur des décès. Il était trop tard. La France était en vacances, nos vieux pouvaient attendre…

Cette semaine on annonce jusqu’à 43 degrés!

Fini de rire et de faire le clown sur un vélo, il faut au contraire rester à l’ombre et boire. De l’eau.

Les potins du lundi

C’était donc pour rire! Oui on peut vous le dire, toute cette mise en scène à la hâte autour des élections européennes, c’était pour de faux, comme disent les gosses.

Peu importe le nombre de listes, le pourcentage de votants, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est de savoir que nous sommes, nous les citoyens d’Europe, phagocytés dans ce grand machin qui broie la capacité des peuples à décider par eux-mêmes. Tout est déjà pensé, décidé et écrit à l’avance: nous allons continuer de progresser vers un libéralisme débridé marchand et MONDIAL dont on peut craindre le pire, pas encore arrivé, mais en bonne voie. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment l’opinion prend soudainement la pétoche quand on lui parle de disparition de la bio-diversité et pour faire court de la disparition de la planète toute entière. Soyons clair: il n’y aucune raison que quoi que ce soit change dès lors qu’on nous parle de progressisme, de développement et de pillage en tous genres. Ni Trump, ni la Chine ne se sentent concernés par l’Europe et pour cause: l’Europe marche à fond dans le libre-échange planétaire, bousculant au passage toutes nos valeurs et livrant nos producteurs à la perte.

Journée citoyenne à Vieux-Thann, on plante des fleurs sur le rond-point. Le port du gilet jaune est de rigueur

Justement pour nous faire patienter avant ce grand saut mondialiste, la République nous a concocté des besognes autour de la citoyenneté. Samedi, en Alsace, comme ailleurs je présume, on appelle le quidam à nettoyer les rues, à repeindre les bancs publics, à décorer les ronds-points pour effacer les dégâts de tous ceux qui prennent plaisir à saloper notre environnement. En somme une sorte de journée de travail gratuit au nom de notre bien-vivre. On appelle ça la Journée Citoyenne. Curieuse façon d’encourager à la citoyenneté alors que les fauteurs ne sont jamais punis! J’ai le souvenir que dans le passé, cette journée s’appelait « Haut-Rhin Propre » et j’arpentais la route Peugeot à Sausheim dont les fossés étaient remplis de canettes, de bouteilles d’urine et de couches pour bébés…sans parler des cadavres d’animaux trucidés par les camions et les bagnoles!

Celui-là est resté sur la route quand d’autres finissent dans les fossés.Le massacre des animaux sur nos routes est désolant

Ainsi donc voici que se dessine peu à peu une hiérarchie citoyenne européenne, en bas ceux qui rafistolent les façades lézardées de la République au Ripolin, en haut ceux qu’on élit à Bruxelles appointés à 10.000 euros par mois.

L’actualité est ponctuée d’évènements qui doivent tous mettre en éveil notre attention. Orwell nous y aide grâce aux caméras répandues partout dans notre quotidien. Les grandes agences de communication arbitrent et hiérarchisent ce qui doit occuper notre temps de cerveau disponible. L’essentiel étant que le citoyen de base ne puisse pas penser à autre chose.

On dirait moi.J’ai intérêt à avoir un bon alibi le 24 mai vers 17h30 sinon mon compte est bon

On a eu le grand épisode Gilets jaunes qui dure depuis six mois, puis le Grand Débat et pour faire raccord avec les élections une mini-campagne européenne focalisée autour de la course Macron-Le Pen. Un petit grain de sable est venu gripper cette belle occupation du débat public, celui d’un cycliste lyonnais avec sa bombinette remplie de plombs de pêche. Qu’un cycliste puisse devenir terroriste devrait tous nous rendre notre fierté. Enfin le vélo accède à la notoriété!

Et puisque l’écologie a le vent en poupe ce matin, profitons-en pour assurer la promotion du vélo à la place de la bagnole. Nul doute que nous serons entendus par les cercles parisiens d’EELV! Je me marre bien sûr.

Les potins du lundi

Commencer par balayer la planète devant chez soi

Les chercheurs trouvent parfois à bon escient. Ainsi l’usage des écrans peut à la fois nuire au cerveau en développement des enfants, au cerveau adulte « attiré par des sources d’informations plurielles et volatiles », avec le risque à terme de développer anxiété et dépression, et au « cerveau social », avec la menace d’un isolement. (C’est dans les DNA du 17 mars)

Plurielles et volatiles, voici notre cerveau qui risque de s’égarer là où on ne voudrait pas à cause des écrans. On pense tout de suite à cette tuerie de Nouvelle-Zélande où un esprit fragile s’est cru autorisé à déclencher un carnage à l’aide d’une théorie stupide.

Je cherche des exemples avec mon esprit mal tourné…

Des sources plurielles?…quelles sont vous sources diront les braves gens qui ne comprennent pas toujours tout du vécu quotidien. Mes sources sont sur l’ordi Monsieur le Procureur, je ne peux pas toutes les détailler tellement elles sont multiples mais ce que je sais, c’est qu’elles échappent à votre entendement, à votre compréhension de l’état du monde. Tiens, par exemple, regardez ces jeunes qui défilent pour le climat et qui poursuivent l’État, quelles sont leurs sources? pourquoi n’ont-ils pas le cerveau social rêvé par tout État totalitaire?

Si l’on s’en tenait uniquement à la parole publique, des sources réputées nécessairement fiables, pourquoi alors nos données climatiques seraient-elles si déficientes? pourquoi les mers se rempliraient-elles de plastique, de pétrole où la Méditerranée est devenu un vaste dépotoir? pourquoi nos villes seraient toujours plus irrespirables? pourquoi nos récoltes autant corrompues de pesticides et notre eau si chère à nettoyer avant de la boire?

Nos États semblent impuissants à dire la vérité et à mettre en œuvre les correctifs qui s’imposent. Alors nos sources plurielles et volatiles risquent encore longtemps de plomber le moral de la République.

Les potins du lundi

De la neige en hiver, certains s’en étonnent. Jusqu’à Trump qui y trouve une occasion de plus de railler le réchauffement climatique.

Chez nous, en France, la neige provoque aussi son lot de déconvenues chez ceux qui ne comprennent pas cette intrusion météorologique dans leur quotidien.

Les milliers de camionneurs qu’on bloque à titre préventif alors que chez nos voisins, disent-ils, tout se passe très bien même avec deux mètres de neige.

Bloquer est devenu une affaire de précaution.

Par précaution, Monsieur, je vous empêche d’aller manifester car vous pourriez commettre un délit. Ça rappelle un peu le délit de sale gueule. Finalement, chez nous, on ne sait plus trop comment accepter notre liberté citoyenne tout en la restreignant. Nous sommes en liberté surveillée. Comme le lait sur le feu.

En démocratie seules les violences policières sont légitimes. Et en dictature?

Si vous n’êtes pas content, adressez-vous à votre maire ou à votre député! C’est ça la démocratie représentative, vous élisez un inconnu ou un notable avec du bagout et il décidera pendant cinq ans, voire plus, ce qui est bon pour nous et ce qui l’est moins. Il fera même plus, il votera des lois qui seront supérieures à toutes nos objections.

En France, les lois émanent le plus souvent des propositions du gouvernement et les députés ne sont là que pour dire amen. C’est ce qui se passe en ce moment. Très peu de lois émanent des députés eux-mêmes et la plupart des amendements sont retoqués. On peut donc dire que cette démocratie est confisquée par l’exécutif.

Ce genre de délégation de pouvoir a assez duré, nombre de Français ne sont plus d’accord pour l’accepter. Alors ils manifestent et le font savoir tous les samedis. C’est pénible pour tous ceux qui pensaient être débarrassés pour cinq ans de tout engagement politique. C’est pénible aussi pour le service d’ordre obligé de faire des heures sup mal payées et fiscalisées à coups de flash-balls et c’est pénible pour la France qui se raidit, une France qui se recroqueville au nom d’un bien-pensance institutionnelle dont le concept craque de partout. Il faut que ça tienne, alors on rafistole, on bricole des lois d’exception, on racle les fonds de tiroirs pour que le peuple d’en bas se calme.

On ne sait pas encore par quoi remplacer notre représentation, vu que les gens de la base ne veulent être représentés que par eux-mêmes.

A mon humble avis, il n’y a qu’une assemblée constituante qui pourra nous sortir de l’impasse, mais il faut encore que les esprits murissent…que les gilets jaunes s’en chargent et que Macron consente à partir un peu plus tôt avant le chaos généralisé.

La neige fait donc son œuvre. Elle va tenir au moins jusqu’aux vacances de février et les stations de sports d’hiver vont pouvoir afficher complet aux remontées mécaniques et empocher la manne bienfaitrice de la classe moyenne sup. D’ici là, d’aucuns pensent que le calme sera revenu sur les ronds-points et que tout repartira comme avant.

Comme avant.

Les potins du lundi

Confiance en la presse: une image vaut parfois mieux qu’un long discours

Ayez confiance!

Les journalistes se sentent mal aimés. Et ils le font savoir… dans la presse. Je serais tenté de dire dans leur presse. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ils ont même lancé une enquête, pas de police, d’opinion. C’est l’enquête du baromètre annuel Kantar de référence sur la confiance dans les médias.

En cause, la confiance. Près de six personnes sur dix pensent que les faits rapportés dans notre journal quotidien ne sont pas conformes à la vérité. Ce n’est plus de la confiance, c’est de la défiance.

Les professionnels de la profession sont comme on l’imagine affligés qu’on puisse ainsi mettre en question leur travail qui consiste à rapporter des faits, les hiérarchiser, les vérifier…et lorsqu’ils en ont le temps les commenter.

A qui la faute de cette défiance?

Chacun aura une explication. Les journalistes invoquent en premier lieu l’internet qui colporte de fausses informations, les fameuses « fake news » et les réseaux dits sociaux comme Facebook accusé de propager par algorithme de fausses nouvelles. C’est de bonne guerre d’invoquer l’autre média qu’est la toile pour ne pas voir ses propres défauts et la façon dont les comités de rédaction pointent plutôt telle info qu’une autre. Il ne faut pas être grand clerc pour constater le pilonnage des partis radicaux que sont le RN de Marine Le Pen et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Si tout le monde joue au journaliste, où va t-on?

Si la presse est devenue tant décriée, j’ai ma petite idée. Insipide, mono-colore, dupliquée, inféodée aux puissances d’argent, complice des lobbys et du pouvoir politique, la presse ferait bien de faire sa propre autocritique. Le dernier plus beau exemple en date de cette complicité, c’est la campagne électorale européenne menée tambours battants par Emmanuel Macron dans les territoires, baptisée pompeusement Grand Débat, et relayée abondamment par les médias publics. Ce n’est pas moi qui le dit, tout le monde en parle, c’est la presse qui a fait gagner Macron aux dernières élections de même que c’était déjà la presse qui a pris parti contre le non au referendum de Maastricht et contre la volonté du peuple. Est-ce que je désinforme en disant ça? Mais la presse écrite n’est pas en reste. Ainsi Marianne (pour ne citer que celui-là) , l’hebdo qui se veut citoyen avec à sa tête Natacha Polony. Il vient d’être racheté par un oligarque tchèque du nom de Kretinsky qui fait des affaires dans le monde de l’énergie. Mais Marianne a semble t-il encore des difficultés puisqu’il lance des appels quotidiens à ses lecteurs pour l’aider à traverser une mauvaise passe financière. Je ne parle pas de la presse régionale Grand Est qui est toute entre les mains du Crédit Mutuel. (lire l’article)

La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie.

Ainsi quelle presse met en question aujourd’hui ouvertement le dogme libéral mondial qui opprime les peuples alors même qu’elle en est l’obligée? quelle presse met en cause l’inféodation du monde politique au capitalisme qui détruit la planète? Certainement pas nos journaux locaux d’information écrits ou télévisuels. La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie. Il existe entre média et politique une connivence, une perméabilité qu’on aurait tort d’ignorer. Mêmes cursus, mêmes écoles, mêmes parcours mondains, et parfois conjoints dans la vie privée. Quand une information parait, il faut toujours la décrypter et apprécier son potentiel parti-pris. Je me méfie aussi de la presse particulièrement dans les moments de tension sociale car elle choisit vite son camp.

Les gilets jaunes l’ont bien compris en créant leur propre chaine d’info avec Vécu. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les journalistes fassent l’objet d’intimidations au contact des gilets jaunes…eux au moins savent dans quel camp sont les journalistes.

Les potins du lundi

Dix gilets jaunes flottent au vent autour du rond-point, les dix morts depuis le début du conflit, me dit-on…

J’y passe en rentrant de temps à autre lorsque c’est ma route.

Le grand rond-point du Pont d’Aspach s’est transformé. Je ne suis pas expert mais on me dit que ce mouvement est installé pour durer. D’ailleurs des constructions discrètes ont pris le relais des barrages filtrants. Elles sont en terrain privé comme au rond-point du Nouveau Monde à Soultz qui serait devenu un lieu de rencontre appelé « le petit jaune ». Le militant qui m’aborde ne ressemble pas à ceux du début. Il m’accueille. Avec jovialité. Et me propose une photo avec mon vélo sur le grand giratoire.

Dis à tes copains qu’il faut venir nous voir. Des dizaines de voitures passent en klaxonnant comme au premier jour et les petits enfants à bord nous font coucou de la main.

Un observateur expert, Philippe Corcuff, juge qu’un confusianisme s’est installé parmi les Gilets jaunes. C’est le développement de domaines où circulent des passages entre des thèmes de gauche, de droite et d’extrême droite. Ce ne sont pas les extrêmes qui se rejoignent : le confusianisme peut être présent chez des gens modérés dit-il dans Médiapart.

Je l’ai senti dès le début, la gauche radicale à laquelle j’adhère ne se retrouve pas dans cette confusion des genres, cette porosité de thèmes contraires. L’effondrement des valeurs de gauche, son émiettement, nous oblige à vivre dans un brouillard idéologique. Étrange cohabitation! Il est vrai qu’on ne peut pas demander aux gilets jaunes de rejoindre une culture politique faite de trahisons et de compromissions néo-libérales depuis trente ans. Au moins.

Il faut donc vivre avec ce fameux brouillard des idées, celles qui incarnent un besoin de justice, de renouveau démocratique et d’autres franchement réac., pourtant rares, que l’on découvre sur les ronds-points.

La France en friche (filature Ziegler, Buhl vallée du Florival) saura t-elle renaître?

Le mouvement semble déterminé. Insensible au Grand Débat qui tente de récupérer les modérés. Ce qu’ils veulent eux, c’est le départ de Macron.

De l’autre coté, le raout à répétition de Macron avec les maires ressemble à une campagne bis. Les maires qui s’exposent dans ce jeu avec Macron prennent à leur tour le risque de se couper de la base sociale qui s’exprime. C’est en campagne qu’il est bon Macron. Il sait entortiller son auditoire sans jamais mettre en cause son credo libéral. Ses recettes sont connues d’avance, ses chiffres implacables qu’il assène comme des vérités de l’ordolibéralisme de Bruxelles. Regardez le Brexit! dit-il, c’est ça que vous voulez? comme pour nous convaincre qu’aucune alternative n’est jouable. Attendons de voir!

Les potins du lundi

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Le nouveau logo

La FFVélo a tenu son AG annuelle les 1 et 2 décembre derniers.

Ses conclusions filtrent doucement dans les régions…et ici

Après les soubresauts internes entraînés par la divulgation subite de son changement de nom, la FFCT a réglé ses comptes en famille car beaucoup d’adhérents n’ont pas compris pourquoi il fallait changer FFCT en FFVélo.

Pour ne pas fâcher les anciens attachés à la tradition, on leur a dit que la FFCT reste comme avant mais que le sigle FFVélo c’est pour attirer du monde. Ce double langage n’est pas de très bon aloi. Comment expliquer cette duplicité aux nouveaux venus?

Les explications filtrent une à une dans les régions car le site de la fédé affiche toujours être en maintenance

L’intranet est fermé pour maintenance jusqu’à courant décembre.

Merci de votre compréhension.

Pour le COREG Centre-Val de Loire, l’information a été perçue comme une révolution: le séisme de l’annonce de la FFvélo. Il faut dire que la communication au niveau fédéral a surtout été mal maîtrisée (restons gentils).

En attendant on aura droit à un compte-rendu « soft » de l’AG dans Cyclomag…

On s’attendait à des débats sur les sujets « chauds » : nouvelle identité visuelle, numérisation… Ils ont eu lieu. On attendait des nouveautés, des propositions. On les a eues, avec en particulier le projet en direction des jeunes visant à faire évoluer le modèle existant, pour le rendre plus lisible à l’extérieur et susciter l’envie et le besoin de venir dans un club « FFVélo ».

Le gravel fait son apparition parmi nos activités avec les brevets « Graveline ». Le souci d’accueillir la jeune génération, les familles, les femmes qui ne demandent qu’à nous rejoindre mais n’osent pas se lancer, a été présent tout au long du week-end.
La participation de deux jeunes présidents de clubs venus nous faire partager leur expérience a été « une bouffée rafraîchissante » selon les mots d’un congressiste.

Bref la FFVélo tente de reconquérir un jeune public en s’ouvrant davantage sur le monde du vélo.

N’est-il pas déjà trop tard?

Mulhouse territoire vélo

Mulhouse nouveau bassin Hector- Renato Montanaro

On apprend dans Cyclomag que Mulhouse vient de renouveler son label avec la FFVélo.

Mulhouse est une des villes clés de ce territoire, au croisement de plusieurs Eurovéloroutes. Elle a d’ailleurs été labellisée « Ville Vélotouristique » pour la première fois en 2012. Renouvelée au niveau de l’intercommunalité en 2015, Mulhouse Alsace Agglomération redemande ce label en cette fin d’année 2018 !

J’avais consacré un billet en 2012 quand Mulhouse avait adhéré au label de la FFCT.

Je vous laisse découvrir tous les atouts qui valorisent Mulhouse et le vélo dans Cyclomag.

Les cyclistes locaux apprécieront.

Les potins du lundi

logojpgJe sais que ce billet, comme d’autres, ne satisfera pas l’appétit de mes lecteurs plus attachés à l’actualité du vélo qu’aux faits-divers qui jonchent notre quotidien.

Pourtant ce fait-divers là devrait intéresser plus que d’autres dans la mesure où il représente à mon sens une virgule, un point-virgule(?), de notre histoire contemporaine.

Qui sont les Gilets jaunes?

J’avoue avoir eu du mal en stationnant sur les ronds-points avec mon vélo à comprendre l’origine et le parcours des gens rencontrés, même si je ne suis pas dénué, je pense, d’acuité pour comprendre l’autre, celui qui adopte un comportement inhabituel dans la rue et qui brandit en étendard quelques slogans vindicatifs qui devaient sourdre dans les esprits au fil des derniers mois passés.

L’IFOP y répond…

« Sociologiquement, il s’agit prioritairement d’employés,
d’ouvriers, d’indépendants résidant en zone rurale ou péri-urbaine. Politiquement, ils se recrutent préférentiellement dans les rangs des électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon mais aussi des abstentionnistes.
Nous sommes donc en présence d’un noyau actif de quelques dizaines de milliers de gilets jaunes qui se relaient sur les barrages routiers depuis plus de deux semaines. Autour de ce noyau militant gravite un halo, objectivement assez large de 20% de la population qui s’identifie à ce mouvement (et qui peut par exemple manifester son appartenance à la cause en mettant en évidence son gilet de sécurité fluorescent sur le tableau de bord). Enfin, à ce halo jaune, viennent s’agréger près de 50% des Français qui soutiennent et ont de la sympathie pour le mouvement. »

La démocratie représentative est en danger

Telle qu’elle est pratiquée dans nos vieilles institutions, on est en droit de s’interroger sur la pertinence de notre démocratie.

Dans un Pays comme la France où la prééminence du pouvoir exécutif écrase le législatif, le citoyen lambda a de quoi se sentir démuni avec ces échéances de consultations périodiques et ponctuelles qui consistent à donner un blanc-seing à des gens qu’on estime être capables de gérer pour nous les affaires courantes de l’état…et de prévoir souvent l’imprévisible.

Mais le handicap est de taille pour nos gouvernants: la souveraineté de la nation est fortement sous contrôle de Bruxelles où siègent les grands lobbys économiques et financiers de la planète décidant là-bas ce qui est bon et moins bon pour nous ici.

Curieusement les Gilets jaunes ne revendiquent pas plus de démocratie représentaive, au contraire ils veulent juste reporter l’échéance présidentielle à sept ans au lieu de cinq!

Ce qu’ils veulent les Gilets jaunes, c’est le départ de cette caste nouvelle et condescendante à leur égard et du pognon, pour le dire trivialement.

Le problème, c’est qu’on n’est sûr de rien et que le remède pourrait être pire que le mal.

Dès lors que l’État n’a plus d’argent et qu’il ne peut plus comme du temps de Pinay faire fonctionner la planche à billets avec l’Euro, les marges de manœuvre sont inexistantes.

Notre représentation politique est largement discréditée

Il y aurait beaucoup à dire sur ce président monarque, celui-là et les précédents, auquel on confie peut-être trop imprudemment les clés de la maison France sans un amortisseur constitutionnel clairvoyant.

Aussitôt élu, on allait voir ce qu’on allait voir!

« Je suis votre chef » dit-il aux armées aussitôt élu, comme pour s’en convaincre face au général De Villiers.

Voila qui était de mauvais augure pour la suite.

Après le Sarkozy bling-bling du Fouquet’s, Jupiter sur son Olympe!

N’oublions pas que la représentativité de Macron repose sur une fragilité démocratique, un scrutin à deux tours où la légitimité de l’élu pose problème quand les choses se passent mal, c’est à dire lorsqu’on est mal élu.

C’est le cas avec l’ex-candidat Macron.

Moins de 24% des suffrages exprimés au premier tour. A peine 2% de plus que Marine Le Pen!

Il faut s’en souvenir pour comprendre la fragilité du pouvoir en place.

Et au second tour?

Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits, alors que le total de l’abstention et des votes blancs et nuls a atteint 34%.

Du coté des élus de la République, on se retrouve avec une pléthore de jeunes députés sans expériences de terrain profitant de la vague de dégagisme impulsée par Macron, souvent issus des beaux quartiers, et plutôt surdiplômés.

Et maintenant?

Et maintenant que tous les « gagne-petits » de la France laborieuse sont descendus dans la rue, qu’est-ce qu’on fait?

Les chaînes d’infos en continu déroulent leurs images insurrectionnelles et, étrangement, aucun homme ou femme politique n’est là pour commenter. Ni de droite, ni de gauche.

C’est la fuite de nos politiques.

Ni Mélenchon, ni Le Pen ne veulent prendre part aux débats.

Comme on les comprend!

C’est donc la rue qui gouverne, ou presque.

Au point que notre ministre Castaner songe à l’état d’urgence!

Du coté des maires, c’est la grogne

Contestés dans leurs pouvoirs par les regroupements territoriaux, malmenés par Macron, assaillis par les citoyens, ils n’ont plus qu’un choix, battre en retraite.

Du coté des syndicats de travailleurs, le mépris de classe affiché par le pouvoir est patent. Le désaveu du monde du travail à l’égard de ceux censés les représenter achèvent de les plonger dans le discrédit.

Que reste-il face à ces élections fragiles qui confisquent tous les pouvoirs?

La rue!

Et c’est cet incroyable magma protéiforme impénétrable constitué par ce qu’il est convenu d’appeler « mouvement gilets jaunes » qui prône une sorte de démocratie directe et horizontale sans l’aide d’aucun relais qui prend le leadership.

C’est ce que nous appelons une prise de pouvoir 3.0 le smartphone à la main.

« Macron démission », c’est le slogan insistant entendu.

Il reste à attendre la réponse du pouvoir…

Ça ne va pas être chose facile à quelques enjambées de 2019 avec son lot de mauvaises nouvelles, encore une hausse des carburants et le fameux prélèvement à la source. Une source qui se tarit.

 

Les potins du lundi

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L’avant-garde n’est pas toujours à notre goût

Faut s’méfier!

L’artisan se laisse parfois gagner par les méthodes du grand commerce.

Ton vélo en pneus de 26 ne vaut plus rien! combien? 200? 300 euros?

Ce n’est pas qu’une affaire de pneu, c’est une affaire générationnelle.

Nos commerçants en cycles préfèrent vendre du neuf quitte à mécontenter les moins jeunes attachés à leur machine.

Que Machin se débrouille avec sa machine! c’est un peu dans l’air du temps.

Enfant des années 50, notre taille moyenne est de 1.70m et le vélo de 26 pouces nous convient parfaitement. C’est une affaire de proportion, pas de marketing.

Mais les standards américains sont passés par là.

Les jeunes hommes d’aujourd’hui sont plus grands de 4 à 8 cm en moyenne et acceptent mieux les vélos de 27.5 pouces.

Tout le monde aura un 27.5 sinon rien

Je proteste, évidemment.

C’est comme pour les bagnoles.

Au prétexte qu’elles n’ont pas le dernier gadget à la mode, elles décotent.

Surtout celles au gasoil.

A partir de là, deux attitudes: soit je vends vite fait, à vil prix, soit je garde…

En vendant, on entre dans le circuit infernal de ceux qui changent pour changer.

Vous allez alors devenir un roi de l’actif circulant et vous contemplerez votre beau vélo neuf au pied du lit chaque matin.

Eh vous là, qu’est-ce que vous faites?

Moi je fais circuler mon actif, mon vélo tout neuf. Celui que je revendrai vite fait l’année prochaine.

A quand les vélos en crédit-bail?

En gardant, on devient gardiste comme ceux qui collectionnent les bons vins.

Remarquez gardiste, je l’étais déjà avant, puisque chacun sait que les cyclistes sont des avant-gardistes qui s’ignorent.

Le gardiste collectionne parfois des tas de ferraille. Comme moi. Une nouvelle sagesse qui consiste à mettre en avant tout ce qu’on a laissé derrière.

Je pourrais terminer ce billet du lundi avec l’insignifiance du type qui raconte sa vie sur un vélo…et qui ne sait faire que ça.

Je ne le ferai pas.

Il me faut revenir sur cet épisode de contestation des Gilets Jaunes.

Beaucoup préfèreraient griller les étapes; j’en connais parmi mon entourage qui aimeraient voir se dissoudre en silence ce phénomène qui entrave la bonne marche de leur idéal climatique.

Le Plan Climat et ses promoteurs veulent continuer sur leur lancée comme si rien ne devait enrayer le rythme immuable des réformes vers un univers décarboné.

Ni Trump, ni la Chine, la France toute seule est sûre de sa vérité.

Le grain de sable, hélas, est venu des Gilets Jaunes.

On ne sait pas encore si la société qu’on dit aujourd’hui libérale pour ne pas dire capitaliste (ce gros mot), va abandonner quelques lambeaux de pouvoir d’achat aux travailleurs.

Pour le pouvoir en place, le désaveu est patent.

Il n’a que ce qu’il mérite après tant d’humiliations et de régressions subies par le monde du travail.

La France profonde est devenue une sorte de tiers état où personne ne la représente dans aucune institution et qu’on peut taxer à volonté.

La faute à qui?

Ne soyons donc pas étonnés si la rue devient un nouveau théâtre de revendications et de protestations.

Pour l’heure, cette révolution qui ne dit pas son nom effraie le beau monde des ministères et les élites médiatiques , mais ce n’est rien à coté d’une vraie révolution comme celle de 1789 où les ingrédients sont pourtant identiques:

  • des caisses vides
  • une contestation large
  • une élite discréditée
  • un président, roi des riches

 

Les potins du lundi

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Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui dérange la bien-pensance

Je n’avais rien à vous dire ce matin.

Et puis en cherchant un peu, j’ai rassemblé mes pensées de la semaine.

D’abord le volet politique.

En essayant d’abattre la France Insoumise, politiques, médias et justice se sont pris les pieds dans le tapis.

Le spectacle de Mélenchon toisant les policiers et filmé en direct, du pain bénit pour tous ceux, ils sont nombreux, qui détestent le personnage.

Seulement, il y a eu un coup de trop dans la campagne anti-Mélenchon; celui de la révélation de qui couche avec lui.

Ça rappelle un peu Giscard qui rentre chez lui à l’heure du laitier ou plus près de nous Hollande sur son scooter.

Ce coup bas de Médiapart, anti merluche de toujours, va lui coûter la perte de quelques milliers d’abonnés dont certains fidèles de la première heure.

Médiapart qui rejoint Closer en se vautrant dans la presse-caniveau, le coup est rude pour le journal fondé par Edwy Plenel, lui qui a été victime des écoutes de Mitterrand en d’autres temps lorsqu’il était au Monde. 

Remarquez que la presse française est prête à toutes les compromissions avec les pouvoirs en place…et les oligarchies. Ainsi Marianne, fondé par Jean-François Kahn vient d’être vendu à un jeune magnat tchèque Daniel Kretinsky qui ambitionne déjà de prendre des parts dans le journal Le Monde fondé à la Libération par Hubert Beuve-Méry.

Le journalisme d’opinion est devenu une profession sinistrée prompte à caresser la doxa en place, quitte à oublier ses principes…et ses lecteurs.

Il ne restera bientôt plus que les chiens écrasés à commenter dans nos journaux.

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Le gravage de nos vélos doit bien conduire, in fine, à un certificat et à une base données avec nos noms et adresses. Pour une voiture, ça s’appelle une carte grise. Et pour un vélo, comment doit-on l’appeler?

Venons-en au vélo…

Olivier Schneider a ramé toute la semaine pour dégonfler l’affaire des cartes grises pour vélo.

Olivier Schneider, c’est le Président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Il a pas eu de chance, Olivier.

Il m’a même écrit pour qu’on en parle ensemble.

Incarnant une forme décomplexée du vélo en ville, il a voulu faire plaisir aux pédalants que nous sommes et qui se font piquer trop souvent leur bécane.

En glissant à l’oreille du Ministère des Transports que le Bicycode est une idée lumineuse pour ne plus se faire piquer nos demoiselles, Olivier Schneider a cru qu’il aurait une écoute au moins aussi efficace que le 80km/h suggéré à Edouard Philippe par Emmanuel Barbe de la Sécurité Routière l’été dernier.

Le problème, c’est que tout le monde (ou presque) s’en fout du Bicycode et ce qu’a retenu le Ministère et la Presse, c’est qu’on allait enfin pouvoir ficher tous les cyclistes dans un méga-base de données.

C’était oublier que parmi nous, il existe une frange de cyclistes libertaires non négligeables qui voient d’un très mauvais œil la perspective d’être fiché par la police.

On connait la chanson « on n’a rien à se reprocher, donc pourquoi pas? »

En 40 aussi on a dit ça à une certaine catégorie de notre population!

Youpie, une carte grise pour vélo!

Sûr que tous les bagnoleux qui exècrent le vélo en ville se sont réjouis à l’idée qu’on allait enfin faire la peau aux cyclistes qui grillent les feux et les stop.

Sur ce coup là, la FUB s’est un peu prise aussi les pieds dans le tapis roulant.

Les potins du lundi

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Regarder dans le rétroviseur

Soyons lucide, Vélomaxou est sur le déclin.

Je ne sais pas si ce désamour frappe tous les blogueurs, mais force est de constater que les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Depuis 2014, Vélomaxou perd chaque année de l’audience.

188000 pages vues en 2014, puis une lente érosion.

Elle semble stabilisée aujourd’hui. Je pense arriver à 140.000 pages en cette fin d’année.

Mais il est vrai que je produits moins d’articles: près de 800 en 2014 et moitié moins aujourd’hui.

En revanche, et c’est réconfortant, mes visiteurs sont toujours fidèles.

65000 en 2014 et 57500 à l’heure actuelle (8 octobre)

audience
Une lente érosion des pages vues mais un lectorat qui se maintient

Le parti pris de ce blog est d’embrasser tout le spectre du monde cycliste à l’exception de la compétition.

Je garde cette ligne même si mon regard citadin est moins aiguisé depuis que j’ai quitté l’agglomération mulhousienne.

Mais je continue d’aimer tous les vélos, je devrais dire tout le vélo pour être encore plus universaliste.

Le soir à la veillée, j’ai pris l’habitude de parcourir ma ville quand le tohu-bohu de la circulation s’est calmé. Un exercice qui pourra surprendre.

Je rejoins le centre-ville et souvent je longe la Thur au pied du Rangen pour le retour.

Il faut un phare puissant car c’est le noir total en cette période de l’année et je ne suis pas nyctalope sur ce chemin où je rencontre parfois un monde interlope.

Une sombre silhouette à l’approche, on se frôle, et le reste d’une effluve ensuite…

Les coureurs à pied se projettent avec leur frontale sur la tête, je les vois de loin arriver comme des feux follets.

En haut des vignes, derrière les lambeaux de brumes, les feux des vététistes ondulent à l’orée du bois.

On allait voir ce qu’on allait voir

Effectivement on a vu.

Depuis le défilé de cette jeune caste diplômée des hautes études autour du président Macron, les choses ont bien changé.

Notre roi semble nu.

Il semble à présent se raccrocher aux branches du torrent médiatique qui déferle autour de lui.

Trempé jusqu’à l’os dans sa chemise blanche, il n’a trouvé en face de lui qu’une petite frappe pour lui tenir la main et nous adresser un doigt d’honneur.

Comme beaucoup, j’ai mal à la France.

 

Les potins du lundi

Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)

Le cycliste vit au rythme des saisons.

A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.

Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.

Trop de mauvais souvenirs sans doute!

Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.

Comme ceux qui vendent des parapluies.

La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.

Triste décor!

Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.

La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.

L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.

Un coffre-fort?

Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.

Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.

Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».

On a encore du temps devant nous.

Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald

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Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.

Ainsi passe le temps.

Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.

Je vous raconterai ce la plus tard.

On commencera par le Kuckucksuhr

Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?

Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.

Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.

Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.

Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.

 

 

 

 

Les potins du lundi

logojpgÇa glisse comme sur les plumes d’un oiseau.

C’est certainement ce que pense Macron de l’affaire Benalla.

Les Français se détournent de la politique d’autant mieux qu’ils sont en vacances et encore tout ébaubis de se retrouver champions du monde de football sans avoir rien fait. Comme un enrichissement sans cause ou l’héritage d’une vieille tante éloignée.

Cette victoire là aurait pu tout aussi bien tomber sur un peuple sud-américain ou sur un pays de l’est en recherche d’enthousiasme.

Non, c’est sur la France que c’est tombé.

Coup de bol pour Macron qui vient de se payer une longue grève SNCF et qui voit cumuler toutes sortes de mécontentements de l’opinion, hausses de la CSG, du coût des carburants, du gaz de ville, suppression des minimas sociaux, suppressions des emplois aidés, accroissement de la répression routière…et réforme douloureuse des retraites à venir.

« Réforme » est un signifiant de langage. Droite et gauche se l’approprient par commodité. Derrière le mot réforme, il y a les non-dits: une privatisation généralisée des grandes conquêtes sociales.

Pas de bol non plus, malgré les cadeaux aux plus riches, l’emploi ne repart pas.

A cela est venue s’ajouter une déconvenue, l’incroyable révélation: le Nouveau Monde de Macron est pire que le Vieux.

D’abord les supercheries de langage; celui qui s’affichait comme un homme de culture s’est mis à descendre dans l’arène médiatique, comme Sarkosy, et à traiter les Français d’idiots, d’analphabètes, de gens de rien qui coûtent, de surcroît, un pognon de dingue.

Le dernier exemple en date a été celui « du premier de cordée » déjà employé en 2017.

C’est pas le premier de cordée qui tirent les autres sur la corde (17 juillet 2018)

Les Français comprendront d’eux-mêmes.

Sur le plan des affaires, la République exemplaire commence à montrer des cafouillages calamiteux.

Moi d’abord, les autres après, c’est plutôt cette devise qui conviendrait et que le bas peuple traduit par TPMG

Il y a eu l’épisode Alexis Kohler avec la compagnie MSG, les emplois fictifs du Modem et la démission de Bayrou et de Sylvie Goulard, deux poids lourds du gouvernement, la mise sur la touche de Richard Ferran après son affaire immobilière qui lui vaut une mise en examen, et tout dernièrement l’affaire Benalla.

C’est l’affaire Benalla qui est la plus symptomatique de la déliquescence de l’Etat.

Perdre de vue à ce point au plus haut niveau de l’Etat les règles qui fondent l’Etat de droit est pour le moins affligeant

Nous en sommes revenus au niveau d’une république bananière et de ses barbouzes.

Ceux qui parlent d’une affaire d’Etat sortent chaque jour renforcés devant le mutisme du chef de l’Etat.

Attendons de voir qui seront les fusibles où se mêlent, pour l’heure, hauts fonctionnaires, policiers, ministres et…le Président lui-même.

Pour une République irréprochable, on pouvait espérer mieux.

 

 

Les potins du lundi

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Le cynisme de la richesse va t-il perdurer?

Les migrations humaines n’ont jamais cessé au fil de l’histoire humaine.

Mais l’homme moderne est devenu sédentaire.

Après 100.000 ans, l’Afrique, puis l’Asie Centrale ont constitué les principaux berceaux de migrations vers l’Europe.

Puis les époques coloniales romaines, les Vikings, les vastes razzias sur les côtes africaines pourvoyeuses d’esclaves bon marché aux Amériques sont venues.

Aujourd’hui notre confort petit bourgeois européen est incapable d’admettre cette nouvelle vague migratoire sur nos côtes.

Il faudra pourtant s’y faire.

Que ça se passe mal est compréhensible.

L’Europe et les États-Unis en particulier le vivent très mal.

Les réactionnaires de droite une fois au pouvoir sont capables du pire.

Comme Trump…ou comme Orban en Hongrie.

Sans parler de l’Italie plus récemment.

En France, on n’en est plus aux vagues migratoires du réfugié espagnol, italien fuyant Mussolini.

Ni à l’appel d’air magrébin des années 60 impulsé par le patronat en recherche de main-d’œuvre bon marché.

Aujourd’hui, ce sont des populations déstabilisées qui fuient leurs sols, déstabilisées par les régimes politiques, la faim, les guerres…et le réchauffement climatique dont les pays riches sont grandement responsables.

Il n’est pas facile de se faire une opinion, tiraillé par les enjeux politiques qui tendent à travestir la réalité.

Dans mon quartier, j’ai autour de chez moi des familles tunisiennes, algériennes et turques…et aussi quelques Alsaciens « de souche ». Moi je suis l’immigré de l’intérieur comme on dit ici.

Je n’observe pas d’incompatibilité dans le vivre-ensemble pour autant que chacun respecte le mode de vie de l’autre.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème d’adaptation ailleurs, mais après une ou deux générations, l’intégration se passe plutôt bien.

Attention l’intégration n’empêche pas le communautarisme.

Le fondamentalisme religieux en est le plus souvent à l’origine.

 

 

 

 

 

Les potins du lundi

macron-reforme-sncf.jpgL’imprécation.

Nos décideurs publics donnent dans l’imprécation.

Comme ces professeurs Tournesol qui faute de solutions inventent des mesures spectaculaires dont on ne sait pas si elles seront efficaces.

Abracadabrandesque disait l’autre.

Examinons comment Macron résout quelques questions de société…

1/ La SNCF fait du déficit, les trains sont en retard, supprimons la SNCF!

C’est fait.

En plus faire la peau aux vaches sacrées du Front Populaire, c’est le rêve de tous nos jeunes technocrates, Macron le premier.

2/ Les minimas sociaux ne servent à rien puisque les pauvres n’arrivent toujours pas à s’enrichir.

Supprimons ce pognon de dingues et les pauvres disparaitront des écrans radar!

3/ La vague migratoire venue de l’Afrique déplaît beaucoup.

Les mâles blancs n’arrivent pas à dire que cette déferlante va impacter durablement notre mode de vie et notre sociologie pour de nombreuses générations. Pourtant la mondialisation n’est pas que financière, elle est aussi humaine.

En attendant, dirigeons l’Aquarius hors de nos eaux hexagonales!

4/ Pas de places pour tous nos jeunes dans les facs?

Rétablissons le service national!

5/ Trop de morts sur les routes?

Imposons le 80!

6/ Le peuple ne regarde plus la télé?

Imposons la redevance même à ceux qui n’ont pas de poste!

Notre gouvernement a trouvé la martingale qui va lui faire gagner à tous les coups la bataille de l’opinion.

Même avec les coups les plus tordus.

Finalement Macron n’a rien inventé. Il reprend les recettes du monde politique ancien qu’il entend dénoncer.

 

 

 

Les potins du lundi

Enfin de vrais potins qui vont plaire!

On pourrait presque dire des brèves de comptoir.

Pascal Bride, l’émérite membre du CCK (Cyclo Club Kingersheim) se retire du club.

C’est lui-même qui l’écrit sur sa page Facebook…

Le club vieilli bien sûr comme moi d’ailleurs et s oriente disons vers une fonction plus axée  » retraite et handisport « …C est d ailleurs tout à leur honneur et la dynamique est belle, mais je n y trouve plus trop ma place sur le plan cyclisme…Cela aura des conséquences 2018 sur tous mes investissements d organisation que j essaye d’entretenir depuis des années mais en vain je crois.. C’ est terminé, suis trop seul et pas assez soutenu sur ce plan… Je me retire et laisse la place à d’ autres organiseurs au sein du club.. !!! Épuisé par le  » silence  » en quelque sorte et le dysfonctionnement interne à mes yeux sûr ce point précis.. Plus aucunes organisations de ma part pour la saison prochaine….

Analyse lucide de Pascal Bride: le club ne le suit plus dans sa soif de conquêtes.

Qui pourrait le suivre, d’ailleurs?

Parcourant en moyenne 2000 km de vélo par mois (hors blessures), le violoniste de l’orchestre symphonique de Mulhouse a du mal à trouver un trio à sa mesure sur le vélo.

En désespoir de cause, il se tourne vers les cyclos sportifs  des Bains de l’Ill pour garder le contact avec le vélo qu’il aime, celui des chronos et des rythmes endiablés.

Le vélo pour retraité ou pour handisport, ce n’est pas sa tasse de thé.

Ce qu’il lui faut c’est de l’ultra où on se dépense à fond les manettes.

C’est sa conception du vélo, à Pascal Bride.

Qui peut lui reprocher?

Personne!

A chacun son truc comme on dit.

Il est vrai que le vélo ultra proposé recueille aujourd’hui peu d’adhésions parmi les membres du CCK, ceux qui sont restés fidèles au club.

Bridoultra, comme il se fait appeler, va donc voler de ses propres ailes sous d’autres cieux.

Le grand champion n’a pas dit son dernier mot, on peut en être sûr.

En attendant, il reste à organiser la fameuse TriRhena 1000 du 15 au 18 août prochain.

D’ici là, il faudra bien trouver parmi les membres du CCK quelques passionnés pour assurer l’organisation de cette grand épreuve.

Cinquante quatre  prétendants sont d’ores et déjà inscrits à ce TriRhena 1000.

Finalement, non.

Pascal Bride ne se retire plus du CCK, provisoirement.

Son article Facebook a disparu.

Heureusement, j’étais là pour immortaliser ce moment d’humeur.

Sacré Bridou!

 

 

Les potins du lundi

sartorius-muscle-yoga-anatomy.pngC’est un grand cycliste de la place mulhousienne.

Nous en sommes tous convaincus.

Le voici fort démuni par un claquage musculaire de son sartorius survenu pendant qu’il dormait.

Une blessure rare, liée à des circonstances d’erreur qui sont survenues cette nuit dans mon sommeil….(sic)

Un claquage musculaire en dormant, ce n’est pas ordinaire.

Voila la saison cyclo bien compromise.

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Le journal en 4×4

Dans mon quartier pourtant fort doté en chaussées revêtues, le porteur de l’Alsace livre les journaux en 4×4.

Le gros turbo ronronne à merveille.

De porte en porte, l’engin s’arrête tous les vingts mètres moteur tournant.

Ce qui fait dire à son confrère à vélo qu’il consomme au moins tout ce qu’il gagne avec sa tournée.

Je suis Méghan de toi

Je ne sais pas si la jeune mariée est fière de son nouveau parti.

Du haut des tours de son duché, ne va t-elle pas regretter son anonymat?

Devenir people n’a pas que des avantages.

Foncier

Notre gouvernement est fort embarrassé.

Certaines promesses sont difficiles à tenir.

Comme celle de la suppression de la taxe d’habitation.

Plus de 25 milliards de manque à gagner pour les communes et les départements.

Alors on finaude.

On va se rattraper comme on peut.

Par exemple sur les résidences secondaires, puis sur la taxe foncière,…en attendant mieux.

Tabac

75.000 morts par an.

Au moins la hausse du tabac commence à faire son effet puisque les fumeurs battent en retraite.

Tant mieux.

Même si les recettes de poche de l’État s’en ressentent.

80

Finalement, on n’en est plus très sûr.

Les 80 sur les départementales commencent à dissoner jusque dans les rangs du gouvernement.

La mesure est si impopulaire dans l’autre France, celle des gens de rien, qu’il se pourrait qu’elle soit reportée…

Le premier ministre n’aura plus qu’à assumer.

Assumer, c’est son truc à Philippe.

 

 

 

Les potins du lundi

image F.Glé

Que dire!

Mon périple se termine en principe ce soir.

Je rentre avec un concentré de souvenirs, d’images, d’impressions et je peux aussi le dire avec la satisfaction d’un accomplissement, celui d’un voyage à vélo réussi.

Mais cette expérience, c’en était aussi une pour moi, peu commune avec un vélo « de course » équipé de sacoches démontre que l’équation est bonne pour parcourir beaucoup de kilomètres en quelques jours sans trop sacrifier à son confort.

L’autre enseignement personnel, c’est qu’il faut adopter un style de pédalage sans brutalité pour les muscles. En toute circonstance la pédale doit fuir sous le pied. C’est pourquoi il faut user sans modération de toute sa gamme de pignons lorsqu’on n’a pas l’allure d’un athlète.

Heureusement mon dérailleur électrique Di2 Shimano n’a pas lâché en route.

Reste mon organisation logistique sur laquelle je reviendrai.

Plus tard.

Le temps de redevenir sédentaire.

Les potins du lundi

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Nouveau logo, nouvelle identité visuelle pour la FFCT

Mine de rien, le relooking de la FFCT est passé comme une lettre à la poste.

Personne n’a rien vu venir.

Même pas ses fidèles affidés.

Pourtant la FFCT s’interrogeait déjà sur son avenir lors de l’AG de Colmar en 2016. (lire mon billet d’alors) Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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Cédric Villani, un mathématicien au gouvernement

Chiffres en hausse, chiffres en baisse.

Moral en hausse, morale en baisse.

Tout notre environnement est fait de chiffres, de sauts, de sursauts, de bonds, de vagues à bonds, d’abondements à sommes nulles, de virgules flottantes et de sommets de déficits vertigineux.

Il faut avoir la tête carrée pour vivre sur une terre qui ne tourne pas rond sans un rond.

Retraites, CSG, chômage, emplois réduits, coût de la vie, prix du gaz, impôts fluctuants, inflation, déflation,… Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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Sexe faible contre sexe fort, le romantisme marque le pas

Ça y est, la télé est réquisitionnée par les JO d’hiver.

L’olympisme coréen a bon dos. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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Balance ton porc va t-il finir en pugilat de femmes?

Ça me dépasse alors je n’en parlerai pas.

Ou plutôt si, je vais en parler.

Deux sujets difficiles m’interpellent. Ils concernent notre vie publique et nos mœurs, l’une et l’autre étant souvent indissociables.

Être citoyen, c’est pouvoir s’exprimer et tenter de comprendre les évolutions de notre société. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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Abruti par les toiles d’araignée de l’électronique. Heureusement je me suis soigné.

Ceci un billet en forme d’exercice dédié à ma prof de français de troisième. Un vrai potin de comptoir comme mon prof d’histoire (communiste notoire) les adorait. Souvent il sortait nos copies et les faisait lire aux prolos hilares tout en sirotant sa bière. A la fin, nos copies finissaient souvent au caniveau devant le bistrot et elles revenaient toutes gondolées sur le coin du bureau la semaine suivante.

D’abord l’introduction …

De quoi vais-je parler ce matin?

Je devrais dire écrire. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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L’inextricable complexité des nœuds routier et ferroviaire (Millas)

Services publics, c’est la dénomination à laquelle tiennent les Français.

Volonté historique de maintenir le souvenir des grandes grèves et des nationalisations en 1946. Parler de service public aujourd’hui dérange surtout ceux qui aimeraient s’affranchir de l’égalité de traitement, de la péréquation et de l’obligation de servir tout le monde partout.

L’Europe est pudique, elle préfère parler de services d’intérêt général lorsqu’il s’agit de délivrer l’eau, le gaz, l’électricité, le courrier, de transporter collectivement les voyageurs et de fournir l’internet et le téléphone. Ne l’oublions pas, apprendre à lire et à écrire, nous protéger des malfrats de tous poils et juger les crimes, délits et infractions sont aussi des services régaliens indispensables au vivre ensemble d’une société. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

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Je ne peux pas n’empêcher d’évoquer cette montée des antagonismes où les Français sont orfèvres en matière de vie publique.

Figurez-vous que l’homo-automobilicus atteint ses limites d’acceptabilité.

Bombardé de toutes parts par les interdits, les taxes et les PV, la réaction s’installe.

La tête de Turc de la semaine, c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

Le Grand Est va s’effondrer de lui-même déclare cette semaine le professeur de droit public Robert Herzog.
Cette prophétie va t-elle se révéler vraie?
Ce que l’on peut dire, c’est que cette région Grand Est s’est construite d’en haut, sans l’assentiment d’en bas, à la hussarde.

C’est tombé sans que personne ne s’y attende et c’est mal tombé. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »

Les potins du lundi

Les tweets de l’été vont bon train sur le couple glamour de l’année

Les potins du lundi de Maxou, c’est comme les brèves de comptoir ou les tweets de l’été.

On y apprend tout et rien à la fois.

En cette période estivale de farniente, c’est facile de regarder dans les gazettes et de trouver les sujets à sensation. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »