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Les potins du lundi

De quoi parler en ce lundi de chassé-croisé des juillettistes et des aoutiens?

La grande transhumance vacancière je l’ai connue, à mon heure. C’était celle d’une certaine France avide d’autos, de soleil et de rubans autoroutiers bétonnisés comme l’Esterel. Pradel se félicitait d’avoir fait passer l’autoroute sous Fourvière en plein cœur de Lyon et Borel inaugurait ses restoroutes. Une France glorieuse et de congés payés pressée d’appuyer sur le champignon de la Dauphine et de la 404.

En ce temps là, la France du nord s’invitait chez celle du sud. Les compagnies d’autoroutes comme Paris-Rhin-Rhône faisaient des merveilles avec ce ruban d’asphalte qui permettait non seulement de traverser le vignoble bourguignon en moins de deux, l’autoradio à donf, mais aussi de répandre sur la vigne les tonnes de plomb issus de nos carburateurs.

Pas grave, on le boira en novembre, le beaujolpif lesté de plomb.

Avant cela on aura le temps de vider les cubits de rosés planqués au fond du coffre lors du retour de vacances. Sous les tubas, les épuisettes et le parasol.

On a oublié de venir avec son passe dans les valises.

Qu’est-ce que j’apprends? il faut un passe pour aller au resto de la plage?

Pas facile d’arpenter les rues piétonnes de la station balnéaire, les keufs veillent au grain. Des fois qu’un virus variant venu du nord s’invite sans crier gare! Il faut donc accepter les vacances masquées…et les tests antigéniques pour assister aux attractions, aller au resto, aux spectacles. Ce n’est pas le top.

Pour les Français cigales, obtenir le passe n’aurait du être qu’une simple formalité. Mais on a préféré attendre et remettre la vaccination à la rentrée. Un peu comme dans le temps payer son tiers provisionnel au dernier moment en se rendant à la trésorerie le dernier jour et faire la queue. L’excuse du « pas assez de recul » commence à dater. Alors on cherche autre chose. Je ne sais pas moi…c’est pas sûr du tout ce machin là, la preuve, il faut une troisième dose…Voila la nouvelle raison pour ne pas se vacciner, ça sera ça à la rentrée la prochaine excuse.

Il y en a marre de tous ces refuzniks. J’ai certainement tort: je les considère comme des ânes qui vont nous mettre encore en difficulté à la rentrée avec des confinements en perspective.

On devrait leur offrir des vacances en Tunisie. Ils pourraient manifester pour avoir des respirateurs.

J’ai la vue courte. Ceux qui manifestent expriment un ressenti profond qui va bien au-delà du simple refus de la vaccination. Ils expriment une peur de l’avenir d’un monde en souffrance, celui qu’on torture, qu’on pressure, qu’on vide de sa substance et qui expire. Des cataclysmes à la pelle, des banquises qui fondent, des forêts qui se consument et des virus qui s’échappent.

Pour clore le chapitre, des abrutis fortunés qui rêvent d’exporter nos scories dans l’espace à l’aide de fusées!

La majorité silencieuse a tort

A Thann, les affiches d’Eric Zemmour fleurissent

A Mulhouse un collectif de soignants s’est constitué pour dire non aux mesures sanitaires et défiler dans la rue. Mulhouse, rappelons-le, c’est cette ville où un cluster géant s’est déclaré au début de l’épidémie.

Au lendemain d’un week-end qui a consacré la réussite de grandes manifestations contre le passe sanitaire et la vaccination obligatoire, force est de s’interroger. La majorité silencieuse a t-elle tort? je veux parler des 34 802 335  personnes ayant reçues deux doses de vaccins anti-Covid. Ceux-là ne disent rien, ils observent médusés ce déferlement des anti qui défilent au nom d’une liberté que nous leur offrons. Car s’ils peuvent défiler et défier le virus, les antivax le doivent d’abord à ceux qui ont accepté de réduire la pandémie en se vaccinant. Ne l’oublions pas !

Mais derrière cette défiance des antivax s’en cache une autre, celle qui s’oppose aux sachants, aux pouvoirs et à la rationalité. Ces dix pour cent d’opposants aux mesures sanitaires pourraient fort bien constituer l’opposition politique de demain et pousser au pouvoir un opportuniste habile capable de récupérer les rancœurs d’un pays à la dérive.

La nation louvoie et tente d’éviter les écueils comme elle peut en pleine période estivale. Un peu de masques dans les rues piétonnes, des ouvertures conditionnelles d’attractions et de restaurants, et des rapatriements métropolitains dans les réas ultra-marines qui débordent.

La rentrée dans quatre semaines va être un révélateur de l’état de la pandémie dont beaucoup croient être sortis alors qu’elle reprend sous des formes variées ça et là. Les déclarations du ministre Blanquer qui parle d’évincer les élèves non vaccinés vont alimenter une polémique qui ne cesse d’enfler. Sur ce terrain de l’information et de la communication, le gouvernement a achevé de faire la preuve de son incompétence et il risque fort de le payer cher dans un pays chauffé à blanc.

Un bouquin pour l’été

Louis Nucera est mort là.

Mes rayons de soleil (Louis Nucera) ed. Grasset

Louis Nucera peut vous faire voyager tout en restant chez vous.

Les montagnes sont d’un charisme exigeant. Nul miroir aux alouettes ne vient berner ceux qui les aiment. Elles jouent cartes sur table. Dans Peyresourde, les rampes de Saint-Aventin, de Garin, renseignent sur ces espaces où il est impossible de rendre responsables les autres de ses faiblesses.

Je n’ai pas l’expérience des Pyrénées comme pouvait l’avoir Louis Nucera. Mais ses lectures me font du bien.

Louis Nucera est mort fauché par une voiture le 9 août 2000 à Carros non loin de chez lui.

Klemberg

Col sans nom

Je ne sais plus combien de cols j’ai franchi aujourd’hui. Il faut se référer à la trace prévue. Je l’ai réalisée à quelques variantes près. Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/12941028

J’ai hésité, sans ailes

Le Klemberg est l’autre montagne de Saint-Dié. Très bien signalée. Mais je suis mon gps! Beaucoup de poussées. De la roche évidemment, du beau grès des Vosges. Et des rochers remarquables en nombre.

C’est tentant une piste d’envol depuis le Klemberg

Pour terminer, je me suis arrêté à Lesseux à la sortie du tunnel de Ste Marie pour 4 collinets.Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/12941390

Les traces Openrunner de ces deux parcours…

https://www.openrunner.com/r/13463827

https://www.openrunner.com/r/13463808

La Salle et ses cols

Je pars de La Salle près de Saint-Dié des Vosges. Huit cols au programme sur le chemin des Crêtes. Un peu plan-plan ce parcours. Après le col du Repos bien nommé je chemine sur un sentier caillouteux puis c’est goudronné. Je termine par le col des Jumeaux, un site agréable. 35 km et 500m. Pique nique sous la pluie.

Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/r/13463739

Les potins du lundi

rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann

Je n’en crois pas mes yeux. Dans la rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann, deux fins filets de peinture blanche apparaissent le long de la chaussée depuis la semaine dernière comme s’ils présageaient deux futures bandes cyclables. Des bandes cyclables généreuses de 1.80 mètre de large…

J’ai même mesuré…

177 cm de largeur pour les cyclistes. De quoi être à l’aise!

Tant est si bien que je m’interroge. Le CD 35 va t-il faire l’expérience de la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) ?

Car manifestement il ne restera plus la place pour deux bandes de circulation automobile.

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) appelée aussi Chaucidou (chaussée pour la circulation douce) ressemble à ça…

Dans cette rue étroite à fort passage du CD 35, ce serait une révolution à n’en pas douter.

Une rue partagée là aurait instantanément pour effet de faire baisser la vitesse puisque les conducteurs en sens inverse seront face à face et devront donc « mordre » sur la bande cyclable pour se croiser et rester derrière les cycles lorsqu’il y en a. En théorie. En pratique la voyoucratie automobile va s’affranchir facilement du dispositif.

Tenter cette expérience dans cette rue est astucieux puisqu’elle est empruntée par de nombreux cyclistes se dirigeant vers le collège, le lycée, Leimbach, Roderen.

Ils ont osé

Route de Roderen à Vieux-Thann, c’est fait. La chaussée à voie centrale banalisée est une réalité.

Mes confrères cyclistes de loisir ne mesurent pas la portée de cette transformation. Pas encore.

route de Roderen à Vieux-Thann, la chaucidou est en place

Je vais certainement surprendre, la Chaucidou est une vieille revendication de monde cycliste en ville. Pourquoi? parce que tout simplement elle sanctuarise un espace réservé pour les vélos tout en diminuant l’espace imparti pour les voitures et les camions en les obligeant à la prudence. Rouler délibérément sur la voie cyclable pour les voitures sera dorénavant une infraction…on va voir rapidement à quelle vitesse les bandes blanches vont disparaître. Dans les Pays Bas, circuler à l’intérieur de l’espace cycliste n’est autorisé que pour se croiser en voiture.

un espace dédié pour les cyclistes qui va mettre en émoi le monde automobile habitué à foncer sur cette route de Roderen
la signalisation verticale et horizontale est en place

Moi qui suis un fervent détracteur de l’immobilisme de Vieux-Thann en matière d’infrastructures cyclables, j’applaudis. Même si je me doute que la démarche provient plutôt du Département que de la ville. Attendons de voir si Vieux-Thann sera capable de reprendre la balle au bond pour la traversée de la rue de Cernay où les cyclistes n’ont à leur disposition qu’un trottoir ignoble.

Fracture ouverte

« Fracture ouverte » titrent les éditorialistes en voulant parler de ce qui oppose les Français, c’est à dire le passe sanitaire. Je l’ai déjà dit, ce machin Covid n’est qu’un révélateur parmi d’autres de tant de choses qui détraquent le « vivre ensemble » de la société française.

J’en ai pris mon parti puisque mes coups de gueule à répétition sur ce blog m’ont définitivement rangé dans le camp des râleurs perpétuels.

Il y a longtemps que le vieux crin-crin de ma musique contre les incivilités diverses, les inconduites des uns et des autres, y compris celles de l’Etat, m’ont persuadé d’une conclusion: je ne suis plus du tout en accord avec nos contemporains et la seule issue serait donc soit d’hiberner sur une ile soit de tenter l’ailleurs.

Mais pour la chose nommée Covid, cette nouvelle fracture me range sociologiquement pourtant là où l’on ne m’attend pas forcément: du coté des pros-vaccins et de son corollaire le passe sanitaire. Comment ne pas réagir face à ces opposants qui se dressent contre l’évidence, accepter le vaccin et isoler la maladie ne sont que les seules armes contre l’épidémie.

Des peureux, des planistes moyenâgeux, des égoïstes, des humanistes solitaires prétendus, …jusqu’aux soignants qui vaccinent tout en le refusant pour eux-mêmes. Les qualificatifs volent bas des deux cotés. Mais c’est surtout du coté des opposants que revient la palme avec dictature, fascisme, apartheid en slogans vengeurs.

Le vaccin oui! mais pour les autres. C’est un peu comme ça que l’opposition se définit.

Nous voici donc parvenus à l’aune d’un grand schisme sociétal qui risque de nous plonger soit vers un totalitarisme étatique soit vers un grand foutoir où la devise de chacun sera tout pour ma gueule.

Une semaine dans les Vosges du Nord

Je prends le large pour quelques jours.

Grappiller quelques cols muletiers à VTT dans cette constellation de la forêt vosgienne. Un délice.

Gravel polonais NS Rag+2

NS Rag+2 existe en trois coloris

200, le magazine, vient de paraître.

Je l’ai survolé. La revue de ce trimestre fidèle à sa tradition émoustille notre âme de baroudeur à vélo.

Baroudeur à vélo, oui nous le deviendrons tous avec nos routes rapiécées de toutes parts, fatalement nos vélos vont devoir s’armer de renforts pour affronter les espaces encore vierges de nos contrées.

Alors soit! acceptons l’augure du Gravel dont on nous dit tant de bien et qui semble présager l’avenir.

Un avenir qui ressemble fort à un retour aux sources, celui des vélos d’après-guerre recustomisés à la mode 2021.

C’est un jugement de valeur qui n’engage que moi, la France sur le plan des équipements routiers et urbains est un pays en déclin. J’aimerais être persuadé du contraire.

le Gravel Rag+2 de NS Bikes tient la route au niveau prix (fourche carbone) 10.2kg le tailleS

Notez que celui-là, pour finir en douceur, me conviendrait très bien malgré son allure moche.

Des gros pneus pour passer dans les chemins gras le lendemain de pluie, des disques pour ne pas embourber les patins, un pédalier simpliste facile à nettoyer au jet.

J’ajouterai un garde-boue arrière pour ne pas rentrer les fesses mouillées.

A ce prix là, pourquoi pas!

Aller sur le site NSBikes.fr qui vend le Rag+2

N’oublions pas le Nakamura 30% moins cher et le Triban de D4L

La question qui reste sans réponse est: ces vélos sont-ils disponibles?

Par exemple tous les Triban de Décathlon sont indisponibles en ligne et l’on sait que les magasins sont vides. C’est symptomatique d’une situation de pénurie qui affecte tout le marché du cycle depuis que les Asiatiques ne nous fournissent plus en pièces.

Peut-être faudrait-il envisager de rapatrier nos usines et notre savoir-faire…

Résistance à VTT

Ce matin, mon club ne s’est pas levé. Alors je suis parti tout seul.

Aujourd’hui je tourne autour du Steinby. Les bois sont délicieux, les chemins recouverts d’humus qui sent bon.

Le monsieur étudie son itinéraire devant la Croix toute neuve. Le chien patiente. Il vont à Belfort par le GR5 accompagnés de deux ados. Ce soir ils comptent bivouaquer au chalet du Rossberg….puis Ballon d’Alsace.

Faut pas croire: ça grimpe pour accéder à la Croix de la Résistance et j’en bave.

Y compris pour poursuivre au Roi de Rome. Je me fais peur en surprenant mon cardio à 157 puls. Faut pas abuser avec ça. Parfois les bosses à VTT sont courtes alors j’hésite à descendre du vélo. Après je relâche au plus vite car je suis épuisé.

J’emprunte un petit single en rentrant. Des banderoles Crédit Mut tous les 100 mètres, C’est la rando organisée par Thann (5/10/20km). Les marcheurs pourtant se concertent, est-ce bien par là?

Après le château d’eau, je prends le raccourci étroit et, bzing, une éraflure sur le bras. Je cautérise à l’arrivée.

17km et 400m.

La croix de la Résistance s’est offerte une beauté





D’après la datation au carbone 14, cet ensemble avec effet « vieux bois » permet aux paléontologues de situer la date de la table à 6000 ans. Ainsi on a la preuve que l’australopithèque s’adonnait déjà aux joies du pique-nique.
L’abri du Plan Diebold commence à accueillir quelques arbustes en toiture

https://www.openrunner.com/r/13336717

Mi 2021

Nous sommes au milieu de l’année.

En ce premier juillet, le temps est mi-figue, mi-raisin. Les pluies ont considérablement détérioré la température avec 13°C seulement au départ.

Ran-tan-pont!

Rémy Neumann, le maire de Lutterbach, est fier. Il hérite tout près de la prison d’une belle passerelle refaite à neuf. Les taulards pourront se barrer par là et sauter dans le tram. Un conducteur de camion étourdi a accroché l’ouvrage et c’est la commune qui pavoise sans rien débourser. Sonnez fanfares et trompettes!

466000 euros! c’est le coût de réparation de la passerelle de Lutterbach accrochée par un engin en février 2020 (en traversée de la RN1066) . Autant dire le prix d’une passerelle neuve. Tout le monde se félicite de voir cet ouvrage piétons/vélos revenir en exploitation. Relativisons: les cyclistes qui se hasardent à passer par là sont peu nombreux: les accès sont bien trop raides…et les abords peu évidents.

Didenheim en perspective

Didenheim qui a longtemps protesté des effets du trafic automobile de l’agglo a engagé des travaux de normalisation. Après tout cette commune serait sympa si on ne l’empoisonnait pas.

Vous reconnaissez? c’est Didenheim.
L’aménagement du giratoire de Didenheim route de Hochstatt est un modèle de complication pour les cyclistes venant du Morschwillerweg…ou y allant. Pour ne pas faire prendre le giratoire aux vélos on vous expédie rue du Vallon Fleuri et ensuite vous devez traversez deux fois à vos risques et périls.

Transhumance

Paisiblement, les cyclo-campeurs prennent la direction du sud

Élevage gazier à Traubach

Méthaniseur en construction à Traubach. On y met du fumier, de l’herbe, et quelques déchets de cultures. On y fabrique du gaz méthane qui est transformé ensuite en électricité. Pour passer du gaz à l’électricité, il faut un moteur de 150 à 250 kW entraînant un alternateur couplé au réseau EDF. Une installation hautement sophistiquée et coûteuse. Le problème c’est que l’agriculteur manque parfois d’herbe et de maïs. Alors les Allemands bien en avance sur nous ajoutent du maïs. 800.000 hectares en Allemagne de maïs sont cultivés rien que pour la méthanisation car le lisier et le fumier ne suffisent pas au processus bactériologique. de Même qu’on coupe l’herbe trois fois par an au lieu de deux. Le méthaniseur rapporte autant que le lait. Ce genre d’installation sert « surtout de caution écologique à un élevage industriel »…et concourt à l’effet de serre en produisant du CO2
Je m’offre la petite pente de Gildwiller le Mont pour finir

Alsacondriaque

Humaniste rhénan, l’Alsacien?

Une identité purement fantasmée!

Pierre Kretz une fois sorti de la maladie démonte de A à Z ce concept d’identité alsacienne qui l’a emprisonné.

Il revisite l’histoire de ses ancêtres. Jusqu’à ce jour du 11 octobre 2014 où Philippe Richert convoque les Alsaciens place de Bordeaux à Strasbourg pour entériner la disparition de l’Alsace.

Si vous ne la savez pas, il faut savoir qu’il y a pour les Alsaciens des dizaines de millions de Français qui sont de l’intérieur sans savoir qu’ils le sont.

Bref des Français malgré eux comme les Corses, les Bretons pourraient l’être aussi sans le savoir.

Pierre Kretz est devenu à force de travail sur lui-même Grandestien.

Enfermé dans son rectangle, l’Alsace ne devrait-elle pas pousser au bulldozer le massif vosgien? il s’interroge…

C’est passionnant. Je vous recommande la lecture de Je suis Alsacien mais je me soigne de Pierre Kretz (éd.Héliopoles)

Les potins du lundi

Mon amie Mary Funyo est devenue orfèvre en décoration de galets de la Thur. J’en trouve un délicatement déposé devant ma porte et son clin d’œil au vélo qui rend heureux est une merveille. Bravo et merci Mary!

Absent sans motif

J’ai manqué mes potins du lundi la semaine dernière. Et je n’ai pas de mot d’excuse à fournir. Je veux dire que je suis redevable envers mes lecteurs. A l’école, il fallait inventer je ne sais quel mensonge qui embarrassait davantage mes parents que moi-même au moment de rédiger un billet. En fait j’étais parti tout simplement dans le sud et j’avais mis mes devoirs au placard.

Le tri au retour

Mes cols 2021 en cours sont désormais saisis dans la comptabilité « notariale » du Club des Cent Cols. Terminées les listes excel ou les listes « papier ». Je m’y plie de bonne grâce puisque c’est la règle du jeu à laquelle on s’astreint et c’est devenu beaucoup plus pratique.

C’est au retour de voyage qu’on trie. On trie ses cols grimpés…et ceux qu’on n’a pas réussi. C’est toujours une misère de ne pas inscrire à son tableau un col alors qu’on est passé tout près parfois sans savoir son existence ou sans pouvoir l’atteindre alors qu’il est à portée de main. Et parfois, heureuse surprise, on passe un col sans le savoir qu’on trouvera à la lecture de la trace GPS enregistrée.

S’agissant de l’Hérault, j’ai sillonné les routes cévenoles dans les années 70. Déclarer deux fois le même col même à 40 ans d’intervalle, c’est interdit; la machine informatique « Cent Cols » le voit et veille.

Apprendre de ses erreurs

Quand je regarde mes traces GPS au retour je constate mes erreurs de parcours. Par exemple ci-dessus, pourquoi m’être fourvoyé sur Puech Aurou entre Gabriac et Les Camps alors qu’une gentille route, la D122E6 au nord permettait la même chose sans se fatiguer?

Finalement, j’aurai découvert ce paysage fantastique et insolite du Causse. Désincarné de tout, on croit être seul au monde

Perdu au cœur du Puech Aurou
Le strates en escalier datent du Miocène (20M d’années) Un mélange d’argile et de carbonate a donné, dans ce contexte lacustre, une roche particulièrement friable de couleur blanchâtre. On remarquera en montant les traces d’un cours d’eau fossile attestées par des petites marmites et des sillons d’érosion. (sources)

Je m’interroge. Pourquoi Les Camps s’appellent Les Camps?

Je n’ai pas vu de camps. Je ne sais pas d’où vient ce nom mais j’ai manqué à proximité un dolmen. Dommage!

A Pic Saint-Loup, impossible de rejoindre le Pas de la Pousterle (en bas de l’Image) par le Mas Rigaud. J’ai bataillé pendant une heure entre le km 6 et le km 8. Je n’ai jamais trouvé le moyen de progresser parmi les sentes du ravin de l’Embuc. Il faut dire que les habitants du lieu ont verrouillé tous les accès où apparaissent les vignes du Pic St Loup

Hydrocortisone

Ce machin là fait du bien à la condition de ne pas l’avoir oublié à la maison et de ne pas en abuser.

Cinq jours dans le sud chauffé à blanc laisse fatalement des traces. Je suis rentré en Alsace couvert de piqures d’insectes (au moins 50 piqures!). C’est très douloureux. J’ai été dévoré par les moustiques et les taons. Le bras, les jambes, la tête, les mains. Un taon mord même à travers les vêtements. Le taon mord dès qu’on s’arrête en chemin. Lorsqu’on ressent la douleur, il est trop tard.

En 2013, j’ai écrit un billet sur les taons.

En 2020, un spécialiste de la chose m’a remis à ma place: les taons ne piquent pas, ils mordent et n’ont pas de dard. Il est donc inutile de tenter de retirer un morceau du taon laissé dans sa cuisse.

Longboard

Skate version cruiser. On me dit qu’avec ce type d’engin, on peut rejoindre Besançon depuis Mulhouse! Ce serait donc un outil sérieux de mobilité douce…

Camargue

Voir la mer et fuir

Bonjour madame, je cherche un itinéraire cyclable pour aller aux Saintes-Maries-de-la-Mer…Je suis à Montcalm et le point info touriste vient de s’ouvrir. L’hôtesse semble interloquée par la question. Mais elle se reprend très vite: en Camargue les pistes cyclables n’existent pas. Prenez le bord de route qui est assez large.

Beau temps et belle mer aux Saintes-Maries-de-la-Mer

Je n’ai pas trouvé un seul itinéraire cyclable. Des routes, des autos. Et c’est tout. De grandes lignes monotones où l’on se protège sur le bas-côté en rasant le fossé. Pas question d’investiguer avec un VTT! Les rares chemins sont sans issues et accèdent à des mas. Prenons en acte: la Camargue n’a rien de folichon pour les cyclistes.

Cyclistes voilà à quoi vous attendre. Vent de face à l’aller et dans le dos au retour pour fuir plus vite

Même le bord de mer est interdit aux vélos sur la plage des Saintes Maries de la Mer. En fait Les Saintes-Maries-de-la-Mer sont comme un gros comptoir de breloques chinoises où de grosses gitanes vous interpellent en crachant par terre autour de la cathédrale.

En Alsace les cigognes, en Camargue les flamands roses

Mon seul intermède sera l’attente du bac pour traverser le petit Rhône. Entre 12h et 13h30, le service est interrompu. Le code du travail l’exige et les touristes sont priés d’attendre.

Madame, veuillez rejoindre votre voiture sans délai. Le service d’ordre est sonorisé.

Ce qui est beau dans cette campagne plate: les chevaux blancs, les taureaux noirs.

Un voyage à oublier.

Pic Saint-Loup à VTT

Globalement je suis content de cette journée. Le pneu arrière a tenu la pression, ma cale gauche a retrouvé sa vis manquante, j’avais de l’eau en quantité et un temps agréable. Ma trace aurait mérité d’être mieux préparée.

Le pic derrière St-Mathieu

Il domine au nord de Montpellier. C’est le pic Saint-Loup. Je commence mon parcours au départ de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Beau temps, température 26.

Premier obstacle. Grillage.

Me voilà parti grimper le col Pas de Pousterle. Rien à faire! Après une heure de poussage dans les ronciers, j’abandonne. Les paysans ont tout verrouillé. J’enjambe une barrière, puis deux, je tente un contournement…Les locaux ne veulent pas voir de touristes en espadrilles grimper le pic.

Impossible de trouver le moyen de grimper là -haut

Finalement j’esquive en prenant le GR60. But à atteindre le col Pas de la Peyre à 375m. Un groupe de marcheurs arrive face à moi. Complètement aux abois! Des soixante-dix huitards sans carte…ça gueule fort « tu vas m’envoyer une voiture » dit l’homme à la femme.

La retenue lagunaire de la Jasse
va me permettre de grimper par le GT60
La Jasse non loin du Mas de Londres

Je pousse dans un single de cailloux étroit. Cazevieille. Le village est désert. Je pars à l’envers. Bon, je retourne et redescend au mas de Londres. Cimetière: eau. Je fais les pleins et mange quelques chips. J’ai maintenant de la route. Je remonte vers l’aérodrome. Et je prends Gabriac. Pourquoi Gabriac? Comme ça. Encore une galère ! Me voilà parti dans un décor lunaire de roches. Je progresse au GPS. Ouf j’en sors! Le col routier Pas de Londres m’attendait. Il trouvait le temps long. Je dévale les lacets de Valflaunès et je suis à portée de ma base de départ. 60 bornes et 1000 m à peu près.

Montée au col Pas de la Peyre
Nous sommes au col. Il est tout content
Paysage cévenol
Cabane typique
Je redescends sur le Mas de Londres. Pour rouler là-dessus il faut assez de peps pour passer en force sinon on « plante ». Parfois j’hésite et freinage brutal.
Après Gabriac je prends une mer de roches. Impossible de rouler là – dedans. En verrais -je la fin?
Mon dernier col routier. A l’aise, c’est du nanan.

Littoral

Les flamands roses aux anciens salins

Temps lourd et nuageux. Mais un vent agréable vient compenser la chaleur. Je reste le long du littoral.

Le long du littoral et des étangs

Un site d’aéromodélisme. Les planeurs sont aspirés dans les thermiques et les pilotes mettent en piqué pour assurer la visibilité des aéronefs. Le site est historique, il permettait aux Nieuport de faire des escales.

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Une passerelle pour tenir les cyclistes a l’écart de la route
L’Hérault a fait d’énormes progrès en matière d’infrastructures cyclables. Beaucoup plus que le Haut-Rhin. Ce qui fait la différence c’est la continuité des axes et les tracés et les itinéraires « apaisés » dans cette zone à fort potentiel touristique.
Pour accéder au Collinet de la Tortue qui culmine à ….82 mètres il n’y a pas de piste cyclable mais je choisis une sentier caillouteux.
J’irai flâner au retour vers les étangs palavasiens et l’abbaye de Maguelonne

Saint Guilhem le Désert

Mon parcours du jour

Je n’ai pas mesuré la difficulté. J’ai abandonné deux cols sur quatre. Trop chaud pour moi jusqu’à 36 degrés. Un pneu qui ne tient pas la pression, une vis de cale perdue, mes deux litres de sac à dos trop juste, la descente de muletier jusqu’à St Guilhem à pied. Bref beaucoup trop de déconvenues !

En conclusion j’ai gravi les cols Croix de fer et de Pousterle. Pas volés!

Je pars du Pont du Diable
St Jean de Fos à deux pas
St Guilhem en bas
Deux cocas glacés bien mérités

Autour du Méjean

Je commence par le Méjean. Très sympa et à l’ombre. Puis je monte sur Fangouse pour la vue sur mer. Les taureaux et les chevaux nombreux. Je traverse Palavas, les restaurants ont pris possession de la rue.

Le long de la rive droite les cyclistes sont désormais interdits sur la promenade. Trop d’incivilités, sans doute. Arnaché de pied en cape, je dénote parmi la gent sous la canicule.

Cette fois Palavas exclut les cyclistes et les trottinettes des promenades. Peut-être trop d’abus? (image rive droite coté Maguelone)

Les potins du lundi

Mon confrère cycliste, et romancier, Thierry Crouzet publie sa lettre mensuelle.

Dans celle de mai il s’offusque des anti-vaccins qui seraient la cause de notre retard immunitaire. J’en ai dans ma famille « des anti-vaccins » et je sais combien cette opposition est irrationnelle aux yeux des scientifiques. Il se trouve que Thierry Crouzet est scientifique, il raisonne en tant que tel.

Il interpelle les opposants en ces termes…

Vous en faites une affaire politique comme si les politiques étaient responsables de l’épidémie (et même si certains l’étaient, dans un pays, cela n’engagerait en rien ceux des autres pays). Vous avez critiqué le confinement, vous critiquez la vaccination, que proposez-vous ? Que doucement nous tendions vers une immunité collective naturelle ? Êtes-vous bio au point de refuser la vaccination ? Moi, pas.

Dire que les politiques ne sont pas responsables de l’épidémie, c’est trop facile pour se dédouaner. Thierry Crouzet fait mine d’oublier le mondialisme économique largement encouragé par le monde capitaliste. Or cette thèse que le virus a largement prospéré grâce au mondialisme des échanges est justement l’épine dans le pied qui fait mal à ceux qui estiment que le Covid n’est en rien attaché à notre mode de vie planétaire. Oui, le Covid est largement dépendant de nos régimes politiques.

Sinon comment expliquer la vitesse foudroyante avec laquelle toutes sortes de variants épidémiques se répandent sur la planète?

Les élections territoriales approchent les 20 et 27 juin

J’ai déjà dit peu de bien de cette tambouille politique. Depuis j’ai reçu les professions de (mauvaise?) foi. Et j’ai lu les titres…

  • Stop Grand Est avec Unser Land (Notre Pays) (image ci-dessus) me semble le plus sincère. Unser Land n’y va pas par quatre chemins; l’organisation politique alsacienne qui salope tous nos ouvrages publics avec ses affiches veut revenir aux régions d’origine, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Autrement dit chacun chez soi! C’est courageux d’aller à l’encontre de cette réforme Hollande qui est venue « d’en haut » sans qu’on n’ait eu mot à dire chez les « sans dents »
  • Le RN aussi veut retrouver nos identités régionales…mais le RN n’est pas à une rouerie près car son nationalisme est plus fort que tout. Rien que son étiquette RN suffit à faire table rase des identités régionales.
  • Lutte ouvrière veut faire entendre le camp des travailleurs. Je doute qu’on puisse encore les entendre ces travailleurs perdus dans le magma du consumérisme ambiant et plus prompts à écouter les sirènes du RN.
  • Aurélie Filipetti , selon elle , Ensemble, l’avenir est meilleur. Voila un slogan qui sonne creux. Aurélie, monte sur un terril lorrain pour te faire entendre!
  • Brigitte Klinkert évoque la Force de nos Territoires. Encore un truc creux qui n’évoque rien. La challengeuse de Macron va t-elle réellement peser dans la balance?
  • Florian Philippot: Liberté! En y regardant de plus près, il veut « libérer le Grand Est des restrictions sanitaires » du masque et du passe sanitaire. Ah ben non, je ne suis pas d’accord.
  • Jean Rottner: Plus forts ensemble. Encore un truc creux qui ne veut rien dire. C’est fou ce que nos politiques rament pour se démarquer.
  • Eliane Romani. J’ai cherché tout en bas qui représentait la liste Romani dont je n’ai jamais entendu parler. Vous allez être surpris…c’est un patchwork assuré de faire « pschitt » dès le premier tour avec des queues de comètes du monde lointain de la gauche
    • Cap Ecologie
    • PCF
    • PS
    • Europe Ecologie les Verts
    • Génération Ecologie
    • MdP?
    • Alternative Alsacienne
    • Nouvelle Donne……

Vous avez demandé la police? Ne quittez pas!

Chez nos voisins allemands, le 112, un numéro unique. En France, on n’y arrive pas…

J’étais sur la table d’opération. Le chirurgien est venu me voir et m’a dit « je ne vais pas pouvoir vous opérer, l’EDF est en grève et je n’ai pas de courant!… »

Je sais que cela n’arrive pas chez nous car les « plans Croix-Rouge » de l’EDF font que le courant est préservé sur les réseaux dits sensibles. Mais imaginons que le centre nerveux qui dispatche l’énergie au synchronisme sur tout le pays soit neutralisé, tout notre réseau de transport s’effondrerait, y compris tous les réseaux « Croix-Rouge ». Mais l’EDF a prévu l’ilotage, un sorte de schéma de secours pour fonctionner au niveau régional.

Pour les appels téléphoniques d’urgence, aucune sauvegarde pour l’heure. On vient de s’en apercevoir.

Je ne sais pas comment le gouvernement va passer sous silence cette défaillance de notre réseau de secours national survenu le 2 mai en fin de soirée. Je veux parler du fiasco des appels d’urgence 15, 17, 18 et 112.

Mercredi 2 juin, la famille d’un homme de 63 ans a essayé d’appeler les urgences pendant de longues minutes, en vain. Sa femme l’a alors emmené en voiture à l’hôpital, mais l’homme est décédé, sans doute des conséquences de la panne géante des numéros d’urgence. (France Info)

En cause un routeur. Autrement dit un serveur informatique chargé de centraliser et redistribuer les appels d’urgence. Jusqu’à la Réunion!

Derrière cette bavure se cache en fait une stratégie qui vise à concentrer les appels et à minorer les équipes. La centralisation des appels, tous les services publics et privés s’y sont mis au nom de la rentabilité d’abord avec l’argument de l’efficacité. On en voit le résultat.

Comment Orange, l’exploitant du réseau téléphonique historique France Télécom a t-il pu mettre en service une installation aussi vulnérable sans moyens de secours en cas d’avarie?

Savoir que notre pays est aussi fragile sur des dispositifs majeurs fait froid dans le dos. Quid du nucléaire? de l’armée? du transport ferroviaire? des transports aériens?

Je me dis souvent pourvu qu’une attaque ennemie ou terroriste de grand envergure n’arrive pas nous serions inopérants et neutralisés en quelques minutes.

Quand vous avez un blessé sur un sentier de randonnée, vous êtes en relation avec un type qui ne connait rien au territoire concerné (j’ai déjà été confronté à cette situation), les secours étaient à trois kilomètres mais c’était Colmar qui était maître du jeu. Encore heureux qu’on ne confie pas nos centres d’appels secours à Madagascar!

Idem pour la gendarmerie, quand vous êtes à l’interphone de la brigade, vous êtes mis en relation avec une autre brigade parfois à 10 ou 15 km de l’appel. Dramatique pour une femme poursuivie par son conjoint!

L’incident national qui vient de se produire a démontré l’extrême fragilité du dispositif centralisateur qui mélange toutes sortes de technologies disparates (filaire, ADSL, IP, portable) et on ne sait pas encore combien de personnes n’ont pu être secourues par cette panne

Une histoire de fibre

C’était en février 2018 (voir mon article d’alors). Autant dire une éternité lorsqu’on vit à la vitesse de la lumière. La fibre optique commençait à être installée dans ma vallée d’Alsace. Quatre années plus tard, on arrive dans ma rue. Et l’on assiste toujours au même travail, des agents qui s’affairent au bord des regards téléphoniques sur les trottoirs et qui connectent entre-eux de minuscules fils épais comme comme un cheveu.

La fibre ne me branche plus depuis que j’ai appris que les heureux possesseurs de cette technologie rencontrent moult problèmes et qu’au surplus l’ADSL du fil de cuivre convient très bien à mes besoins TV, internet et téléphone fixe.

Je ne vais donc pas me précipiter en attendant de voir comment les promoteurs de la fibre vont s’y prendre pour nous faire sauter le pas. Peut-être tout simplement en dégradant le service ADSL?

Du VTT entre Haute-Marne et Meuse

Aujourd’hui malgré le mauvais temps de la nuit, je pars avec mon VTT découvrir la campagne environnante de Saint-Dizier. Je rentrerai couvert de boue mais heureux de mon parcours. Je n’ai croisé aucun cycliste.

Étonnante tour carrée en briques de 25m de hauteur que je trouve au km 10 de mon circuit VTT au nord-est de Saint-Dizier (Haute-Marne et Grand Est).

Ce qui est surprenant, c’est le peu d’entrain à mettre en avant un patrimoine historique comme cette tour géodésique perdue au centre de la forêt à l’est d’Ancerville (Meuse).

Un simple panneau de bois Tour Carrée dans une tranche interdite à la circulation. J’ai tourné pour la trouver sur la foi d’un renseignement.

Après les torrents d’eau déversés sur le nord-est, j’ai traversé des grandes flaques en priant de ne pas me planter au milieu. Avec les flaques dont on ne voit pas le fond soit le sol est dur et ça passe soit il est meuble et sans élan on s’arrête.

Dans Wikipédia, on parle de cheminée géodésique.

Celle d’Ancerville est située aux coordonnées….

La hauteur de la structure permet de faire passer à l’intérieur un long fil à plomb, lequel est ainsi protégé du vent, afin de positionner le théodolite à l’aplomb de la borne géodésique qu’elle surmonte, et ainsi réaliser des mesures précises avec d’autres points géodésiques connus.(Wiki)

Pour en savoir plus sur les cheminées géodésiques voir ce site

J’ai un peu cherché cette tour dissimulée en pleine forêt.

A l’intérieur, on distingue une mince ouverture en son sommet.

Plus près de nous en Alsace, nous connaissons les stèles géodésiques de Oberhergheim et de Sausheim

Puis je poursuis vers les étangs Franchot.

Les étangs Franchot sont un havre de paix appartenant à la commune d’Ancerville à la suite du legs de l’ingénieur Franchot au XIXeme siècle. La bâtisse a été saccagée en 2020 et récemment restaurée dans son état d’origine.

C’est un site de pêche réputé pour ses carpes.

L’ingénieur Franchot reçoit en 1854 un prix pour sa découverte sur la lampe à modérateur. Quezaco? une lampe à huile perfectionnée (voir ici).

La tête pleine, je reprends mon chemin et j’atteins Sommelonne. Ensuite je vais longer l’Ornel par un chemin gadouilleux jusqu’à Chancenay.

A Chancenay je prends la rue de la Gare et je rentre à Saint-Dizier par la piste cyclable de très bonne qualité construite sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée.

La Haute-Marne a su mettre en valeur son potentiel touristique et les ouvrages cyclables y sont nombreux

Très beau lavoir au bord de la piste cyclable à Bettancourt-la-Ferrée

A titre anecdotique, la partie cyclable qui conduit au centre-ville s’arrête là. Et pour cause, pour passer sous la voie ferrée, il faut se baisser ou descendre du vélo. Lorsque j’avais douze ans, je passais en -dessous chaque jour avec mon vélo pour rejoindre l’annexe du lycée Saint-Exupéry. Je ne me suis jamais cogné et le casque n’existait pas encore pour les cyclistes.

A

A la place de l’usine Miko fondée par les frères Ortiz, il existe à présent un complexe cinématographique. Seule subsiste la tour portant l’enseigne de la célèbre marque de crèmes glacées.

https://www.openrunner.com/r/13187633

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Les potins du lundi

La valise à roulettes

Le monsieur arrive au loin d’un bon pas, les épaules pourtant desaxées. Il traine sa valise à roulettes. Sur l’Euro-véloroute 6, tout est bon pour partir. Même une simple valise à roulettes fera l’affaire. Pourvu qu’on parte!

Col perdu

Burgerwald

Oui, nous avons perdu un col lors de notre Tour du Haut-Rhin (le 41eme). Le col de Burgerwald (68/591) non loin de Ferrette. Mais le hasard a fait que notre hébergement déplacé de Ferrette à Winkel nous a éloigné de ce col. Nous n’y sommes pas passés. Burgerwald, je l’avais déjà à mon palmarès depuis 2014. A cette époque, un chalet tout neuf venait d’y être édifié.

Deux suisses

deux cols suisses oubliés faute de temps en 2014

Il me reste deux cols suisses à gravir du coté de Bâle:

  • le Chremer Pass
  • le Blattenpass

Je les note. Au départ de Leymen, ce sera sympa d’aller par-là.

Circuits pédestres du Sundgau

Le Sundgau regorge de circuits pédestres (à voir ici)

A Winkel, le sentier des Marocains est remarquable

Cracra le VTT?

au propre et au figuré, le VTT est cracra. quelle désolation!

Le VTT en vadrouille revient cracra. Il suffit de quelques centaines de mètres de terrain boueux pour nous rendre le vélo cracra. Tantôt du cracra jaune, ou noir ou rouge selon la nature des sols.

Mais il y a aussi l’autre cracra. Ceux du calvaire de la chaine et des dérailleurs épuisés par tant d’infamie. La gorge sèche, la chaine n’en peut plus d’avaler les scories. A force de couiner, on la fait taire en la trempant dans une bonne mare bien glaiseuse. On me dit que le graissage à l’urine n’est pas mal non plus. Je n’ai pas essayé. Enfin l’hôtel où elle bénéficiera d’une douce lubrification! Les dérailleurs ont du mal à se taire. Ça renâcle dans les raidards. Je réserve le petit plateau pour les pignons hauts et le bas…pour les bas. Trop de biais dans la boue, les dérailleurs protestent et refusent le changement. Ce sont des conservateurs, les dérailleurs, des démocrates-chrétiens charitables mais pas trop. Des tortures comme celles-là évidemment nous coûtent et rendent la matériel vite obsolète.

C’est le E

Perec a écrit sans le E dans la Disparition. Avait-il perdu le E sur l’ordi?

C’est divertissant l’ordi. J’y passe des heures devant, de jour comme de nuit.

Mon clavier fatalement s’use. Comme la chaine de mon VTT! J’ai déjà remplacé le E, le R, le T, le U, le I, le H, le L, le M, le B et le N par des autocollants.

On dit que le E, le rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal dit Perec, est la plus utilisée des lettres françaises…après le S. C’est singulier, mon S n’a pas encore été remplacé. Je n’use pas assez de pluriel dans ma prose. Je suis un communiste individualiste.

Bonne semaine à mon lecteur.

L’effet Covid sur la conscience

Un début 2021 en demi-teinte

Je me penche moins souvent sur mes statistiques vélo. Mais force est de constater que ce début d’année 2021 n’est pas bon.

Il n’est pas bon à cause actuellement à cause de la météo qui n’incite pas à sortir et il n’est pas bon en terme de vélo tout court: j’en fais moins que d’habitude tout simplement.

Le temps médiocre n’est pas une invitation, c’est vrai. Mon rythme de quatre sorties par semaine est rompu. Je saute le pas certains jours. La sortie du mardi passe au mercredi. Et hop! ni vu, ni connu, je n’ai plus que trois sorties par semaine. Et je fais même pire: je m’estime dispensé de vélo lorsque je le remplace par un jogging de quatre kilomètres autour de chez moi.

L’effet Covid a t-il fait en plus de dégâts sur nos consciences?

En partie. Les restrictions m’ont cassé physiquement et moralement, c’est indéniable. Je ne dois pas être seul dans ce cas si j’en juge par le mutisme des clubs.

Ce machin là nous a rongé jusqu’au plus profond de l’âme. La reprise? peut-on parler de reprise alors qu’il faut continuer de craindre l’autre et soi-même dans son quotidien? boire un verre le masque sous le menton avant de le remonter?

Maintenant que nous n’avons plus de contraintes géographiques pour nous déplacer, le mauvais temps sévit depuis des semaines. On n’ose plus sortir dans les chemins détrempés à VTT et les voyages en route sont compromis par des météos incertaines.

En cette fin mai, je dois me contenter d’un tout petit 953km routier (5577m), de 521km de VTT (6184m) et de 88km de jogging.

Pas de quoi pavoiser!

J’ajouterai pour clore le chapitre l’indicible ressenti de l’âge qui passe et qui révèle d’étranges manifestations articulaires et douloureuses.

Les potins du lundi

Carte ou GPS? le débat revient sur la place des Centcolistes, les chasseurs de cols à vélo

Jean-Marc prépare la Randonnée Permanente (RP) des Vosges à vélo, celle du Club des Cent Cols (840 km pour un dénivelé d’environ 18 000 m comprenant 100 cols tous routiers), il s’exprime sur la liste de discussion du club en ces termes…

Début printemps, je commence la préparation de celle des Vosges en vue de ma participation courant mai ou juin.
Dés la première consultation de la carte du premier tronçon, je m’aperçois vite que je n’arrive pas à suivre le circuit sur ma carte.
Après renseignements auprès du responsable des RP, et du créateur de cette RP (Alain Brault) il s’avère, qu’une bonne partie des routes n’est pas visible sur les cartes de cette échelle, mais qu’il faut privilégier l’usage du GPS ou à défaut, des cartes au 1/25 000 e , autant dire impossible à Vélo (il en faudrait beaucoup trop !).

J’avoue ne plus prendre part à ce genre d’échanges depuis plusieurs années. Mais j’observe plutôt avec amusement qu’il subsiste des inconditionnels de la carte pour voyager à vélo.

La carte c’est un peu comme si on demandait à un pilote de ligne de naviguer à vue et non pas aux instruments. J’ai abandonné mon jeu de cartes au 1/25000e de l’IGN le jour où j’ai vu débarquer mes confrères avec leur GPS sur le guidon de leur VTT et de leur vélo routier.

Le temps de déplier la carte, de trouver le bon pli, d’orienter le précieux sésame, les copains étaient déjà partis devant sans s’arrêter.

Alors après j’accepte tous les arguments des pro-cartes, la poésie, l’odeur du papier, le bonheur de s’arrêter à un carrefour forestier et d’écouter le silence,…oui tout cela est formidable Du coté des chasseurs de cols à vélo, force est d’admettre qu’hors les cols routiers, trouver un col muletier inusité avec une carte relève plutôt de l’improvisation. Il est là derrière ce creux?…ou là peut-être juste après ce gros chêne?…Mais ce n’est qu’une question de précision dont on pourra se passer dès lors que nous pratiquons une activité de loisir à vélo.

Cela dit, moi qui me suis mis au GPS, aux parcours téléchargés, depuis une dizaine d’années, je ne saurais partir sans cet instrument dans des régions isolées et méconnues. M’encombrer de cartes, voire de photocopies de cartes, non! Surtout si par malchance il faut tout mettre à l’abri de la pluie.

Il faut aussi savoir que nombreux parmi ceux qui utilisent la carte sont rétifs à tous ce qui touche l’informatique. Il est vrai que le GPS au début c’est déconcertant du fait de l’étroitesse de l’écran et de la complexité à comprendre la navigation à l’aide d’un tel appareil.

En 2012, j’avais écrit un billet intitulé gps, je ne sais rien mais je dirai tout. Il est vrai qu’à cette époque j’emportais encore avec moi une carte papier tellement j’étais déconcerté par la manipulation de l’appareil.

Robert Marchand

Robert Marchand en 2019 visitant le stand des Cent Cols

On ne sait plus, lui même non plus, s’il avait réellement 109 ans avant de décéder car sa longue vie comportait des inconnues. Peu importe! Mais Robert Marchand était devenu une icône des cyclistes, peut-être malgré lui. Pas de tous les cyclistes, non. Seulement de ceux qui considèrent le vélo comme un sport avant tout. Ce qui fait déjà beaucoup.

Récupéré par un mouvement cycliste bariolé de jaune et de violet, Robert Marchand contribuait jusqu’à peu à la promotion de l’Ardèchoise.

Dors en Paix, Robert Marchand!

Atteindre les Athéniens

Allons nous faire voir chez les Grecs! Tous les États touristiques mettent le turbo pour nous faire revenir en force cet été. Avec le passe sanitaire aucun problème on vous accueille en Espagne, en Grèce, en Crête, là où bon vous semble.

Chez nos voisins allemands, les travailleurs frontaliers doivent se faire tester deux fois par semaine. Et à force on a mal aux trous de nez.

A moins d’être vacciné.

Qu’on le veuille ou non, la vaccination va donc peu à peu s’imposer pour voyager et aussi pour participer à de grandes manifestations dans l’hexagone. Ceux qui vont le regretter seront « les refuzniks », les rebelles par principe à une mesure qu’ils jugent attentatoire aux libertés individuelles et aussi les personnes isolées qui n’ont pas accès facilement à la campagne de vaccination, éloignés, handicapés.

On se dirige donc vers une citoyenneté à deux vitesses par la force des choses.

Haag

Freundstein
la descente du Grand-Ballon, vue sur le massif et la plaine d’Alsace
https://www.openrunner.com/r/13092383

Les « locaux » le savent, lorsqu’on dit Haag, on parle de la montée du col du Haag par Geishouse. La montée par Geishouse n’intéresse pas les routiers car la route est défoncée, un peu plus chaque année. Cette montée me convient tellement je monte lentement. En plus, je suis « planqué » à l’abri du vent, des motos.

la montée au col du Haag

Oui le Haag est difficile avec de nombreux passages à plus de 10%, alors on est fier d’arriver en haut.

Chez l’apiculteur Riche, je m’arrête. L’établissement est devenu vaste et confortable. La terrasse de grande qualité. Riche offre de l’eau pour les gourdes et les toilettes sont gratuites, même sans être client! Il m’offre un café…je lui achète un pot de miel.

Offrir de l’eau sur la route des Crêtes, voila de quoi faire grincer des dents au Markstein qui vend son eau à prix d’or

A Freundstein, le groupe électrogène tourne, la ligne 20 kV toujours en panne. Idem pour Kohlschlag. Le fermier-aubergiste me conte l’histoire qui dure depuis des mois. Enedis est incapable de régler le problème d’une ligne aérienne…je n’y crois pas, mais je n’arrive pas à identifier ce qui se cache dans cet imbroglio dont la presse s’est fait l’écho.

Je dévale le Vieil-Armand avec 4 couches, c’est confortable.

Les potins du lundi

Longwy en 1978. Quarante après, j’y retourne

Je suis retourné à Longwy quarante ans après la déflagration. Celle de l’annonce de la fermeture des hauts-fourneaux de la sidérurgie lorraine. C’est là que j’ai fait « mes premières armes  » à vélo dans le cadre du club local.

C’était en 1978
Longwy n’est pas une ville de vélo. Son relief est rebutant.

Le relais du Bois de Châ est toujours là-haut sur sa colline.

Place de l’hôtel de ville Longwy

La vallée de la Chiers autrefois occupée par le complexe sidérurgique est vide. Des milliers tonnes de ferraille ont disparu. A la place des entreprises commerciales tentent de redonner vie à une ville martyrisée dont l’essentiel de la population active vit à présent de la proximité frontalière du Luxembourg. La place de l’hôtel de ville autrefois siège des rassemblements ouvriers est devenue presque bourgeoise. Mais Longwy-Haut est à l’abandon, sa place Darche est tristounette et les fortifications de Vauban peinent à être remises en valeur.

Longwy-Haut, fortifications Vauban

Pascal Bride a terminé sa Diagonale. Strasbourg-Hendaye en quatre jours! Un exploit inaccessible à nombre d’entre-nous. Mais sommes-nous tentés par ce genre d’aventure?

Fatalement, on sera admiratif qu’un homme sur un vélo puisse parcourir autant de kilomètres en si peu de temps. Et après? après, on peut vivre rassuré, on se dit « je l’ai fait, tout va bien ». J’imagine que l’étoffe des héros c’est de se prouver qu’ils peuvent le faire. Pour le reste, la beauté du voyage, la connaissance des sites bucoliques traversés, il faudrait tout reprendre de A à Z et s’attarder. Oui, s’attarder c’est le mot pour décrire ce que pourrait être mon voyage à vélo, celui où je décrirai d’improbables sinuosités au gré des paysages et du temps qui passe.

Mais Pascal Bride l’a fait. Ne chipotons pas: son truc à lui ce sont les raids à vélo. Sa quête du Graal, il l’a cherchée, il l’a trouvée.

Il raconte son périple avec ses mots à lui mieux qu’aucun autre ne saurait le faire puisque c’est lui qui pédalait.

on peut le lire ici et découvrir ses images magnifiques

Maudit mois de mai

Déjà mi-mai et le mauvais temps se met à contrarier notre levée du confinement…et donc nos perspectives de randos à vélo. Trois sorties « route », quatre à VTT et quatre courses à pied dans le quartier. C’est tout. Pour moi, moins de vélo tue le vélo. Et la semaine qui s’annonce va être encore pluvieuse selon la météo.

Difficile de moissonner des cols nouveaux. Mon seul nouveau sera celui de Lessy à l’ouest de Metz. Et encore! j’ai bien cru l’avoir raté tellement il est insignifiant; mais j’ai vérifié sur ma trace enregistrée et il y figure en effet. Par ces temps de disette cycliste, tout est bon à prendre.

col de Lessy. Lorsque je suis arrivé là, j’ai vu une barrière en face et j’ai craint de ne pouvoir poursuivre. Une joggeuse arrivant face à moi m’a rassuré: l’usage du chemin militaire est permis

David a écrit pour me dire qu’il apprécie…

le ton quelques fois incisifs de [vos] articles et la niaque toujours bien présente et par tous les temps !

Merci David, ce commentaire me fait très plaisir et m’encourage.

Blaise Cendrars, c’est son nom d’auteur tiré de braise et de cendre, dit-on

Je termine « la main coupée » son roman autobiographique. De son vrai nom, Frédéric Louis Sauser, Blaise Cendrars né à La Chaux-de-Fonds est venu faire la guerre de 14 dans la Somme en qualité de caporal, légionnaire et engagé. Anarchiste dans l’âme, je vous recommande la lecture de son roman si vous voulez y trouver un témoignage poignant de la guerre des tranchées et la veulerie du commandement de l’époque.

Les potins du lundi

La Région Grand Est, un territoire de destinations - Marketing Territorial
Le Grand Est, un puzzle qui peine à convaincre

Je vous parle de choses qui passionnent peu: les élections régionales.

En dépit du buzz que font les médias sur la tambouille politique entre les états-majors, les atermoiements de LR en PACA avec le faux ralliement de son poulain à LREM, les mouvements de menton de Xavier Bertrand et de l’avocat-ministre Dupont-Moretti dans les Hauts-de-France, la campagne n’imprime pas.

Pourquoi?

Jean Rottner

Tout simplement parce que les régions françaises contrairement aux lands allemands n’ont pas de pouvoir politique: elles n’ont ni armée, ni police et ne peuvent pas lever l’impôt et ni édicter des lois. Ce sont des nains politiques dont on n’attend rien. Et ce n’est pas le bricolage territorial de François Hollande qui a arrangé les choses.

La messe est dite. Il est inutile de se focaliser sur les élections régionales.

D’ailleurs en Alsace, la région Grand Est reste étrangère aux Alsaciens et les escarmouches qui se préparent entre Jean Rottner et Brigitte Klinkert (deux Alsaciens!) risquent plutôt d’avantager le RN Laurent Jacobelli parachuté par son parti.

Passons à autre chose!

Nos yeux

Le monsieur arrive vers moi. Il longe consciencieusement le trottoir. Son chien le guide. La conversation va durer.

Vous avez un GPS pour vous guider, moi c’est mon chien. Je lui dis « Hundsrück!… » et il m’emmène au Hundsrück devant l’auberge de la Fourmi.

Mais il ne connait qu’un itinéraire pour m’y conduire bien qu’il en existât plusieurs.

Au bout de la rue du chemin de fer, avant d’atteindre la rue des Libérateurs de Willer-sur-Thur, quand je vais voir mon frère, mon chien contourne toutes les flaques d’eau du chemin pour ne pas mouiller mes pieds.

Voilà onze ans que la cécité l’a frappé et les épisodes dépressifs ont été nombreux. Mais son chien lui a fait reprendre goût à la vie.

Trash

Heavy metal, l’ambiance trash

On peut difficilement fermer les yeux sur la société trash. Celle du mauvais goût, de la provocation, de l’agressivité. Je dois y participer moi-même sans toujours m’en rendre compte. Mais enfin tous nos déboires, nos déconvenues sociétales s’accumulent. On dit que les violences font la loi pas seulement dans les « quartiers » mais partout ailleurs. Pour tout et n’importe quoi. L’âge venant, j’en deviens las.

Notre perte de valeurs est patente. Elle est la conjonction, à mon avis, d’un laisser-faire qui dure depuis bien longtemps en matière d’éducation et aussi de mouvements de population qu’on peine à intégrer et qui font société à part.

Bref, tout cela ne sent pas bon du tout.

Électrique

Je ne sais pas vous, mais moi ça commence à m’agacer toutes ces pubs de bagnoles électriques. Je me demande comment nos congénères font pour avaler cette supercherie qui tend à nous faire croire que demain on va rouler propre parce que c’est électrique. Alors qu’on ne fait que cacher la poussière nucléaire sous le tapis. Sans parler du reste: perpétuer les dégâts environnementaux voire en les aggravant et encourager le pillage de la planète. N’eût-il pas été plus simple d’inventer des voitures vertueuses légères en complément des mobilités douces? non! à la place on invente des mastodontes remplis de batteries. Où est le progrès?

Sous la pression des états, les constructeurs s’empressent de mettre sur le marché du tout électrique, sabrant dans le vif des effectifs de ses fonderies d’aluminium. Les fabricants de pompes à injection (700 licenciements chez Bosch à Rodez d’ici 2025) sont aussi dans le marasme et la grande fonderie Renault du Poitou ultra-moderne va mettre un bon millier de types à la rue.

Je vais finir mon vieux diesel turbo-compressé en douce. Il tiendra bien jusqu’à la fin de mes jours et j’éviterai d’aller là où on me l’interdira comme Strasbourg l’envisage. D’ailleurs rouler en ville en bagnole est un non-sens qu’il est temps d’abandonner.

En attendant, vu les prix délirants des bagnoles électriques, je serai capable de m’en passer.

Maintenant voyons comment l’énergéticien EDF va construire ses tarifs de recharge…tout en y intégrant les taxes que l’État, fatalement, va devoir instaurer en remplacement des taxes sur les carburants fossiles qui constituent 60% du prix du litre. Ne nous trompons pas: la tarification par usages existe et un abonnement domestique n’a rien à voir avec l’énergie automobile combien même votre voiture serait garée à l’intérieur de votre garage à proximité d’une prise de courant. Les usagers de voitures électriques risquent d’avoir des réveils douloureux quand l’électrique va devenir juteux pour l’Etat.

Une diagonale difficile

Peut être une image de vélo, route et texte qui dit ’50 LA COURTINE OvE’

Strasbourg-Hendaye à vélo. Ce matin Pascal bride a accompli les trois-quarts de sa diagonale Strasbourg-Hendaye (1170km en 99 heures). Beaucoup de vent de face et de pluie. En fait les 99 heures comprennent aussi les arrêts ravitaillement et le sommeil. Il reste donc tout juste le temps de pédaler 12 à 14 heures par jour.

334 km (13h) le premier jour jusqu’à Digoin Saône et Loire (2893m)

308 km (13h30) le deuxième jusqu’à La Courtine Creuse (3272m)

272 km(12h) hier jusqu’à Issigeac Dordogne (2770m)

Il lui reste à parcourir théoriquement aujourd’hui 256 km pour rejoindre Hendaye.

Un beau défi qui va être gagné ce soir à n’en pas douter!

Wingsurf à Aspach-le-Haut

C’est le nouveau sport de glisse tendance.

Une « Wing » est une aile que vous tenez via un wishbone ou des poignées alors que vous vous trouvez sur une planche de foil.

Aujourd’hui aux gravières de la Thur face à Wantz, un wingsurfiste s’entraîne. Le vent est carrément debout et il peine à rester en équilibre sur son foil.

Votez pour le meilleur dialogue

L’heure de voter est arrivée. Cinq candidats sont en lice. N’hésitez pas à impliquer vos amis pour vous faire gagner cette aquarelle de Maxou.

  • 1 j’en ai marre de pédaler, j’achète un VAE…allez, déconne pas (Pierre via Facebook)
  • 2 passe devant, y a une bagnole qui arrive…T’inquiète, y’a assez de place (Charles)
  • 3 ça caille…je dirais même plus, ça caille (Pascale)
  • 4 t’es à combien de watts?…ta g….., pédale! (Lomoberet)
  • 5 qu’as-tu mis dans ton bidon, aujourd’hui?…du gel hydroalcoolique (Laurent)

Fin du vote lundi 3 mai à 8 heures.

Les potins du lundi

Liège-Bastogne-Liège. C’est beau la Belgique

C’était un fou de vélo monsieur le juge, dira l’assassin, fou d’Allah.

Un type arrive en face de moi dans le petit single qui conduit du chalet du Hochburg au chalet du Weierlé.

C’est assez étroit, alors je profite d’un dégagement pour le laisser passer.

L’homme me salue à peine et baisse la tête.

Soudain dès qu’il arrive à ma hauteur, il sort une énorme feuille de boucher et tente de m’en donner un grand coup sur le casque. J’esquive et je me barre profitant de la pente.

A la lumière d’un nouveau faits-divers sanglant, nous sommes tous fondés à nous demander si notre assassinat n’est pas déjà programmé là où on ne l’attend pas. De la part de gens comme vous et moi apparemment inoffensifs.

C’est une fiction, bien sûr. Je ne suis pas un symbole de la République. Pas encore! On pourra m’objecter que je joue un mauvais film, que non, la France n’est pas au bord du gouffre. Pourtant si je regarde la montée des incivilités, ce que l’on nomme pudiquement par exemple les conflits d’usage, je vois la montée des égoïsmes, préambule des intégrismes? des irréductibles de leur bon droit qui veulent en découdre tout de suite et se rendre justice eux-mêmes.

Selon le Littré, assassin provient de l’arabe haschischin, signifiant buveurs de haschisch.

Ces fous de dieu comme on les nomme ont décidé de nous faire la peau. Ils ne nous aiment pas. Moi non plus. Mais ils ont l’outrecuidance en plus de venir profiter de notre hospitalité pendant de longues années avant de commettre leurs forfaits. Voici donc des fous qui risquent de pousser notre Pays vers le repli sur soi. Phénomène naturel lorsqu’on est attaqué et sans réponse adaptée.

La France a encore beaucoup à apprendre sur sa sécurité intérieure…et j’avoue tomber des nues quand j’apprends que même des corps spécialisés comme la police sont incapables de tirer les enseignements de leurs manquements comme ceux de l’attentat du 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris où l’un des leurs a assassiné quatre policiers.

La culture de la sécurité, cela s’apprend. Dans tous les métiers et dans tous les registres de la vie courante, y compris en faisant son vélo.

La période pandémique devrait nous y aider mais je crains que dès que les vannes seront ouvertes, nous allons retrouver tous nos travers.

C’était un fou de vélo monsieur le juge, dira l’assassin, fou d’Allah.

Envolées Belles en Champagne

Chatillon sur Broué

Il ne fallait pas rater cette envolée belle samedi soir sur la Cinq. Une belle présentation de la Champagne et de son vin, ses caves et son immense richesse capitalistique. Et puis aussi ce formidable lac du Der encore peu connu où le village de Nuisement-aux-Bois y a été englouti. En trait-d’union, le vélo. Du vélo partout. Dans le vignoble rémois où en 1977, j’ai le souvenir d’avoir été « à la ramasse » toute la journée à parcourir la montagne rémoise et son vignoble en long et en large pendant 160 km. Et du vélo aussi autour du lac. Autour du lac, au moins, c’est plat. Et aussi le musée du vélo à Trois-Fontaines-l’Abbaye. Tout un programme pour celui qui aime le vélo!

Trois-Fontaines- l’Abbaye

Thannerhubel à VTT

Lorsqu’on voit le chalet du ski-club du Rossberg, on a partie gagnée
Brave VTT, qu’est-ce qu’il supporte!
https://www.openrunner.com/r/12921993

J’ai tout monté sur le vélo jusqu’au km 14. A partir de là, la dernière grimpée au Rossberg dépasse les 15%, je pousse…et puis je pousse aussi pour atteindre la table d’orientation.

Gaffe dans la descente!

Il y a des passages périlleux en descendant à Martisplatz.

Et puis je m’offre en plus la vue Zuber. Là aussi avant le Wéierlé, c’est casse-gueule.

Redescendre sans se laisser griser

Au vaccinodrome

Mon vélo voulait rentrer dans le vaccinodrome. Rien à faire! J’ai du me résoudre à l’attacher à la barrière. Avec deux antivols pour ne pas qu’il s’échappe et sous l’œil bienveillant du service d’ordre.

En zone d’attente post-vaccinale, 15 minutes
24.07 km à l’aller
25.14 km au retour

Les potins du lundi

VAE Canyon Spectral 5200 euros. Le vélo de demain sera électrique ou ne sera pas.

En faire un drame!

Le gouvernement a le pistolet sur la tempe. Il ne pourra pas échapper à la mise en demeure de toutes ces professions sinistrées qui veulent retrouver leurs libertés. A commencer par la liberté de commercer. Et aussi la liberté tout court de travailler.

Oui ce sera un drame, si le 15 mai prochain, les métiers interdits ne peuvent pas se remettre en marche. Coûte que coûte!

Sinon, oui un drame, des drames se produiront avec comme on le suppute déjà des « hors-la-loi » qui commercent en douce derrière les rideaux de fer, derrière les comptoirs, dans les arrière-boutiques. On ne pourra pas éviter l’affrontement de toute une population mise sous contrôle depuis des mois.

Du coté du grand public, les « vous et moi », on commence aussi à trouver le temps long. En l’absence de perspectives, on ne sait pas si l’été sera celui de la liberté retrouvée ou s’il faudra encore relever d’une administration tatillonne qui va vous enfermer dans un univers conditionnel.

Tu viens à Saint-Romans (38) du 13 au 16 mai à la rencontre des Randonneurs? me demande Christian

Je ne sais pas répondre. On ne sait pas répondre. Dans un mois on ne sait pas si la France sera déverrouillée. Ce statut devient scandaleux.

La situation est d’autant plus préoccupante que la maladie planétaire est appelée, selon les experts, à devenir endémique avec une vaccination périodique. J’ai une petite fille qui ne connait que ses grands-parents masqués. Qu’est-ce qui se passe dans le cerveau d’un enfant si petit? quelle image lui donne t-on de nous? C’est dramatique. Ça l’est d’autant plus qu’il semble que nous ne connaîtrons plus que cette distanciation jusqu’au bout, vaccinés ou pas, nous les générations anciennes.

Concrètement, on aura donc droit au passeport sanitaire redouté par beaucoup. Pas seulement pour prendre l’avion mais aussi pour notre quotidien, aller au restaurant, à une rencontre sportive, à un spectacle. Je le ressens comme tel en espérant me tromper.

Ne pas en faire un drame!

marché du VAE

C’est presque un sujet devenu dérisoire que d’évoquer l’irruption du vélo électrique dans notre monde cyclistes. Ce machin là nous colle à la peau. Il n’y a que notre sport ainsi concurrencé de l’intérieur par cet artifice de l’électrification. Je cherche un équivalent, je n’en trouve pas. Le marcheur marche sans exosquelette électrique, le coureur court avec ses jambes, le sauteur à la perche n’utilise pas de tremplin motorisé, le lanceur de poids …,…

La globalisation du marché du vélo fait dire que le vélo progresse. Tant mieux! En revanche lorsqu’on y regarde de près, c’est le vélo électrique qui tire les ventes vers le haut. Et alors?

Il faut se rendre à l’évidence, le vélo de demain sera électrique. Comme pour les voitures dont les constructeurs sont contraints par la réglementation d’abandonner le moteur thermique.

La différence cependant avec les voitures, c’est que le vélo existe depuis toujours dans sa version « écolo ». Avec des pédales. Le vélo écolo n’attire plus, il a perdu la partie. Hier encore à la sortie dominicale VTT, 3/8 de VAE soit près de 40%! Évidemment cela nuit à la cohésion même si chacun y met du sien…d’autant que les nouveaux pédalants ont vite fait de comprendre qu’avec le VAE aucun entraînement n’est nécessaire. Encore quelques mois et la fuite vers le VAE sera totale.

Les VAE en mobilité urbaine ne me dérangent pas s’ils contribuent à améliorer les encombrements, à user de moyens plus écolos. La France n’a pas de culture vélo hormis peut-être une sorte de fétichisme béât pour les types qui grimpent en diagonale l’écran de la télé. Il est donc normal que le VAE puisse séduire ceux qui n’ont pas cette culture du vélo comme peut l’avoir les Pays-Bas. Si les militants du vélo en ville ont du mal à avaler la pilule ils profitent pourtant de cet avantage inespéré du VAE qui met le vélo en « pôle position » des mobilités urbaines.

Amsterdam, la gare. Je n’y ai pas vu de VAE en ville, mais des scooters électriques que la ville a banni

A chaque fois qu’on évoque le sujet, la passion nous enflamme. Je veux reparler du phénomène VAE. Moi je m’en accommode de rencontrer des cyclos électriques en haut des cimes. J’en ai pris mon parti tout en considérant que c’est une autre discipline, plus soft que la mienne où je dois faire des efforts copieux pour me hisser là-haut. Je ne demande pas à un possesseur de VAE de porter un maillot marqué VAE tout en observant qu’ils sont nombreux à être plus jeunes et qu’ils renoncent à consentir les mêmes efforts que moi. Cet investissement physique est comme une récompense, comme celle du marcheur. Le VAEiste s’envoie en l’air à bon compte mais il ne peut y avoir entre-nous de duplicité. Il est ce qu’il est et moi je suis moi. Point!

Charles, mon ami suisse de Delémont, s’est résolu à doper son vélo

Eh ben voilà c’est fait… Mis de côté mon amour-propre et accepté la réalité pour faire autre chose que du plat il me faut maintenant un peu d’aide écrit-il sur Cyclos-Cyclotes le site du regretté Jean-Claude Allonneau.

Charles a 85 ans. Vous le voyez, le VAE est aussi un gage d’espoir pour nous qui aimons nos bécanes.

Ecolo à gogo

Je ne perds plus une occasion de me faire les écolos. Le champ est vaste et c’est facile. Il font beaucoup parler d’eux et c’est un plaisir pour LaRem de les dézinguer comme au tir aux pigeons tellement ils sont nuls. Si l’écologie repose souvent sur de bonnes idées comme par exemple celle d’être moins dispendieux avec la planète, en revanche elle débouche sur des applications complètement loufoques. Les écolos qui ont réussi à convaincre les électeurs de grandes communes en sont l’exemple même. Vouloir couper les ailes aux aéro-clubs qui vivent parfois de faibles ressources est une mauvaise traduction de ce que pourrait être l’écologie moderne. Refuser de Couper un sapin à Noël pour l’illuminer sur la place publique est aussi une belle connerie des écologistes. Des arbres morts, il y en plein dans les Vosges et que font les écolos? Quelque part ils rejoignent ces extrémistes de la pensée qui veulent bannir les crèches de l’espace public et je précise que je ne suis pas particulièrement croyant.

Je m’interroge toujours pour savoir si l’on ne fait pas fausse route à gauche avec les écologistes dès lors qu’une fois aux affaires ils deviennent tous des petits ayatollahs en puissance capables d’effaroucher le bon peuple.

Reste posée la question de la décroissance. Avec ou sans les écologistes puisque une partie de ces gens là sont aussi capables des pires aménagements avec les forces de droite alliées au mondialisme économique qui, comme chacun le sait, se contrefoutent de nos valeurs.

Vive le duc!

La France est d’essence royaliste depuis des lustres. Elle n’a jamais digéré qu’on porte à l’échafaud son dernier roi. Alors à chaque épisode de la royauté voisine, gazettes et lucarnes pixelisées font preuve d’amabilité.

Vingt-quatre heures non stop pour les obsèques du duc d’Edimbourg. De quoi nous faire pardonner cette république médiocre, si médiocre qu’elle en a rejoint tous les canons royalistes, gouvernance sans partage, parlement godillot et contrôle tatillon des citoyens n’appartenant pas à la haute caste.

Vive le roi!

Souvenirs 2008/2009

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Femmes irakiennes à vélo