Montpellier, à pied

La Surdouée ne cesse de surprendre.

La ferveur sportive de la ville le long du Lez le dimanche matin suppose que chacun respecte l’autre tellement nous sommes nombreux. A l’entrée de Lattes, demi-tour. J’ai un vent frais du nord pour évacuer la transpiration et j’arrive bien sec à Montpellier. J’éprouvais un nouveau maillot tout polyester qui ne colle pas à la peau et qui donne l’impression d’être frais comme un gardon.

La pluie est là, alors c’est course

Courir sous la pluie. C’est un moyen détourné pour ne pas prendre le vélo. Une forme de traitrise à son engagement militant de cycliste.

Bof, on s’en fout un peu de l’engagement militant.

On peut encore courir jambes nues, mais j’ajoute un imperméable, un Vaude très bon, ventilé mais qui ne gonfle pas dans le vent.

La pluie n’est pas un facteur aggravant puisque je rentre toujours mouillé de haut en bas.

Aujourd’hui j’ai couru avec un cardio moyen de 137 puls. Ce qui est considéré par Garmin comme un Training Effect de 3.9 sur une échelle de 1 à 5…et donc une aérobie qui améliore la capacité cardio-respiratoire.

Parfois j’atteins 5 sur l’échelle et je me fais engueuler par Garmin qui me dit « effort trop soutenu » et donc concrètement je risque de péter un câble en langage électrique.

Il suffit d’y croire sans trop se prendre la tête.

Thann, le tour du pâté de maisons fait cinq kilomètres

J’ai zigzagué à travers le marché parmi les badauds. Quand c’est mouillé, faut faire gaffe, je n’ai plus vingt ans, je peux glisser facilement. J’avais les pompes Décathlon imperméables que je ne chausse qu’en pareille occasion. Mais tout de même, je me méfie des zones pavées en granite et des plaques en fonte. Les camelots haranguent la clientèle qui s’esclaffe.

Quand j’aborde la piste du Rangen, je me mets en mode roue libre. La dame attrape son toutou; il est tout frisé et gris. Etonnamment la dame l’est aussi, toute frisée et grise. Et quand j’arrive au feu rouge de Vieux-Thann, j’espère avoir droit à une pause d’attente du bonhomme rouge.

Douze kilomètres

Mon Luger du jour, 12km tout rond
Le Luger P08 qui m’a servi de modèle pour mon itinéraire

Douze kilomètres. Record battu.

Il me reste encore 9 km pour atteindre un semi-marathon.

J’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai pris mes jambes à mon cou.

D’abord un bord étroit vers la vallée, puis un retour vers la plaine.

But du jeu, battre mon record de longévité à la course à pied. Autrement dit rentrer avant d’être mort. J’ai déjà couru plusieurs fois 10 ou 11 km.

J’ai commencé par afficher 5 km dans mon logiciel mental, puis 7, puis 9 et j’ai terminé à 12. A la fin j’ai manqué de neurones pour mon calcul mental. Faudra que je rachète de la mémoire.

Sinon les jambes ont suivi, j’ai juste la plante du pied droit qui commençait à chauffer et j’ai tendance un peu à trébucher sur la fin. Peut-être des symptômes de Parkinson?

Mise à pied du cycliste

Ma maigre CAP du matin, 5km autour de chez moi

Descendre du vélo pour un cycliste n’est pas toujours simple. J’en parle avec de nombreux amis…et aussi en connaissance de cause depuis que je me suis mis (modestement) à la course à pied (CAP).

Depuis plus de deux ans que je cours, les avis des confrères cyclistes sont assez mitigés. Je n’imagine pas courir autour du quartier me dit-on. Je crois que la cause du rejet est tout simplement culturelle: courir serait une forme de renoncement à aller aussi loin et aussi vite qu’avec un vélo. Le vélo serait donc supérieur à la course à pied. Curieusement cependant, les cyclistes sont aussi des marcheurs; nombre de clubs s’exercent à la marche l’hiver lorsque les routes et le temps ne se prêtent pas au vélo

Mais c’est compter sans les compétiteurs qui s’adonnent à la fois à la CAP, au vélo et à la nage. Ceux-là sont des athlètes plurifonctionnels et méritent respect et n’ont pas de réticences à pratiquer l’un et l’autre sport.

Venir au vélo après la course à pied?

Je ne sais pas les sensations de celui qui passe de la CAP au vélo. J’en rencontre peu. D’ailleurs, j’observe que la CAP rencontre un succès grandissant. Est-ce la simplicité de mise en œuvre? le retour à une forme de pratique originelle, voire primitive, du corps?

Ce matin en 35′, j’ai consommé 370 kcal.

Ce que je sais en revanche, c’est que la CAP est pour moi très difficile, et en dépit de ma pratique vélo. Chaque fois que je croise ou dépasse un coureur à pied avec mon vélo, j’ai du respect pour le courage qu’il faut mettre en œuvre et aussi de l’admiration.

Running to Doubs

Courir à Besançon le long du Doubs, un must

Faut oser un titre comme ça, surtout quand je rentre « lessivé » à 6’30 » le km. Faut qu’j’m’calme.

J’ai pris la photo à mi-chemin devant la Citadelle de Vauban
pas rassurant le marquis

Dans le nombre, les vétérans ne sont pas légion. Se fondre dans la masse de coureurs patentés le long du Doubs à Besançon vous donne des ailes. Compteur en main, je veille à ne pas m’embarquer trop loin. A trois kilomètres en aval du fleuve, je songe à retourner tout en changeant de rive.

Le petit pont de Mazagran tombe à point dans la torpeur de l’été.

Auparavant, j’ai traversé le pont Battant où trône la statue du marquis Jouffroy d’Abbans.

Puis j’ai longé le quai Vauban et traversé l’immense promenade Chamars (qui serait la contraction de champ de mars)…

le remontant en sels minéraux, après l’aérobic, l’apérobic

Lac de la Forêt d’Orient

Après 10 heures j’évite de courir, la chaleur est là

Timide reprise

les dernières pluies laissent des brumes autour de Thann

Finalement après une semaine de toux, je me suis résolu à tout de même sortir.

J’ai fait cinq kilomètres de course à pied. Sans avoir le temps de tousser. Je ne vais pas m’étendre outre-mesure sur cette rhino-pharyngite qui traîne. Il faut faire avec. D’autres sont beaucoup plus à plaindre.

Chaussures cinq doigts

Les chaussures FiveFingers ont été créées par Vibram en 2006. Elles proposent un emplacement pour chaque orteil, ce qui procure des sensations proches du pied nu bien différentes des autres marques minimalistes.

Ces chaussures Five Fingers sont étonnantes. Mais je cherche où est le plus. En fait, il n’y a pas de plus, il n’y a que des moins, à savoir aucun amorti. Mes petits doigts de pied ne vont-ils pas se sentir seuls? et puis je vais devoir découper mes chaussettes…ou mettre des gants aux pieds?

J’ai tout faux, les chaussettes cinq doigts existent

Lessivé mais content

La course à pied (CAP), idéale pour être lessivé en une heure.

De quoi faire hurler le syndicat des cardiologues!

C’est vrai que le sport des vieux pose problème. Dans le journal de ce matin un confrère de 72 ans s’est effondré sur son vélo en rentrant chez lui. Crise cardiaque foudroyante.

Je ne sais pas si chacun connait son état cardio-vasculaire, si chacun connait ses limites, et pire! si un bon état physiologique, un bon suivi, ne cache pas en fait une pathologie non détectée.

Mon cardiologue me l’a dit « ton test d’effort tu le fais tous les jours sur ton vélo », une façon détournée de botter en touche. La science ne résout pas tout.

Avant d’atteindre le candélabre

J’avoue que je choisis parfois la CAP pour être libéré plus vite le dimanche matin. Mais maintenant, je marche les cent premiers mètres pour me préparer mentalement, pour dire à mon corps « à partir du prochain candélabre devant toi, tu vas te mettre à courir ». C’est déjà l’épreuve mentale qui commence avant la course. J’imagine que certains se disent « et puis non, je renonce, je retourne à la maison avant d’atteindre le candélabre ». Je n’ose jamais le faire car j’ai une fierté intérieure qui me l’interdit. Je l’interprète comme ça en me disant que c’est puéril. C’est seulement après les deux cents premiers mètres de course que je suis gagné par le doute et la difficulté. Bouger sa carcasse à faible vitesse me semble incongru. Il me faut tout de suite fixer des étapes. Le premier kilomètre sera un encouragement, le droit de boire par exemple et de faire un « stop and go », et de reprendre. A mi-course, je me considère déjà gagnant et aussi gagné par la fatigue. Je sais que je vais traîner les pieds davantage comme un vieux déambulant dans le couloir de l’Ehpad Korian. C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai ordonné l’itinéraire en choisissant le sentier « cailloux-racines » à l’aller et la piste cyclable goudronnée au retour où je risque moins de m’étaler.

Les trottoirs sournois

Le trail urbain a ses avantages et ses inconvénients. Je n’en abuse pas pour éviter tous les gaz d’échappement tout en appréciant les sols plats. Ma hantise, c’est de me tordre la cheville car le cycliste n’a pas de chevilles rompues aux efforts latéraux.

Quand j’arrive en ville, les trottoirs sont sournois avec les pentes des bateaux, les aspérités, les regards disjoints, les traversées de rue anxiogènes, les virages en table de bistrot qui sollicitent l’inclinaison latérale des chevilles. Vivement la fin!

750 calories en une heure!

J’ai fait 100 bornes hier sur le vélo et 10 en course ce matin. Incomparable débauche d’énergie. Après une demi-heure, je ruisselle encore et j’ai perdu 800 grammes en transpiration.

Garmin ne s’y trompe pas: il enregistre les 4 heures de vélo à 882 calories et l’heure de CAP à 750 calories.

En plus en faisant le plein de ma gourde à Cernay, je n’ai pas redémarré le chrono et je me suis volé 300 mètres. J’ai donc rallongé à la fin pour faire un compte rond.

Complètement barjo le Maxou!

Age, taille, poids

moi au retour

Le triptyque âge, taille, poids est là pour servir de juge de paix. Tous les types demi-gros comme moi sont portés par le vélo et donc « sustentés ». Rejoindre un standard, 1.70m et 70 kg, impensable pour moi. il est normal que je paie « plein tarif » à pied.

mes 10 bornes du jour

Ce matin, course à pied

Bien calculer son coup pour passer avant l’arrosage du chemin

Ce matin, je suis parti tôt, avant huit heures, pour échapper à la chaleur. Et j’ai couru 10 km tout rond en 1h08.

Je tente de varier mes itinéraires de course à pied. Pas facile. Le plus pénible ce sont les jonctions entre chemins qui obligent à prendre la route sans accotement. A chaque véhicule venant en face de moi, je me gare dans l’herbe. Impossible de courir là-dedans!

Puis je repars.

A la sortie de Thann en direction de Roderen, la D35 est très empruntée; je me gare six fois sur 700 mètres.

A Aspach, je me suis un peu perdu dans le lotissement pour trouver une jonction avec la D34.

Se perdre en courant en agglo m’oblige à faire des demi-tours sur les chapeaux de roue, et je n’aime pas.

Le long du haras d’Aspach, bien calculer son coup face aux maïs en cours d’arrosage. Un automobiliste pourra trouver un lavage providentiel en emportant un peu de shampoing pour la carrosserie.

Et enfin j’ai encore un tronçon routier sur la D103 pour atteindre la ZI d’Aspach et la rue Scheurer Kestner.

En approche, je louvoie un peu pour affiner mon score à 10km.

A 9 heures, j’étais à la maison.

Ma course, mes projets

Mon parcours du jour fait 7km

Je cours dans un univers clos.

Dès lors qu’on part de chez soi, la course à pied permet de s’éloigner encore moins qu’à vélo. C’est une évidence. Et pourtant c’est un univers de liberté. Bien sûr, je pourrais m’éloigner à vélo et courir ensuite sur des chemins nouveaux. Mais je ne sais pas ou garer mon vélo en sécurité pour être sûr de le retrouver au retour.

Je ferais en somme du biathlon sans le savoir.

Prendre la voiture pour aller courir? cela m’insupporte.

Le chemin est long, tellement long que je renonce à compter mes pas.

Je vois au loin une silhouette. Marche t-elle? court-elle?…c’est un sujet de distraction qui m’occupe l’esprit.

Je distingue une petite chose qui bouge à coté de la dame. Un micro-chien qui joue avec sa balle et qui n’est pas emballé par la marche.

Ces petits animaux court sur pattes doivent faire beaucoup plus de pas que nous lors de la promenade.

Je m’arrête pour dire bonjour et échanger quelques mots. Puis je repars.

Il faut m’ingénier à trouver un itinéraire plat qui évite la route et les grimpées qui me sont inaccessibles sur le plan cardiaque. Sauf à marcher. Guidé par un score? un peu mais avec modestie. Je sais courir 10 km et c’est donc un repère dans l’élaboration de mon circuit. Aujourd’hui, je dois monter à Leimbach en fin de parcours. Une épreuve! Je finis par marcher rue des Vignes. Et je reprends une fois arrivé sur les hauteurs.

enregistrement du rythme cardiaque sur mes 7 km. ne pas se faire violence.
rythme moyen 140 Pls/s

Mon prochain défi serait d’atteindre le tour du lac de Michelbach en partant de chez moi. Compter 16 km.

Inenvisageable à court terme et avec un temps aussi chaud.

Avant que les forces me manquent de façon définitive du fait de l’âge, je peux encore raisonnablement atteindre le demi, comme disent les runners, c’est à dire 21 km soit un demi-marathon. On a bien le droit de rêver. Pour y parvenir, je dois apprendre à courir pendant 150 minutes soit 2h30. Vaste entreprise.

J’ai pesé ma perte en eau sur la balance, 600 grammes et j’ajoute ma boisson 350 grammes. Presque un kilo, vite repris avec ce que je vais boire dans la journée.

7 km et 48 minutes. Bien assez pour me contenter.

Je monte l’escalier

Ma course est un peu hippique, non?

Dans un dernier sursaut, je monte l’escalier.

mon cœur de course

Mes frusques sur le carrelage font de jolis entrelacs.

Mes pompes en chien de faïence dans leur boite n’ont plus qu’à se recoucher.

J’éponge une à une les gouttes de sueur sur le clavier. Je peine à contenir le flot ruisselant. Et je me dis, là, tu exagères.

J’attends que la chaudière finisse de refroidir.

Je me sens bien.

Un fois là, je suis à 2500m soit la moitié de mon parcours du jour.

Crash-test lunettes

Aujourd’hui à la faveur d’un radoucissement, je tente un 10 km en CAP et je fais un aller-retour Thann/Cernay

La chute est une aventure

En course à pied, je suis aussi capable de tomber, comme à vélo. Je suis donc un chuteur polyvalent, pourrait-on dire. J’imagine ne pas être le seul à prendre une gamelle de temps à autre. La chute s’apprend, c’est même un art en sport martial.

Pour moi qui ne cherche pas la difficulté en terme topographique, ma chute du jour est à plat. Sans aspérités particulières et sur un sol mi-terreux, mi- caillouteux. Bref une chute fastoche comme on peut la rêver…mais une chute martiale tout de même.

Le problème, c’est qu’on n’a pas de détecteur de chute avec nous, donc la chute ne prévient pas. Ah si on avait un gadget sophistiqué qui nous dise « attention tu vas te casser la gueule! » son inventeur ferait fortune, sans doute.

une pompe bienvenue au bike-park de Cernay permet de remplir la gourde

ça secoue les neurones

Mais là, non! Je me suis ramassé brutalement de tout mon long en trébuchant. Le cerveau tombe de haut et ça secoue les neurones qui sur le coup ne sont pas contents. Comme toujours je me relève fissa pour voir si personne ne m’a vu tomber. Dans la fraction de seconde, j’ai vu mes lunettes voler…elles ne sont donc plus sur mon nez. Je cherche…et ça me rappelle une ancienne chute à VTT en 2016 où je suis retourné le lendemain avec un râteau pour les chercher dans la broussaille.

Où sont passées mes lunettes?

Aujourd’hui encore, je ne trouve pas mes lunettes. Mais je sens sous mon pied une résistance. Ce sont mes lunettes en acier chirurgical qui couinent sous la douleur.

Macadam cowboy

Derrière le Centre de Tri Postal, un gros arbre barre le sentier botanique. Demi-tour, je prends la ZI et je retrouve le macadam. Je sais tirer les enseignements de mes chutes, elles ont souvent le signe de la fatigue accumulée. Je suis conscient que courir 10 ou 11km n’est pas facile car je mobilise énormément de mon potentiel physique avec un cardio à 140 permanent pendant 80 minutes. En CAP, j’ai une démarche saccadée et je ne lève pas assez les pieds; en fait je dois courir avec un faible bagage musculaire et un handicap de poids qui m’empêche d’être plus aérien dans ma foulée. Je dois apprendre à courir avec mes tares et sans trop d’ambition.

Sur le macadam, je suis plus à l’aise. Je suis un macadam cowboy.

Au km 11, je suis au coin de ma rue. Raz le bol, je marche.

Canicule et course à pied

revégétaliser ce qui peut encore l’être en ville

Les effets de la canicule

Aujourd’hui à 11 heures, le thermomètre affiche 31°C sous abri à Thann…et l’on annonce jusqu’à 38!

Pourtant la canicule n’est pas encore là: pour y parvenir en France, il faut trois jours consécutifs de fortes chaleurs ET que la température ne baisse pas en-dessous d’un certain seuil la nuit. Mais la canicule n’a pas la même définition selon les régions. A Paris, c’est 31°C le jour et 21°C la nuit, alors qu’à Marseille c’est au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit.

Les villes sont les premières concernées par le réchauffement climatique. Normal, elles ont tout bétonné et macadamisé.

Alors chacun y va de sa solution pour se protéger des épisodes caniculaires. Quand je cours en ville, je choisi le coté de la rue abrité par de l’ombre autant que possible.

Il faut revégétaliser en ville, c’est la première méthode trouvée pour se protéger. Planter des arbres au milieu des chaussées trop larges, équiper les toits, ne rien laisser en surface capable de réverbérer.

Tout ça va coûter plusieurs milliards et entraîner une révision de nos modes de vie, fatalement…puisque nous avons pris beaucoup de retard dans les bonnes mesures visant à diminuer drastiquement l’effet de serre de la planète.

Gare à la déshydratation!

Les sportifs se protègent eux-aussi. Ils font du vélo plus tôt le matin…et il n’oublient pas de boire pour compenser la transpiration. Un « bon » sportif sait tout ça. En revanche, je croise parfois des gens peu protégés.

35 mn de course seulement

J’avais fait mon vélo hier, alors ce matin je me suis contenté d’une course à pied de 5 km selon mon parcours habituel. A mi-parcours, j’ai bu 12 cl (soit un verre) d’eau emporté avec moi. Tout juste assez pour ne pas avoir la bouche sèche. Avoir la bouche sèche est le premier signe qu’il faut boire et il est même mieux de boire avant. Tête couverte évidemment.

Huit pulsations de plus

Courir le long du vignoble présente quelques inconvénients

Avec une telle température, mon rythme cardiaque s’élève de huit pulsations supplémentaires à la minute (147 au lieu de 139). Il ne faut donc pas trop abuser de sa forme relative et se croire insensible à la chaleur.

Courir en ville comme je le fais n’est pas forcément la meilleure formule car je respire, outre de l’ozone, beaucoup de polluants, de micro-particules qui se recombinent entre-elles sous l’effet de la chaleur, sans parler des pesticides des vignerons qui ce matin aspergeaient leurs vignes du Rangen.

En 2008, on traitait encore le Rangen avec un hélico…

Balades en Morvan

Le Morvan occupe un grand massif forestier aux confins des départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne, 

Depuis 2012, je n’étais pas retourné dans le Morvan.

J’y avais alors accompli le Brevet Cyclo Montagnard en deux jours. Cette année là 930 inscrits pour pédaler sous la flotte. voir aussi ici BCMF, un bon cru

Je n’étais pas très fier d’avoir osé intituler un billet Château-Chinon, son vin et sa flotte qui me vaut encore aujourd’hui de nombreux lecteurs interpellés pas ce titre qui prétend qu’on cultive la vigne dans le Morvan et en particulier à Château-Chinon.

Mais je ne me suis trompé qu’à moitié car à Vézelay (qui participe aussi du Morvan), on cultive 100 ha de vignes nouvelles depuis que le phylloxéra a anéanti les 1000 ha d’alors au XIXème siècle.

Je ne serais pas complet si je n’évoquais pas cette escapade en 2001 avec mon club ACRM de Mulhouse où déjà j’avais dû avoir le moral en berne puisque j’avais enfilé des sacs plastique sous mes chaussettes pour me protéger de la pluie.

Je retourne donc dans le Morvan à titre touristique sans but aucun de concourir à je ne sais quelle excellence.

Le lac des Settons

Le lac des Settons (360 ha) date du milieu du XIXème, il est celui que je préfère: il est accueillant pour les touristes car on peut le parcourir à pied sur toute sa périphérie, soit 14 kilomètres.

le barrage du lac des Settons

A l’origine, le lac a été édifié pour faciliter les flottage du bois par la rivière en direction de Paris. Le bois acheté par les marchands parisiens était coupé en tronçons de 1.14m de long, marqué puis jeté à la rivière La Cure. En aval des lacs et étangs, toute la famille morvandelle était employée sur le flottage 

Le Morvan ce sont des chênes et des hêtres avant tout. Mais la sylviculture cherche à y implanter le sapin Nordmann (pour Noël), ce qui n’est pas sans susciter la désapprobation des écologistes.

le tour du lac en 3h30 à pied

Ouroux-en-Morvan

le lac d’Ouroux

Avoir son lac pour une commune morvandelle est un plus touristique. C’est le cas d’Ouroux-en-Morvan. Une façon de capter un peu de touristes entre Les Settons et Panessière alors même que le pays souffre de sa désertification. Beaucoup de maisons semblent à l’abandon et les enseignes de commerces fermés sont légion.

Château-Chinon

l’hôtel Au Vieux Morvan où séjournait François Mitterrand

Je n’ai pas de chance; à chaque fois il pleut à Château-Chinon. Mon parapluie se retournera plusieurs fois en grimpant jusqu’au calvaire d’où l’on ne verra rien de la ville noyée dans la brume.

notre guide à la table d’observation

Un chat errant nous accompagnera jusqu’à la table d’orientation avec bienveillance. Puis lors du retour, il nous quittera en se dissimulant dans un fourré.

panorama du calvaire

On peut louer pour 89 euros la chambre 15 occupée par François Mitterrand entre 1962 et 1981, si l’on est fan et soucieux de communiquer avec l’au-delà et la spiritualité du personnage.

Le lac Pannecière-Chaumard

l’école de Chaumard, un modèle du genre

Ce lac est plus récent que Les Settons. Construit dans le milieu du XXème siècle, il occupe 520 ha et sert à protéger Paris des crues causées par l’Yonne et la Seine. On y produit aussi de l’électricité.

Je prends mon VTT pour rejoindre deux cols en face du lac

Peu facile d’accès et peu d’équipements touristiques. J’en ai profité pour aller glaner deux petits cols à proximité avec mon VTT. A pied pas de chemin hors la route.

je franchirai le barrage de Pannecière long de 350m muni de 12 contreforts multivoutes
Deux mini-collinets au lac de Pannecière, le Pas du Creux à 367m et le Pas de Saint-Martin à 474m
le premier col (le Pas du Creux) me conduit dans un chemin herbeux peu passager si ce n’est par l’agriculteur du lieu.

Vézelay

j’aborde Vézelay à pied depuis Saint-Père. De quoi ne pas encombrer la cité.
montée à la basilique

Il ne faut pas manquer Vézelay dans la partie septentrionale du Morvan.

  • la basilique Sainte-Marie-Madeleine  (XII siècle)
architecture romane du XIIème siècle
  • la colline classée au patrimoine mondial de l’humanité, elle est le point de départ de l’une des principales voies de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

C’est donc en pèlerin que je me rends à Vézelay au départ du village voisin, soit à peine 4 km aller et retour. On n’échappe pas à la rue Saint-Pierre et à ses boutiques avant de rejoindre la basilique.

Autun

J’ai été conquis par Autun (13000 hab.) en Saône et Loire. Son cadre de verdure rappelle les Vosges. Mais Autun dispose aussi d’un potentiel architectural, les remparts gallo-romains le long du cimetière, son théâtre romain, sa cathédrale Saint-Lazare, son lycée militaire.

Le Plan d’Eau du Vallon aux portes de la ville est aussi un atout touristique.

je m’offre le tour du plan d’eau en CAP (course à pied)

Je monterai voir la Pierre de Couhard, pyramide à l’origine discutée et en mauvais état.

montée à la pierre de Couhard par le chemin creux
la pierre de Couhard ressemble à un gros soufflé dégonflé passé de 32 mètres de hauteur à seulement 22 sous le poids des ans

Curieusement, pas de vélos à Autun!

Tour habituel

La Thur à Thann

Je me suis couché de bonne heure. Comme Proust.

Et je ne me suis pas mouché comme la nuit précédente à chaque demi-heure. A trois heures, le tonnerre. A six heures, l’averse.

Mon tour habituel consiste à rejoindre le centre-ville à deux kilomètres à vol d’oiseau, puis je rentre. Ce qui me fait cinq kilomètres. Ne pas se méprendre: ma ville habite la campagne, ce n’est qu’un gros bourg décati depuis que le Moyen-Âge l’a abandonné. Depuis, c’est devenu un refuge de rurbains, une excroissance au bout d’une voie rapide qui s’étrangle pour traverser la vallée. Sûr que si les locaux me lisent, je me faire incendier. Mais ils ne me lisent pas.

J’ai repris ma route en CAP (abréviation de course à pied). Un tour de ville où la biennale photo s’expose. Dès le départ, ma trachée brûle; je m’en accommode avec une giclée de corticoïde avant le départ.

J’ai à la main la petite gourde de 17cl. De quoi me désaltérer à mi-chemin. Je progresse lentement dans ma technique de course. Je teste des choses grapillées sur le net. Fractionné ou pas? les avis divergent. Moi, je stoppe le chrono et je marche sur 50 ou 100 mètres. Puis je repars.

J’ai une allure de course régulière (zone grise), j’évite les excès. Mon rythme cardio (rouge) semble surpris au départ, puis se stabilise

Puis j’ai zigzagué à travers le nouveau marché.

Je consulte les nouvelles à l’ordi un Kleenex sur la tête pendant que j’éponge le bureau qui ruisselle.

Je suis vanné comme si j’avais couru un 10 km.

Trente-cinq minutes pour évacuer le stress qu’on accumule, dit-on. C’est dommage, je n’arrive pas à en saisir une miette au passage pour voir à quoi ça ressemble, le stress.

Ma course à pied du jour

Je suis vite allé expérimenter mes deux gourdes en ceinture ce matin. Pour ne pas paraître ridicule avec mes mini-bidons de 170ml, j’ai allongé le parcours habituel et j’ai fait dix bornes. J’ai géré ma conso d’eau comme si j’étais dans le désert car avec 35 cl, il faut savoir être économe. Garmin chiffre à 750 kcal mon heure de course. A titre de comparaison c’est presque autant que 50 km de vélo avec 1200 de D+

Evidemment, pouvoir allonger sa course permet de mettre en perspective de nouveaux tracés, plus variés.

J’en profite même si ma foulée est saccadée, certainement peu élégante. Mais après tout, je m’en moque tant que je suis en rase campagne.

Running Belt

tour de taille jusqu’à 119cm. Ouf! Un bidon pour la limonade et un pour la bière

Cinq kilomètres sans boire, je sais faire. Mais avec dix kilomètres, il me faut boire. J’ai donc ajouté à mon maigre bagage un Running Belt, en français une ceinture de course, avec two drink bottles soit deux micro-gourdes de 170ml. Le sport sans connaître l’anglais, impossible. Surtout si on veut être finisher

J’ai vaguement cherché sur le net, mais rien en-dessous de 15€.

Cet après-midi, magasin Action à Wittelsheim (68).

Je rentre dans le magasin. Deux jeunes choisissent de remplacer leur cordon de smartphone. On prend le blister, on le déchire et le cordon rentre dans la poche, le blister va au sol.

Personne ne dit mot. Même pas moi. Trop peur de me faire casser la figure. D’ailleurs les braves femmes chargées des rayons font ne sorte de ne rien voir.

Je suis un peu déstabilisé par la façon de procéder. Passons!

Moi, j’ai trouvé mon bonheur avec cette ceinture dont le prix dissuade toute concurrence, 3.99 euros. Mais j’ai osé payer.

Un dix d’Ascension

Donne-lui tout de même à boire (V.Hugo) Je crache tellement sec que la bave colle au menton (chut!)

J’ai pris la route, plus exactement le trottoir jusqu’à la route de Cernay à Vieux-Thann, puis la piste cyclable.

Un 10km de running pour moi c’est une défonce d’une heure qui me coûte aujourd’hui 850 kcal soit l’équivalent de 50 bornes de vélo et 1200m de déniv

Au Bike-Park de Cernay, j’avais atteint mes cinq kilomètres habituels.

Une pause, puis je repars par le sentier botanique le long de la Thur. Je suis peu habitué à ce type de sol. La petite rigole dépourvue d’herbe au centre du chemin n’est pas confortable. Finalement j’opte pour l’herbe, c’est plus doux au pied mais je crains l’entorse. Deux jeunes à VTT arrivant face à moi caché par la Renouée du Japon manquent de me percuter dans le virage.

Au km 7, je suis à hauteur du centre de tri postal de Vieux-Thann. Je commence à puiser dans mes maigres réserves en surveillant mon rythme. Je sens que ma carcasse pèse et que l’ensemble du personnage est brinquebalant et désarticulé. Un vrai guignol!

Devant le lycée, je trébuche (sur rien!) et je manque de m’affaler, signe de fatigue manifeste.

J’espère pouvoir être plus à l’aise la fois prochaine. C’est clair qu’avec cinq kilos de moins je ferais des merveilles.

Je n’ai pas affiché le cardio pendant toute l’heure, le seul moyen de ne pas me faire peur (avec 150 pls de moyenne à l’arrivée)

C’est mon deuxième 10 kilomètres. Je suis content car je tiens les 7mn/km comme si je courais le cinq habituel.

https://www.openrunner.com/r/14840604
C’est mon deuxième 10 kilomètres. D’habitude je « tourne » sur cinq km

Lors du premier, le 3 juillet 2021, j’ai dû beaucoup marcher si j’en juge par le graphe de l’allure où l’on compte neuf arrêts au moins.

10km du 3 juillet 2021. Au moins neuf arrêts

Je suis dans un groupe Facebook très sympa qui me motive et où l’on rencontre de véritables « pointures »

Otarie

Un parcours en forme d’otarie

Aujourd’hui, j’ai fait un kilomètre de plus pour varier mes itinéraires habituels qui font plutôt cinq. Une fois à la maison, j’attends la fin du processus de transpiration.

Sur la balance, j’accuse 800 grammes de perte de poids en 42 minutes!

Il fait 26°C et cela me semble beaucoup pour un mois de mai.

J’ai rejoint un groupe Facebook qui s’appelle Progresser en course à pied . Les membres y sont très bons et certains des compétiteurs confirmés.

Le fractionné imposé

Lorsque j’ai commencé le jogging, on m’a déconseillé le fractionné, c’est à dire alterner marche et course.

On m’a proposé de courir moins vite sans m’arrêter.

Données cartographiques ©2022 Google

Mais je ne peux plus faire ça actuellement, alors je m’arrête et je marche sur 50 mètres. Trop lourd, trop tout…et un cardio toujours trop haut (145bpm) soit 10 puls de plus qu’il y a un an. J’arrive à avoir la trouille à force.

Six fractionnements sur cinq kilomètres. Je pourrais dire moins un à 13mn 20 pour relacer une chaussure. Mais ça fait toujours au moins cinq fractionnements et, pas de bol, les deux feux de la RD étaient au vert pour moi.

Cinq kilomètres

Je me suis habitué à courir cinq kilomètres. Au-delà je sens la fatigue. Aujourd’hui j’ai testé l’aller-retour jusqu’à la ferme d’Aspach. J’ai juste la distance recherchée. Le tronçon de Vieux-Thann à Leimbach est dangereux car nous n’avons pas de place sur l’accotement. Je progresse face aux voitures pour les voir arriver et me ranger sur le bas-côté.

Je module mon rythme pour régler le cardio. Je croise des cyclos, d’autres me dépassent. Et aussi deux voitures qui n’ont rien à faire là alors qu’on croit pouvoir être en paix sur ce chemin de Leimbach

au bout de 15 minutes de course mon cardio se stabilise autour de 140

Le capteur de ma Forunner 235 pédale au démarrage. C’est pénible car il affiche des cardios délirants jusqu’à 270 et parfois ne revient pas à la normale.

Equidés

J’ai décidé de marcher jusqu’à eux. Puis je les ai observés. Ils font preuve de quiétude, à l’insu du destin de la planète. Ils ont bien raison.

Enfin je suis parti gambader dans la forêt.

5km à coté de Sentheim. Non loin de la chapelle des Bouleaux

Croissant

Un croissant pédestre à Schweighouse, montre au poignet. Cinq kilomètres en forêt. J’ai commencé par le parcours de santé, puis une boucle le long de la D83. Retour à la salle des fêtes.

C’était le sport du jour.

Mise en scène

Finalement, il va faire beau toute la journée. J’aurais pu me dispenser de courir ce matin.

Circonvolution

Je circonvole autour de Vieux-Thann et je rentre.

C’est dur.

Pourquoi tu le fais alors si c’est dur?

Comme ça. Pour être maso. Je me demande si le sports faciles existent…je ne sais pas moi. Par facile j’entends des sports qui ne font pas suer le burnous. Mais alors si vous en connaissez, dites le moi.

Ville et campagne

un tour vers le parcours Vita à Leimbach après avoir grimpé la rue du Panorama

C’est vrai que c’est un privilège d’être à la ville et à la campagne à la fois sans devoir prendre sa voiture; on peut varier ses parcours pédestres et y mettre un peu de trottoir et un peu de chemin forestier.

C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Je suis moins à l’aise dans les chemins pentus et gras. J’ai la hantise de la chute ou de la cheville tordue.

J’ai quand même arrêté le cardio car il s’affolait…et moi aussi. J’ai affiché l’écran distance et allure à la place.

Comme j’ai dépassé les 5 km habituels rien que pour voir, j’ai ressenti la fatigue sur les 2 km supplémentaires, une sorte de lassitude et de fatigue pour porter ma carcasse. Garmin m’attribue 615 kcal en plus de mon objectif quotidien à ne pas dépasser.

Pour qui vais-je voter?

Courir dans la zone industrielle me change de la ville

Des usines à la campagne, il en faut. A force d’avoir tout refilé aux Chinois, on n’a plus rien à fabriquer. Ceux qui nous ont vendu la France des Services nous ont trompés…et le résultat, on le connait, on importe tout même notre bouffe! Peugeot et Renault fricotent avec les Chinois. Si j’étais au pouvoir je poursuivrais les dirigeants pour intelligence avec l’ennemi. Mais je ne suis pas au pouvoir, vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles. Même les sourds! C’est pour ça que le programme du candidat communiste Fabien Roussel me convient car avec lui on pourrait rétablir la dictature du prolétariat qui nous fait tant défaut. La France au monde du travail, pas à la finance! Vous le voyez, j’entre modestement dans la campagne. Mais avec fracas.

Pour qui vais-je voter?

C’est embarrassant de voter pour un Président dont découlera tout notre avenir politique, social et économique pendant cinq ans. Surtout si ce n’est pas le bon, c’est à dire le sien! C’est l’inconvénient de la Veme République construite sur mesure pour De Gaulle et ses députés godillots du RPR. Notre République continuera donc d’être monarchique avec son prélat de droit divin à sa tête et ses députés recrutés sur dossier. Mélenchon est tenté par la Sixième, mai s’il était élu, ce qui est peu probable, démissionnerait-il?

A ce sujet, ôtons un doute: je n’ai jamais caché mon engagement politique, je suis pour une gauche radicale et la gauche ne peut être qu’en rupture avec le capitalisme.

On ne peut donc m’accuser d’être un cryptocommuniste.

Ça semble primaire comme résumé. Cependant, je suis toujours stupéfait de voir comment les jeunes générations adhérent à des « valeurs formatées et en kit » sans aucune attache ni en cohérence avec l’histoire politique. Il ne me reste donc sur l’échiquier de la Présidentielle que le choix de Mélenchon, de Roussel et de Poutou. Vivre avec ses utopies, ça ne me dérange aucunement...c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’irai pas voter au deuxième tour, sûr que mon tiercé sera loin derrière la meute.

Mélenchon depuis qu’il s’est engagé à réduire le nucléaire n’a plus la cote avec moi. Je suis pour la défense des monopoles et la renationalisation de tout le secteur public industriel ( énergies, télécommunications, transport ferroviaire et voies autoroutières)

J’ai un extrême méfiance envers les écolos car ils ne sont pas en rupture avec le capitalisme. C’est un signe inquiétant.

ZI d’Aspach-Michelbach, c’est une mini-zone qui n’a rien à voir avec les grands centres industriels

Les joggeurs y sont à l’aise avec un grand trottoir d’au moins trois mètres de large sans personne et dont la fine couche de macadam disparait au fil du temps. Dans vingt ans, vous pourrez revenir, les trottoirs seront des friches car en France on ne finance que le premier investissement. Il n’existe pas de budget d’entretien rien que pour des joggeurs. Pas davantage de camions, les usines sont paisibles, sans fumées et sans bruits. On doit y travailler de la feutrine.

Pour le retour, j’opte pour le chemin rural qui longe l’Ochsenfeld

L’Ochsenfeld (champ aux boeufs) est un lieu-dit qui abrite une immense zone de retraitement des terres polluées de l’usine Seveso de Thann (La pollution au chlorure de la nappe phréatique de l’Ochsenfeld en est un des aspects préoccupants.)

Le lieu n’a donc plus rien à voir avec les paysans venus vendre leurs bœufs aux citadins et maquignons.

j’ai tellement galéré avec ce Mont Saint Michel que je me suis promis d’en peindre un autre

Au total, j’ai fait six kilomètres. Bien assez pour ma carcasse et pour me sentir bien dans ma peau et …dans ma tête. Il est vrai qu’à seize heures au moment de faire le bilan de mon emploi du temps, je suis parfois pris d’une honte secrète et indicible générée par mon oisiveté. Lorsque j’étais encore en activité, ma journée était rythmée par des post-it, la liste était préparée la veille et je biffais au fur et mesure mes opérations. Puis quand l’informatique est arrivée, j’ai eu le Palm III-C un agenda offert par la direction mais pas encore connecté. De la rigueur avant toute chose!

Avec l’âge venant, je me demande parfois quelle saleté pourra ternir mon quotidien. On pense tout de suite à la Covid par les temps qui courent. Mais je crains aussi parfois un délabrement mental insidieux. La perte des mots parfois m’inquiète et je me rends compte du grand désarroi de ceux qui ont la conscience défaillante.

J’écoutais l’autre jour à la TV Luc Ferry, l’ancien ministre et philosophe, dire que ses anniversaires lui signifiaient encore une année de moins à vivre et qu’il était plus facile d’entamer un compte à rebours à partir d’un certain âge sans trop en faire état. Comme il a raison. Surtout qu’à la fin je n’aurai pas de rédemption; ma valeur de reprise n’attirera pas grand monde dans l’au-delà.

Mental

Ce sont les premiers pas qui comptent.

Un superman de la discipline dirait que je joue les chochottes. Et pourtant vous ne pouvez pas vous imaginer comme je stresse avant de partir et en enfilant ma tenue de joggeur.

C’est le mental qui en décide, d’abord se convaincre de sortir sinon ma journée sera ratée. Rompre avec la monotonie du retraité qui se laisse vivre, c’est mon but. On dirait être disruptif aujourd’hui pour employer un terme à la mode.

Rien pourtant d’extraordinaire, je ne cours que pendant quarante minutes. Mais quarante minutes à transporter ma carcasse habituellement sur la selle, c’est long et physique à la fois.

Je ne sais pas quelle image je donne de moi en croisant quelques promeneurs, mais l’image qu’ils me renvoient m’interroge, ils semblent surpris de voir « un vieux » courir. Dans notre société les stéréotypes ont la peau dure.

En descendant le long du Rangen, j’ai accéléré modérément. Pour voir comment se comporte mon rythme. Tout content d’atteindre le kilomètre en sept minutes.

La gloire du solitaire.

Allez les jeunes!

A vingt ans, ce genre de joujou n’existait pas

Faut pas déprimer.

En gros les vieux nous font chier. Ils vivent chichement avec tout le pognon qu’ils ont détourné aux jeunes générations.

C’est l’idée répandue.

Moi je me fais tout petit pour passer à travers l’orage. J’ai grandi certainement en profitant des trente Glorieuses mais est-ce ma faute?

Si je fais le bilan, j’ai commencé avec peu de choses, c’est à dire rien. Je n’ai pas le sentiment d’avoir volé quiconque même si j’ai bénéficié d’un statut intéressant par la suite, un des statuts vilipendés aujourd’hui.

Manifestement détruire les conquêtes sociales de l’après-guerre, c’est dans l’air du temps. Sait-on mieux faire aujourd’hui? Effectivement tous les smicards sont devenus des collaborateurs du grand capital et ça leur fait chaud au cœur, aux smicards.

J’ai enfilé mon jogging et j’ai couru. Comme un fou. A péter une durite!

%d blogueurs aiment cette page :