Auteur : velomaxou

Quand Vieux-Thann bricole pour les cyclistes

Vieux-Thann dirige les cyclistes dans le feu piéton, puis sur le trottoir du pont de la Thur; ça c’était avant. Maintenant vous allez voir comment Vieux-Thann a cru régler cette anomalie à bon compte.

Quand Vieux-Thann bricole, il met les cyclistes en danger. C’est le constat d’ incompétence de nombre de municipalités que je connais bien. On fait de la bidouille avec la signalisation horizontale et on s’estime libéré du problème.

Heureusement que les associations militantes sont là pour donner des conseils sur la base de références éprouvées et validées.

Tous les cyclistes amenés à traverser Vieux-Thann, ils sont nombreux, savent combien la traversée est inadaptée au flux de deux-roues non motorisés. Chacun sait qu’à Vieux-Thann la Voie Verte est interrompue, alors on est dirigés sur le trottoir. Un trottoir non conçu pour recevoir piétons ET vélos.

La traversée du pont de la Thur était encore plus problèmatique puisqu’un feu piéton a été installé sur le parcours cyclable.

Comment nos édiles ont-ils résolu le problème?

Vieux-Thann a cru bien faire mais c’est raté et dangereux, en plus il manque le panneau balise de priorité

Tout simplement avec un peu de peinture qui vous dirige sur la chaussée. Non, on ne fait pas sortir des cyclistes comme ça sur la chaussée sur un axe de passage élevé.

Une installation qui met en danger les cyclistes que nous allons contester avec le CADRES THUR-DOLLER. Il est en effet inadmissible d’engager les cyclistes sur la voirie sans un aménagement protégé.

Quelles sont les recommandations du CEREMA pour faire une fin de bande cyclable?

Ce qu’il convient de faire à Vieux-Thann est figuré sur le schéma du haut où le cycliste quitte la bande cyclable en sécurité
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Faut-il tutoyer la montagne?

Mon parcours du jour

Depuis que je suis au pied des Vosges, on imagine que la montagne m’est devenue familière. Je vous rassure, je ne bénéficie d’aucune clémence quand j’aborde la pente près de chez moi. Elle ne me sera jamais assez familière pour que je la tutoie, au contraire, elle ne m’inspire pas confiance: face à elle, je suis toujours dans le doute. C’est certainement psychanalytique, mais la montagne reste pour moi un mystère, je ne l’explique pas, elle semble difficile et facile à la fois, je la prends avec conscience comme un défi qui met en jeu à la fois le mental et le physique.

C’est Maxou?…Oui!..Je suis connu et reconnu; ça me fait plaisir quand un cycliste sympa avec un beau vélo au guidon gainé de cuir m’aborde. On discute vélo, itinéraire,…bref de tout ce qui nous rend complice.

Le col est ouvert dans les deux sens, plus aucune trace de la neige.

Puis je reprends ma route, Bitschwiller-le Hundsruck. Je trouve cette grimpée là très physique avec un « pentomètre » qui passe à 14% avant le Plan Diebold-Scherrer. Je ne m’insurge pas car la montagne est insensible en dépit du revêtement tout neuf. J’arrive finalement en vue de la Fourmi en ayant utilisé toutes mes ressources. Je ne vais pas me mentir, c’est toujours aussi dur que l’année d’avant.

Le Schirm est une formalité; je croise des ACTF en nombre qui s’attendent en haut. Puis j’aborde la Seigneurie qui file vite avec le puissant vent d’est.

A Eteimbes, j’arbitre pour sauter d’une vallée à l’autre. Je zigue et je zague à l’estime jusqu’à Diefmatten. A Aspach-le-Bas, je ne trouve plus Matthias dans sa voiture. Il a du déménager une nouvelle fois.

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Campagne pour le casque en Allemagne

La ministre de la famille Franziska Giffey participe à la promotion du casque à vélo sur sa page Facebook

L’Allemagne mène actuellement une campagne destinée à promouvoir l’emploi du casque à vélo en ville.

Tollé chez les féministes allemand(e)s, la promo pour le casque du ministère des transports met en scène une femme en tenue légère portant un casque. La campagne risque de faire un flop. Elle a au moins fait parler d’elle jusqu’en France.


Affiche de campagne « C’est vraiment moche. Mais ça sauve ma vie ». C’est curieux une affiche allemande rédigée en anglais…

En France, on n’en est pas là. Pas de campagne en faveur du casque. La FUB s’oppose depuis toujours à une quelconque obligation de porter le casque. Les raisons sont multiples; selon la FUB, le casque handicaperait l’essor du vélo en ville en obligeant les cyclistes à emporter le casque avec eux une fois le vélo stationné…

Les potins du lundi

Je pourrais vous parler ce matin comme on le fait dans les stammtisch d’Alsace. De tout et de rien tant le bavardage libère le ressenti, les rancœurs, les bonheurs. Vous dire que c’est un crève-cœur de voir les charcuteries Tempé liquidées, le cochon n’étant plus porteur après tant de séismes cardio-vasculaires et cette vague de véganisme qui balaie tout sur son passage, ou encore de Manurhin qui se désespère de ne pouvoir redémarrer son commerce de flingues faute d’agrément d’Etat. Non, ce que je vais vous dire ce matin relève aussi du café de comptoir mais dans un autre domaine.

Pourquoi le tram-train de la Thur est aussi mal aimé?

Parce que ses détracteurs ont choisi dès le début de lui faire la peau. Des détracteurs? Oui, les inconditionnels du TER, les utilisateurs frontaliers, ces navetteurs contraints, se sont sentis grugés dès le départ. Faire rouler un tram sur une voie SNCF, c’était le plus mauvais choix à faire selon eux. Arrêts fréquents, absence de confort, et temps de trajets accrus. Pour les partisans du TER, si le tram-train a été construit jusqu’à Thann, c’est uniquement pour que l’agglo de Mulhouse atteigne la taille requise pour bénéficier d’un tram dans sa ville.

Guebwiller va attendre longtemps avant de revoir un train revenir devant sa gare: plus aucune ligne de train ne doit posséder sur son trajet des passages à niveau. Construire un pont pour la D83? faut pas rêver!

A nous de vous faire préférer le train! Je ne sais plus si ce slogan de la SNCF a existé un jour ou si je l’ai inventé. Utilisateur occasionnel du train, j’ai pris le tram-train de la vallée de Thann pour me rendre vendredi à l’Assemblée Générale du CADRES Mulhouse.

Je me suis un peu forcé, histoire de ne pas prendre ma voiture comme 95% des habitants des lieux. Ma fibre écolo a gagné.

Première déconvenue, le tram-train n’arrivera que dans 20 minutes. Je m’installe au volant de ma voiture sur le parking de la gare et j’écoute la radio. La SNCF n’y est pour rien, il suffisait que je me renseigne sur l’horaire. Vingt minutes, c’était le temps du voyage, en voiture. Bon, admettons!

Deuxio, je veux prendre mon billet. Il est 17h45 et le soleil qui descend lentement sur le Thannerhubel rend l’écran du distributeur illisible. Je tourne la grosse molette à l’estime sans voir ce qui est sélectionné…Au bout de deux cycles, j’obtiens mon billet cartonné.

Je monte dans le tram-train. Un visage barbu se penche sur moi. C’est le contrôleur. Il n’a pas perdu de temps. Je suis en règle. « N’oubliez-pas de composter au retour! » Au retour, j’apprendrai que le contrôleur a été chic avec moi car le billet de tram-train doit être composté sur le quai de la gare et pas dans la voiture du tram comme je l’ai fait…quel novice ce Maxou!

A propos de billet de train, vous avez vu le coût des prunes affiché dans toute les gares? ça fait froid dans le dos. Dès le 20 mars, pour améliorer la sérénité et l’équité de tous pendant le voyage, les règles de régularisations à bord de vos trains changent. La sérénité et l’équité? vous êtes sûrs?…moi ça me fout la trouille…

Des prunes dissuasives.

Notre tram-train est confortable. Pas suffisamment en tous cas pour les habitués qui mettent les pieds sur la banquette en face. Ce genre de comportement m’insupporte et j’imagine que nombre de voyageurs potentiels renoncent au train à cause de ces incivilités. J’en fait partie. Un ami a fait la remarque à l’un d’eux. A sa descente du tram, un comité d’accueil l’attendait. Gardons-nous donc de toute remarque provocante!

A Cernay, une effroyable gamine de six ans environ est montée à bord avec sa famille. Son jeu jusqu’à l’arrivée a été de parcourir le couloir central pendant tout le trajet en courant et en se traînant à plat ventre comme un Océdar. Un vrai démon! Jamais un parent n’est intervenu.

Au retour, j’apprendrai par un ami que mon billet n’était pas le moins cher (!), et nous ferons un kilomètre à pied le long des quais pour passer le temps car nous sommes arrivés trop tôt avant l’arrivée du train. Pourtant quand je stationne avec ma voiture à Mulhouse, mon smartphone me prévient de la fin de mon stationnement payant un quart d’heure avant, mais la SNCF ne sait pas me prévenir de l’arrivée de son train.

A nous de vous faire détester le train.

Les biffins contre les jaunes

Le Gouvernement est en ordre de bataille dispersé. Macron rentre en pétard du ski, Castaner liquide son préfet de police…et pour faire bonne mesure le Sénat en remet une couche avec l’affaire Benalla. Il est fait appel à la troupe pour défendre le Fouquet’s attaqué par les Gilets jaunes. Les pétochards se demandent ce qui se passerait si on subissait une vraie attaque de Trump ou de Poutine…

Le Fouquet’s, son charme intemporel demeurera t-il?

C’est un très mauvais message à l’adresse des citoyens de semer l’idée qu’un ennemi intérieur est parmi nous. L’action des Gilets jaunes est un spectacle bon enfant qui n’a rien à voir avec un mouvement insurrectionnel. Non, un vrai mouvement insurrectionnel pourrait ressembler à la rigueur à celui des grèves de la sidérurgie en 1979 où les manifestants neutralisaient des voies ferrées, des moyens de communication radio et des systèmes énergétiques. Ici, nous n’avons rien de tout cela, juste quelques symboles du capitalisme bling-bling donnés en spectacle avec des feux de Bengale sur les chaînes d’info en continu. Rien de comparable avec les lanceurs de balles de défense qui éborgnent les manifestants. Le pire pour Macron, qui n’en peut mais, est donc loin d’être arrivé. Les gesticulations du pouvoir sont d’un ridicule qui confine à l’excès.

L’ultra-gauche aurait donc quelques vertus, celle au moins de réveiller nos consciences face à l’endormissement du bon peuple par le dogme libéral incarné par Macron. Son Grand Débat est en train de faire « pschitt » et les Européennes se présentent sous un jour peu reluisant pour la classe dominante et sa doxa qui veut briser nos valeurs communes, services publics, enseignement, retraites, sécurité et justice sociales.

Curieux positionnement politique qui venant d’un sexagénaire féru de chose publique est pour le moins déconcertant. Je n’en rougis pas. Péché avoué est à moitié pardonné diront mes compagnons de route plutôt discrets sur ce registre de la citoyenneté. Je m’attends à devoir encore prendre parti prochainement pour l’Europe des peuples et contre l’Europe du libéralisme économique. C’est un devoir pour nous tous.

Quel titre?

Ce matin une fine brume sur la campagne

Je sèche. Je ne sais pas titrer mon billet. C’est pourtant simple de dire une énième fois « sortie VTT ». Je commence par contourner Leimbach et Roderen. Je rejoins Michelbach puis je fais le tour du lac. En somme rien d’inédit. Combien sommes-nous à nous satisfaire d’un itinéraire maintes fois empruntés! Peu importe, l’essentiel c’est de profiter de son vélo et de la nature qui se pare de ses belles couleurs de printemps.

Images!

Ils viennent vers moi comme si j’allais leur donner une friandise
Quand je réussis à grimper jusque là sur le vélo, je suis content. Je m’arrête et je me retourne…
Un cycliste à VTT qui prend des photos, j’en rencontre peu
J’adore cette petite gare d’Aspach. Elle est dorénavant privée. Quel charme rétro!
La Thur à la sortie de Vieux-Thann est subitement presque à sec. Pourquoi? parce que le canal des usiniers capte beaucoup trop d’eau pour faire tourner ses turbines. Les pêcheurs de truites sont déçus
la prise d’eau du canal des usiniers
En amont de la prise d’eau
Fin de la balade à Vieux-Thann

https://www.openrunner.com/r/9725011