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Ouf!

TDF 2020.On y échappe. De peu.
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A l’eau le Tour?…

Le Canard Enchaîné du 24 juillet

Alaphilippe a battu de manière stupéfiante son record de puissance de 6 % dans des montées qu’on pensait trop longues pour lui et où il craquait, d’ordinaire.

Ce n’est pas moi qui le dit, je suis trop ignare pour émettre un tel avis sur le maillot jaune du Tour. Il s’agit d’Antoine Weyer, ancien coureur 1ère catégorie, ancien entraîneur de l’équipe Festina,

De son coté, Alaphilippe déclare dans l’Equipe « Je sais le travail que j’ai fait pour en arriver là, j’en suis le premier étonné. Si cela crée de la suspicion, c’est comme ça. Quand on réussit, ça fait forcément parler, ça crée de la suspicion.« 

Suspicion n’est pas preuve pour autant. Mais comme disent les chroniqueurs, Alaphilippe déjoue tous les pronostics.

En attendant les contrôleurs de la brigade anti-dopage ont rendu visite aux équipes Jumbo-Visma, Deceuninck-Quick-Step et Ineos, jeudi juste avant le départ de la 18e étape du Tour de France. Steven Kruijswijk, troisième du classement général, George Bennett et Laurens De Plus, ses deux principaux soutiens en montagne au sein de la formation Jumbo-Visma, ont même subi un contrôle sanguin dans l’autobus, à seulement une grosse heure du départ. (source RTL be)

Ces infos là ne filtrent pas sur les chaines télé partenaires (France 2 et 3) du Tour qui sont là justement pour faire de l’audience et donner une image idyllique de la Grande Boucle qui sillonne notre hexagone en long et en large.

Je ne suis pas compétiteur, mais je sais néanmoins faire du vélo. Pas seulement pour faire mes courses en ville. Quand je vois grimper ces coureurs dans le Tourmalet, je suis bluffé. Comment peut-on produire trois semaines durant autant d’efforts surhumains? je m’interroge toujours chaque année. Du coté des spécialistes de la chose, on parle cette fois de cétone.

Les esthers de cétones seraient à la mode sur le Tour…

L’équipe d’Alaphilippe utilise des flacons de 25 grammes coûtant moins de 30 euros. Leur fournisseur est en rupture de stock.

Le Tour sans détour

Je suis allé voir le Tour dont on parle tant.

Installé à Bitschwiller, j’ai attendu devant la rue déserte. Une gendarme interdisait de traverser à quiconque tandis que son talkie crachotait « Soultz ouvert ». Pourtant la rue était déserte, les quidams engueulés ne comprenaient pas.

Puis un caravane est arrivée. Une caravane publicitaire. Haribo, le Gaulois, X-tra, Amora, FDJ, …non tout cela me laissait de marbre, même si j’ai manqué de recevoir dans l’œil un berlingot de moutarde, je suis resté zen.

Non, ce que j’attendais, c’était la 2CV Cochonou. Lorsqu’elle est arrivée à ma hauteur, j’ai compris que la France profonde pouvait rentrer chez elle rassurée.

Dans le cochon, chacun le sait, tout est bon.

Alors que les badauds vidaient les trottoirs les poches gonflées d’Haribo et d’échantillons X-Tra, une bande de coureurs cyclistes bariolés s’est engouffrée dans la montée du Hundsruck dans l’indifférence générale.

Pour le reste, je vous renvoie vers les gazettes spécialisées.

Les potins du lundi

Le Tour de France continue de perpétuer chez nos voisins des clichés bien franchouillards

C’est une semaine fantastique qui s’annonce pour les adorateurs de course cycliste alsaciens avec la venue du Tour de France. Mercredi l’étape Saint-Dié-Colmar et Jeudi l’étape Mulhouse-La Planche-des-Belles-Filles.

Je comprends toute cette génération qui suit la Grande Boucle depuis des temps immémoriaux. Pour une fois les footeux seront dépassés à l’applaudimètre. Tous les acteurs économiques seront aux premières loges. Colmar, ville d’arrivée, va consacrer 300.000 euros de ses finances publiques pour accueillir le Tour! Un investissement qui rapporte: le maire dit que la ville retrouvera 15 à 20 fois sa mise avec l’hôtellerie-restauration.

La compétition cycliste est le miroir, l’exemple, de tous ces cyclistes en herbe qui le dimanche matin s’époumonent le long de nos départementales. J’en ai même été modestement un des acteurs dans une catégorie beaucoup moins exposée qu’on appelait « cyclotourisme »…voire « cyclo-sportif » pour les plus aguerris.

Tout cela pour moi est du passé. Le cyclotourisme d’antan a vécu et chacun vogue désormais vers un vélo plus solitaire, plus athlétique ou plus bucolique selon ses goûts.

C’est dire que le champ des pratiques a enfin réussi à se sortir du dogme de « la tête dans le guidon » et du « 52×14 ».

Enfin le spectre du vélo s’est élargi à la ville. Les cyclistes urbains pour qui le vélo est avant tout un instrument quotidien de déplacement vont se tenir à l’écart de cette envahissante caravane publicitaire suivie d’athlètes bodybuildés bariolés dans laquelle peu se reconnaissent.

Laissons passer le Tour et faisons notre vélo comme on l’aime.

Cette nouvelle adoration pour la Petite Reine en ville reste en tous cas marginale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en fait pourtant son cheval de bataille pour les prochaines échéances. « Nous sommes passés entre 2015 et 2019 de la 17e à la 8e place, derrière Copenhague, Amsterdam et Utrecht, dans le baromètre mondial des villes les plus favorables au vélo » (Le Point.fr du 7 juillet) …et pourtant nombreux sont ceux à lui reprocher d’avoir fait de Paris un vaste chantier où tout est bloqué. Il faut se méfier des déclarations hâtives à la veille des élections. Paris à la 8eme place mondiale: mon œil!

Amsterdam est à 40% de part modale pour le vélo et Paris…3%! (FUB) Faire un bond de 34% sur la part modale de Paris comme s’en enorgueillit Anne Hidalgo revient à passer Paris à 4% soit 10 fois moins qu’Amsterdam.

Les cyclistes mulhousiens du CADRes savent combien il est difficile de modifier les habitudes des automobilistes. Les restrictions nouvelles liées à la pollution vont peut-être enfin changer la donne.

Jeudi 11 juillet: courage, fuyons!

Sortie TDF du 11 juillet D188210

La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)

Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?

En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)

Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…

c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste

Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.

J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.

Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.

Donc le 11 juillet vous aurez le choix:

  • aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
  • …vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
  • regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)

Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…

La Planche des Belles Filles à VTT

Je pars de Lepuix et je grimpe le long de la Savoureuse en direction du Ballon d’Alsace.

Je passe devant la Roche du Cerf, je traverse les gouttes du Lys, Boileau, des Oeillets sans même être mouillé!

Il faut croire que c’est vrai. Qu’est-ce qu’on n’invente pas comme conneries. On peut aussi la boire?

Après 6.5km sur la RD 485, je quitte à gauche pour prendre le Rummel. Et je poursuis jusqu’à l’Etang des Roseaux à la cote 863.

Le Pont du Rummel est bardé de panneaux

Il reste encore un peu à grimper jusqu’au Refuge de la Grande Goutte à l’altitude 1020. Ensuite je me maintiens sur la crête en contournant la Tête des Fougères. Je suis sur le GR533.

L’étang des Roseaux et son ile rocheuse
Au refuge de la Grande Goutte, j’ai mis les grandes chaussettes pour éviter les tiques
Le refuge de la Grande Goutte
le ménage est à faire
La signalétique « Planche des Belles Filles » est mise en œuvre à l’approche
J’ai manqué cette direction alors je suis revenu sur mes pas car le chemin en-dessous descend trop bas par rapport à la Planche
GR533, pourquoi tricolore?
je débouche au niveau du téléski, il me reste la dernière rampe à escalader, celle qu’on verra dans le Tour de France 2019
le zigzag salvateur pour les coureurs en manque de braquets
pose des barrières en cours pour une course qui a lieu demain
La Planche des Belles Filles

J’aboutis au téléski du Chalet. Face à moi le raidard qui affole les coureurs du Tour de France. Une fois en haut, je me faufile dans un single rond rouge jusqu’à la Roche Fendue. Puis je dégringole le Querty.

Je quitte la Planche par le sentier Rond Rouge, FFI: c’est un chemin de mémoire qui conduit à la stèle des FFI
http://www.cancoillotte.net/spip.php?article1013
Vue sur le Ballon d’Alsace en face
Vue sur la plaine depuis le Querty

Je prends le chemin forestier losange vert qui traverse la Goutte Guillaume et je me laisse descendre par le Pré Colin et le Pré Montendon jusquà Chauveroche le long du ruisseau des Belles Filles.

la scierie communale de Lepuix-Gy date de 1878. La commune devait face à la disparition des scieries du lieu qui entraînait la dépréciation des bois.
la roue à augets de la scierie, une conduite d’amenée de l’eau en bois arrive en haut de la roue

J’arrive à Lepuix par la scierie municipale. 27km/800m

https://www.openrunner.com/r/10069766

Vous aimerez peut-être aussi mes six cols à VTT depuis Giromagny

https://www.openrunner.com/route/10069766/embed/fr/63796e6c41515a337276324f4c416a6c66766c37795a586163467465536f762f6b4a2f724a51794f7968493d3a3a78684345ee118749d2664db8afb27259

Hundsrück coté sud

comme un sou neuf

Le col du Hundsrück est revêtu à neuf coté sud, c’est à dire dans la descente vers Bourbach.

Pourtant, c’était encore en bon état. Un riverain me dit pourquoi…parce que le Tour de France passe par là cet été. J’en profite pour gagner 1km/h de mieux dans la grimpée!

Coté nord, la descente de Bitschwiller a été renouvelée en juillet 2018.

Des équipes s’affairent sur le macadam entre Bourbach et Masevaux toujours pour la même raison. Il faut donner une bonne image de la France profonde quand le Tour passe par là. Cela rappelle le Rallye de France qui avait entraîné la réfection de la montée de Soultz au col Amic. Depuis certains appellent cette route forestière la route Loeb. Loeb n’a bien sûr rien payé, il s’est juste contenté de faire des ornières dans les virages avec sa Citroën survitaminée.