Catégorie : course à pied

Ma matinale

Vieux-Thann et les brumes sur le massif

C’est une course de quartier pour se mettre en action.

Cette semaine, j’ai snobé mes vélos alors il est normal que je me rattrape avec un jogging.

Lez majesté

Je prends mes jambes à mon cou. C’est pas facile. Heureusement je peux me mettre en pause le temps d’avoir le feu piéton. Faut pas croire, aller au Lez ne coule pas de source. Le Lez se noie dans la ville et passe sous les autoroutes en douce. Mon jogging est automatique. Je veux dire que je me déplace en ville comme un automate. Je crains pas de perdre mes jambes en route: elles se débrouillent seules. De temps en temps j’envoie un coup de klaxon, aux jambes. Elles déconnent souvent aux feux. Elles ne savent plus arrêter alors je freine, brutalement. Les mecs au volant applaudissent. Puis le long du Lez je pense à Frêche qui voulait faire voguer des voiliers comme Robert Dhéry et son Petit Baigneur sur la Seine.Je l’aimais bien Frêche. Il avait l’envergure de Mitterrand pour tromper le petit peuple.

Trompe l’œil sur l’immeuble. C’est pour de faux, bien sûr

La vie citadine est une belle escroquerie. Il suffit d’y croire. Je vais encore y croire. Une fois.

Ma Garmin s’emballe

Entre deux averses, un tour de ville

J’ai attendu au moins cinq minutes mon tour à la hotline Garmin.

Ma montre Garmin 235 s’est emballée lors de mon jogging. J’avais le cœur en permanence à 180 puls. Garmin appelé, j’ai du lire avec une loupe le n° de série au dos…puis on m’a remis les compteurs à zéro, c’est à dire procédé en live à la réinitialisation du computeur.

Mon cardio s’est emballé dès le départ.

Age, taille, poids,etc…

Et en guise de conclusion, que m’a dit l’opérateur?

Si ça se reproduit, vous nous renvoyez la montre et on vous en donnera une autre…

Des commerçants comme Garmin, j’adore.

Contre la montre

J’ai mis la casquette à l’envers pour protéger ma nuque du soleil

Pour un peu je me prêterais presque au jeu de la course à pied. Or je suis seul. Je cours donc contre moi-même. C’est pratique parce que je peux m’arrêter à un point que je fixe arbitrairement devant moi comme étant celui d’une étape.

Au petit-pont, une étape bienvenue à l’ombre

Puis je repars.

Le monsieur aura tôt fait de me semer avec son accompagnatrice à vélo

Aujourd’hui il fait très chaud. Tout est relatif, nous n’avons que 26 degrés mais en courant sans autre ombre que moi-même, je suis vite liquéfié.

Aujourd’hui Schweighouse-Thann, ce qui me fait 7.8km
C’est très technique aussi la course à pied si on veut dépouiller la montre Garmin au retour. On voit vraiment que ma FC croît au bout de 30mn ce qui témoigne d’une fatigue.

Session de rattrapage

C’est ma session de rattrapage. Je ne suis pas doué. Vous avez vu nos jeunes? des scores au bac dignes d’une République soviétique. On est vraiment bons pour délivrer des parchemins. Faut pas croire, la génération Facebook est très capée.

Arrivé 16 heures, il est temps de réagir. Trop tard pour le vélo. Je saute dans mes baskets et je cours. Après 5 km, bien liquéfié, j’ai bon. C’est une conduite puérile mais elle me permet de ne pas me laisser avachir par le farniente.

J’écoute l’arrivée du Tour dans la voiture et à la maison, je vois un Belge de feu Wout Van Aert gagner à Malaucène après deux Ventoux.

Bravo Wout.

Wout Van Aert. Bravo mon gars!

En rentrant, je croise Jean sur son vélo qui monte à Michelbach. Demi-tour. Je le dépasse et je me poste aux quatre routes. Il arrive…je lui fais de grands signes pour qu’il s’arrête…Le monsieur vient moi: « oui!… » Ce n’est pas Jean. Je suis confus. Je m’excuse. « Y’a pas de mal »

En chemin dans la dernière montée de Guewenheim-Roderen, un cycliste qui pousse à pied. Je lui propose de l’emmener. Non merci, je monte juste à pied.

A Roderen, un autre qui pousse. Pneu à plat. Je lui propose de l’emmener. Non merci, ma femme arrive.

Je pense à ce pauvre Axel Kahn vaincu par la maladie qui le défait, lui qui était si expert. Ce n’est pas juste, la maladie.

Je me suis lancé dans un nouvel auteur du 19eme siècle. Dostoïevski avec l’Idiot. Les auteurs russes parlent beaucoup de la France. Lui parle de la peine, de mort de la guillotine. C’est terrible pour Dostoïevski cette fin de vie brutale. Plus terrible selon lui qu’un soldat qui monte au front dans allégresse.

Avant, j’étais avec Guerre et Paix (tome 1) de Tolstoï. Napoléon dont on commémore le bicentenaire de sa disparition était un envahisseur craint et respecté. Il a mis la pâtée aux Austro-Russes à Eylau. Les vaincus faisaient en sorte de se faire passer pour vainqueur en rentrant chez eux. Les nobles-généraux reprenaient leurs occupations civiles comme de rien.

Posséder des villages, des gens, c’était quelque chose de normal dans cette Russie là.

Il faut que j’atteigne 70 ans pour me lancer là-dedans. C’est passionnant.

Après Chateaubriand et Victor Hugo, je vais devoir changer de siècles.

J’ai tout essayé

circuit à refaire en l’étudiant avant de partir

Il est rare que j’aille courir hors de la cité. Je suis monté en voiture jusqu’aux hauts de Roderen.

Traverser le Michelbach hors des sentiers, impossible aujourd’hui. Je me suis engagé dans des broussailles, des ronciers et des champs d’orties, traversant des barbelés pour aboutir aux bords d’étangs sauvages où les carpes se doraient la pilule.

En conclusion j’ai du courir bien au-delà de mes prévisions, soit 10 km.

Mon parcours improvisé

J’avais mal commencé car voulant faire le sentier des Moineaux, au bout de 500m, j’ai perdu la trace. Me voila grimpant dans la prairie jusqu’à Rammersmatt. Puis j’ai contourné le mont vers Bourbach …pour aboutir aux quatre routes en haut de Guewenheim.

deux tentatives pour traverser le Michelbach.

1h40 les 10km, pas de quoi pavoiser!

Locale

je me suis encore volé avec le top départ

On attend parfois avant de partir. Tellement longtemps qu’à la fin il est trop tard et on a rien fait. C’était le cas aujourd’hui avec des grains épisodiques qui dissuadaient de prendre son vélo.

Le jogging a ceci d’intéressant, c’est qu’au bout d’une demi-heure, je suis à bout de force. Donc tout va bien, je peux reprendre ma flemme dominicale.

Cœur de ville

Le cœur de ville au pas de course.

Je suis assez content de moi car je me maintiens au-dessous de 7 minutes le kilomètre (6’51). C’est à chaque fois pour moi un vrai défi.

Tour de ville

J’ai fait un essai pour voir si je pouvais élever mon rythme. J’aime les expériences. Un jour ça finira par exploser.

J’ai tenté un tour de quartier. Puis je suis rentré chez moi. Trop chaud dans mon pantalon de jogging. J’ai enfilé un short et je suis reparti pour un tour de ville.

Passant à 6.32mn au kilomètre, je me suis approché du 10km/h (9.2) qui est un objectif pour moi. Je n’étais encore jamais descendu aussi bas que 6.44 mn/km. Il me faudrait atteindre 6minutes pour être satisfait.

Évidemment le retentissement sur la Fc est là: 141 pulsations en moyenne.

J’ai ma dose pour la journée.

J’ai entendu

A la fin de mon footing, j’ai entendu le monsieur qui disait à l’autre, « en marchant vite je fais aussi bien que lui ».

Il l’a prononcé suffisamment fort pour que je l’entende. Je ne sais pas s’il voulait m’humilier d’être aussi lent.

Il a certainement raison. D’ailleurs je suis allé vérifier…

La marche rapide : à une vitesse comprise entre 6,4 et 8 km/heure. Cela correspond à un travail effectué de 70 à 90 % de la VO2 max et à une fréquence cardiaque de 135 à 160 battements par minute. (source). On peut donc en marchant vite allez aussi vite que moi en courant.

Pourtant aujourd’hui, j’ai eu une allure plutôt meilleure que d’habitude avec le kilomètre à 7mn12. Je ne suis pas loin de 6minutes soit 10 km/h avec actuellement 8.3 km/h

Flemme alors!

Heureusement que je peux bricoler le cardio en courant! Aujourd’hui il est resté bloqué à 180. Finalement après moult essais j’ai laissé tomber. Il n’y avait qu’à courir s’en s’occuper du reste.

Courir est beaucoup dire tellement je suis lent. Au bout de cinquante minutes j’étais at home.

On dit que dans la courosphère 50mn de jogging est suffisant. Alors je m’en suis contenté surtout avec le vent glacé de secteur nord.

Gris-bleu, le ciel

J’aime bien ce ciel qui déferle sur le massif

Je passe tellement de fois sur ce trajet à vélo que cette fois j’ai eu envie de le faire en jogging.

Je me suis fait déposer devant la boulangerie d’Aspach-le-Bas et j’ai pris l’itinéraire VTT. Il n’y avait que 7km. Bien assez pour faire mon bonheur!

Le Garmin est assommant: il me dit une fois arrivé « 3 jours de récupération ». Sur le premier kilomètre, le paramètre cardio s’emballe facilement, alors je freine et je réussis à le stabiliser autour de 130-135. Puis je booste un peu sur le dernier tiers.

C’est une affaire de cœur, à n’en pas douter.

Je fais donc mes 7km en 52 minutes (photos et pause technique incluses) et ça me convient très bien.

un itinéraire plat et plutôt goudronné qui me convient pour soulager ma cheville

Labour viticole

En chemin, je longe les vignes du Rangen à Thann

Température d’à peine 2 degrés. Au bout de cinq cents mètres de jogging, je commence à me réchauffer.

Puis le feu tricolore d’Intermarché m’immobilise…

J’ai tenté de régler mon cardio qui oscille autour de 130. Mais un rien suffit à l’emballer. Je sais que je monte à 150 sans difficulté mais la montre-cardio me donne la trouille dès que j’accélère la cadence. Alors je modère. Je fais mes courses en même temps, la poste, la pharmacie et le boulanger pour finir. Avec ma baguette en main, j’ai l’impression de porter un témoin.

Le monsieur m’a fait signe de ne pas rester dans l’axe pour ne pas risquer de prendre une pierre sur la tête.

Puis il s’est assis sur la charrue et a fait signe à son aide de démarrer le treuil

Puis la charrue s’est mis en marche dans ce dédale de cailloux

à chaque point bleu, un arrêt

Simple retour

Je me fais déposer à Cernay et je fais un simple retour dans l’autre sens. Au début il ne fait pas chaud puis on s’échauffe tout seul aidé par le soleil levant dans son dos.

Un itinéraire piéton qui ne demande aucune infrastructure. Franchement le runner ne coûte rien à la Collectivité.

Le pâté de maisons

la photo désormais convenue que tout Thannois est fier de montrer. La tour des sorcières est une ancienne tour de rempart qui date du XVe siècle. Au fil des siècles, elle a servi de prison aux malheureuses victimes accusées de sorcellerie…et à l’arrière plan notre Thannerhubel encore enneigé

C’est presque un pâté de maisons ma ville. Avec huit mille habitants, j’ai vite fait le tour. Du macadam après une nuit pluvieuse permet de rentrer les pieds propres. Courir et ne pas trop en demander, c’est le but de mon jogging. D’une certaine façon je resquille car j’en ai plus pour moins pourrais-je dire: un exercice physique soutenu en moins longtemps qu’avec un vélo.

Mon tour du pâté de maisons, de quoi aller au centre et en revenir. Je m’astreins à ne pas me mettre dans le rouge et je stabilise mon cardio à 130 ce qui donne le km à 7’30 ». Ouarf, ouarf, ouarf! de quoi s’esclaffer! Quand je dépasse un piéton, je me retourne pour voir s’il ne me rattrape pas. Un ami m’a dit tu devrais essayer la marche rapide. Je vais demander des conseils à Yohann Diniz

Comment va l’entorse?

J’ai essayé ma cheville en reprenant un mini-jogging après trois semaines de repos

Comment va l’entorse? bien merci!

Samedi dernier, ça a fait trois semaines que j’ai entendu « crac » en enjambant un arbre tombé en chemin.

Mauvaise réception!

Au début ça gonfle, on boitille, un hématome apparait. On a du mal à enfiler sa chaussure, même avec un chausse-pied. Le vélo, je l’ai repris assez vite car le pied est bien calé latéralement sur la pédale. Méfiance en déchaussant!

Trois semaines plus tard, je marche normalement sans claudiquer mais le médecin m’envoie pour six séances chez le kiné en réadaptation.

Je n’irai pas.

Mon travail de réadaptation je vais le poursuivre moi-même. Mon premier apprentissage je l’ai validé ce matin en courant 3km en gardant la cheville dans le plan de mobilité, c’est à dire à plat en évitant les zones à déclivité latérale comme les trottoirs en pente…et en faisant gaffe de ne pas une nouvelle fois me tordre la cheville. Les trottoirs en pente avec les entrées de garage, fatalement se font ressentir au niveau de la cheville qui doit compenser la verticalité du corps. Mon deuxième apprentissage sera donc de travailler « les plans merdiques » comme dit dans cette vidéo.

Test en zone 4

Je me suis encore volé, j’ai appuyé sur le départ 500m après être parti

J’ai levé le pied comme le suggérait le modèle Garmin. Ce matin, je me suis donc promené à allure réduite et j’ai réussi à descendre en zone 4, c’est à dire avec 132 puls/sec et à me placer à 84% de ma zone de fréquence cardiaque max.

Zone 4.0 à 4.9: on améliore considérablement sa capacité cardio-respiratoire si l’exercice est répété une ou deux fois pas semaine avec un temps de récupération suffisant (selon Garmin)

Résultat de la course: je ne cours plus le kilomètre qu’en 8 minutes 15. Voila qui ne satisfait pas du tout mon ego.

Trop fort le mec

Quelle andouille je dois faire en trottinant comme je peux sur les trottoirs gelés. Un grand mec, long si long qu’on aurait pu voir au travers m’a coupé la route sans même me voir. J’ai regardé derrière…non, personne ne le pourchassait. Trop fort le mec! Puis j’ai poursuivi jusqu’au rond-point Malraux-Poincaré. Les paroissiens de Saint Pie XII cassaient la glace à la pelle. J’ai quitté le trottoir et pris la route. Vous n’imaginez pas le succès de la course à pied, on en voit partout des runners de tous poils.

Quelle chance: le feu de la RN était à mon avantage.

Le long du Rangen, petits pas sur la glace. Ne pas tomber à l’eau, un joggeur à l’eau n’est plus qu’un nageur.

A l’Intermarché attente au feu tricolore…c’est toujours trop long une attente de joggeur, on perd sa contenance. Puis j’ai repris mon contre la montre, je veux dire ma montre tout contre.

A l’arrivée, le Garmin Effect me classe encore Aérobie 5.0 effort trop soutenu sur l’échelle de 1 à 5. Je vais devoir encore réduire le rythme et finir par marcher.

Jogging neige

Courir sur des sols glissants, je n’avais pas encore essayé. Il faisait moins 6 degrés ce matin
La montée au Rangen m’a coûté cher en pulsations. Faudrait que j’arrête la déconnade.

Arrêter la déconnade cardiaque? oui, Garmin m’a foutu la trouille en rentrant.Il m’écrit :

Avec 143 de puls moyen, j’ai frôlé la correctionnelle



Bon je vais devoir me calmer
Et pour redescendre, je n’ai rien trouvé de mieux que de réduire la foulée pour contrôler la vitesse
L’expérience a été agréable. Courir dans la neige fraîche amorti le pas.7 km en 53 minutes (bof!), 3 arrêts photos et 2 arrêts « lacets »

Montre Garmin 235

On la trouvait chez GO-Sport à 150 euros. Ce produit de Garmin reste une valeur sûre malgré sa sortie un peu datée en 2016. A ce prix là, on ne la trouvera plus…et Muscle Up lui donne encore 10/10 en 2020.

Chez Amazon, on peut l’avoir à 170€.

D’extraordinaires capacités dans un petit volume

Sur le marché de l’occasion, on trouve cette montre connectée, équipée d’un GPS, entre 50 et 130 euros. C’est bien suffisant pour faire mon bonheur vu mes maigres ambitions (et capacités) en terme de jogging.

Je l’ai testé au pas de course dans le quartier ce matin…rien que pour l’utiliser avec une formation basique…

Pas de surprise, même avec une belle montre au poignet, j’ai toujours une allure de vieux diesel….et le lendemain j’ai les rotules en vrac!

mon diagramme cardio ressemble aux réa Covid

Stille Nacht

Je passais par là guidé par la musique.

Mais il n’y avait que moi pour écouter. L’animation de rue n’attire pas en cette année de pandémie. Alors j’ai repris mon jogging et après mon heure de sport, je suis rentré à la maison.

Ce genre de mec me rend fou

J’étais au km 2…et par zéro degré, je commençais à être chaud derrière ma burqa

Par chance la RN est au rouge.

Je traverse l’avenue au bonhomme vert en courant. Le bonhomme passe au rouge avant que j’atteigne l’autre coté.

Un type pressé démarre, me klaxonne et me montre du doigt le signal lumineux qui est passé au rouge..

Ça m’a gâché le retour car je me mets à « psychoter » tout le long du chemin. Je me fais un film, je rejoue la scène.

Je bloque la bagnole et je lui dis « si tu descends, je te pète la gueule ». C’est mon coté voyou qui prend le dessus, c’est irrésistible. Peut-être un effet de restant de testostérone? Une fois à la maison, je redeviens civilisé. Ma femme l’a échappé belle.

Vendredi, j’ai manqué deux fois l’accident.

Une fois en traversant le passage piéton, l’automobiliste a été surprise par la célérité du vieux joggeur et de sa parade, coup de frein brutal dans mes pompes et barre à gauche tout le long de la carrosserie. Ouf!

Et une autre fois sur le trottoir, la portière de la Kangoo qui s’ouvre sans crier gare. J’ai frotté la porte tout du long en la retenant de la main.

Le jogging, réflexion faite, est aussi dangereux que le vélo.

Je classe en « humour », mais n’y revenez pas!

Le COVID rend-il fou?

Aujourd’hui, j’ai couru sans m’éloigner du quartier. Tant et si bien que je recroisais souvent les mêmes personnes qui devaient me prendre pour fou

Le Covid rend-il aussi fou?

Des questions comme celle-là, on doit en lire partout sur la blogosphère.

Nous sommes nombreux à marcher, voire à courir dans mon quartier. C’est un phénomène nouveau lié au Covid. Parfois les gens sont accompagnés de leur(s) chien(s) et arpentent les rues, les ruelles, les impasses, plusieurs fois par jour. Certains semblent désœuvrés, ils marchent sans but, …et moi je cours. Forcément, on se reconnait à la longue. L’univers canin est omniprésent. Je n’ai jamais vu autant de gens promener des chiens. A vélo, j’ai renoncé sur les pistes à vociférer: je m’arrête. « Ô excusez-moi, il n’écoute pas ». Le chien divague, c’est naturel. Je tente un « qu’il est beau! », le maître prend son chien dans les bras… « il a deux mois, mon bébé » . Je le caresse sur le museau et le chiot mordille aussitôt mes gants. Puis je reprends ma route.

J’attribue mon besoin de courir et donc de « tourner en rond » provisoirement comme une conséquence de l’interdit de la puissance publique sur l’individu qui perd son libre arbitre d’aller et venir là où bon lui semble. En temps normal, non je ne courais pas, l’idée ne me serait pas venue. Maintenant je cours. C’est le bon coté du Covid puisqu’il nous pousse à entretenir notre santé, dit-on. Voire! Actuellement, je me déglingue surtout les guibolles. On verra à la fin…

Verbaliser nos ressentis, ça soulage aussi

BHL s’est aussi penché sur la question

Songeons que depuis le début de cette épidémie, j’ai atteint ce soir 499 km de course à pied dans mon quartier! Une attitude de fou penserons-nous. D’ailleurs, les braves gens que je croise le long des trottoirs, de ma génération pour la plupart, semblent compatir, je le lis dans leurs regards. Et je découvre en même temps cette population confinée du troisième âge si problématique avec ses comorbidités.

9411 pas dans l’heure! un truc de dingue.

Oui je suis un bougeux qui ne tient pas en place et aussi un scribouilleur à mon heure. Il faut bien équilibrer!

Mais je m’interroge, la pandémie rendrait-elle aussi fou? Les psychiatres alertent.

“Le corps est l’objet favori de notre contemporanéité, il faut en prendre soin à tout prix car on n’en a qu’un, qui est voué à vieillir, et il faut vivre à tout prix, car notre chance d’exister, c’est maintenant”, commence-t-il. Or le coronavirus “vient bouleverser ces représentations, il est la menace d’une maladie qui nous rappelle que notre corps est voué à disparaître et que nous ne sommes pas immortels” psychologue clinicien Samuel Dock, co-auteur de “Le nouveau malaise dans la civilisation” dans le Huffingtonpost

Vivre à tout prix, oui, c’est ça mon problème. Et résister aux incertitudes du moment, aux ordres contradictoires et aux contraintes anxiogènes.

Et j’imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas.

On doit dire la Covid. Je suis gêné que cette saloperie soit féminine. Encore un scrupule refoulé en moi! Un psy, vite!

Course au pain

Cette cagoule est faite pour le vélo, le tissu sous-casque est trop fin pour protéger du froid, j’y ajoute une casquette

Dès que l’occasion se présente de pouvoir sortir du rang rond, je sors.

Aujourd’hui course au pain au centre ville. Le matin est glacial avec à peine deux degrés. Je n’ai pas l’expérience d’un tel froid pour courir. Ma crainte, c’est les paquets d’air froid qu’il faut avaler.

J’expérimente ma cagoule toute neuve qui fait masque en même temps. Très utile pour respirer de l’air déjà chaud mélangé avec son propre CO2. L’inconvénient c’est qu’on doit aspirer beaucoup plus fort et plus vite pour « chercher » son air neuf.

L’autre difficulté, ce sont les lunettes qui se couvrent rapidement de buée. Alors je dois les enlever.

Les rues de Thann étaient peu fréquentées ce matin

Porter une baguette de pain chaud à la main, c’est sympa pour les doigts froids. Je passe ma baguette d’une main à l’autre.

Tourner en rond

Des paquets de nuages gris sur l’Alsace ce matin

Le gouvernement aura réussi une performance, au moins une, celle d’avoir appris aux Français à tourner en rond. L’épidémie en a t-elle été mieux contenue? les épidémiologistes vont pouvoir s’aventurer dans la Constante d’Archimède.

Comme les chiens fous qui tentent de se mordre la queue.

Mon jogging du matin

Jogging matinal

Le jogging matinal permet de commencer la journée du confiné. La vraie, pas celle de ceux qui font comme avant. Le retraité est le vrai confiné, celui dont les interdits sont les plus pénalisants.

Mes pompes chaussées, j’arpente donc le quartier en petite foulée. C’est un contre la montre. Les dames secouent les draps à l’étage, les messieurs promènent le chien.

Je m’octroie souvent la chaussée plutôt que le trottoir car c’est moins fatigant que le trottoir en pente variable, couvert de regards de branchements et rapiécés. Je prends les traversées piétons en diagonale, c’est aussi moins éprouvant que les angles droits.

Le corps une fois réglé, les jambes courent toutes seules,comme si nous pouvions consacrer notre esprit à autre chose. C’est fabuleux cette accoutumance de la machine humaine. De temps à autre, je me surprends à peiner, alors je relance les feux, puis je reprends mes songes.

J’avais écrit un 2016 un billet sur le mode hibernation du cycliste. Je pense que l’activité d’endurance à pied relève du même processus mental.

Quand l’heure de fin approche, je resserre l’itinéraire. Au bout de cinquante minutes, c’est bon, je peux passer à autre chose.

Finalement, le jogging, c’est une hygiène de vie comme une autre. J’ai été dépassé par une jeune femme sur sa trottinette électrique. Elle avait une silhouette un peu…enveloppée et je me suis dit que nos maux sanitaires venaient en partie de là. Mon jugement n’a aucune valeur morale, mon prochain fera comme il veut.

Confinement agréable et utile

Une profusion de choix d’itinéraires autour de la chapelle de Leimbach
J’ai expérimenté le VTT confiné https://www.openrunner.com/r/12231059

Comment optimiser votre journée sportive pendant le confinement?

Gardons-nous de tenter de déroger à la règle. Il s’agit de rester dans les limites du toléré. D’ailleurs quoi qu’on en pense, je suis toujours resté légaliste. Ancien garde assermenté, j’aurais du mal à expliquer pourquoi je ne respecte pas la règle…même si nous sommes souvent tentés de contester cet arbitraire qui veut qu’un type dans les vignes sur son vélo serait plus contaminant à trois kilomètres qu’à un kilomètre de chez lui.

Je vous encourage à signer la pétition pour ouvrir notre champ à cinq kilomètres ici

Donc reprenons: ce matin VTT plus jogging. Tout à fait légal.

Du terrain propice au VTT à la sortie de la ville

Je rédige successivement

  • une attestation de déplacement dérogatoire K6 « déplacement bref lié à l’activité physique » (1km/1h)
  • une attestation de déplacement dérogatoire « achat de première nécessité » (non limité en temps et en distance)

J’affiche mon cercle de rayon 1km sur le GPS du VTT et run!

C’est très marrant parce qu’on se prend au jeu d’essayer toutes sortes de chemins tangents à la limite. Il m’arrive de faire demi-tour (pour la forme) car déborder un peu ne serait pas grave.

Aujourd’hui les abords des vignes sont gadouilleux

En même temps je surveille le chronomètre car je « consomme » mon temps imparti plus vite qu’à mon goût.

Je commence par monter derrière chez moi. J’ai de la chance, je suis tout de suite dans les vignes de Leimbach et je circonvole autour de la chapelle Notre-Dame Auf der Heiden

Je redescends en ville mais c’est moins bien car les virages de rue sont délicats avec le sol mouillé.

Et pour finir je vais tester le bois des Bouleaux à Vieux-Thann. Planté dans les orties et les ronces

Au bout de 14 km, retour à la maison.

Changement de pompes, sac à dos, rédaction attestation cas 2 achat de première nécessité, je repars

Arrivé en ville, achat de ron-ron.

5 km de jogging pour l’achat de première nécessité Pour le jogging, mon score reste désolant, je n’arrive pas à quitter le mode diesel

Au total deux heures de sport individuel

Tourner en rond

Culture physique

Les bois fument encore après la nuit pluvieuse. Quand je suis arrivé là, j’ai accompli la moitié de mon jogging. Il ne me reste plus qu’à descendre le long de la rivière et des vignes. Il fait bon, mon pas est équilibré et je peux même m’exercer à pousser les feux en profitant de la pente légère.

Jusqu’où mon corps va t-il me permettre d’aller? s’interroge ce matin Laure Adler dans les DNA qui publie « La Voyageuse de nuit » .

Il est vrai qu’à 70 ans, on commence à porter certaines cicatrices de la vie, s’inquiète t-elle.

Je ne sais pas quel est le bon mot.

On dit souvent qu’on va faire sa gym, cultiver le développement régulier du corps, l’accroissement et l’équilibration de toutes les forces de l’organisme

La gym est devenue tellement tendance qu’on y va comme on va faire son marché. Moyennant finances depuis que d’habiles marketeurs se sont mis sur le marché.

Pour moi, nulle question de payer pour faire ma gym, j’ai eu assez de mal à la gagner pour ne pas la dépenser dans des salons. Je suis radin, c’est vrai. Gagner sa gym? oui, réussir à se convaincre qu’il fallait ne pas s’installer dans l’oisiveté.

Et en plus l’idée de tressauter sur un tapis roulant derrière une vitre me semble le comble de l’hérésie. L’air serait-il plus pur derrière une vitre qu’au dehors? pas sûr!

Non moi ce que je veux, c’est du live, du transport, aller de A à Z plus le retour de Z à A.

Môme, j’en ai bavé avec la gymnastique corrective quand j’étais au CP. Un moniteur en survêtement ressemblant à un adjudant de casernement (peut-être l’était-il?) nous conduisait au bout de la ville, à pied, et on nous étirait le long d’une échelle fixée au mur comme on dépouillait des lapins écorchés.

Je n’ai plus jamais aimé la gym connotée à la torture.

J’y reviens avec le confinement Covid en pratiquant cette discipline marginale qu’est le jogging. Marginale car peu encadrée de prérequis, il suffit de courir, point barre.

A mon âge, j’ai le sentiment de faire de la culture physique comme un supplément nutritionnel, une nourriture du corps en complément de celle de l’âme et de l’esprit.

Ambition vraisemblablement excessive.

Alors ce matin cultivons notre physique, la tête devrait pouvoir suivre!

Courir avec un diesel

J’ai un regret, c’est de ne pas avoir de chaussures de jogging imperméables. J’évite donc les jours de pluie. Aujourd’hui on l’attendait mais elle n’est pas venue. J’ai donc mis en marche mon diesel à pinces. C’est une aventure, il fume pas longtemps, juste le temps de déboucher les injecteurs. Je pars pour un run pépére….lisez ici, ça me convient bien.

Mais je ne me sépare pas de mes instruments de base; je veux toujours avoir des références, comme avec le vélo.

Se décider au jogging à la fin de la journée demande un certain courage. Il faut le vouloir. L’exercice est court et les préparatifs ne sont pas aussi longs qu’avec le vélo. Au bout de cinq kimomètres, j’en ai assez. Je suis donc rentré plus vite à la maison. Faut quand même faire attention aux carrefours et aux traversées de rue en biais.

Je suis toujours ébahi de voir mon rythme cardiaque au retour du jogging. La montée dans les tours est instantanée. J’ai deux pauses cardiaques à la traversée de la RN66, l’une après le km 2 et l’autre après le km 4.

Il est vrai que sur cette distance, je tente un peu d’allonger la foulée. J’arrive à descendre le kilomètre à 6 minutes 45 au lieu de 7’30 ». Mais la contrepartie c’est la hausse du rythme cardiaque. Tout est affaire de compromis.