Cycliste innocent

source image Dmytro Kuleba sur Tweeter

Les Russes quittent Bucha en Ukraine et massacrent sur leur passage tous les civils qui n’ont que le tort d’être là. Comme ce cycliste.

C’est bien vrai ça!

L’Ukraine? c’est encore loin dans les esprits tant qu’on n’a pas pris des débris de drones sur la tronche.

A propos de guerre, je m’interroge sur notre capacité à réagir si le cinglé de Poutine se mettait en tête de nous attaquer. J’ai de gros doutes. Notre défense est-elle opérationnelle? pourquoi l’Europe s’est-elle arrêtée au corps franco-allemand plutôt que de développer une véritable défense? Pourquoi les Allemands se sont-ils laissés piégés par les écolos qui ont fait fermer le nucléaire tout en se rendant dépendant au gaz russe?

Tous derrière Macron, c’est le mot d’ordre qui rassure. Quel autre candidat serait le plus à même de faire face? Se planquer derrière Macron, n’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt et tous les pleutres qui s’abritent derrière?

Le prix des carburants, c’est la première illustration palpable des conséquences de la guerre déclenchée par Poutine.

On pourrait ajouter qu’à pied comme à vélo, la hausse est indolore. Ce matin j’ai parcouru le dernier kilomètre à pied pour atteindre mon colis livré dans le casier Amazon au supermarché Match. Moins loin que le centre-ville.

Pas de panique, le prix des carburants est appelé à redescendre, dit-on. Le contraire conduirait à la révolution. Aujourd’hui, cinq Gilets Jaunes se sont réinstallés au grand rond-point de Burnhaupt. A un mois des élections, nulle question que le désordre s’installe comme tentent de le faire les Corses.

Et donc en allant à pied ça ne m’a rien coûté en essence.

Pour l’heure, je balaie d’un revers de main tous ceux qui vitupèrent contre le commerce en ligne.

J’attends depuis longtemps qu’on me démontre que le commerce local a sa légitimité face à Amazon.

Aucune démonstration ne vient contre-argumenter le modèle de consommation proposé par Amazon.

La règle est simple, c’est celle de la concurrence voulue par le commerce mondial. Dès lors en simple citoyen, je m’y plie. Bon gré, mal gré.

Pourquoi aurais-je le moindre scrupule à ne pas défendre ceux qui se font appeler « petit commerce »? alors même qu’ils sont incapables de proposer une offre attractive à la fois sur le prix, sur la qualité et sur le service?

Faut-il quitter l’Alsace?

La consultation organisée par la CEA, la Collectivité européenne d’Alsace, qui vise à faire dire si nous voulons rester ou quitter la région Grand Est ne cesse de m’interroger tant ses arrières-pensées semblent douteuses.

Je suis dans le doute effectivement.

J’entends dire que la majorité des Alsaciens rejettent la région Grand Est en ce qu’elle a de purement artificiel, sans aucune légitimité, sans cohérence sur le plan économique, culturel et historique.

C’est vrai.

Mais que l’Alsace, seule, tente de se démarquer dans cet aggiornamento purement technocratique hors du champ démocratique national pose problème.

Imaginons que cette consultation réussisse à démontrer que l’Alsace veut reprendre sa liberté, nonobstant les grandes incertitudes qui pèsent sur la légalité du scrutin et sa rigueur, que peut faire le gouvernement de la République? que vont penser ceux, qui comme moi venu de Haute-Marne, et de la Meuse, et de l’Aube, et de la Moselle, et de la Meurthe et Moselle…et des Vosges voisines?

Que je ne suis plus chez moi en Alsace? ni même le bienvenu, alors même que je vais y avoir vécu la plus grande partie de ma vie?

Franchement, il y a dans cette consultation une frilosité, une défiance à regarder et à considérer l’autre, celui qui n’est pas d’ici comme étant indésirable.

Tout ça me rappelle de sombres heures et s’apparente à une forme de xénophobie de très mauvais aloi.

Je me garderai d’entrer dans le marigot politicien qui prend en otage la population pour d’obscures et peu ragoutantes manœuvres.

Après tout, l’Alsace n’a que les politiciens qu’elle peut! Manifestement ceux-là ont oublié leur histoire.

Encore le casque!

Un jour on va y avoir droit!

Une nouvelle fois, la tentative d’imposer le casque à vélo trébuche. Le sénateur François Bonneau (DVD) vient de retirer sa proposition de loi (lire ci-dessous). Les cyclistes dans leur ensemble sont partagés entre obligation ou pas du port du casque.

Pour bien comprendre la position des uns et des autres utilisateurs, il faut savoir que le monde cycliste est multiple.

On y trouve des cyclistes appartenant au monde du loisir et de la compétition, des voyageurs,…et des « utilitaires », c’est à dire des cyclistes pour qui le vélo est un moyen de transport urbain ou interurbain. J’appartiens à l’un et l’autre de ces deux mondes, on pourrait presque dire que je suis une exception tant rouler à vélo en ville est un non-sens pour le cycliste du dimanche. Parler de cycliste du dimanche n’a rien de péjoratif, sauf que la plupart du temps ce cycliste à des réflexes d’automobiliste dans la semaine et il n’est pas en capacité de juger ce qu’est le vélo en ville en d’autres termes que insécurité, voire gène pour le trafic routier. Ce qui est fâcheux, c’est que ce sont souvent les cyclistes sportifs qui parlent au nom des autres.

Le plus étonnant c’est que même les vététistes de la MBF (Moutain Bike Foundation) se mettent à recommander le casque non pas pour eux-mêmes, mais pour tout le monde.

De son coté la FUB, la Fédération des Usagers de la Bicyclette, est contre l’imposition du port du casque et la FFVélo (FFCT) le recommande.

Dans les faits, l’accidentologie du cycliste ne démontre pas que le casque apporte un plus pour le vélo en ville, pas davantage que pour un piéton. En revanche, la chute sur route a des conséquences plus engageantes envers le casque et a fortiori pour les disciplines sportives.

Sur le plan prudentiel, le monde automobile et les assureurs ont tout intérêt à voir l’imposition du port du casque réglementée: renverser un cycliste sans casque minorera la responsabilité pénale du conducteur.

Ci-dessous l’article paru dans les DNA du 14 janvier…

Allez les jeunes!

A vingt ans, ce genre de joujou n’existait pas

Faut pas déprimer.

En gros les vieux nous font chier. Ils vivent chichement avec tout le pognon qu’ils ont détourné aux jeunes générations.

C’est l’idée répandue.

Moi je me fais tout petit pour passer à travers l’orage. J’ai grandi certainement en profitant des trente Glorieuses mais est-ce ma faute?

Si je fais le bilan, j’ai commencé avec peu de choses, c’est à dire rien. Je n’ai pas le sentiment d’avoir volé quiconque même si j’ai bénéficié d’un statut intéressant par la suite, un des statuts vilipendés aujourd’hui.

Manifestement détruire les conquêtes sociales de l’après-guerre, c’est dans l’air du temps. Sait-on mieux faire aujourd’hui? Effectivement tous les smicards sont devenus des collaborateurs du grand capital et ça leur fait chaud au cœur, aux smicards.

J’ai enfilé mon jogging et j’ai couru. Comme un fou. A péter une durite!

Hôpital danger!

Casse de l'Hôpital : ne pas faire silence ! - COLLECTIF DE DEFENSE DE L' HOPITAL PUBLIC DE FONTAINEBLEAU

Fatalement, vu mon âge, je m’intéresse à l’hôpital puisque j’en serai peut-être prochainement pensionnaire pour une comorbidité ou une autre. Cette épidémie a révélé que la vieillesse fragilise les corps au-delà de nos croyances, celles du bien-être supposé du sport, du bien-manger, du bien-dormir. Non tout cela est finalement du pipeau puisque l’insidieux vient à la fin des gènes qui du jour au lendemain peuvent se mettre à muter dans le désordre et des défenses immunitaires qui s’étiolent.

L’image que me donne l’hôpital est celle des médias. On y voit des petits soldats blancs courir dans tous les sens toute la journée, un peu comme des abeilles dans une ruche.

Tout de suite mon œil encore exercé de la chronométrie des gestes en entreprise me laisse à penser que ces personnels passent un temps fou à marcher toute la journée (et la nuit) et à discuter dans les couloirs pour un rendement final – celui du soin au malade – fort peu efficient.

C’est évidemment un cliché.

Mais en même temps, on laisse entendre que l’hôpital est devenu une entreprise comme les autres avec ses dépenses et ses recettes qui doit obéir à une logique comptable, autrement dit capitaliste. Ces nouveaux capitalistes de l’hôpital semblent gérer leurs boites comme des branquignols et n’arrêtent pas de répéter qu’ils sont au bord de l’effondrement depuis des mois,…des années. Leur logique ne serait-elle donc pas la bonne?

Dans le système capitaliste, les premiers à trinquer sont les derniers de cordée. J’ai des doutes de vieux con. Ce personnel jeune et féminin est-il compétent? comment et pourquoi s’est-il investi dans le secteur de la santé réputé en faillite depuis cinquante ans et alors même que les conditions de travail et de salaire y sont déplorables? Il y a des signes qui ne trompent pas, lorsqu’une profession se féminise, elle se précarise en même temps. C’est le vieux cynisme du capitalisme: exploiter les faibles.

Durée de vie moyenne avant démission d’une infirmière: sept ans!

J’en conclu que les postulantes à la fonction ne sont pas informées de ce qui les attend ou alors on leur ment au recrutement.

Sur fond de campagne électorale et d’élection présidentielle, la santé va t-elle devenir un enjeu en tête des sondages d’opinion et faire reculer l’immigration au second plan, au grand dam de l’extrême-droite?

Les injonctions contradictoires des ministres Castex et Véran commencent à faire désordre dans la Macronie et pourraient rebattre les cartes parmi les préoccupations des Français.

Le pouvoir d’achat arrive largement en tête avec 45 % des voix devant la santé (30 % et en hausse de 12 points par rapport à 2017). Ensuite, viennent l’immigration (25 %), la sécurité et la lutte contre le terrorisme (24 %, -7 points par rapport à 2017) et l’environnement. Le chômage, qui caracolait en tête des préoccupations en 2017 a perdu 21 points et n’est une priorité « que » pour 13 % des Français.(La Montagne 14/12/21)

Notez que des immigrés, il va en falloir davantage encore pour remplacer les infirmières qui partent du jour au lendemain après avoir crié gare. Des Espagnoles, des Roumaines, des Marocaines, des Bulgares,…et beaucoup d’autres. C’est la seule variable pour sauver l’hôpital, et concomitamment baisser encore les salaires car jamais le pouvoir n’acceptera de payer une infirmière 3000 euros par mois.

Le salaire d’un infirmier en soins généraux dans la fonction publique hospitalière (après le Segur de la santé) est : après 1 an de carrière : 2 026 € net mensuel. après 5 ans de carrière : 2 207 € net mensuel. après 20 ans de carrière : 2 924 € net mensuel. (source)

Ne nous trompons pas: il est désormais convenu que la politique de Macron comme celle de la droite vise à privatiser la santé et à achever de démolir l’hôpital public et la sécurité sociale au profit du privé. Il faut s’en persuader puisque c’est dans la logique libérale.

Il ne me déplairait pas que la gauche s’empare à bras le corps du sujet mais elle a perdu ses valeurs et est devenue aphone à la suite de ses déconvenues d’appareils.

Attendons nous donc à être maltraités sur un brancard le long d’un couloir pendant des heures à la prochaine alerte.

Le pire est à venir.

Decathlon, pas à fond la forme

Pour joindre l’utile à l’agréable, je vais cet après-midi à Decath avec mon VTT rien que pour retirer mes chaussettes commandées en ligne.

J’évite ainsi une fois sur place de déambuler dans les rayons et de laisser mon vélo trop longtemps tout seul.

Voici comment s’est passée la chose…

  • la dame de l’accueil: vous avez votre carte d’identité?…
  • moi: ben non, mais je l’ai oubliée
  • la dame: alors je ne peux rien faire pour vous
  • moi: c’est pas un problème, j’ai le mail de confirmation avec le code barre dessus…
  • la dame: non pas possible, d’ailleurs je ne peux pas lire le code-barre
  • moi: soyez sympa, je fais 40km à vélo pour retirer mon article… (aller-retour Thann/Mulhouse)
  • la dame: ce n’est pas le vélo le problème
  • moi: bon alors vous savez ce que je vais faire, je vais aller acheter le même article en rayon et je vais payer avec Apple Pay
  • la dame: ok, mais votre article commandé et payé restera en attente…

Il va y rester longtemps.

En quittant le magasin, j’informe la dame que je rapporterai l’incident et son ton peu amène

  • signez-bien la lettre! me dit-elle.

Gonflée la madame.

Ce genre de conformisme de la part de Decathlon est de mauvais aloi car j’avais la possibilité de montrer ma carte d’identité stockée sur mon coffre-fort numérique et le mail de Décathlon aurait du suffire comme lorsqu’on retire un produit Amazon locker. D’ailleurs pourquoi Décathlon ne met-il pas de boites devant sa vitrine?

Peu compréhensif Decathlon!

Sausheim: la RD55 en procès

Le 12 juillet 2020, un cycliste a été fauché mortellement par une automobiliste sur cette portion de voie.

Accidentogène au possible, cette voie qui relie Sausheim à Kingersheim n’a jamais été correctement équipée pour la protection des cyclistes. Les économies ont toujours guidé les choix: favoriser la voiture au détriment des cyclistes. Une passerelle au-dessus de l’Ill? n’y songez-pas, c’est trop cher. Alors on fait rouler les cyclistes sur le trottoir puis le long de la route sans dispositif de protection vis à vis des voitures qui à cet endroit roulent très vite. Trop vite.

La jeune automobiliste écope de trois ans de prison surtout parce qu’elle s’est enfuie, prise de panique.

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Fuir le monde?

Dis comme ça c’est abrupt et faire preuve de peu d’humanisme.

Je paraphrase Ahmet Altan qui de sa prison écrivait en signe de désespoir son livre « Je ne reverrai plus le monde ». Moi je n’écris pas de livre, je n’en ai pas l’intelligence. Je m’insurge cependant, préférant me murer dans le silence.

La pandémie qui redémarre nous incite à la prudence à l’égard de tous ces amusements publics qui se préparent d’ici la fin de l’année. Je veux parler des fêtes et aussi de tout ce consumérisme insensé qui veut qu’on arpente en long et en large les commerces et galeries à la recherche de cadeaux.

Je ne parlerai pas d’un monde qui m’est étranger: celui des soirées festives du samedi soir qui plaisent aux jeunes générations, celui du spectacle vivant…et en même temps je me dis qu’il faut bien que les commerces et les artistes puissent vivre.

Vacciné avec trois doses depuis peu, je vois encore placardés dans ma ville des affichettes qui instillent la peur du vaccin. Dans cette partie de bras de fer entre pro et opposants à la vaccination, on ne sait pas qui va gagner, sinon la maladie.

Je ne sais plus où va le monde sinon à sa perte.

Alors faut-il fuir le monde?

Il y a des gens apeurés pour qui la résurgence virale semble incompréhensible après tous les efforts que nous avons déployés…et il en existe d’autres qui n’ont en rien à cirer.

Cruel dilemme et lendemains incertains!

Le conflit d’usage se porte bien

La montée des intégrismes modaux ne cesse de faire des émules.

Actuellement le lobby voiture se paie les piétons. Les piétons seraient trop peu prudents lorsqu’ils traversent la rue le nez sur leur smartphone. Alors fatalement, les automobilistes qui paient plein pot s’ils renversent un piéton sont légitimement fondés à se plaindre du laxisme de la maréchaussée.

Cette rébellion anti-piétons des automobilistes, les cyclistes la connaissent, eux qui sont souvent la cible d’attaques en tous genres.

Mais voila qu’on s’attaque aussi à la réglementation. Selon les automobilistes, la vie devient impossible en ville avec les zones 20 ou zone de rencontre qui donnent trop de droits aux piétons.

Il est vrai que les maires édictent souvent des arrêtés favorables aux mobilités douces avec des zones 30 généralisées et des dos d’ânes scélérats partout.

Longtemps les piétons se sont plaints d’être en insécurité sur les trottoirs, un domaine qu’ils pensaient détenir pour déambuler en toute quiétude. Non! les deux roues en ont pris possession pour s’exonérer des bouchons et des feux ainsi que des sens interdits.

Quelle pagaille!

Concrètement, moi qui habite la campagne, je ne suis pas mieux loti.

Rien qu’aujourd’hui sur la Voie Verte V33 (vallée de la Thur en Alsace):

  • deux dames qui dissertent au milieu de la voie, je sonne trois fois…j’avais une bande étroite pour passer à droite. Que fait la dame de droite? elle s’écarte brusquement à droite et je passe sur l’accotement.
  • une minute plus tard, une cycliste arrive en face de moi. Je serre ma droite alors qu’elle dévie sur sa gauche. Au dernier moment je sens la collision arriver, je crie. La jeune fille regardait son smartphone et semble tout étonnée de me voir là.
  • ce couple se promène avec son chien en liberté. Je sonne…les personnes s’écartent, le chien traverse devant ma roue. Je m’arrête en urgence, le chien passe à 20 cm de ma roue, puis je repars. Le chien m’accompagne en tentant de me mordre tandis que le couple appelle son chien.

C’est désespérant.

GCO Strasbourg, les cyclistes en otage

Inauguration d’une autoroute par les cyclistes, est-ce une récupération du lobby pro-routier? (image Charles H.)

C’est devenu une tradition. Pour inaugurer une autoroute, on l’ouvre d’abord aux cyclistes. Comme sur cette image ci-dessus avec l’autoroute Transjurane (Suisse)

Mais à Strasbourg, l’idée passe mal pour le GCO, le Grand Contournement Ouest, qui doit bientôt s’ouvrir à un nouveau flot de véhicules censé soulager le trafic interurbain de l’agglomération.

Deux associations, Strasbourg Vélo Club et Les Randonneurs de Strasbourg, ont accepté de parrainer l’ouverture du Grand Contournement le dimanche 21 novembre en appelant leurs membres à parcourir 25 kilomètres sur un tapis lisse et sans rond-point dépourvu de bagnoles et de camions.

Aussitôt le collectif « GCO, non merci » crie au greenwashing accusant Vinci de se servir des cyclistes afin de verdir son contournement.

Les deux associations n’ont pas du se faire prier longtemps avant d’accepter l’offre de Vinci tout simplement parce que les cyclistes du dimanche dans leur ensemble n’ont pas forcément la fibre écolo et sont pour la plupart des automobilistes le reste de la semaine. Elles n’auront donc aucunement conscience d’être les pantins d’une farce à la gloire du bétonneur autoroutier.

Parmi les écolos très peu font du vélo, sauf les jours où la Presse est là; en revanche ils sont les premiers à vouloir nous donner des leçons de bons comportements.

C’est comme SOS Massif Vosges qui prétend s’opposer au bruit des motos un jour (voir l’article) et qui le lendemain dézingue les vététistes. Je saurai m’en souvenir.

Piste Aspach-Leimbach: 1 an pour boucher les trous!

septembre 2021

Il a fallu un an à Aspach-le-Haut pour combler les trous de la piste cyclable.

Une honte à ceux qui gouvernent!

Qu’ils se cachent!

Comment s’appelle le maire, déjà?…

août 2020

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VTT, les pieds dans le plat

la collaboration marcheurs-vététistes sera t-elle entravée par les antis? (Molkenrain MBF/CV 09/21)

Après l’accident d’un vététiste de Wegscheid victime d’une planche cloutée sur son parcours (article des DNA), force est de constater que l’escalade anti-VTT continue de monter.

Je reste prudent: attendons de voir les développements de l’enquête avant d’accuser quiconque. Cependant il est clair que les détracteurs du VTT se sentent pointés du doigt.

Depuis Alsace Nature, SOS Massif Vosges…jusqu’à certaines sections locales du Club Vosgien qui sous couvert d’édiles complaisants érigent des interdits là où il n’y a pas lieu d’être.

J’en veux pour preuve les berges de la Doller entre Sentheim et Guewenheim où sur les deux rives fleurissent les fameux panneaux « interdit aux VTT »… jusqu’à Roderen ou autour du lac de Michelbach où l’on s’ingénie à dresser des chicanes infranchissables.

La fameuse loi Lalonde (avec un seul l) ne s’adresse qu’aux véhicules à moteur

Même Joseph Peter, délégué protection nature, patrimoine et paysage au CV 68 se prenait les pieds dans le tapis lorsqu’il déclarait en 2018

Nous nous inscrivons dans un cadre réglementaire. Le code forestier (art.163-6) interdit la circulation de véhicules sur les chemins de moins de deux mètres de large.

puis il poursuit

Le VTT étant un véhicule sur le plan juridique, le vététiste doit pratiquer en dehors de nos sentiers étroits, inférieurs à un mètre. 

Or le fameux article 163-6 du code forestier en question ne dit rien de cela.

Aujourd’hui ceux qui posent des interdits feraient bien d’y réfléchir à deux fois car ils portent en germe le terrain de la discorde alors même que le VTT devient une pratique de plus en plus populaire et porteuse d’enjeux sur le plan touristique.

Vous qui aimez le VTT, vous trouverez ici la plupart de mes parcours dans mes Vosges à VTT

Respectez les marcheurs, ne cisaillez pas les sentiers, soyez aimables!

Presse française, le client en otage

EBRA, un groupe de presse qui oublie ses clients

Il serait grandement temps que les DNA (appartenant au groupe de presse EBRA-Crédit Mutuel) se souviennent que les lecteurs sont leur raison d’être…et que sans clients la presse ne peut pas vivre. Sauf à être en permanence sous perfusion à coups de subventions.

La façon dont une entreprise traite ses clients reflète plus ou moins sa santé économique.

J’en suis le témoin ce matin avec la presse écrite régionale. Lire mon témoignage ci-dessous.

S’agissant de la presse régionale, il faut s’armer de courage pour ne pas se désabonner à la première incartade. Être client des DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace) devient un vrai jeu de piste dès lors qu’on a une réclamation à formuler.

A l’armée on disait « l’intendance ne suit pas ». Aux DNA c’est pareil, on est confronté à un circuit relationnel où l’on trébuche à chaque étape, victime d’une implacable machine à refouler qui vous dissuade de poser la moindre revendication clientèle.

Mon exaspération passe mal. J’ai cette chance de pouvoir exprimer mon ressenti. Si seulement les DNA pouvaient se ressaisir au lieu de désespérer son lectorat!

Bonjour,
Comment un grand média régional comme DNA peut-il avoir une aussi mauvaise relation client?
Je m’explique.
Lors de ma précédente suspension temporaire, j’ai trouvé une pile de journaux dans ma boite à mon retour de vacances. Explication des DNA « on n’a pas trouvé trace de votre demande en ligne ».

Circulez!


Cette fois pour mes congés de septembre je recommence ma demande en ligne et j’obtiens la mention: « La session utilisateur ne correspond pas à l’action demandée ».
J’appelle le Centre Relation Clients [qui se tient à votre disposition] par téléphone au 03 88 21 56 78″ à 9 heures et je me fais renvoyer sur une messagerie.
J’appelle DNA Thann au 03 89 37 69 90…pas de réponse. Je me déplace (avec mon vélo 4 km AR)…le bureau de Thann est en congés jusqu’au 5 septembre et le téléphone n’est même pas renvoyé.
Je trouve sur la porte de DNA Thann un numéro 03 88 21 55 00 où enfin une personne aimable prend en charge ma demande. Admettez que ça fait beaucoup pour un media professionnel de la communication. J’ai été à deux doigts de résilier tellement on est mal traité.
Avec mes salutations.
Max Tissot

Il va de soi que cette entreprise pilote sa relation clientèle en mode dégradé de façon permanente sans norme de qualité affichée. Des téléphones en mode dissuasion, des décrochés qui ne se font pas, des permanences physiques non assurées, un outil de dialogue informatique complètement obsolète…

Y’a rien à dire

Je me demande si je ne vais pas devoir remonter le klaxon Airzound sur mon vélo

Y’a rien à dire: qu’on sonne ou pas, certains promeneurs prennent toute la voie.

Dissertant avec lui-même, ce cycliste torse nu ne semble pas jouir de toutes ses facultés. Deux coups de sonnette n’y feront rien. Tant est si bien qu’arrivé à sa hauteur, il me contraint à sortir de la bande goudronnée, j’atterris en pestant sur l’accotement, manquant de l’accrocher. Il me dévisage ahuri, comme s’il sortait d’un songe.

Et moi je lance un p’tain rageur car j’ai manqué m’affaler.

Trois minutes après, les deux dames devisent entre-elles. Deux sonneries n’y feront rien non plus. Je frôle. J’imagine que le choc émotionnel peut-être difficile pour celle la plus proche de moi.

Mais je ne peux quand même pas m’arrêter tout le temps ou m’armer d’une corne de brume. Déjà avec les chiens c’est galère puisqu’il est convenu qu’ils sont libres d’aller et venir comme bon leur semble autour du maître.

Le vélo, c’est pas une vie.

Vacciné et après?

L’application AntiCovid mentionne à présent ma vaccination sur mon Iphone.

Il y avait de l’effervescence au centre de vaccination de Mulhouse cet après-midi. On pourrait dire une ferveur toute en retenue.

Je suis donc vacciné. Et après?

Après, je ne sais pas. La jeune interne m’a dit « continuez à respecter les gestes-barrières! » De ce coté là, je ne gagne rien. Je dois toujours avoir avec moi cet ustensile, un pour le jogging si je vais chez mon boulanger, un sur chacun des vélos, un dans la voiture,…

A quoi sert donc le vaccin?

On a tendance à oublier à quoi sert le vaccin: en principe à éviter de développer une forme grave de la maladie, surtout si l’on est âgé comme je commence à l’être. Mais le fameux sésame ne nous délivre pas nécessairement du mal: on peut encore contracter la maladie même en étant vacciné et ne pas être protégé des futurs variants. Et pire, il semble que l’inoculation vaccinale vous met en situation de fragilité pendant plusieurs jours du fait que nos défenses immunitaires sont affaiblies. Voila qui va ravir tous ceux qui s’opposent au dispositif vaccinal qui vise à atteindre une certaine immunité collective.

Quelle immunité?

Sur ce plan là, celui de l’immunité collective, ne rêvons pas! les Américains rament pour convaincre les réfractaires purs et durs dont beaucoup de pro-Trump.

En France, c’est assuré, nous n’atteindrons jamais l’immunité collective et on va plafonner d’ici l’été vers 55 ou 65%.

En conclusion, nous n’allons être qu’à moitié-protégés et le machin Covid va continuer à se disséminer à bas-bruit pendant encore longtemps.

Pas question d’imposer la vaccination ni d’instituer un passeport sanitaire, la démocratie et nos libertés seraient en danger. Donc le bazar va durer longtemps…et on n’a pas fini de trainer ce boulet dans notre quotidien.

Elle tombe, un PV

En Suisse, c’est comme ça. Si vous tombez de vélo, c’est un défaut de maîtrise. Et un défaut de maîtrise, c’est un PV.

Comme quoi le vélo est dangereux pour la santé et pour le porte-monnaie, na!

à lire dans Vingt Minutes.ch

C’est bien fait. Quand on ne sait pas faire de vélo, on reste chez soi ou on prend sa bagnole.

Je, tu, il ou elle ramasse

Le Maine libre

Est-ce générationnel? ce monsieur de 69 ans rapporte les déchets trouvés au bord des routes de la Sarthe lors de ses randos à vélo.

Il faut être cycliste pour comprendre. Les bords de nos routes sont jonchés d’ordures. Et comment arrivent-elles là ces ordures?

Je vous le demande.

les cyclistes ne sont pas innocents…lire ici

En Alsace nous ne sommes pas exempts du phénomène. J’ai participé à plusieurs opérations Haut-Rhin propre puis j’ai abandonné estimant qu’on profitait de nous pendant que d’autres continuent d’alimenter les fossés sans être inquiétés.

Dans nos forêts c’est encore plus spectaculaire …

La « 1664 » est en pôle position. La « Kro »
arrive en seconde place. Mais le « Red Bull » tient bien la
corde et revient très fort sur la tête du peloton depuis qu’on sait
qu’il procure des sensations fortes.

voir mon article de 2011 où j’avais dénombré 38 canettes sur un kilomètre le long d’une route de la Hardt

La Hardt

Si l’on veut créer un corps de cyclistes éboueurs, je suis candidat. A condition d’être rémunéré par le produit de amendes…

rémunéré avec le produit des amendes

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Les cols de mon rond

Les cols 10km autour de Thann

Dix cols à droite de la vallée de la Thur (et même onze avec le col de Rimbach sur la ligne à coté de Masevaux) et douze à gauche dans le sens descendant de la rivière. De quoi faite pâlir les cencolistes de la plaine!

Ce genre de confinement « relâché » ne me déplaît pas dans le sens où il est moins strict que celui du kilomètre de l’année passée.

On arriverait presque à se satisfaire de cet enfermement relatif. Cela dit est-ce efficace pour freiner l’épidémie? je n’en ai aucune certitude car la contamination doit résulter de la façon de vivre des gens et de leurs habitudes de rencontres.

Comme sur cette vidéo…où la société jeune et urbaine piaffe d’impatience. On peut les comprendre.

Mais ce n’est qu’une supposition.

Cela dit, je reste persuadé qu’on est partis pour traîner cette pandémie pendant des années à plus ou moins bas bruit. Des vaccins controversés, des variants qui relancent l’épidémie…et pour clore le chapitre une part de la société qui doute de la vaccination et qui préfère « attendre » ou jeûner ou prendre des douches froides ou consommer de l’équinacée ou du sureau.

On n’est pas tirés d’affaire!

vélomaxou est membre du Club des Cent Cols (ccc6785)

Voyage en ophtalmie

Aujourd’hui, jour de mon anniversaire, ophtalmo. Eh oui! on ne choisit pas sa date, l’offre de soins est tellement rare…

Ce qui devrait être un simple examen de routine se transforme pour moi en découverte d’un monde hospitalier qui se barre en quenouille. Exactement comme on le voit chaque jour sur BFM ou LCI avec le Covid.

Avec mon vélo, j’arrive devant l’accueil du centre hospitalier. Un grand panneau « consultations ophtalmologie » m’invite à tourner à gauche. Je gare mon vélo.

Au fond d’un couloir étroit, j’entends papoter et un bruit de vaisselle. Salle d’attente 1: trois personnes. Je prends la salle d’attente 2, mon masque sur le nez. Et j’attends. Je n’ai pas vu le flacon de gel hydro-alcoolique. Peut-être existait-il, je ne sais pas.

Au bout de quelques minutes la porte du secrétariat s’ouvre et le public défile, nom, prénom, âge, adresse, pathologies,…

Et vous aussi madame, vous avez du diabète?…

En terme de confidentialité, ce n’est pas top, d’autant que la porte reste grande ouverte.

Je suis interpellé: « vous avez rendez-vous? »

Je regarde autour de moi…oui c’est bien à moi qu’on s’adresse.

Je m’installe…

nom, prénom, adresse, date de naissance,médecin traitant

vous n’avez pas de médecin traitant? alors ça va être plus cher!

Je suis confus.

Installez-vous dans l’autre fauteuil!

Je ne sais pas non plus si le fauteuil a été nettoyé, si celui que je quitte le sera, et si l’appareil sur lequel on appose son front et son menton l’a été lui aussi.

La secrétaire met la machine en marche et run!…

fixez bien la maison au fond de l’écran…et attendez le pschitt!…

pendant ce temps là le patient suivant s’installe à coté de moi (à moins d’un mètre et en plein confinement) et le questionnaire d’identité se remet à défiler…

puis on m’abandonne dans un bureau, assis sur un fauteuil les pieds en l’air à 10 cm du sol et j’attends….

j’ai de la lecture, l’écran de l’ordi à ma gauche affiche la liste des patients

  • mr X, appeler maman
  • mme Y, neuro+++
  • mr Z, angio

La jeune ophtalmo arrive. Elle monte le thermostat du radiateur électrique. Moi je n’ai pas froid engoncé dans mon parka. Elle doit penser en plus que je suis sourd, car elle me gueule dessus parce que je ne dois pas glisser mes doigts ENTRE mes lunettes et l’œil pour le test de lecture mais SUR la lunette.

Je n’arrive pas à lire correctement la petite ligne de l’œil gauche, est- ce un G ou un O? je fais observer que j’ai de la buée sur mes lunettes du fait du masque. Trop tard!

vous avez 8/10e, vous voulez changer de lunettes?

non merci

Puis je suis à nouveau dirigé vers le secrétariat qui va vous donner deux rendez-vous prochains (sic)

  • le 12 novembre à M…..
  • le 4 décembre à T…..

J’ai le choix?

non! c’est les deux ou rien

maintenant, vous allez ressortir et allez payer bureau de droite à coté de l’accueil

je fais le parcours fléché Covid du couloir, et j’aboutis… dehors. Au deuxième tour, j’ai eu bon.

Neuf euros!

Ah non , nous n’avons pas le sans contact

En une demi-heure, la machine administrative a réussi à produire

  • une ordonnance
  • une quittance de 9 euros dont le coût de production compte au moins pour moitié
  • deux rendez-vous format A4

Mon Dieu, faites que je ne sois pas admis en réa! me dis-je

J’ai peur de cet univers carcéral et déshumanisé avec ses automates qui brassent nos comorbidités par dizaines.

J’ai sauté sur mon vélo qui s’inquiétait et j’ai fui au plus vite à travers les rues de la ville.

Notez bien que je n’ai rien contre ce personnel qui pense bien faire puisqu’on ne lui a pas appris sa véritable raison d’être et ce que sont les termes discrétion, confidentialité, amabilité, empathie, compréhension, attention,…et peut-être encore moins les gestes-barrières en période Covid et les risques auxquels ils exposent leurs patients et eux-mêmes.

Bref on a droit au service minimum et si avec ça vous n’êtes pas content, allez vous faire foutre.

J’ai en souvenir cette anecdote: mon père mourant devant lui-même se hisser sur la table de radiologie et qui était tombé. Je n’en suis pas encore là mais je m’interroge pour savoir où commence la maltraitance en ces temps où l’on reparle de droit à mourir dans la dignité.

Vieux-Thann, rue de la Thur

Rue de la Thur, un no mans land oublié pour cyclistes et piétons

Puisque personne ne s’y intéresse, je m’y colle. Le bout de la rue de la Thur à Vieux-Thann est dans un état lamentable. Il s’agit d’un passage piétons et vélos qui permet la jonction entre la ville et la ZI. Très pratique pour aller à l’arrêt de tram et pour permettre aux travailleurs de rejoindre la ZI à vélo, cet itinéraire est aussi le moyen pour les cyclistes d’éviter en partie la route de Cernay.

Alors je me suis fendu d’un mot gentil sur la page Facebook de Vieux-Thann en espérant que nous serons entendus.

Seuls ceux qui passent là savent de quoi je parle: une barrière au niveau du poste gaz dont un seul coté est accessible, de la tôle ondulée en guise de revêtement, un dépôt de branches de sapins de la dernière tempête et pas de lumière à la nuit tombante. Bref un no mans land oublié de la commune!

Cernay, la voie verte reconnectée

Ceux qui passent par là ont pu le constater, l’aménagement de la voirie menant au bike-park et à la nouvelle piscine de Cernay a privé les cyclistes du revêtement conduisant à la passerelle de la Thur pendant…trois mois.

Il n’y avait aucune raison objective de supprimer le revêtement de la Voie Verte. Aujourd’hui le macadam a été rétabli. Les bordurettes posées laissent à penser que la Voie Verte n’est plus qu’une intersection secondaire. Le disjointement prévisible dans une courbe sera potentiellement un risque à l’avenir. Ne nous battons pas là-dessus, ça ne le mérite pas. On sait que Cernay fait très peu de cas de cette voie. Il serait intéressant de savoir qui du département ou de la ville à une compétence de travaux sur cette voie.

Mais en revanche ce qu’on ne sait pas, c’est combien de cyclistes ont pu chuter durant ces trois mois du fait de l’absence de signalisation pendant les travaux…

Rêvons un peu:

Après l’instauration d’une Direction Nationale des Infrastructures Cyclables (DNIC), il faudrait aussi doter les départements d’une autorité compétente qui valide préalablement tout projet de chantier impactant la circulation des cycles comme on sait le faire en matière de travaux à proximité des sites classés.

Lutzelhouse pose des interdits au VTT

J’étais passé par là en 2013 lors de la traversée du Massif Vosgien à VTT. Lutzelhouse, commune non loin du massif du Donon vient d’interdire à la demande du Club Vosgien le passage des vététistes sur certains sentiers.

Nous rappelons (…) que la pratique du VTT et de la Cavalerie a été interdite sur trois sentiers (en accord avec le Club Vosgien) qui sont fragiles et sujet à éboulements est-il écrit sur le site de la commune tout en constatant que les panneaux posés dans cette intention ont été arrachés. (voir le site communal)

On appréciera l’écoute complaisante de la commune à l’égard du Club Vosgien qui est considéré comme un prescripteur de ce que les maires doivent faire ou ne pas faire à l’égard des autres usagers du massif vosgien sans même leur demander leur avis.

Inconduite sur verglas

Même en faisant un détour par les grands axes, rouler à vélo est hautement périlleux

J’emprunte les grands axes de la ville avec mon vélo. Ce sont les seuls où la neige a disparu. Mais mon inconduite reste notoire. Moralement, je ne montre pas le bon exemple. Le bon exemple, c’est prendre sa voiture ou rester chez soi. On n’imagine pas le nombre de congénères gênés par les congères. Je pense à tous ces petits vieux qui ne peuvent plus sortir faire leurs courses à pied.

Maintenant on s’est mis d’accord sur le groupe Facebook local; c’était en 2006 qu’on a eu à connaître un tel épisode neigeux en ville.

« Attention y’a du verglas! » me lance la dame qui marche sur la route vers moi.

Le piéton n’a pas d’autre choix que de marcher sur la chaussée. Parfois un geste citoyen du riverain a dégagé le trottoir mais le long des collectifs, plus personne ne se sent concerné par cette règle de civisme.

Gaston n’est plus au telefon pour nous dire où se trouve la borne à sable.

Je l’ai vu. Le verglas brille au soleil levant. La neige fondue la veille, repoussée le long des artères, s’est répandue sur la chaussée et a formé un verglas tenace. La ville ne passe plus. Existe t-elle encore, la ville? celle des services régaliens de la circulation publique? j’en doute. Il est vrai qu’avec un cas de neige comme celui-là tous les quinze ans, les managers de la pelle et du balai ont perdu la main. Le conducteur de travaux manuels est devenu conducteur d’engin. On ne peut donc plus attendre de services au cas par cas et personnalisés. Gaston n’est plus au telefon pour nous dire où se trouve la borne à sable.

Il y a manifestement une incapacité à maîtriser la situation. Plus de bataillons de manœuvres dotés de pelles et de balais, le métier a disparu, plus de cohortes zélées pour saler le matin les traversées de piétons. Quelques engins high-tech qui se dispersent on ne sait où. Pas devant la Poste en tous cas. Poster une lettre, retirer sa pension sont des exercices périlleux. Aucun traitement préventif aux abords, même pas un peu de sable!

Rue de la Poste justement, je dois sauter du vélo avant la chute.

La dame que je croise se tient au parapet du ru.

Avant d’aborder le dos d’âne, le bien-nommé, je me rends compte que ça va coincer. Je n’aurai pas la force suffisante, ni l’influx nerveux pour enjamber cette bosse pleine de glace. J’ai les manchons au guidon qui m’handicaperont pour sortir les mains en urgence et je n’ai pas le casque qui m’évitera de taper directement latéralement avec la tête. La dame que je croise se tient au parapet du ru. Je pousse mon vélo en attendant mieux.

L’ambulance va arriver, me dit la vieille dame

La vieille dame est assise par terre sur la glace au milieu du parking. Elle vient de tomber en tentant de rejoindre la supérette. Une autre dame prend soin d’elle. Une automobiliste s’arrête et l’entoure d’une couverture. L’immense parking de la ville est abandonné à son triste sort, un vaste réseau de bourrelets de glace s’est formé au fil des jours comme ces racines qui émergent le long de nos chemins.

J’entends le pin-pon qui approche.

Voie Verte non essentielle

Contournement d’Aspach par le haras. La trace tracteur n’est pas facile à tenir

Je vais classer cette sortie dans ma rubrique « Holala, c’est dangereux ». Pour me marrer, tant je sais que mes coups de gueule ne font peur à personne.

On n’a pas une grande expérience de la neige ici dans le Grand Est. Beaucoup de cyclistes renoncent à sortir. A VTT l’expérience est énergisante. Ou plutôt énergivore.

Ben oui, quoi, on n’a pas idée de vouloir faire du vélo l’hiver. On n’en est plus au Front Populaire. On a des bagnoles, des 4×4, des SUV qui font très bien l’affaire.

Il faut savoir s’adapter à tous les sols neigeux ou en tous cas les anticiper. Pour chaque terrain neigeux, il y a une attitude à prendre.

  • Neige fraiche et immaculée, ça passe mais on consomme beaucoup au cent. Au cent mètres!
  • Neige piétinée encore fraîche, ça passe aussi si le fond n’est pas trop profond!
  • Neige glacée et piétinée: particulièrement « casse-gueule ». Surtout ne pas mettre les cales car on peut vite sortir de la trace glacée et planter
  • Enfin l’ornière de tracteur. Si elle semble intéressante, l’ornière de tracteur ressemble à une circulation sur tôle ondulée et il faut cramponner le guidon pour rester au centre.

On ne fait pas des kilomètres dans ces conditions. Dès que la terre ferme s’offre à nous, on la prend.

La voie verte est blanche pour un bon bout de temps. Très casse-gueule à vélo, je vous la déconseille
idem pour la passerelle, même à pied c’est hautement dangereux pour les promeneurs. La France comme chacun sait est d’abord un pays de bagnoles, je ne vous apprends rien. Une voie verte n’est qu’un ouvrage d’agrément non essentiel comme on dit maintenant

Holala c’est dangereux

Une chaine quasi invisible au bord du lac

L’exploitant du barrage de Michelbach n’expose pas les cyclistes au danger. Les accès au tour du lac sont bien équipés de chicanes. Mais au parking du haut coté Guewenheim, une erreur a été commise: la pose d’une chaine invisible en travers du chemin.

Vite, intervenons avant l’accident! Ce serait dommage car je l’avais dit avant.

Holala, le vélo c’est dangereux

Ceux qui ne me croient pas, je vous le dis, le vélo est dangereux et je vous le démontre avec cette vidéo.

Elle n’a rien d’extraordinaire, elle est le lot quotidien de tous ceux qui font du vélo notamment en ville.

Et pas que! sur la route aussi on a des frôleurs professionnels. Ce matin à Aspach-le-Haut au retour de ma balade, une voiture me double lentement route de Thann, puis elle tourne à droite aussitôt devant moi impasse du Calvaire. Je freine, je m’écarte de justesse, le type s’arrête et me regarde en souriant. Manifestement pour lui c’était un jeu.

Sortons du rond!

Un rond d’un kilomètre de rayon, une mesure punitive absurde

Depuis le 29 octobre dernier, nos sorties sont limitées à une heure et dans un rayon de un kilomètre.

Cette disposition visant à confiner la population face à la pandémie virale n’a aucune raison d’être.

Une privation de liberté au pays des Droits de l’Homme qui passe mal

Comment expliquer qu’interdire nos déplacements au-delà d’un périmètre donné et dans un temps imparti puisse éviter les contaminations? alors même que nous sommes libres d’aller et venir pour faire des courses? se déplacer pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants?

Cette disposition prive les personnes de leurs activités habituelles telles que la marche, le vélo, le running qui exposent peu au virus.

Des pétitions sont signées, de articles de presse revendiquent la fin de cette disposition absurde.

Nous demandons à en sortir. Sans délai.

article des DNA 20 oct 20

Vélo: le confinement en question

L’effet confinement a des implications sur le vélo loisir. J’ai voulu l’imager par l’enregistrement de traces GPS

L’effet confinement sur le vélo « loisir » en bleu

Exemple ci-dessus:

  • en rouge vélo « utilitaire » autorisé pour faire ses courses, retirer ses commandes
  • en bleu vélo « loisir » autorisé dans un rond de un kilomètre de rayon

Je me garderai d’en tirer un quelconque enseignement, je me contente de respecter les mesures sanitaires.

Le cirque du vélo confiné

https://velomaxou.com/2020/11/17/click-and-collect-a-vtt/

Masque ou mascarade?

Le masque n’est pas notre meilleure protection contre le virus selon Thierry Crouzet.

Il place le lavage de mains et la distanciation parmi les actions préventives les plus efficaces contre la contamination.

  1. L’hygiène des mains.
  2. La distanciation physique.
  3. Le port du masque quand la distanciation physique est impossible.

Mais pourtant le masque semble être privilégié dans les écoles, les collèges et les lycées. On soupçonne à présent les institutions scolaires d’être des vecteurs importants de l’épidémie….jusqu’à envisager de fermer à nouveaux les établissements

Mais nos chères têtes blondes ont-elles compris à quoi sert l’usage du masque?

Je passe quotidiennement là et je ne peux que constater que les masques jonchent le sol à la sortie du collège. Des images filmées ce matin, peu après l’heure de la rentrée en classe

Potentiellement contaminants, j’imagine que la leçon n’a pas été comprise ou plus simplement que la leçon n’a pas encore été dispensée.

Si le masque est là, jeté à terre, alors le virus peut y être aussi…ou alors je ne comprends rien aux mesures prophylactiques.

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