Saint Guilhem le Désert

Mon parcours du jour

Je n’ai pas mesuré la difficulté. J’ai abandonné deux cols sur quatre. Trop chaud pour moi jusqu’à 36 degrés. Un pneu qui ne tient pas la pression, une vis de cale perdue, mes deux litres de sac à dos trop juste, la descente de muletier jusqu’à St Guilhem à pied. Bref beaucoup trop de déconvenues !

En conclusion j’ai gravi les cols Croix de fer et de Pousterle. Pas volés!

Je pars du Pont du Diable
St Jean de Fos à deux pas
St Guilhem en bas
Deux cocas glacés bien mérités

Autour du Méjean

Je commence par le Méjean. Très sympa et à l’ombre. Puis je monte sur Fangouse pour la vue sur mer. Les taureaux et les chevaux nombreux. Je traverse Palavas, les restaurants ont pris possession de la rue. Le long de la rive droite les cyclistes sont désormais interdits sur la promenade. Trop d’incivilités, sans doute. Arnaché de pied en cape, je dénote parmi la gent sous la canicule.

Cyclistes indésirables sur la promenade de Palavas

Peoplemania

Aguigui Mouna

Moi aussi je sais faire people avec mon vélo. Il suffit pour cela que je me départisse de mon look-cyclo pour descendre au niveau de la rue. Un béret, un vélo crados bardé de décalcomanies avec une cagette sur le porte-bagage et des tendeurs partout, me voila devenu people-cyclo. Effet garanti!

Traverser la rue du collège suffira à vérifier que j’ai le look-coco: il suffira d’écouter les quolibets et d’observer les mains qui s’agitent en signe de reconnaissance. Je suis le prolo-cyclo.

Mais pour la classe politique, il en va tout autrement. On ne se déguise pas aussi facilement en politique-people. Notre cher président vient d’en faire les frais. Serrer les louches tout l’été, c’était son challenge. Aller au-devant de la France d’en bas n’est pas aussi facile que l’on croit.

Se prendre une tarte enfarinée comme notre gentil régional Rottner ou une tarte tout court lorsqu’on s’appelle Macron devrait suffire à rappeler qu’on ne s’improvise prolo du jour au lendemain. Il existe des prérequis. Chirac en avait saisi toutes les exigences. Macron pas encore!

Nos politiques feraient bien de se méfier de cette France chauffée à blanc qui sort péniblement de l’épreuve « gilets jaunes », de l’épisode retraites et du pensum Covid, car des effets rebonds sont toujours possibles.

Balade mulhousienne

Aujourd’hui, balade à Mulhouse. J’avais mon masque avec moi. Les terrasses de la place de la Réunion sont pleines. Le temps est beau.

Je rentre par Pulversheim et la piste de la Thur. La Renouée du Japon ne permet pas de se croiser à certains endroits.

Coquelicots géants

acrylique sur toile 8F (46×38)

19 juin: Vélorution

Les potins du lundi

Mon confrère cycliste, et romancier, Thierry Crouzet publie sa lettre mensuelle.

Dans celle de mai il s’offusque des anti-vaccins qui seraient la cause de notre retard immunitaire. J’en ai dans ma famille « des anti-vaccins » et je sais combien cette opposition est irrationnelle aux yeux des scientifiques. Il se trouve que Thierry Crouzet est scientifique, il raisonne en tant que tel.

Il interpelle les opposants en ces termes…

Vous en faites une affaire politique comme si les politiques étaient responsables de l’épidémie (et même si certains l’étaient, dans un pays, cela n’engagerait en rien ceux des autres pays). Vous avez critiqué le confinement, vous critiquez la vaccination, que proposez-vous ? Que doucement nous tendions vers une immunité collective naturelle ? Êtes-vous bio au point de refuser la vaccination ? Moi, pas.

Dire que les politiques ne sont pas responsables de l’épidémie, c’est trop facile pour se dédouaner. Thierry Crouzet fait mine d’oublier le mondialisme économique largement encouragé par le monde capitaliste. Or cette thèse que le virus a largement prospéré grâce au mondialisme des échanges est justement l’épine dans le pied qui fait mal à ceux qui estiment que le Covid n’est en rien attaché à notre mode de vie planétaire. Oui, le Covid est largement dépendant de nos régimes politiques.

Sinon comment expliquer la vitesse foudroyante avec laquelle toutes sortes de variants épidémiques se répandent sur la planète?

Les élections territoriales approchent les 20 et 27 juin

J’ai déjà dit peu de bien de cette tambouille politique. Depuis j’ai reçu les professions de (mauvaise?) foi. Et j’ai lu les titres…

  • Stop Grand Est avec Unser Land (Notre Pays) (image ci-dessus) me semble le plus sincère. Unser Land n’y va pas par quatre chemins; l’organisation politique alsacienne qui salope tous nos ouvrages publics avec ses affiches veut revenir aux régions d’origine, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Autrement dit chacun chez soi! C’est courageux d’aller à l’encontre de cette réforme Hollande qui est venue « d’en haut » sans qu’on n’ait eu mot à dire chez les « sans dents »
  • Le RN aussi veut retrouver nos identités régionales…mais le RN n’est pas à une rouerie près car son nationalisme est plus fort que tout. Rien que son étiquette RN suffit à faire table rase des identités régionales.
  • Lutte ouvrière veut faire entendre le camp des travailleurs. Je doute qu’on puisse encore les entendre ces travailleurs perdus dans le magma du consumérisme ambiant et plus prompts à écouter les sirènes du RN.
  • Aurélie Filipetti , selon elle , Ensemble, l’avenir est meilleur. Voila un slogan qui sonne creux. Aurélie, monte sur un terril lorrain pour te faire entendre!
  • Brigitte Klinkert évoque la Force de nos Territoires. Encore un truc creux qui n’évoque rien. La challengeuse de Macron va t-elle réellement peser dans la balance?
  • Florian Philippot: Liberté! En y regardant de plus près, il veut « libérer le Grand Est des restrictions sanitaires » du masque et du passe sanitaire. Ah ben non, je ne suis pas d’accord.
  • Jean Rottner: Plus forts ensemble. Encore un truc creux qui ne veut rien dire. C’est fou ce que nos politiques rament pour se démarquer.
  • Eliane Romani. J’ai cherché tout en bas qui représentait la liste Romani dont je n’ai jamais entendu parler. Vous allez être surpris…c’est un patchwork assuré de faire « pschitt » dès le premier tour avec des queues de comètes du monde lointain de la gauche
    • Cap Ecologie
    • PCF
    • PS
    • Europe Ecologie les Verts
    • Génération Ecologie
    • MdP?
    • Alternative Alsacienne
    • Nouvelle Donne……

Vous avez demandé la police? Ne quittez pas!

Chez nos voisins allemands, le 112, un numéro unique. En France, on n’y arrive pas…

J’étais sur la table d’opération. Le chirurgien est venu me voir et m’a dit « je ne vais pas pouvoir vous opérer, l’EDF est en grève et je n’ai pas de courant!… »

Je sais que cela n’arrive pas chez nous car les « plans Croix-Rouge » de l’EDF font que le courant est préservé sur les réseaux dits sensibles. Mais imaginons que le centre nerveux qui dispatche l’énergie au synchronisme sur tout le pays soit neutralisé, tout notre réseau de transport s’effondrerait, y compris tous les réseaux « Croix-Rouge ». Mais l’EDF a prévu l’ilotage, un sorte de schéma de secours pour fonctionner au niveau régional.

Pour les appels téléphoniques d’urgence, aucune sauvegarde pour l’heure. On vient de s’en apercevoir.

Je ne sais pas comment le gouvernement va passer sous silence cette défaillance de notre réseau de secours national survenu le 2 mai en fin de soirée. Je veux parler du fiasco des appels d’urgence 15, 17, 18 et 112.

Mercredi 2 juin, la famille d’un homme de 63 ans a essayé d’appeler les urgences pendant de longues minutes, en vain. Sa femme l’a alors emmené en voiture à l’hôpital, mais l’homme est décédé, sans doute des conséquences de la panne géante des numéros d’urgence. (France Info)

En cause un routeur. Autrement dit un serveur informatique chargé de centraliser et redistribuer les appels d’urgence. Jusqu’à la Réunion!

Derrière cette bavure se cache en fait une stratégie qui vise à concentrer les appels et à minorer les équipes. La centralisation des appels, tous les services publics et privés s’y sont mis au nom de la rentabilité d’abord avec l’argument de l’efficacité. On en voit le résultat.

Comment Orange, l’exploitant du réseau téléphonique historique France Télécom a t-il pu mettre en service une installation aussi vulnérable sans moyens de secours en cas d’avarie?

Savoir que notre pays est aussi fragile sur des dispositifs majeurs fait froid dans le dos. Quid du nucléaire? de l’armée? du transport ferroviaire? des transports aériens?

Je me dis souvent pourvu qu’une attaque ennemie ou terroriste de grand envergure n’arrive pas nous serions inopérants et neutralisés en quelques minutes.

Quand vous avez un blessé sur un sentier de randonnée, vous êtes en relation avec un type qui ne connait rien au territoire concerné (j’ai déjà été confronté à cette situation), les secours étaient à trois kilomètres mais c’était Colmar qui était maître du jeu. Encore heureux qu’on ne confie pas nos centres d’appels secours à Madagascar!

Idem pour la gendarmerie, quand vous êtes à l’interphone de la brigade, vous êtes mis en relation avec une autre brigade parfois à 10 ou 15 km de l’appel. Dramatique pour une femme poursuivie par son conjoint!

L’incident national qui vient de se produire a démontré l’extrême fragilité du dispositif centralisateur qui mélange toutes sortes de technologies disparates (filaire, ADSL, IP, portable) et on ne sait pas encore combien de personnes n’ont pu être secourues par cette panne

Une histoire de fibre

C’était en février 2018 (voir mon article d’alors). Autant dire une éternité lorsqu’on vit à la vitesse de la lumière. La fibre optique commençait à être installée dans ma vallée d’Alsace. Quatre années plus tard, on arrive dans ma rue. Et l’on assiste toujours au même travail, des agents qui s’affairent au bord des regards téléphoniques sur les trottoirs et qui connectent entre-eux de minuscules fils épais comme comme un cheveu.

La fibre ne me branche plus depuis que j’ai appris que les heureux possesseurs de cette technologie rencontrent moult problèmes et qu’au surplus l’ADSL du fil de cuivre convient très bien à mes besoins TV, internet et téléphone fixe.

Je ne vais donc pas me précipiter en attendant de voir comment les promoteurs de la fibre vont s’y prendre pour nous faire sauter le pas. Peut-être tout simplement en dégradant le service ADSL?

Du VTT entre Haute-Marne et Meuse

Aujourd’hui malgré le mauvais temps de la nuit, je pars avec mon VTT découvrir la campagne environnante de Saint-Dizier. Je rentrerai couvert de boue mais heureux de mon parcours. Je n’ai croisé aucun cycliste.

Étonnante tour carrée en briques de 25m de hauteur que je trouve au km 10 de mon circuit VTT au nord-est de Saint-Dizier (Haute-Marne et Grand Est).

Ce qui est surprenant, c’est le peu d’entrain à mettre en avant un patrimoine historique comme cette tour géodésique perdue au centre de la forêt à l’est d’Ancerville (Meuse).

Un simple panneau de bois Tour Carrée dans une tranche interdite à la circulation. J’ai tourné pour la trouver sur la foi d’un renseignement.

Après les torrents d’eau déversés sur le nord-est, j’ai traversé des grandes flaques en priant de ne pas me planter au milieu. Avec les flaques dont on ne voit pas le fond soit le sol est dur et ça passe soit il est meuble et sans élan on s’arrête.

Dans Wikipédia, on parle de cheminée géodésique.

Celle d’Ancerville est située aux coordonnées….

La hauteur de la structure permet de faire passer à l’intérieur un long fil à plomb, lequel est ainsi protégé du vent, afin de positionner le théodolite à l’aplomb de la borne géodésique qu’elle surmonte, et ainsi réaliser des mesures précises avec d’autres points géodésiques connus.(Wiki)

Pour en savoir plus sur les cheminées géodésiques voir ce site

J’ai un peu cherché cette tour dissimulée en pleine forêt.

A l’intérieur, on distingue une mince ouverture en son sommet.

Plus près de nous en Alsace, nous connaissons les stèles géodésiques de Oberhergheim et de Sausheim

Puis je poursuis vers les étangs Franchot.

Les étangs Franchot sont un havre de paix appartenant à la commune d’Ancerville à la suite du legs de l’ingénieur Franchot au XIXeme siècle. La bâtisse a été saccagée en 2020 et récemment restaurée dans son état d’origine.

C’est un site de pêche réputé pour ses carpes.

L’ingénieur Franchot reçoit en 1854 un prix pour sa découverte sur la lampe à modérateur. Quezaco? une lampe à huile perfectionnée (voir ici).

La tête pleine, je reprends mon chemin et j’atteins Sommelonne. Ensuite je vais longer l’Ornel par un chemin gadouilleux jusqu’à Chancenay.

A Chancenay je prends la rue de la Gare et je rentre à Saint-Dizier par la piste cyclable de très bonne qualité construite sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée.

La Haute-Marne a su mettre en valeur son potentiel touristique et les ouvrages cyclables y sont nombreux

Très beau lavoir au bord de la piste cyclable à Bettancourt-la-Ferrée

A titre anecdotique, la partie cyclable qui conduit au centre-ville s’arrête là. Et pour cause, pour passer sous la voie ferrée, il faut se baisser ou descendre du vélo. Lorsque j’avais douze ans, je passais en -dessous chaque jour avec mon vélo pour rejoindre l’annexe du lycée Saint-Exupéry. Je ne me suis jamais cogné et le casque n’existait pas encore pour les cyclistes.

A

A la place de l’usine Miko fondée par les frères Ortiz, il existe à présent un complexe cinématographique. Seule subsiste la tour portant l’enseigne de la célèbre marque de crèmes glacées.

https://www.openrunner.com/r/13187633

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Osenbach

Quand la photo est apparue sur l’ordi, je ne savais plus à quoi correspondait cette image, cette sorte de pourring qu’on fait avec de la peinture. Réfléchissez et vous allez trouver

J’ai cherché. Impossible de m’en souvenir du nom de ce village où je suis allé tant de fois. Ces pertes de mémoire me taraudent l’esprit. J’ai des doutes sur ma santé mentale, est-ce que les neurones ne se barrent pas par mes oreilles? en douce, sans rien demander? c’est une gène lorsque le mot-clé d’énoncé d’une phrase vous manque; alors brutalement la conversation est terminée.

à moi la Vallée Noble!

A Gundolsheim, un cyclo devant moi, je m’approche…et je lui demande le nom du village au-dessus de Soultzmatt…Osenbach! Je suis soulagé. Cherchez un nom qu’on ne trouve pas en pédalant, c’est une torture.

Les coquelicots sont partout. Ils sont devenus écolo-coquelicots depuis que les paysans en sèment sur le bord des champs

A Osenbach, je vais trainer sur le chemin du moto-club. Je tente de lire le panneau Ranker cryptopodzolique. Je repars rassuré puisque chacun sait que le rankosol est un sol caractéristique des pédogénèses en altitude sur milieu acide.

En descendant le Bannstein, je fais un détour par les antennes de Saint Gangolf croyant bénéficier d’un raccourci. J’ai faux, demi-tour Je traverse Buhl par le village pour atteindre la piste cyclable. Pas rentable: trop de stop et pour finir rue barrée par des travaux. Je prends la tour Eiffel au rond-point pour rejoindre Guebwiller. Au feux on m’envoie dans cette onde verte merdique jusqu’à l’hôpital. Toujours aussi nuls les concepteurs de pistes vélos.

J’ai abandonné de mon vivant tout espoir de voir enfin la France réussir sa révolution vélo.

Mer

aquarelle 24×32

Vous avez dit Covid?

Les panneaux sont visibles tout le long de la plage.

Pas plus de six!

Les cyclos du mardi sont des gens comme moi. Des oisifs qu’on a mis à la retraite. Ils s’appliquent à pédaler de leur mieux. Le temps est chaud, presque trop après ce mois de mai calamiteux.

On se croise d’un hochement de tête. Quand cinquante kilomètres arrive au compteur, j’ai ma dose.

Un mardi de vieux.

Chalet (encore) enneigé

acrylique sur toile 50×40

Trois cols suisses

https://www.openrunner.com/r/13154861

C’est un projet dont la date n’est pas finalisée.

C’est du VTT.

27km/800m au départ de Leymen.

Trois cols dont deux nouveaux pour moi….

  • Blatte
  • Kremer
  • Blaue

A voir le Landskron, Mariastein, Burg

Avec pique-nique

On ne sait encore ni qui ni qui.

Si intéressé me faire signe…

Burg

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Vélo-people

« C’est un clin d’œil à la mobilité douce, qui fait partie intégrante du programme de Carole Delga »,

On connait l’adage: les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient.

C’est reparti. En France on n’a pas d’idées mais on a le vélo!

C’est en substance ce qui sauve le message politique à la veille des élections territoriales.

Ici c’est Carole Delga la présidente sortante de la liste l’Occitanie qui fait porter son programme à vélo sur la corniche de Sète. Le vélo fascine le monde politique au moment des élections car il est porteur de sens sur le plan environnemental, un message qui plait auprès du public mais qui dans sa traduction est vite oublié.

Des ouvrages ratés ou inexistants, tous les cyclistes pratiquants connaissent ça.

Dans ma ville à Thann, les promesses de campagne en faveur du vélo peinent à se traduire dans les faits.

Bientôt un an après avoir dévoilé ses projets, Thann n’a toujours pas mis en œuvre les projets présentés aux cyclistes…

le 17 août 2020, les cyclistes thannois étaient invités à découvrir les projets de la nouvelle équipe dirigeante

Les potins du lundi

La valise à roulettes

Le monsieur arrive au loin d’un bon pas, les épaules pourtant desaxées. Il traine sa valise à roulettes. Sur l’Euro-véloroute 6, tout est bon pour partir. Même une simple valise à roulettes fera l’affaire. Pourvu qu’on parte!

Col perdu

Burgerwald

Oui, nous avons perdu un col lors de notre Tour du Haut-Rhin (le 41eme). Le col de Burgerwald (68/591) non loin de Ferrette. Mais le hasard a fait que notre hébergement déplacé de Ferrette à Winkel nous a éloigné de ce col. Nous n’y sommes pas passés. Burgerwald, je l’avais déjà à mon palmarès depuis 2014. A cette époque, un chalet tout neuf venait d’y être édifié.

Deux suisses

deux cols suisses oubliés faute de temps en 2014

Il me reste deux cols suisses à gravir du coté de Bâle:

  • le Chremer Pass
  • le Blattenpass

Je les note. Au départ de Leymen, ce sera sympa d’aller par-là.

Circuits pédestres du Sundgau

Le Sundgau regorge de circuits pédestres (à voir ici)

A Winkel, le sentier des Marocains est remarquable

Cracra le VTT?

au propre et au figuré, le VTT est cracra. quelle désolation!

Le VTT en vadrouille revient cracra. Il suffit de quelques centaines de mètres de terrain boueux pour nous rendre le vélo cracra. Tantôt du cracra jaune, ou noir ou rouge selon la nature des sols.

Mais il y a aussi l’autre cracra. Ceux du calvaire de la chaine et des dérailleurs épuisés par tant d’infamie. La gorge sèche, la chaine n’en peut plus d’avaler les scories. A force de couiner, on la fait taire en la trempant dans une bonne mare bien glaiseuse. On me dit que le graissage à l’urine n’est pas mal non plus. Je n’ai pas essayé. Enfin l’hôtel où elle bénéficiera d’une douce lubrification! Les dérailleurs ont du mal à se taire. Ça renâcle dans les raidards. Je réserve le petit plateau pour les pignons hauts et le bas…pour les bas. Trop de biais dans la boue, les dérailleurs protestent et refusent le changement. Ce sont des conservateurs, les dérailleurs, des démocrates-chrétiens charitables mais pas trop. Des tortures comme celles-là évidemment nous coûtent et rendent la matériel vite obsolète.

C’est le E

Perec a écrit sans le E dans la Disparition. Avait-il perdu le E sur l’ordi?

C’est divertissant l’ordi. J’y passe des heures devant, de jour comme de nuit.

Mon clavier fatalement s’use. Comme la chaine de mon VTT! J’ai déjà remplacé le E, le R, le T, le U, le I, le H, le L, le M, le B et le N par des autocollants.

On dit que le E, le rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal dit Perec, est la plus utilisée des lettres françaises…après le S. C’est singulier, mon S n’a pas encore été remplacé. Je n’use pas assez de pluriel dans ma prose. Je suis un communiste individualiste.

Bonne semaine à mon lecteur.

Le Tour du Haut-Rhin à VTT (fin)

Nous étions trois pour achever ce Tour du Haut-Rhin

Pour comprendre l’histoire, le tour du Haut-Rhin à VTT que j’ai construit en 2020 devait durer 5 jours.

Malheureusement, ce tour a été interrompu au début du quatrième jour suite à une chute.

Nous avons terminé notre tour hier et aujourd’hui 29 mai 2021.

Pour retrouver les trois premiers jours, c’est ici

…et nos deux derniers jours (J4 et J5) sont décrits ci-après soit au total 143 km et 1800 de D+

Dans le rôle des cyclistes: Bernard, Jacques et Max

itinéraire des deux dernières journées pour boucler le Tour du Haut-Rhin à VTT, on quitte Chalampé (D) et on rejoint Sentheim (A)

Quatrième jour: Chalampé- Winkel

Lors de cette quatrième étape du Tour du Haut-Rhin à VTT, on gravira trois cols nouveaux ce qui portera à quarante le nombre de cols traversés au total

  • 38 col de Rote Flüh (738m)
  • 39 col de Blochmont (631m)
  • 40 col de Neuneich (730m)

il existe d’autres cols à proximité sur la frontière suisse, on peut les retrouver ici

départ golf de Chalampé
on longe l’ile du Rhin entre Rhin sauvage et grand canal du Rhin jusqu’à Kembs
Weil am Rhein (Allemagne), rien que pour passer sur la belle passerelle au-dessus du Rhin
Bâle depuis la passerelle de Huningue
sur la passerelle Weil-Huningue
Enclave suisse de Rodersdorf. Qu’on nous pardonne, c’est pour aller au plus court qu’on la traversera
qu’est-ce qu’on en a bavé pour aller « chercher » le col de Rote Flüh à 738m!
col de Rote Flüh on est sur la frontière franco-suisse (mon vélo est en France)
magnifique paysage (Kiffis)
5 km en traversée du Glaserberg
le col de Neuneich (730m), un haut-lieu réputé avec de très belles vues sur Ligsdorf
nous voici à Winkel à la source de l’Ill qui traverse l’Alsace. Notre ami Prosper est venu nous accueillir

Cinquième jour: Winkel-Sentheim

après une nuit réparatrice à l’auberge du Cerf à Winkel, nous sommes prêts à partir pour Sentheim toujours en longeant la frontière du département
dès le départ la terrible côte de Winkel…
heureusement, pendant la montée une borne touristique relatant la barrière électrique installée en 14 par les Suisses pour empêcher le passage des frontaliers et des déserteurs
au carrefour des Ebourbettes, nous pouvons souffler un peu
la chapelle des Ebourbettes est magnifique
la ferme des Ebourbettes sur la frontière suisse a une histoire. elle a servi notamment à l’évasion du général Giraud. le petit bâtiment qui avait brûlé récemment au fond a été restauré grâce à Groupama nous a dit la fermière en allant voir si ses pommes de terre pointaient le bout du nez. si le chien ne nous aime pas c’est parce que des cyclistes lui ont donné des coups de pied…ce chien contrôle son territoire. Il est venu vers nous, a aboyé, puis a poursuivi son chemin.
et après, où va t-on?
on va droit au point de vue voir les ruines du château de Morimont
c’est là, en bas, les ruines de Morimont
pour monter au Roc du Corbeau, c’est gratiné!
au Roc du Corbeau, vue sur le château plus précise
on quitte le massif dans une descente périlleuse qui nous amène à Levoncourt (km8)
première position allemande de la frontière suisse jusqu’à Ostende en 14-18
entrée de Pfetterhouse, nous voici sur du plat et l’on va prendre la piste cyclable jusqu’à Dannemarie
un bitume salvateur
étrange animal en équilibre
pause à Wolfersdorf. on a fait 40km

Puis viennent Saint-Cosme, Bellemagny, Bretten…

On atteindra Mortzwiller par un passage en forêt très boueux.

dernière montée la côte de Mortzwiller à Sentheim

Voir les parcours GPS…

Chalampé-Winkel

Winkel-Sentheim

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mon parcours sur la frontière suisse à VTT avec le passage des six cols frontaliers (2014)

randonnée dans le Jura avec les cyclos de Bouxwiller (2016)

visite du château de Morimont et histoire du général Giraud (2016)

L’effet Covid sur la conscience

Un début 2021 en demi-teinte

Je me penche moins souvent sur mes statistiques vélo. Mais force est de constater que ce début d’année 2021 n’est pas bon.

Il n’est pas bon à cause actuellement à cause de la météo qui n’incite pas à sortir et il n’est pas bon en terme de vélo tout court: j’en fais moins que d’habitude tout simplement.

Le temps médiocre n’est pas une invitation, c’est vrai. Mon rythme de quatre sorties par semaine est rompu. Je saute le pas certains jours. La sortie du mardi passe au mercredi. Et hop! ni vu, ni connu, je n’ai plus que trois sorties par semaine. Et je fais même pire: je m’estime dispensé de vélo lorsque je le remplace par un jogging de quatre kilomètres autour de chez moi.

L’effet Covid a t-il fait en plus de dégâts sur nos consciences?

En partie. Les restrictions m’ont cassé physiquement et moralement, c’est indéniable. Je ne dois pas être seul dans ce cas si j’en juge par le mutisme des clubs.

Ce machin là nous a rongé jusqu’au plus profond de l’âme. La reprise? peut-on parler de reprise alors qu’il faut continuer de craindre l’autre et soi-même dans son quotidien? boire un verre le masque sous le menton avant de le remonter?

Maintenant que nous n’avons plus de contraintes géographiques pour nous déplacer, le mauvais temps sévit depuis des semaines. On n’ose plus sortir dans les chemins détrempés à VTT et les voyages en route sont compromis par des météos incertaines.

En cette fin mai, je dois me contenter d’un tout petit 953km routier (5577m), de 521km de VTT (6184m) et de 88km de jogging.

Pas de quoi pavoiser!

J’ajouterai pour clore le chapitre l’indicible ressenti de l’âge qui passe et qui révèle d’étranges manifestations articulaires et douloureuses.

Thann, rue des Remparts

Thann était jadis fortifiée.

Le château de l’Oelenberg sur les hauteurs, aujourd’hui en ruine, était en charge de contrôler les passages dans la vallée et d’appliquer les péages.

Thann édifié en 1225 comportait des tours le long de ses fortifications dont la tour des Cigognes qui donne sur la RN au bout de la rue des remparts.

Je ne connais pas l’histoire du bâtiment de justice à l’angle avec la rue Saint-Jacques, mais il a fière allure avec sa tourelle

Tour du Haut-Rhin à VTT, la fin approche

Cette fin de semaine, je reprendrai avec mes amis, la fin de mon Tour du Haut-Rhin interrompu le 11 juillet 2020 à Chalampé lors de la quatrième étape suite à une chute.

Le Tour du Haut-Rhin, tel que je l’ai conçu, se pratique à VTT en cinq jours. Il n’y a pas de voiture accompagnatrice (rien ne l’interdit) mais on réserve ses hébergements à l’avance. On transporte donc son linge avec soi et son pique-nique.

On tourne dans le sens horaire…et on part de Masevaux. C’est donc l’ancienne frontière allemande de 1871 qu’on aborde en premier.

On peut retrouver tous les détails des trois premiers jours de cette rando ici….

Vendredi 26 mai: Chalampé-Ferrette

Il est prévu 78 km et 1100 mètres de D+

On reprendra notre parcours interrompu à Chalampé au km 26. Et on rejoindra Ferrette en épousant la frontière avec le Rhin puis avec la Suisse.

Samedi 27 mai: Ferrette-Masevaux

Il est prévu 65km et 850m de D+

dernière journée: longer le Territoire de Belfort

Les potins du lundi

Carte ou GPS? le débat revient sur la place des Centcolistes, les chasseurs de cols à vélo

Jean-Marc prépare la Randonnée Permanente (RP) des Vosges à vélo, celle du Club des Cent Cols (840 km pour un dénivelé d’environ 18 000 m comprenant 100 cols tous routiers), il s’exprime sur la liste de discussion du club en ces termes…

Début printemps, je commence la préparation de celle des Vosges en vue de ma participation courant mai ou juin.
Dés la première consultation de la carte du premier tronçon, je m’aperçois vite que je n’arrive pas à suivre le circuit sur ma carte.
Après renseignements auprès du responsable des RP, et du créateur de cette RP (Alain Brault) il s’avère, qu’une bonne partie des routes n’est pas visible sur les cartes de cette échelle, mais qu’il faut privilégier l’usage du GPS ou à défaut, des cartes au 1/25 000 e , autant dire impossible à Vélo (il en faudrait beaucoup trop !).

J’avoue ne plus prendre part à ce genre d’échanges depuis plusieurs années. Mais j’observe plutôt avec amusement qu’il subsiste des inconditionnels de la carte pour voyager à vélo.

La carte c’est un peu comme si on demandait à un pilote de ligne de naviguer à vue et non pas aux instruments. J’ai abandonné mon jeu de cartes au 1/25000e de l’IGN le jour où j’ai vu débarquer mes confrères avec leur GPS sur le guidon de leur VTT et de leur vélo routier.

Le temps de déplier la carte, de trouver le bon pli, d’orienter le précieux sésame, les copains étaient déjà partis devant sans s’arrêter.

Alors après j’accepte tous les arguments des pro-cartes, la poésie, l’odeur du papier, le bonheur de s’arrêter à un carrefour forestier et d’écouter le silence,…oui tout cela est formidable Du coté des chasseurs de cols à vélo, force est d’admettre qu’hors les cols routiers, trouver un col muletier inusité avec une carte relève plutôt de l’improvisation. Il est là derrière ce creux?…ou là peut-être juste après ce gros chêne?…Mais ce n’est qu’une question de précision dont on pourra se passer dès lors que nous pratiquons une activité de loisir à vélo.

Cela dit, moi qui me suis mis au GPS, aux parcours téléchargés, depuis une dizaine d’années, je ne saurais partir sans cet instrument dans des régions isolées et méconnues. M’encombrer de cartes, voire de photocopies de cartes, non! Surtout si par malchance il faut tout mettre à l’abri de la pluie.

Il faut aussi savoir que nombreux parmi ceux qui utilisent la carte sont rétifs à tous ce qui touche l’informatique. Il est vrai que le GPS au début c’est déconcertant du fait de l’étroitesse de l’écran et de la complexité à comprendre la navigation à l’aide d’un tel appareil.

En 2012, j’avais écrit un billet intitulé gps, je ne sais rien mais je dirai tout. Il est vrai qu’à cette époque j’emportais encore avec moi une carte papier tellement j’étais déconcerté par la manipulation de l’appareil.

Robert Marchand

Robert Marchand en 2019 visitant le stand des Cent Cols

On ne sait plus, lui même non plus, s’il avait réellement 109 ans avant de décéder car sa longue vie comportait des inconnues. Peu importe! Mais Robert Marchand était devenu une icône des cyclistes, peut-être malgré lui. Pas de tous les cyclistes, non. Seulement de ceux qui considèrent le vélo comme un sport avant tout. Ce qui fait déjà beaucoup.

Récupéré par un mouvement cycliste bariolé de jaune et de violet, Robert Marchand contribuait jusqu’à peu à la promotion de l’Ardèchoise.

Dors en Paix, Robert Marchand!

Atteindre les Athéniens

Allons nous faire voir chez les Grecs! Tous les États touristiques mettent le turbo pour nous faire revenir en force cet été. Avec le passe sanitaire aucun problème on vous accueille en Espagne, en Grèce, en Crête, là où bon vous semble.

Chez nos voisins allemands, les travailleurs frontaliers doivent se faire tester deux fois par semaine. Et à force on a mal aux trous de nez.

A moins d’être vacciné.

Qu’on le veuille ou non, la vaccination va donc peu à peu s’imposer pour voyager et aussi pour participer à de grandes manifestations dans l’hexagone. Ceux qui vont le regretter seront « les refuzniks », les rebelles par principe à une mesure qu’ils jugent attentatoire aux libertés individuelles et aussi les personnes isolées qui n’ont pas accès facilement à la campagne de vaccination, éloignés, handicapés.

On se dirige donc vers une citoyenneté à deux vitesses par la force des choses.

Etang à Cernay

Lac et étangs à VTT

La sortie du club Etoile 78 de Vieux-Thann a été consacrée à la plaine. Nous étions cinq. Etoile 78 porte ce numéro parce que le club a été créé en…1978, tout simplement.

On tente d’éviter les grandes flaques et la boue mais on rentre tout de même tout crottés. Le tour des étangs de Cernay a été apprécié et nous avons pris garde de ne pas trop déranger les nombreux carpistes présents autour du plan d’eau réservé à la pêche.

Temps incertain ce matin
https://www.openrunner.com/r/13108174

Haag

Freundstein
la descente du Grand-Ballon, vue sur le massif et la plaine d’Alsace
https://www.openrunner.com/r/13092383

Les « locaux » le savent, lorsqu’on dit Haag, on parle de la montée du col du Haag par Geishouse. La montée par Geishouse n’intéresse pas les routiers car la route est défoncée, un peu plus chaque année. Cette montée me convient tellement je monte lentement. En plus, je suis « planqué » à l’abri du vent, des motos.

la montée au col du Haag

Oui le Haag est difficile avec de nombreux passages à plus de 10%, alors on est fier d’arriver en haut.

Chez l’apiculteur Riche, je m’arrête. L’établissement est devenu vaste et confortable. La terrasse de grande qualité. Riche offre de l’eau pour les gourdes et les toilettes sont gratuites, même sans être client! Il m’offre un café…je lui achète un pot de miel.

Offrir de l’eau sur la route des Crêtes, voila de quoi faire grincer des dents au Markstein qui vend son eau à prix d’or

A Freundstein, le groupe électrogène tourne, la ligne 20 kV toujours en panne. Idem pour Kohlschlag. Le fermier-aubergiste me conte l’histoire qui dure depuis des mois. Enedis est incapable de régler le problème d’une ligne aérienne…je n’y crois pas, mais je n’arrive pas à identifier ce qui se cache dans cet imbroglio dont la presse s’est fait l’écho.

Je dévale le Vieil-Armand avec 4 couches, c’est confortable.

C’est gonflé!

Un rapport très lointain avec le vélo.

Ne pas se tromper de galets

Dans la famille galets, je demande les SRAM XT 10V

On n’y songe pas tellement elles sont discrètes sous le dérailleur, mais les poulies, aussi appelées galets, s’usent. Il faut alors les changer car elles assurent le bon fonctionnement du dérailleur. Il existe deux poulies, celle de traction qui supporte le point de traction de la chaîne en retour de pédalier et la poulie guide qui positionne correctement la chaîne face au pignon sélectionné.

Sur un VTT, les galets souffrent beaucoup du fait qu’ils sont très sollicités dans des environnements agressifs (eau boueuse, gravier, sable,…)

On trouve chez Shimano des galets compatibles

Faire attention avant d’acheter sur le net car c’est une jungle. Mieux vaut s’adresser à votre détaillant ou se rendre avec son modèle de galet dans le surfaces spécialisées.

Peut-être aimerez-vous mon article plus ancien sur le sujet

Vacciné et après?

L’application AntiCovid mentionne à présent ma vaccination sur mon Iphone.

Il y avait de l’effervescence au centre de vaccination de Mulhouse cet après-midi. On pourrait dire une ferveur toute en retenue.

Je suis donc vacciné. Et après?

Après, je ne sais pas. La jeune interne m’a dit « continuez à respecter les gestes-barrières! » De ce coté là, je ne gagne rien. Je dois toujours avoir avec moi cet ustensile, un pour le jogging si je vais chez mon boulanger, un sur chacun des vélos, un dans la voiture,…

A quoi sert donc le vaccin?

On a tendance à oublier à quoi sert le vaccin: en principe à éviter de développer une forme grave de la maladie, surtout si l’on est âgé comme je commence à l’être. Mais le fameux sésame ne nous délivre pas nécessairement du mal: on peut encore contracter la maladie même en étant vacciné et ne pas être protégé des futurs variants. Et pire, il semble que l’inoculation vaccinale vous met en situation de fragilité pendant plusieurs jours du fait que nos défenses immunitaires sont affaiblies. Voila qui va ravir tous ceux qui s’opposent au dispositif vaccinal qui vise à atteindre une certaine immunité collective.

Quelle immunité?

Sur ce plan là, celui de l’immunité collective, ne rêvons pas! les Américains rament pour convaincre les réfractaires purs et durs dont beaucoup de pro-Trump.

En France, c’est assuré, nous n’atteindrons jamais l’immunité collective et on va plafonner d’ici l’été vers 55 ou 65%.

En conclusion, nous n’allons être qu’à moitié-protégés et le machin Covid va continuer à se disséminer à bas-bruit pendant encore longtemps.

Pas question d’imposer la vaccination ni d’instituer un passeport sanitaire, la démocratie et nos libertés seraient en danger. Donc le bazar va durer longtemps…et on n’a pas finit de trainer ce boulet dans notre quotidien.

Une éclaircie salutaire

Mieux valait éviter les sentiers gorgés d’eau. et rester sur les sols pierreux.

J’étais presque étonné de ne pas voir un grain arriver sur moi. Finalement, j’ai pris mes aises et parcouru une trentaine de kilomètres à VTT par champs et bois.

Il fallait le croire, j’ai saisi l’occasion d’une accalmie en regardant l’animation Ventusky

C’est curieux comme animal. Il fait le mort croyant qu’on ne le voit pas. Je ne sais d’ailleurs pas si un orvet est capable d’une construction intellectuelle ou s’il s’agit d’un réflexe comportemental inné en voyant un vététiste arriver. Mais il ne bougera qu’à la condition que je l’y invite avec une brindille.

Kinderdijk

acrylique 38×46 (F8)

Les potins du lundi

Longwy en 1978. Quarante après, j’y retourne

Je suis retourné à Longwy quarante ans après la déflagration. Celle de l’annonce de la fermeture des hauts-fourneaux de la sidérurgie lorraine. C’est là que j’ai fait « mes premières armes  » à vélo dans le cadre du club local.

C’était en 1978
Longwy n’est pas une ville de vélo. Son relief est rebutant.

Le relais du Bois de Châ est toujours là-haut sur sa colline.

Place de l’hôtel de ville Longwy

La vallée de la Chiers autrefois occupée par le complexe sidérurgique est vide. Des milliers tonnes de ferraille ont disparu. A la place des entreprises commerciales tentent de redonner vie à une ville martyrisée dont l’essentiel de la population active vit à présent de la proximité frontalière du Luxembourg. La place de l’hôtel de ville autrefois siège des rassemblements ouvriers est devenue presque bourgeoise. Mais Longwy-Haut est à l’abandon, sa place Darche est tristounette et les fortifications de Vauban peinent à être remises en valeur.

Longwy-Haut, fortifications Vauban

Pascal Bride a terminé sa Diagonale. Strasbourg-Hendaye en quatre jours! Un exploit inaccessible à nombre d’entre-nous. Mais sommes-nous tentés par ce genre d’aventure?

Fatalement, on sera admiratif qu’un homme sur un vélo puisse parcourir autant de kilomètres en si peu de temps. Et après? après, on peut vivre rassuré, on se dit « je l’ai fait, tout va bien ». J’imagine que l’étoffe des héros c’est de se prouver qu’ils peuvent le faire. Pour le reste, la beauté du voyage, la connaissance des sites bucoliques traversés, il faudrait tout reprendre de A à Z et s’attarder. Oui, s’attarder c’est le mot pour décrire ce que pourrait être mon voyage à vélo, celui où je décrirai d’improbables sinuosités au gré des paysages et du temps qui passe.

Mais Pascal Bride l’a fait. Ne chipotons pas: son truc à lui ce sont les raids à vélo. Sa quête du Graal, il l’a cherchée, il l’a trouvée.

Il raconte son périple avec ses mots à lui mieux qu’aucun autre ne saurait le faire puisque c’est lui qui pédalait.

on peut le lire ici et découvrir ses images magnifiques

Maudit mois de mai

Déjà mi-mai et le mauvais temps se met à contrarier notre levée du confinement…et donc nos perspectives de randos à vélo. Trois sorties « route », quatre à VTT et quatre courses à pied dans le quartier. C’est tout. Pour moi, moins de vélo tue le vélo. Et la semaine qui s’annonce va être encore pluvieuse selon la météo.

Difficile de moissonner des cols nouveaux. Mon seul nouveau sera celui de Lessy à l’ouest de Metz. Et encore! j’ai bien cru l’avoir raté tellement il est insignifiant; mais j’ai vérifié sur ma trace enregistrée et il y figure en effet. Par ces temps de disette cycliste, tout est bon à prendre.

col de Lessy. Lorsque je suis arrivé là, j’ai vu une barrière en face et j’ai craint de ne pouvoir poursuivre. Une joggeuse arrivant face à moi m’a rassuré: l’usage du chemin militaire est permis

David a écrit pour me dire qu’il apprécie…

le ton quelques fois incisifs de [vos] articles et la niaque toujours bien présente et par tous les temps !

Merci David, ce commentaire me fait très plaisir et m’encourage.

Blaise Cendrars, c’est son nom d’auteur tiré de braise et de cendre, dit-on

Je termine « la main coupée » son roman autobiographique. De son vrai nom, Frédéric Louis Sauser, Blaise Cendrars né à La Chaux-de-Fonds est venu faire la guerre de 14 dans la Somme en qualité de caporal, légionnaire et engagé. Anarchiste dans l’âme, je vous recommande la lecture de son roman si vous voulez y trouver un témoignage poignant de la guerre des tranchées et la veulerie du commandement de l’époque.

Séjour à Metz

Gare de Metz de style néo-roman rhénan construite à partir de 1870

Un court séjour à Metz. Rien que pour marquer le coup du déconfinement. Metz est une belle ville. Ce n’est pas faire injure aux messins de dire que ce pourrait être une ville allemande. De larges trottoirs lisses et des mobilités douces à profusion. Pas de trams mais des grands bus articulés qui y ressemblent. Et des vélos. Surtout ceux de Deliveroo et Uber Eats.Invraisemblable! ce sont les trottinettes électriques qui font la nique aux vélos. Désolés les cyclos, vous n’êtes plus les rois de la mobilité douce! Je ne savais pas ces engins aussi populaires dans le grandes villes.

L’ile du Petit Saulcy
De larges trottoirs partagés et des voies de bus réservées pour le Mettis, les bus à haut niveau de service

Le Mettis: Vingt-sept autobus de type BHNS d’une longueur de 23,82 mètres sont utilisés sur les deux lignes6. La motorisation est de type hybride diesel-électrique (c’est-à-dire une chaîne de traction composée de : génératrice diesel – batterie de régulation – moteurs de traction électriques). Leur capacité est de 150 passagers par véhicule.(Wikipedia)

Départ du camping municipal de Metz

Une grande rampe pour franchir la Moselle canalisée

Je franchis le magnifique pont des Morts avec ses arcades et je prends la rue de Paris, puis la Moselle canalisée.

J’ai pris mon VTT et je suis parti explorer ce qui doit être un haut-lieu du vélo-loisir pour les Messins: le Mont Saint-Quentin ancien territoire militaire qui date de 1870 commencés par les Français et terminés par les Allemands.

Bordé par Plappeville, Lessy, Scy Chazelles et Longeville-lès-Metz, ce Mont Saint-Quentin culmine à 360 mètres avec le fort Gérardin. Regardez la carte au 25000eme, c’est un labyrinthe pour les VTT et les runneurs.

Soudain, je suis pris d’un doute en rentrant à la maison, suis-je bien passé au col de Lessy à 308m, le seul col de la région?

L’avoir raté, je m’en serais voulu longtemps car je ne vais pas par là souvent.

Ouf, il figure sur ma trace au km 6.

L’ancien fort de Plappeville. Tous les ouvrages sont interdits d’accès mais je constate que les portes sont forcées.

Autre frayeur dans la forêt, un vététiste qui déboule comme une flèche dans ce maquis de pistes et qui me coupe la route. Il va tellement vite qu’il ne m’aura pas vu. Je suis au « Fond de Chauvin » et je recherche le meilleur moyen de sortir de cet inextricable réseau de singles sinueux truffés de ravins, de bosses et de passages étroits entre les arbres.

D’autres ouvrages sont mieux préservés. Manifestement l’armée n’a pas les moyens d’entretenir ce patrimoine.

Je sors et je rentre à Metz.

Longer la Moselle, c’est le rêve. Au km 18, une passerelle franchit la Moselle canalisée avec une grande rampe de part et d’autre pour les vélos.

Retour par Longeville-lès-Metz vraiment bucolique
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