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Les potins du lundi

Voyager à vélo? le bon plan à coup sûr pour cet été

Le Covid s’est-il envolé?

Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.

Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…

La distanciation à l’épreuve

Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.

Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)

Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.

Du Havre à Prades

J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.

L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.

On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.

Des villes à la campagne?

Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.

Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.

Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.

Court tour à VTT

Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.

Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.

Fatalement, le sac à dos, l’eau du voyage, le bikepacking derrière la selle, tout ça change la donne du voyage

Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.

Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.

Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…

https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/

Trois jours de VTT dans les Vosges du nord

La vallée du Falkensteinerbach et Philippsbourg, typique des Vosges du nord

Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.

Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).

J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.

Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Montée au col de l’Ungerthal. Les marcheurs ont inventé la trace zigzag passant de la cote 215 à la cote 460. Je pousse comme je peux mon vélo…et je ne croise aucun marcheur ni cycliste

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.

Descendre de 75 mètres pour atteindre un col me conduit parfois à construire une nouvelle trace quand le chemin des marcheurs est devenu inemployé.

Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.

Au départ de Climbach

Climbach 35km/1200m

Au départ de Philippsbourg

Philippsbourg 2eme journée 56km/1500m
J’ai compris pourquoi je n’ai pu atteindre ce col Windhals. Il est au coeur du camp militaire de Bitche.Ma tentative d’incursion au km 20 a été compromise par le son du canon.

Au départ de Zinswiller

Zinswiller 3eme journée 56km/1330m

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.

Au col du Pigeonnier, une statue de randonneur édifiée en 2012 (sculpteur Adrien Meneau) la carte et la boussole autour du cou et la baguette de pain qui dépasse du sac à dos
Me voici au premier col, Birkenthal. Un peu fébrile à l’idée de ce qui m’attend
La qualité de la signalétique est irréprochable, comme à l’accoutumée. Mais pour un cycliste, la somme d’informations glanées à la fin de la journée me donne le tournis. Pas de doute: nous sommes dans une région de marcheurs passionnés.
J’ai oublié de le préciser, les Vosges du nord, c’est de la forêt, rien que de la forêt. Et les chemins sont rarement pierrés, il sont souvent sablonneux. Dans les descentes, à vélo, il faut y prendre garde car certains endroits ressemblent à des bunkers de golf: si vous plongez dedans, vous prenez une belle gamelle
A Climbach, il y a deux ou trois belles demeures alsaciennes. Celle qui est devant nous à gauche date de 1821. Elle a la particularité d’avoir des fenêtres à verre bombé (lire ici les détails de ce verre bombé)
Les cols vosgiens sont tous signalés au moyen de ce rond blanc à liseré vert. C’est notre juge de paix pour savoir on est passé au bon endroit. Dans certains cas on cherche et on suppute…et chez les Cent Cols, les exégètes du bon endroit du col sont nombreux. Notez les digitales qui en cas de coup de mou peuvent vous remonter le cœur (je plaisante)
Les toponymes identiques d’origine germanique sont nombreux comme ici Lembach à ne pas confondre avec Leimbach et Markstein et Hochmarkstein. J’imagine qu’à l’origine le nom du lieu pouvait suffire aux autochtones qui se déplaçaient rarement au-delà de quelques lieues.Cela étant, appeler une vallée Muhlbach fait qu’on retrouve ce vocable presque partout ainsi que le radical Stein (pierre) ou Berg (montagne) ou Bach (ruisseau)

Les cols franchis

Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village

FR-67-0472Stiefelsberg
FR-67-0502aLuchsenkopf
FR-67-0431Birkenthal
FR-67-0473Hohenbourg
FR-67-0374Hohmarkstein
FR-67-0440Riegelsberg
FR-57-0292Kachler
FR-57-0330Sandkopf
FR-57-0352Wolfs
FR-57-0349Pfalz
FR-57-0372Rondelle
FR-57-0362Molloch
FR-67-0406Angelsberg
FR-67-0461Borneberg
FR-67-0466Wolfenthal
FR-67-0304Buchwalderkopf
FR-67-0339aKachler
FR-67-0385Hochfirst
FR-67-0317aLangkirschbaum
FR-57-0291Grand Dunkelthal
FR-57-0380Grand Hirschthal
FR-57-0296Schlangenthal
La découverte d’un sentier. Même si j’étudie mes itinéraires avec soin, des déconvenues sont toujours à prévoir. Ici ça roule

La ligne Maginot

Au col du Gunstahl, je tombe sur ce blockhaus (il s’agit d’ouvrages de la ligne Maginot). Je vais descendre à l’intérieur jusqu’en dessous de la tourelle. Et je me prends une poutrelle en plein dans le casque. Comme quoi le polystyrène peut être utile même à pied!
Là idem, dans le noir la chute est assurée et personne ne viendra vous chercher. C’est pour ça que j’ai toujours une lampe de casque
Encore une belle bête inerte en béton

La verrerie

Le domaine de la verrerie est clair: pas de vélos!

Je contournerai…

Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.

Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo

le hameau veut renaître
Une stèle pour signaler l’emplacement d’une maison et la mémoire d’une famille

Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)

Temple protestant de Philippsbourg (architecte allemand Arthur Kickton dans le style de l’architecture gothique de l’Allemagne du Sud, en 1911) Wiki

Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.

A la longue liste des parcours pédestres s’ajoute à présent le flash-code vous permettant d’accéder aux parcours.
Et voici le fameux étang de Hanau, aussi base de loisirs, avec au fond le château du Waldeck
Le col du Kachler n’a pas droit à son panneau habituel. Peu importe.
En bordure de la D35 qui mène à Bitche, le terrain militaire. Je n’irai pas chercher le col qui me manque, le Pfalzloch. J’imagine que cette carcasse de tank sert de cible…
Rare de trouver un col à consonance française
J’ai fait un détour pour aller prendre mon pique-nique ici, devant la chapelle Notre Dame des Bois.
cette chapelle me rappelle Notre Dame des Bouleaux à Guewenheim
Je crois me souvenir qu’ici le Cent Cols avait organisé une concentration de cyclistes sous un temps effroyable
Image 19 aout 2010
les centcolistes adorent photographier les panneaux de cols pour pouvoir ensuite en tapisser leur chambre à coucher et faire de beaux rêves (08/2010)

Zinswiller, troisième journée

C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.

Après avoir quitté Zinswiller, j’aborde Offwiller par la route, puis je grimpe
Je tente parfois de couper au plus court, mais je ne suis pas toujours gagnant. Achrrrr!
Et voila le col! Nul panneau, juste une pierre qu’un aimable confrère aura peut-être déposé là en guise de sépulture? je tourne autour…j’actionne la recherche de waypoint...
ça faisait longtemps que je n’avais pas crevé. A VTT, le pneu est vite à plat si la fuite est importante. Je regonfle avec une bombe qui en principe étanchéifie la fuite. Mais ici ce n’est pas gagné, le liquide sort en gros boudin. Je mets mon doigt dessus…la fuite se colmate. Pas longtemps! après 100 mètres nouvelle éruption! Puis c’est le calme. J’ai encore assez de pression pour rentrer. Je suis un inconditionnel des pneus sans chambre (comme pour les voitures). A VTT, le « sans chambre » doit toujours comporter un liquide d’étanchéité à l’intérieur du pneu. En dernière ressource si l’entaille est trop large, il faut démonter, mettre une chambre après avoir retiré toutes les épines accumulées et gonfler…en priant. Il existe aussi des bouchons de pneus
quand je ne vois ce qui m’attend dans la grimpée, le GPS me dévoile tout. Tous les 100 mètres à pousser le vélo, je m’arrête pour souffler et je regarde mon écran et quand le cardio est redescendu à 100 pulsations, je redémarre. Ici c’est la montée à l’Ungerthal qui est redoutable pour moi. A chaque épingle je porte l’arrière pour le remettre dans l’axe et vu l’étroitesse du sentier, je me méfie de ne pas cogner le tibia dans la pédale
Zinswiller et sa petite mairie marque le terme de mon périple de trois jours dans les Vosges du nord.

Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!

Un dernier mot si l’aventure vous tente:

Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.

Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.

Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.

Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

attention les Vosges du nord sont infestées de tiques. j’en ai rapporté trois.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.

Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols

Vélomaxou Cent Cols 6785

Comment choisir son VTT électrique?

Je ne suis pas un spécialiste de la chose. Mais je sais que nous sommes nombreux à nous poser la question.

Comment aborder le VTT électrique sans trop se tromper car l’investissement de base n’est pas donné?

Se souvenir que plus une machine est sophistiquée, plus elle risque d’aller au garage et donc d’entraîner des frais. Mieux vaut donc s’assurer que l’après-vente suivra!…

Entendons-nous: il s’agit de mountain bike, pas de l’enduro, ni de la piste le long du canal. Il y a donc un juste milieu à respecter lorsqu’on choisit son VTTAE.

Se souvenir des points-clés importants:

  • une motorisation centrale réputée comme Shimano ou Bosch ou Yamaha
  • des freins à pistons sur disques de 220 mm
  • un cadre tout suspendu
  • des roues de 27.5
  • …et des batteries interchangeables de grande capacité
  • …un SAV compétent et outillé

Du plat et des bosses à VTT

Ferme Labussière Staffelfelden
Première partie du voyage, le circuit de Pierre Brunner

J’ai commencé par le circuit de mon ami marcheur Pierre Brunner. J’ai pris son tracé Openrunner en sens inverse dans l’espoir de le rencontrer.

Banco! Pierre terminait son parcours pédestre de 16 km sur la piste de la Thur non loin de Cernay.

Puis j’ai poursuivi.

A Staffelfelden, le ciel sur le Vieil Armand est menaçant

A Staffelfelden, un sentier sympa dont Pierre a le secret dans la forêt de Furstenwald qui est remplie de blockhaus.

Un sentier rond rouge sympa pour rejoindre la ferme Labussière

A l’approche de la ferme Labussière, je prends une photo. Ne pas hésiter quand la perspective est plaisante!

Un angle de vue inhabituel sur la ferme Labussière

Ensuite retour sur Cernay en longeant la D83. Un peu fastidieux.

Deuxième partie, une montée dans le vallon minier du Silberthal

Uffholtz, Cernay. Je prends Saint-Morand alors que le temps se dégrade sur le massif derrière moi.

Je grimpe à Saint-Morand sans trop savoir comment poursuivre

Je vais à la mine du Schletzenburg, mine de plomb du Moyen-Age, plus exactement de la pyromorphite.Il faut grimper un escalier de rondins, puis redescendre. En bas un autre puits de mine moyenâgeux dont les travaux exploratoires sont arrêtés.

Je tente le sentier minier derrière Steinbach
Une fois dans la galerie, au bout d’une quinzaine de mètres, je fais demi-tour car ma lampe de casque ne suffit pas
Les mineurs devaient bien dormir le soir.On a l’impression que les masses sont équipées de manche en caoutchouc. Notez les suspensoirs sur les culottes…
Les trolls ont abandonné le chantier

Je prends mon courage à deux pieds et je commence à grimper le long de l’Erzenbach, puis je tourne en direction de l’Amselkopf. Un vététiste devant moi qui grimpe ferme et que je ne tenterai pas de rattraper.

Photo souvenir

A Waldkapelle, la photo souvenir, puis je descends à Thann par la Croix du Rangen. Personne dans le single, je ne dérangerai donc aucun promeneur.

Me voila presque à destination

Dans la descente du Kattenbach, un arbre en travers.

Je le franchis à pied en portant la bécane…et me voila à terre. Je manque d’adresse dans ces cas là car je suis fatigué. Entre les branches, le vélo et mes genoux, j’ai du mal à faire le tri. J’essaie de procéder dans l’ordre mais c’est pénible car l’arthrose du genou m’empêche de me relever facilement. Tout ça est une affaire de vieillerie avec laquelle je dois apprendre à faire « mon vélo ». Ce n’est plus vélomaxou, c’est vélovieuxmaxou .

La trace GPS

C’est un parcours qui fait 34km et 450m

Les potins du lundi

Un beau challenge commencé en 2006

La fin du blog Vélomaxou, j’y songe depuis plusieurs années.

S’arrêter est plus difficile que commencer. On a toutes sortes de scrupules à le faire car un blog n’a pas de raison sociale, il n’a qu’une raison d’être: on ne peut pas nommer un liquidateur et un tribunal ne peut pas procéder à sa dissolution faute d’actifs. C’est donc le titulaire qui est maître des lieux et de son destin.

ASM. Absent Sans Motif, je me souviens qu’on appelait ainsi ceux des troufions qui n’étaient pas à l’appel du matin. Ceux-là pouvaient s’attendre au trou lors du retour. Mais un blogueur ASM, c’est plus compliqué et difficile à mettre au trou. D’autant qu’une absence injustifiée va susciter toutes sortes de conjectures les plus folles et parfois malveillantes.

  • c’est bien fait pour lui, il a du se casser la gueule avec son vélo
  • il a cassé son ordi
  • il est fermé pour cause de covid
  • il n’a plus rien à dire, ouf! c’était un sale con
  • il est en tôle, pardon en taule galva
  • …je vous laisse deviner la suite…

Mais j’ai toujours quelques réticences au moment de mettre un terme à l’expérience commencée en octobre 2006.

Des sursauts d’estime, le sentiment d’avoir encore à dire, de ne pas avoir épuisé le champ des expériences, des controverses, ma capacité à résister. Et des lecteurs fidèles qui aiment me lire, suivre mes balades, partagent mes points de vue…quand d’autres y trouvent matière à être confortés dans leurs thèses.

Je me souviens qu’à l’origine, j’avais eu droit à un article de presse dans les pages locales. Mon cheminement de cycliste a été long. J’ai d’abord abordé le vélo sous l’angle du cyclotourisme dominical, puis je l’ai poursuivi avec une prise de conscience écologique, celle qu’on ne pouvait pas être écolo le dimanche et en bagnole tout le restant de la semaine en ville. En passant j’ai pris en marche le mouvement VTT adoptant le tournant un peu tard. Je n’ai pas quitté la route mais presque! Car la France n’a pas cette âme à favoriser le vélo outre mesure. Promouvoir le vélo, c’est un peu comme les danseuses de la République, on y croit pour s’amuser. Les clubs dont j’ai longtemps été membre se sont peu à peu délités et leurs fédérations discréditées lors de l’épisode Covid; nous en sommes tous à la fois les victimes et la cause. En cause le modèle de la sortie groupée qui ne convient plus; en cause aussi un vieillissement des équipes qui n’ont pas su se renouveler à temps, séduire de potentiels successeurs.C’est déjà de l’histoire.

Tout a une fin. Il faut savoir s’arrêter lorsqu’on a le sentiment d’avoir tout dit, même l’indicible, tout raconté et tout photographié.

Et puis, il faut accepter un déclin naturel de son enthousiasme, de sa force physique naturelle et de sa force de conviction.

Non ce n’est pas un coup de mou comme on dit dans les grimpées sévères. C’est une réalité, le vélo d’aujourd’hui n’est plus à ma mesure, conforme à celui du temps qui passe. J’ai achevé ma révolution. Le regard des plus jeunes n’est plus le même: ils ont leurs objectifs qui ne sont plus les miens, leur propre conception du vélo qui n’est plus la mienne.

Quand cette fiction prendra t-elle réalité? quand cette interrogation prendra fin? je temporise.

En ville?

Une image pauvre ou une pauvre image? les deux! C’est ainsi que va le vélo de ville en France. Ici une signalétique qui ne conduit…nulle part mais dont le coût est assumé par la collectivité et bien que cette dépense ne sert à rien.

J’ai illustré encore une fois l’incapacité des corps urbains à maitriser les infrastructures cyclables qu’ils diligentent. On a l’impression que le mal est endémique et qu’aucun concepteur d’ouvrages urbains ne comprend les impératifs à réaliser pour rendre le vélo facile en ville. Aujourd’hui je m’en prends à Vieux-Thann près de chez moi, c’est commode, qui vient de réaliser un aménagement de voirie complètement raté au centre de la commune. A un point tel que face à la mairie, on a du mettre en place une balise en plastique pour signaler le décrochement anguleux d’un trottoir dans lequel les autos buttent sans le voir.

Profitons de cet engouement pour le vélo post-covid puisque c’est presque devenu un slogan, vous avez peur du covid? après le « restez chez vous » on a à présent droit à « faites du vélo« . Curieux mélange des genres!

Étrange société!

Alors les municipalités se lancent dans d’improbables circonvolutions de leurs chaussées pour dérouler un tapis jaune au vélo. Ne soyons pas dupes, la France a plusieurs décennies de retard en terme de « mobilités douces » et à la rentrée prochaine, on verra les bornes de jalonnement en plastique disparaître puisqu’il faudra bien relancer le commerce atone de la bagnole et du SUV capable de faire fi des dos d’âne.

Les ouvrages cyclistes bâclés continuent de prospérer dans nos collectivités aux frais des contribuables. Ces réalisations attestent que le mouvement vélo dans son ensemble n’a pas su s’imposer, s’impliquer, prospérer dans nos modes de vie urbains et encore moins infuser dans les conseils municipaux.

Vieux-Thann vient de renouveler la rue Berger-André. La bande cyclable qui tient lieu de trait d’union avec la Voie Verte a disparu, elle a été remplacée par un parcours sinueux sur trottoir et pas à la hauteur de l’enjeu d’un itinéraire cyclable. Encore une fois, il manque un échelon de coordination entre les intercommunalités pour assurer un avenir aux Voies Vertes lorsqu’elles traversent une agglomération. Pour l’heure les élus font ce qu’ils veulent. C’est le cas à Cernay, à Vieux-Thann et à Thann.
Après travaux dans la rue Berger-André à Vieux-Thann, les cyclistes qui quittent la Voie Verte de la Thur tomberont toujours sur le même sac de nœud avant de savoir vers où se diriger pour rejoindre Cernay. Ce carrefour avec deux stop successifs est éminemment dangereux. La piste sur trottoir supposée bidirectionnelle à gauche n’est pas signalée. Bref tout est raté. Comme d’hab!

Les clubs?

Je leur ai déjà dit au revoir, successivement, comme beaucoup de ma génération l’ont déjà fait puisque l’objet d’un club cycliste n’est pas de gérer des cyclistes déclinants sur le plan physique et que les plus jeunes sont passés au club virtuel, celui des copains qui se tirent la bourre par Strava interposé.

Le plan physique, il faut l’adapter à soi-même et surtout ne plus le comparer à d’autres dans de dangereuses chevauchées le long des départementales anxiogènes.

Il faut tenir compte de tout. J’en tiens compte.

Comme un malheur

Comme un malheur n’arrive jamais seul, après le drame Covid dont la France sort plutôt groggy, voici qu’elle se prend en pleine figure l’affaire Traoré. En écho à l’affaire George Floyd aux States. Les Traoré sont d’habiles metteurs en scène, je n’en disconviens pas. Ils sont animés d’un discours racialiste qui prend le contre-pied de nos valeurs républicaines.

Un État faible comme l’est la France politiquement n’avait pas besoin de cela en même temps.

Les questions raciales américaines n’ont rien à voir avec celles de la France et de sa police. Mais elles existent de façon larvée. Le racisme porte en germe une idéologie de la violence qui se sanctuarise grâce aux forces néolibérales mondialistes.

En France le racisme est ordinaire. Il est en nous sans qu’on le sache.

Inutile de le nier. Notre histoire en est jalonnée d’exemples. Mais ce racisme est rentré en nous et il ressort de temps à autre dans des périodes critiques. On sait très bien que l’autre, celui qui est différent, illustre nos périodes douloureuses. Celles du colonialisme, de la collaboration…et celle actuelle de l’ouvrier Peugeot venu de Pologne épauler les travailleurs français ne fait qu’actualiser l’histoire du plombier polonais. Il ne manquait plus que celui-là pour déchaîner les passions d’une France soupçonneuse.

La période actuelle est critique car le pays est atteint sur le plan sanitaire et dans sa dynamique de croissance alors elle est un terrain favorable à l’expression de ceux qui s’estiment lésés. Les minorités de tous poils. Lésés d’une politique qui étouffe, pour ne pas dire qui étrangle les expressions, sous le boisseau de la République et de ses hommes de mains.

La police est l’instrument d’un pouvoir fragile et l’on voit la faiblesse de l’Etat qui n’arrive pas à la tenir. Période dangereuse qui se renouvelle après la foireuse affaire Benalla, l’épisode des Gilets jaunes, des yeux crevés, des mains arrachées sans que la classe politique ne s’en émeuve.

L’Etat a donc sombré, cédé à l’usage de la force, renoncé au débat démocratique.

On en voit le résultat et l’on ne sait pas comment en ces jours incertains on va pouvoir remettre le pays sur les rails d’un début de concorde.

Conduction par trou…la…la…itou

Ecole maternelle du Kattenbach à Thann. Les petits chérubins en rang par un

Sans peut-être s’en rendre compte, nos petites têtes blondes profitent de la distanciation physique à l’école pour s’initier à la conduction électronique par trou.

On ne progresse vers la classe que si la place devant soi se libère. C’est ainsi que progresse l’électron dans un semi-conducteur. On a donc affaire à des enfants qui, sans le savoir, progressent dans la file comme une paire d’électron déplaçable-trou.

Les maîtres seront ravis de l’apprendre, j’imagine.

Dans les magasins, c’est le relâchement. Des malotrus circulent sans masque et sans ménagement vis à vis des autres. Si le commerçant ne fait pas la police dans son échoppe alors je pars. C’est le cas chez mon marchand de cycles, aucune distanciation, un couloir étroit entre les vélos, des clients qui s’ébrouent revenant de Rammersmatt, je n’y vais plus. C’est invraisemblable qu’un magasin qui reçoit des cyclistes retraités pour la plupart ne prenne pas davantage de précautions.

Les plaisirs simples à vélo

Des chasseurs de cols inoffensifs (2010)

C’était en 2010. La citadelle de Bitche nous accueillait. Sous la pluie comme d’habitude!

J’ai entrepris d’y retourner car je n’ai pas terminé d’exploiter le gisement de cols muletiers que renferme le territoire du nord vosgien.

J’ai compté cent à cent-vingt cols encore disponibles. Un excellent terrain de chasse depuis que je me suis mis au VTT.

L’Alsace renferme des trésors d’architecture dont je ne me lasse pas. Qui saura reconnaître cette localité?

Avant de partir, je cogite des parcours. Ceux qui me conviendront en distance et en dénivelé. Je ne suis pas fou: plus de 1000 mètres de pentes cumulées à VTT, non! Alors je finasse avec mon traceur, je tente des contournements de relief, de pics, de buttes. Car une fois sur place, je veux avoir la vie tranquille, ne plus avoir qu’à pédaler.

Autour de Niederbronn-les-Bains, un dernier paquet de cols m’attendent
En 2010 avec Jean, fidèle compagnon
Tracer son parcours sur une carte 3D permet de mieux appréhender les difficultés. Le col du Schlossberg (FR-067-0473) à la frontière allemande m’obligera à un aller-retour
Si, c’est la bonne route
Le col de Schimberg, chèrement acquis
Breitenstein, ancienne frontière, monument païen christianisé entre Lorraine et Alsace

La vélorue, un nouveau concept

Mulhouse (image Cadres)

Le CADRes Mulhouse consacre ce matin sur son site un article à la Vélorue.

On peut y accéder ici

Ce nouveau concept de mobilités urbaines vise à donner la priorité aux cyclistes dans certaines voies, les voitures devant rester derrière.

Dit comme ça, voila de quoi faire rugir les moteurs des 4×4, SUV et autres turbos coincés derrière. C’est un peu comme les sas au feu rouge mais là il est question de circuler à vélo devant les voitures.

Je vous le dis tout net, je n’aimerais pas me trouver sur ma bécane derrière un cortège d’automobilistes vociférants. Mais l’objet de la Vélorue semble séduisant puisqu’il s’agit d’inverser la tendance en faveur du vélo et tout en favorisant la baisse de la vitesse.

A Mulhouse, l’avenue Kennedy et l’avenue de Colmar s’apprêtent à devenir Vélorues. Des avenues nullement indiquées à le devenir puisque comme le soulignent mes confrères du CADRes la vélorue est une rue à faible circulation de voitures.

A Thann, on pourrait imaginer que la rue de la Paix, la bien-nommée, devienne la première Vélorue de la ville.

Les potins du lundi

mai 68.

Alors?… c’est comme avant?…

Presque! En province, comme on dit dans les grandes métropoles, le virus ne fait plus beaucoup parler de lui. On ne sait pas si les jardins sont ouverts. Il suffit de constater les lambeaux de guidoline qui flottent au vent abandonnés par les services municipaux pour s’interroger. Est-ce ouvert? ou pas?

Après tout, je m’en fous, j’ai repris ma vie d’avant. Vexé d’avoir du me plier à ces injonctions attestant de mon bon comportement citoyen pendant des semaines. Quand d’autres se trouvaient ici ou là selon leur bon vouloir sans être inquiétés. C’est une humiliation citoyenne rentrée qui tôt ou tard rejaillira.

Je ne dirai pas « tout ça pour ça », mais il subsiste des doutes parmi la population. Si les morts affreuses et en nombre sont incontestables, les dégâts « collatéraux », l’immense recul de notre économie, les milliers de défaillances et d’emplois perdus sont un prix cher payé.

Voila maintenant comme un contre-coup, la société qui se venge.

La reprise des mécontentements, des contestations, des incivilités en tous genres. Pour le pouvoir, le désaveu persiste. Il n’a pas été à la hauteur, on le sait déjà, mais il ne peut que continuer à ne pas l’être.

Comment changer de politique avec une démocratie libérale et mondialiste qui délibérément a choisi de basculer par-dessus bord nos dogmes? Ceux des services publics à l’abri des surenchères mercantiles? ceux de la santé qui protègent au lieu de sabrer dans les effectifs, les lits, les moyens?

Oui, la société se venge.

En ordre dispersé! Les voyous excellent, jettent leurs ordures n’importe où, mieux qu’avant depuis que les masques jetables rivalisent sur nos routes avec les emballages de McDo. Les motards ont été les premiers de cordée à gravir nos cimes vosgiennes dans un grand raout pétaradant. Comme avant et même mieux!

Mais le plus insidieux n’est pas là.

Oui, le plus insidieux c’est cette sorte de silence qui s’installe autour du traitement des soignants. Encouragés chaque soir, reconnus pour leur dévouement, réhabilités dans leur statut, le gouvernement tergiverse; non il n’est plus question d’ouvrir les vannes budgétaires en grand afin de rattraper les écarts avec nos voisins. Cet abus de confiance de l’Etat restera dans les mémoires.

L’école est finie. Les enseignants semblent débordés par la vague de désaffection et le ministère peut peu d’ici fin juin. Revenez au moins un jour en juin déclare le ministre. On se pince pour entendre ça. L’énorme machine de l’Éducation semble à l’arrêt au milieu de l’océan. En panne de moteur.

Venons-en à cette nouvelle vague de protestations qui prend de court nos mesures de précautions sanitaires. Celle de la contestation contre le supposé racisme policier.

Pas facile d’en parler lorsqu’on est blanc et qu’on n’a pas connu de traitements circonstanciels appliqués à son statut de « nègre », de « black », de « clodo », de « pute », voire même de voyou. Moi qui suis un citoyen « de base », je subodore. Subodorer n’est pas une preuve. Je subodore cependant un climat relatif à notre histoire politique et sociale. La France n’est pas bien placée pour donner des leçons d’anti-racisme en dépit de son histoire révolutionnaire.

Qui peut douter aujourd’hui qu’on ne parle pas dans la police de viet, de jaune, de black, de pédé, de basané,… pour désigner des citoyens sous une forme qui implique des traitements différenciés et les stigmatiser, voire plus, d’une façon ou d’une autre avec le consentement tacite de la hiérarchie?

Il serait intéressant de voir comment sont recrutés nos policiers et les valeurs qu’on leur enseigne.

L’esclavage auquel la France a activement contribué, son passé colonialiste, ses ratonnades au moment de évènements d’Algérie sont dans les esprits. Au moins dans le mien. Souvenons-nous qu’en Afrique coloniale, seul le blanc votait, loin de l’Égalité affichée par la République!

On n’en a pas terminé avec nos vieux démons coloniaux. Le communautarisme, qu’on nie, est pourtant là dans la République, il faut en convenir et il est le résultat de chocs culturels permanents. L’assimilation ne s’est pas faite comme on aurait pu le souhaiter. Alors la police a fatalement à faire face dans ses rangs à une rémanence de nos comportements passés.

Ça ne nous excuse pas.

Les potins du lundi

masques personnalisés

Le sociologue David le Breton (DNA 30 mai) nous aide à comprendre notre ressenti face au Covid et à ses conséquences que sont les gestes-barrières (on devrait dire à présent la Covid, parait-il). Le sociologue nous explique ainsi que le port du masque destiné à éviter la propagation du virus génère aussi une forme de défiguration de l’autre. Pas simple face à un masque de deviner ses sentiments!

A vélo, je reconnais Pierre, Jacques, Nadine lorsque je les croise car les cyclistes sont dispensés du masque dès lors qu’ils n’ont pas à s’approcher l’un de l’autre. Mais dans le monde du vélo, tout n’est pas clair pour autant. J’ai vu des cyclos attablés au comptoir du commerçant qui commerçait « comme avant ». Sans que lui-même ni les clients ne soient équipés d’un masque. On peut donc imaginer qu’en l’absence de barrière, notre vélociste prend beaucoup de risques puisqu’en une seule journée il verra défiler nombre de clients qui veulent reprendre la route et disposer d’une révision expresse ou d’un nouveau vélo qui tarde à arriver.

Les jeunes sont dans le « je sais bien mais quand même ». On tarde à recevoir les petits-enfants, puis on le fait. Mais eux sont innocents, ils ne comprennent pas qu’ils peuvent colporter le virus si agressif pour les moins jeunes. Mais avec les ados, c’est plus difficile, ils sont « fleur au fusil » entre-eux.

Faut-il pleurer Renault?

Non Renault n’est pas mort. Pas encore! Les écologistes, les alter-mondialistes de tous poils devraient se réjouir de voir un constructeur automobile mettre un genou à terre. Puisqu’on le sait le siècle de l’automobile devrait disparaître au profit d’autres mobilités plus respectueuses de l’environnement.

les autos devront attendre derrière le vélo. Changement de paradigme pour les enragés de la voiture en ville

La Covid n’est pas étrangère au phénomène d’effondrement de notre économie. Elle a déjà beaucoup aidé à la promotion du vélo en ville en lui faisant gagner dix ans dira Olivier Schneider de la FUB. Il était temps car derrière la Covid se cache toutes sortes de maladies pulmonaires qui déciment des millions de gens sans qu’on en parle autrement qu’à voix feutrée dans les ministères et les gazettes.

Renault meurt, tant mieux!

Vous le savez certainement, je n’ai aucune sympathie pour le véhicule électrique et en particulier la fameuse Zoé qu’on tente de nous imposer. Je ne développerai pas ici l’escroquerie intellectuelle de cette invention qu’on nous a présentée comme la panacée face aux pollutions. (voir mon billet de 2017)

Pour être simple et direct, réécoutons Jancovici en 2012 pour comprendre tout de la fausse route de l’automobile électrique

Soyons clair: il n’existe pas pour l’heure d’alternative à la voiture là où elle est encore irremplaçable. C’est à dire dans les transports inter-cités du monde rural. Aucun constructeur n’a osé actualiser le rêve de la 2CV adapté aux normes de 2020. C’est dommage.

Le pari de la 2CV en 1937

Avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, traction avant (comme les 11 et 15/Six), 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d’entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sans en casser un seul, et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. (cahier des charges du projet TPV (toute petite voiture) de 1937)

…et pourtant Citroën a disparu, absorbé par Peugeot. De même pour Panhard et SIMCA.

Au lieu de la 2CV, les constructeurs se sont vautrés dans des palaces mobiles, chers, gloutons en énergie car trop lourds et qui pillent nos ressources rares.

La messe est dite et corrélativement, nous allons assister à un naufrage social catastrophique de nos usines de voitures….pour amortir la chute, on va donc voir les éternelles primes baladurettes et jupettes resurgir pour aider à acheter les fameuses bagnoles à électrons.

Immédiatement les syndicats s’insurgent. Je les comprends. Les travailleurs n’ont rien appris du capitalisme. Depuis Georges Marchais, ils continuent de rêver à l’interdiction des licenciements comme dans les systèmes soviétiques où produite était détaché du besoin, c’est à dire du marché. A quoi bon produire des voitures si elles ne se vendent pas?

Comprendre qu’un marché est arrivé à maturité puis sombre dans le déclin, les syndicats modernes ne l’ont toujours pas appris et comme ils ne sont nullement associés et préparés à la co-décision à l’allemande, le désastre sera total. Je me souviens de Peugeot qui manufacturait toutes sortes de produits, des voitures, des vélos, des motos, des outillages, des armements, …aujourd’hui point de salut pour Peugeot et Renault.

Laissez-moi parler Pujadas!

Le professeur Raoult n’est pas le zozo qu’on nous dépeint

Quand Raoult parle en se tirant les poils de la barbe, on se tait.

Cette fois je sais qui est le professeur Raoult. Dans l’interview qu’il a accordé sur LCI à David Pujadas pendant près d’une heure, Raoult a montré qu’il était un vrai professeur de médecine reconnu mondialement et pas le zozo qu’on n’a cessé de nous dépeindre dans les médias.

Laissez-moi parler Pujadas, vous n’y connaissez rien et c’est normal! Et Pujadas se tut.

Quand Raoult parle, on l’écoute. S’il déclare la publication du journal Lancet « foireuse » à propos de la chloroquine, il sait de quoi parler et ne recule nullement face aux experts de son rang. Foireuse, vraiment? un article commence à instiller le doute alors que le médicament vient d’être interdit dans les hôpitaux français… On n’a qu’à bien se tenir et c’est tout! Y compris le médecin et ministre Véran « de la génération d’après la mienne ». Le professeur, c’est lui, pas les ministres. Lui ne fait pas de politique, il fait de la médecine.

Et lorsqu’il évoque le nombre de morts du Grand Est et de l’Ile de France, il déclare « là il s’est passé quelque chose ». Il n’en dira pas plus. Mais son silence en dit long. Un silence en forme d’accusation.

Saura t-on un jour pourquoi Mulhouse a été débordé sous le flot de malades avec autant de morts? je ne le crois pas. Mais je garde en mémoire l’immense détresse des urgences de l’hôpital de Mulhouse qui a défrayé les chroniques des journaux locaux, la valse des urgentistes et tous les chasseurs de primes venus effectuer des vacations pendant des mois. Oui l’hôpital de Mulhouse était déjà en crise avant la pandémie. Il l’est encore.

Et la réputation de l’Alsace est définitivement entachée pour de longues années.

revoir l’interview de Raoult sur LCI (58 minutes)

Des cols VTT autour du Donon

Trois jours dans les forêts vosgiennes. Ma visière FDJ se gondole déjà de rire

Trois jours de séjour VTT entre Abreschviller et Schirmeck aux confins des Vosges, de la Moselle et du Bas-Rhin.

Mon premier camp de base à Walscheid (Moselle)

Quelques cols à ratisser mais surtout le privilège de découvrir le terroir de randonnées de nos voisins. Non le Covid-19 n’a pas dissuadé cet irrépressible besoin des amoureux de nature de se rencontrer au cœur de l’immense massif de la forêt vosgienne.

Un point de vue mérite une pause (au-dessus de Walscheid)

Des marcheurs, des cyclistes, mais aussi des motards avec lesquels il faut composer. Comme toujours. La sociologie du motard est à part et en même temps elle incarne une passion pour le sport motorisé dépourvue de toute considération écologique. Évidemment ça fait tache dans le paysage. On se rassemble au col au tour d’un barbecue géant et l’on fait bombance. Les motards me rappellent un peu sous certains aspects les chasseurs.

Passons!

La traversée du gué est parfois incontournable. Agir méthodiquement et prendre appui sur son vélo comme avec une canne.
D’abord envoyer son vélo en éclaireur sur le fond du ru et ensuite assurer son pas sur la roche qui affleure et ainsi de suite…

Il faut que j’en vienne à ma comptabilité notariale, celle des cols. Car comme vous le savez, au Club des Cent Cols, on compte ses nouveaux cols franchis à vélo.

A VTT il faut compter avec les impondérables, des arbres couchés
mais parfois des chemins roulants heureusement
la fameuse maison forestière du Jaegerhof où Mitterrand rencontra Kohl en 1983

J’ai commencé en 2009 grâce à des amis mulhousiens (que je remercie) à compter mes cols, à rassembler sur une liste 103 cols dont cinq à plus de 2000 mètres. Pour postuler au club, il faut présenter une liste de 100 cols au moins dont 5 à plus de 2000 mètres d’altitude.

Les selfies devant les panneaux de cols, à la longue, c’est lassant. N’en abusons pas trop!

Et après?

Après on se pique au jeu qui est d’une absurdité maléfique puisque chaque année on veut faire mieux. Le problème, c’est que quand vous avez ratissé tous les cols autour de chez vous, il vous faut ratisser de plus en plus large, organiser des raids toujours plus loin avec des moyens motorisés plus guère dans l’air du temps. Aller faire des cols sur la Cordillère des Andes, non! Je sais qu’il y en a qui se prête à ce jeu…

L’heure de la pause. Je n’emporte avec moi que 300 à 400 kcalories de quoi tenir jusqu’au retour. Des parcours de 40 km sont faisables en une demi-journée dès lors qu’on n’a pas à porter son vélo…sauf incident ou imprévu.
La boulangère n’avait pas de sandwich, à la place elle me propose un pâté lorrain. Un vrai délice
Un imprévu comme ici où je dois enjamber une enfilade d’arbres couchés

En 2019, dix ans plus tard, j’affiche 1216 cols dont 99 à plus de 2000 mètres.

Comme ce sacré virus Covid-19 a gravement compromis nos projets, il faut se contenter pour l’heure des cols vosgiens. Il m’en reste au nord. J’en ai gravi 22 au cours de ces trois derniers jours.

J’aborde le col du Hohwalsch. Des motards rassemblés.
ça sent bon et l’atmosphère est déjà chaude.La distanciation? connait pas!

Je voyage seul pour cette fois sur mes circuits et j’en profite pour découvrir tous ces vestiges historiques de la Grande Guerre et même une Voie Romaine datant de 2000 ans.

La Voie Romaine de Langres à Strasbourg. Je ne peux m’empêcher de penser à cette civilisation lointaine qui commerçait le sel avec des charriots attelés et dont les roues ont usé le grès
le grès vosgien creusé par les roues

J’ai coutume de la dire: franchir des cols à vélo est un alibi pour voir des paysages sans cesse renouvelés puisque le but du jeu est d’aller là où nous ne sommes pas encore allés.

j’ai galéré après la voie romaine pour atteindre ce col des Nids d’Oiseaux. Ce n’était pas un bon plan de l’ajouter à l’itinéraire in fine. Mon cheval en a marre et moi aussi

Si vous êtes tentés, le Club Cent Cols c’est ici

Quel régal d’aborder une clairière à la croisée des chemin et ce joli refuge équipé de plaques photovoltaïques! (Abri de la Charaille 705m)

Voici le détail de mes parcours. Faire attention à ce que parfois mon itinéraire n’est pas le meilleur car tous les chemins ne se valent pas dans la forêt; certains sont en mauvais état du fait des débardages (la seule gamelle que je me suis pris, c’est justement en tentant de franchir une ornière d’engin, je tombe presque à l’arrêt quand le vélo butte et que je n’ai pas assez de peps pour passer en force, ça fait boum quand on tombe sur le coté. On se demande si tout remarche et on galère pour se relever le pied pendu dans la cale). D’autres chemins sont difficilement praticables car abandonnés,…attention dans les descentes caillouteuses aux pierres qui peuvent se trouver sur votre trajectoire. Pensez aussi à bien négocier les rigoles transversales. Si vous coincez une roue dans la rigole, l’éjection brutale est assurée et peut-être dramatique si vous cognez avec la face. Seul il faut toujours redoubler de précaution! C’est le prix de la solitude.

Au pied du col Haut de Chaumont, cette sépulture allemande abandonnée.Je redresse avec précaution la petite croix. Ihr ruht Karl Bader skieur au 84 Lundw. de Stuttgart (14/11/1915).

Le soir, retirer les tiques qui ont pu s’accrocher à vous (jambes, bras et cou). Elles ont parfois la taille d’une tête d’épingle.

Roc d’Asson. J’ai refait le col d’Asson déjà fait en 2019. Dommage, il ne compte qu’une fois dans le règlement
Essayer de regarder devant soi, une rencontre inattendue est toujours possible
Le parcours pédagogique sur la forêt au col du Donon me donne l’occasion d’une courte balade à pied. Au loin l’immense antenne qui domine le Donon. Au premier plan la nécropole
Autre temps, autre mœurs, la référence aux transistors nous renvoie quelques années en arrière
Bon je vous quitte là. J’espère vous avoir donné goût au voyage à VTT. Je vous propose ci-après mes parcours exécutés sur trois journées.

Autour de Walscheid


Circuits VTT cols autour de Walscheid (43km/1045m)
https://www.openrunner.com/r/11327347

Les cols du jour 1

FR-57-0412SAINT-LEON
FR-57-0510BLOECHERPLATZ
FR-57-0522PEUGSTEIN
FR-57-0545BRECKPUNKT
FR-57-0633EICHTHAL
FR-57-0625FEUERSTEIN
FR-57-0572HAUENTHAL
FR-57-0465SALZLECKKOPF
FR-57-0488HOHWALSCH

Autour de Raon sur Plaine

Circuit VTT cols autour de Raon sur Plaine (39 km/900m)
https://www.openrunner.com/r/11327392

Les cols du jour 2

FR-57-0412SAINT-LEON
FR-57-0510BLOECHERPLATZ
FR-57-0522PEUGSTEIN
FR-57-0545BRECKPUNKT
FR-57-0633EICHTHAL
FR-57-0625FEUERSTEIN
FR-57-0572HAUENTHAL
FR-57-0465SALZLECKKOPF
FR-57-0488HOHWALSCH

Autour du Donon

Cirduit VTT autour du Donon (30km/485m)
https://www.openrunner.com/r/11327232

Les cols du jour 3

FR-67-0727DONON
FR-67-0724CROIX BRIGNON
FR-67-0785PRAYE
FR-67-0823ENTRE LES DEUX DONON
FR-57-0789COTE DE L ENGIN
FR-57-0813ENGIN
FR-57-0741HAUT DU NARRION

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Raon sur Plaine

Mon cheval est de bonne humeur alors je fais un effort

Je suis parti tôt à 7h30. Je veux éviter la chaleur annoncée. Au programme les cols autour de la localité qui se trouve au pied du Donon.

Mon pense-bête est prêt. Mon parcours programmé du Openrunner, donc tout doit bien aller

La montée à Roule Bacon est goudronnée, j’ai de la chance. Après la voie romaine je me suis un peu perdu dans la broussaille. Tout ça pour aller jusqu’au col Nid d’Oiseaux hors itinéraire…

La voie romaine Langres-Strasbourg vieille de 2000 ans.

Après ça roule et j’enchaîne les Collinets.

Col de Taurupt et son abri avec électricité

Pour rejoindre mes deux derniers cols, je dois traverser la vallée pour aller en face au col d’Asson. 300m de dénivelé. Puis je me trompe pour aller au col de Pourrio et la punition est immédiate, je grimpe dans une sente jonchée de branches. À pied bien sûr.

Rocher d’Asson remarquable
Grosse frayeur le roc déboule devant moi sans prévenir. Quel vanneur ce Maxou!

Je mettrai mon parcours GPS en ligne plus tard car mon Garmin n’a pas le wifi. inadmissible, il faut que je remédie à la situation…

Walscheid et ses cols

Journée agréable à VTT. Parti de Walscheid (Moselle) tôt pour éviter la chaleur. Huit à neuf cols au programme. Ces Petites Vosges sont agréables avec chemins et vicinales goudronnées qui alternent.

En fait j’ai fait 10 cols et le Salzleckkopf m’en a fait baver car il était loin, avec un chemin défoncé et où j’ai fait un arrêt brutal sur une ornière
On évolue en forêt uniquement et c’est bien agréable
La maison forestière du Jeagerhof où Mitterrand et Kohl se sont rencontrés en 83
Excellent abri pour le casse-croûte

45 km et 1000m

Les potins du lundi

Souffrons-nous du syndrome de la cabane?

Y’a pas k’le vélo dans la vie!

C’est vrai, vouloir s’astreindre à un seul hobby présente des contraintes. Il fait de vous un inconditionnel obtus et fermé à toute autre forme d’activité, de passe-temps. Il faut donc conserver en soi une grandeur d’âme capable de vous intéresser à ce qui peut paraître futile, dénué d’intérêt ou encore trop cador pour ses petits neurones.

D’abord, nous les blogueurs, on est mal placés pour parler d’ouverture d’esprit. Voici ce qu’on dit de nous sur Wikipédia …

Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, les blogs servent principalement à l’auto-représentation, se formant alors autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). Utiliser un blog représente en effet un moyen de définir son identité, particulièrement une identité en ligne. C’est pour cette raison que la presse et l’opinion populaires sont parfois amenées à fustiger ce qu’elles considèrent comme l’égocentrisme des blogs.

Égocentrique le blogueur? Pour sûr puisqu’on ramène « notre science » depuis des années sur la toile. J’en ai presque honte. Mais dans notre corporation des communicants en ligne, on passe un peu pour des has-been car des influenceurs en lien avec le marché beaucoup plus in nous dépassent de loin et aussi des youtubeurs virtuoses qui excellent sur leurs chaines.

Pourquoi dire cela en préambule à mes potins du lundi? Parce que j’ai beaucoup appris de ce confinement sur la vie de nos contemporains qui se sont souvent réfugiés dans une forme d’ascèse, de privations du corps et de l’esprit. Comme une punition, cet enfermement nous a permis de vivre autrement et de réfléchir sur le monde.

Plus de temps pour reprendre des lectures abandonnées et plus de temps pour se réapproprier des espaces « come-back »: ranger des images, inventorier des peintures délaissées, construire des albums de voyages,…en panne de lectures, j’ai franchi un nouveau cap de la merdouille électronique. J’ai acheté une liseuse et pire! une kindle de chez Amazon. Moi quand je veux un bouquin, c’est tout de suite, alors je me suis affranchi des livreurs. Qui peut me le reprocher? et avec quels arguments? les libraires?…complètement dépassés par le virus, pris à la gorge. C’est triste pour eux mais ce n’est pas moi qui vais aller à Mulhouse, le cluster, pour trouver un livre qu’on devra commander. Alors j’attends les objections…Je sais, c’est perfide, mais c’est factuel.

La vie semble avoir repris ses droits. Les jeunes, leur insouciance, les éclats de rires, les jeux de ballons, les rodéos à vélos,…bas les masques!

La maladie? quelle maladie?

C’est un truc de vieux, on l’a compris. Les journalistes insistent toujours sur les plateaux pour faire dire aux sachants à partir de quel âge on est « comorbide« ? 50, 60, 70 ans? rassurés d’entendre qu’ils sont peu menacés, pas encore assez vieux.

Mais qui sont ces imbéciles encore capables aujourd’hui de se faire prendre par le virus? Une sorte d’euphorie succède à l’enfermement. Une pandémie? où ça? 30.000 morts, à peine! Alors tout ce cirque pour ça!

Oui, la France semble renaître. Pas toute la France!

Les moins jeunes comme nous ont compris qu’ils emmerdaient le monde avec leurs comorbidités, leurs gros bidons enflés comme des bibendums bardés de tuyaux que des petites infirmières retournent toutes les douze heures en tirant sur des alèses.

Il existe une partie de la population qui souffre en silence d’une nouvelle maladie, la maladie de la cabane.

  • la peur de la contagion
  • l’anxiété de retrouver le rythme exigeant de la réalité
  • le fait d’avoir découvert que la vie simple à la maison est agréable

Des Robinson, ils veulent rester des Robinson sur leur ile de 6 km2.

Arrivé en haut de la côte de Sternenberg, à la cote 364, le blockhaus

Il est minuscule, dissimulé au coin de la forêt. On y installe sur son toit en pointe diamant un mini promontoire et ce qui ressemblera à une table d’orientation. Mais ne c’est pas tout, l’accès à l’intérieur de l’édifice est pourvu d’un escalier en bois et d’une porte fermée à clé.

J’interroge des promeneurs…oui, le blockhaus va servir d’abri aux touristes de passage, on pourra même dormir à l’intérieur!

Dormir dans un blockhaus! Voila de quoi ravir tous les malades du syndrome de la cabane. Dormir dans une cabane en béton au bord de la D32.5, et grimper sur le toit pour voir si Anne arrive, quel bon plan l’été prochain!

Un blockhaus converti en abri touristique à Guevenatten à la cote 364

Des malades de la cabane, j’en connais. La convalescence est balbutiante. Redécouvrir la rue après deux mois de confinement rigoureux est un supplice. Le masque ne suffit pas. Il faut en plus accepter de côtoyer ses semblables qui sont tous perçus comme potentiellement porteur du germe de la maladie. Les malfrats le savent, eux qui crachent opportunément sur les policiers pour instiller la peur.

En marge des dégâts de la catastrophe économique engendrée par le virus, il faut maintenant compter en plus sur le handicap de gens désocialisés qui ne savent plus vivre. Comme avant.

Le malentendu Covid-19

C’est fabuleux, on est limités à 100 km MAIS on peut réserver ses vacances au Perthus

Youpie! on est sortis du confinement.

Ça, c’est ce qu’on disait tous en cœur le 11 mai. Il y a cinq jours. Les randonneurs se sont remis à la randonnée et se sont même mis à faire des projets à moyen terme. C’est mon cas.

Hier, j’ai testé pour voir comment la vie est redevenue normale…

La vie est-elle redevenue normale? on comprend qu’en l’absence de masque, tout le monde s’est remis à la couture. Alors la réparation de machines à coudre redevient tendance

Il suffit de se rendre en ville pour constater que rien n’est comme avant. Les gens se déplacent au volant avec des masques sur le nez, sur les trottoirs aussi où l’un sur deux est masqué quand d’autres hésitent devant les quelques enseignes ouvertes, puis-je entrer?…finalement on renonce de crainte de se trouver devant un risque inattendu à l’intérieur du magasin.

Je vais chez mon médecin récupérer une ordonnance du secrétariat. La secrétaire m’engueule parce que je m’appuie sur son comptoir…

Les médecins se plaignent qu’ils ne nous voient plus, comme pour les coiffeurs. Normal puisqu’on nous a dit de rester chez nous.

Tous ces scénarios d’ordres et de contre-ordres font fatalement des dégâts dans les esprits.

Le lac fermé! y’a le feu? c’est vrai que ce lac pourrait être un dangereux cluster en puissance

Je vais au barrage de Michelbach croyant pouvoir en faire le tour comme à l’habitude. Fermé! Un agent de l’Institution s’approche en voiture et entreprend un discours moraliste qui a le don de m’exaspérer « faut penser aux soignants ». Évidemment faire le tour du lac, ça facilite la contamination, monsieur l’agent. Je n’insiste pas. Alors on ira à la place se balader dans la galerie marchande de Leclerc, lui dis-je…et nous partons.

Je suis obligé d’en convenir, le retour à la « vie normale » est un leurre.

Rien n’est normal, tout est anormal. Nous sommes dans un monde paranormal où rien ne peut être expliqué scientifiquement.

Trop de malentendus se sont installés entre les pouvoirs et la population. Les dirigeants tâtonnent, ils marchent sur des œufs de crainte de faire la boulette de leur vie. Vu toutes les plaintes déjà déposées, nos politiques sont très méfiants. D’autant que le pire est à venir avec le volet économique et sa cascade de faillites qui vont pleuvoir d’ici la fin de l’année et l’explosion du chômage. La France a tout arrêté et elle peine a redémarrer la machine là où d’autres pays moins confinés s’en tirent aussi bien, parfois mieux, en ayant fait confiance en ses citoyens.

Le mois des MAIS a envahi notre quotidien

Il faut porter des masques dans les transports en commun et dans les magasins où il est mentionné MAIS certains en portent partout même en voiture. Comment ont-il fait pour avoir des masques autrement qu’en allant prendre des risques en magasins?

Le génie humain est sans limites. Masque avec pare-brise. Un modèle avec essuie-glace est en développement

On nous l’a promis, des millions de masques ont été commandés et même livrés MAIS on n’en trouve nulle part

Les enfants doivent aller à l’école MAIS seulement un jour sur deux

Défense de quitter la case prison pendant la récré!

On a le droit de se déplacer MAIS pas au-delà de 100 km

On est déconfinés MAIS pas tout le temps si la contamination reprend.

« Nous serions amenés à prendre à nouveau des mesures de confinement territorialisées. » si le fameux R0 s’envole a déclaré le ministre Véran.

On va pouvoir aller en vacances en juillet-aout MAIS seulement en France et PAS si l’épidémie reprend. Donc on peut réserver nos vacances au bord de la mer MAIS pas question de faire le lézard sur le sable.

Il faut éviter d’être contaminé par le virus MAIS mieux vaudrait 300.000 morts de plus car notre immunité collective serait atteinte.

Il faut remettre les gens au travail MAIS les gens ont la trouille dans les transports en commun. Mais allez-y, ne faites pas l’enfant, montez donc dans le bus, il est désinfecté. Ne poussez pas derrière!

Non, le Covid n’a pas que des effets négatifs…

On libère 10.000 prisonniers trop confinés et on résout la surpopulation carcérale en même temps et instantanément. Il suffisait d’y penser.

On restreint la circulation du virus et en même temps la pollution des voitures, des avions et des ferrys régresse.

On crée des voies cyclables en ville et en même temps l’usage du vélo progresse de dix ans en trois mois

On ferme les bistrots et en même temps on a moins d’accidents de la route

10.000 morts dans le Ehpad? oui, mais en même temps on libère des places pour ceux qui attendent.

Il reste des pans entiers de notre vie publique affectée: les activités culturelles, les spectacles du vivant, les sports collectifs, …

L’absence de visibilité menace des milliers de professions à court terme.

Un J zéro maussade

J’avais prévu d’aller à la ville à vélo mais j’ai du renoncer par suite du mauvais temps

On n’a pas eu de chance pour ce premier jour du déconfinement.

D’abord un pluie tenace…et ensuite une température hivernale avec 4 degrés au thermomètre.

Une course à Mulhouse que secrètement j’imaginais faire à vélo par les chemins détournés. Non, je n’ai pas pu la faire. C’était pourtant un projet alternatif à la montagne pour fêter cette libération.

Alors je suis allé faire ma course en voiture. Sacrilège, diront les inconditionnels du tout vélo!

Surprise! je n’avais pas repris la route depuis deux mois à plus d’un kilomètre de chez moi sauf pour le Drive.

Je me croyais déjà en voyage à cinq kilomètres de chez moi. Rien de commun avec l’autre France qui a continué à travailler pendant ces 55 jours de confinement et qui n’a pas le même ressenti.Un confiné qui sort de son rond est tout décontenancé de ne pas avoir à respecter le chronomètre sans avoir à justifier le motif de son déplacement.

C’est un grand progrès démocratique pour la France des libertés.

les mesures de sécurité et d’hygiène de Boulanger sont draconiennes.

Dans le magasin Boulanger de Wittenheim, tout est chamboulé. Une procédure est en place. Deux places Drive réservées où l’on se signale pat téléphone et où l’on vous apporte votre achat sur le parking.

A l’intérieur un service d’ordre en guise d’accueil, du gel hydroalcoolique et port du masque obligatoires. Le cheminement client est balisé et la sortie de caisse emprunte un autre parcours que celui de l’arrivée.

Je ne sais pas si la vie d’aujourd’hui est appelée à durer vingt ans…et si les coronavirus vont durablement modifier nos modes de vie. Je trouve que c’est moins bien qu’avant. Peut-être seulement une appréciation provisoire?

La distanciation sociale automatisée de demain

Le monde de demain.Parcours client dans un grand magasin. Sachant que vous êtes confinés dans un rond rouge, attendre que votre rond passe au vert pour pouvoir avancer jusqu’au rayon suivant…puis vers la caisse.

Devoir parcourir tout le magasin avant d’atteindre son rayon, Ikéa le fait déjà pour susciter des achats non prévus et il est vraisemblable que la formule va se développer dans d’autres surfaces commerciales au nom de la distanciation imposée pour raison sanitaire. De quoi faire fuir les clients pressés!

Masque et dissimulation

A t-on le droit de se masquer impunément en contradiction avec la loi?

La polémique va certainement rejaillir.

Maintenant que le port du masque est rendu obligatoire dans les transports en commun, va t-on trouver face à nous des verbalisateurs opportunistes pour se souvenir que la dissimulation du visage est interdite depuis 2010 en France?

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

C’est la loi 2010-1192 du 11 octobre 2010 qu’on avait surnommé alors « la loi anti-burqa » en référence aux femmes voilées.

Chronique de pandémie

Cols à vélo. Allons-nous retrouver notre crapahut?

Terrain miné

Je sens la ferveur monter chez tous ceux qui ont été enfermés à la maison depuis deux mois.

Les projets individuels redeviennent jouables. Chez mes confrères centcolistes, on ne manque pas de bonnes résolutions pour reprendre l’ascension de sommets mythiques ou plus confidentiels. Oui mais il y a un hic, la fameuse barrière des 100 km. Alors ceux qui ne sont pas au pied d’une montagne devront encore attendre.

Moi qui suis à l’entrée des Vosges, j’ai encore quelques cols à ajouter à mon tableau d’honneur. C’est une chance que n’ont pas les Bretons. Ils ont la mer en échange.

Mes cols vosgiens restant à gravir sont en gris, tous ceux en rouge sont faits.Il y a environ 400 cols recensés dans le massif vosgien

Je vous l’ai déjà dit, « faire des cols à vélo » pour moi c’est d’abord un alibi de voyages et de paysages rencontrés

Il me reste un quadrilatère entre Saverne et Saulxures avec des cols inexplorés. Pourquoi pas après la Libération?

J’en profite pour faire un peu la pub du Club des Cent Cols. J’y suis depuis quelques années maintenant (CCC6785). Le principe est simple: grimper des cols à vélo!

Pour en savoir plus, aller ici

Je disais donc en titre « terrain miné », nous avançons en terrain miné.

La bataille du déminage a commencé

Ce n’est pas du déconfinement auquel nous devons faire face, c’est à du déminage. Car face à nous, les pouvoirs publics qui tentent de desserrer l’étreinte sur les libertés publiques ne savent pas trop comment s’y prendre. Alors ils dressent des contraintes nouvelles à nos libertés publiques. Au nom du virus qui pourrait se réactiver.

Il est sûr que des gaillards comme moi, après deux mois de brimades à la campagne ne vont pas spontanément faire de cadeaux à Macron et son staff.

On en a carrément marre des arguties qui ne tiennent pas debout comme cette interdiction absurde du vélo qui nous restera longtemps en travers de la gorge.

Alors le grand chef sioux en second qui a perdu pas mal de ses plumes dans la bataille Covid va encore parler cet après-midi. Hug!

Peut-être pour la dernière fois…

Qu’est-ce qu’ils vont bien trouver pour nous mettre des bâtons dans nos roues? c’est la question.

On sait déjà que la bataille se joue autour de l’interdiction de l’accès aux plages…et aux lacs. Les locaux nous défendent comme ils peuvent face à Paris. Pourtant les Parisiens aiment bien la mer lorsqu’il s’agit de se réfugier hors de la capitale…

Pour nous en montagne, qu’avons-nous à redouter? la fermeture de la route des Crêtes? nous sommes à la merci de l’administration préfectorale et même sous-préfectorale. C’est commode l’administration car ça dédouane le politique si la chose tourne mal.

C’est clair, on est chauffés à blanc. Alors attendons de voir…

Le commandant en chef, lui, préfère en attendant jouer sa réélection. La soupe est trop bonne à l’Elysée.

Le cirque a assez duré

Ce matin j’ai la mine pas tibulaire des mauvais jours.Je m’impose un format de jogging qui doit tenir dans l’heure. C’est idiot, je sais.

C’est ma 37eme sortie de jogging. Avec des constantes stables sur 8km. Des temps de 7 minutes à 7minutes 30 au kilomètre. Je ne tente pas plus car je « travaille » avec un cardio moyen entre 135/145. Je ne veux pas aller au-delà de 85% de la FCM qui est chez moi à 165.

Encore une fois j’ai tourné autour de chez moi comme dans un cirque où les chevaux frôlent la balustrade. Comme des milliers d’autres tournent dans leurs quartiers. Nous sommes en quelque sorte dans une zone d’attente soumis au bon vouloir des autorités.Certains découvrent même des particularités ignorées de leur quartier trop habitués à se déplacer en voiture plutôt qu’à pied.

Je me souviens du sketch de Raymond Devos où tout le monde tournait autour d’un rond-point. Et vous là, qu’est-ce que vous faites?… Comme vous, je tourne!…Il y avait l’ambulance et le corbillard qui tournaient ensemble. L’ambulance était déjà vide, comme on l’imagine, et le corbillard…occupé . Nous sommes donc sur orbite. Pas encore une orbite céleste, mais on pourrait presque l’espérer. Finalement nous sommes devenus des cosmonautes dans notre quartier, des types masqués qui tournent sans savoir où aller. Parfois, on change d’orbite, on tourne dans l’autre sens. Alors on croise ceux qu’on avait déjà rencontré la veille. Alors, comment allez-vous? on fait aller…et vous? moi y’a des hauts et des bas, je suis un peu perdu depuis que je tourne dans l’autre sens, j’ai perdu mes repères.

Mais à la fin on se lasse. Il est temps qu’on puisse vadrouiller ailleurs qu’en ville.

Aujourd’hui, je suis monté par deux fois à Leimbach par la rue Kleber.Ce qui est un peu compliqué dans les montées en jogging, c’est l’absence de dérailleur, donc il faut soit ralentir la cadence soit diminuer l’amplitude des foulées, une sorte d’adaptation du couple de pédalage et de la vitesse de rotation sur le vélo

Je me dis parfois que je vais claquer au bord de la route tellement l’exercice me semble difficile. Mais non! Le moment n’est pas encore venu. Je mesure la difficulté du jogging par rapport au vélo grâce à la quantité de sueur produite à mon retour.

Et pourtant « La durée idéale, estime Daniel Bourquin, entraîneur de demi-fond au CJF Saint-Malo, est une sortie de cinquante minutes et une heure.

C’est mon cas.

De nombreux coaches conseillent des footings tout doux, à des allures avoisinants 10 km/h.(source)

Alors là, je suis dans les choux! je tourne à 8 km/h.

Je sais que sur ce registre du jogging, les amateurs sont nombreux. Plus qu’à vélo.Je suis un peu le calimero cycliste à pied.

Chronique de pandémie

Cette carte a un grand mérite, diviser pour mieux régner. Cette devise est attribuée à un certain Philippe (en 350 avant JC)

Va t-on enfin vers le bon coté de la balance?

Une certaine euphorie semble s’emparer de l’opinion. Reprendrait-elle confiance dans le lendemain?

Pas complètement encore. Les autorités tablent sur leur fameuse carte tricolore pour tempérer les ardeurs. Ce qui fait dire à Didier Rose ce matin dans les DNA…

Ce qui est reflété ici sans le dire, c’est un choc de doctrines. L’une pousse au déconfinement, et recrute ses partisans à l’Élysée ou à Bercy. L’autre, plutôt dans la trace de Matignon, cherche à tempérer les élans aventureux et à éviter les rechutes. Cette carte est la réponse graphique d’un camp craignant un relâchement sanitaire à un autre appelant à renvoyer la nation au travail.(Didier Rose DNA 02 mai)

On sent bien que l’exécutif hésite, tiraillé entre deux attitudes. Celle de la reprise généralisée et celle du freinage dans la zone rouge.

Mais je subodore qu’en plus le Ministère de l’Intérieur fier de son flicage généralisé de nos déplacements rêve de poursuivre l’expérience avec son attirail de pétrolettes tous terrains, ses drones et ses hélicos. Il ne manquerait plus que le Stop-Covid pour réhabiliter les enquêtes de moralité de la police des mœurs. Souvenons-nous que le Ministre Castaner a des relais convaincants parmi les épidémiologistes qui voient d’un très mauvais œil relâchés dans la nature des gens qu’on pourrait encore confiner, laisser moisir dans leur rond quotidien. Je veux parler de toute cette population inactive qui finalement ne sert à rien dans la reprise de l’économie du pays.

Cela dit, le confinement a des vertus.

Le télétravail n’a jamais aussi bien marché et les petits chefs habitués à régner sur leurs troupes ont perdu la partie. De 1.8 millions, la France en télétravail (parfois précaire sur la table de la cuisine) a bondi à 5 millions environ.

Plus anecdotique, les télépédaleurs qui gravissent la cimes alpines sur le home trainer dans le salon.

Madame se charge du ravito

Le coronavirus est favorable à toutes les merdouilles finissant en ique. J’en raffole.

Informatique, télématique,…monétique.

La distanciation humaine a pris une tournure inattendue là où nous aurions mis dix ans à promouvoir des techniques jusque là encore confidentielles.

Même mon boulanger qui rechignait à se faire payer la baguette avec un téléphone s’y est mis pour ne pas manipuler de la monnaie suspectée d’être contaminante.

Payer sans contact avec son téléphone est bien plus sûr qu’avec sa carte bleue. Inutile prendre le ticket, le montant s’incrémente dans une liste et aucun usage frauduleux possible sans votre empreinte digitale sur la touche de validation, aucune manipulation du clavier du commerçant

Chien fou

Ce matin après mes digressions pandémiques, j’ai pris la route.

A pinces.

Je suis comme un chien fou qui part dans tous les sens dès qu’on le lâche. C’est sûrement le confinement qui me tourne la tête.

Je n’ai pas le pied assuré en chemin, je me sens très mal à l’aise, j’ai peur de l’entorse. Tout mon apprentissage reste à faire sur ce terrain là

Dans la côte de Leimbach, je suis pris dans les rafales du Blosen. Je zigzague en montant le chemin dans les ornières, je souffle, je rétrograde,…

bref « je décompense sec » en perdant tous mes paramètres, le cardio, le rythme, le souffle, la vitesse, je suis tout de guingois. Un peu comme ces cyclistes désemparés dans la montée du col.

…et en plus la dame est perdue au milieu de la route, elle me demande si le chemin à droite va à Thann. S’arrêter lorsque je cours est un effort supplémentaire physique et mental
Mon Himalaya du jour

Je me rétablis dans la descente. Puis je remonte la rue des Vergers et je repars dans l’autre sens. Au km 4 en bas de Leimbach, il faut que j’assure car je ne suis qu’à mi-parcours. Je vais traîner dans les rues de Vieux-Thann, la place Fellmann et je traverse le square tout proche.

J’aborde l’avenue de Gubbio au km 7. Je suis sauf.

Ouf! c’était difficile aujourd’hui. J’arrive à 58 minutes at Home et lessivé. L’âge certainement? 244 km depuis que je me suis mis au jogging. Pour moi, ce n’est jamais facile ce truc où il faut porter son poids; ça me fait 8000 pas et j’ai les genoux qui jouent les castagnettes. 74.5kg sur la balance ce matin. En avril j’ai l’impression d’avoir atteint un plancher de verre au niveau du poids. Impossible de passer sous les 74 kg! J’ai réduit la ration journalière de 200 kcal mais j’ai faim tout le temps. Alors je bois en attendant…

Moins 9 kg, je n’arrive pas à perdre plus. Je cherche…
On va en trouver de plus en plus souvent sur le bords des routes. Celui-là semblait encore en bon état. On pourrait les recycler sur le second marché de Facebook ou du Bon Coin

Oui, je suis un chien fou en ce 1er mai. Vous l’aurez compris.

Clubs et Covid-19

Comment les clubs cyclos vivent le confinement?

J’ai fait le tour des sites internet des clubs cyclos du sud Haut-Rhin pour mesurer l’incidence du confinement sur l’activité.

Je veux parler de ceux qui ont un site internet…

  • CCK Kingersheim
  • Audax Illzach
  • CCS Sausheim (ex ACRM)
  • ACTF Guebwiller
  • LRV Rixheim
  • CLR Richwiller

J’en ai certainement oublié…

Le confinement est passé par là, les cyclos ne roulent plus, ils n’ont donc pas grand chose à raconter puisque le calendrier des sorties est tombé à l’eau.

N’accablons pas les clubs, certains sont devenus « des astres morts » avant même que les fédérations ne viennent les dissuader de prendre leurs vélos à l’annonce du confinement.

CCK, grand calme

Le plus étonnant est l’effondrement du site CCK qui affichait fièrement il y a quelques années, et à juste titre, plusieurs centaines de membres et dont le site internet est tombé en désuétude comme par exemple sa section tandem qui est restée bloquée à 2015 ou la section « jeunes » arrêtée à 2014 (attention le site CCK est annoncé non sécurisé)

La page d’accueil du site CCK dont certaines rubriques sont restées en l’état depuis 2017. Même l’AG est restée bloquée à février 2019. De nombreux liens ne fonctionnent plus ce qui semble indiquer que le webmestre a quitté les lieux

Du coté du forum pourtant si animé dans le passé, c’est morne plaine. Tout juste si l’ami Bridou vient y afficher ses état d’âme de temps en temps. Sans en obtenir d’échos en retour à son grand désarroi.

Audax Illzach

J’ai toujours de l’estime pour les Audax. Mais force est de reconnaître que la formule Audax a fait pschitt depuis longtemps. Les membres encore là tentent d’assurer la permanence sur leur page internet. Mais ils n’ont plus de vélos sur la photo, ils sont à pied! L’info-club n°100 de mai-juin vient de paraître…

Dès que nous saurons à quelle décision nous allons être confrontés, une
information vous sera communiquée pour une éventuelle reprise.
Nous avons également annulé notre brevet de L’ILLZACHOSE du samedi 16 mai
2020 sur instruction gouvernementale et fédérale.
Notre séjour à ST CYR SUR MER est annulé également par arrêté
gouvernemental. Un courrier sera adressé aux personnes concernées.
Egalement annulé le séjour à RIMINI ; à voir avec Paul WINNLEN pour les
modalités

C’est triste car on ne voit aucune perspective pour cet été alors que le vélo pourrait reprendre en restant distants.

CCS Sausheim

Successeur de l’ACRM, le CCS n’affiche plus d’activité sur son site. Les photos se sont arrêtées à 2016. Difficile d’en savoir plus. C’est l’ACRM qui m’avait accueilli en 1998 lors de mon installation en Alsace. Les 100 km de Mulhouse étaient alors un rendez-vous apprécié des cyclos de la région où nous étions plusieurs centaines à participer.

100 km de Mulhouse (2013)

ACTF Guebwiller

Le site de l’ACTF Guebwiller donne tout de suite l’image d’un club actif. C’est rare. On voit que c’est tenu au niveau informatique par des pros avec des renvois sur une page Facebook, Whatshapp, Strava, un comité à jour en 2020, une revue de presse où l’on parle du Randonneur, de Carfree (!), de Frédéric Héran, de Didier Tronchet, et…un lien pour tracer son rond de confinement de 1 km!

…et un journal du confinement tenu par mario (JDC6) dans le bandeau d’accueil

Calligraphie ciselée, rédaction impeccable…on y passerait l’après-midi! A la réflexion, je me dis que c’est peut-être trop bien. Le cyclo qui bosse sur le site doit y passer des heures. Comme moi!

Pas de doute, si vous cherchez un club, c’est l’ACTF Guebwiller qui fait le plus sérieux

Abbaye de Murbach

LRV Rixheim

Un site bien tenu, clair et agréable.

Le bandeau du club LRV avec un cyclo à l’extrême droite que je reconnais

« Les beaux jours arrivent, … mais le vélo est en « stand by » à LRV, … cause COVID-19

Le club est réaliste, on ne peut plus faire de vélos en club. Alors on attend. La randonnée dans les Cévennes est tombée à l’eau et reportée en 2021.

Gérard fait la pub de la FFCT avec VéloMaison sur le forum.

On voit que l’activité est restreinte mais le site est à jour avec le Comité élu en 2020 avec mon ami Bernard comme président.

CLR Richwiller

Le CLR Richwiller de notre ami Nussbaumer est d’un abord agréable, bien tenu.

L’onglet 2019 indique les activités 2020 avec les 8eme randonnées en pays de Thann le 20 septembre. En plus le club donne une image familiale bon enfant réconfortante. On doit se sentir bien dans le club.

En résumé, il faut en convenir, les clubs de cyclotourisme vieillissent et peinent à renouveler leurs effectifs. Avec ou sans Covid-19, le constat est là. Certains se maintiennent mieux que d’autres. Mais que peut-on faire pour renouveler un modèle de cyclisme qui ne suscite plus l’adhésion?

Il est clair que le Covid-19 ne va pas arranger les choses puisque rouler équipes, en groupes, à plusieurs va être interdit un certain temps. Seuls peut-être les vététistes pourront respecter les espacements demandés sur les chemins. (10 mètres nous dit-on)

Je n’ai choisi arbitrairement que quelques clubs. Voici la liste des clubs cyclistes recensés autour de Mulhouse en 2011

Chronique de pandémie

Hier j’ai pris mon VTT pour contempler les hauteurs. Une forme de renaissance (Leimbach)

« le plus comme avant »

D’ici le 11 mai, jour de fin du confinement, il reste encore des précisions à obtenir sur la façon d’aborder la prochaine phase du « plus comme avant ». Ce sont nos gouvernants qui le disent « le plus comme avant » résonne comme un slogan de parti écolo qui aurait décidé de mettre au panier toutes nos habitudes de vie. Les bonnes et les moins bonnes.

Parquer les bagnoles à la périphérie des villes, mettre trois-quart des zincs à la casse et réapprendre à maîtriser notre outil de production en consommant d’abord nos produits locaux.

Réinventons notre modèle de vie

Ainsi on pourrait voir les constructeurs de vélos se réapproprier les fabrications importées de Taïwan ou de Chine, les manufactures de chaussures se réimplanter sur le territoire…et j’en passe beaucoup d’autres dans des domaines plus pointus.

Ne plus dépendre d’un marché mondial, c’est quasiment comme réapprendre à maîtriser des valeurs communes qui nous ont échappées au fil du temps. Saurons-nous tirer les enseignements de tous nos manquements et prendre en mains notre avenir sur une autre mode que celui de ces démocraties molles qui ont tout bradé de nos savoirs, de nos savoir-faire?

Les villes retrouvent subitement de l’intérêt pour le vélo. Comme c’est étrange!

Sans parler de communisme dont on a vu les ravages derrière le rideau de fer, il faudrait à tout le moins reprendre le pouvoir sur nos marchés et ne pas les déléguer à un mondialisme économique qui depuis des décennies pille la planète et dérègle ses équilibres.

Il faut non seulement rester à l’écoute mais prendre les affaires en mains plutôt que de les déléguer.

J’entends ceux qui parlent par ignorance ou par facilité de cette bêtise française, de son incohérence continuelle ou encore ceux qui pensent qu’on joue sur les peurs.

Je ne suis pas de ceux là. Va t-il falloir faire un ménage salutaire parmi nos politiques ? c’est sûr. Se débarrasser de tous ceux qui ont failli, menti, trahi? oui c’est nécessaire. Mais aussi réapprendre des choses simples du « vivre ensemble » que trop de nos congénères ne respectent pas, ne respectent plus.

D’ici le 11 mai, on ne sait pas si la vie va reprendre « comme avant ». J’ai des doutes. Vouloir qu’il en soit ainsi risquerait d’être dramatique car on n’a pas tué le virus. On en est peut-être encore loin.

Personnellement, je vais continuer mon propre confinement car je sais que je suis au rang de ceux qui présentent « des fragilités ». Il est donc inutile que je m’avance là où il y a du monde. Peu m’importe, ma campagne me suffit. Même si je ne méconnais pas les problèmes de proximité auxquels vont être confrontées nos générations actives ces jours prochains.

Chronique de pandémie

En chemin pour le musée Kröller Müller (Pays-Bas), un havre de paix

La nuit j’échafaude toutes sortes de plans

Des plans pour l’avenir. Des plans pour sortir? pas seulement. Des plans pour continuer à vivre. Surtout que nous, les « seniors », on n’a pas trop bonne presse face au corona!

On pense à la guerre mais nos contemporains n’en ont pas l’expérience. Sauf ceux qui ont livré les dernières batailles coloniales en Afrique du Nord et qui en sont sortis brisés par le racisme, le racisme ordinaire qu’on traine partout dans notre quotidien encore soixante après.

Le virus a déjà gagné la guerre puisqu’il occupe durablement notre quotidien, nos normes de vie, nos codes, celui de pouvoir nous déplacer à notre guise, d’aller au concert, boire un coup, aller au restaurant, ou tout simplement nous promener dans les parcs.

Comme le dit très bien ce matin le philosophe thannois Laurent Delabesse dans les DNA (29/04)

Notre espèce a un corps fait pour marcher 20 kilomètres par jour. Face au stress, notre corps est biologiquement programmé à déclencher des hormones pour combattre ou fuir. C’est une réaction archaïque : devant le danger notre organisme est fait pour courir.

Oui le confinement nous rend triste. Combien même nous disposons d’artifices à la maison, la musique, la lecture, la peinture, l’internet … quand d’autres n’ont rien que le désœuvrement, hélas.

Tout se complique à outrance

Notre grand timonier en second, Philippe, nous a concocté une sortie de crise qui ne convainc pas. Car tout se complique. « Je le dis aux Français, si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement » a t-il déclaré le 28 avril devant l’Assemblée Nationale.

Le Haut-Rhin sortira t-il du confinement le 11 mai? le rayon de 100 km toléré ne va t-il pas se réduire aux contours départementaux?

Des brigades de recherche à la place de StopCovid

C’est une France à plusieurs vitesses qui s’installe, loin des principes constitutionnel. Une France du pistage des « pestiférés » et la création de « brigades » dans chaque département pour identifier ces contacts chargées de reconstruire vos traces…mais aussi une France où les libertés ne seront pas les mêmes d’un territoire à l’autre et les déplacements subordonnés à des règles très encadrées.

Le Haut-Rhin, on s’en doute, ne sera pas parmi les premiers à bénéficier du dispositif de désencerclement. Les fameux 100 kilomètres risquent de rétrécir comme une peau de chagrin et de se limiter aux contours du département.

Alors oui, il faut en convenir, le virus a gagné. Il faut se rendre à l’évidence: des pans entiers de notre mode de vie vont s’effondrer en instaurant de la distance interpersonnelle partout.

Quand pourrons-nous à nouveau nous approcher les uns des autres, nous toucher ? Jusqu’à quand ces « gestes barrières » nous empêcheront-ils de faire monde ? (Laurent Delabesse)

On ne sait pas. On ne sait pas si cette méfiance à l’égard de l’autre est appelée à s’estomper. Des métiers vont disparaître, d’autres naîtront. Tous les métiers du spectacle vivants sont d’ores et déjà impactés par la crise, les métiers de bouche, les métiers du loisir, du tourisme. Jusqu’à quand? on ne sait pas.

La classe politique se cache

Ironie de l’histoire, les métiers de la couture font florès autour des masques qui nous manquent. Se présenter masquer, c’est perdre son identité, rendre le monde anonyme. Ces pertes de repères culturels, cette distanciation sanitaire nous ramènent à des réflexes primaires et archaïques. L’impuissance de la science est stupéfiante, davantage que l’impréparation de notre organisation politique. L’avez-vous remarqué? ne se succèdent dans les lucarnes que des professeurs unanimes dans leurs désaccords tandis que la classe politique a disparu depuis des semaines. La classe politique se cache. Elle a peur de ses lendemains.

La DGA en ligne de mire chez les couturières

La DGA (la Direction Générale de l’Armement) a déjà prévenu: les tissus employés doivent obtenir son agrément préalable. On tombe des nues!

Les petites couturières sont dans l’illégalité avec leur tissu non validé DGA

Jogging et masque?

Masques tissus Beaugency.fr

C’est la ruée dans les pharmacies pour obtenir son masque en tissu. On l’appelle le masque alternatif ou encore grand public.

C’est un masque anti-projections qui ne remplace pas un masque dit chirurgical ou un masque FFP2.

Il ne dispense pas non plus de respecter les distances entre les individus, les fameux gestes-barrières, qui doivent toujours être observées. Au moins un mètre pour se croiser et pour dépasser…à pied. Dans certains pays la distance est portée à deux mètres.

A vélo je ne sais encore pas. Il est vraisemblable qu’on va commencer à rouler seuls. Les rejets pulmonaires d’un sportif en action sont décuplés, il faut s’en souvenir. Si vous roulez dans un club sans connaître le statut sérologique de tous les participants, méfiance!

Le masque n’est plus efficace et doit être changé dès qu’il se retrouve « imbibé » de trop nombreuses sécrétions orales et nasales, ce qui arrive très vite quand on court. « Cela ne sert strictement à rien » professeur Stahl

Quand je suis en jogging, j’émets un nuage d’aérosols bien plus loin qu’à un mètre, peut-être jusqu’à dix mètres étant donné que l’on rejette 80 à 150 litres d’air par minute au lieu de 6 à 8 au repos. Il ne viendrait donc pas à l’idée de courir en groupe. C’est pourquoi, chaque fois que je dépasse quelqu’un ou que je croise quelqu’un, je change de trottoir en ville en m’assurant que je peux le faire sans me faire renverser. Sinon, je m’arrête. C’est la grande erreur d’avoir confiné les gens en ville plutôt que les avoir laissés courir dans de grands espaces dégagés.

L’important, c’est de ne pas envoyer des gouttelettes sur celui qu’on va aborder. Le masque alternatif est un masque anti-projections. Il vous empêche donc d’envoyer le nuage d’aérosols sur les autres…et il vous protège aussi si quelqu’un postillonne face à vous.

Même s’il n’est pas beau, votre masque artisanal peut être efficace. La densité minimale du tissu doit être de 120 fils pour 100 mm. Evidemment ce masque en coton devient vite une éponge si je le garde pendant une heure sur le nez et complique les efforts pulmonaires comme si vous grimpiez le Tourmalet. Ne vous aventurez-pas à commencer le jogging avec un masque sur le nez!

Fabriqué par vous-même, vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! lire le dossier de Bérangère, ingénieure textile

Pensez-y en retirant le masque! Si vous avez croisé quelqu’un, il a pu infecter votre masque. Après avoir retiré le masque par les élastiques, il faut le mettre à laver à 60°C et se laver les mains avec du savon. Si vous retirez le masque pendant votre jogging, ayez une solution hydro-alcoolique avec vous pour vous frictionner les mains avant de vous toucher le visage, vous éponger, vous moucher.

A quoi bon, puisque je ne suis pas malade?

Vous pouvez être porteur du virus contagieux sans le savoir, sans symptômes et donc asymptomatique.

Un masque manufacturé selon la norme AFNOR par vous-même est valable. A la condition qu’en soufflant à travers le masque, vous ne puissiez pas éteindre la flamme d’un briquet.

J’ai fait le test avec mon masque en coton deux couches découpé dans un tee-shirt en coton.

En zone périurbaine, j’enfile le masque lorsque j’approche d’une personne et je le retire ensuite car sinon le masque en tissu va s’humidifier rapidement et perdre ses qualités respiratoires. En outre respirer avec un masque nécessite un effort pulmonaire plus important.

Si vous voulez donner à votre masque une qualité chirurgicale qui filtre dans les deux sens le virus, il faut ajouter une troisième couche entre les deux couches de coton en aménageant une poche dans laquelle glisser une lingette dépoussiérante antistatique 100% polyester qui constitue la plupart des masques chirurgicaux.

Chronique de pandémie

J’ai sorti des cartons ma petite Genuis et j’ai cousu un masque.

En France, on nous ment. On nous félicite, on nous enguirlande, on nous gronde, on nous récompense, à l’instar de Macron dans ses interventions ; ou l’on nous tance ou nous insulte, comme le déplorable préfet de police de Paris, Didier Lallement.(L’historien Johann Chapoutot-Médiapart 24 avril)

Le pouvoir politique en France est faible, fragile, composé d’une génération jeune sans expérience et concentré sur la démolition de nos régimes de retraite quand soudain l’épidémie arrive…On connait la suite. L’affolement de nos élites et la découverte qu’on n’a rien pour faire face à la pandémie qui s’est installée.

Alors on confine à tout va!

Non je n’ai pas abandonné ma chronique aujourd’hui, mais je suis d’abord allé faire mon jogging.

Lorsque je reviens à la maison, je suis dans de meilleures dispositions mentales. Le confinement nous use. C’est un véritable démoralisateur de la population. Le pouvoir le sait mais il n’a rien d’autre à proposer à la place.

Je voudrais ce matin vous parler de notre privation de liberté et de la façon dont l’Etat en abuse.

Face à l’épidémie, on pouvait faire autrement. Mais on ne l’a pas fait. Les gens de la campagne paient un confinement qui n’est adapté qu’à la ville. Puisque l’état n’a ni masque, ni test, ni la capacité d’isoler les gens contagieux, alors on isole tout le monde depuis des semaines. Sauf quelques soldats de première ligne comme les soignants, les ambulanciers et les caissières de supermarchés.

Combien de temps ça va durer?

Un certain temps répondait l’adjudant!

Car le 11 mai, on imagine mal en quoi on pourrait trouver une issue à nos interdits d’aller et venir.

Pas très beau mais efficace. Quand j’arrive chez mon boulanger, je le porte à l’intérieur du magasin

J’ai sorti la machine à coudre Genius de son carton et je me suis remis aux masques. Cette fois je me suis inspiré du modèle AFNOR. Dans un vieux tee-shirt en coton, j’ai découpé deux carrés de 20×20 et j’ai commencé à coudre entre-elles les deux épaisseurs. J’ai cassé le fil cinq fois sur la machine alors j’ai terminé avec une aiguille et un dé à coudre pour pousser à travers les couches. Le petit fil de fer pour attacher les tomates fait un excellent pince-nez. Je l’ai cousu à l’intérieur pour qu’il ne bouge pas. Et j’ai trouvé dans la boite à couture, ô luxe suprême! un élastique revêtu de fil doré! Ce matin j’ai emporté le masque dans ma poche pour mon jogging. Quand j’apercevais un promeneur face à moi, j’enfilais la camisole faciale.

Il existe de dizaines de tutos sur YouTube pour fabriquer son masque anti-projections. Ce masque évite que vous projetiez des gouttelettes sur les gens que vous croisez. Il faut le laver (60°C-30minutes) au moins toutes les quatre heures et bien sûr avant s’il est mouillé par la transpiration.

Trois-Epis : la nature derrière les barrières

Une habitante, appréciant la course à pied, vit le confinement comme une « punition », d’autant que les chemins d’accès aux forêts sont barrés…(DNA 25 avril)

Alors la dame franchit la barrière et fait comme avant. Pour ceux qui ne connaissent pas les Trois-Epis nichés au-dessus de Turckeim, il s’agit d’un hameau situé à 700m d’altitude où l’on ne trouve que quelques habitants et un centre de soins de la MGEN…et une boulangerie appréciée des cyclos de passage.

Que répond le préfet à cette interdit absurde?

Que penseraient les habitants d’Ammerschwihr si on estimait qu’à quelques kilomètres du centre de leur village l’application de l’arrêté serait différente ? Et surtout comment appliqueraient-ils ce texte ? Le confinement représente pour l’instant le seul moyen d’éviter la propagation du virus.

Il s’agit donc d’une brimade, on confine même là où ce n’est pas nécessaire.

Comment dès lors aborder un déconfinement territoire par territoire comme le suggèrent certains élus locaux? On se dirige vers des débats sans fin pour savoir qui, quand et où demain le citoyen sera capable d’aller.

Attendez-vous à voir au cours des prochaines semaines d’âpres marchandages entre les tenants du tout répressif en haut de l’Etat et ceux qui sur le terrain veulent assouplir les règles.

Le train-train du rond-rond

Faut faire avec le confinement. Le train-train du rond-rond est parfois monotone. Je ne sais pas combien de temps on va devoir encore supporter ce manège.

Je n’ai jamais contrevenu à la règle du 1km/1 heure. Sauf si je suis déjà sorti plusieurs fois le même jour, ce qui est une entorse j’en conviens.

Mais le vélo, non! Je prends le vélo de ville et la trottinette pour rejoindre la boulangerie de temps à autre.

Ce matin j’ai croisé lors de mon jogging deux cyclistes sur route. Deux cyclotouristes camouflés équipés avec sacoches, j’en ai le sentiment. Mais pourquoi pas? Imaginez que vous habitez Leimbach ou Rammersmatt où il n’y a pas de commerces, rien ne vous interdit d’aller faire vos courses à vélo à Thann et d’en revenir ensuite. Si le confinement dure, on devrait tous aller habiter la campagne.

Cycliste entrant dans Vieux-Thann route de Roderen

Evidemment c’est tentant, mais il faut être suffisamment persuasif pour éviter une prune de 135 euros car ce matin les voitures de gendarmerie sont sur le pied de guerre pour chasser le touriste.

Chronique de pandémie

Masque pour cycliste en vente chez AliExpress

Entrevoir le déconfinement. C’est le sujet qui préoccupe tout le monde.

Je ne me vois pas recevoir des gens venant de loin, de la région parisienne ou du Grand Est, déclare un gérant de camping breton sur Franceinfo ce matin

Tout est dit.

Préférer l’Auvergne au Grand Est

Avant de partir en voyage, mieux vaut recouvrir cette partie de votre plaque d’immatriculation.
Préférer l’Auvergne au Grand Est

Nous entrons dans un climat de méfiance généralisée les uns vis à vis des autres. Les Alsaciens seront perçus comme des pestiférés demain dès qu’ils sortiront de leur champ géographique. Exporter l’épidémie loin de chez soi en profitant de la période estivale, c’est potentiellement un risque de faire naitre une deuxième vague de contamination.

Comme toutes les pandémies moyenâgeuses, le coronavirus entraine les mêmes réflexes de protection: se détourner de l’autre. C’est vrai pour les états qui ont fermé leurs frontières, ce sera vrai demain aussi pour les régions, pour les communes qui ne voudront pas recevoir chez elles des visiteurs suspectés d’être porteurs d’une maladie hautement contagieuse et parfois mortelle.

Vos papiers!

La distanciation sociale a instauré de nouvelles règles au vivre ensemble. Elles vont nous servir encore longtemps et modifier en profondeur notre rapport à l’autre. Pas seulement dans les couples qui pourront se suspecter de ramener à la maison un virus non désiré, c’est déjà le cas avec les soignants, mais aussi dans les réunions professionnelles, culturelles, cultuelles et sportives.

Belgique, le prince Philippe dans une famille musulmane il y a trois ans

Le Ramadan qui commence aujourd’hui 24 avril sera un test.

Dès lors on pourra imaginer que sortir de sa zone nécessiterait un certificat de non-contagiosité…en attendant une vaccination jusqu’alors improbable à court terme.

Le vaccin Covid-19 sera t-il obligatoire pour voyager?

Présenter son certificat de vaccination va devenir un sésame incontournable à l’avenir dès lors qu’on souhaitera s’inscrire à une manifestation sportive, à un voyage touristique, à un séjour en camping ou hôtelier.

Avant même d’envisager voyager, il faudra d’abord faire l’apprentissage de nouveaux protocoles de distanciation sociale avec des masques en toute circonstance dans l’espace public. Pas simple de vivre au quotidien avec un tel accessoire. Surtout à vélo.

En vente chez les buralistes dans les prochains jours, nous dit-on.

Merci la FFCT!

Martine Cano, la Présidente de la FFVélo (FFCT), avoue que sa fédération a relayé les décisions gouvernementales d’abandonner toute pratique du vélo loisir et de randonnée. Oubliant au passage tous ses licenciés individuels habitués à rouler seuls.

Pour la FFCT, c’est la Bérézina. Cette vidéo qui parait un mois après son mot d’ordre d’arrêter toute activité cycliste semble l’aveu que la boulette a fait des dégâts dans le clubs…et que les départs doivent être nombreux.

À vélo tout est plus beau ! dit la FFCT… surtout en pédalant derrière la porte du garage.

le calendrier de la FFCT en miettes, y compris la semaine fédérale de Valognes au mois d’août

Elle a mis du temps, Martine, pour dire qu’on lui avait fait avaler son casque en plastoque de présidente de la FFCT.

« Nous sommes fédération délégataire et il est normal qu’on relaie les décisions gouvernementales » déclare t-elle dans une vidéo le 22 avril.

Elle vient même d’écrire, mais un peu tard, à « la ministre des sports le 21 avril: la Fédération française de cyclotourisme a écrit à madame la Ministre des Sports, à messieurs les Ministres de la Santé et de l’Intérieur ainsi qu’au CNOSF et au conseiller sports auprès du Premier Ministre afin de plaider en faveur d’une reprise progressive et raisonnée de nos activités. »

Voila comment la FFCT a défendu le vélo et ses 120.000 adhérents. Sans combattre. Sans négocier le moindre espace de liberté afin de pouvoir rouler seul loin de la ville.

A la place, la FFCT a proposé un tout autre programme à ses membres:

« Vélomaison » pour continuer à pédaler, même dans la tête! dit la FFCT

Tous les cyclos à la maison avec E.T., c’est ce que préconise la FFCT

La Fédération française de cyclotourisme vous propose le programme Vélomaison pour continuer de pédaler, même dans la tête !

  • Des séances sur home trainer ou vélo d’appartement.
  • Des exercices de renforcement musculaire et d’étirement pour garder la forme avant de reprendre votre pratique dans quelques semaines, ou tout simplement pour lutter contre la sédentarité !
  • Des jeux sécurité à faire seul ou en famille avec les enfants.

Je ne regrette pas d’avoir quitté cette organisation qui s’est fait hara-kiri le 23 mars sans penser aux milliers de cyclistes qui sont plongés dans le désarroi.

Merci la FFCT!

Sausheim

Acrylique sur papier 24×32. Ces petites maisons alsaciennes sont les seules que possède Sausheim. Elles sont amoureusement entretenues par les propriétaires.

Reprendre ses pinceaux n’est pas facile. Voila dix jours que je n’y ai pas réussi. Il faut de la motivation. Comme pour le vélo.

J’ai habité près de vingt ans à Sausheim (Haut-Rhin) périphérie de Mulhouse.

J’ai emporté avec moi une malle en carton contenant toutes mes aquarelles indignes. Je veux dire les ratées, celles qu’on déchire, celles qu’on lave sous le robinet d’eau.

J’en ai extrait quelques unes avec tristesse car elles avaient ce petit manque de supplément d’âme permettant de les réhabiliter.

Alors j’ai commencé à en « reprendre » une à l’acrylique. L’acrylique c’est le cache sexe de l’aquarelle ratée.

Quand l’acrylique est aussi ratée, il n’y a plus d’espoir, c’est le traitement de la dernière chance.