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L’électrique selon Annad France

C’est Bernard R. qui me l’a soufflé sur Facebook, il a choisi la solution Annad pour électrifier son vélo.

Cette vidéo est un peu rébarbative, mais elle met en confiance celui qui veut monter son assistance tout seul.

Il faut quand même acheter le kit de base pour 1260 euros.

Aller sur le site Annad France

Voir aussi l’électrique selon Mannheim, un dispositif analogue

Coureur électrique

Cycle Mannheim AE, peu de signes qu’on a affaire à un vélo à assistance, sauf à y regarder de près

Il a tout d’un vélo de course. Et pourtant il est électrique ou électrifié, si vous préférez.

Mannheim a déjà expérimenté cette formule de nature à satisfaire ceux qui ne peuvent plus. Qui ne peuvent plus faire comme avant tout en souhaitant s’adonner à ce sport exigeant qu’est le vélo. Le constructeur Mannheim propose donc une formule qui a tout pour plaire, un vélo de course normal avec une assistance électrique, moteur dans le moyeu et batterie dans le tube de selle.

De beaux vélos sont souvent abandonnés par leurs acquéreurs peu après l’achat. Faute d’entraînement, ils se rendent compte que le vélo est un sport difficile dès lors qu’il faut gravir une pente ou affronter un vent défavorable. Alors pourquoi pas l’électrique? se disent-ils.

Cycle Lapierre AE

De son coté Lapierre commercialise un cycle à assistance au cadre plus racé dont les batteries sont dissimulées dans le tube oblique très protubérant et pas très élégant.

Pour mémoire en mars 2018 Mannheim commercialisait un cycle à assistance dont le moteur était logé dans la boite de pédalier, une façon encore plus discrète de rendre l’électrique indétectable.

Dring! c’est le facteur

Aujourd’hui dépannage de VAE malgré moi.

Dring!…

Quiproquo: C’est ma factrice. Je n’attends pas de recommandé?… Non, non, je ne trouve plus ma chaîne sur mon vélo!!! et vous l’avez perdue où? mais je ne n’ai rien vu tomber…Bon, garez-vous là!…je vais chercher des gants…d’un coup d’œil, j’ai vu que ce gros vélo de La Poste baignait dans l’huile de vidange. Depuis longtemps.

Oui, le moteur s’est emballé, j’ai tapé dans le mur et je me suis laissée tomber!…

Je commence à m’interroger… en même temps je constate que la chaîne a fait deux tours sur la cassette et qu’elle pend derrière le carter.

Normal que le moteur d’un VAE sans chaîne continue de tirer si vous pédalez dans le vide, lui dis-je…

Dérouler la chaine, j’y parviens. Mais la remonter sur le pédalier met le moteur en marche!…Exercice hautement périlleux sans couper le courant!

Coupez le moteur!

Je ne sais pas…

Et démonter la batterie?… oui on y parvient en levant la selle.

Maintenant, une fois la chaîne remontée, les pédales entrainent la roue, c’est bon signe.

Seul hic: il n’y a plus de roue libre…on ne peut plus arrêter de pédaler et donc on sera en traction permanente.

Je me penche sous les sacoches…j’aperçois un crochet pris dans les rayons. C’est un tendeur du porte-bagage qui a fait le tour des pignons et qui bloque la roue libre.

Avec une pince, je retire l’ensemble.

Le tour est joué. Ma factrice fait cent mètres, revient vers moi.

Tout est bien.

J’ai remis la Poste dans le droit chemin et passé avec succès ma première épreuve de mécanique VAE.

Mépris de classe

le vélo électrique moins encouragé que la bagnole électrique

Jusqu’où va se loger le mépris de classe de l’État?

Jusque dans l’affectation de la prime à l’achat d’un véhicule électrique.

Si vous êtes candidat à l’achat d’une voiture électrique, l’État vous offre jusqu’à 6000 euros. Sans conditions de ressources, c’est à dire que les riches en profitent vu que la bagnole en question coûte dans les 30.000 euros.

Si vous êtes candidat à l’achat d’une vélo électrique, alors là c’est le parcours du combattant et vous n’êtes même pas sûr d’obtenir les 200 euros de la prime.

On vous le dit, pour Bercy, le cycliste est un pouilleux.

On le savait déjà.

à lire dans Carfree

L’ânerie du cycliste

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l’ânerie d’Uffoltz

Réminiscence du passé?…je ne sais pas

Deux types montent le col Amic à Wuenheim.

Ils dissertaient entre-eux.

Sur quoi?

Sur les vélos électriques qui montent tout seuls.

Le vélo électrique, chacun le sait, c’est le vélo fatal, celui dont on a du mal à se remettre.

Les « cyclistes musculaires » sont épouvantés. Ils craignent la contamination. D’autant que certains sont devenus électro-sensibles: ils portent en eux un gène de prédisposition au vélo électrique.

Léger embonpoint, cardiopathie compatible avec les batteries lithium, …bref! comme disait Pépin, tous les signes annonciateurs d’une mutation prochaine du virus électrique qui les feront basculer vers le vélo hybride, cette chose à mi-chemin entre la petite reine et la fée électrique.

Le diable est en nous, il faut se faire vacciner tout de suite pour exorciser le mal.

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J’ai fait mine de m’intéresser à l’étiquette, puis je suis passé devant les compères…Sur l’étiquette, il est écrit « merci de respecter le travail des autres; merci de ne pas voler le bois des autres » un vœu pieux sans aucun doute pour qui n’a pas de morale

Je suis passé en douce devant eux à hauteur du camping en précisant que je n’avais aucune intention belliqueuse d’en découdre, comme pour m’excuser.

Le « maxou » impayable, il s’excuse de passer devant deux types pas nés de la dernière pluie.

Perdu!

Les deux types se sont tus en me regardant passer, piqués dans leur orgueil.

J’ai donc mis un booster pour rester devant avec mes restes d’adrénaline et de testostérone.

A chaque lacet, mouvement de casque vers l’arrière…j’entendais le cardio en émoi qui gémissait sur le cadran.

Ta gueule, le cardio!

C’était pas le moment de péter une durite…

Puis à Kohlschlag, j’ai vidé tous mes bidons pour arriver en haut plus vite et j’ai mis le chrono en marche.

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J’attends mes poursuivants

Une minute cinquante huit d’avance!

La dérision à l’état pur.

Sur le banc de granit, chacun a repris son souffle et parlé « triple » et « compact », un sujet confraternel.

Le plus aguerri expliquait sa technique de grimpée, « je remets trois dents quand c’est moins dur »…tout en dégustant une banane…« mais dans les grandes pentes, je prends le triple et je me cale sur le pignon du milieu et je n’en bouge plus… »

A chacun son sophisme! ça fait toujours impression devant l’auditoire.

N’en parlons plus.

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C’est très beau ici  m’a dit l’autre. Les nimbus traînaient en lambeaux sur le Markstein au loin

La hache de guerre enterrée, on a poursuivi jusqu’au Vieil Armand et ses cargaisons de touristes en pèlerinage mémoriel.

C’était mon ânerie du jour.

 

 

 

Le VAE entre dans la danse

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Comme on pouvait s’y attendre, voici des VTT électriques invités à se joindre aux randonnées ouvertes au public.

C’est le cas de la Trans-Vosges Saônoises organisée le 2 septembre à Champagney.

Il est précisé en petites lettres sur le flyer « les 4 parcours sont ouverts aux VAE ».

C’est clair, on ouvre l’accès au vélo électrique pour ratisser un plus large public.

Moi ça me dérange qu’on propose un grand parcours de 67km et 1500 de dénivelé aux deux types de vélos confondus.

Imaginons une rampe où vous crapahutez avec votre vélo dans du terrain glaiseux et deux, trois, quatre VAE (voire plus) qui vous filent le train et trouvent que vous n’allez pas assez vite pour dégager le terrain!

Je sais comment ça se passe. Des vététistes à l’électricité, il y en a désormais plein le massif vosgien qui font des raids de 60 à 80 bornes sans difficultés.

Bon vent à la Trans-Vosges Saônoises.

Sans moi.

Pour sûr!