Le fractionné imposé

Lorsque j’ai commencé le jogging, on m’a déconseillé le fractionné, c’est à dire alterner marche et course.

On m’a proposé de courir moins vite sans m’arrêter.

Données cartographiques ©2022 Google

Mais je ne peux plus faire ça actuellement, alors je m’arrête et je marche sur 50 mètres. Trop lourd, trop tout…et un cardio toujours trop haut (145bpm) soit 10 puls de plus qu’il y a un an. J’arrive à avoir la trouille à force.

Six fractionnements sur cinq kilomètres. Je pourrais dire moins un à 13mn 20 pour relacer une chaussure. Mais ça fait toujours au moins cinq fractionnements et, pas de bol, les deux feux de la RD étaient au vert pour moi.

Cinq kilomètres

Je me suis habitué à courir cinq kilomètres. Au-delà je sens la fatigue. Aujourd’hui j’ai testé l’aller-retour jusqu’à la ferme d’Aspach. J’ai juste la distance recherchée. Le tronçon de Vieux-Thann à Leimbach est dangereux car nous n’avons pas de place sur l’accotement. Je progresse face aux voitures pour les voir arriver et me ranger sur le bas-côté.

Je module mon rythme pour régler le cardio. Je croise des cyclos, d’autres me dépassent. Et aussi deux voitures qui n’ont rien à faire là alors qu’on croit pouvoir être en paix sur ce chemin de Leimbach

au bout de 15 minutes de course mon cardio se stabilise autour de 140

Le capteur de ma Forunner 235 pédale au démarrage. C’est pénible car il affiche des cardios délirants jusqu’à 270 et parfois ne revient pas à la normale.

Equidés

J’ai décidé de marcher jusqu’à eux. Puis je les ai observés. Ils font preuve de quiétude, à l’insu du destin de la planète. Ils ont bien raison.

Enfin je suis parti gambader dans la forêt.

5km à coté de Sentheim. Non loin de la chapelle des Bouleaux

Croissant

Un croissant pédestre à Schweighouse, montre au poignet. Cinq kilomètres en forêt. J’ai commencé par le parcours de santé, puis une boucle le long de la D83. Retour à la salle des fêtes.

C’était le sport du jour.

Mise en scène

Finalement, il va faire beau toute la journée. J’aurais pu me dispenser de courir ce matin.

Circonvolution

Je circonvole autour de Vieux-Thann et je rentre.

C’est dur.

Pourquoi tu le fais alors si c’est dur?

Comme ça. Pour être maso. Je me demande si le sports faciles existent…je ne sais pas moi. Par facile j’entends des sports qui ne font pas suer le burnous. Mais alors si vous en connaissez, dites le moi.

Ville et campagne

un tour vers le parcours Vita à Leimbach après avoir grimpé la rue du Panorama

C’est vrai que c’est un privilège d’être à la ville et à la campagne à la fois sans devoir prendre sa voiture; on peut varier ses parcours pédestres et y mettre un peu de trottoir et un peu de chemin forestier.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Je suis moins à l’aise dans les chemins pentus et gras. J’ai la hantise de la chute ou de la cheville tordue.

J’ai quand même arrêté le cardio car il s’affolait…et moi aussi. J’ai affiché l’écran distance et allure à la place.

Comme j’ai dépassé les 5 km habituels rien que pour voir, j’ai ressenti la fatigue sur les 2 km supplémentaires, une sorte de lassitude et de fatigue pour porter ma carcasse. Garmin m’attribue 615 kcal en plus de mon objectif quotidien à ne pas dépasser.

Pour qui vais-je voter?

Courir dans la zone industrielle me change de la ville

Des usines à la campagne, il en faut. A force d’avoir tout refilé aux Chinois, on n’a plus rien à fabriquer. Ceux qui nous ont vendu la France des Services nous ont trompés…et le résultat, on le connait, on importe tout même notre bouffe! Peugeot et Renault fricotent avec les Chinois. Si j’étais au pouvoir je poursuivrais les dirigeants pour intelligence avec l’ennemi. Mais je ne suis pas au pouvoir, vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles. Même les sourds! C’est pour ça que le programme du candidat communiste Fabien Roussel me convient car avec lui on pourrait rétablir la dictature du prolétariat qui nous fait tant défaut. La France au monde du travail, pas à la finance! Vous le voyez, j’entre modestement dans la campagne. Mais avec fracas.

Pour qui vais-je voter?

C’est embarrassant de voter pour un Président dont découlera tout notre avenir politique, social et économique pendant cinq ans. Surtout si ce n’est pas le bon, c’est à dire le sien! C’est l’inconvénient de la Veme République construite sur mesure pour De Gaulle et ses députés godillots du RPR. Notre République continuera donc d’être monarchique avec son prélat de droit divin à sa tête et ses députés recrutés sur dossier. Mélenchon est tenté par la Sixième, mai s’il était élu, ce qui est peu probable, démissionnerait-il?

A ce sujet, ôtons un doute: je n’ai jamais caché mon engagement politique, je suis pour une gauche radicale et la gauche ne peut être qu’en rupture avec le capitalisme.

On ne peut donc m’accuser d’être un cryptocommuniste.

Ça semble primaire comme résumé. Cependant, je suis toujours stupéfait de voir comment les jeunes générations adhérent à des « valeurs formatées et en kit » sans aucune attache ni en cohérence avec l’histoire politique. Il ne me reste donc sur l’échiquier de la Présidentielle que le choix de Mélenchon, de Roussel et de Poutou. Vivre avec ses utopies, ça ne me dérange aucunement...c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’irai pas voter au deuxième tour, sûr que mon tiercé sera loin derrière la meute.

Mélenchon depuis qu’il s’est engagé à réduire le nucléaire n’a plus la cote avec moi. Je suis pour la défense des monopoles et la renationalisation de tout le secteur public industriel ( énergies, télécommunications, transport ferroviaire et voies autoroutières)

J’ai un extrême méfiance envers les écolos car ils ne sont pas en rupture avec le capitalisme. C’est un signe inquiétant.

ZI d’Aspach-Michelbach, c’est une mini-zone qui n’a rien à voir avec les grands centres industriels

Les joggeurs y sont à l’aise avec un grand trottoir d’au moins trois mètres de large sans personne et dont la fine couche de macadam disparait au fil du temps. Dans vingt ans, vous pourrez revenir, les trottoirs seront des friches car en France on ne finance que le premier investissement. Il n’existe pas de budget d’entretien rien que pour des joggeurs. Pas davantage de camions, les usines sont paisibles, sans fumées et sans bruits. On doit y travailler de la feutrine.

Pour le retour, j’opte pour le chemin rural qui longe l’Ochsenfeld

L’Ochsenfeld (champ aux boeufs) est un lieu-dit qui abrite une immense zone de retraitement des terres polluées de l’usine Seveso de Thann (La pollution au chlorure de la nappe phréatique de l’Ochsenfeld en est un des aspects préoccupants.)

Le lieu n’a donc plus rien à voir avec les paysans venus vendre leurs bœufs aux citadins et maquignons.

j’ai tellement galéré avec ce Mont Saint Michel que je me suis promis d’en peindre un autre

Au total, j’ai fait six kilomètres. Bien assez pour ma carcasse et pour me sentir bien dans ma peau et …dans ma tête. Il est vrai qu’à seize heures au moment de faire le bilan de mon emploi du temps, je suis parfois pris d’une honte secrète et indicible générée par mon oisiveté. Lorsque j’étais encore en activité, ma journée était rythmée par des post-it, la liste était préparée la veille et je biffais au fur et mesure mes opérations. Puis quand l’informatique est arrivée, j’ai eu le Palm III-C un agenda offert par la direction mais pas encore connecté. De la rigueur avant toute chose!

Avec l’âge venant, je me demande parfois quelle saleté pourra ternir mon quotidien. On pense tout de suite à la Covid par les temps qui courent. Mais je crains aussi parfois un délabrement mental insidieux. La perte des mots parfois m’inquiète et je me rends compte du grand désarroi de ceux qui ont la conscience défaillante.

J’écoutais l’autre jour à la TV Luc Ferry, l’ancien ministre et philosophe, dire que ses anniversaires lui signifiaient encore une année de moins à vivre et qu’il était plus facile d’entamer un compte à rebours à partir d’un certain âge sans trop en faire état. Comme il a raison. Surtout qu’à la fin je n’aurai pas de rédemption; ma valeur de reprise n’attirera pas grand monde dans l’au-delà.

Mental

Ce sont les premiers pas qui comptent.

Un superman de la discipline dirait que je joue les chochottes. Et pourtant vous ne pouvez pas vous imaginer comme je stresse avant de partir et en enfilant ma tenue de joggeur.

C’est le mental qui en décide, d’abord se convaincre de sortir sinon ma journée sera ratée. Rompre avec la monotonie du retraité qui se laisse vivre, c’est mon but. On dirait être disruptif aujourd’hui pour employer un terme à la mode.

Rien pourtant d’extraordinaire, je ne cours que pendant quarante minutes. Mais quarante minutes à transporter ma carcasse habituellement sur la selle, c’est long et physique à la fois.

Je ne sais pas quelle image je donne de moi en croisant quelques promeneurs, mais l’image qu’ils me renvoient m’interroge, ils semblent surpris de voir « un vieux » courir. Dans notre société les stéréotypes ont la peau dure.

En descendant le long du Rangen, j’ai accéléré modérément. Pour voir comment se comporte mon rythme. Tout content d’atteindre le kilomètre en sept minutes.

La gloire du solitaire.

Allez les jeunes!

A vingt ans, ce genre de joujou n’existait pas

Faut pas déprimer.

En gros les vieux nous font chier. Ils vivent chichement avec tout le pognon qu’ils ont détourné aux jeunes générations.

C’est l’idée répandue.

Moi je me fais tout petit pour passer à travers l’orage. J’ai grandi certainement en profitant des trente Glorieuses mais est-ce ma faute?

Si je fais le bilan, j’ai commencé avec peu de choses, c’est à dire rien. Je n’ai pas le sentiment d’avoir volé quiconque même si j’ai bénéficié d’un statut intéressant par la suite, un des statuts vilipendés aujourd’hui.

Manifestement détruire les conquêtes sociales de l’après-guerre, c’est dans l’air du temps. Sait-on mieux faire aujourd’hui? Effectivement tous les smicards sont devenus des collaborateurs du grand capital et ça leur fait chaud au cœur, aux smicards.

J’ai enfilé mon jogging et j’ai couru. Comme un fou. A péter une durite!

Why does my garmin only write in English?

Mon site sauveur

Trente minutes de course à pied ce matin.

Une heure au retour pour recoller les morceaux de ma montre Garmin qui ne s’exprime plus qu’en anglais.

C’est délicat ces petites bêtes de GPS.

J’ai fini par donner ma langue au chat.

J’ai cherché sur les tutos pourquoi je n’avais plus ma langue. Ce n’est qu’après avoir épuisé tous les reset du plus simple au plus brutal que je me suis rendu à l’évidence: ma montre avait profité du Nouvel An pour filer à l’anglaise.

Après la sieste, j’ai tapé sur Google:

remettre-francais-montre-garmin-bloquee-anglais

C’était mon dernier salut. Et j’ai découvert qu’un site nommé Focus comportait un article Remettre en français une montre Garmin bloquée en anglais (édition 2017)

image Focus (une seule langue au compteur)

Ainsi donc le problème ne serait pas nouveau; depuis 2017 au moins, les Garmin auraient tendance à perdre la langue française. En France, tout fout le camp.

Donc Focus m’a rappelé que sur l’appli Garmin Connect, il existe dans le champ « outils et contenu » un fichier de langues à cliquer au choix dont le Français figure en bonne place entre l’Español et le… Hrvatsky (!)

Hourra!

Merci à Nakan.ch de Focus. L’adresse de Focus est ici

Je n’ai pas trouvé « reprendre » en Anglais. J’ai appuyé sur « résume » alors ma course a été tronçonnée.

La tête et les jambes

C’était Pierre Bellemare qui en 1960 animait le jeu télévisé « la tête et les jambes ». Lorsque l’intello de service ne savait pas répondre à la question, un athlète en maillot devait rattraper les points perdus.

Il n’y a eu semble t-il qu’un candidat appelé à concourir à la fois avec sa tête et ses jambes: Laurent Fabius avec l’équitation choisie comme sport. Il fallait donc avoir le bon cheval en plus du bon jockey Fabius.

Moi quand je cours, je pense à tout en même temps. D’abord à ne pas me casser la gueule en changeant de trottoir ou à ne pas me faire charger sur le capot d’une bagnole.

Une fois que mon cerveau reptilien assure la gestion de ma carcasse en mouvement, j’ai encore quelques emplacements de cerveau disponible, comme aurait dit Patrick Le Lay, pour penser à autre chose. Pas des choses trop intellos!

De temps en temps, je régule le rythme cardiaque, je regarde la Garmin au poignet et quand ça s’emballe, je baisse la pression, un peu comme le machiniste d’une loco à vapeur.

Régler sa cadence de course en fonction de son rythme cardiaque. La cadence de course c’est le nombre de pas par minute (ppm) Avec une moyenne de 156 pas par minute sur le plat, j’obtiens un rythme cardiaque de 136 pulsations.

Loin devant, un promeneur se dessine…tandis que j’en dépasse un autre. Il se tourne vers moi, je le salue…j’aborde le promeneur en face, il est accompagné d’un petit chien. Il aboie comme s’il était apeuré puis se calme, rassuré par son maître.

Le petit chemin qui monte en pente douce dans les vignes du Rangen, je l’ai repéré; j’aimerais le faire une autre fois rien que pour prendre un peu de hauteur. Mais je redoute cet effort. Monter à pied, ce serait hors jeu. Quel orgueil mal placé!

J’allonge un peu le tour en passant par le chemin du Zehnthof de Vieux-Thann.

Aujourd’hui, j’ai couru presque 6 km. Bien assez pour me rendre satisfait.

Activité quotidienne ou bien sport de course, la “petite reine” se positionne devant la course à pied (23%) avec 29% des souhaits de pratique sportive. (source)

Un tour de Thur

Pour faire mon jogging « décentralisé », je prends mon vélo et je l’attache en lieu sûr devant le centre de tri de la Poste à Vieux-Thann. En lieu sûr? finalement je n’en sais rien.

C’est un samedi pluvieux qui s’annonce. Alors je prends mes pompes à mon cou et je fais un tour de Thur à pinces. C’est la première fois que je fais ce tour à pied. Chemin à l’aller, piste pour le retour. Un circuit qui fait juste 5 km et qui me convient.

Je n’ai pas l’expérience du terrain mou; je redoute les ornières.

J’aborde une dame dans le bois. Elle sursaute, elle a eu peur. Le chien m’emboite le pas, il est tout content de courir avec moi. La propriétaire l’appelle, mais non, le chien court toujours. Il me saute dessus, tout en joie. La dame sort son sifflet pour rappeler son chien…il avise un joggeuse qui me suit et se met à courir avec elle. J’ai entendu longtemps le sifflet.

Il y a vraiment des gens incapables de contrôler leurs bêtes. Mais celui-là était gentil, heureusement.

Le phénomène « chien », c’en est un, ne cesse de me surprendre. On ne trouve plus beaucoup de promeneurs sans chien(s). Dès lors je m’interroge, le chien a t-il suscité la promenade de gens habituellement sédentaires? Si oui tant mieux.

Dans mon enfance j’ai eu des chiens, les animaux ne me gênent pas dès lors que leurs maîtres savent se faire obéir en prenant soin des autres usagers. Ce n’est pas toujours le cas. A vélo une chute par la faute d’un animal peut être dramatique. Les propriétaires en sont-ils conscients?

Cela dit, détrompons-nous: en dix ans le nombre de chiens a reculé en France de 1 million selon le quotidien Ouest-France. Il n’y en aurait plus que 7 millions!

Ma matinale

Vieux-Thann et les brumes sur le massif

C’est une course de quartier pour se mettre en action.

Cette semaine, j’ai snobé mes vélos alors il est normal que je me rattrape avec un jogging.

Lez majesté

Je prends mes jambes à mon cou. C’est pas facile. Heureusement je peux me mettre en pause le temps d’avoir le feu piéton. Faut pas croire, aller au Lez ne coule pas de source. Le Lez se noie dans la ville et passe sous les autoroutes en douce. Mon jogging est automatique. Je veux dire que je me déplace en ville comme un automate. Je crains pas de perdre mes jambes en route: elles se débrouillent seules. De temps en temps j’envoie un coup de klaxon, aux jambes. Elles déconnent souvent aux feux. Elles ne savent plus arrêter alors je freine, brutalement. Les mecs au volant applaudissent. Puis le long du Lez je pense à Frêche qui voulait faire voguer des voiliers comme Robert Dhéry et son Petit Baigneur sur la Seine.Je l’aimais bien Frêche. Il avait l’envergure de Mitterrand pour tromper le petit peuple.

Trompe l’œil sur l’immeuble. C’est pour de faux, bien sûr

La vie citadine est une belle escroquerie. Il suffit d’y croire. Je vais encore y croire. Une fois.

Ma Garmin s’emballe

Entre deux averses, un tour de ville

J’ai attendu au moins cinq minutes mon tour à la hotline Garmin.

Ma montre Garmin 235 s’est emballée lors de mon jogging. J’avais le cœur en permanence à 180 puls. Garmin appelé, j’ai du lire avec une loupe le n° de série au dos…puis on m’a remis les compteurs à zéro, c’est à dire procédé en live à la réinitialisation du computeur.

Mon cardio s’est emballé dès le départ.

Age, taille, poids,etc…

Et en guise de conclusion, que m’a dit l’opérateur?

Si ça se reproduit, vous nous renvoyez la montre et on vous en donnera une autre…

Des commerçants comme Garmin, j’adore.

Contre la montre

J’ai mis la casquette à l’envers pour protéger ma nuque du soleil

Pour un peu je me prêterais presque au jeu de la course à pied. Or je suis seul. Je cours donc contre moi-même. C’est pratique parce que je peux m’arrêter à un point que je fixe arbitrairement devant moi comme étant celui d’une étape.

Au petit-pont, une étape bienvenue à l’ombre

Puis je repars.

Le monsieur aura tôt fait de me semer avec son accompagnatrice à vélo

Aujourd’hui il fait très chaud. Tout est relatif, nous n’avons que 26 degrés mais en courant sans autre ombre que moi-même, je suis vite liquéfié.

Aujourd’hui Schweighouse-Thann, ce qui me fait 7.8km
C’est très technique aussi la course à pied si on veut dépouiller la montre Garmin au retour. On voit vraiment que ma FC croît au bout de 30mn ce qui témoigne d’une fatigue.

Session de rattrapage

C’est ma session de rattrapage. Je ne suis pas doué. Vous avez vu nos jeunes? des scores au bac dignes d’une République soviétique. On est vraiment bons pour délivrer des parchemins. Faut pas croire, la génération Facebook est très capée.

Arrivé 16 heures, il est temps de réagir. Trop tard pour le vélo. Je saute dans mes baskets et je cours. Après 5 km, bien liquéfié, j’ai bon. C’est une conduite puérile mais elle me permet de ne pas me laisser avachir par le farniente.

J’écoute l’arrivée du Tour dans la voiture et à la maison, je vois un Belge de feu Wout Van Aert gagner à Malaucène après deux Ventoux.

Bravo Wout.

Wout Van Aert. Bravo mon gars!

En rentrant, je croise Jean sur son vélo qui monte à Michelbach. Demi-tour. Je le dépasse et je me poste aux quatre routes. Il arrive…je lui fais de grands signes pour qu’il s’arrête…Le monsieur vient moi: « oui!… » Ce n’est pas Jean. Je suis confus. Je m’excuse. « Y’a pas de mal »

En chemin dans la dernière montée de Guewenheim-Roderen, un cycliste qui pousse à pied. Je lui propose de l’emmener. Non merci, je monte juste à pied.

A Roderen, un autre qui pousse. Pneu à plat. Je lui propose de l’emmener. Non merci, ma femme arrive.

Je pense à ce pauvre Axel Kahn vaincu par la maladie qui le défait, lui qui était si expert. Ce n’est pas juste, la maladie.

Je me suis lancé dans un nouvel auteur du 19eme siècle. Dostoïevski avec l’Idiot. Les auteurs russes parlent beaucoup de la France. Lui parle de la peine, de mort de la guillotine. C’est terrible pour Dostoïevski cette fin de vie brutale. Plus terrible selon lui qu’un soldat qui monte au front dans allégresse.

Avant, j’étais avec Guerre et Paix (tome 1) de Tolstoï. Napoléon dont on commémore le bicentenaire de sa disparition était un envahisseur craint et respecté. Il a mis la pâtée aux Austro-Russes à Eylau. Les vaincus faisaient en sorte de se faire passer pour vainqueur en rentrant chez eux. Les nobles-généraux reprenaient leurs occupations civiles comme de rien.

Posséder des villages, des gens, c’était quelque chose de normal dans cette Russie là.

Il faut que j’atteigne 70 ans pour me lancer là-dedans. C’est passionnant.

Après Chateaubriand et Victor Hugo, je vais devoir changer de siècles.

J’ai tout essayé

circuit à refaire en l’étudiant avant de partir

Il est rare que j’aille courir hors de la cité. Je suis monté en voiture jusqu’aux hauts de Roderen.

Traverser le Michelbach hors des sentiers, impossible aujourd’hui. Je me suis engagé dans des broussailles, des ronciers et des champs d’orties, traversant des barbelés pour aboutir aux bords d’étangs sauvages où les carpes se doraient la pilule.

En conclusion j’ai du courir bien au-delà de mes prévisions, soit 10 km.

Mon parcours improvisé

J’avais mal commencé car voulant faire le sentier des Moineaux, au bout de 500m, j’ai perdu la trace. Me voila grimpant dans la prairie jusqu’à Rammersmatt. Puis j’ai contourné le mont vers Bourbach …pour aboutir aux quatre routes en haut de Guewenheim.

deux tentatives pour traverser le Michelbach.

1h40 les 10km, pas de quoi pavoiser!

Locale

je me suis encore volé avec le top départ

On attend parfois avant de partir. Tellement longtemps qu’à la fin il est trop tard et on a rien fait. C’était le cas aujourd’hui avec des grains épisodiques qui dissuadaient de prendre son vélo.

Le jogging a ceci d’intéressant, c’est qu’au bout d’une demi-heure, je suis à bout de force. Donc tout va bien, je peux reprendre ma flemme dominicale.

Cœur de ville

Le cœur de ville au pas de course.

Je suis assez content de moi car je me maintiens au-dessous de 7 minutes le kilomètre (6’51). C’est à chaque fois pour moi un vrai défi.

Tour de ville

J’ai fait un essai pour voir si je pouvais élever mon rythme. J’aime les expériences. Un jour ça finira par exploser.

J’ai tenté un tour de quartier. Puis je suis rentré chez moi. Trop chaud dans mon pantalon de jogging. J’ai enfilé un short et je suis reparti pour un tour de ville.

Passant à 6.32mn au kilomètre, je me suis approché du 10km/h (9.2) qui est un objectif pour moi. Je n’étais encore jamais descendu aussi bas que 6.44 mn/km. Il me faudrait atteindre 6minutes pour être satisfait.

Évidemment le retentissement sur la Fc est là: 141 pulsations en moyenne.

J’ai ma dose pour la journée.

J’ai entendu

A la fin de mon footing, j’ai entendu le monsieur qui disait à l’autre, « en marchant vite je fais aussi bien que lui ».

Il l’a prononcé suffisamment fort pour que je l’entende. Je ne sais pas s’il voulait m’humilier d’être aussi lent.

Il a certainement raison. D’ailleurs je suis allé vérifier…

La marche rapide : à une vitesse comprise entre 6,4 et 8 km/heure. Cela correspond à un travail effectué de 70 à 90 % de la VO2 max et à une fréquence cardiaque de 135 à 160 battements par minute. (source). On peut donc en marchant vite allez aussi vite que moi en courant.

Pourtant aujourd’hui, j’ai eu une allure plutôt meilleure que d’habitude avec le kilomètre à 7mn12. Je ne suis pas loin de 6minutes soit 10 km/h avec actuellement 8.3 km/h

Flemme alors!

Heureusement que je peux bricoler le cardio en courant! Aujourd’hui il est resté bloqué à 180. Finalement après moult essais j’ai laissé tomber. Il n’y avait qu’à courir s’en s’occuper du reste.

Courir est beaucoup dire tellement je suis lent. Au bout de cinquante minutes j’étais at home.

On dit que dans la courosphère 50mn de jogging est suffisant. Alors je m’en suis contenté surtout avec le vent glacé de secteur nord.

Gris-bleu, le ciel

J’aime bien ce ciel qui déferle sur le massif

Je passe tellement de fois sur ce trajet à vélo que cette fois j’ai eu envie de le faire en jogging.

Je me suis fait déposer devant la boulangerie d’Aspach-le-Bas et j’ai pris l’itinéraire VTT. Il n’y avait que 7km. Bien assez pour faire mon bonheur!

Le Garmin est assommant: il me dit une fois arrivé « 3 jours de récupération ». Sur le premier kilomètre, le paramètre cardio s’emballe facilement, alors je freine et je réussis à le stabiliser autour de 130-135. Puis je booste un peu sur le dernier tiers.

C’est une affaire de cœur, à n’en pas douter.

Je fais donc mes 7km en 52 minutes (photos et pause technique incluses) et ça me convient très bien.

un itinéraire plat et plutôt goudronné qui me convient pour soulager ma cheville

Labour viticole

En chemin, je longe les vignes du Rangen à Thann

Température d’à peine 2 degrés. Au bout de cinq cents mètres de jogging, je commence à me réchauffer.

Puis le feu tricolore d’Intermarché m’immobilise…

J’ai tenté de régler mon cardio qui oscille autour de 130. Mais un rien suffit à l’emballer. Je sais que je monte à 150 sans difficulté mais la montre-cardio me donne la trouille dès que j’accélère la cadence. Alors je modère. Je fais mes courses en même temps, la poste, la pharmacie et le boulanger pour finir. Avec ma baguette en main, j’ai l’impression de porter un témoin.

Le monsieur m’a fait signe de ne pas rester dans l’axe pour ne pas risquer de prendre une pierre sur la tête.

Puis il s’est assis sur la charrue et a fait signe à son aide de démarrer le treuil

Puis la charrue s’est mis en marche dans ce dédale de cailloux

à chaque point bleu, un arrêt

Simple retour

Je me fais déposer à Cernay et je fais un simple retour dans l’autre sens. Au début il ne fait pas chaud puis on s’échauffe tout seul aidé par le soleil levant dans son dos.

Un itinéraire piéton qui ne demande aucune infrastructure. Franchement le runner ne coûte rien à la Collectivité.

Le pâté de maisons

la photo désormais convenue que tout Thannois est fier de montrer. La tour des sorcières est une ancienne tour de rempart qui date du XVe siècle. Au fil des siècles, elle a servi de prison aux malheureuses victimes accusées de sorcellerie…et à l’arrière plan notre Thannerhubel encore enneigé

C’est presque un pâté de maisons ma ville. Avec huit mille habitants, j’ai vite fait le tour. Du macadam après une nuit pluvieuse permet de rentrer les pieds propres. Courir et ne pas trop en demander, c’est le but de mon jogging. D’une certaine façon je resquille car j’en ai plus pour moins pourrais-je dire: un exercice physique soutenu en moins longtemps qu’avec un vélo.

Mon tour du pâté de maisons, de quoi aller au centre et en revenir. Je m’astreins à ne pas me mettre dans le rouge et je stabilise mon cardio à 130 ce qui donne le km à 7’30 ». Ouarf, ouarf, ouarf! de quoi s’esclaffer! Quand je dépasse un piéton, je me retourne pour voir s’il ne me rattrape pas. Un ami m’a dit tu devrais essayer la marche rapide. Je vais demander des conseils à Yohann Diniz

Comment va l’entorse?

J’ai essayé ma cheville en reprenant un mini-jogging après trois semaines de repos

Comment va l’entorse? bien merci!

Samedi dernier, ça a fait trois semaines que j’ai entendu « crac » en enjambant un arbre tombé en chemin.

Mauvaise réception!

Au début ça gonfle, on boitille, un hématome apparait. On a du mal à enfiler sa chaussure, même avec un chausse-pied. Le vélo, je l’ai repris assez vite car le pied est bien calé latéralement sur la pédale. Méfiance en déchaussant!

Trois semaines plus tard, je marche normalement sans claudiquer mais le médecin m’envoie pour six séances chez le kiné en réadaptation.

Je n’irai pas.

Mon travail de réadaptation je vais le poursuivre moi-même. Mon premier apprentissage je l’ai validé ce matin en courant 3km en gardant la cheville dans le plan de mobilité, c’est à dire à plat en évitant les zones à déclivité latérale comme les trottoirs en pente…et en faisant gaffe de ne pas une nouvelle fois me tordre la cheville. Les trottoirs en pente avec les entrées de garage, fatalement se font ressentir au niveau de la cheville qui doit compenser la verticalité du corps. Mon deuxième apprentissage sera donc de travailler « les plans merdiques » comme dit dans cette vidéo.

Test en zone 4

Je me suis encore volé, j’ai appuyé sur le départ 500m après être parti

J’ai levé le pied comme le suggérait le modèle Garmin. Ce matin, je me suis donc promené à allure réduite et j’ai réussi à descendre en zone 4, c’est à dire avec 132 puls/sec et à me placer à 84% de ma zone de fréquence cardiaque max.

Zone 4.0 à 4.9: on améliore considérablement sa capacité cardio-respiratoire si l’exercice est répété une ou deux fois pas semaine avec un temps de récupération suffisant (selon Garmin)

Résultat de la course: je ne cours plus le kilomètre qu’en 8 minutes 15. Voila qui ne satisfait pas du tout mon ego.

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