Catégorie : course à pied

Enfin de la fraîcheur!

Jogging décentralisé dans la fraîcheur matinale avec 16°C.

Le tour du lac ce matin. Une heure et quinze minutes en petite foulée me suffiront pour aujourd’hui. J’ai dépassé les 400 km. C’est une fierté même si j’ai croisé un septua en débardeur beaucoup plus fringant que moi.

Je suis parti d’Aspach, j’ai grimpé jusqu’au lac par la forêt. Puis j’ai fait le tour en commençant par la digue. Un kilomètre sans une âme à l’horizon. Puis je suis revenu par le sentier spongieux recouvert d’écorces fraîches. C’est trop mou, je longe la bordure. Puis je descends au collecteur et je remonte à l’autre bout de la digue. Retour par la digue et descente à Aspach.

Dix kilomètres tout rond. Content de mon tour. L’arthrose de mes genoux, j’évite d’en parler, j’essaie de vivre avec. Mais après dix bornes de jogging, évidemment la douleur est un peu plus aiguë derrière les rotules pour le reste de la journée. Les phalanges, c’est très supportable, mais les genoux c’est plus critique.

Il faut apprendre à vivre avec. Le toubib m’a prescrit du Diclofénac. Savoir que j’en ai, ça me rassure. Je ne sais pas s’il existe des clubs d’arthrosiques…

J’ai des amis cyclos qui ont des prothèses de hanches, ils ont du avoir autrement plus mal que moi.

Jogging, mon sport par défaut

Je m’aperçois que mon appli a dérapé au premier kilomètre, la trace n’est pas la bonne, d’où le pointillé. J’ai du être volé sur mon score…

Quand la fin de la journée approche, j’éprouve parfois le besoin de racheter ma paresse. Alors je cours. Ce soir j’ai pris la route de Roderen jusqu’à la piste cyclable en bas de Leimbach. Terrible de devoir courir sur le bas coté de la route dans les hautes herbes et les orties! Un fois arrivé à la ZI d’Aspach/ Vieux-Thann, je rentre.

Sur mon appli MiFit, le compteur affiche 369 km. J’ai du mal à le croire. J’ai commencé en février 2020. Juste pour voir à quoi ressemble le jogging qui est tant pratiqué.

Une simple curiosité.

Le 20 février, j’ai acheté des pompes de coureur. 123 euros la paire! plus chère que mes pompes de vélo. Le vendeur m’a rassuré, « avec ça vous allez faire au moins 1000 km!… »

1000 km, me dis-je, je ne suis pas prêt d’y arriver. J’en ai déjà fait le tiers.

Faut pas croire, le jogging, c’est difficile et je galère. Au bout de 45 minutes et 6 km je n’en demande pas plus et j’ai bien conscience d’avancer comme une âne. Je sais qu’un compétiteur en 45 minutes court le double de distance, mais comparaison n’est pas raison. Je n’ai plus l’âge de rentrer dans ce genre de considération. J’aimerais bien me décentraliser plutôt que de tourner toujours dans le quartier mais il faudrait que je trouve où garer mon vélo…

J’ai des amis qui ne comprennent pas ce sport alors même qu’ils sont cyclistes. Je dois reconnaître que le jogging est autrement plus exigeant sur le plan physique. C’est un sport debout alors que le vélo est un sport assis. Dès que vous « traînez » une surcharge pondérale, le jogging vous le fait payer à la puissance 10.

Reste que sur le long terme, le jogging doit vous déglinguer le squelette plus vite qu’à vélo..

Vide spatial et temporel

La passerelle est en bois. Si les piles sont généreuses, c’est parce qu’un train y passait il y a un siècle

Ne vous inquiétez pas si je dois intellectualiser des choses simples comme l’ennui.

Ce matin, j’ai démarré la journée en zigzag, c’est à dire sans savoir quoi entreprendre. Entreprendre, c’est facile pour un entrepreneur. Mais pour un oisif comme moi, un retired ou un self-employed comme me désigne Facebook.

Donc ce matin, je sens que je vais rater ma journée. Par temps de canicule, il ne faut pas « se rater » le matin car l’après-midi difficile de « se refaire ».

Je compte mes journées, mes jours, comme si j’avais un calendrier d’activités à assumer. Chez moi, tout est noté, transcrit. C’est pas une vie!

Comme je sais que le grand coté de mon existence est derrière moi, raison de plus pour ne pas louper un jour qui vient.

Celui-là, ce matin, partait en vrille. la vrille étant un zigzag dans l’espace si on veut bien me suivre.

Entre les travaux ménagers, la lecture, la mauvaise herbe, le barbecue à nettoyer, la peinture, les polémiques sur Facebook, je ne sais plus où donner de la tête.

Quand on commence comme ça, on arrive à midi et on a encore rien fait.

A dix heures, je suis vide. Vide comme une batterie déchargée. Finalement ne rien faire, c’est fatiguant aussi. Je ne sais pas répondre à deux questions fondamentales qui reposent sur des adverbes interrogatifs

  • quand?
  • où ?

Faites le test! si vous ne savez pas quoi faire, dites-vous quand? et où ? dans cet ordre.

Si vous sentez l’urgence temporelle de faire quelque chose en répondant à quand? faites le tout de suite. Surtout s’il est déjà dix heures et que le soleil chauffe.

Ensuite où ?

Je n’ai plus beaucoup de temps pour réfléchir…

Le vélo? c’est mort avec deux heures devant moi, je vais faire un aller-retour au lac. Pas envie.

Alors où ? je saute dans la voiture et je file faire un jogging à Sentheim planqué dans la forêt. Je traverse Lauw tout trempé de sueur et je me réfugie à nouveau le long de la Doller à l’ombre.

Six kilomètres suffiront. Je suis dans « mes constantes ».

45 minutes. Mon espace temps a été correctement utilisé. Je suis rasséréné. Au moins jusqu’à demain.

Comment vous dites? je devrais voir un psy?…j’y songe.

Non, je ne suis pas ami avec tout le monde

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.

Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.

C’est pourquoi de temps à autre…

  • je me fais virer de certaines listes tellement je suis pénible et intègre vis à vis de moi-même comme la liste FB de Pascal Bride alias « BridoUltra« . Pascal Bride est un grand cycliste mais ses émotions à deux balles m’irritent. C’est plus fort que moi.
  • j’abandonne certains groupes franchement à l’opposé de mes orientations politiques comme « nous sommes 16 millions de retraités » qui est très orientée facho, gilets jaunes
  • je réfléchis à me barrer de « Gravel Bike France » tellement ils sont chiants avec leurs questions à 5 balles
  • et pire, je vire de ma modeste liste des emmerdeurs qui pensent pouvoir s’essuyer les pieds sur mes convictions et à qui en plus je devrais dire merci. Dehors!

Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».

Comme elle a raison!

Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.

Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

Le jogging pour les vieux est-il ringard?

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.

Et run!

Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.

Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode

C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.

Être sportif à partir d’un certain âge, ça vous décote. C’est comme celui qui a trois plateaux, ça fait ringard. (lire l’article)

Sudoripare

C’est un nom étrange sudoripare. Il me rappelle les sciences naturelles à l’école avec le derme, l’épiderme et la transpiration.

Les glandes sudoripares fonctionnent à fond les manettes quand je fais mon jogging. Ce matin encore, 13° au thermomètre, je me pèse au retour….1 litre de sueur!

Autant que si j’avais monté le Hundsrück en quatrième vitesse à vélo!

Et mon appli Yazio est avare, elle ne m’accorde royalement que …425 kcal brûlées. Alors même qu’une heure de vélo est comptée à l’identique ou presque avec 485 kcal.

J’ai un vrai respect pour ceux qui courent car j’ai découvert combien le jogging mobilise de potentialités physiques. C’est vrai, courir rend le vélo plus facile.

Je me suis habitué à un format de jogging facile, pourrait-on dire, qui tient en une heure sur des sols revêtus urbains.

Aujourd’hui, j’avais de bonnes sensations avec 8 km en 58 minutes. Je ne cherche pas à faire mieux. Mon cardio s’est stabilisé à 133. Je crois que ce sera ma norme.

Je pousse un peu sur les pédales pour mon dernier km rien que pour voir…étonnamment il m’en reste un peu sous la semelle. J’en suis presque surpris.

Good Move

C’est vexant un temps comme ça. On attend une éclaircie toute la journée, et elle ne se produit pas.

J’ai sacrifié ma balade du soir à vélo en ville et j’ai chaussé les baskets.

Good Move dit l’appli. Courir après le diner et juste avant la nuit, je ne l’avais pas encore fait. On croise peu de monde, on voit les lucarnes allumées à travers les fenêtres. Koh-Lanta? Peut-être!…

Je suis d’une nullité crasse à l’égard de ce genre d’aventures télévisuelles. Claude, Inès et Naoil se disputent le titre du meilleur aventurier de « L’île des héros ».

Je n’en saurai pas davantage. Dans le passé, j’aimais bien regarder La Chasse au Trésor avec Philippe de Dieuleveult juste pour les hélicos, mais c’était il y a quarante ans.

Croisé un joggeur, une voiture de gendarmerie. C’est tout.

Quand j’arrive à la maison, l’imper en plastoque a fait son œuvre. Je suis mouillé dedans et au dehors. Une sudisette qui je l’espère favorisera mon sommeil.

J’ai dépassé mes 300 km de jogging. Bien arrosés avec la pluie.

Talon-pointe

S’évader tous près de chez soi pendant une heure

Talon-pointe, c’est une technique automobile pour pilote de course.

Pour moi, ce sera ma façon de courir en utilisant mes pieds. Une technique humaine de marche à pied et de course qui remonte à la nuit des temps.

Ce matin, pour délaisser un peu le vélo, j’ai couru 8 kilomètres.

Un truc qui me pompe à fond. Quand je rentre je suis liquéfié, la casquette ruisselle. Et je ne suis plus bon qu’au clavier.

Déjà 287 km avec mes pompes HOKA. Je suis un petit joueur, un petit grand-père qui n’en mène pas large dans les rues. Mais j’en suis pourtant fier. Mes scores sont dorénavant stabilisés et connus. Je cours le 8 km en un peu mois d’une heure avec un cardio moyen de 132. Sur le dur! sur chemin cabossé, c’est beaucoup plus difficile; je n’ai pas vraiment encore tâté ce terrain qui me semble accidentogène pour les chevilles…

Je vais en rester là sans chercher à faire mieux. Avec presque trente ans de plus que les quadras, inutile de tenter de les accompagner, ils sont beaucoup trop forts pour moi.

287km pour mes pompes HOKA. Les coussins mous en orange commencent à s’user. Le vendeur estime la tenue à 1000 km…on verra. Je pense avoir une légère pronation car l’usure est plus visible à l’intérieur du pied

Je regarde mes semelles…je vois que les coussins amortisseurs au centre de la courbure plantaire s’usent plus vite que les crampons avant et arrière.J’imagine que c’est normal.

Pourquoi courir?

Courir dans sa ville, un exercice physique qui tient en moins d’une heure lorsque l’emploi du temps est serré

J’ai parcouru un peu plus de 280 km à pied depuis que le Covid nous a confiné à domicile. Je me demande à présent si continuer à courir est utile. A quoi ça sert de courir? La première réponse est celle du bien-être. Un bien être corporel et mental et aussi une façon de posséder une pratique sportive pluridisciplinaire.

Parmi les inconditionnels du vélo, beaucoup ne comprennent pas la course à pied qui s’intercale entre marcher et pédaler. Or courir est une source immense de bonheur comme laisser courir sa plume, courir les chemins, courir le monde par la lecture, courir l’aventure,…

Je l’ai vérifié moi-même au cours de mes premières sorties. Trottiner à pied, c’est une façon de vaincre l’enfermement et de reprendre possession de son corps.

On m’objectera qu’on peut aussi faire du sport chez soi, c’est affaire de goût, j’ai besoin de voir du paysage défiler, de rencontrer des perspectives.

Je ne connais rien à l’académisme de la course à pied. J’ai tenté de savoir…combien de temps courir? à quelle vitesse?…j’ai constaté que la plupart des joggeurs s’en foutent un peu, la plupart ne savent même pas quels sont leur temps au kilomètre. Peu importe après tout!

Tenter de comprendre la course à pied, c’est aussi une façon de comprendre pourquoi ce sport est si populaire. Alors oui, courir c’est une façon ordinaire de lutter contre la sédentarité, un mal moderne, sans autre exigence qu’un vêtement léger et qu’une paire de chaussures adaptées.

En outre courir trois, puis quatre, puis cinq kilomètres « se loge » facilement dans un emploi du temps serré contrairement au vélo plus chronophage.

On pourra longtemps épiloguer sur les méfaits d’une respiration à grandes bouffées d’air pollué au centre des villes…mais comment faire autrement tant que les pouvoirs publics refuseront de prendre à bras le corps cette question de santé publique?

Ne pas se raconter d’histoire: courir est un sport debout contrairement au vélo où l’on est assis. L’engagement corporel est donc total lorsqu’il faut trottiner. D’autant qu’à pied la roue libre n’existe pas dans les descentes! Les prérequis sont là: tenter de courir avec un surpoids n’est guère raisonnable pour le squelette et le système cardio-vasculaire. Mieux vaut donc commencer lentement, quitte à marcher au début!

Il me reste à présent à tenter d’intercaler vélo et jogging dans un emploi du temps déjà encombré.

Jogging en semi-conditionnelle

Mi-libre, mi-prisonnier

On aurait tendance à l’oublier, nous ne sommes qu’en liberté semi-conditionnelle, c’est à dire astreint à demeurer dans un rond de 100 kilomètres…même si on n’a plus besoin d’attestation et de chronomètre.

Je n’en fais pas un drame puisque, nous dit-on, l’avenir de l’épidémie dépend de notre obéissance. Ou pas! C’est donc à nous de choisir. Ce marché tacite passé avec la population ressemble à un marchandage avec le pouvoir et aussi une façon de masquer son incompétence depuis l’origine. Vous l’avez compris, je n’ai aucune complaisance avec ces gens qui nous gouvernent. Bref, je suis un rebelle.

J’imagine qu’ils sont nombreux les Français à ne pas goûter du tout cette forme de confinement élargi pendant le week-end, ceux qui partent habituellement voir leur famille, ou dans leur résidence secondaire, ou sur leur bateau, que sais-je…

Pour ma part, nul entêtement à franchir les limites d’un rond que je considère provisoire. Il en sera tout autrement si la punition se prolonge tout l’été. Aucune crainte, le confinement de l’élite parisienne autour de la capitale va rapidement faire craquer le dispositif quand l’heure des vacances d’été va sonner.

Comme le temps est à la pluie ce matin, je me suis glissé entre les gouttes pour faire un jogging. Et je suis rentré dégoulinant de sueur. Etonnant, en 50 minutes je perds 800 grammes de flotte. Mes pieds courent et mon esprit se démène avec cette merdasse d’iphone qui ne m’envoie pas les infos que j’attends au bracelet. Je fulmine pendant le premier kilomètre et sautant comme une gazelle dans la montée du Haut-Verger.

Puis je soupire enfin en descendant la rue Kléber.

Un ersatz de marché sous confinement (Thann)

Au marché, service d’ordre. L’agent de ville me suit du regard comme s’il s’attendait que je pénètre dans le labyrinthe de barrières qui conduit aux commerçants ambulants.

Mais non, je longe la place du Bungert et franchissant la Thur, je descends le long du Rangen.

Étrange atmosphère d’une population silencieuse qui se prête à toutes sortes de salamalecs pour faire comme si tout était comme avant.

Pavlovien

Miam-miam disait Pavlov

Réflexe conditionnel ou pas, si l’on part faire du sport avec l’idée qu’une bonne nouvelle nous attend au retour, alors on est plus motivé. Par exemple, un dessert à midi qui m’attend constitué de fraises au sucre.

Théorème invérifiable par moi-même. Mais j’en ai fait l’expérience et ça a marché puisque j’ai couru plus vite.

On pourrait tout aussi bien me lâcher un molosse aux fesses tout affamé et je courrais aussi plus vite.

Donc mon théorème marche aussi.

3 mois de jogging, diagramme vitesse/cardio j’arrive à stabiliser mon cardio au-dessous de 130 et ma vitesse est passée au-dessous de 7 minutes le km

Dans le premier cas, je m’appuie sur un besoin physiologique et dans l’autre un besoin de sécurité.

A chacun sa stimulation. Je ne sais pas ce qu’en pensent les coachs ni quels besoins ils stimulent pour faire aller plus vite leurs poulains.

Je n’ai pas encore essayé la piquouse dans le derrière

Une chose est sûre, c’est que je me marre bien avec ma prose à dix sous.

Les Bangards

La cabane des Bangards à Thann

Je passe devant la cabane des Bangards*. Aujourd’hui, j’ai choisi de « rouler » lentement car l’ami Lomoberet m’a mis la pétoche en prétendant que j’allais trop vite pour mon âge.

J’ai donc réduit mon pas. Et comme la pluie s’est invitée, j’ai tourné court.

A l’origine les champs et les vignes autour de Thann étaient surveillés par quatre gardiens.

Ces gardes sont appelés « Bannwarth » en allemand, « Bangert » en alsacien, ce terme a été francisé en « bangard ». 

Chaque année, 4 bangards sont élus parmi la bourgeoisie, à raison d’un par confrérie. Cette charge représente un honneur et pour siéger au conseil de la ville, il faut avoir exercé cette fonction.

Le cirque a assez duré

Ce matin j’ai la mine pas tibulaire des mauvais jours.Je m’impose un format de jogging qui doit tenir dans l’heure. C’est idiot, je sais.

C’est ma 37eme sortie de jogging. Avec des constantes stables sur 8km. Des temps de 7 minutes à 7minutes 30 au kilomètre. Je ne tente pas plus car je « travaille » avec un cardio moyen entre 135/145. Je ne veux pas aller au-delà de 85% de la FCM qui est chez moi à 165.

Encore une fois j’ai tourné autour de chez moi comme dans un cirque où les chevaux frôlent la balustrade. Comme des milliers d’autres tournent dans leurs quartiers. Nous sommes en quelque sorte dans une zone d’attente soumis au bon vouloir des autorités.Certains découvrent même des particularités ignorées de leur quartier trop habitués à se déplacer en voiture plutôt qu’à pied.

Je me souviens du sketch de Raymond Devos où tout le monde tournait autour d’un rond-point. Et vous là, qu’est-ce que vous faites?… Comme vous, je tourne!…Il y avait l’ambulance et le corbillard qui tournaient ensemble. L’ambulance était déjà vide, comme on l’imagine, et le corbillard…occupé . Nous sommes donc sur orbite. Pas encore une orbite céleste, mais on pourrait presque l’espérer. Finalement nous sommes devenus des cosmonautes dans notre quartier, des types masqués qui tournent sans savoir où aller. Parfois, on change d’orbite, on tourne dans l’autre sens. Alors on croise ceux qu’on avait déjà rencontré la veille. Alors, comment allez-vous? on fait aller…et vous? moi y’a des hauts et des bas, je suis un peu perdu depuis que je tourne dans l’autre sens, j’ai perdu mes repères.

Mais à la fin on se lasse. Il est temps qu’on puisse vadrouiller ailleurs qu’en ville.

Aujourd’hui, je suis monté par deux fois à Leimbach par la rue Kleber.Ce qui est un peu compliqué dans les montées en jogging, c’est l’absence de dérailleur, donc il faut soit ralentir la cadence soit diminuer l’amplitude des foulées, une sorte d’adaptation du couple de pédalage et de la vitesse de rotation sur le vélo

Je me dis parfois que je vais claquer au bord de la route tellement l’exercice me semble difficile. Mais non! Le moment n’est pas encore venu. Je mesure la difficulté du jogging par rapport au vélo grâce à la quantité de sueur produite à mon retour.

Et pourtant « La durée idéale, estime Daniel Bourquin, entraîneur de demi-fond au CJF Saint-Malo, est une sortie de cinquante minutes et une heure.

C’est mon cas.

De nombreux coaches conseillent des footings tout doux, à des allures avoisinants 10 km/h.(source)

Alors là, je suis dans les choux! je tourne à 8 km/h.

Je sais que sur ce registre du jogging, les amateurs sont nombreux. Plus qu’à vélo.Je suis un peu le calimero cycliste à pied.

Chien fou

Ce matin après mes digressions pandémiques, j’ai pris la route.

A pinces.

Je suis comme un chien fou qui part dans tous les sens dès qu’on le lâche. C’est sûrement le confinement qui me tourne la tête.

Je n’ai pas le pied assuré en chemin, je me sens très mal à l’aise, j’ai peur de l’entorse. Tout mon apprentissage reste à faire sur ce terrain là

Dans la côte de Leimbach, je suis pris dans les rafales du Blosen. Je zigzague en montant le chemin dans les ornières, je souffle, je rétrograde,…

bref « je décompense sec » en perdant tous mes paramètres, le cardio, le rythme, le souffle, la vitesse, je suis tout de guingois. Un peu comme ces cyclistes désemparés dans la montée du col.

…et en plus la dame est perdue au milieu de la route, elle me demande si le chemin à droite va à Thann. S’arrêter lorsque je cours est un effort supplémentaire physique et mental
Mon Himalaya du jour

Je me rétablis dans la descente. Puis je remonte la rue des Vergers et je repars dans l’autre sens. Au km 4 en bas de Leimbach, il faut que j’assure car je ne suis qu’à mi-parcours. Je vais traîner dans les rues de Vieux-Thann, la place Fellmann et je traverse le square tout proche.

J’aborde l’avenue de Gubbio au km 7. Je suis sauf.

Ouf! c’était difficile aujourd’hui. J’arrive à 58 minutes at Home et lessivé. L’âge certainement? 244 km depuis que je me suis mis au jogging. Pour moi, ce n’est jamais facile ce truc où il faut porter son poids; ça me fait 8000 pas et j’ai les genoux qui jouent les castagnettes. 74.5kg sur la balance ce matin. En avril j’ai l’impression d’avoir atteint un plancher de verre au niveau du poids. Impossible de passer sous les 74 kg! J’ai réduit la ration journalière de 200 kcal mais j’ai faim tout le temps. Alors je bois en attendant…

Moins 9 kg, je n’arrive pas à perdre plus. Je cherche…
On va en trouver de plus en plus souvent sur le bords des routes. Celui-là semblait encore en bon état. On pourrait les recycler sur le second marché de Facebook ou du Bon Coin

Oui, je suis un chien fou en ce 1er mai. Vous l’aurez compris.

Culture physique

Je préfère courir autour de chez moi plutôt que de pédaler sur un home-trainer.

Je ne sais pas si le terme de culture physique est toujours en usage dans les établissements scolaires. Culture physique ça faisait sérieux, on se disait qu’on devenait plus intelligent en courant, en grimpant à la corde et en faisant des triples sauts.

Le problème avec la culture physique au collège, c’était lorsqu’on commençait la matinée avec; on était moins disponibles pour les autres disciplines à cause de la fatigue.

Aujourd’hui, je ne me pose plus ce genre de question, j’adapte mon emploi du temps. J’ai encore la force de composer devant mon écran après l’exercice physique.

Dès le km 4 ce matin, j’ai senti la fatigue…et je me suis demandé comment j’allais pouvoir continuer alors que j’étais à mi-parcours. Alors « j’ai travaillé » ma cadence, assoupli mon pas, visé des segments plus appliqués. Lorsque le km 6 a retenti au vibreur de mon bracelet, j’ai préparé mon itinéraire d’approche, comme ces pilotes de ligne qui affichent les paramètres de la descente. Au km 7, j’ai allongé ma dernière boucle pour être à 500 mètres de chez moi.

Top! à 7km500, j’ai entamé la dernière ligne droite après un virage sous deux alphas comme en aéronautique. Au km 8, j’étais devant chez moi. C’est la première fois que je descends au-dessous de 7minutes le kilomètre. J’ai donc l’impression que je progresse sans vraiment le chercher.

Je ne sais pas comment les runners « travaillent » leur mental mais j’imagine qu’une grande part de leur réussite est dans la tête.

Le train-train du rond-rond

Faut faire avec le confinement. Le train-train du rond-rond est parfois monotone. Je ne sais pas combien de temps on va devoir encore supporter ce manège.

Je n’ai jamais contrevenu à la règle du 1km/1 heure. Sauf si je suis déjà sorti plusieurs fois le même jour, ce qui est une entorse j’en conviens.

Mais le vélo, non! Je prends le vélo de ville et la trottinette pour rejoindre la boulangerie de temps à autre.

Ce matin j’ai croisé lors de mon jogging deux cyclistes sur route. Deux cyclotouristes camouflés équipés avec sacoches, j’en ai le sentiment. Mais pourquoi pas? Imaginez que vous habitez Leimbach ou Rammersmatt où il n’y a pas de commerces, rien ne vous interdit d’aller faire vos courses à vélo à Thann et d’en revenir ensuite. Si le confinement dure, on devrait tous aller habiter la campagne.

Cycliste entrant dans Vieux-Thann route de Roderen

Evidemment c’est tentant, mais il faut être suffisamment persuasif pour éviter une prune de 135 euros car ce matin les voitures de gendarmerie sont sur le pied de guerre pour chasser le touriste.

Notre route 66

Quel lecteur perspicace saura reconnaître les lieux?

Elle va devenir mythique, notre route 66, si elle ne l’est pas encore

Une fois passé le col de Bussang, nous voici dans le département des Vosges

C’est par là que l’exode devrait avoir lieu. Puisque fuir l’occupant a été déjà testé dans le passé, pourquoi ne pas récidiver face à l’ennemi invisible qui persiste à nous décimer.

Il ne faut pas croire à la décroissance du virus. Le jeune médecin et pasteur Jonathan Peterschmitt, membre de la Porte Ouverte, cette communauté évangélique qui a défrayé la chronique refuse qu’on stigmatise à outrance sa réunion évangélique…et indique que de nombreux enfants souffraient alors « d’une épidémie « grippale » inhabituelle [qui] circulait dans les milieux scolaires du secteur, augmentant l’absentéisme de manière très nette »

Puis en comparant la situation avec notre voisin allemand, le médecin s’étonne…

« Nous avons sensiblement le même niveau de contamination mais une mortalité 4 fois plus élevée. La différence se trouve peut-être, au moins en en partie, dans la différence de prise en charge des malades. La médecine de terrain est sinistrée, j’exerce dans un désert médical selon les critères de l’ARS et pourtant je ne suis qu’à 15 minutes de Mulhouse »(DNA 20 avril)





La RN 66 y mène

Oui, c’est par la RN66 que nous allons partir dès que l’occasion nous en sera donnée.

Le docteur Dominique Petit est venu de Cagnes-sur-Mer renforcer les soignants et que déclare t-il dans les DNA de ce matin? que la situation est désastreuse…

Cette route nationale 66 n’est pas difficile à vélo.

Avant le déclassement de 1972, elle possédait également un tronçon de Bar-le-Duc à Épinal ; de plus, certaines cartes du XIXe siècle attestent que le tronçon de l’actuelle route nationale 57 d’Épinal à Remiremont a appartenu un temps à la route nationale 66. (Wiki)

Je l’accommoderai à ma sauce. A partir d’Epinal elle devient la D166 jusqu’à Neufchâteau, puis la D966 jusqu’à Ligny-en-Barrois. 256km jusqu’à Bar-le-Duc.

Gondrecourt-le-Château

Le parcours est pittoresque et passe par Contrexéville, Neuchâteau, Domrémy-la-Pucelle. Les « Vouthon » sont des grimpées gratinées. Puis après Gondrecourt-le-Château, c’est relax le long de la vallée de l’Ornain jusqu’à Bar-le-Duc.

Ce matin j’ai donc préparé ma fuite par la RN66 déserte

Vieux-Thann RN66

Activité physique individuelle

Je suis assez fier d’avoir encore des clichés sympas à ma portée lors de ma balade

Activité physique individuelle. C’est comme ça que c’est écrit sur l’attestation.

C’est devenu une habitude. J’ai à présent mon parcours attitré. C’est le plus long qui épouse les contours de mon champ de jogging autorisé. Je ne réfléchis plus où aller.

Ce qui me plait c’est le cliché sympa à prendre. Ils sont rares. Alors je sors l’objectif, cli-clac, c’est dans la boite, je veux dire sur la pastille de silicium.

Aujourd’hui j’ai du faire face à une chaleur inhabituelle qui m’a obligé à puiser dans mes ressources. Chut! ne le répétez pas, j’avais un cardio moyen de 148 dans l’heure. Le vibreur, calé à 146, n’a pas arrêté de me rappeler à l’ordre. Mon compteur m’octroie royalement 713 kcal d’énergie dépensée. Pour moi c’est aussi difficile sur le plan cardio que de monter le Hundsruck à vélo.

Finalement je suis un petit joueur dans la discipline. Un bon quart d’heure après la douche, mon corps continue de ruisseler. J’éponge.

Aujourd’hui j’ai réussi à faire tenir 8 km dans l’heure. Quand je suis au bout de ma rue, je regarde mon bracelet…7,75 km…c’est bon il reste 250m.

Carré rond

7km dans un carré le long de mon rond

Que nous reproche cette distance qui nous rapproche de nous-mêmes
C’est elle qui nous entraîne si loin de nous vers nous
C’est elle que l’on n’observe qu’en observant notre ombre
Reportée sur le monde
La distance est l’ennui
Gravé dans la matière

(A bonne distance-Laurent Delabesse)

Sept kilomètres en carré dans un rond de deux kilomètres de diamètre. Je ne compte plus. J’avance comme un automate sans âme.

Quand j’arrive devant chez moi, je consulte ma montre. Il reste dix minutes de sortie autorisée. Je reprends. Pour ne rien laisser du temps libre au confinement.

Finalement ce quartier est devenu une ile.

C’est le pied

Je ne sais pas si c’est un pied de nez. Courir confiné est un délice. Un dernière parcelle de liberté dont on doit user. Une résistance salutaire.

Thann, rue Kléber, je descends en « roue libre». Se reposer tout en courant n’est pas facile car je n’ai pas de frein à main. Oui courir est un art que je découvre. Quand j’arrive à la maison, je ruisselle de partout et j’ai perdu 600 grammes en 50 minutes.

C’est plus fort que moi, j’ai besoin de « merdouilles électroniques » comme dit Lomoberet.

Mais pour l’apprentissage de la course à pied, c’est un bon confident d’avoir avec soi un truc qui cause pour vous dire que vous allez trop vite et qui mesure vos paramètres. C’est mon cas, je m’emballe facilement et à 146 pulsations, l’appli me rappelle à l’ordre. Alors je baisse la cadence.

Courir avec de la musique et un casque sur les oreilles? Culturellement, je suis bloqué. Je n’arrive pas imaginer…alors que la nature et les chants d’oiseaux sont là. Et quelle musique écouter? des marches militaires? une marche lente de légionnaires avec « voila du boudin »? Les experts vont me guider…

L’appli embarquée, c’est ce qui me permet de tenir pendant l’heure sans devoir m’arrêter.

L’appli dit que je suis en VO2max tout le temps. Je ne sais pas comment elle le calcule. Ce qui sous-entend que je consomme le maximum d’oxygène (L/min) que mon organisme est capable d’avaler. Au-dessus de ce seuil je suis en « anaérobie » et je produis des lactates. A éviter! Aujourd’hui j’en ai produit pendant 4 minutes.

Courir deux jours de suite est une première pour moi. Et je l’ai ressenti tout de suite dès le départ ce matin. Moins de punch pour monter la petite côte de Leimbach, j’étais en alarme cardio souvent. Ma montée devait être pitoyable. Quand le plat arrive, je suis content, je « remets trois dents ».

Cadence et pas sont les témoins de votre régularité

J’expérimente tous les scénarii de trajectoires. C’est facile pendant le confinement, on a toute la route à soi. Les trottoirs? moins faciles que la route, beaucoup de raccords et de regards disjoints, je prends les bordures aux bateaux de porche, c’est moins haut et je traverse en diagonale. Les virages de coin de rues sont fatigants, on ressent clairement le petit pas dedans et le grand au-dehors qui permet de girer. Je n’aime pas les grandes descentes qui font mal.

Les muscles des cuisses sont ainsi plus sollicités notamment pour assurer « l’atterrissage » avec surtout le quadriceps ( à l’avant ) qui va assurer la stabilité de l’articulation du genou

Le jogging a ses techniques comme pour les cyclistes. On peut courir sans savoir tout ça, sans se prendre la tête nécessairement tant qu’on n’envisage pas de devenir un compétiteur. Surtout à mon âge!

Tourner en rond, c’est cloche!

Tourner dans un rond de un kilomètre finit par rendre fou. Mais il y a pire, mes voisins tournent autour de leur maison.

Mille cinq cents mètres en courant dans le jardin de sept ares!

Ce matin, je suis parti « à la fraîche » et les nuages voilaient le lever de soleil. J’ai croisé par deux fois les mêmes promeneurs et l’on s’envoyait un petit signe amical et complice de cet enfermement.

Je cherche encore quelques variantes sur mon itinéraire. Aujourd’hui je suis passé par la rue des Vignes à Leimbach…je regarde mon rond…oui, j’ai bon! la rue des Vignes est dans le périmètre de confinement. Ouf!

Comment avoir sa carte de confinement? cliquer ici

J’ai cette chance de pouvoir aller jusqu’au village voisin en restant dans mon espace de confinement
Ce matin soleil voilé

Maxou, pourquoi tu cours?

Thann. J’habite là en contrebas du pré.Au fond on voit l’usine chimique Cristal qui fume. Elle tourne à fond pour produire le titane qui sert de glaçage aux comprimés de chloroquine

J’ai déjà dépassé 143 km de course à pied. Un truc jamais imaginable sans le corona.

Oui c’est vrai ça, pourquoi je cours?

Ce matin j’ai fait fissa pour passer chez le boulanger en même temps sur le retour. Devant moi un type qui commandait une dizaine de gâteaux bien sucrés et qui m’a pris un quart d’heure

Tout simplement parce qu’en France on a décidé d’emmerder les cyclistes. Alors je cours et je viens grossir le flot de joggeurs. Tout simplement.

Oui mais le confinement? la distanciation sociale? tu t’assois dessus?

Bien sûr que non! Ici, chez moi, je peux changer de trottoir dès qu’un passant avec son chien arrive en face de moi. Et je peux vous dire que des gens avec chiens, j’en croise beaucoup plus que de joggeurs.

Ça va mieux en le disant

Un parcours qui tient dans le rond réglementaire

Ce matin jogging. A défaut de mieux. Je suis un peu gâté de pouvoir encore faire un parcours pédestre qui comporte une part champêtre autour de chez moi . J’ai conscience de cela quand d’autres n’ont que de grands quartiers.

le petit single au-dessus de chez moi bien sympathique

Peut-être que même cette liberté conditionnelle va déranger en haut-lieu. Déjà on interdit le jogging à Paris et autour. Trop dangereux! plus facile que de s’attaquer « aux quartiers », c’est une évidence. Les joggeurs appartiennent à des catégories jeunes de CSP+ qu’on peut facilement emmerder.

Et les plus de 65 ans? ceux-là on va les confiner un peu plus longtemps que les autres. Deux mois au moins. Histoire de bien leur faire comprendre que leur statut de retraités les rend suffisamment privilégiés. Un truc qui va servir aux élections, sans nul doute.

Je suis content car tout ça va finir en quenouille contre le gouvernement.

Tournikoti de confinement

Ce matin je pars à pinces. Confinement oblige!

Ploum, ploum, ploum dans mes pompes. J’ai regardé…mes pompes pompent! elles sont montées sur des ressorts comme zébulon. Moi qui cours comme un gros lourdaud, ça amortit le choc.

Neuf mille pas dans l’heure! je suis bluffé.

J’inaugure de nouvelles traces dans le quartier et ce petit bois rue des Bouleaux à Vieux-Thann. Puis je me hasarde rue de Reiningue vers les gens du voyage sédentarisés où les chiens sont aux abois, si j’ose dire. Aucune chaine ne cassera.

Puis comme je tangente mon cercle je rentre dans le rond.

Un exercice cardiaque où je ne ressens aucune souffrance ni essoufflement. Peut-être l’effet vélo?… Faut dire que sur le dernier kilomètre je me traîne un peu. On le voit sur le graphe ci-dessus: au bout du premier tiers de run à 22 minutes 52, j’arrive à baisser le rythme à force d’être rappelé à l’ordre par le vibreur du cardio qui me dit « maxou fais pas l’con ».Le pic à 34’18 » c’est quand je monte dans le petit bois (pas longtemps mais je n’ai pas de dérailleur!)
Malgré tout sur l’heure je teins une cadence régulière.

Cela dit, je ne pavoise pas, sur mes 130 km parcourus depuis le 7 février, je « tourne » toujours le km en 7 minutes 30. J’attends de perdre encore deux ou trois kilos de surpoids, ce qui n’est pas facile vu la période d’immobilité qu’on nous inflige. Aujourd’hui, j’en ai perdu neuf depuis le 2 janvier (de 83.5 à 74.5kg)

Réconciliation

Je connais toutes les rues, les ruelles et les impasses autour de chez moi

Quand je sors pour le jogging, je sais que je vais être bien ensuite. C’est une sorte de réconciliation avec moi-même. Une façon de faire attendre, de relativiser l’attente.

L’attente de jours meilleurs où nous sortirons de cette impasse démocratique dans laquelle on nous confine.

One hundred and fifty six, l’iphone ce matin n’arrêtait pas de me rappeler à l’ordre à force de franchir la ligne jaune cardio.

Je m’en fous. J’ai passé ce matin les 114 km à pied en 20 sorties depuis que le vélo nous est interdit. J’ai des difficultés pour descendre au-dessous de 7minutes 30 le kilomètre. Le poids? ou l’âge? ou les deux? Cette relative lenteur m’interroge.

Interpellé par la Brigade Verte

Ce matin, je fais mon jogging dans le cadre du K5 de l’enceinte de confinement.

Bonjour monsieur, vous avez votre attestation?

Le brigadier au volant de sa Dacia m’avait croisé au carrefour de l’avenue du Blosen et de la rue Clemenceau. Il a fait demi-tour et m’a interpellé sur le parking du stade avenue Pasteur.

Je sors mon attestation…

Vous habitez ou?…

Après mon interpellation, j’ai dépassé le cercle au coin du stade et encore après pour aller chez mon pharmacien. Pas vu, pas pris.

Accéder à votre zone K5 de confinement

Vous êtes à plus d’un kilomètre me dit-il avant même d’avoir consulté ma carte et mon cercle d’un kilomètre…

Finalement il se ravise alors que je lui montre l’endroit sur le plan.

Bon pas plus d’une heure, c’est compris!

Nous sommes clairement dans une mesure d’intimidation puisque la loi dérogatoire me permet d’être là où je suis. Il n’y a donc pas à suggérer que je sois a priori en infraction. Peu après, j’ai aperçu notre brigadier qui interviewait un autre piéton avec son cabas dans une rue adjacente.

Du coup j’ai raccourci mon parcours de jogging tout en allant en même temps chez mon pharmacien..

La Brigade Verte se déplace aussi à vélo et à cheval. On aimerait la trouver plus souvent lors des dépôts d’ordures sauvages

La Brigade Verte est une particularité du Haut-Rhin. Composée de 75 gardes champêtres communautaires, elle rayonne sur 328 communes sur les 377 que compte le Haut-Rhin.Elle est appelée depuis peu à contrôler le bon respect du confinement par les citoyens ainsi qu’à les verbaliser en cas d’infraction.

le champ d’action habituel de la Brigade Verte

En 2019, le corps de la Brigade Verte était appelé à être dissous dans le cadre de la réforme territoriale.(voir article de l’Alsace de 2014)

Il est vrai que la Brigade coûte bonbon à la collectivité, près de 8 millions d’euros dont la moitié financé par le Conseil Départemental…et l’autre moitié par les communes.

En 2016 quatre communes importantes Rixheim, Illzach, Ammerschwihr et Sausheim avaient préféré ne plus participer au financement jugeant le service trop peu efficace en regard de ses coûts.

Mais en 2020, la Brigade Verte est toujours là.

« Nous ne sommes pas en dictature, mais je ne me suis jamais autant senti en dictature. »

c’est l’avis de Thierry Crouzet face à ce que nous vivons

Jogging dans l’enceinte de confinement

Je prends des chemins détournés le long des jardins.Je fais bloum-bloum-bloum et les chiens aboient.

Pour que les choses soient claires, je n’ai pas le sentiment de commettre des imprudences avec mon jogging. Beaucoup moins que d’aller faire les courses à Intermarché ou à Leclerc ou encore aller chez le pharmacien.

Les gens ont la trouille. Contrairement à hier, ils ne sortent pas. Ils ont raison d’avoir peur. Ce ne sont que des bavardages de voisinage en promenant le chien sur le trottoir. Quelques voitures furtives et trois joggeurs.

RN66 Vieux-Thann 10h30, aucun véhicule en vue. C’est comme si le monde s’était arrêté de tourner
Aujourd’hui mon parcours est presque en forme de cœur (j’ai un peu bouffé sur le rayon d’un km le long de la Thur, chut!)

Confinement et poids

Ce matin seul au monde. 7,7 km dans mon enceinte de confinement

Être confiné à la maison ne fait pas nécessairement le bonheur des sportifs.

La plupart des activités de plein air leur sont interdites. Il reste le home trainer pour les cyclistes, les poids et haltères dans le garage, les barres parallèles, les mots croisés et tous ces instruments de torture dont raffolent les gymnastes.

Mon confrère de LTD Rando 68 qui affectionne la marche « tourne » dans sa ville. Pas plus d’une heure dans un rayon de un kilomètre.

Pour suppléer à l’absence de vélo, je me suis mis au jogging.

10h17 27 mars, la nationale 66 à Vieux-Thann déserte.Les riverains respirent, je pourrais presque courir au milieu de la route
mon toubib me l’a dit « des pompes avec amorti » sur le tarmac.

Ce matin 7km700 avec mes pompes Hoka dont l’amorti fait bloum-bloum-bloum sur le macadam. Il n’y a pas grand chose à faire, les trottoirs sont vides et les rues aussi, faciles à traverser. J’ai maintenant bien intégré mon rythme de pédalage à pied avec une cadence autour de 150 pas à la minute. Plus vite, mon cardio s’emballe, alors je n’insiste pas. Bref j’ai une allure de soixantehuittard. Au fur et à mesure je gratte des secondes au kilomètre, je m’approche des 7 minutes. De quoi faire s’esclaffer les habitués de la discipline!

Age, taille, poids

Rester à la maison m’est insupportable, je dois sortir ne serait-ce qu’une heure. Quand je rentre, j’ai perdu 700 grammes sur la balance. De la transpiration et un peu de graisse. Il est donc fondamental de ne pas se laisser aller à grignoter devant la télé ou l’ordi surtout si l’on est dans un processus de perte de poids.

Mon objectif de début janvier de moins huit kilos est atteint, je l’ai donc réajusté à moins onze kilos. Pourquoi moins onze? Tout simplement pour entrer dans la zone de masse corporelle normale c’est à dire une IMC inférieure à 25.

Huit kilos, c’est presque comme si vous traîniez en plus sur votre dos un pack d’eau!

Donc moins bouffer et faire du sport pour entretenir son métabolisme, votre biochimie cellulaire.

Parcours de confinement

je veille à ne pas aller à plus d’un kilomètre de ma base

Il faut jouer la montre. On n’a plus droit qu’à une heure de jogging dans le quartier. Pour moi qui suis néophyte de la discipline, c’est amplement suffisant.

Heureusement que je me suis mis à courir à pied le 7 février, sans savoir que le coronavirus allait bloquer les sorties vélo en France. Depuis cette date, j’ai réalisé 16 sorties et parcouru 87 km.

Sept kilomètres dans un aussi petit périmètre, ce n’est pas si mal. J’évite de cracher sur les passants. Ils sont craignos les passants lorsqu’ils me voient arriver. Un dingue, certainement. Les promeneurs de chiens sont des pros, ils ont des alibis béton, le chien. Le mec qui court tout seul sans chien, c’est plus louche culturellement. A pied? c’est pire. Ceux-là rasent les murs comme s’ils n’avaient pas la conscience tranquille.

Et vous qu’est-ce que vous foutez comme boulot? je me confine pour notre bien collectif.

Dans cette société duale, il faut bien comprendre qu’il y a dorénavant deux types d’individus, ceux qui sont confinés par définition et tous les autres. Ceux pour qui c’est comme avant et pour lesquels le « restez chez vous » est sans objet. Les artisans qui bossent chez les particuliers (normal ils ont besoin de gagner leur croûte), les éboueurs, les livreurs, les boulangers en tournée, les facteurs. Les confinés forment société à part, une société d’assistés et indemnisés qui n’a qu’à se taire.

mon outillage de confiné plié en quatre dans ma poche pour le cas où…
La rigueur de nos soignants qui ne cessent de nous donner des leçons de civisme sur Facebook est soumise à rude épreuve. Comme en témoigne ce masque FFP2 abandonné dans le parc de mon Ehpad à coté de la chaise.

Ma zone de confinement K5

Ma nouvelle zone de confinement K5 pour mon jogging matinal. Je vais même pouvoir grimper dans le vignoble de Leimbach. C’est inespéré.On pourrait aussi envisager de nous suivre avec un bracelet électronique comme les prisonniers. Chaque fois qu’on sortirait de la zone, on recevrait une décharge électrique.On est entrain de nous inventer un univers à la George Orwell pour le bien de l’humanité

Après les nouvelles mesures de confinement imposées par le gouvernement ce soir sur TF1 par le premier ministre Philippe , les zones réservées au sport, tel le jogging ou la marche, ne peuvent plus excéder un rayon d’un kilomètre autour de son domicile et une heure de durée.

Bien assez pour faire mon bonheur!

Outre l’attestation de déplacement dérogatoire mentionnant votre heure de départ, votre carte d’identité, il est donc préférable d’avoir avec soi en plus sa zone d’action pour prouver que vous ne dépassez pas les limites admises en cas de contrôle, la « promenade » ne devant pas dépasser une heure par jour.

Une heure par jour, ça me convient, je peux presque faire le tour complet de 7 km.