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Les potins du lundi

Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.

Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu

la cétone, le nouveau carburant cycliste à la mode

Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».

Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.

La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.

Quand Proudhon joue au con

Pierre-Joseph Proudhon en 1864

C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.

Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.

La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.

Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.

La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?

Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.

J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.

Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.

C’est le constat qui nous est rappelé lors de la mésaventure de Théoule-sur-Mer arrivée à un propriétaire trouvant sa résidence occupée

Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.

Alors restez confinés, chez vous!

La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!

Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.

Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.

C’est la France.

Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?

La génération Post-it

Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.

C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.

  • Rappelez Nanar
  • Acheter du Sopalin
  • 15 heures, RDV véto

Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.

J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.

Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.

En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.

Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!

On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.

L’argile contre l’arthrose

C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:

De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche.
En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la
semaine.

Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.

Merci Jean-Paul, je vais essayer.

Jardinez avec Nicolas

J’ai trouvé un jardinier super sur le net. Il s’appelle Nicolas et son blog « Potager durable ».

En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager

C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.

Moi aussi.

Post-scriptum:

Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.

Sac à dos VTT ST 900

C’est un bon produit qui va remplacer mon Scudo (vendu par Décathlon)

Dommage, il est noir. Donc nous sommes vulnérables dès qu’on roule sur la route.

Il vient remplacer mon sac Scudo de Camelbak arrivé en fin de vie. Ce sac ST 900 ROCKRIDER proposé par Décathlon va t-il répondre à mes besoins?

D’abord sa contenance: 12 litres comme le Scudo et non pas 6 comme indiqué. Le sac à eau contient 2 litres au lieu de trois. Mais avec un bidon sur le cadre, 3 litres me suffiront amplement.

L’ensemble est de bonne qualité. Les renforts en mousse Pads 3D mesh dans le dos et les bretelles sont généreux. Les poches internes sont nombreuses et adaptées pour les papiers, les clés, les piles,…

Mon Scudo est arrivé en fin de course après six ans de bons et loyaux services

La poche centrale permet d’accueillir le nécessaire de réparation qui chez moi est conséquent. J’emporte quoi?

En outre au centre, on dispose d’un soufflet pour loger un casse-croûte ou un vêtement chaud.

Deux poches sur la ceinture ventrale pour loger l’appareil photo, une fixation de lampe à l’arrière du sac. Une housse de protection contre la pluie est intégrée dans le sac.

Une anse d’accrochage.

Il manque le sifflet. J’ai récupéré celui du Scudo.

Mais le sac est noir, c’est dommage.

Quelle sale manie!

Je vais donc ajouter des velcros rétro-réfléchissants pour l’hiver.

Je vous le recommande pour le rapport qualité/ prix. Vendu 40 euros contre 70 euros pour le Scudo de Camelbak que j’ai gardé 6 ans.

Vélo et vélo

Voila à quoi ressemble le premier vélo thaïlandais du moteur de recherche Google. La culture vélo est différente selon les pays.

A chaque pays, son image du vélo.

Je me suis laissé dire que le terme vélo n’a pas le même sens ou la même utilisation selon le pays où on le pratique.

Alors j’ai voulu le vérifier à l’aide du moteur de recherche Google en tapant vélo…

Pour ne pas que mon adresse IP influence la recherche, j’ai changé de pays à chaque fois (à l’aide d’un VPN)

Pour la France voici les images obtenues…

En France, Google vous présente en priorité trois vélos de course, puis un Cruiser, puis un autre vélo de course, et enfin un vélo de ville

Pour les Pays-Bas, en tapant fiets ce qui est l’équivalent de vélo…

Au Pays-Bas, le vélo est d’abord un vélo urbain, un Cruiser symap, une cohorte de vélo de ville…et aucun vélo de course

Je ne veux pas en rester là, je vais aller voir en Allemagne. Et je recherche Fahrrad, l’équivalent de vélo…

Fahrrad en Allemagne conduit à vous présenter deux VTT, un vélo de course et un vélo de ville pour femme qui semble démontrer que le vélo allemand est genré

Et en Thaïlande, notre premier fabricant mondial de cadre en carbone?

Vélo en Thaïlandais s’écrit จักรยาน.

En Thaïlande le moteur de recherche Google ne présente d’abord que des cadres mixtes

Pour Stein Van Oosteren, représentant de l’ambassade des Pays-Bas en France, la raison est essentiellement culturelle: «En France, le vélo n’est pas considéré comme un moyen de déplacement mais comme un loisir. Je vais vous donner un exemple: si vous tapez le mot “cycliste” dans Google ou dans n’importe quel moteur de recherche, vous allez immédiatement voir des images d’homme en lycra, entre 30 et 40 ans, sportifs, en train de faire du vélo de course. Si vous tapez le même mot en néerlandais, vous allez voir des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, qui sont en train de se déplacer, d’aller au théâtre, de faire des courses.» (source Slate)

Les potins du lundi

On connait déjà la chanson

Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*

Écolo pas rigolo

On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.

Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.

Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.

Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.

Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.

La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.

Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?

Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.

  • Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
  • Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
  • il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
  • il fustige « les véhicules à moteur thermique »
  • il regrette « les déchets engendrés »

Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.

Cochonou. Tout est bon dans le cochon

Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.

Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.

Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.

Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!

Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.

Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!

Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.

*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.

article en relation dans Slate

Comment j’ai vécu la pandémie…

Du Sopalin en guise de masque, la pandémie a réveillé le système D français

Elle commence comme ça, la pandémie…

ça a commencé par une économie de guerre

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Je les ai réunies dans l’ordre chronologique. Cette pandémie m’a ébranlé tant elle a mis en question notre quotidien, nos habitudes de vie tout en faisant peser des incertitudes sur notre lendemain.

Peu à peu, nos générations qui n’ont pas connu la guerre se sont trouvées confrontées à des restrictions jusqu’alors inédites. Restriction de déplacement, restriction de réunion, restriction de travail. Beaucoup de ressemblances avec une guerre pour la population et aussi des conséquences sanitaires dramatiques.

Dans mon humble espace de liberté, j’ai tenté de m’organiser jour après jour en fonction des aléas de l’épidémie.

La comprendre. Chercher des références bibliographiques, construire des barrières artisanales, prendre de la distance à l’égard de quiconque, s’inventer de nouvelles formes d’activités physiques,…

On ne pourra pas taire tous ces invraisemblables ratages de nos experts, de nos politiques, de nos administrations face à un événement mondial où les démocraties ont montré une grande fragilité.

Mes quatre-vingt treize chroniques commencent le 31 janvier 2020.

Je les ai arrêtées le 9 mai 2020.

Ma pandémie se termine provisoirement ainsi le 9 mai dernier

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Janvier et février

https://velomaxou.com/2020/01/31/coronaviral/

https://velomaxou.com/2020/02/10/les-potins-du-lundi-179/

Mars

https://velomaxou.com/2020/03/02/les-potins-du-lundi-182/

https://velomaxou.com/2020/03/03/le-coronavelo-est-il-a-craindre/

Mon vélo est-il contagieux?

https://velomaxou.com/2020/03/03/coronavirus-la-petoche/

https://velomaxou.com/2020/03/04/autorise-ou-pas/

https://velomaxou.com/2020/03/09/les-potins-du-lundi-183/

https://velomaxou.com/2020/03/11/chronique-ordinaire-de-la-vie-locale/

https://velomaxou.com/2020/03/12/je-suis-venu-a-bout-de-la-peste/

https://velomaxou.com/2020/03/13/chronique-epidemique/

le 13 mars on nous exhorte à aller voter aux Municipales

https://velomaxou.com/2020/03/14/vivre-encore-un-peu/

https://velomaxou.com/2020/03/16/les-potins-du-lundi-184/

https://velomaxou.com/2020/03/17/jarrete-le-velo-pour-cause-de-coronavirus/

https://velomaxou.com/2020/03/18/dans-lenveloppe-de-confinement/

Les Français en déplacements contrôlés

https://velomaxou.com/2020/03/19/chronique-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/19/le-sport-confine-a-la-maison/

https://velomaxou.com/2020/03/20/chronique-de-pandemie-3/

https://velomaxou.com/2020/03/20/confine-a-lile-de-re/

https://velomaxou.com/2020/03/20/le-bon-motif-de-deplacement/

Beaucoup d’hésitations face au dispositif policier

https://velomaxou.com/2020/03/20/cyclistes-irreductibles/

https://velomaxou.com/2020/03/21/chronique-de-pandemie-4/

https://velomaxou.com/2020/03/22/chronique-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/03/22/un-havre-de-paix/

L’Alsace a commencé par prendre ses distances

https://velomaxou.com/2020/03/23/les-potins-du-lundi-de-pandemie/

https://velomaxou.com/2020/03/23/un-virus-resistant/

https://velomaxou.com/2020/03/23/ma-zone-de-confinement-k5/

https://velomaxou.com/2020/03/24/chronique-de-pandemie-6/

https://velomaxou.com/2020/03/24/comment-fuir-le-coronavirus/

Stigmatiser les cyclistes était-il juste?

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L’invraisemblable confinement des populations rurales

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Rattrapé en en zone rouge à plus d’un kilomètre de son domicile

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Avril

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Laisser ses courses reposer…

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relire Camus

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je cours pour oublier depuis qu’on m’a privé de vélo

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La FFCT spontanément interdit le vélo

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la couture artisanale au secours de la pénurie de masques

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https://velomaxou.com/2020/04/29/chronique-de-pandemie-34/

29 avril, l’étau se desserre,100km mais pas plus

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https://velomaxou.com/2020/04/30/pour-qui-sonne-le-glas/

Mai

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C’est la guerre, l’invasion épidémique attaque par le Grand Est

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https://velomaxou.com/2020/05/03/chronique-de-pandemie-38/

Le 3 mai. Oui, on s’est trompés. Vous pouvez faire du vélo dans un rayon d’un kilomètre

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https://velomaxou.com/2020/05/07/masque-et-dissimulation/

https://velomaxou.com/2020/05/08/lundi-11-mai-100-km-et-plus/

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

https://velomaxou.com/2020/05/09/chronique-de-pandemie-42/

Faut-il faire confiance aux Voies Vertes?

Je voyage léger et vite. Trop vite peut-être pour faire un bon client de la Voie Verte

Posée comme ça, la question va hérisser le poil de tous les militants de la cause vélo. Ceux du voyage à vélo, ceux qui recherchent des voyages à l’abri du tohu-bohu de la circulation routière et des grands axes.

Mais encore une fois, je suis obligé de constater que les véloroutes sont loin de satisfaire leur public. Faut-il continuer à exiger une exclusivité de la part des pouvoirs publics qui, reconnaissons-le, ne cessent de nous bercer d’illusions, de nous livrer des choses imparfaites, inachevées, peu considérées? et dont les objectifs sont peu clairs.

En un mot, veut-on créer des véloroutes sur le mode des autoroutes qui vous garantissent un transit sécurisé, rapide, confortable ou bien des voies qui vous assurent de rester amarrés au territoire dans d’invraisemblables circonvolutions dont on ne sait comment sortir?

Ceux qui connaissent la réponse seront les bienvenus ici.

Isabelle et le vélo en parle cette semaine sur son blog. Il s’agit cette fois de la FlowVélo qui parcourt la Charente-Maritime, la Charente et la Dordogne. Encore une véloroute qui baigne dans son jus depuis plusieurs années!

Les « professionnels du voyage à vélo au long cours », ce que je ne suis pas, ne cessent de rapporter des désagréments, d’évoquer des revêtements sommaires, et de s’interroger face à des signalisations confuses,…

Des beaux panneaux qui font rêver d’excursions lointaines. L’Eurovéloroute 5 à Pulversheim (Haut-Rhin)

Chercher à s’organiser des raccourcis quasiment à l’aveugle, alors que l’itinéraire fait un tas de détours (Saint-Savignien à Cabariot), le dernier de 5 km dont une côte correspondant à 300 mètres de canal en cul de sac sans passerelle (Romegoux), rouler sur du goudron fendillé, puis envahi d’herbes, monter une côte pour rien à Châtelaillon, et finir épuisée à La Rochelle, tout cela a fait partie du programme.

(lire l’article d’Isabelle et le vélo)

Alors que faire si on constate qu’après tant d’efforts militants, les choses n’avancent pas?

EVR6 barrée pendant des années à Valdieu-Lutran sans autre forme de procès

Je vais vous faire une confidence: je n’ai jamais eu aucune confiance dans les itinéraires vélo qu’on voudrait m’imposer. Je ne prends que ceux qui a priori semblent correspondre à mon projet et j’abandonne tout le reste.

Aller de A à B sans prendre le chemin des écoliers n’est pas toujours agréable, je le confesse

Les cartes? les guides? non je ne veux pas m’en embarrasser. Je navigue du point A au point B avec un GPS qui me donnent des indications fiables et précises et sur lequel j’ai repéré d’un waypoint ce que j’ai envie de voir et de visiter.

Londres-Rome. L’EVR5 dans sa déclinaison alsacienne vous garantira de faire du sur-place avec votre vélo.Longer le vignoble jusqu’à Cernay, puis retourner à Ensisheim avant de rejoindre Mulhouse, de quoi vous donner le vertige! J’ai déjà accompagné des cyclistes venant du nord complètement perdus alors qu’ils s’appliquaient à suivre cet itinéraire bucolique mais très peu évident. On voit bien que les Offices de Tourisme font tout pour nous retenir comme dans le Triangle des Bermudes.

Ce qui parfois aussi me place contre mon gré dans des situations peu confortables aux entrées de ville à grande circulation. Alors je prends des « chemins flous » de traverse lorsqu’un grillage scélérat ne me barre pas la route.

Cent Cols: avantage VAE

Un confrère « Centcoliste » s’est lancé dans une enquête interne au Club des Cent Cols visant à consulter les membres sur l’opportunité de créer une section « VAE » (vélo à assistance électrique) au coté de la section des membres « musculaires » .

Voir à ce sujet mon article du 1er septembre.

L’enquête vient de fournir ses résultats.

56% des répondants y sont favorables.

56% de favorables à la section VAE

Relativisons les résultats: seuls 125 membres se sont positionnés sur un total de 2000 membres actifs.

Cependant il convient de ne pas négliger ce résultat quant à la suite qui pourrait être apportée au devenir du Club des Cent Cols.

Entre d’une part « les puristes » qui estiment que la règle ne peut être changée sans altérer gravement l’esprit du club qui veut qu’on gravisse les cols à vélo à sa seule force musculaire et ceux qui voient dans l’avènement du VAE une solution de renouveau capable de prendre en compte de nouvelles aspirations, celles des membres vieillissants, et de facto le moyen d’accueillir de nouveaux adhérents séduits par les vélos électriques, la lutte sera âpre.

Pour l’heure, la direction n’a pas pris position à l’égard de cette enquête.

J’ai d’ores et déjà arrêté ma position: si lors de la prochaine assemblée du club la décision est prise d’intégrer le VAE au sein du club (avec ou sans consultation officielle), je le quitterai purement et simplement.

Les réactions à ce sondage sont déjà nombreuses.

Je retiens celle de Philippe Carrez sur la Liste de Discussion interne au club car elle est la plus représentative de anti-VAE ….

Bonjour,
>

Je découvre le résultat du sondage de Denis et je suis stupéfait par ce OUI à 56%. Je ne m’attendais certainement pas à ça.

Et lorsque je lis la phrase : « La majorité des répondants, Jean Perdoux, Henri Dusseau, Bernard Giraudeau, ont répondu OUI à cette question et approuvent la création d’une section séparée de VAE, à côté de la section musculaire et avec un tableau d’honneur distinct. », les bras m’en tombent ! Si même les responsables passé ou présent sont pour l’introduction du moteur au sein du club, je me pose des questions.

Pour moi, le Club des Cent Cols représente une certaine élite de cyclistes qui année après année et à force de persévérance arrivent à se constituer un palmarès plus ou moins étoffé mais toujours respectable. Lorsque je dis à quelqu’un que je suis membre des Cent Cols et que j’ai déjà gravi à vélo des milliers de cols, je suis bien certain que je suscite une certaine admiration. Les gens même non cyclistes savent tout ce que ça représente de monter un col à vélo… alors des milliers.

Oui, être membre des Cent Cols ce n’est pas rien. Le simple fait de devoir gravir au moins cent cols pour y entrer représente beaucoup et est une sorte de graal.
Je ne suis pas opposé en soit au VAE et j’y viendrai probablement un jour mais je ne réclamerai jamais la possibilité de continuer à comptabiliser mes cols. Ou bien je ferai juste une liste pour moi.

Quel mérite y-a-t-il à gravir des cols avec un VAE ? Certes, c’est mieux que de rester dans son canapé mais ça ne vaut certainement pas le droit d’entrer au Club des Cent Cols.
Quand on voit avec quelle facilité les VAE avalent les cols. Et lorsqu’on grimpe péniblement à VTT une piste caillouteuse pendant que des VAE pilotés par de jeunes débutants vous doublent à grande vitesse, on n’a vraiment pas l’impression de faire parti du même monde… Tant mieux pour eux s’ils s’amusent et prennent du plaisir mais ils n’ont rien à faire au CCC.

Nous n’en sommes qu’au début du VAE. Les futures machines seront encore plus puissantes, plus rapides, avec toujours plus d’autonomie. Quelle valeur accorder à un Léman – Méditerranée réalisé en deux jours avec un VAE ? Pourquoi pas un Paris-Brest-Paris ?

Il me semble qu’il est fondamental de conserver ce qui a fait tout l’intérêt du CCC et y introduire officiellement le VAE serait un contre-sens fatal. Si c’est pour voir arriver des « hordes » de jeunes à VAE tandis que des « traditionnalistes » comme moi s’éclipseront discrètement, quel est l’intérêt ?

Donc oui pour accepter les plus anciens d’entre nous avec un VAE puisque ça leur permet de continuer à rouler avec les amis du club mais il faut qu’ils fassent une croix sur le tableau d’honneur. Il n’y a pas de honte à ça, c’est ainsi, c’est la vie. Il en sera de même pour moi le jour venu. Et ce jour-là, je ne m’amuserai probablement plus à courir après les chiens 😉

Amicalement

Philippe Carrez

…et je ne peux qu’ajouter celle de Marc Liaudon (CC289) dans laquelle je me reconnais encore davantage

Bonjour Luc, bonjour à tous,

l’utilisation et l’interprétation de ce questionnaire est en effet à relativiser, on le voit à la réaction sur notre messagerie de nombreux membres de longue date qui ont du mal à comprendre, et moi aussi, qu’on en veuille tant à une règle aussi simple que celle qui présida à la création et à la pérennité de notre club. J’insiste sur ce mot de pérennité car on voudrait nous faire croire que c’est en s’ouvrant aux assistés que le club voguera vers des horizons radieux, ce n’est pas tout à fait dit comme ça, c’est plus subtil, mais c’est un peu sous-entendu régulièrement dans certains  propos prosélytes du VAE.

Moi aussi j’étais très réservé sur le fait de répondre à ce questionnaire, je le trouvais hors-sujet, et puis c’est sous la pression répétée sur cette liste de Denis Chouquet-Stringer (message sur la liste de Denis du jeudi 27 août à 10h39) nous indiquant qu’il y avait déjà eu 98 réponses au questionnaire que j’ai répondu en espérant être le 100ème, on a les challenges qu’on peut, ma bonne dame;-). En perso, Denis m’a répondu que c’était raté et que j’avais été le 98ème à répondre, une coquille quelque part sans doute :-!.

Denis m’a répondu en perso car il voulait quelques précisions, que je lui ai données, sur un commentaire que j’avais fait dans ma réponse au questionnaire, et qui apparaît d’ailleurs dans le texte qui a été diffusé dans le dépouillement de Denis avec ma signature et que je revendique et assume et que je rappelle ici :

« Créer une section VAE c’est juste dévoyer l’esprit du club des Cent cols et c’est donc inacceptable. Ça n’a rien à voir avec le retard pris autrefois par la FFCT pour accepter le VTT,
je trouve ta présentation Denis très tendancieuse, avec tout le respect que je dois par ailleurs à ta pratique Cent-cols. Marc Liaudon. »

C’est donc mon avis, celui d’un membre fidèle au club depuis la saison 1976-1977, ce qui ne me donne aucun droit particulier mais qui peut expliquer combien je serais peiné si je voyais un cycliste assisté franchir un col avec un maillot Cent-Cols en le revendiquant.

Par ailleurs, pour ce qui est de la liste avec classement par cols différents gravis, j’ai dit il y a très longtemps, à l’époque où le nombre de 2000m gravis n’était même pas imprimée, que pour moi, et je n’ai pas changé d’avis, elle n’était pas importante, elle pouvait disparaître, elle ne faisait d’ailleurs pas partie de la règle du jeu, et comme un certain nombre d’entre nous sans doute, je ne savais même pas qu’elle existait quand j’ai adhéré ! Par contre, de nombreux articles de la revue m’ont ouvert les yeux, notamment à cette époque mais pas seulement, sur des horizons à découvrir, et réciproquement je sais que quelques randonnées que j’ai décrites ont donné envie à d’autres. Je profite donc de ce courriel pour remercier notamment ceux qui perpétuent cette revue, sans oublier bien sûr ceux qui organisent et prennent sur leur temps libre pour assurer la gestion du club.:-)

Amitiés Cent-Cols,

Marc Liaudon (CC 289)

Dommartemont, la rencontre Cent Cols

Un nouveau benjamin au club et son papa. Il a parcouru les 50 km et 800m comme les grands
A la chasse aux cols

C’est samedi 29 août que la rencontre régionale du Grand Est de la Confrérie des Cent Cols s’est tenue à Dommartemont en Meurthe-et-Moselle, plus exactement au col Sainte Geneviève aux portes de Nancy.

Pour une fois, la rencontre a eu lieu en terrain plat penserez-vous?

Denis nous a réservé quelques raidillons sympas

Eh bien non, nos hôtes nous ont invités à découvrir de nouveaux cols tout frais sortis des cartons de la Grande Guerre. Je ne plaisante pas.

41 participants dont 11 vététistes et 30 routiers.

Depuis 1870, l’Empire Allemand englobe l’Alsace-Moselle et Nancy et Metz sont séparés par une frontière stratégique formées de crêtes.Après la Grande Guerre, l’Alsace-Moselle redevient française.

C’est Denis qui les a exhumés après de minutieuses recherches bibliographiques.

Les cols franchis: le col de Bratte FR-54-0346, le col de Millery FR-54-0261, le col de serrières FR-54-0282, le col de Sivry FR-54-0330, le col de Moivrons FR-54-0359 (tous routiers à paraître dans l’additif 2020), le col de Vassuchamps FR-54-0361 (R1) et enfin le col de sainte Geneviève FR-54-0348 routier.

Notre cantine de ravitaillement tractée par un gentil confrère plein d’ardeur
Un nouveau col et son panneau artisanal verni
des paysages magnifiques

Retour par les rives de la Moselle

voir ma trace enregistrée …https://www.openrunner.com/r/11962999

voir toutes les images

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

Inventif

On avait un très joli ciel aujourd’hui avec une nébulosité active à fort développement vertical

Oui, inventif, je tente de l’être pour renouveler mes itinéraires cent fois parcourus.

Le cyclo qui fait toujours le même parcours doit s’ennuyer. C’est ce que je me dis lorsque je tente d’innover.

Mon équation est compliquée car j’intègre toutes sortes de facteur qui visent à ruser.

Ruser avec le vent, ruser avec sa motivation, ruser avec le relief et trouver la bonne variable, celle qui fera qu’une fois rentré, on sera content.

Je pense que nous sommes tous plus ou moins comme ça, nous les routiers.

Il y a ceux qui s’interdise de rentrer en-dessous d’une certain plancher kilométrique. Je suis de ceux-là, bien que d’année en année, je m’autorise un plancher de plus en plus bas, je devrais dire un sous-sol!

Parcourir l’été ce que je faisais l’hiver, oui c’est un peu ça.

Pourtant physiquement, je suis en forme, je tiens encore sur du plat des « pointes » à 30 et je ne rechigne pas à grimper des trucs déjà réputés difficiles vingt ans auparavant.

Alors?

Alors je ne supporte plus les sets supérieurs à 2h30.

Au-delà, non.

Etorre

On m’a dit que c’est un souffleur rue André Malraux à Thann. Non c’est « le philtrant » du à Cheni qui symbolise la filtration de la rivière Thur supposée polluée (le site de Cheni)

Sur le net je ne trouve rien sur cette sculpture que j’ai appelé provisoirement Etorre Bugatti

19 aout 2020, madame Madeleine WM m’apporte une explication

Il y a plus 25 ans.. Il y avait un groupe d artistes de Thann qui avaient décidé de mettre des sculptures dans la thur.. Cela a duré quelques années.. Cette sculpture est de Cheni… Il l’avait baptisé.. Le philtrant… Je crois me souvenir que c’était suite à une pollution de la thur.. et le janus qui est devant le relais est de mon neveu Gilles Koch.Il me semble que après avoir passé un moment dans la thur la ville en a fait l acquisition et les a placés au relais culturel.Il y a aussi une sculpture de femme couchée devant le relais qui était l œuvre d’une femme qui était dans le club des arts mais je ne me souviens plus de son nom..

Bonhomme (petit)

Sur la route, je trouve un petit bonhomme tout seul sur son vélo. Il a peut-être trois ans. Il se concentre sur la route en descendant pas rassuré du tout et même au bord des larmes. Le petit pont des bunkers enjambe l’autoroute à Heimsbrunn avant le Paradisvogel.

Personne derrière.

La maman est sur le pont avec une chaine emmêlée.

Zorromaxou est arrivé. J’ai un kleenex en main pour opérer. La dame a déjà les mains couvertes de cambouis. Mettez votre vélo debout madame!…

Puis je tourne la poignée à indexation sur le numéro 2. Je tourne le pédalier à la main. Geste classique et la chaine se décoince. Je tends mon Kleenex immaculé à la dame toute étonnée.

Merci monsieur!

Et je m’en vais.

GPS

J’aime bien le profil alti en cloche à la fin

Cela dit, j’ai vérifié, je grimpe toujours comme un âne en respectant mon « huit à huit » depuis 2013

Entre les deux, mon cœur balance

RC520 GRAVEL LTD2 SRAM APEX 1×11

Il faut laisser mûrir son choix. A force de me convaincre qu’il me faut du neuf, j’aboutis à une formule « mi figue-mi raisin » qui consiste à se tourner vers le Gravel.

Mon raisonnement est très personnel. Il n’est donc pas partageable. Ma situation est la suivante…

1/ j’ai un vélo de route en carbone équipé en dérailleurs électriques (2009) qui me donne entière satisfaction même s’il est un peu démodé et j’ai de moins en moins envie de route à cause de sa dangerosité. Ben oui, en prenant de l’âge, on a la pétoche!

Je ne vais pas épiloguer trop longtemps: le comportement routier et des automobilistes et des cyclistes n’est plus acceptable. Je botte en touche sachant que le trafic en Alsace est de plus en plus accidentogène. C’est fou le nombre de types qui commettent des délits de fuite après vous avoir accroché. Notre vie ne compte plus.

2/ j’ai un VTT tout suspendu (de 2013) entretenu en 650 qui ne se fabrique plus mais qui me convient très bien aussi pour aller partout où le terrain est accidenté. Pour sûr à bientôt 70 ans je n’ai plus la force pour faire de grands trucs

3/ il me manque un polyvalent pour faire à la fois la route et les chemins…quitte à le porter sur mon dos quand ça devient « chaud ». Exemple grimper sur le massif par la route et m’éclipser dès qu’il y a trop de monde et dénicher des coins perdus.

C’est ma stratégie pour les prochaines années et peut-être aussi du bike-packing de temps à autre.

Ce sera donc un Gravel puisqu’on les nomme ainsi. Des vélos plus légers que le VTT, moins confortables aussi puisque non suspendus. Avec des gros pneus jusqu’à 38 et des freins à disques.

J’ai encore du temps pour réfléchir, il faut précommander. Inutile d’investir dans des composants dispendieux trop raffinés vu l’usage qui lui sera réservé et en tenant compte aussi de mon inévitable « décroissance » cycliste due à l’âge.

J’ai donc encore le temps de changer d’avis.

Pour nous permettre d’avancer dans la réflexion…

Quel vélo pour demain?

Gravel, réfléchissons avant!

Quel vélo pour demain?

Un Gravel confortable et robuste?

Quel vélo pour demain?

Vaste sujet! Pourtant il faut bien se poser la question et tenter d’y répondre. D’aucuns pensent que le réseau routier secondaire est appelé à péricliter. Absence de moyens pour entretenir nos routes départementales (380.000 km) du fait de la paupérisation des finances décentralisées, croissance des besoins en infrastructures périurbaines et en voies rapides, phénomène d’appauvrissement des zones rurales, le tout forme un ensemble concourant au délaissement du réseau routier peu emprunté.

Le cycliste de demain se doit donc d’en tenir compte pour choisir son futur vélo.

Un Kona avec garde-boues?

Rouler avec des machines ultra-légères et dotées de pneus fins n’est plus la solution. Plutôt l’oublier. Le VTT? oui mais…le VTT reste lourdingue et peu véloce. C’est donc vers une machine intermédiaire qu’on se tournera, un genre de machine à tout faire, route, chemin, courses en ville et voyages à sacoches.

Ce qu’il nous faut ce sont des machines à la fois solides et roulantes pour affronter des routes mal entretenues, confortables sur le plan des postures et polyvalentes pour exploiter toutes les ressources d’un itinéraire tantôt roulant tantôt mal pavé.

Qu’on les nomme Gravel, Tout Chemin, Trekking, peu importe, ils ont tous en commun d’être adaptés à la polyvalence que nous recherchons.

Un Génésis?

Autant dire que l’équation n’est pas simple.

Ne nous leurrons pas: la France ne sera jamais les Pays-Bas, pas même l’Allemagne et leurs immenses réseaux cyclables dédiés, sécurisés et entretenus. Ce n’est pas dans notre culture politique. Il suffit pour s’en convaincre de constater combien les associations militantes urbaines éprouvent du mal à se faire entendre.

Alors sur route, n’espérons pas être entendus avant longtemps. Pour aller de A à Z, il faudra continuer d’échafauder des plans d’évitement de tous les pièges qui nous menacent en secteur périurbain pour quitter la ville ou y revenir. Savoir que le chemin derrière le Midas nous permet de contourner la rocade et que le grillage le long du Lidl est justement découpé pour éviter la nationale, et que la passe à animaux sous l’autoroute, c’est aussi pour nous, faute de passerelle, le seul moyen pour rejoindre notre zone de quiétude.

Triban

C’est un peu notre anarchie joyeuse chère à Pierre Sansot. Elle va certainement durer cette anarchie joyeuse et elle n’est pas pour me déplaire.

Dans cette démarche de recherche du meilleur compromis, il y a les composants…

  • le cadre: acier ou alu ou carbone ou titane? personnellement j’élimine carbone et titane, j’aurais trop de peine à les martyriser dans ma campagne vosgienne
  • les roues: solides, bien rayonnées et compatibles sans chambre
  • les pneus: pouvoir monter du 38
  • les transmissions: mono-plateau ou pas? je ne me suis pas encore fait une religion. Faut-il gagner en poids, en prix avec du mono-plateau en sachant que l’entretien chaine et cassette en pâtira?
  • les freins: acceptons les disques hydro-méca puisqu’en chemin il est démontré que c’est mieux que le patin sur jante.
  • les réservations du cadre pour fixation de garde-boues et sacoches

Puis viendra l’heure du choix final et la dose « émotionnelle », je veux parler du prix qu’on est prêt à mettre et de la marque. Je l’ai déjà écrit, actuellement Décathlon me surprend car il est capable de nous montrer la voie avec sa gamme…tout en restant abordable. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse!

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Spécialized Séquoia

Alors c’est là qu’intervient la qualité des composants et le poids global. Inutile de tergiverser, le poids ne devrait plus être un argument majeur sur une machine qui se veut avant tout polyvalente.

Ce sera donc entre 10 et 12kg sans les pédales. Avec une telle marge voici la liste des vélos en vue sur le marché

Triban 500/520 Décathlon650/850€
KONA Sutra AL/ ROVE1000/1500€
Spécialized SEQUOIA1200€
GENESIS Croix de Fer 201600€
Je ne vous dis pas celui que je préfère. Devinez?

Vous allez en trouver beaucoup d’autres…et parfois plus chers. Tout dépend du prix qu’on est prêt à accorder à notre plaisir.

Méfiance avant d’acheter: penser au SAV et être sûr que vous avez vraiment besoin de ce vélo si celui en votre possession vous donne déjà parfaite satisfaction.

Giratoire à Thann

Pas facile de faire un rond en pente.

Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.

C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.

Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.

Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.

Dommage!

Bernard va bien

Bernard était tombé à VTT à Chalampé alors que nous terminions notre tour du Haut-Rhin.

lire ici le récit.

Une méchante luxation du pouce l’a contraint à arrêter le vélo provisoirement.

Lundi, on lui ôtera la broche qui immobilise son doigt. Mardi il reprendra le bateau (Bernard habite la Corse) et mercredi il sera au séjour des Cent Cols à Chessy-les-Mines.

Il m’a confié qu’il se limitera au vélo de route pour sa prochaine reprise.

Tout va donc bien.

Mise en Joux à VTT

Nos amis suisses des Cent Cols organisaient samedi 8 août une rencontre VTT autour du lac de Joux (Jura suisse).

Trente participants au départ au col du Mollendruz à 1180m au-dessus du lac de Joux.

Les cols grimpés

– Col du Pré de l’Haut (CH-VD-1306a)
– Col des Croisettes (CH-VD-1312)
– Les Vyfourches (CH-VD-1045)
– Col du Mont d’Orzeires (CH-VD-1061)
– Col des Epoisats (CH-VD-1079)
– Col du Golet (CH-VD-1154)
– Col d’Agiez/Plâne (CH-VD-1111)
– Col de Pétra Félix (CH-VD-1144)
– Col du Mollendruz (CH-VD-1174a)

L’histoire

Direction Le Pré de l’Haut Dessous. Christophe et son beau gravel en Titane

Le départ est bon enfant on commence par descendre le col du Mollendruz et son immense parking goudronné par la route, puis l’on prend un chemin « gentil » qui nous mène au sud (km4) au col du Pré de l’Haut Dessous (1306m)… Ainsi l’on découvre toute la magie des mots jurassiens.

Pierre qui a organisé cette belle rando accompagné de Yann

Aux Croisettes, le col des Croisettes (1312m)…

Il n’y a pas que l’herbe qui est plus verte chez nos voisins suisses, les chemins sont asphaltés comme sur une autoroute
vélomaxou in live (image Jacques L.)
Un compatriote du Bas-Rhin en tête
Jacques teste son tout nouveau VTT Kona
Michel avec le sourire
Notre vétéran de l’étape, jamais le dernier dans l’épreuve
François, notre rédac-chef de la revue Cent Cols

Puis l’on longe les hauteurs du lac avant de le rejoindre par la route qui mène à Le Pont. Le Pont ressemble à une station balnéaire avec ses touristes, ses pédalos, sa plage et son train.

La magie changeante des paysages à vélo
En Suisse, on arbore son drapeau. Y compris sur les étables
Image du lac de Joux saisie en roulant

En été, on dit que l’eau du lac peut atteindre 24°C
Passage à niveau de Le Pont. J’ai les noms de tous ceux qui sont passés au rouge clignotant!

On ira ensuite chercher un modeste col (km14) sur une colline qui jouxte le plan d’eau, les Vyfourches (1045m) au centre d’une grande prairie verdoyante.

La Dent de Vaulion face à nous qu’on escaladera plus tard…
ça roule! finalement le VTT c’est fastoche…

A Charbonnières, on longera l’Entonnoir de Bon Port par un sentier agréable qui débouche à la Torne.

L’entonnoir du Bon Port. Toute une histoire industrielle à retrouver ici
Image floue. Dommage! je photographie derrière moi tout en roulant et ça ne marche pas à chaque fois

Au km20 on montera à la queue leu-leu en direction de Vallorbe jusqu’au col du Mont d’Orzeires (1061m), col routier de grande circulation qui nous oblige à « faire les bordures ». Dans ces grandes processions de cyclos, j’ai pris l’habitude de laisser de la marge avec celui qui me précède.

On revient à Le Pont, et on commence à retrouver nos terrains de prédilection, les chemins non carrossables aux véhicules urbains. Mon voisin suisse me dit que le sentier permettait jadis le charroi de la glace du lac vers les capitales pour les hôpitaux, les restaurants, y compris Paris!

On quitte le lac pour entamer la longue montée à la Dent de Vaulion
Au début on chemine gentiment avec les marcheurs au fur et à mesure qu’on s’éloigne du lac

Mais notre souffle deviendra court après le col des Epoisats (1079m) km25. C’est qu’il nous faut grimper à la Dent de Vaulion située à 1400m d’alitude avec des passages de 20% sur la partie sommitale. Au milieu des marcheurs, chacun hisse son vélo comme il peut, soit en poussant dans d’improbables sentes qui serpentent entre la roche soit en portant le vélo à l’épaule. Mon voisin marcheur emprunte la voie nord tandis que je prends à l’estime la voie sud.

vélo qui dort devant le lac de Joux
la fin de la grimpée sera éprouvante, la chaleur ne nous facilite pas la tâche

On arrive enfin! le spectacle du lac est magnifique…et l’on s’adossera non loin face au massif du Mont Blanc immaculé dans le soleil, le temps de savourer le paysage…et nos sandwichs bienvenus.

la nourriture céleste…
…et la nourriture du ventre

Au km 33, le col du Golet (1154m) et le col d’Agiez ou col de Plane (1111m), voisin.

Avec un routier, c’est plus périlleux. Bravo!

On atteindra le col de Péra Félix (1144m) en cheminant à mi-pente jusqu’à la route de la Vallée…et on achèvera notre parcours en rejoignant le col du Mollendruz (1174m), terme de notre périple dans le Jura suisse.

Sur la route de Pétra Félix. Une simple formalité.

Il y a du Joux partout

Il faut se pencher sur le vocable pour le trouver dans le Jura avec le lac de Joux, dans le Rhône avec la commune de Joux, le col de Joux Plane dans les Alpes au départ de Samoëns. Joux viendrait de Jupiter, nom de dieu!

Bref, hier j’ai fait joujou autour du lac de Joux, celui de nos amis suisses situé dans le massif jurassien à 1004m d’altitude.

Pour s’y rendre, il faut traverser le Doubs du nord au sud jusqu’à Pontarlier, passer la frontière franco-suisse à Vallorbe où coule l’Orbe. La douane est gentille, elle ne stocke que les candidats à la vignette autoroutière sur la file de droite.

Le circuit du jour comportait 9 cols, 45 km et 1000m

Voir le parcours GPS

voir toutes les images

L’esprit « Cent Cols » vous plait? comment nous rejoindre

Vélomaxou est membre des Cents Cols n°6785

Pourquoi ce titre « Mise en Joux à VTT »? Ce n’est qu’après l’avoir publié que j’ai réfléchi à l’ampleur du titre. Au départ j’ai voulu attirer l’attention par l’erreur orthographique…et pour compliquer la chose, j’ai ajouté un e à mis. Tiens une vététiste mise en joux, ça m’intéresse. Mais les lecteurs perspicaces ne s’en laissent pas compter.

Si l’on est mis en joue par un chasseur qui épaule son fusil près de sa joue confondant VTT et sanglier, ce que je ne souhaite à personne, on peut être aussi sous le joug d’une condamnation ou sous le joug d’une puissance divine.

Samedi 8 août, Joux

Lac de Joux

Samedi, nos amis suisses des Cent Cols organisent une randonnée à VTT autour du lac de Joux.

Voila de quoi parcourir de beaux paysages jurassiens.

Une brochette de cols à VTT

Je ne prépare pas. Ou presque. Je me contente d’un vague croquis puisqu’il suffit de suivre le mouvement de nos organisateurs. Je vais malgré tout charger l’emplacement des cols sur le GPS, on ne sait jamais…même sans un fond de carte, ça peut toujours servir.

Je pourrais charger une carte suisse en open-source, mais j’ai la flemme.

Molkenrain

A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir

C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.

Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.

C’est un délire.

Le Molkenrain. Quelques convives seulement

Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».

L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.

3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh

Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.

Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.

Un peu de technique…

Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!

https://www.openrunner.com/r/11814492

VTT vacances

C’est complètement bidon comme titre, VTT vacances. Ça ne veut rien dire puisque à VTT je suis toujours en vacances. Essayez, vous verrez. C’est comme aller à la pêche. Donc quand j’entends dire qu’un Français sur deux ne prend pas de vacances, méfiance! il faut être sûr que ceux qui restent at home ne font pas de VTT…ou ne vont pas à la pêche.

Au sortir de la ville, l’embarras du choix

Brandir en étendard ce slogan du Français sur deux qui ne va pas en vacances serait un indice de pauvreté selon certains, des chomdus désespérés, des oubliés des plages bondées coronavirées, une résurgence du communisme d’antan.

Ce matin, la volupté du départ sans nom, je veux dire sans but.

C’est mon préféré. Une fois sur le vélo, je commence à pédaler et je laisse mon cheval aller à sa guise.

Je commence par me hisser sur les hauteurs de la ville en mode doux. Le mode doux, c’est quand j’utilise tous les pignons et quand je regarde par les fenêtres si quelqu’un m’observe grimper. La ville dort encore après l’orage de la nuit. Le sommeil doit être réparateur de canicule?

Puis au parcours sportif (sans sportifs), je rejoins la D36 au sortir de Leimbach. Vers où aller? Je roule sur le goudron cherchant une occasion…

Je choisis le plan Croix Rouge qui n’est pas toujours aussi roulant

A la cote 455, Croix Rouge! Je prends la Croix Rouge faisant semblant d’oublier que c’est peu roulant. La Croix Rouge monte au col de Teufelsgrund mais le premier kilomètre est un champ de cailloux. Non compatible dirait l’ami Pierre Brunner qui fête ses 300.000 visiteurs uniques.

Le chalet Baumann attend ses randonneurs

Et après? le chalet Baumann est une suite logique. Je lis la prose du carnet de bord du chalet « j’ai dormi là, votre fille est une sacrée gourgandine ». Le Club devrait surveiller ses installations. J’admire la mécanique du barbecue montée sur roulement à billes…

Puis je poursuis jusqu’à la Vierge des Bûcherons.

Même pas effarouchée!

Au chalet du Hochburg, je prends l’interminable sentier du Kohlerberg qui débouche dans les lacets de Rammermatt

Cinq kilomètres de descente depuis le chalet du Hochburg par le chemin forestier du Kaltenbach
Laisser la fendeuse sans surveillance n’est pas indiqué

Je remonte à Rammersmatt et à la ferme je prends le sentier botanique.

L’antenne Free de Bourbach-le-Bas n’attend plus qu’à être mise sur pied. Free met les bouchées doubles car l’ARCEP a trouvé que Free abuse de l’itinérance fournie par les relais d’Orange.

Descente au barrage-retenue de Michelbach.

Les Jardins Autonomes Liber-Terre sont installés sur le chemin du château d’eau de Guewenheim

Il n’a pas plu.

https://www.openrunner.com/r/11793964

Les potins du lundi

Dessin de Tomi Ungerer

Farniente estival. Non je ne sais pas rester sans rien faire. J’admire ceux qui s’abandonnent à la lecture pendant des heures sans se laisser distraire par l’environnement familial ou par un paysage de vacances tellement séduisant qu’on peine à rester le nez sur son bouquin.

La lecture, je ne la vis bien que confiné. Quelle révélation! Il me faut une autarcie comme le soir quand tout s’endort.

Je me suis attelé à la lecture du Château de Kafka. Comment appréhender la distanciation? C’est ténébreux. Pour amateur de suspense

Alors fatalement ne rien faire, je sais faire. Il me faut « vacancer » actif. Je me rends pourtant compte que la rouille du squelette m’handicape cette année. Alors fatalement, je mets une pédale douce sur le vélo si je veux le faire durer.

Durer? Oui, c’est ça que je veux dans l’instant présent, durer. Un peu comme une vieille chaussette que nos grands-mères reprisaient. A l’infini.

Alors je fais mon vélo en mode doux. Mon mode Doubs pourrais-je dire puisque j’ai passé quelques jours dans le Doubs. A deux enjambées de chez moi.

Vu à Besançon ce convoi exceptionnel. C’est fabuleux

Ce département mérite son nom: le Doubs l’envahit avec de grandes courbes sinueuses. Les amateurs de vélo le connaissent puisque l’Eurovéloroute 6 le longe en partie.

J’ai vu le Saut du Doubs. Mais il ne sautait pas, faute d’eau. C’est un phénomène étrange de voir cette rivière à sec et ses gros galets à découvert comme une mer qui se retire.

Le Doubs dans le dur

Le Doubs surprend par la vigueur de son élevage et ses belles « montbéliardes » aux poils roux.

Mais on sent encore la souffrance des industries disparues et notamment de l’horlogerie. Les Lip partis en1973 font déjà l’objet d’un étage au Musée du Temps à Besançon. Et l’on a récupéré comme un trophée la lourde enseigne des montres Kelton.

Même les statues se protègent de l’hystérie du déboulonnage

Ce qu’on sait moins, c’est que la famille Ungerer, celle de Tomi, est celle d’une dynastie d’horloger, la grosse horlogerie des églises.

Tout à coté, on expose les dessins de Tomi. Ceux où il défie la mort. Tomi était malade cardiaque sur la fin de sa vie, alors il dessine finement son électrocardiogramme dans lequel apparaît la silhouette de la cathédrale de Strasbourg.

Les commerces sont boudés, le monde a peur. Le virus rôde mais on ne le voit pas. On s’évite, on s’écarte pour visiter la ville.

La mobilité douce en vogue dans les Offices de Tourisme

Les corps publics font de gros efforts pour faire revenir le public dans ses espaces, jardins et musées. La distanciation est plutôt bien acceptée. Mais subitement des attroupements de jeunes nous interpellent comme si l’épidémie ne les concernaient pas.

18h porte fermée. Le châtelain de Belvoir respecte les consignes
J’aime ces grandes étendues d’altitude sillonnées à VTT à la chasse aux cols. Un Gravel aurait mieux fait l’affaire car j’ai fait davantage de route que de chemin.

Les potins du lundi

Faire 100 kilomètres de montagne à vélo est une épreuve largement récompensée par la beauté du paysage

La montagne prête à consommer

Le « Monsieur Motard » venu parlementer hier à la Schlucht chez les « anti-nuisances sonores » s’offusquait qu’on puisse mettre en danger l’économie des fermes-auberges en tentant de limiter les flux de véhicules sur la route des Crêtes. A quoi je lui ai répondu que les fermes-auberges, je m’en foutais. On peut très bien profiter de la montagne sans avoir besoin de venir s’y goinfrer d’un ragout de porc agrémenté de pomme de terre.

La gastronomie de montagne n’est pas spécialement diététique

Finalement le Parc Naturel Régional des Ballons n’a plus rien de naturel. Nous sommes arrivés au bout du bout de la logique d’une authenticité frelatée. Le Parc, j’y étais encore hier pour participer à ce pique-nique protestataire contre les nuisances sonores et je me suis aperçu une nouvelle fois combien ce vocable de naturel était usurpé.

Oui, il y a tromperie sur la marchandise!

De l’air pur sur la route des Crêtes? oui, mais en bagnole.

Beau dans le paysage!

Le massif vosgien est devenu certains jours un immense bazar où déferlent des foules avides de montagne prête à consommer. C’est triste de voir ces hordes de touristes venus à bord de leurs voitures pour finir empilées le long des crêtes à proximité des « fermes-auberges ». Des fermes-auberges devenues des entreprises commerciales de la bouffe à gogo. Car il faut l’admettre les fermes-auberges sont des alibis de la tradition, beaucoup d’auberge et peu de ferme. Au point qu’un cahier des charges strict impose un minima pour respecter le coté fermier de la chose…et bénéficier d’un statut fiscal avantageux. Une dizaine de vaches, cinq cochons…et le rateau-faneur attelé au tracteur qui trône au milieu du champ tout le week-end. Cette économie fermière, on le sait, est entièrement subventionnée pour faire beau dans le paysage.

La gestion du parc des Ballons et l’inaction des pouvoirs publics sont clairement en question depuis 30 ans. Et pourtant rien ne se passe.

Ce ne sont pas quelques trublions vociférants contre les nuisances sonores qui vont changer les choses, j’en suis conscient. Ce qui est en cause, c’est le modèle de gestion du Parc Régional et son insupportable inaction pour réguler les flux de visiteurs. Bien sûr, ce qui choque en premier, c’est l’esthétique des lieux envahis de voitures, ce ne sont pas les promeneurs qui surmarchent sur le chaume. Outre l’esthétique, sujet mineur, c’est la pollution sonore, le dérangement de la faune et la piétonisation à outrance des sentiers qui pose question. Au point qu’on en arrive à canaliser les randonneurs à l’aide de clôture électrique!

Malentendants

C’est donc ce matin que le port du masque obligatoire prend effet dans les lieux fermés publics. A quoi des malentendants trouvent le moyen de se faire préciser ce qu’est un lieu fermé public. Ça en dit long sur la connerie humaine.

Cela dit, l’imposition du port du masque n’est pas du goût de tout le monde puisque cet accessoire rentre peu à peu dans la norme vestimentaire en toutes occasions. Ne pas l’avoir sur soi et ne pas le porter pourra vous coûter jusqu’à 135 euros.

Il n’est pas du goût de ceux qui pensent que ça ne sert à rien de le porter puisque le contraire a été dit par les autorités lorsque le produit faisait défaut. Le malentendu est sérieux. Surtout dans une catégorie de la population, la plus jeune, pour laquelle les gestes-barrières ne concernent que les vieux puisque eux seuls sont vulnérables face à l’épidémie. Nos jeunes prennent délibérément le parti d’accepter la contamination puis de la colporter aux anciens à commencer par ceux de leur propre famille.

Reste une question non résolue: comment se comporter vis à vis des réfractaires? Allons-nous les interpeller au risque de se prendre une correction ou interpeller le commerçant derrière son comptoir ou tout simplement renoncer à aller faire ses courses? Il est manifeste qu’un conflit d’usage est en train de naître.

Une économie à la soviétique

31 janvier 1990, file d’attente pour l’ouverture du premier MacDo à Moscou

Ha! ha!ha!

Quand j’écris ha!ha!ha! ça veut dire que je rigole. Alors oui, je rigole. C’est exceptionnel que je rigole. On n’est plus là pour rigoler m’a dit l’autre. Depuis que la gauche plurielle, devenue caviar, s’est noyée dans les limbes du capitalisme libéral, je ne ris plus. Si je ris encore, mais jaune. Comme un Kirghize de kolkhoze. Depuis ce jour, je vis en ermite dans un igloo où sont conservés les derniers anticapitalistes du monde moderne comme un spécimen de Cro-Magnon dans du formol. Alors fatalement ça ne me fait pas rire, le formol anesthésiant.

Figurez-vous que le Covid a des effets inattendus sur notre consommation domestique. J’en veux pour exemple que depuis que les magasins comptent leurs clients, il y en a moins à la fois. Pas plus de trois chez mon vélociste.

C’est une restriction qui contrarie gravement l’économie libérale.

Avec l’affichette « 3 clients à la fois » en vitrine, fatalement les petits commerces trinquent. Même Décathlon où le vigile compte les entrées et régule la file. Idem pour acheter un bouquin à coté chez Cultura.

Le constat est là: des files se forment au moment des pointes. Je vous rassure tout de suite, dès qu’une file apparaît, j’évite d’y entrer et « je me passe » de mon achat. Je commande chez Amazon en bon consumériste connecté. Mais les irréductibles restent. Il faut du lait, du beurre…ou de la bière. Coûte que coûte dirait Macron.

Alors dans la file, il faut (se) passer le temps. Heureusement il y a le smartphone. Et celui qui n’a pas de smartphone n’a plus qu’à écouter devant ou derrière ce qui se raconte d’intéressant.

Ces files auxquelles il va falloir s’habituer en rappellent d’autres. Celles de l’Union Soviétique. Qui dit queue dit produit rare, pas cher, ou intéressant. Alors autant prendre la queue diront ceux qui n’ont rien d’autre à faire!

En URSS, c’est la pénurie de produits qui générait les files d’attente. Parfois nuit et jour. Et même pendant plusieurs mois s’il s’agissait d’obtenir un billet de train pour Cracovie ou Budapest. En économie libérale, c’est le Covid qui provoque les queues, plus exactement la distanciation physique qui nous est imposée par le virus redoutable. Mais alors me direz-vous, participer à une file c’est aussi s’exposer à la contamination si l’on n’a pas le compas dans l’œil capable de mesurer un mètre ou si l’autre derrière vous colle au train comme au feu vert pour échapper à l’orange?

Loueur de queue

Je ne plaisante pas, si le Covid persévère, les loueurs de queue, ces indigents sans boulot pourront prendre la queue à votre place le temps que vous puissiez aller boire un coup. Un euro le quart d’heure de queue!

Les mécanismes capitalistes de gestion de l’offre et de la demande vont fonctionner à merveille au cours de cet épisode Covid qui pourrait durer. Raréfier les produits pour susciter le besoin est une veille ficelle du marketing. Alors attendons-nous à voir les files prospérer et les coupons promotionnels réapparaître une fois l’attente terminée. Pour être sûr que vous ne partez pas en cours de queue.

Alors pourquoi ne pas engager des orchestres de rue, des saltimbanques, des danseuses à plumes en manque de contrat?

On a vu une forme de soviétisation des attentes lors du Covid avec les personnels soignants gratifiés de passages réservés aux caisses de magasins comme pouvaient l’être les officiels eu URSS ou comme le sont en France, les handicapés ou les femmes enceintes.

Dans les moments d’exacerbation prostatique il faut s’absenter momentanément et urgemment. Et donc négocier un compromis pour retrouver sa place une fois revenu. Pas facile. C’est là que le remplaçant bénévole aura toute sa place, moyennant rétribution, cela va de soi.

On imagine que le marché noir aura de beaux jours devant lui si cette gestion des files dues à la pandémie devait perdurer…à moins de se doter d’un coupon numéroté comme à la coupe du fromage dans les grands magasins.

Pour en savoir davantage sur la gestion des files en Russie soviétique

Pour se détendre un peu, rions avec 1917 une passion russe de Max Gallo. Rire jaune de rigueur!

Le voyage à vélo pour les nuls

Le voyage à vélo, découvrir des paysages inoubliables

Comment voyager autrement ? à vélo, bien sûr ! C’est décidé, vous avez pris la résolution de partir à vélo. Pas au bout de la rue. Pas pour toujours. Juste quelques jours cet été.

Si vous êtes déjà cycliste et que vous savez pédaler cinquante kilomètres en une journée pas de problème! car faire un premier saut de puce de 50 kilomètres va vous offrir tout de suite une dose d’exotisme.

Sinon entrainez-vous autour de chez vous en attendant de pouvoir franchir ce cap. On s’entraine sans les bagages, c’est moins difficile et on s’assure que le vélo est à sa taille et que la selle ne vous fait pas (ou plus) mal aux fesses.

Comment voyager à vélo simplement? avec des sacoches…

Une selle qui fait mal continument doit vous interroger et signale souvent un vélo pas fait pour votre morphologie. Revoyez la question.

Mais l’autre question c’est évidemment celle du vélo. Quel vélo choisir pour voyager? Ne prenez pas l’exemple des baroudeurs au long cours qui transportent des bagages (jusqu’à 40 kg! )pour faire le tour du monde. C’est inutile.

Avec un bagage léger, des transits de 100 km sont possibles à la condition d’être entraînés. Compter six heures de pédalage.

Quelques voyageurs à vélo font des raids puis, une fois sur place, visitent les lieux. Dès lors certains préfèrent le train, puis une fois rendus prennent le vélo. Pourquoi pas! Mais sachez qu’en France, un vélo dans le train c’est très mal vu…et souvent on vous en dissuade.

D’autres, comme moi, veulent tout faire à vélo sans pour autant le soir ramper à quatre pattes sous la tente et sortir le réchaud. Songer que ce genre de voyage qu’on appelle cyclo-camping s’adresse avant tout à des amateurs de vélo ET de camping.(aller sur le site de cyclo-camping)

Un vélo comme celui-là tout équipé pèse 20 kg. Il est préférable d’opter pour des pneus plus larges et donc plus confortables (détails)

Je n’ai pas une âme de campeur alors je dors à l’hôtel et je mange, au besoin, sur le pouce à midi.

Attention, une journée de cyclo-voyageur peut coûter entre 70 et 100 euros!

Si c’est ce voyage là que vous recherchez, alors il vous faut un vélo ni de course, ni un VTT…ni de ville. Le vélo doit être à mi-chemin sans être Tous Chemins. Prenez donc un vélo bien chaussé avec des pneus confortables de 35C en diamètre 650 ou 700… et assurez-vous que les haubans et la fourche sont équipés de fixations pour les sacoches.

Voila le type de vélo que je vous recommande pour faire de la route avec un bagage léger (KONA SUTRA AL SE DIAMANT (13kg) 1100 euros)

Choisissez vos sacoches vous-mêmes!

J’ai fait le test des sacoches et du bike-paching. Les deux sont bien mais le bike-packing s’adresse plutôt à celui qui veut aller vite et loin et qui n’emporte pas son smoking pour des soirées huppées.

le bike-packing est plus rustique mais plus léger. C’est à vous de voir.

En revanche les sacoches vous permettent d’emporter davantage de choses…et donc des vêtements. Car ce sont d’abord les vêtements qui sont les plus utiles si l’on veut voyager en restant propre sur soi.

Itinéraires: méfiance! étudiez avant de partir votre itinéraire et évitez les grands axes!

les véloroutes sont souvent sources de déconvenues désagréables et les autorités françaises n’ont pas pris conscience que le cycliste est aussi un voyageur

Les itinéraires qu’on vous vend en France sont souvent imparfaits, encombrés, en tronçons disjoints, jonchés d’intersections non prioritaires. Sans parler des piétons, des pêcheurs, des rollers…et des chiens qui divaguent. Si vous aimez tout ça, prenez les véloroutes! Mais en retour ne vous attendez pas à faire une moyenne sur des itinéraires de transit. C’est à vous de voir…

Warmshovers

c’est un réseau de sympathisants du vélo qui vous accueillent pour vous laver et éventuellement pour vous loger

Si vous allez à l’hôtel, réservez au plus tard la veille! A vélo ne pas trouver d’hôtel peut vous conduire à dormir sous un pont car vous n’aurez pas le temps de prospecter autour de vous…et n’oubliez pas de demander un abri sûr pour votre monture. J’ai déjà monté mon vélo dans l’ascenseur jusqu’à ma chambre avec l’assentiment de l’hôtelier! Dormir avec son vélo, le rêve!

Tous les hôtels ne permettent pas de laver son linge. Ayez de la lessive en berlingot et empressez-vous de le faire sécher à la fenêtre si le soleil est encore là, puis au-dessus de la douche la nuit. On aussi s’aider du sèche-cheveux ou du sèche-serviette.

Gîtes

le gîte à la campagne vous permet de faire des haltes familiales agréables et abordables

Le gîte est aussi un bon plan. Rester deux ou trois jours est apprécié.

Le voyage à VTT

Voyager à VTT, c’est possible. Dans ce cas il faut avoir l’âme d’un baroudeur qui utilise les chemins muletiers ou de grande randonnée. Priorité aux marcheurs!

Voyager à VTT, la nature à l’état pur!

Si vous souhaitez préparer un voyage à VTT, article en relation

Tour du Haut-Rhin à VTT

Le canal du Rhin à Vogelgrun

Le troisième jour du tour est accompli . Mi montagne,mi plaine d’Alsace. Terminés les cols Vosgiens. Nous sommes sur les bords du Rhin. À Vogelgrun tout près de Neuf-Brisach,

Hier nous avons parcouru 94 km et 1200m. Aujourd’hui nous longeons le Rhin jusqu’à la frontière suisse puis on prendra le Sundgau au sud avec trois cols programmés avant d’arriver à Ferrette. 100km,

Col du Creux Chêne

Tour du Haut-Rhin à VTT

Deuxième journée beaucoup plus roulante que la veille. Montée au Drumont puis Chaume de Ventron, puis Col d’Oderen, puis aller au col de Bramont, montée aux tourbières de Machais, rejoindre la route des Américains et Accéder à la route des Crêtes. On fait tous les cols de la crête. À la Schlucht on prend la direction du col du Calvaire et on descend au col du Bonhomme.60km et 1600m. Vitesse commerciale : 10,6 km/h

Grand beau sur les crêtes vosgiennes. Les touristes sont là. On fait les cols l’un après l’autre en quittant la route

Tour du Haut-Rhin à VTT

Épreuve difficile pour ce premier jour. De très beaux paysages. Point d’orgue: le Ballon d’Alsace. Le parcours est très accidenté et demande de l’entraînement.

Au sommet du Ballon d’Alsace

Au total aujourd’hui 52 km et 1800m. Vitesse moyenne 7km/h!!!on a galèré toute la journée dans des dédales de pierres et de roches

Pas toujours facile avec les bagages
Vue sur la vallée de la Doller avec le lac d’Alfeld
Au Sotré rejoindre le col de Bussang.

Les potins du lundi

Voyager à vélo? le bon plan à coup sûr pour cet été

Le Covid s’est-il envolé?

Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.

Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…

La distanciation à l’épreuve

Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.

Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)

Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.

Du Havre à Prades

J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.

L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.

On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.

Des villes à la campagne?

Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.

Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.

Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.

Court tour à VTT

Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.

Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.

Fatalement, le sac à dos, l’eau du voyage, le bikepacking derrière la selle, tout ça change la donne du voyage

Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.

Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.

Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…

https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/

Trois jours de VTT dans les Vosges du nord

La vallée du Falkensteinerbach et Philippsbourg, typique des Vosges du nord

Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.

Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).

J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.

Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Montée au col de l’Ungerthal. Les marcheurs ont inventé la trace zigzag passant de la cote 215 à la cote 460. Je pousse comme je peux mon vélo…et je ne croise aucun marcheur ni cycliste

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.

Descendre de 75 mètres pour atteindre un col me conduit parfois à construire une nouvelle trace quand le chemin des marcheurs est devenu inemployé.

Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.

Au départ de Climbach

Climbach 35km/1200m

Au départ de Philippsbourg

Philippsbourg 2eme journée 56km/1500m
J’ai compris pourquoi je n’ai pu atteindre ce col Windhals. Il est au coeur du camp militaire de Bitche.Ma tentative d’incursion au km 20 a été compromise par le son du canon.

Au départ de Zinswiller

Zinswiller 3eme journée 56km/1330m

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.

Au col du Pigeonnier, une statue de randonneur édifiée en 2012 (sculpteur Adrien Meneau) la carte et la boussole autour du cou et la baguette de pain qui dépasse du sac à dos
Me voici au premier col, Birkenthal. Un peu fébrile à l’idée de ce qui m’attend
La qualité de la signalétique est irréprochable, comme à l’accoutumée. Mais pour un cycliste, la somme d’informations glanées à la fin de la journée me donne le tournis. Pas de doute: nous sommes dans une région de marcheurs passionnés.
J’ai oublié de le préciser, les Vosges du nord, c’est de la forêt, rien que de la forêt. Et les chemins sont rarement pierrés, il sont souvent sablonneux. Dans les descentes, à vélo, il faut y prendre garde car certains endroits ressemblent à des bunkers de golf: si vous plongez dedans, vous prenez une belle gamelle
A Climbach, il y a deux ou trois belles demeures alsaciennes. Celle qui est devant nous à gauche date de 1821. Elle a la particularité d’avoir des fenêtres à verre bombé (lire ici les détails de ce verre bombé)
Les cols vosgiens sont tous signalés au moyen de ce rond blanc à liseré vert. C’est notre juge de paix pour savoir on est passé au bon endroit. Dans certains cas on cherche et on suppute…et chez les Cent Cols, les exégètes du bon endroit du col sont nombreux. Notez les digitales qui en cas de coup de mou peuvent vous remonter le cœur (je plaisante)
Les toponymes identiques d’origine germanique sont nombreux comme ici Lembach à ne pas confondre avec Leimbach et Markstein et Hochmarkstein. J’imagine qu’à l’origine le nom du lieu pouvait suffire aux autochtones qui se déplaçaient rarement au-delà de quelques lieues.Cela étant, appeler une vallée Muhlbach fait qu’on retrouve ce vocable presque partout ainsi que le radical Stein (pierre) ou Berg (montagne) ou Bach (ruisseau)

Les cols franchis

Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village

FR-67-0472Stiefelsberg
FR-67-0502aLuchsenkopf
FR-67-0431Birkenthal
FR-67-0473Hohenbourg
FR-67-0374Hohmarkstein
FR-67-0440Riegelsberg
FR-57-0292Kachler
FR-57-0330Sandkopf
FR-57-0352Wolfs
FR-57-0349Pfalz
FR-57-0372Rondelle
FR-57-0362Molloch
FR-67-0406Angelsberg
FR-67-0461Borneberg
FR-67-0466Wolfenthal
FR-67-0304Buchwalderkopf
FR-67-0339aKachler
FR-67-0385Hochfirst
FR-67-0317aLangkirschbaum
FR-57-0291Grand Dunkelthal
FR-57-0380Grand Hirschthal
FR-57-0296Schlangenthal
La découverte d’un sentier. Même si j’étudie mes itinéraires avec soin, des déconvenues sont toujours à prévoir. Ici ça roule

La ligne Maginot

Au col du Gunstahl, je tombe sur ce blockhaus (il s’agit d’ouvrages de la ligne Maginot). Je vais descendre à l’intérieur jusqu’en dessous de la tourelle. Et je me prends une poutrelle en plein dans le casque. Comme quoi le polystyrène peut être utile même à pied!
Là idem, dans le noir la chute est assurée et personne ne viendra vous chercher. C’est pour ça que j’ai toujours une lampe de casque
Encore une belle bête inerte en béton

La verrerie

Le domaine de la verrerie est clair: pas de vélos!

Je contournerai…

Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.

Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo

le hameau veut renaître
Une stèle pour signaler l’emplacement d’une maison et la mémoire d’une famille

Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)

Temple protestant de Philippsbourg (architecte allemand Arthur Kickton dans le style de l’architecture gothique de l’Allemagne du Sud, en 1911) Wiki

Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.

A la longue liste des parcours pédestres s’ajoute à présent le flash-code vous permettant d’accéder aux parcours.
Et voici le fameux étang de Hanau, aussi base de loisirs, avec au fond le château du Waldeck
Le col du Kachler n’a pas droit à son panneau habituel. Peu importe.
En bordure de la D35 qui mène à Bitche, le terrain militaire. Je n’irai pas chercher le col qui me manque, le Pfalzloch. J’imagine que cette carcasse de tank sert de cible…
Rare de trouver un col à consonance française
J’ai fait un détour pour aller prendre mon pique-nique ici, devant la chapelle Notre Dame des Bois.
cette chapelle me rappelle Notre Dame des Bouleaux à Guewenheim
Je crois me souvenir qu’ici le Cent Cols avait organisé une concentration de cyclistes sous un temps effroyable
Image 19 aout 2010
les centcolistes adorent photographier les panneaux de cols pour pouvoir ensuite en tapisser leur chambre à coucher et faire de beaux rêves (08/2010)

Zinswiller, troisième journée

C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.

Après avoir quitté Zinswiller, j’aborde Offwiller par la route, puis je grimpe
Je tente parfois de couper au plus court, mais je ne suis pas toujours gagnant. Achrrrr!
Et voila le col! Nul panneau, juste une pierre qu’un aimable confrère aura peut-être déposé là en guise de sépulture? je tourne autour…j’actionne la recherche de waypoint...
ça faisait longtemps que je n’avais pas crevé. A VTT, le pneu est vite à plat si la fuite est importante. Je regonfle avec une bombe qui en principe étanchéifie la fuite. Mais ici ce n’est pas gagné, le liquide sort en gros boudin. Je mets mon doigt dessus…la fuite se colmate. Pas longtemps! après 100 mètres nouvelle éruption! Puis c’est le calme. J’ai encore assez de pression pour rentrer. Je suis un inconditionnel des pneus sans chambre (comme pour les voitures). A VTT, le « sans chambre » doit toujours comporter un liquide d’étanchéité à l’intérieur du pneu. En dernière ressource si l’entaille est trop large, il faut démonter, mettre une chambre après avoir retiré toutes les épines accumulées et gonfler…en priant. Il existe aussi des bouchons de pneus
quand je ne vois ce qui m’attend dans la grimpée, le GPS me dévoile tout. Tous les 100 mètres à pousser le vélo, je m’arrête pour souffler et je regarde mon écran et quand le cardio est redescendu à 100 pulsations, je redémarre. Ici c’est la montée à l’Ungerthal qui est redoutable pour moi. A chaque épingle je porte l’arrière pour le remettre dans l’axe et vu l’étroitesse du sentier, je me méfie de ne pas cogner le tibia dans la pédale
Zinswiller et sa petite mairie marque le terme de mon périple de trois jours dans les Vosges du nord.

Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!

Un dernier mot si l’aventure vous tente:

Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.

Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.

Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.

Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

attention les Vosges du nord sont infestées de tiques. j’en ai rapporté trois.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.

Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols

Vélomaxou Cent Cols 6785