Mois : août 2020

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

La Grande Aventure de Bridou

Aux antipodes de Mon (modeste) vélo, celui de Bridou force l’admiration. Il rapporte de très belles images de son raid à travers la France, de Cannes au Touquet, en Non Stop de huit jours.

2500 km et 30.000 mètres de dénivelés.

Il nous raconte tout et nous fait vivre ses émotions.

C’est du lourd!

Bravo pour cette belle démonstration de courage!

https://spark.adobe.com/page/ozzESvOE6ilwE/

Je ne sais pas vous, mais j’ai une petit araignée qui défile sur l’écran en lisant Bridou

la petite araignée se déplace derrière l’écran. elle est juste sous « avant » dans le texte. ne pas chercher à l’écraser, vous n’y arriverez pas.

Jogging, mon sport par défaut

Je m’aperçois que mon appli a dérapé au premier kilomètre, la trace n’est pas la bonne, d’où le pointillé. J’ai du être volé sur mon score…

Quand la fin de la journée approche, j’éprouve parfois le besoin de racheter ma paresse. Alors je cours. Ce soir j’ai pris la route de Roderen jusqu’à la piste cyclable en bas de Leimbach. Terrible de devoir courir sur le bas coté de la route dans les hautes herbes et les orties! Un fois arrivé à la ZI d’Aspach/ Vieux-Thann, je rentre.

Sur mon appli MiFit, le compteur affiche 369 km. J’ai du mal à le croire. J’ai commencé en février 2020. Juste pour voir à quoi ressemble le jogging qui est tant pratiqué.

Une simple curiosité.

Le 20 février, j’ai acheté des pompes de coureur. 123 euros la paire! plus chère que mes pompes de vélo. Le vendeur m’a rassuré, « avec ça vous allez faire au moins 1000 km!… »

1000 km, me dis-je, je ne suis pas prêt d’y arriver. J’en ai déjà fait le tiers.

Faut pas croire, le jogging, c’est difficile et je galère. Au bout de 45 minutes et 6 km je n’en demande pas plus et j’ai bien conscience d’avancer comme une âne. Je sais qu’un compétiteur en 45 minutes court le double de distance, mais comparaison n’est pas raison. Je n’ai plus l’âge de rentrer dans ce genre de considération. J’aimerais bien me décentraliser plutôt que de tourner toujours dans le quartier mais il faudrait que je trouve où garer mon vélo…

J’ai des amis qui ne comprennent pas ce sport alors même qu’ils sont cyclistes. Je dois reconnaître que le jogging est autrement plus exigeant sur le plan physique. C’est un sport debout alors que le vélo est un sport assis. Dès que vous « traînez » une surcharge pondérale, le jogging vous le fait payer à la puissance 10.

Reste que sur le long terme, le jogging doit vous déglinguer le squelette plus vite qu’à vélo..

Vent levant

Château d’Isenbourg à Rouffach
Le restaurant Boeher et son cadre agréable

Je suis parti vent levant. A peine une heure et je suis à Rouffach.

Gueberschwihr et Vœgtlinshoffen au loin

Après je vais ralentir lorsque j’aborderai Pfaffenheim et Gueberschwihr.

Le couvent est dans un cadre de verdure

Et ralentir encore pour grimper le Couvent Saint-Marc.

Je termine par le Bannstein et j’aborde le vent de face après la cave du Vieil Armand.

Le cimetière militaire roumain du Schaefertal. Les soldats roumains arrivent en 1917 à Soultzmatt, prisonniers de l’armée allemande qui les déporte depuis la Roumanie vers l’Alsace. Beaucoup meurent dès leur arrivée, « exténués, affamés, et malades ». Ils travailleront à la coupe de bois et à l’entretien des chemins. Le cimetière comporte 678 tombes dont les premiers rangs proviennent du cimetière de Koetzingue
la montée du Couvent Saint-Marc est réputée

https://www.openrunner.com/r/11934935

Samedi des cols nancéiens

Le départ est situé à coté du col 54/0348 col de la Madeleine à Dommartemont (parcours VTT 54km/770m)

Des cols à Nancy?

Oui, ça existe.

Notre rencontre régionale « Club des Cent Cols » Grand Est cette année aura lieu en Meurthe et Moselle.

C’est le moment de nous rejoindre si vous n’êtes pas encore contaminé par le virus des cols à vélo. (Bof!peut mieux faire).

image d’illustration JL

L’accueil, le départ et le pot d’arrivée auront lieu sur le plateau de Dommartemont au bout de la rue du pain de sucre sur le grand parking .

Un parcours VTT et un parcours route.

Le parcours passera par le col de Bratte FR-54-0346, le col de Millery FR-54-0261, le col de serrières FR-54-0282, le col de Sivry FR-54-0330, le col de Moivrons FR-54-0359 (tous routiers à paraître dans l’additif 2020), le col de Vassuchamps FR-54-0361 (R1) et enfin le col de sainte Geneviève FR-54-0348 routier.

Tous les renseignements sont là

Contact

Denis Mathieu
06 85 20 02 55
deni.mathieu@orange.fr

Les potins du lundi

VAP 1948, l’ancêtre du VAE

Des cols à VAE?

Passer des cols à VAE, pourquoi pas! On n’imagine pas que le phénomène du vélo électrique s’arrête à l’enceinte urbaine. D’ailleurs, je le constate chaque jour, le VAE c’est à dire le Vélo à Assistance Electrique gagne de mois en mois de nouveaux adeptes du plein air à vélo. Je constate aussi que cette machine dans sa version tout terrain rencontre un vif succès. J’en croise souvent autour de chez moi le long des chemins.

Au Club des Cent Cols la tentation est grande. Il s’agirait d’accepter que les membres moins jeunes puissent se doter de telles machines. Les moins jeunes…et tous les autres ensuite.

si les classements des 2 catégories étaient totalement séparés, accepteriez-vous la création d’une section « VAE » à côté de la section des membres « musculaires » actuelle ?

C’est ainsi libellé qu’un confrère lance son enquête en ligne histoire de tâter le terrain. Une enquête qui laisse peu de place à la réflexion puisque tout de suite après, la mécanique est enclenchée pour savoir comment accueillir les futurs postulants.

En quelques années, la fameuse section VAE aura tôt fait de supplanter le vélo sans assistance et grimper un col n’aura plus aucune signification sur le plan physique…

Il est clair qu’en acceptant une telle adaptation de la règle du club, qui veut qu’un col soit franchi avec son vélo et sa seule force musculaire, il n’y aura plus de club du tout car il aura perdu ses valeurs fondatrices qui ont fait son succès.

Attendons donc sereinement de voir comment la direction du Club des Cent Cols va réagir face à cet entrisme insidieux que tentent d’instaurer certains membres.

A quand le Tour de France à VAE?

Les choses sont ainsi: la déferlante du VAE est en train de grignoter petit à petit le cyclisme de loisir. On se demande même si le monde professionnel ne va pas y passer aussi lorsqu’on voit Julien Absalon faire la promo du VTT électrique.

Ayatollah ou Khmer vert?

Il est de bon ton de nos jours de railler les écologistes et de les affubler de toutes sortes de quolibets capables d’atteindre la justesse de leur combat politique.

Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est taillé une belle renommée dernièrement en prenant la défense des chasseurs et en traitant les écologistes d’Ayatollah. C’est un signe des temps, les idées contraires à la défense de l’environnement font recettes.

C’est toujours ainsi dans les temps de guerre: on taille dans les plans à long terme, on oublie ses engagements vertueux. La planète vit à crédit depuis aujourd’hui mais tant pis on rétablit les néonicotinoïdes pour assurer la récolte betteravière. Le sucre, en temps de crise, a toujours été une valeur refuge et les magnats de la betterave le savent.

L’écologie politique attendra encore un peu avant de revenir au cœur de l’actualité mais en invitant le Garde des Sceaux a ses journées d’été, elle a perdu une manche.

Avancer masqué

L’épidémie semblait marquer le pas, et puis voila qu’on nous annonce qu’elle repart. Cette épidémie semble incontrôlable…et notre équipage gouvernemental ressemble à un bateau ivre qui vire de bord à chaque coup de mer. Masque, pas masque, Puy du Fou, pas Puy du Fou, pas de maillot PSG, maillot PSG, test pour les symptomatiques, test pour tout le monde,… les Français ont le vertige.

Les vacances d’été se terminent et les Français ne se sont pas privés de faire comme avant en envahissant les plages, en organisant des fêtes de famille ou des retrouvailles après des mois de privations.

Seulement les épidémiologistes restent sur leurs gardes et maintiennent la pression auprès du pouvoir politique. Il faut continuer de se méfier, disent-ils.

Le professeur Pialoux l’admet: nous n’étions pas prêts.
Le sommes-nous aujourd’hui?

Le discours est diffus parmi les scientifiques. Le peuple d’en bas s’en rend compte et croit y voir une sorte de conspirationnisme de nature à restreindre nos libertés publiques et individuelles.

Limiter le droit de réunions à moins de 10 personnes, ne pas rouvrir les salles de spectacles et les stades, imposer le port du masque en ville et à vélo, toutes ces contraintes vont peser lourdement dans le débat public à la rentrée.

Moi qui suis d’un naturel contestataire, j’observe les choses…et j’attends de voir du haut des vignes du Rangen comment le pouvoir politique va opérer. Je ne conteste pas pour le plaisir de contester car je comprends que la situation est complexe et que d’habiles agitateurs prennent plaisir à savonner la planche. Se laver les mains 20 fois par jour, porter un masque dans les enceintes closes et éviter les rassemblements, si c’est le prix à payer pour réduire l’épidémie, alors je suis pour dès lors qu’on a rien de mieux. D’autant que dans quelques semaines les populations à risques que sont les retraités vont devoir se protéger contre la grippe!

Pascal Bride est arrivé

Pascal Bride souriant à son arrivée au Touquet le 23 août après 2600 km de vélo

DEPART ET ARRIVEE
Départ : Mandelieu-La Napoule
Arrivée : Le Touquet Paris Plage
Date de départ : 14 Août 2020 // 22h
Délai Maximum : 11 Jours
Points de contrôle : 4

Tout le monde ici à Mulhouse retenait son souffle car Pascal Bride avait dans le passé accumulé les déconvenues dans des entreprises de vélo « hors normes » où la barre était placée très haut.

Mais l’homme est tenace.

Pascal Bride a gagné sa victoire sur lui-même: parcourir les 2600 km et quelques 35000 m de dénivelés alpins sans assistance à la Race Across France depuis Mandelieu jusqu’au Touquet. A son arrivée, le dernier concurrent en lice en 32eme position, Cyril Blondin, devait encore parcourir 476 km avant d’atteindre le Touquet.

C’est Clément Clisson qui est arrivé le premier au bout de l’épreuve avec 5 jours 16 heures 58 minutes (moy.18.49km/h)

Arrivé en 16eme position, le Mulhousien a bouclé le périple en 8 jours -11 heures -16 minutes. Un exploit, sans aucun doute et beaucoup de souffrances.(vitesse moyenne 12,18 km/h).

S’arrêter sur une aussi belle victoire, Pascal Bride en sera t-il capable?

Loisirs

Les voyageurs en partance pour Sentheim se pressent en nombre. Le contrôleur informe la clientèle qu’un changement de train est prévu à Aspach suite à un mouvement de personnel

Le dimanche est le dernier jour de la semaine. Il est devenu aussi le jour des loisirs.

Voile sur le terrain des aéromodèles
Etang de Cernay. Mesures COVID, il est précisé: espace d’au moins trois mètres entre chaque point de pêche et accès au chalet uniquement pour les toilettes, sacs poubelle pour jeter vos masques et mouchoirs immédiatement
Au ball-trap de Cernay.
Haras de Cernay
Quinze mètres d’alluvions sous mes pieds. Granite, rhyolite et grauwacke me supportent. Rien que des alluvions grossières.
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Tour tout court

C’est un privilège d’avoir à sa porte des paysages comme celui-là (Bitschwiller-lès-Thann)

J’ai croisé des Ardéchois qui grimpaient le Hundsrück. Le maillot de l’Ardéchoise jaune et bleu est vraiment une réussite commerciale pour le département puisque le porter est devenu une référence du cyclisme amateur.

On m’en a toujours dit du bien de l’Ardéchoise; elle n’a pas eu lieu en 2020 pour cause de Covid décevant son public d’habitués.

Cette grande messe qui attire des milliers de cyclistes est un concurrent sérieux à la semaine fédérale de cyclotourisme. Mais il est vrai que la comparaison n’est pas de mise tant les deux manifestations ne s’adressent pas aux mêmes publics.

Je crois que mon tour tourne de plus en plus court avec seulement 42 km aujourd’hui. Juste de quoi dire que j’ai fait un peu de vélo.

Paradoxalement, je monte mes cols facilement, ce qui devrait m’inciter à faire plus. Je suis capable de mieux faire, je le sens. Mais non, je me contente de surveiller mon cardio dans les tours. A 150, j’arrête.

Beaucoup de cyclistes croisés. De jeunes Hollandais venus « s’éclater » et puis aussi un cyclo bodybuildé tout de noir vêtu. Je ne comprends toujours pas cette mode qui consiste à tromper la mort sur son vélo.

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Vide spatial et temporel

La passerelle est en bois. Si les piles sont généreuses, c’est parce qu’un train y passait il y a un siècle

Ne vous inquiétez pas si je dois intellectualiser des choses simples comme l’ennui.

Ce matin, j’ai démarré la journée en zigzag, c’est à dire sans savoir quoi entreprendre. Entreprendre, c’est facile pour un entrepreneur. Mais pour un oisif comme moi, un retired ou un self-employed comme me désigne Facebook.

Donc ce matin, je sens que je vais rater ma journée. Par temps de canicule, il ne faut pas « se rater » le matin car l’après-midi difficile de « se refaire ».

Je compte mes journées, mes jours, comme si j’avais un calendrier d’activités à assumer. Chez moi, tout est noté, transcrit. C’est pas une vie!

Comme je sais que le grand coté de mon existence est derrière moi, raison de plus pour ne pas louper un jour qui vient.

Celui-là, ce matin, partait en vrille. la vrille étant un zigzag dans l’espace si on veut bien me suivre.

Entre les travaux ménagers, la lecture, la mauvaise herbe, le barbecue à nettoyer, la peinture, les polémiques sur Facebook, je ne sais plus où donner de la tête.

Quand on commence comme ça, on arrive à midi et on a encore rien fait.

A dix heures, je suis vide. Vide comme une batterie déchargée. Finalement ne rien faire, c’est fatiguant aussi. Je ne sais pas répondre à deux questions fondamentales qui reposent sur des adverbes interrogatifs

  • quand?
  • où ?

Faites le test! si vous ne savez pas quoi faire, dites-vous quand? et où ? dans cet ordre.

Si vous sentez l’urgence temporelle de faire quelque chose en répondant à quand? faites le tout de suite. Surtout s’il est déjà dix heures et que le soleil chauffe.

Ensuite où ?

Je n’ai plus beaucoup de temps pour réfléchir…

Le vélo? c’est mort avec deux heures devant moi, je vais faire un aller-retour au lac. Pas envie.

Alors où ? je saute dans la voiture et je file faire un jogging à Sentheim planqué dans la forêt. Je traverse Lauw tout trempé de sueur et je me réfugie à nouveau le long de la Doller à l’ombre.

Six kilomètres suffiront. Je suis dans « mes constantes ».

45 minutes. Mon espace temps a été correctement utilisé. Je suis rasséréné. Au moins jusqu’à demain.

Comment vous dites? je devrais voir un psy?…j’y songe.

La Suisse veut casquer

le casque contribue t-il à garder ses idées en place?

La question de l’imposition du casque à vélo revient épisodiquement en Suisse.

Et pas qu’en Suisse. On sait qu’en France, le monde du vélo est partagé.

Déjà obligatoire pour les vélos électriques roulant à 45km/h, le Conseil Fédéral se penche à présent sur les autres vélos, les VAE bridés à 25 km/h et les vélos « musculaires ».

Du coté des militants, les partisans de Pro Velo (l’association des cyclistes) dénoncent cette obligation proposée par le Conseil fédéral, mais ils soutiennent qu’une lumière devrait être obligatoire pour une bicyclette, même le jour. source

Bon attendons de voir plus clair, casque ou lumière?

Il est vrai que les lumières de jour, comme de nuit, sont un plus pour se signaler à vélo dans le spectre urbain et sur la route.

A propos des feux rouges à vélo

Genève roule…aussi à vélo

Genève inaugure son Vélib sur le modèle parisien.

Baptisé VéloPartage, le dispositif démarre avec 270 vélos et 120 stations mais qui devrait se développer pour proposer d’ici à 2023 au moins 650 vélos, dont certains à assistance électrique.

L’accouchement a été difficile suite à des questions juridiques et des recours. Il n’est jamais facile d’introduire du changement quand les mauvaises habitudes sont prises.

Confronté à la pollution, le canton de Genève doit donc adapter ses mobilités comme beaucoup d’autres capitales et métropoles.

Cela dit, si l’on en juge par les commentaires des lecteurs du journal « Tribune de Genève », l’affaire est loin d’être gagnée.

Et tous ces beaux vélos vont finir dans le lac et rivières avec toute cette racaille qu’on a à Genève.

Chouette. Les écolos vont contribuer à polluer d’avantage les fonds marins du Rhône et du Léman, car c’est là que généralement ces objets finissent. Il faudrait d’abord s’attaquer sérieusement aux incivilités et les punir plus sévèrement, faute de quoi, ces projets, aussi intéressants qu’ils peuvent être, ne dureront pas.

Alors ça c’est sur! En tous les cas les vélos finirons en France comme pratiquement tous les vélos volés en suisse !

La réputation des frontaliers genevois apparait bien négative.

Inventif

On avait un très joli ciel aujourd’hui avec une nébulosité active à fort développement vertical

Oui, inventif, je tente de l’être pour renouveler mes itinéraires cent fois parcourus.

Le cyclo qui fait toujours le même parcours doit s’ennuyer. C’est ce que je me dis lorsque je tente d’innover.

Mon équation est compliquée car j’intègre toutes sortes de facteur qui visent à ruser.

Ruser avec le vent, ruser avec sa motivation, ruser avec le relief et trouver la bonne variable, celle qui fera qu’une fois rentré, on sera content.

Je pense que nous sommes tous plus ou moins comme ça, nous les routiers.

Il y a ceux qui s’interdise de rentrer en-dessous d’une certain plancher kilométrique. Je suis de ceux-là, bien que d’année en année, je m’autorise un plancher de plus en plus bas, je devrais dire un sous-sol!

Parcourir l’été ce que je faisais l’hiver, oui c’est un peu ça.

Pourtant physiquement, je suis en forme, je tiens encore sur du plat des « pointes » à 30 et je ne rechigne pas à grimper des trucs déjà réputés difficiles vingt ans auparavant.

Alors?

Alors je ne supporte plus les sets supérieurs à 2h30.

Au-delà, non.

Etorre

On m’a dit que c’est un souffleur rue André Malraux à Thann. Non c’est « le philtrant » du à Cheni qui symbolise la filtration de la rivière Thur supposée polluée (le site de Cheni)

Sur le net je ne trouve rien sur cette sculpture que j’ai appelé provisoirement Etorre Bugatti

19 aout 2020, madame Madeleine WM m’apporte une explication

Il y a plus 25 ans.. Il y avait un groupe d artistes de Thann qui avaient décidé de mettre des sculptures dans la thur.. Cela a duré quelques années.. Cette sculpture est de Cheni… Il l’avait baptisé.. Le philtrant… Je crois me souvenir que c’était suite à une pollution de la thur.. et le janus qui est devant le relais est de mon neveu Gilles Koch.Il me semble que après avoir passé un moment dans la thur la ville en a fait l acquisition et les a placés au relais culturel.Il y a aussi une sculpture de femme couchée devant le relais qui était l œuvre d’une femme qui était dans le club des arts mais je ne me souviens plus de son nom..

Bonhomme (petit)

Sur la route, je trouve un petit bonhomme tout seul sur son vélo. Il a peut-être trois ans. Il se concentre sur la route en descendant pas rassuré du tout et même au bord des larmes. Le petit pont des bunkers enjambe l’autoroute à Heimsbrunn avant le Paradisvogel.

Personne derrière.

La maman est sur le pont avec une chaine emmêlée.

Zorromaxou est arrivé. J’ai un kleenex en main pour opérer. La dame a déjà les mains couvertes de cambouis. Mettez votre vélo debout madame!…

Puis je tourne la poignée à indexation sur le numéro 2. Je tourne le pédalier à la main. Geste classique et la chaine se décoince. Je tends mon Kleenex immaculé à la dame toute étonnée.

Merci monsieur!

Et je m’en vais.

GPS

J’aime bien le profil alti en cloche à la fin

Cela dit, j’ai vérifié, je grimpe toujours comme un âne en respectant mon « huit à huit » depuis 2013

Thann s’engage pour le vélo

Revue de détails pour les cyclistes thannois

La nouvelle municipalité de Thann semble décidée à relever le défi du vélo en ville.

Elle a convié hier 17 août une brochette de cyclistes pour lui faire part de ses projets et recueillir l’expression des divers points de vue des utilisateurs là où des points critiques de circulation sont encore à améliorer.

Pilotée par Sylvie Kempf, adjointe au maire de Thann, déléguée au Développement durable, Nature, Environnement et Démocratie participative ainsi que par Mr Caty directeur des services techniques de la ville, le groupe de cyclistes a parcouru les différentes artères de la ville où nous ont été exposés les projets à venir notamment dans les rues

  • Kléber
  • Malraux
  • Gubbio

L’accent sera porté sur la lisibilité des itinéraires au moyen de signalisation horizontale renforcée ainsi que de panneaux indicateurs facilitant le déplacement en ville des visiteurs.

Certaines voiries comme la rue du Steinby qui est en double sens cyclable seront améliorées afin que les automobilistes fassent davantage attention aux cyclistes arrivant en face. Certains emplacements de stationnement seront supprimés à proximité des intersections.

La rue des Bangards le long du centre culturel sera reformatée et dédiée aux vélos.

La circulation bidirectionnelle sur trottoir non conforme rue de la Paix et rue Jean Flory sera abandonnée et les cyclistes vont retrouver l’usage de la chaussée avec une zone 30.

Cette bande bidirectionnelle sur trottoir rue de la Paix va disparaître pour non conformité. Les piétons vont donc retrouver l’usage de l’intégralité de leur trottoir

Prolongement naturel de cet axe rue de la Paix/ rue Flory, la rue Saint-Georges et la rue des Martyrs sont des point critiques. Rue Saint-Georges, la voirie est étroite en double-sens et avec une bande de stationnement. Personnellement je ne suis pas convaincu.

Remonter la rue des Martyrs pour rejoindre la ville ou remonter la rue Kleber pour rejoindre la rue de la Paix n’est pas une solution performante pour les vélos. Personne ne sera convaincu.

La municipalité est consciente du problème, mais la traversée de la voie ferrée et de la nationale 66 ne permettent pas d’innover.

Cela dit les cyclistes feront « comme avant », ils prendront le chemin piéton (le long de la voie ferrée) en bas de la rue des Martyrs qui est bien plus direct à la condition de traverser aux feux piétons.

Devant le lycée, avenue de Gubbio une voie cyclable en site propre sera créée jusqu’à l’entrée du parking.

L’avenue de Tonneins est appelée à devenir itinéraire cyclable en direction de Leimbach. On traversera ensuite le passage paysager qui rejoint l’avenue Pasteur. Dans le sens Leimbach-Thann, le débouché sur l’avenue de Tonneins n’est pas sécurisé, l’angle des propriétés masque la visibilité.

Le secteur de la place des Alliés traversé par la voie verte est possiblement appelé à être équipé de bornes automatiques d’accès réservées aux riverains…

Le débouché de la rue du vignoble est obstrué par un massif abritant un siphon en traversée du Finsterbach. Une amélioration est attendue pour les cyclistes arrivant de Vieux-Thann

La rue de l’Engelbourg traversée par la voie verte de la Thur pourrait voir son revêtement de surface amélioré, ce qui ne serait pas un luxe…et des bornes escamotables télécommandées pour les seuls riverains.

Il est aussi question de normaliser l’itinéraire vélo de la rue Humberger et ses affreux dos d’âne censés dissuader les automobilistes de l’emprunter pour court-circuiter le trafic de la nationale. Il est envisagé à la place des bornes escamotables télécommandées pour les riverains.

Enfin, il est évoqué (non officiellement) une passerelle en traversée de la Thur depuis la Voie Verte pour rejoindre la zone commerciale « Super U » de Bitschwiller sans devoir emprunter la nationale 66.

Beaucoup de projets en attente pour les usagers cyclistes. Attendons de voir…

Les potins du lundi

Suite à l’arrêté du 13 août 2020 pris par le préfet de Seine-Maritime, le port du masque est obligatoire en extérieur sur certaines zones à Rouen. Pour les piétons certes, mais les cyclistes n’échappent pas à la règle. Une décision que le groupe des Écologistes, solidaire et citoyen de la Métropole associés aux élus rouennais du groupe Rouen – l’écologie en actes qualifient d’« autoritaire, injuste, inefficace et contre-productive».(Paris Normandie 14/08)

Inspirez! Expirez!

Le masque anti-Covid pour cycliste a une double fonction. D’un part il sépare la vapeur d’eau expirée de l’air vicié rejeté par le cycliste et d’autre part l’eau récupérée dans un bidon peut ensuite servir à se désaltérer.La séparation de l’air et de l’eau expirés se fait par un filtre à membrane. (Breveté SGDG)

Les grandes capitales européennes peinent à trouver une solution pour les cyclistes en ville. Madrid ne veut pas entendre parler d’exception pour le vélo, ni la trottinette. Il faut porter le masque

C’est tout le problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés, nous les cyclistes. En rendant le port du masque obligatoire dans certaines rues fréquentées, les cyclistes n’échappent pas à la règle.

On ne va pas faire un cours ici de mécanique respiratoire, mais chacun sait qu’un cycliste respire beaucoup plus qu’un piéton rien que pour animer le mouvement de son vélo.

Donc fatalement le cycliste rejette un plus grand volume d’air, de même qu’il « avale » tout ce qui est à sa portée. Ce que nous avalons comme cochonneries, on le savait déjà: toutes sortes de polluants chimiques générés par la ville et ses encombrements.

Là où ça devient très compliqué, c’est que le masque en tissu qu’on voudrait nous imposer est trempé en quelques minutes du fait de la vapeur d’eau rejetée par notre respiration.

Il va donc falloir imaginer un système plus élaboré qui récupère la vapeur d’eau avant d’atteindre le système filtrant l’air expiré …d’autant qu’il apparait de plus en plus que le phénomène Covid est là pour durer.

Les néocyclistes

Il existe une nouvelle race de cyclistes, les néocyclistes. Florent Laroche dans le Journal l’Opinion les a rencontrés. Ces néocyclistes dotés de vélos électriques, comme il va de soi de nos jours, découvrent l’univers kafkaïen du réseau français de pistes cyclables

Intéressant! Ces nouveaux cyclistes vont-ils venir empêcher de tourner en rond le microcosme politique et sa constellation d’acteurs qui nous bercent d’illusions depuis des décennies?

« Si vous souhaitez rejoindre la Bourgogne depuis la capitale, il faudra s’armer de patience, de pneus adaptés et d’un bon GPS pour composer avec les chemins de traverse terreux, les pistes de halages condamnées et les routes départementales aux trafics équivalents à ceux des nationales»

Je vous invite à lire Florent Laroche (maître de conférences en économie à l’université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’aménagement et d’économie des transports (LAET)) qui tente de traverser la France du Jura à la Normandie. C’est une rigolade d’un bout à l’autre.

Du coté de Fontainebleau: on trouve plus de prostituées sur le bord des départementales au trafic routier étonnement dense que d’itinéraires cyclables.

La conclusion est optimiste:« A quand une politique nationale de déploiement coordonnée des principaux axes cyclables pour mailler la France d’un véritable réseau, pour faciliter l’entrée dans les villes, encourager aux nouvelles mobilités, douces et électriques, aux nouveaux modes de voyage ? »

On a bien le droit de rêver, non?

C’est ici,ici

La Montagne magique

Je poursuis ma rencontre avec les grands auteurs contemporains, ceux qui marquent.

C’est un pavé qui prend au moins cent mégaoctets de mémoire!

C’est tout à fait fortuit. Mon inculture littéraire me conduit à Thomas Mann et sa Montagne magique (der Zauberberg). Ma liseuse indique encore 19 heures de lecture, à condition de lire vite, sans s’égarer entre les lignes.

Thomas Mann me rendra moins bavard pendant le temps d’avaler ce roman moderne que je lis petit à petit. J’avais vu « la Mort à Venise » (du même auteur) adapté au cinéma et je m’étais ennuyé. Là je suis en sanatorium à Davos au milieu de malades friqués qui se reposent et qui mangent.

La phtisie va en emporter plusieurs. Sans nul doute! Vu qu’à Davos en 1920 on lutte avec le pneumothorax artificiel intrapleural : par une injection d’air dans la cavité thoracique, entraînant la rétraction du poumon infecté, [on]obtient une amélioration de la maladie.Ce n’est qu’en 1943 qu’on guérira de la tuberculose avec de la streptomycine. Le héros Hans Castorp est venu rendre visite à son cousin malade Joachim. Mais Castorp peine à nous convaincre qu’il est bien portant. Va t-il faire le jeu des médecins?

Faire du vélo autour de Davos est quand même plus agréable que séjourner au sana. C’est d’ailleurs le sana qui a fait au début du siècle passé la réputation du village. Puis plus tard les congrès de milliardaires. En 1952 Thomas Mann a été pressenti pour devenir Président de la République fédérale d’Allemagne.

12 minutes!

le 5 kilomètres en 12 minutes

Je dois vous faire une confidence qui ne vous étonnera pas: la compétition n’est pas mon truc. Je ne vous apprends donc rien. C’est une question plus morale que physique car je considère que la compétition détruit l’homme plus qu’elle ne le sert. Vaste sujet qui fera réagir certainement.

En revanche je n’ai rien contre la culture physique et ses développements sportifs dès lors qu’ils échappent à tout esprit de concurrence.

J’ai relu plusieurs fois l’article dans l’Equipe : l’Ougandais Joshua Cheptegei bat le record du monde du 5000m dans un meeting exceptionnel (12’35 »36)

J’ai fait de tête un rapide calcul, 12 minutes pour parcourir 5 kilomètres équivaut à une vitesse de 25 km/h. Autant que moi à vélo!

L’Ougandais Joshua Cheptegei s’il habitait Thann pourrait mettre 12 minutes pour aller à Leclerc Cernay acheter une tablette de beurre. Mais du beurre, Joshua ne doit pas en manger.

Si Joshua parcourt cinq kilomètres en 12 minutes, moi qui me suis mis au jogging pendant le confinement j’ai encore besoin de…40minutes.

J’ai devant moi une belle marge de progression.

Comparaison n’est pas raison.

Hirnelestein Cernay à pied

Peterbilt avec une cabine couchette de 110 pouces (2,80 mètres), et une cabine de jour. Puissance 350 CV. Pendant les vacances peut servir de camping-car

On ne peut pas le rater. Il est à l’entrée du chemin du Zuhren à Vieux-Thann. Ce camion hors norme vient d’Amérique. Le chauffeur en est-il content? on l’espère pour lui.

Je grimpe à pied et je me trompe en prenant à droite je file tout droit sur la cote 425. C’est idiot. Je grimpe dans un sentier pourri non balisé et j’arrive enfin sur le circulaire qui mène à Iffis.

L’oratoire est occupé par un couple qui tente de se repérer sur une carte. Je pars cette fois sur Hirnelestein. Peu avant d’arriver, un bruit de machine à laver sur ma droite…

C’est l’agrainoir à sanglier qui se met en marche. Je vais sur la placette…le maïs se répand tout autour de la machine pendue en l’air.

A 20 mètres de là, le mirador.

Imparable!

J’arrive au mégalithe d’Hirnelestein. Le hibou m’accueille.

Cernay devant nous depuis le promontoire

Je redescends par croix bleue, tout simplement

7 km fastoche si on ne se trompe pas.

Entre les deux, mon cœur balance

RC520 GRAVEL LTD2 SRAM APEX 1×11

Il faut laisser mûrir son choix. A force de me convaincre qu’il me faut du neuf, j’aboutis à une formule « mi figue-mi raisin » qui consiste à se tourner vers le Gravel.

Mon raisonnement est très personnel. Il n’est donc pas partageable. Ma situation est la suivante…

1/ j’ai un vélo de route en carbone équipé en dérailleurs électriques (2009) qui me donne entière satisfaction même s’il est un peu démodé et j’ai de moins en moins envie de route à cause de sa dangerosité. Ben oui, en prenant de l’âge, on a la pétoche!

Je ne vais pas épiloguer trop longtemps: le comportement routier et des automobilistes et des cyclistes n’est plus acceptable. Je botte en touche sachant que le trafic en Alsace est de plus en plus accidentogène. C’est fou le nombre de types qui commettent des délits de fuite après vous avoir accroché. Notre vie ne compte plus.

2/ j’ai un VTT tout suspendu (de 2013) entretenu en 650 qui ne se fabrique plus mais qui me convient très bien aussi pour aller partout où le terrain est accidenté. Pour sûr à bientôt 70 ans je n’ai plus la force pour faire de grands trucs

3/ il me manque un polyvalent pour faire à la fois la route et les chemins…quitte à le porter sur mon dos quand ça devient « chaud ». Exemple grimper sur le massif par la route et m’éclipser dès qu’il y a trop de monde et dénicher des coins perdus.

C’est ma stratégie pour les prochaines années et peut-être aussi du bike-packing de temps à autre.

Ce sera donc un Gravel puisqu’on les nomme ainsi. Des vélos plus légers que le VTT, moins confortables aussi puisque non suspendus. Avec des gros pneus jusqu’à 38 et des freins à disques.

J’ai encore du temps pour réfléchir, il faut précommander. Inutile d’investir dans des composants dispendieux trop raffinés vu l’usage qui lui sera réservé et en tenant compte aussi de mon inévitable « décroissance » cycliste due à l’âge.

J’ai donc encore le temps de changer d’avis.

Pour nous permettre d’avancer dans la réflexion…

Quel vélo pour demain?

Gravel, réfléchissons avant!

Mon chemin de Croix à Sentheim

Rencontre inattendue, je tombe sur la Vierge Marie en pleine lumière.
Quand j’aborde la digue de Michelbach, les randonneurs sont déjà là en masse. Ainsi qu’en témoigne ce flot de voitures garées en contrebas
Le lac est une petite mer d’huile
Aux Bouleaux, ça bosse sec, comme si l’évêque était attendu
Les Hauts du Soultzbach sont paisibles. Les Aubrac ruminent à l’ombre
Mortzwiller est planqué derrière les arbres
Je traverse fissa Sentheim par les faubourgs du bas

On ne le sait peut-être pas, Sentheim dispose d’un Chemin de Croix fort bien entretenu.

Jésus tombe. Je m’arrête. C’est embarrassant. Mais il y a déjà du monde pour le relever.

Je ne sais pas pourquoi les Chemins de Croix grimpent souvent ici en Alsace. Comme celui de Schauenberg ou de Gildwiller.

Peut-être pour que Jésus qui doit porter sa croix tombe plus facilement?

J’adore la facture très moderne de cette statue de la Vierge à l’enfant. Et c’est un païen qui le dit.Au moins ça nous change des Vierges ripolinées. J’espère qu’un couillon ne va pas oser la peindre un jour.

Toujours est-il qu’une fois arrivé en haut de ce Chemin de Croix de Sentheim, je tombe sur la Vierge Marie en pleine lumière.

Tomber sur Marie le jour de l’Assomption n’est pas donné à tout le monde. Chacun sait que ce jour là, le 15 août, on célèbre à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

Marie tient Jésus encore petit dans ses bras. Perché là-haut dans le vide au-dessus de la Doller, Jésus n’en mène pas large, même si sa mère Marie tente de le rassurer avec un regard plein de douceur.

Sentheim vu depuis la Vierge

Tout de suite après Marie, penser à prendre le pré à gauche qui vous mènera à Bourbach-le-Bas.

Veuillez respecter la pâture et ne pas approcher les bêtes! Yes!
Mairie de Bourbach-le-Bas. Je l’adore
L’antenne Free est dressée. J’ai vérifié, mon Iphone est chauffé à blanc. Voila un édifice de choix pour les autonomistes en herbe
Ici, il y avait un vieil arbre qui mourait paisiblement. Un abruti l’a arraché ainsi que le banc.

C’est un beau parcours pour sexa, voire plus si affinités. Je vous le recommande. J’y ai mis du coeur.

That’s all für Heute

trace GPS

Sausheim revisité

J’ai enfermé dans un carton de vieilles aquarelles de Sausheim, commises en 2010, trop moches à mon goût. Je les « bricole » une à une pour leur redonner vie. Ici les deux petits commerces face à la mairie. Elles témoigneront d’une tranche de vie le temps qu’elles voudront bien.

Enfin il pleut!

J’en profite pour « revisiter » mes aquarelles planquées dans un carton. Elles ont pris de l’âge, comme moi. Je les ai enfermées dans le noir pendant tout ce temps. Les remettre en lumière?

Oui, je les sors, une à une. Certaines mériteront d’être réhabilitées par leur auteur, un peu comme si je décidais de les lever d’une indignité pour cause de laideur.

Sentheim-Lauw à pied

Chapelle Sainte Anne à Sentheim

Je marche à l’ombre.

Quittant la chapelle Saint Anne de Sentheim fraîchement restaurée avec un beau crépi tout neuf, je constate que je me trouve sur ce qui ressemble à un ancien ballast.

La Doller à Lauw

De part et d’autre du sentier, un fossé. C’est donc que la main de l’homme est passée par là.

Effectivement ce secteur était pourvu en voie ferrée jusqu’en 1920. Je ne parle pas du train de la Doller dont la ligne fut déclassée après Sentheim le 26 juillet 1973.

La bibliographie parle d’une voie normale Montreux-Laux et d’un tramway Belfort-Sentheim et une ligne étroite de 0.60m.(source Sentier de la mémoire Gildwiller)

Puis dans la forêt on traverse la Doller à l’aide d’une passerelle dont les piles en pierre témoigne d’un ancien pont ferroviaire.

Pour l’heure nulle mention.

Mais en arrivant à Lauw, on a conservé des bornes en langue allemande…qui doivent correspondre à la ligne de la Doller et ne pas évoquer cette ligne de Montreux construite en 1916 et fermée en 1918 à la fin du conflit.

Concernant la fameuse ligne reliant Montreux à Lauw on peut voir des détails ici…elle n’aurait duré que 2 ans!

Borne à 67.5km de la frontière
Un riverain a racheté le clocher de Lauw
Lauw au temps de l’industrie
boite à livres généreuse à Lauw
château d’eau de Mortzwiller 1968
Je vous salue Marie
6 petits kilomètres en forêt à l’abri de la chaleur

Autres sources concernant les installations ferroviaires…

source

Il en fut ainsi de celles de la gare de Sentheim qui, considérée comme un nœud ferroviaire stratégique pour l’armée française, fut bombardée en 1916 : un chemin de fer à voie de 60 la reliait à Belfort via la forêt de Mortzwiller ; il fut démantelé après la guerre. Une autre ligne, à voie normale celle-ci, établie entre les gares de Lauw et de Montreux-Vieux, assurait le ravitaillement des troupes françaises ; intégrée au réseau civil, elle fut déferrée en 1925 faute de voyageurs.(source)

Quel vélo pour demain?

Un Gravel confortable et robuste?

Quel vélo pour demain?

Vaste sujet! Pourtant il faut bien se poser la question et tenter d’y répondre. D’aucuns pensent que le réseau routier secondaire est appelé à péricliter. Absence de moyens pour entretenir nos routes départementales (380.000 km) du fait de la paupérisation des finances décentralisées, croissance des besoins en infrastructures périurbaines et en voies rapides, phénomène d’appauvrissement des zones rurales, le tout forme un ensemble concourant au délaissement du réseau routier peu emprunté.

Le cycliste de demain se doit donc d’en tenir compte pour choisir son futur vélo.

Un Kona avec garde-boues?

Rouler avec des machines ultra-légères et dotées de pneus fins n’est plus la solution. Plutôt l’oublier. Le VTT? oui mais…le VTT reste lourdingue et peu véloce. C’est donc vers une machine intermédiaire qu’on se tournera, un genre de machine à tout faire, route, chemin, courses en ville et voyages à sacoches.

Ce qu’il nous faut ce sont des machines à la fois solides et roulantes pour affronter des routes mal entretenues, confortables sur le plan des postures et polyvalentes pour exploiter toutes les ressources d’un itinéraire tantôt roulant tantôt mal pavé.

Qu’on les nomme Gravel, Tout Chemin, Trekking, peu importe, ils ont tous en commun d’être adaptés à la polyvalence que nous recherchons.

Un Génésis?

Autant dire que l’équation n’est pas simple.

Ne nous leurrons pas: la France ne sera jamais les Pays-Bas, pas même l’Allemagne et leurs immenses réseaux cyclables dédiés, sécurisés et entretenus. Ce n’est pas dans notre culture politique. Il suffit pour s’en convaincre de constater combien les associations militantes urbaines éprouvent du mal à se faire entendre.

Alors sur route, n’espérons pas être entendus avant longtemps. Pour aller de A à Z, il faudra continuer d’échafauder des plans d’évitement de tous les pièges qui nous menacent en secteur périurbain pour quitter la ville ou y revenir. Savoir que le chemin derrière le Midas nous permet de contourner la rocade et que le grillage le long du Lidl est justement découpé pour éviter la nationale, et que la passe à animaux sous l’autoroute, c’est aussi pour nous, faute de passerelle, le seul moyen pour rejoindre notre zone de quiétude.

Triban

C’est un peu notre anarchie joyeuse chère à Pierre Sansot. Elle va certainement durer cette anarchie joyeuse et elle n’est pas pour me déplaire.

Dans cette démarche de recherche du meilleur compromis, il y a les composants…

  • le cadre: acier ou alu ou carbone ou titane? personnellement j’élimine carbone et titane, j’aurais trop de peine à les martyriser dans ma campagne vosgienne
  • les roues: solides, bien rayonnées et compatibles sans chambre
  • les pneus: pouvoir monter du 38
  • les transmissions: mono-plateau ou pas? je ne me suis pas encore fait une religion. Faut-il gagner en poids, en prix avec du mono-plateau en sachant que l’entretien chaine et cassette en pâtira?
  • les freins: acceptons les disques hydro-méca puisqu’en chemin il est démontré que c’est mieux que le patin sur jante.
  • les réservations du cadre pour fixation de garde-boues et sacoches

Puis viendra l’heure du choix final et la dose « émotionnelle », je veux parler du prix qu’on est prêt à mettre et de la marque. Je l’ai déjà écrit, actuellement Décathlon me surprend car il est capable de nous montrer la voie avec sa gamme…tout en restant abordable. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse!

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Spécialized Séquoia

Alors c’est là qu’intervient la qualité des composants et le poids global. Inutile de tergiverser, le poids ne devrait plus être un argument majeur sur une machine qui se veut avant tout polyvalente.

Ce sera donc entre 10 et 12kg sans les pédales. Avec une telle marge voici la liste des vélos en vue sur le marché

Triban 500/520 Décathlon650/850€
KONA Sutra AL/ ROVE1000/1500€
Spécialized SEQUOIA1200€
GENESIS Croix de Fer 201600€
Je ne vous dis pas celui que je préfère. Devinez?

Vous allez en trouver beaucoup d’autres…et parfois plus chers. Tout dépend du prix qu’on est prêt à accorder à notre plaisir.

Méfiance avant d’acheter: penser au SAV et être sûr que vous avez vraiment besoin de ce vélo si celui en votre possession vous donne déjà parfaite satisfaction.

Giratoire à Thann

Pas facile de faire un rond en pente.

Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.

C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.

Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.

Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.

Dommage!

La vélorue en question

vélorue à Mulhouse

Si la rue piétonne est à présent passée dans les mœurs, il n’en va pas de même pour la vélorue.

La vélorue est une rue affectée aux vélos prioritairement et où les voitures doivent rester derrière.

C’est une façon de limiter peu à peu le trafic automobile dans les centres urbains sans pour autant l’interdire totalement.

Seulement la réaction des riverains ne s’est pas fait attendre là où le dispositif est expérimenté.

Ainsi qu’en témoigne cette habitante de Mulhouse qui s’exprime dans les colonnes du journal DNA…

CES VÉLORUES QUI FONT FULMINER.- La Mulhousienne Cynthia semble particulièrement remontée contre les vélorues. « Nous habitons au Nouveau Bassin et sommes pour le moins gâtés par ce nouveau dispositif. De chez nous au Diaconat Roosevelt, c’est un parcours du combattant, notamment avenue de Colmar, devant le cinéma Palace. Et pour le retour par l’avenue Kennedy, c’est encore pire. Une seule voie avenue de l’Europe et allée Nathan-Katz, la deuxième étant déclarée vélorue également. Ces deux parcours sont des entrées/sorties de ville, faut-il le préciser ? Est-ce que les concepteurs de cette idée fumeuse se rendent compte qu’ils isolent le centre-ville des visiteurs venus des villes voisines ? Notre municipalité veut-elle tuer le commerce du centre-ville ? On me rétorquera qu’il y a le P + tram, sauf que tout le monde ne veut pas utiliser ce système. Cette soi-disant politique verte me révulse, d’autant plus que nous avons le premier constructeur automobile à une dizaine de kilomètres qui procure un travail à des milliers de personnes […] Depuis quand les cyclistes sont-ils les meilleurs touristes et consommateurs ? On n’entend parler que de recul du tourisme en France du fait de la désaffection des étrangers et on dégoûte les locaux par des mesures débiles. De grâce, madame, messieurs les politiques, appliquez votre programme et arrêtez cette politique prétendument écologique qui n’est en fait qu’une immense démagogie. »

L’argument de la perte de vitalité commerciale est souvent évoqué sans jamais qu’une preuve y soit apportée. Sans Vélorue, le commerce mulhousien est déjà en berne du fait des grande surfaces périurbaines. Derrière cet argument se cachent en fait ceux qui refusent de considérer que la voiture est une source importante de pollution en ville préjudiciable à tous, riverains comme visiteurs.

En revanche on comprend que les citadins qui misent sur le tout-voiture pour se déplacer soient particulièrement circonspects face à cet intrusion du vélo en ville devenu outil de distanciation physique du fait de la Covid.

Une vélorue à Oss. Les bandes situées de chaque côté de la rue font office de bandes rugueuses et rétrécissent visuellement la chaussée. La bande centrale est légèrement surélevée pour servir également de bande d’avertissement et pour obliger les automobilistes à dépasser à bonne distance (en se déportant complètement sur la voie opposée).

SOURCE Jeanne à Vélo

Piste d’Aspach, des dégradations causées par le monde agricole

Agriculteurs et cyclistes, une cohabitation pas évidente

De plus en plus souvent en Alsace, les agriculteurs se chargent d’implanter sous les chemins ruraux des canalisations pour irriguer leurs champs.

Des travaux dont on peut se demander s’ils ont exécutés légalement…ou avec les autorisations nécessaires telles que la Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) pourtant obligatoire sur domaine public. J’ai des doutes car souvent les cyclistes sont mis devant le fait accompli sans affichage préalable des travaux, sans panneaux et en une journée le tour est joué.

C’est le cas sur la piste cyclable de Leimbach à Aspach encore dénommée rue du Traineau, la seule piste d’Aspach, empruntée par les cyclistes qui se rendent vers le massif et qui évite ainsi la D103 très fréquentée et peu large.

Des graviers envahissent la route à hauteur de la ferme, les virages sont défoncés par les engins agricoles et les traversées souterraines héritent de revêtements bâclés en béton.

La dernière tranchée réalisée sur la piste a été rebouchée grossièrement avec du béton. (Travaux peu professionnels). Si on peut admettre un béton maigre en matériaux de rebouchage, la couche de surface doit être remplacée à l’identique.

Pour qu’un riverain puisse effectuer des travaux sur une voirie publique, il faut y avoir été préalablement autorisé par l’autorité responsable. C’est ce qu’on appelle une autorisation d’occuper le domaine public. A moins qu’il s’agisse d’un chemin de l’association foncière…ce qui n’est pas mentionné dans le PLU de la commune.

Dans l’affirmative, ces travaux doivent respecter une certain nombre d’obligations dont celle d’être réalisée en conformité avec les règles de l’art et les prescriptions réglementaires, avant, pendant et après les travaux.

Or que constatons-nous?

1/ les travaux sont exécutés sans préavis et sans mise en place de déviation pour les usagers que sont les cyclistes

29 mars 2018, la piste transformée en bourbier

2/ les travaux sont le plus souvent exécutés à la hâte sans toujours respecter les régles du métier.

3/ les rebouchages, les compactages, et les revêtements sont systématiquement réalisés sommairement sans remise en état à l’identique.

Corrélativement, ce sont les usagers cyclistes qui sont les premiers impactés par ces imperfections: des revêtements disjoints, des rives rongées par les engins et des gravillons qui vont perdurer pendant des années et qui mettent en danger la sécurité.

Que dit le Plan Local d’Urbanisme d’Aspach/Michelbach?

La commune est traversée par le seul itinéraire cyclable départemental «Aspach-le-Bas-Thann-Kruth». Cet itinéraire, en provenance de Leimbach, traverse la commune d’Aspach-le-Haut par la rue du Traineau et la RD34. Aucun aménagement n’a été réalisé dans la commune. Il ne s’agit que d’un itinéraire fléché et non tracé au sol. Aucun itinéraire cyclable ne passe ni à Michelbach, ni à Aspach-le-Haut-gare.

(ADAUHR181P.L.U. d’ASPACH-MICHELBACH Mai 2018 Etudes préalables 6.1.2.Pistes cyclables)

Comme la tranchée d’Aspach est récente, je vais écrire au maire d’Aspach-Michelbach pour lui faire part de la situation…et recueillir son avis

Affaire à suivre…

voir toutes les images

Bernard va bien

Bernard était tombé à VTT à Chalampé alors que nous terminions notre tour du Haut-Rhin.

lire ici le récit.

Une méchante luxation du pouce l’a contraint à arrêter le vélo provisoirement.

Lundi, on lui ôtera la broche qui immobilise son doigt. Mardi il reprendra le bateau (Bernard habite la Corse) et mercredi il sera au séjour des Cent Cols à Chessy-les-Mines.

Il m’a confié qu’il se limitera au vélo de route pour sa prochaine reprise.

Tout va donc bien.

J’ai posé le lapin

Salut Oscar!

J’ai posé le lapin au sol. Il a couru manger vers sa caisse. Moralité: poser un lapin n’est pas toujours immoral.

Ma rando du jour était conditionnelle. Donner à manger au lapin. Mais avant cela, j’ai voulu tâter un peu la pente autour de chez moi car la chaleur n’était pas encore là.

A Rammersmatt, j’ai pris Bourchach-le-Haut, puis le col du Schirm.

Vous ne m’avez pas vu? Je montais avec Elégance. Elégance est à mon avantage, elle monte mieux, elle s’octroie quelques frivolités de danseuse d’une pédale sur l’autre les fesses en l’air, ce dont je me garderais bien dans un état normal.

Puis je me suis installé devant la cabine de France Telecom. La démarque est totale. Comment le marketeur en chef FT peut-il accepter de voir sa marque ainsi trahie? et sa cabine remplie de bouquins de seconde main?

Maintenant il y a plein d’annuaires à l’intérieur. Le 22 à Katmandou? pas de problème le Guide du Routard est là.

Après les lacets de Houppach tous lisses, j’avais le vertige comme sur un Circuit des Neiges. En pleine ivresse, j’ai manqué le mur du mécano de peu.

Carrefour Hahn, je me suis arrêté devant la fontaine surmontée d’un Manneken-Pis.

Pisser en tenant un chapeau chinois sur sa tête est un exercice périlleux. Les dames installées derrière la vitre ont ouvert les ombrelles par crainte qu’un vent contraire venu du creux de la vallée ne projette les effluves sulfureuses du Manneken-pis.

Quand je suis arrivé au lac de la Seigneurie, le gérant masqué m’a interpellé, « si vous voulez boire un coup, allez chez mon confrère, à coté… »

Puis j’ai repris ma route jusqu’à Lapinou.

Le carnet de voyages

Le Pont au lac de Joux

Le croquis aquarellé permet d’alimenter ses carnets de voyages. Beaucoup s’y adonnent. En plus le croquis accepte le pardon si des erreurs sont présentes. Ce ne sont que des esquisses pour mémoire d’un coup de cœur fugace.

Peint sur place aux Pays-Bas un jour de pluie, je n’avais pas d’encre avec moi

Le croquis aquarellé est donc appelé à faire « une mise au propre » plus tard, à la maison si le cœur nous en dit.

A la différence de l’aquarelle, on dessine des contours d’abord avec de l’encre, puis on colorie des masses sans chercher à détailler.

Le rendu est parfois intéressant…comme il peut être décevant.

Sur mon vélo, difficile de peindre, je ne prends que des photos que je convertis en croquis une fois rentré. Il est vrai que je transgresse un peu la règle.

Mais le croquis, c’est aussi un peu l’esquisse du futur. Il permet les recadrages, l’harmonie des tons et des volumes, d’essayer divers plans.

J’arrête là car je me rends compte que j’en parle mieux que je n’en peins.

Les potins du lundi

Derrière le masque anti-covid se cache l’impuissance scientifique face à l’épidémie

C’est une mascarade.

Après la crise de Covid, la crise de masque!

La République est saisie d’une épidémie aiguë de masques. On en trouve dorénavant partout, des masques. Et la grande question qui se pose est de savoir si le Pays va offrir le masque aux plus nécessiteux de nos concitoyens. La France est une terre fraternelle, elle ne l’oublie pas. Elle est même socialiste jusqu’au bout du nez.

Soyons généreux avec nos masques depuis que nous croulons sous les arrivages. Les têtes de gondoles des grandes surfaces rivalisent d’audace depuis que le marché du masque est devenu une marque de salubrité publique.

  • Et vous ma chère, où achetez-vous vos masques?
  • A l’Aldi, pourquoi?

Le port du masque est devenu très tendance. Les quartiers chics en sont friands. Les marchés aussi. Les grandes villes commencent à édicter des règles très sélectives selon le quartier, la rue et aussi selon les heures…comme à Paris ou à Nice.

Égoutiers en colère

Les égoutiers sont en émoi et commencent à alerter leurs syndicats: si le masque jetable se généralise, on risque de boucher les égouts et même les stations d’épuration. Quelle chiotte si les WC se bouchent à cause des masques! Normal: un masque jetable et bientôt gratuit, comment s’en débarrasser autrement? De quoi rendre les Verts fous de rage!

Une appli pour smartphone va bientôt sortir. Couplée à votre géolocalisation, votre vibreur vous avertira quand le port du masque sera exigé…en attendant la sortie du masque automatique qui remontera tout seul sur votre nez grâce à un ingénieux système connecté.

Je me prépare à porter le masque pour mon jogging du soir et pour ma sortie VTT du dimanche matin, un genre de toro-piscine pour le nez et la bouche

Finalement je me demande si l’Etat n’a pas choisi de botter en touche avec le Covid. Comme plus personne parmi les sachants ne sait comment venir à bout de cette épidémie depuis que le professeur Raoult a choisi de se taire, alors on a finalement choisi le masque comme antidote. Une sorte de cautère sur une jambe de bois.

Et maintenant, lavez-vous les mains!

Les inconduites à risques

Le mal se diffuse à nouveau mais on se garde de nous dire où. Je veux parler encore une fois du Covid-19. Tout se passe comme si plus personne ne maitrisait rien dans la reprise de l’épidémie. Maintenant qu’on a ouvert les vannes en grand de la transhumance estivale, chacun fait comme il veut. Mes voisins turcs partis chez eux pour leurs vacances vont-ils pouvoir revenir sans encombre? Les règles évoluent de jour en jour…

On verra bien à la rentrée lorsqu’il va falloir affronter ensemble toutes les thromboses du virus maléfique, les surcharges de Pôle-Emploi…et la petite grippe saisonnière annuelle en prime.

Cycliste malgré tout

Je ne sais pas si le Tour de France aura lieu. Pour faire un peu de vélo, j’imagine tous les miasmes que rejette un cycliste de compétition lors d’un sprint. Pas seulement parmi le peloton mais aussi parmi les spectateurs avec les bidons projetés en l’air. Pour que le Tour reste inoffensif, il faudrait écarter les spectateurs ou les protéger derrière d’immenses plaques de plexiglas.

Le Tour commencera pas un prologue à Nice. Se tirer la bourre sur l’Esplanade, voila de quoi tester l’efficacité des masques par les Niçois! Réponse avant l’arrivée aux Champs…

Les Niçois sont invités à tester leurs masques lors de la première étape du TDF 2020

Sinon, il reste l’impensable: que le Tour se fasse avec lenteur, sans dépasser les 20 km/h, le maillot jaune devant fermer la marche

Ce ne sont pas les assemblées de cyclistes qui inquiètent dès lors qu’on ne se crache pas à la figure et qu’on évite « de toucher à tout » sans discernement. Si nous gardons nos distances tout ira bien. Mais plutôt éviter les pots de fin de journée où l’on se raconte des histoires.

En revanche, j’ai des craintes pour les assemblées rapprochées, celles des plages, des bars et des équipes de foot. On a vu que l’équipe du Racing de Strasbourg est à genoux et qu’elle est suspectée d’avoir contaminé Montpellier lors d’un jeu amical et sans troisième mi-temps, dit-on! Des joueurs qui coûtent bonbon sur le flanc, ça fait désordre et nul doute que les tribunaux vont avoir du mal à rétablir les scores des parties en présence.

Finalement je vais choisir l’inconduite intérieure. Beaucoup moins risquée!

Mise en Joux à VTT

Nos amis suisses des Cent Cols organisaient samedi 8 août une rencontre VTT autour du lac de Joux (Jura suisse).

Trente participants au départ au col du Mollendruz à 1180m au-dessus du lac de Joux.

Les cols grimpés

– Col du Pré de l’Haut (CH-VD-1306a)
– Col des Croisettes (CH-VD-1312)
– Les Vyfourches (CH-VD-1045)
– Col du Mont d’Orzeires (CH-VD-1061)
– Col des Epoisats (CH-VD-1079)
– Col du Golet (CH-VD-1154)
– Col d’Agiez/Plâne (CH-VD-1111)
– Col de Pétra Félix (CH-VD-1144)
– Col du Mollendruz (CH-VD-1174a)

L’histoire

Direction Le Pré de l’Haut Dessous. Christophe et son beau gravel en Titane

Le départ est bon enfant on commence par descendre le col du Mollendruz et son immense parking goudronné par la route, puis l’on prend un chemin « gentil » qui nous mène au sud (km4) au col du Pré de l’Haut Dessous (1306m)… Ainsi l’on découvre toute la magie des mots jurassiens.

Pierre qui a organisé cette belle rando accompagné de Yann

Aux Croisettes, le col des Croisettes (1312m)…

Il n’y a pas que l’herbe qui est plus verte chez nos voisins suisses, les chemins sont asphaltés comme sur une autoroute
vélomaxou in live (image Jacques L.)
Un compatriote du Bas-Rhin en tête
Jacques teste son tout nouveau VTT Kona
Michel avec le sourire
Notre vétéran de l’étape, jamais le dernier dans l’épreuve
François, notre rédac-chef de la revue Cent Cols

Puis l’on longe les hauteurs du lac avant de le rejoindre par la route qui mène à Le Pont. Le Pont ressemble à une station balnéaire avec ses touristes, ses pédalos, sa plage et son train.

La magie changeante des paysages à vélo
En Suisse, on arbore son drapeau. Y compris sur les étables
Image du lac de Joux saisie en roulant

En été, on dit que l’eau du lac peut atteindre 24°C
Passage à niveau de Le Pont. J’ai les noms de tous ceux qui sont passés au rouge clignotant!

On ira ensuite chercher un modeste col (km14) sur une colline qui jouxte le plan d’eau, les Vyfourches (1045m) au centre d’une grande prairie verdoyante.

La Dent de Vaulion face à nous qu’on escaladera plus tard…
ça roule! finalement le VTT c’est fastoche…

A Charbonnières, on longera l’Entonnoir de Bon Port par un sentier agréable qui débouche à la Torne.

L’entonnoir du Bon Port. Toute une histoire industrielle à retrouver ici
Image floue. Dommage! je photographie derrière moi tout en roulant et ça ne marche pas à chaque fois

Au km20 on montera à la queue leu-leu en direction de Vallorbe jusqu’au col du Mont d’Orzeires (1061m), col routier de grande circulation qui nous oblige à « faire les bordures ». Dans ces grandes processions de cyclos, j’ai pris l’habitude de laisser de la marge avec celui qui me précède.

On revient à Le Pont, et on commence à retrouver nos terrains de prédilection, les chemins non carrossables aux véhicules urbains. Mon voisin suisse me dit que le sentier permettait jadis le charroi de la glace du lac vers les capitales pour les hôpitaux, les restaurants, y compris Paris!

On quitte le lac pour entamer la longue montée à la Dent de Vaulion
Au début on chemine gentiment avec les marcheurs au fur et à mesure qu’on s’éloigne du lac

Mais notre souffle deviendra court après le col des Epoisats (1079m) km25. C’est qu’il nous faut grimper à la Dent de Vaulion située à 1400m d’alitude avec des passages de 20% sur la partie sommitale. Au milieu des marcheurs, chacun hisse son vélo comme il peut, soit en poussant dans d’improbables sentes qui serpentent entre la roche soit en portant le vélo à l’épaule. Mon voisin marcheur emprunte la voie nord tandis que je prends à l’estime la voie sud.

vélo qui dort devant le lac de Joux
la fin de la grimpée sera éprouvante, la chaleur ne nous facilite pas la tâche

On arrive enfin! le spectacle du lac est magnifique…et l’on s’adossera non loin face au massif du Mont Blanc immaculé dans le soleil, le temps de savourer le paysage…et nos sandwichs bienvenus.

la nourriture céleste…
…et la nourriture du ventre

Au km 33, le col du Golet (1154m) et le col d’Agiez ou col de Plane (1111m), voisin.

Avec un routier, c’est plus périlleux. Bravo!

On atteindra le col de Péra Félix (1144m) en cheminant à mi-pente jusqu’à la route de la Vallée…et on achèvera notre parcours en rejoignant le col du Mollendruz (1174m), terme de notre périple dans le Jura suisse.

Sur la route de Pétra Félix. Une simple formalité.

Il y a du Joux partout

Il faut se pencher sur le vocable pour le trouver dans le Jura avec le lac de Joux, dans le Rhône avec la commune de Joux, le col de Joux Plane dans les Alpes au départ de Samoëns. Joux viendrait de Jupiter, nom de dieu!

Bref, hier j’ai fait joujou autour du lac de Joux, celui de nos amis suisses situé dans le massif jurassien à 1004m d’altitude.

Pour s’y rendre, il faut traverser le Doubs du nord au sud jusqu’à Pontarlier, passer la frontière franco-suisse à Vallorbe où coule l’Orbe. La douane est gentille, elle ne stocke que les candidats à la vignette autoroutière sur la file de droite.

Le circuit du jour comportait 9 cols, 45 km et 1000m

Voir le parcours GPS

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L’esprit « Cent Cols » vous plait? comment nous rejoindre

Vélomaxou est membre des Cents Cols n°6785

Pourquoi ce titre « Mise en Joux à VTT »? Ce n’est qu’après l’avoir publié que j’ai réfléchi à l’ampleur du titre. Au départ j’ai voulu attirer l’attention par l’erreur orthographique…et pour compliquer la chose, j’ai ajouté un e à mis. Tiens une vététiste mise en joux, ça m’intéresse. Mais les lecteurs perspicaces ne s’en laissent pas compter.

Si l’on est mis en joue par un chasseur qui épaule son fusil près de sa joue confondant VTT et sanglier, ce que je ne souhaite à personne, on peut être aussi sous le joug d’une condamnation ou sous le joug d’une puissance divine.