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Inconduite sur verglas

Même en faisant un détour par les grands axes, rouler à vélo est hautement périlleux

J’emprunte les grands axes de la ville avec mon vélo. Ce sont les seuls où la neige a disparu. Mais mon inconduite reste notoire. Moralement, je ne montre pas le bon exemple. Le bon exemple, c’est prendre sa voiture ou rester chez soi. On n’imagine pas le nombre de congénères gênés par les congères. Je pense à tous ces petits vieux qui ne peuvent plus sortir faire leurs courses à pied.

Maintenant on s’est mis d’accord sur le groupe Facebook local; c’était en 2006 qu’on a eu à connaître un tel épisode neigeux en ville.

« Attention y’a du verglas! » me lance la dame qui marche sur la route vers moi.

Le piéton n’a pas d’autre choix que de marcher sur la chaussée. Parfois un geste citoyen du riverain a dégagé le trottoir mais le long des collectifs, plus personne ne se sent concerné par cette règle de civisme.

Gaston n’est plus au telefon pour nous dire où se trouve la borne à sable.

Je l’ai vu. Le verglas brille au soleil levant. La neige fondue la veille, repoussée le long des artères, s’est répandue sur la chaussée et a formé un verglas tenace. La ville ne passe plus. Existe t-elle encore, la ville? celle des services régaliens de la circulation publique? j’en doute. Il est vrai qu’avec un cas de neige comme celui-là tous les quinze ans, les managers de la pelle et du balai ont perdu la main. Le conducteur de travaux manuels est devenu conducteur d’engin. On ne peut donc plus attendre de services au cas par cas et personnalisés. Gaston n’est plus au telefon pour nous dire où se trouve la borne à sable.

Il y a manifestement une incapacité à maîtriser la situation. Plus de bataillons de manœuvres dotés de pelles et de balais, le métier a disparu, plus de cohortes zélées pour saler le matin les traversées de piétons. Quelques engins high-tech qui se dispersent on ne sait où. Pas devant la Poste en tous cas. Poster une lettre, retirer sa pension sont des exercices périlleux. Aucun traitement préventif aux abords, même pas un peu de sable!

Rue de la Poste justement, je dois sauter du vélo avant la chute.

La dame que je croise se tient au parapet du ru.

Avant d’aborder le dos d’âne, le bien-nommé, je me rends compte que ça va coincer. Je n’aurai pas la force suffisante, ni l’influx nerveux pour enjamber cette bosse pleine de glace. J’ai les manchons au guidon qui m’handicaperont pour sortir les mains en urgence et je n’ai pas le casque qui m’évitera de taper directement latéralement avec la tête. La dame que je croise se tient au parapet du ru. Je pousse mon vélo en attendant mieux.

L’ambulance va arriver, me dit la vieille dame

La vieille dame est assise par terre sur la glace au milieu du parking. Elle vient de tomber en tentant de rejoindre la supérette. Une autre dame prend soin d’elle. Une automobiliste s’arrête et l’entoure d’une couverture. L’immense parking de la ville est abandonné à son triste sort, un vaste réseau de bourrelets de glace s’est formé au fil des jours comme ces racines qui émergent le long de nos chemins.

J’entends le pin-pon qui approche.

Sortie neige à VTT

Je n’ai pas l’expérience de la neige. Mais j’ai tenté l’aventure prêt à faire demi-tour si c’était trop difficile.

J’ai commencé par prendre la route dégagée puis j’ai tenté la piste cyclable de Leimbach.

Pas facile du tout! je n’ai que deux empreintes de roues de tracteur qui me font tressauter comme sur une tôle ondulée. Un joggeur arrive face à moi sur ma trace. Je m’arrête et je change de coté. Parfois je suis dévié dans la poudreuse épaisse. Je plonge mon pied dedans. Puis je repars. Il faut mouliner « petit ».

A la ferme d’Aspach, c’est dégagé et c’est plus facile.

Sur la route de Michelbach, aucune difficulté. Une fois dans le village, c’est plus sportif avec les congères.

Je vais tente le tour du lac. Un cheminement de marcheurs existe et aussi une trace de skis de fond. Je progresse comme je peux, cahin-caha car la direction n’est pas facile à tenir. Une fois sous le bois, j’ai moins de neige et je rattrape le fondeur. On enjambe ensemble l’arbre couché. Une fois arrivé au barrage, le chasse-neige est passé. Tout va bien.

Je rentre par la route dégagée à Thann.

Ne pas s’aventurer sans un peu d’expérience. Porter le casque! Contrôler sa vitesse et ne jamais freiner de l’avant!

Je n’ai qu’une trace de tracteur pour progresser comme sur de la tôle ondulée
Une fois arrivé à la ferme, la lame est passée, on progresse facilement
traversée d’Aspach-le-Haut
Montée à Michelbach
je tente le lac
le lac est magnifique
le petit lac
dès que je me fais éjecter de ma trace, la roue plante
de nombreux arbres n’ont pas résisté au poids de la neige
un joggeur au loin
une fois sur la digue, la voie est dégagée
je quitte le lac en direction de Michelbach

Neige + courses à vélo, huit conseils

Préférer la neige fraîche et éviter les traces déjà compactées. J’arrête de filmer, j’entends une voiture arriver derrière moi, mieux vaut contrôler sa trajectoire des deux mains!

Il ne faut pas se mentir: faire du vélo sous la neige est hautement périlleux.

Cela dit, j’en fais quand même. En sachant que la chute si elle se produit est instantanée, brutale et douloureuse. Et qu’on risque une fracture du poignet ou de la hanche.

Une fois qu’on sait tout ça, étudions les différentes facettes de la course à vélo. Voici quelques leçons à retenir:

1/ On va au train de l’escargot, c’est à dire 10 km/h, soit quand même au moins deux fois plus vite qu’à pied. Casque et gants recommandés.

2/ On pédale à plat: tout votre itinéraire doit être constitué de segments de droite. Ne jamais se pencher

3/ On tient bien sa place au milieu de la demi-chaussée. Vous avez compris: pas question d’abandonner la neige fraîche et de vous pousser dans la bande de roulement des véhicules à droite.

4/ Pas de freinage! vous aller délibérément vous priver de frein et donc pas d’arrêt autrement qu’en roue libre. Si l’arrêt rapide est nécessaire, quitter votre assise et tout de suite les deux pieds en « patins » de chaque coté du vélo tout en contrôlant la verticalité de la machine en cramponnant le guidon

5/ Changement de direction: à un carrefour, faire un tournant « en table de bistrot », c’est à dire ligne droite, arrêt, 90 degrés, je repars. Si c’est à gauche, s’installer au milieu après avoir tendu le bras, positionner le vélo dans l’axe de l’itinéraire et préparer le départ…

6/ Se souvenir des rigoles, des bordures de votre itinéraire car sous la neige on ne les voit plus. Attention aux gendarmes couchés, bien prendre les pavés berlinois par le milieu ou alors aller dans la rigole en s’aidant du pied droit sur la bordure de trottoir.

7/Arrêt: on ne saute pas sur le trottoir, c’est le meilleur moyen de se « viander » devant tout le monde. On s’arrête sur la route, on prend le trottoir à pied

8/ Quand l’itinéraire devient compliqué, beaucoup de trafic, nombreuses congères, descendre du vélo et devenir piéton.

Cycliste poursuivi

Qu’a t-il fait? Il arrive derrière une enfant et la fait tomber avec son genou. Impossible qu’il ne s’en rende pas compte.

L’affaire fait le buzz sur la toile. La police belge a réagi et le cycliste a été retrouvé. Il risque un an de prison pour coups et blessures volontaires sur un mineur selon la presse belge.

on peut voir la vidéo ici

Il faut se méfier. Moi qui suis cycliste, je n’arrive pas à savoir si le geste est intentionnel en réaction d’un énervement vis à vis du comportement des parents ou s’il tente de garder sa trajectoire sur le sol gelé.

On imagine que c’est le père de famille qui filme.

Cela dit si cette affaire est montée « en vinaigre », c’est vraisemblablement parce que le cycliste ne s’est pas arrêté, ne serait-ce que pour s’excuser.

à lire sur le Soir.be

La marche, c’est bien aussi

Kruth, route de contournement du barrage réservoir. Nous sommes à 550m, ce matin il pleut et la neige ne résiste pas.

C’est souvent à regret que le cycliste abandonne son vélo lorsque la neige est là. L’occasion d’essayer la marche, par exemple. Aujourd’hui j’ai fait le tour du lac de Kruth. Une balade familiale de 5 kilomètres. Juste de quoi admirer les couleurs de l’hiver. Les cascades sont en action et le réservoir retrouve un niveau correct qui contraste avec celui de la sécheresse de l’automne.

Objectif photos

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Aspach-le-Haut-Michelbach

Aujourd’hui, je me suis fixé un objectif.

Photos avec mon bridge.

Un peu de soleil au départ mais la froidure a eu tôt fait de se rappeler à l’ordre.

Alors j’ai mis les pouces sous la paume pour les protéger.

Les chemins sont très boueux et glissants.

Mieux vaut rouler sur du dur.

J’ai croisé trois routiers en tout.

Des inconditionnels certainement, comme moi.

Il faut quand même une dose de courage avec seulement quatre degrés pour s’engager à pédaler. Le premier cycliste croisé était un grand gars sec qui entamait la montée de Rammersmatt en danseuse, comme pour se donner de l’élan…et de la confiance.

Ensuite un couple emmitouflé, plus prudent, qui entamait Michelbach, caché derrière de généreux passe-montagnes. C’est vrai que le passe-montagne, ça doit bigrement aider à les franchir, les montagnes. Faudra que je m’en fasse offrir un à Noël.

En chemin, j’ai rencontré aussi un photographe animalier.

Il m’a montré ses prises de vues dont un pic épeiche magnifique.

On a échangé sur le matériel.

Ce qui m’inquiète un peu, c’est qu’il faut souvent se dissimuler pendant des heures sous une toile de camouflage avant de saisir dans l’objectif l’animal sauvage.

C’est un peu le contraire du vélo où il faut bouger.

Faut-il franchir le pas et se doter de matériel?

La question mérite réflexion car un boitier réflex et un objectif de 600mm coûtent autour de …..

Ouille!

Voici mes images pêle-mêle du jour. Vous saurez sans doute les reconnaître.

 

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Le VTT avec neige

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J’ai tenté.

Parfois vu de sa fenêtre le temps semble calme.

Dès que j’ai eu mis le nez dehors, j’ai été saisi par ce froid vif venu du nord.

Sur la piste d’Aspach, j’ai pris conscience que ça n’allait pas être simple. Poursuivre la lecture de « Le VTT avec neige »

Vélo et neige en ville

pédaler en ville avec sol enneigé, oui mais avec précaution

A t-on peur de pédaler dans la neige?

Oui, si on pense qu’on va tomber et se faire mal.

En revanche, avec quelques précautions, on arrive à rouler.
Poursuivre la lecture de « Vélo et neige en ville »

Montpellier la surdouée

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Place de la Comédie Montpellier. Pas une lame pour racler ce déluge de neige fondue (image Vincent Pereira)

En France, dès que le système se grippe, plus rien ne marche.

C’est un peu la tonalité des commentaires ce matin dans la presse à la suite des intempéries en Languedoc-Roussillon qui m’incite à réfléchir. Poursuivre la lecture de « Montpellier la surdouée »

Thann-Rammersmatt-Aspach à VTT

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Thann depuis le Rangen

C’est un parcours mixte, route et chemin.

Je ne vais pas m’embarquer aujourd’hui dans des sentiers incertains aux ornières profondes.

Je commence par grimper le Rangen, histoire de voir la ville et son manteau blanc.

Poursuivre la lecture de « Thann-Rammersmatt-Aspach à VTT »

Vite!

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Aller vite, les compétiteurs le savent.

Surtout les cyclistes en recherche de sensations vertigineuses.

Parmi ceux qui se réclament de la vitesse, on trouve beaucoup de monde. Poursuivre la lecture de « Vite! »

Rehbrunnen et plus à VTT

P2180033.jpgOn croit qu’on sait.

Et puis on ne sait rien du tout.

C’est après, au retour, en constatant la pente qu’on comprend pourquoi.

Pourquoi? Poursuivre la lecture de « Rehbrunnen et plus à VTT »

C’était prévu…

neige paris

Être observateur des embarras parisiens à plus de quatre cents kilomètres, c’est facile.

Aucune action à mener, juste observer comment l’on nous rapporte la situation à travers le net, la radio, les medias TV.

Après les inondations, voici la neige et son corollaire la paralysie totale des transports et donc de l’activité économique. Poursuivre la lecture de « C’était prévu… »

Neige d’Alsace

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Le Thannerhubel depuis Thann, laferme auberge à la lisière de la forêt, le remonte-pente à droite. Le sommet est à 1050m.

Encore un peu de neige tombée cette nuit sur le Thannerhubel

Mais personne sur le tire-fesses!

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le remonte-pente du Thanner

 

Col Amic

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Descendre à Wuenheim avec mes pneus fins? je me suis dégonflé

Aujourd’hui col Amic.

J’ai voulu voir la neige tombée cette nuit.

J’avais l’espoir secret de pouvoir redescendre par Wuenheim ou par le Vieil Armand. Poursuivre la lecture de « Col Amic »

Faire du vélo l’hiver

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Cycliste au Québec l’hiver

Nos sociétés modernes sont devenues si douillettes que faire du vélo l’hiver est devenu un non sens pour de nombreux citadins.

Certains, comme au Québec, vont même jusqu’à demander l’interdiction des vélos en ville du 15 novembre au 15 avril.

C’est à lire dans Le Devoir

Lire aussi les commentaires très tranchés entre les automobilistes et les cyclistes.

 

Lignes droites à VTT

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Cette image panoramique a été prise sur mon parcours. Avis à votre perspicacité….

Aujourd’hui lignes droites sur du sol goudronné. C’est comme la progression au ski, avant d’apprendre la mise en virage, on apprend à skier droit.

Je me garderai d’aller me vautrer dans la gadoue.

Surtout qu’avec les sols glacés, on se retrouve vite à terre. Poursuivre la lecture de « Lignes droites à VTT »

T’as voulu voir la neige

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Du Markstein au Grand Ballon de Guebwiller

Le chalet Zuber et sa vue sur le massif me suffiront.

A cette altitude, 650m, point de neige.

Mais je rapporte tout de même des images de nos sommets vosgiens. Poursuivre la lecture de « T’as voulu voir la neige »

Les potins du lundi

Bravo Robert!

Vivent les vieux pourvu qu’ils ne soient pas fossilisés, sans articulations qui craquent, sans Alzheimer et sans charges pour la Sécu.

Robert Marchand est devenu une star.

C’est même un bon prototype de ce qu’on aimerait que les vieux soient, des types qui ont la pêche et capables d’affronter les pires défis.

Avec son record de l’heure à vélo dans la catégorie 105 ans, il n’a pas de challenger connu, Robert.

Son exploit ne risque donc pas d’être contesté dans le livre des records. Poursuivre la lecture de « Les potins du lundi »