Les grands routards à vélo connaissent tous les bons plans pour voyager.
Moi, j’apprends au fur et à mesure et je tente de tirer les enseignements de mes erreurs ou de mes échecs.
Passage en revue des choses à faire et à ne pas faire
Le vélo:
Ne pas trop charger. Trop charger c’est un handicap majeur dans les côtes. je vais à l’avenir me limiter à 30kg vélo inclus
L’huile de chaine, penser à l’emporter pour les lendemains de pluie
Bien gérer le chargement, le lourd à l’avant, le léger à l’arrière, ce qui donne: à l’avant ravito et linge, à l’arrière couchage, matelas et tente
ne pas oublier outillage, attache rapide, chambre à air
Une béquille est indispensable pour s’arrêter en rase campagne
La lumière doit être de qualité si vous roulez nuitamment, munissez-vous d’un gilet rétro-réfléchissant
L’itinéraire
savoir où on va au propre et au figuré. les grandes lignes générales oui mais aussi le détail de l’itinéraire avec ses points clés les difficultés, le trafic, les choses à voir, les étapes et les points de ravitaillement. Si tout est consigné en informatique embarquée (style traceur) penser à l’autonomie électrique et à la perte des données. Une trace papier sera bienvenue.
Le camping
Savoir comment atteindre votre camping en agglomération est un avantage car la signalétique est souvent défaillante. Se méfier des itinéraires d’accès souvent constitués de rocades dangereuses et envisager des pentes parfois sévères de fin de parcours imprévues.
S’assurer plusieurs heures avant que de la place est disponible en téléphonant. Rien de plus désespérant de trouver porte close! Cela permet de modifier votre itinéraire ou votre étape avant la nuit
Au camping, ne pas trop s’éloigner des sanitaires, trouver une place où votre vélo sera visible et appuyé contre un arbre ou une paroi. Une table et chaise à proximité sont indispensables, couverts est encore mieux. Un fil à linge aussi. Regarder d’où viendra potentiellement le bruit nocturne, salle de spectacle, terrain de jeux, voie-ferrée, voie rapide,…pour mieux choisir sa place si possible
Courant électrique; peut-on recharger sa batterie VAE, son téléphone, son compteur? sinon quelle est votre alternative? panneau solaire? générateur sur moyeu?
Avez-vous une triplette pour vous brancher avec un voisin?
Le sanitaire est-il équipé de papier toilette?
Avez-vous une lampe de poche?
Noter votre code d’accès pour sortir tôt le matin… ou pour rentrer tard la nuit!
Quand vous partez, n’oubliez rien, votre téléphone, votre linge,…vos déchets
Le ravito
Manger et boire est la base d’un voyage réussi, sinon vous allez perdre rapidement du tonus et être atteint de crampes musculaires.
Ne surchargez pas votre bagage; mieux vaut des haltes fréquentes dans des épiceries. Ne transportez pas de denrées périssables. Le lourd au fond de la sacoche, le léger au-dessus
Gérer votre eau, on ne pense pas toujours à boire et ravitailler dès que possible même si votre gourde n’est pas vide. A la campagne, les cimetières conviennent, laisser couler avant de remplir la gourde car l’eau est souvent stagnante depuis longtemps en bout de réseau. Un fermier peut aussi vous délivrer de l’eau.
Je ne parle pas de nourriture, chacun fait selon son habitude. Eviter les mets gras, trop sucré est du bon sens. Et l’alcool aussi.
L’électronique
Voila un sujet important qui exaspère ceux qui ne sont pas des geek: l’internet embarqué sur smartphone.
Avoir internet en voyage est un plus indéniable. Outre qu’on a le téléphone pour appeler sa famille, les secours, un camping, on peut consulter le site du camping choisi, se renseigner sur la visite des sites touristiques, et pour les plus addictes disposer de la trace de ses parcours préenregistrés et donc savoir à chaque instant où l’on se trouve…voire même disposer de sa carte de paiement sans contact
Mais pensez à la panne de téléphone, à la perte de l’appareil, à l’absence de recharge… dans ce cas vous n’avez plus rien. Cela m’est arrivé lorsque mon appareil a été inondé par la pluie. Il faut donc une box étanche… et aussi un document étanche répertoriant vos données essentielles:
vos numéros où et qui appeler (famille, campings,…)
toutes mes images dans ce billet sont celles d’anciennes randonnées car je n’ai plus de droits chez WordPress
Ceci est mon récit de voyage en cyclo-camping à travers Doubs et Jura en mai 2026. Un must pour les cyclistes.
J’avais annoncé mon projet ici et là . J’imaginais
8 jours
50 à 80 km
Vosges et Jura
Camping chaque soir
Rentré hier plus tôt que prévu, j’ai en fait modifié mon plan pour ne consacrer que 6 jours à ma rando dans le Doubs et le Jura.
Mes points de passage ont été:
l’Isle-sur-Doubs
Besançon
Quingey
Arbois
Morteau
Je pratique vraisemblablement pour la dernière fois de ce type de voyage à vélo « minimaliste ».
Pas d’assistance électrique, pas de voiture suiveuse, pas de gite, pas d’hôtel. Mais camping tout de même, là où d’autres dorment dans la nature quand ce n’est pas sous un abribus.
Le Doubs
Ce qui est très étonnant avec la rivière Doubs c’est qu’on ne sait plus dans quel sens on est. J’ai commencé par prendre l’EVR6 vers Dannemarie qui longe le canal du Rhin à la Saône, puis commence alors le Doubs à la sortie de Montbéliard. En fait le Doubs ressemble à un grand M penché d’une rivière qui cherche vers où aller. D’abord le Doubs prend sa source à Mouthe, longe la Suisse, puis rejoint Montbéliard en changeant de sens vers la Méditerranée. Besançon, St Vit, Dôle et rejoint la Saône vers Chalon.
Lors de mon voyage je retrouverai le Doubs à Pontarlier et Morteau.
Le Doubs est très prisé des cyclistes grâce à sa véloroute, ses faibles déclivités et bien sûr aussi son cadre sauvage, ses falaises de calcaire et sa quasi absence de voitures en dehors des agglomérations.
La Loue
La Loue est plus discrète que le Doubs. Mais ses paysages sont larges et paisibles, parcourus de pâturages. Je pénètre dans le Jura à Rennes-sur-Loue.
Je rejoindrai Arbois à la veille du 8 mai.
Ici j’expliquerai pourquoi je n’irai pas jusqu’à Champagnole, ni aux Cascades du Hérisson, ni à Mouthe, mais tout simplement à Pontarlier, puis Morteau.
Mon retour
Mon retour à Thann fut accéléré. Je vous dirai pourquoi.
Au départ de Morteau, un bus m’a conduit à Montbéliard et je suis rentré par la véloroute6 jusqu’à Dannemarie, puis Burnhaupt et Thann. Point final du voyage.
Pourquoi?
Pourquoi ce raccourci dans mon voyage?
D’abord je ne suis qu’un modeste routard et je n’ai rien de comparable avec ces routiers au long cours partis explorés le monde. Sur la route j’ai même rencontré un routard qui a « tout plaqué » et qui ne vit plus que de rien. Lorsqu’il atteint une localité en soirée, il s’installe devant un Lidl ou un Intermarché, fait la manche et avec dix ou quinze euros il achète sa nourriture.
J’ai besoin d’un confort minimaliste. L’âge venant, je me suis rendu compte que je disposais de beaucoup moins de vaillance pour affronter de longues distances chargés comme un mulet et aussi pour affronter la pluie et le froid. En six jours, j’ai eu quatre jours pluvieux. De quoi ravager tout votre capital d’optimisme!
Je vais vous conter les problèmes auxquels j’ai du faire face.
Campings
J’ai successivement logé dans cinq campings. Le campeur avec toile et vélo est le plus marginal des utilisateurs. Les campings connaissent nos besoins en principe: un peu de confort ajouté avec un petit aménagement pour poser son camping-gaz, une table et quelques chaises si possible abritées, des sanitaires pas trop éloignés avec douches chaudes, une place engazonnée non boueuse, parfois machine à laver et séchage du linge.
Je visite le centre, regarde les boulistes, discute avec un campeur allemand à vélo.
De tous mes campings, le pire est celui de Besançon Chalezeule.
Géré par la chaîne ONLY CAMP, on a affaire à une exploitation commerciale qui aura de mes nouvelles. Le lendemain, je reçois ce mail:
Bonjour Max,
Nous espèrons que vous avez passé un agrèable séjour à Camping de Besançon-Chalezeule. Nous vous souhaitons un bon retour et nous espérons vous revoir bientôt !
Cette année, j’arrive à 13 heures trempé par la pluie. Accueil fermé. Un jeune homme derrière la porte m’ouvre…« nous sommes en pause, veuillez revenir à 14 heures! ». Finalement je m’abrite sous une avancée de toit à coté du campement forain et je m’endors. A 14h, je me représente… l’employée prenant son service me dit « je vous ai vu dormir à l’entrée, il fallait venir avant, on vous aurait ouvert… ». Evidemment le jeune employé était là, il n’osait pas dire qu’il m’avait renvoyé une heure avant.
Mais la nuit à Chalezeule est un enfer de bruit avec voie rapide à proximité et trafic ferroviaire.
Camping Les Promenades à Quingey
prix excessif 17 euros
Je suis le seul campeur, on m’impose une prise pour recharger mon téléphone, ce que je refuse. A coté du camping, un club de tennis et la fête qui va durer une bonne partie de la nuit. Mais un bungalow avec plancher sous toile, table, chaises, frigo, micro-onde, et…une prise multiple (gratos). Sanitaire éloigné pour les prostates agaçantes.
ARBOIS, le cauchemar
A Arbois camping Au Cœur des Vignes
Je tâtonne pour trouver l’itinéraire. J’ai bon. Reste 200 mètres: un mur à grimper. Je téléphone…c’est bien en haut de la côte? oui, mais en bas un portillon, je vais vous donner le code. Super! Je m’installe après avoir payé à l’accueil à l’autre bout du terrain.
Je commence à m’installer là où j’aurai un max de soleil pour sécher mes fringues éparpillées à terre…soudain un bruit de souffleuse comme en ont les municipaux qui chassent les feuilles. Non c’est un viticulteur qui pulvérise sa vigne.
Tout se passe bien. Sanitaire correct à proximité. Seul bémol, en contrebas une plaine sportive et l’entraînement des footeux. Un entraîneur zélé qui à partir de 17 heures crie ses consignes de jeu aux apprentis footballeurs. Rien de trop grave jusque là. Mais à 20 heures les choses se corsent, il y a ce qu’on appelle la troisième mi-temps! Elle va durer jusqu’à plus de minuit avec force histoires « grasses », cris et hurlements et pour finir une partie de pétanque avec boules qui s’entrechoquent.
Impossible de dormir. Même en m’enfonçant au fond des tympans des boules de mouchoirs en papier.
Morteau, camping Cul de la Lune
Surprise; c’est le moins cher…et le plus accueillant.
9,21€
Au bord du Doubs. Sanitaire correct… et un chalet entier pour les campeurs! Avec canapés, télévision, bibliothèque et tables et fauteuils pour se restaurer. Pour un peu j’aurais eu envie d’y dormir tant le temps était devenu désespérant. Je vous en reparlerai.
Pontarlier camping Le Larmont
A fuir!
En ville de Pontarlier, sous-préfecture du Doubs, on m’indique le camping Le Larmont. Chemin du Toulombief. Une côte raide comme la justice. Nous sommes le 8 mai. A bout de force, j’accède à l’accueil. Fermé: le personnel est en congé. Exemple typique d’un camping municipal doté de fonctionnaires territoriaux. Le règlement en revanche est bien affiché: prière de présenter une attestation de responsabilité civile lors de votre inscription.
On croît rêver.
Toute installation sauvage sera sanctionnée.
Je reprends mon vélo et je fuis dans la descente.
R comme resto
Je vais vous parler de restauration. Lorsqu’on pédale pendant des heures, il faut penser à boire régulièrement et aussi à sa restauration.
En ce qui me concerne, j’avais emporté une sacoche pleine de victuailles diverses dont des boites de conserve qui m’ont alourdies et que j’ai rapportées.
Par deux fois, je me suis laissé tenter par le resto à midi. Un fois à Saint Vit au « Ptit s’invite » et une fois au KFC de Pontarlier.
Il faut pouvoir garer son vélo et le surveiller. A Saint Vit, un piéton m’a guidé à ce resto du centre au coin d’une petite place. Inviter à visiter Saint Vit sur l’euro vélo route6, j’ai donc craqué vu l’état du temps et de mes forces, j’en reparlerai.
Ce qui n’était pas prévu, c’est la côte de Saint Vit situé sur les hauteurs…et l’itinéraire vélo le plus pentu pour éviter la route.
Très bien reçu avec des Lasagnes au menu.
A Pontarlier, le 8 mai tout semble ouvert, sauf le camping. J’avise un KFC et je tente l’expérience. Il faut que je vous dise que je suis peu expert en la matière, je remplis correctement mon écran digital de commande, puis au moment de finaliser, un dernier écran « numéro de chevalet »… je cherche…de quoi est-il question?… j’avise une « téléserveuse »…elle me tend un chevalet avec un numéro à poser sur la table que je choisirai pour être servi..et donc c’est ce numéro qu’il faut porter sur l’écran. Je suis sûr d’avoir obtenu mon diplôme de 1er degré KFC.
Reste le contenu choisi au hasard…le menu Colonel Bacon Veggie, beaucoup de trucs qui dégoulinent et des pilons de poulets dans de la chapelure.
T comme temps pourri
Le pire est encore à venir dans le chapitre suivant, patientez!
Sur mes six jours de vélo, j’ai eu de la pluie pendant quatre jours, lundi, mardi, mercredi…et jeudi.
Dès lors qu’il pleut, deux possibilités: soit s’arrêter, soit poursuivre. Moi je suis de ceux qui poursuivent. Une forme d’entêtement qui porte préjudice. D’abord revêtir des vêtements adaptés, veste et pantalon étanches. La veste Vaude (une bonne marque) a fini par être traversée, le pantalon polyester avec cache-chaussures a tenu mais les pieds ont fini par prendre l’eau par les semelles.
Le sur-casque a rempli son office, mais les gants non. J’ai eu froid aux mains. J’ai acheté des gants nitrile et mis des sacs plastique sous mes chaussettes.
Rouler pendant des heures dans ces conditions sapent le moral, la vigilance et les forces musculaires.
Reste l’équipement du vélo
Un vélo comme le mien a une fragilité, il n’est pas étanche à l’arrière, il faudrait y ajouter une bâche. En revanche, à l’avant c’est bon à la condition de bien verrouiller les ouvrants. A l’avant ce sont les vêtements et les victuailles.
Penser aussi qu’en temps de pluie, vous perdez très vite le lubrifiant de chaîne, il faudra le renouveler chaque jour.
Reste qu’une fois au camping il faut faire le bilan des effets mouillés et qui ne seront pas réutilisables le lendemain. Il faut donc isoler le sec du mouillé. Le matin il faut souvent replier une tente mouillée, enfiler des chaussures mouillées.
In fine, la solution c’est d’aller à une laverie, tout laver et sécher. On trouve maintenant des laveries « Wash.me » adossées à des supermarchés dans toutes les bourgades. J’ai utilisé celui de Quingey.
R comme renoncement
C’est la mort dans l’âme qu’il faut savoir renoncer à finaliser tout son voyage. Je sais le faire à temps. Lorsque j’ai épuisé mes forces, ma motivation, je m’interroge…Faut-il poursuivre?
Petit à petit je voyais mon capital musculaire en deçà de mes espoirs. Mon régime méditerranéen commencé en janvier a donné des résultats puisque j’ai perdu 9 à 10kg mais en même temps j’ai perdu du muscle. Inévitablement l’âge aussi fait perdre du muscle et mon entraînement ne m’a pas permis d’enchaîner autant de kilomètres quotidiens que dans le passé.
Question vitesse
Si je n’ai plus la force de parcourir 100 km/jour, je conserve ma vitesse qui se situe (haltes comprises) à 14km/h. Sur l’Euroveloroute très empruntée, j’ai été dépassé par des cyclo-campeurs très entrainés et aussi plus jeunes…sans parler des VAE qui tracent la route comme sur des mobylettes.
L’autre question vitesse, c’est la gestion de son allure. Savoir gérer ses développements avec astuce. Ne pas aborder une pente avec un grand braquet car votre chargement va très rapidement « remettre les pendules à l’heure ».
J’ai cette pratique pour petits mollets:
Je divise mon triple plateau en trois secteurs de pignons arrière
petit plateau pour les « 4 grandes »
moyen plateau pour le milieu de cassette
la plaque pour le plat « vent portant » et descente sur le bas de cassette, c’est à dire presque jamais! si je m’obstine à rouler sur la plaque, j’épuise mes muscles.
Le facteur poids
Les années précédentes, avec mon VTC, le poids de l’ensemble atteignait 30kg et cette année 36kg soit 20% de plus. C’est trop!
I comme itinéraire
J’avais tout bien préparé y compris mes parcours sur Openrunner. Fastoche, il suffisait de suivre sa route.
Pourtant dès le départ de Thann, je me trompe. A Burnhaupt, je file à Spechbach rejoindre la EVR6 au lieu de prendre Hagenbach. Pas trop grave.
A Chalezeule, je quitte le camping et je grimpe en haut de Besançon. Epuisant au démarrage. Je reviens au camping prendre la EVR6 qui est tout près derrière. A Osselle, il y a deux itinéraires qui se séparent. Je prends le mauvais et je ne m’en apercevrai qu’à Saint Vit après avoir quitté le restaurant. D’abord je pars « à l’envers » vers Besançon,…puis je retourne à Saint Vit et je vois Dôle… bizarre car je ne vais pas à Dôle… finalement c’est à Osselle que je me suis trompé. je retourne à Osselle, j’ai pris du retard, il pleut toujours, je suis sur le bon chemin enfin celui de Champagnole. J’aborde la côte de Byans-sur-Doubs. A Byans, je m’inquiète…il est déjà 15h30…j’interroge ChatGPT pour trouver un camping…aller à Osselle au camping des Lacs! me dit Chat GPT; j’en viens. Je redescends ce que je viens de monter. C’est glacial. Le camping des Lacs est fermé. Je me désespère. Chat GPT me dit d’aller à Quingey.
J’appelle le camping de Quingey… oui, on a de la place…il n me reste plus qu’à gravir la pente que je viens de descendre.
Evidemment j’ai commis des erreurs de débutant.
Tout est venu de mon GPS que j’ai du retirer du guidon la pluie venue. Si bien, que je n’avais plus l’œil dessus pour être alerté à temps.
Aïe comme Iphone
Venons en à ce qui a achevé mon voyage prématurément.
Il m’est arrivé une chose que je n’avais pas anticipé. Aujourd’hui mon Iphone me sert à tout comme un couteau suisse. Figurez-vous que sous l’effet de l’humidité l’écran à rendu l’âme. A Arbois, j’ai tout juste eu le temps de prévenir chez moi de la panne imminente et plus rien.
Plus de parcours Openrunner, plus de téléphone, aucun numéro à appeler et donc plus de contact disponible avec personne, plus d’information, plus moyen d’appeler les campings, plus d’appareils photos…et pour couronner le tout plus de montre!
Heureusement j’avais avec moi deux vieilles cartes Michelin, une de 1988 et une de 1972.
Je quitte Arbois tôt le matin, décidé à écourter mon voyage. Terminé Champagnole, terminé le lac de Chalain, terminé les Rousses, je file tout droit à Morteau. Je remercie la petite jeune fille du camping de Morteau qui me prête son téléphone pour appeler chez moi et dire où je me trouvais. En appelant mon domicile la veille j’avais écrit dans mon carnet de voyage le numéro de la maison.
Il fait un orage terrible sur Morteau, les grêlons gros comme des billes tombent sur ma tente…je pense à une fuite dans le chalet dédié aux campeurs. Un jeune couple contemple l’arc en ciel. Ils vont prendre le train demain matin, un des deux vélos a son dérailleur cassé, un vélo Croix de Fer pourtant réputé.
C’est alors que la jeune femme revient vers moi et me tend une feuille d’horaires SNCF…
vous avez un car SNCF demain matin qui va à Montbéliard… »
et mon vélo?
Il prend aussi les vélos…
Toute la nuit je cogite… vais-je tenter le bus dans cet enfer météo où toutes mes affaires sont trempées. Je grelotte sous ma tente, ma hanche souffre du matelas gonflable trop peu épais, je dors avec des chaussettes humides, je me tortille dans mon sac de couchage et je ne trouve plus la fermeture éclair, je ne sais pas quelle heure il est… je sors au petit jour…je vais jusqu’au chalet…j’allume la télé…le journal de France Info, il est 6h30.
Je file démonter ma tente, charger mon vélo et je m’apprête à quitter le camping.
Un brouillard dense. Je grelotte. Où est le papillon du code pour sortir? je ne le trouve pas dans mes poches mouillées. Me voila enfermé dans le camping sans pouvoir en sortir!
Heureusement, j’avise un camping-cariste se rendant aux toilettes, je l’aborde…il réfléchit…1957…me dit-il
Deux euros
Je file dans le brouillard jusqu’à la gare. Il est 7 heures. Le bus arrive…j’appréhende ce moment. Un type jovial, très pro. Il ne descend pas « ouvrez la soute et chargez votre vélo!… »
Il ne rentre pas.
« ouvrez l’autre soute et déposer les sacoches! »
Je monte à bord.
Je suis le premier voyageur. Il fait bon dans le bus. Le chauffeur me dit que dehors il fait 3 degrés.
Je demande combien je dois payer…Deux euros!
Ai-je bien compris? et pour le vélo? c’est compris.
Je vais donc voyager pour deux euros de Morteau à Montbéliard. Incroyable service public qui finance nos voyages!
La route est agréable, plus agréable qu’à vélo. A Montbéliard, je dois me débrouiller pour descendre ma bécane et mes sacoches dans une rue passante.
Il ne me reste plus qu’à rejoindre l’EVR6 tout juste à coté et à pédaler jusqu’à Thann.
J’ai le cœur gai.
Autour de moi des dizaines de vélos assemblés en groupes.
Vous le savez, WordPress a bloqué mes images car je suis en dépassement de kilooctets. Donc je ne peux faire que du texte.
C’est un parcours tout chemin. Avec un Gravel à la rigueur. Juste un poussé dans la montée du GR ( triangle rouge km 20) de Bourbach qui est en réfection. Je vais vous mettre la trace en commentaire. Après Michelbach, le petit single du camping Guewenheim, puis la chapelle des Bouleaux, puis à Sentheim la montée au chemin de croix, Bourbach descente( baisser la selle), rejoindre Michelbach, puis prendre la ferme pour Roderen, les hauts de Roderen, l’étang de Leimbach, la chapelle rue du panorama et Thann par le Leimbacher Hoehe.
A la veille de mon départ en cyclo-camping dans le Haut-Jura, j’observe que la météo annoncée n’est pas bonne. Il est à craindre que je roule sous la pluie. Comme en 2023 lors de mon voyage dans mes Vosges natales. Je revisite mes récits pour parfaire au mieux ma préparation https://velomaxou.com/2023/08/04/quatre-jours-de-cyclo-camping/ S’il le faut, je raccourcirai mon parcours. Voici donc mon projet tel qu’il est avant de partir: Thann/ Montbeliard/ Clerval/ Besançon / Champagnole/ cascades Hérisson / St Claude/Lamoura/ les Rousses/ Mouthe (glagla)/ Pontarlier/ Morteau/St Hippolyte/ Montbeliard/Thann
La chikaya tourne autour des commerçants qui veulent travailler. Le gouvernement résiste mollement. Les syndicats ont du mal à se faire entendre. Bref, cette fête du travail n’a plus la cote. D’autant qu’un populisme rageur prend un malin plaisir à cracher sur les syndicats ouvriers. Quels beaux lendemains se préparent !
Si le cœur vous dit, venez voir les coureurs cyclistes derrière chez moi qui vont se disputer la côte de Rammersmatt plusieurs fois de suite.
Faire attention aux accidents cardiaques, la semaine passée un trailer est mort lors du trail du Grand Ballon.
Chaque fois que je grimpe à vélo depuis que je suis passé à la coronarographie, j’y pense. A l’accident cardiaque. Alors je modère mes ardeurs. Je teste les statines accusées de provoquer toutes sortes de désordres comme les crampes, les vertiges, …mon cardiologue m’a dit c’est indispensable car ça fixe les plaques atheromateuses en évitant qu’elles se brisent et viennent causer un AVC ou un infarctus. Je ne conteste pas tout en étant considéré comme un asymptomatique porteur d’un maladie coronaire non obstructive. Il faut faire avec. Jusqu’au bout.
Mon autre préoccupation c’est maintenir un capital musculaire avec mon régime méditerranéen. J’avale beaucoup de protéines pour compenser tout ce que j’ai abandonné sur le plan nutrition, pain, charcuterie, pizza, chips, frites, …Du yaourt, des amandes, de l’emmental, du poulet, des sardines, du lait écrémé
Je vais ré équiper mon vélo camping pour début mai
Je vais partir. Il faut se décider. Depuis plusieurs semaines je piaffe d’impatience de retrouver mon cyclo camping.
Mai sera encore frais, je présume. Mais j’ai d’autres échéances en juin.
Je ne me suis pas embarrassé comme par le passé à construire des parcours. ChatGPT s’en est chargé pour moi. Je ne cherche pas à vendre ce truc mais force est de constater que l’IA est devenue incontournable.
Je lui assigné mes conditions :
8 jours
50 à 80 km
Vosges et Jura
Camping chaque soir
Instantanément ChatGPT a répondu, construit les parcours, trouvé les campings avec photos, adresse, …Je n’ai plus rien d’autre à faire que demander une trace chez Openrunner. Chaque soir pour le lendemain.
Personnellement je ne suis pas un inconditionnel des itinéraires cyclables, lorsqu’ils seront absents, je prendrai donc la route.
Au programme :
Gérardmer
Remiremont
Luxeuil
Rios
Besançon
Pontarlier
Maiche
Thann
Mon équipement sera à l’image des années antérieures. Tente, matelas gonflable, duvet, bonnet de nuit et nécessaire de cuisson.
Cette année j’ajouterai un panneau solaire pour recharger ma batterie et le téléphone car dans les campings c’est galère à surveiller
Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
Goût de plastique dans ma gourde souple de course.
Je me suis demandé si j’avalais aussi du plastique avec l’eau.
Decathlon est conscient du problème. Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
« Nous avons écouté les nombreux avis clients qui se plaignaient du mauvais goût de plastique. Nous avons changé le film plastique du corps de la flasque. Les testeurs ont vraiment apprécié ce changement. J’espère que vous aussi. Si malgré tout, un mauvais goût de plastique vous gène: – lavez la flasque avec du vinaigre ou du bicarbonate, – passez là au congélateur à vide – sécher la correctement avant de la ranger J’espère que ça suffira. »
J’ai vérifié chez ChatGPT l’innocuité du produit.
Les gourdes en TPU (polyuréthane thermoplastique) sont souvent fabriquées en qualité alimentaire (dit “food-grade”), respectant des normes sanitaires (UE ou FDA).
Le matériau est souple, résistant et stable, et ne relargue pas de substances nocives à température normale.
Il est couramment utilisé dans des équipements sportifs (poches à eau, flasques souples).
Je suis parmi les victimes du monde moderne en surpoids dont l’IMC ( l’indice de masse corporelle) dépasse 25.
Mon blog comporte épisodiquement des billets relatifs au surpoids. J’ai souvent vanté la méthode YAZIO pour perdre du poids.
Sans jamais rejoindre mon objectif, hélas.
Cette fois je m’y suis pris autrement.
Sans l’aide d’une application. Ni d’un nutritionniste.
J’ai tout simplement demandé à ChatGPT de me proposer un menu méditerranéen. Celui que la médecine recommande car il est démontré que les Crétois vivent mieux et plus longtemps.
Depuis le 26 décembre, bientôt quatre mois, je ne pèse plus ce que je mange en additionnant les calories et en dosant lipides, glucides et protides. Un exercice besogneux avec la balance et l’iPhone à côté de l’assiette.
J’obéis à de nouvelles règles alimentaires qui ne perturbent pas trop les habitudes familiales.
Résultat: j’ai perdu jour après jour 9 kg. Attention! Pour une personne de mon âge il faut se méfier de ne pas perdre du muscle. Et par conséquent il faut surtout ne pas les oublier. 70gr de protéines chaque jour. Des œufs, du lait écrémé, des amandes, du yaourt Skype, du poisson, du poulet.
Evidemment l’autre face du régime méditerranéen, c’est tout ce qu’on enlève, je devrais dire ce qu’on bannit.
Cette définition a t-elle encore du sens? Gamin , on poussait fort parfois en changeant de pied pour rattraper le copain.
En souvenir de mon enfance, j’ai craqué. J’ai acheté une belle trottinette à pied. Pas à pédale, car la pédale, c’était pour l’aristocratie « de la pédale ».
Mais voilà que tout s’est gâté avec l’avènement de la fameuse trottinette électrique. Elle s’est largement imposée dans le monde urbain et même inter/urbain comme une alternative aux modes doux , aux transports en commun et à la marche. Outil polyvalent la trottinette électrique est devenue un sésame capable de répondre aux besoins d’usagers las des encombrements urbains.
La trottinette électrique a cependant les inconvénients de son succès: accessible financièrement elle se répand très vite, rapide elle enfreint souvent les limitations imposées, agile elle pose souvent problème au sein du trafic routier et alterne entre chaussée et trottoir.
Cycliste, on passe pour des has-been. Pas grave. En revanche sur les pistes cyclables ça devient un vrai problème.
Depuis 2006 que ce blog existe, j’ai accumulé des images, des images et des images. Au point qu’elles occupent chez l’hébergeur WordPress 15,5 Gigaoctets.
WordPress veut bien que je reprenne l’exploitation mais à condition de payer un abonnement en correspondance de l’espace occupé.
Soit passer à l’abonnement Business de 50G à 300€/an
Inenvisageable car les prix ont fortement augmenté. Donc je vais supprimer plusieurs années de ce blog et son contenu de souvenirs. C’est la seule option possible. Il y a 13500 images à faire disparaître. J’attends que WordPress me donne un outil capable de gommer année par année car, pour l’heure, seule une suppression mois par mois est dispo.
Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de Cyclotourisme, François le Van: « Avec l’âge et la surcharge pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif » (Cyclotourisme N°598 janvier 2011).
Jean dans l’ascension de la route dite des Américains à la Bresse
C’est dur à admettre. On peut avoir l’âme d’un cycliste militant, les jambes d’un grimpeur accompli, l’indéfectible besoin d’enfourcher sa bécane au moins une fois chaque semaine et se retrouver entre les bras du monde médical sans l’avoir demandé.
J’en ai été le témoin actif puisque mon cardiologue qui prône tant l’activité physique a détecté une pathologie cardiaque chez moi qui correspond à des artères athéromateuses.
Pas n’importe quelles artères, celles qui entourent et nourrissent le cœur (le muscle cardiaque) et qu’on nomme artères coronaires.
Elles sont au nombre de trois:
l’artère interventriculaire antérieure (IVA)
l’artère circonflexe
l’artère coronaire droite
Un score calcique de malade de 611!
C’est au scanner qu’on a détecté ce score peut enviable de 611 qui qualifie la quantité de plaques athéromateuses qui tapissent mes coronaires. Un score qui ne doit pas en principe dépasser 100. Ce score est qualifié de risque élevé pouvant conduire à un infarctus du myocarde. Bref à une crise cardiaque!
Tout droit à la coronarographie
La coronarographie va confirmer les dégâts. Moins graves qu’attendus mais pourtant redoutés.
Dans les cas aigus, la coronarographie détecte des sténoses des artères (des rétrécissements) qui débouchent immanquablement sur la pose de stents (des ressorts) ou un pontage coronarien.
Dans mon cas, je suis ressorti de l’examen avec le diagnostic de « maladie coronarienne non obstructive ». Autrement dit des coronaires avec sténoses non significatives. Cela dit je suis ce qu’on appelle un patient asymptomatique qui ne souffre pas d’essoufflements à l’effort, ni de de douleur thoracique. Autrement dit un cycliste/malade qui s’ignore! Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, plus qu’on le pense au fur et à mesure que l’âge avance.
Je m’en sors plutôt bien avec un Score SYNTAX=0 (terme technique dont je ne connais pas l’échelle)
La suite sera perte de poids, baisse du mauvais cholestérol LDL (à diviser par 2), régime alimentaire dit méditerranéen, 150 mn d’activité par semaine… sans oublier un traitement médicamenteux à vie à base de statine et d’aspirine.
C’est une perspective pas très coercitive qui est à ma portée. Avant même d’apprendre mon état cardiovasculaire, j’avais entamé un régime visant à réduire mon surpoids. J’ai déjà perdu 9 kg en trois mois (100gr/jour).
Tout ce laïus pour dire qu’on peut faire du vélo depuis quarante ans et souffrir malgré tout d’une maladie cardiaque qu’on ignore souvent…en dépit du fait que je suis suivi par un cardiologue tous les ans avec électrocardiogramme et test d’effort depuis plus de vingt ans.
Je reprends mes chroniques avec une détermination nouvelle…
Avant cela je voudrais remercier mes lecteurs fidèles qui m’ont adressé de joyeux commentaires en apprenant mon retour. Cette communication par blog interposé a pris des rides, supplantée par le vBlog de YouTube. Trop fastidieux et onéreux pour moi.
Ma détermination nouvelle sera d’accomplir le vélo que j’aime en entrant dans mon quatrième quart de siècle. Je sais, ça fait pompeux et en même temps (comme dirait l’autre) ça donne le vertige d’être resté déjà aussi longtemps sur la planète alors que d’autres n’ont pas cette chance. Tous les bouquins de médecine font clairement la distinction des pathologies entre les +/- 75 ans; je l’ai découvert il y a peu. Cependant nous sommes l’avenir de la gérontologie, ne l’oublions pas, et de la Sécu depuis que notre démographie fébrile s’est mise en grève.
Depuis deux ans que je me suis tu, j’ai accumulé les sujets.
Les Municipales, RIC Stephane, Cent Cols, VAE, trottinette,… sans oublier les incontournables scories qui frappent, l’âge venu, les vieux, les jeunes vieux et les vieux vieux. Nous verrons que l’hygiène de vie conduit aussi des cohortes de septuagénaires vers les disciplines spécialisées des hôpitaux, cardiologues, ophtalmo…
Je suis effrayé par l’idée de conjuguer vélo+train tellement j’ai lu de déconvenues décrites par ceux qui s’y sont essayés.
Reste à trouver un parcours « Grand Est » convenable…
Pourquoi se creuser la tête, j’interroge ChatGPT… voila une bonne façon de devenir flemmard avec l’Intelligence Artificielle.
Tu poses ta question et ChatGPT te tend la réponse en 5 secondes sur un plateau. Terminé le calcul des tracés sur cartes Michelin, la mesure des dénivelés, la recherche de camping dans l’annuaire, …
Super projet 👍 — depuis Thann tu es idéalement placé pour faire une boucle bikepacking de 500–600 km en 10 jours avec pas mal de variantes (Allemagne / Jura / Luxembourg). Je te propose 3 itinéraires concrets + un exemple détaillé jour par jour, avec logique camping ouverte en mai.
Je choisis de vous montrer ce que Chat GPT me propose dans la version Jura…et je ne vous dis plus rien ChatGPT a pris les commandes
Exemple détaillé (10 jours – version Jura ⭐)
Jour 1 : Thann → Bâle (~70 km)
Plat, échauffement
Camping vers Bâle
Jour 2 : Bâle → Delémont (~60 km)
Début des reliefs du Jura
Jour 3 : Delémont → St-Ursanne (~50 km)
Magnifique vallée du Doubs
Jour 4 : St-Ursanne → Neuchâtel (~80 km)
Étape clé, paysages incroyables
Jour 5 : repos / lac
baignade / chill
Jour 6 : Neuchâtel → Yverdon (~40 km)
roulant le long du lac
Jour 7 : Yverdon → Vallorbe (~60 km)
entrée dans le Jura plus montagneux
Jour 8 : Vallorbe → Montbéliard (~80 km)
belle descente
Jour 9 : Montbéliard → Sundgau (~70 km)
Jour 10 : retour Thann (~40–60 km)
⛺ Campings ouverts en mai (important)
👉 Bonne nouvelle : dans ces zones, beaucoup ouvrent avril–mai
Suisse : très fiables (souvent ouverts tôt)
Allemagne : idem
Jura français : vérifier mais la majorité ouvre début mai
💡 Conseil :
vise 50–80 km / jour → parfait en mode camping
garde 1 jour de repos (lac 👍)
🧭 Conseils pratiques
L’Alsace et alentours offrent +2500 km d’itinéraires cyclables
Abandonné le 22 octobre 2024, mon blog va renaître.
Je suis trop en manque de vous…et j’ai encore des choses à dire.
A bientôt 75 ans, j’ai pris conscience qu’écrire encore m’est nécessaire. Une façon de conjurer le sort qui à la fin ne pourra qu’être mauvais. C’est pourquoi j’anticipe; juste le temps de bavarder encore et de conter mes histoires de vélo, de course à pied et de peinture auxquelles je m’accroche comme je peux.
Après une belle aventure partagée ensemble depuis 2006 (10110 articles et 742800 visiteurs), il est venu le temps pour moi de fermer les portes de Vélomaxou.
Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre fidélité et votre soutien au fil des années. Ce fut un véritable plaisir de conter mes pérégrinations à vélo, ce vélo que je continue à aimer même si les vicissitudes de la vie font qu’on devient moins ardent au fil du temps. Je garde en mémoire les moments forts, ceux partagés avec mes clubs successifs, ceux de la montagne vosgienne et au-delà, et les souvenirs de mes engagements personnels à la cause du vélo. Vos commentaires, vos partages m’ont donné foi jusqu’ici en la poursuite de mes récits et je vous en suis profondément reconnaissant.
Mais il est à présent temps de mettre un terme à cette longue expérience car je souhaite me consacrer peu à peu à des choses moins impliquantes comme ma peinture.
Merci encore pour cette belle aventure partagée.
Donnons nous rendez-vous à l’avenir sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook,…)
C’est l’accident fatal. Avoir une altercation avec un automobiliste qui en définitive pour se venger vous roule dessus.
C’est arrivé à Paris.
Le cycliste est mort.
Le jeune homme est mort juste à quelques rues de là, mardi en fin de journée, sur le boulevard Malesherbes, après avoir été volontairement percuté par un automobiliste avec lequel il venait d’avoir un différend. L’homme au volant a foncé sur le cycliste et lui a roulé dessus. La victime a succombé sur place à ses blessures.
Forcément les conflits d’usage sont fréquents avec la multiplication du trafic et aussi les règles routières souvent bafouées par les uns et les autres. Les cyclos ne sont pas exempts, eux qui alternent route et trottoir pour contourner les feux, puis prennent les passages piétons et les sens interdits (sauf zone 30)….et j’en passe. On ne tue personne mais on se rend vulnérables face à des conducteurs de plus en plus agressifs et irascibles envers nos comportements.
J’ai reçu un mail d’une société allemande qui traque les photos utilisées sur le net sans autorisation ou sans licence à l’aide d’une routine informatique qui tourne nuit et jour, je présume, pour comparer des images déposées par leurs auteurs (copyright) avec celles qui circulent en ligne.
L’image n’y figure plus, je l’ai retirée de l’article en question. Je ne suis pas maso.
Cet article avait pour but de réfléchir sur nos vacances à vélo et de présenter les équipements disponibles sur le marché.
Parmi ceux présentés, une sorte de sac de couchage imperméable dans lequel on peut passer la nuit à coté de son vélo. Je faisais donc indirectement la promotion du produit commercial non pas pour le dénigrer mais pour le suggérer.
C’est cette photo copiée sur un site marchand qui est en cause. Le site qui a repéré cette photo s’appelle Copytrack et je n’en ai jamais entendu parler auparavant. Cependant de nombreux internautes ont affaire à lui si on consulte le net.
En guise de punition, ce site me réclame 350 euros, rien de moins, ou 359 euros si je souhaite garder un an supplémentaire cette image sur mon blog
Nous calculons ces frais en fonction de l’historique de licence de notre client, ainsi que de la durée d’utilisation et du type de violation des droits. Si vous ne fournissez pas de preuve ou ne payez pas pour une licence valide, votre cas peut être renvoyé à notre avocat partenaire et des frais supplémentaires nettement plus élevés.
Depuis 18 ans que j’exploite mon blog, je n’ai jamais eu affaire à une telle situation. Sauf parfois des demandes pour mentionner le nom de la société ou l’auteur d’une œuvre sur un mur peint comme à Rixheim sur le mur de la Poste.
Mais le droit à l’image et le droit de propriété sont là. Je me suis toujours méfié du droit à l’image lorsque je photographie des personnes sans leur accord car c’est intrusif vis à vis de la vie privée surtout s’il s’agit d’enfants; je fais en sorte de m’intéresser à des groupes pour lesquels la complicité de l’action est évidente (par exemple un groupe de cyclistes) ou à des personnes qui acceptent de poser implicitement devant votre objectif. Mais le droit de propriété, c’est plus délicat. Vous avez par exemple des gens qui ne veulent pas qu’on publie l’image de leur maison ou de leur voiture (surtout si le numéro d’immatriculation est apparent) même si vous êtes dans la rue. Idem au cimetière, publier sur le net une sépulture est condamnable. Avec tous les moyens de vidéosurveillance qui se développent actuellement surtout avec la reconnaissance faciale associée, le marché de l’atteinte à la vie privée promet de beaux jours aux sociétés de recouvrement des préjudices.
L’avocat consulté me dit
Après examen, les demandes d’indemnisation de Copytrack me paraissent contestables.
L’idéal est d’éviter de régler les sommes exigées afin de ne pas encourager cette société à vous solliciter ultérieurement (pour d’éventuelles autres images).
En guise de conclusion, le juriste me demande 300 euros HT pour traiter cette affaire.
C’est une histoire banale qui illustre les couacs de la livraison de colis à domicile. Tout le monde y est confronté un jour et on ne se formalise plus tellement les promesses de livreurs n’engagent que ceux qui les croient.
Moi je n’y crois plus depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle je préfère les livraisons soit en dépôt-relais soit en Amazon Locker
Même si la livraison à domicile est enrobée d’un luxueux système informatique qui vous place dans un système de dépendance totale, les dérapages sont fréquents et au préjudice du client.
Je vous raconte l’histoire…
J’attends donc un colis (qui n’a rien d’urgent)
Ô surprise, la commande passée le 3 septembre va être livrée le 4. Un SMS très officiel (ci-dessus) me demande d’être là tout mon vendredi.
Je jubile et je suis ébloui tellement c’est rapide.
La taille du colis ne permet pas d’utiliser la boite à lettres.
Donc j’attends le coup de sonnette magique.
Finalement vendredi rien ne se passera et j’ai attendu en vain chez moi.
J’ai relativisé devant la performance annoncée: comment un colis pris en charge à Narbonne le jeudi à 17 heures peut-il arriver à Mulhouse le lendemain vendredi à 7 heures du matin?
En avion mon bon monsieur! Un camion sur autoroute, c’est une faute de goût.
Voila que samedi j’apprends que Chronopost a tenté de me livrer à …3h53 du matin. C’est texto ce qui est écrit sur le suivi de ma commande Amazon (ci-dessous)
Livraison tentée à 3h53 du matin. je n’ai pas été réveillé par la sonnette, on va pouvoir me déclarer absent de mon lit, j’imagine. Notez bien le besoin d’informations supplémentaires de Chronopost qui laisse planer un grand doute
Enfin je retourne sur le site de Chronopost pour tenter de comprendre…
…et j’obtiens le déroulé des faits à savoir le suivi numérisé de mon colis (ci-dessous) à la date du 5/10 à 3h53 du matin
Si on lit bien, mon colis (port gratuit SVP) a fait au moins 1000 kilomètres entre Narbonne et Mulhouse en passant par Roissy en moins de 24 heures et entre Mulhouse et Thann distant de 23 kilomètres il faudra attendre au minimum 3 à 4 jours puisque la nouvelle date prévue est à présent fixée à lundi 7 octobre.
Je m’arrête à la base nautique. Le vent du Nord est un régal pour les dériveurs
Faut s’y remettre !
La route m’insupporte. Un grand bahut avec remorque venant des pays de l’Est me dépasse sur la route d’Aspach. Il me longe. Lentement. Tandis qu’en face les voitures arrivent. Je ne peux rien faire puisque je ne prie pas. Le souffle me contient le long de la bordure.
Au grand giratoire de Burnhaupt A36, la camionnette ne me voit pas. Je sens que je vais être percuté. Alors je dévie vers le centre du rond jusqu’à ce qu’enfin on me voit dans le rond. Je suis pourtant équipé du fameux gilet jaune.
Sur cette piste de Reiningue à Heimsbrunn, je peux aussi m’arrêter sans risque. Le troupeau est paisible
Au giratoire du barreau de Leimbach, encore une camionnette. Elle s’arrête. Mais l’auto derrière elle klaxonne. Le monsieur ne supporte qu’on me laisse la priorité manifestement. De rage, il me frôlera comme pour me faire comprendre que je l’ai agacé.
Les cyclistes sont agaçants. Des gêneurs.
Vous comprenez pourquoi le vélo de route est devenu une angoisse. Alors que je fais tout bien et que je frôle toutes les bordures.
Des états de service modestes en ce mois de septembre. Mais je m’en contente car je suis « en mode décentralisé », c’est à dire que je me déplace le long des côtes bretonnes.
3 modestes sorties VTTMais je me rattrape avec la course à pied plus adaptée au terrain rencontré au cours de mes déplacements
Dans quelques jours je retrouverai mon Alsace d’adoption et j’ai encore à préparer avant la fin de l’année un séjour dans les Vosges du nord pour pêcher quelques cols car ma besace est vide.
Retraité. Je n’aime pas ce mot. La langue anglaise dit retired comme pour mieux signifier que je suis retiré du monde, le monde des actifs.
Ce statut tant envié lorsqu’on exerce des boulots de subsistance sans autre perspective que celui de la retraite est une arme à double tranchant: une fois en retraite c’est souvent la fin alors que pour d’autres c’est un début.
Une seconde vie est possible
La fin de son rôle social, de sa citoyenneté et le plongeon vers un désœuvrement sinistre. Bref une mort lente! C’est ce qu’il faut éviter du mieux que l’on pourra. Je ne méconnais pas les difficultés de la vie, le sort mauvais, l’ingratitude d’une santé défaillante, les affres de la vie.
Pour ceux qui ont encore du ressort, c’est le début d’investissements culturels, sportifs, associatifs, l’opportunité d’entamer une seconde vie.
Echappent à ces considérations les cumulards, ceux qui professent sur les ondes jusqu’à quatre-vingts ans passés ou qui occupent des fauteuils rémunérateurs. Pour ceux-là la retraite est une inconvenance choquante et même incompréhensible.
Parfois j’en reviens à regretter une révolution culturelle imposant aux intellectuels des stages de terrain, manœuvre dans des travaux de voierie ou sur ligne de production.
Du tiers temps ou presque
ma salle d’exposition, un univers tout personnel
Pour ceux qui me suivent, j’ai organisé ma vie de retraité en tiers temps.
une activité extérieure reposant sur le sport
une activité artistique de peintre amateur
une activité tournée vers la compréhension du monde qui m’entoure: suivre l’actualité, participer aux réseaux sociaux, exercer ses devoirs de citoyens
Trois temps qui ne me dispensent pas de rentrer dans le rang des utilités, le travail d’entretien du logis, des objets du quotidien qui me barbent de plus en plus.
La situation démographique de notre société est alarmante puisque nous n’assurons plus le renouvellement de nos générations.
C’est vite dit, mais c’est pourtant vrai.
Je ne méconnais pas les graves conséquences de ce constat que d’autres peuples connaissent avec nous. Le plus caractéristique, c’est celui du Japon.
Comme le Japon n’accepte aucune immigration, sa courbe démographique ne peut que décliner du fait de sa trop faible natalité. C’est élémentaire
Une Europe de vieux
L’Allemagne remporte la palme du vieillissement. Tandis que la France et le Royaume-Uni la rattrape.
Les conséquences de notre vieillissement sont à la source de tous les problèmes qui font l’actualité
Les conséquences du vieillissement de notre population
un déséquilibre du financement des retraites basées sur les cotisations des générations actives
un recours à une immigration souvent mal maitrisée
Les deux éléments semblent indissociables et pourtant beaucoup en contestent la réalité et la nécessité…surtout en matière d’immigration où toutes sortes de questions d’intégration ou de communautarisme apparaissent en déstabilisant nombre de nos valeurs culturelles ou sociales.
Il faudra donc qu’on s’adapte en tenant compte d’un déséquilibre démographique mondial qui génère inévitablement des mouvements de population.
L’Allemagne qui rétablit son contrôle aux frontières donne une bien mauvaise leçon à l’Europe des nations
Et le retraité, qu’est-ce qu’il fait?
mon tableau de bord du mois de septembre, une activité qui je l’espère devrait m’éviter autant que faire se peut de sombrer dans une dépendance physique et mentale à charge de la société
Le retraité n’a guère d’autre choix que d’observer le phénomène. On aurait pu imaginer éviter les retraites-couperets, celles où l’on est mis dehors du jour au lendemain. On n’a pas su le faire et maintenant on le regrette. Le bon sens aurait du conduire à des départs en inactivité progressifs avec des emplois adaptés. Au lieu de cela on continue de plonger des milliers de gens chaque année dans une inactivité brutale et souvent non préparée. A contrario contenir des travailleurs dans l’emploi à temps plein jusqu’à 64 ans va conduire à des graves déconvenues. Imaginez-vous un soudeur, un conducteur routier, une caissière, un lignard en haut d’un pylône haute-tension, …
La pire réforme des retraites
Pourquoi s’est-on entêté à reculer l’âge de la retraite uniformément à 64 ans pour tout le monde sans discernement des états de service en distinguant les trimestres cotisés et la pénibilité des emplois assurés par métiers ou par branches professionnelles.
On ne le saura peut-être jamais.
La situation est bloquée pour l’heure vu que l’intelligentsia au pouvoir est incompétente pour régler le sujet.
Je grimpe à la cascade de l’Erzenbach. La montée commence en bas de Steinbach (333m) et se prolonge jusqu’au chalet Becherkopf (855m) . Un maigre filet d’eau à la cascade. Je passe l’escalier en portage à l’épaule.
Je porte dans les escaliers.
portage dos en 2021 de l’ami Jeremy, c’est moins pratique qu’à l’épaule pour les escaliers et on mobilise les deux mains
C’est jour de pluie. J’en profite pour peindre. Mon exercice consiste à inventer des couleurs à partir de vieilles cartes postales noir et blanc. Ce château a t-il seulement existé ? Seule une gravure en témoigne. Le Moyen-Âge s’étend sur mille ans. Imaginer la vie d’alors c’est une forme de fiction pour moi.
CHAUSSURES DE VELO VTT EXPL 100 NOIRES (50 euros) sans les cales
Attention où l’on met les pieds!
Mes chaussures de cyclo-camping étaient de vieilles chaussures VTT de marque Shimano. Elles arrivaient « en fin de potentiel » (après pas moins de 15 ans d’âge) avec des fissures inquiétantes apparentes. C’est dire tout de même si la marque est fiable.
En matière de cyclo-camping, il faut être à l’aise pour pouvoir pédaler jusqu’à six à huit heures durant en cas de besoin. C’est mon cas.
En même temps, il faut être propre sur soi, je veux dire pouvoir conserver un semblant d’urbanité si vous voulez sortir le soir et vous promener en ville sans pour autant traîner sur les trottoirs en tong.
J’ai opté pour ce modèle Rockrider de Décathlon qui me semble tout à fait adapté à l’usage recherché. Au début il faut le chausse-pied car le garant est un peu délicat à passer.
Voici comment Décathlon décrit cette chaussure
Ces chaussures résistantes sont conçues pour vos randonnées VTT jusqu’à 2H00. Compatible pédales plates et cales SPD.
Cet été, roulez sans vous soucier du contact avec la végétation. Avec sa semelle hybride, elles apportent une bonne accroche quand vous pédalez et un bon déroulé du pied quand vous marchez.
Pouvoir pédaler avec des cales vous assure une certaine dynamique et le crantage de la semelle vous permet de marcher confortablement sans faire « clac-clac » et se faire remarquer.
J’avoue que rouler sans cales pendant des heures me semble irrationnel. Etre solidaire de sa machine est le gage d’un bon pédalage.
J’utilise des pédales mixtes à clip unilatéral
le catadioptre sur les pédales est obligatoire, en cyclo-camping c’est mieux d’être en règle si vous roulez à la nuit tombante
permettant de rouler sans calage dans les espaces encombrés ou à faible vitesse.
Etes-vous calé?
Ne vous trompez pas de cales SPD. Bien vérifier l’étiquette des cales que vous achetez
vérifier que vos cales portent la mention SM-SH56 pour décaler dans les deux sens
il existe des cales SM-SH51 qui ne décale que vers l’extérieur du pied…et des cales SM-SH56 qui permettent de décaler vers l’intérieur et l’extérieur du pied.
Un sport imprenable par l’Ethiopie et ses hauts plateaux
Je l’avais prédit. Nous serions convoqués aux JO. De gré ou de force. Nous avons été comblés.
Voici donc le décompte des médailles qui prend fin. Avec une discipline que mon inculture sportive me ferait dire qu’elle est confidentielle. A quoi les spécialistes de la chose me répondront que quand on n’y connaît rien, on peut la fermer.
Enfin force est de considérer que dans le domaine sportif le CIO embrasse tout ce qui passe parmi les disciplines les plus baroques. Baroque, oui c’est bien ça, nos JO sont baroques à l’image de notre époque qui ne craint aucune incursion dans l’histoire ancienne pourvu qu’elle fasse oublier son abîme culturel du temps présent.
Donc le BMX, le breakdance, le mur d’escalades sont aussi hissés au rang de sports olympiques.
L’hippisme aussi depuis longtemps sans qu’on demande en quoi le cheval est un sportif. Pourquoi pas aussi des courses de lévriers? De lièvre et de tortue? Et aussi de chiens? j’oublie les sports mécaniques et les compétitions d’échecs parmi les sports intellectuels.
Comme on pouvait s’y attendre les JO se terminent par un décompte purement comptable. Combien?
Imaginons la Chine avec ses 1,5 milliard d’habitants qui totalise 39 médailles d’or. Seulement ? Si la Chine voulait réellement se prêter à ces jeux là elle raflerait bien davantage. Magnanime elle reste mesurée pour ne pas nous déstabiliser.
Savez-vous que la Chine dispose sur son sol de seize millions de pianistes ? Le quart de la population française ! Messieurs Steinway, Bosendorfer et même Yamaha sont donc assurés de pouvoir perdurer dans leur commerce de pianos tant que la Chine n’aura pas investi dans un transfert de savoir-faire et de technologie comme elle le fait si bien pour une grande part de la production mondiale.
Compter des médailles. Tout ça pour ça. Attendons encore un peu pour reprendre nos mécomptes des dernières législatives et préparer le prochain budget du Pays. Un budget en équilibre instable comme d’hab.