17 novembre, le jaune en vogue

Je porte le jaune à merveille

Moi qui aime me promener à vélo habillé de jaune, je trouve cette concurrence des gilets jaunes déloyale…ne va t-on pas instiller le doute dans les esprits? ne va t-on pas être confondus avec les manifestants, c’est à dire des cyclistes contre la hausse des carburants?

Le comble!

La couleur jaune, outre qu’elle est très visible dans le champ chromatique, colporte toutes sortes d’idées plus ou moins négatives.

On dit que c’est la couleur des cocus et aussi l’expression d’une maladie de foie.

C’est aussi celle des traîtres.

Le jaune est donc lourd de sens si on y ajoute que les nazis l’avait choisi pour l’étoile de David portée par les juifs.

Toutes ces connotations négatives sont heureusement compensées par le jaune symbole de l’or.

De l’or pour la manif des gilets jaunes, voila de quoi rire jaune!

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Collectivité villageoise

img_8372Un rhume inopiné m’a privé de mon vélo du mardi.

Alors j’ai peint.

Encore ce village de Barville que je revisite à ma manière.

Avec une vieille carte postale noir et blanc, j’imagine les couleurs de l’époque…comme j’aurais aimé qu’elles soient…

Le chaud soleil de l’été pèse sur les toitures.

Le photographe a invité les habitants à prendre la pause.

Une brouette, du bois à fendre, une calèche…mais pas de voiture.

Chaque maison est ornée d’un poirier noueux.

Le tas de fumier devant l’étable fait honneur au paysan.

Plus tard, le modernisme a fait son apparition…

On attendait le boulanger pour lui acheter la miche de pain et, gamin, on espérait qu’il faudrait une tranche croustillante en plus pour faire le poids exact sur la balance.

Le poissonnier avec sa Juvaquatre criait « frais » alors que ses merlans avaient l’œil vitreux.

Puis, enfin le facteur sur son vélo arrivait tout essoufflé en haut de la côte…

« Vous avez une carte de votre frère…il dit qu’il fait pas beau chez lui… »

Aujourd’hui le village est désert, les habitants reviennent de la ville une fois le soir venu, en voiture.

 

17 novembre, la guerre des territoires

Le 17 novembre, les automobilistes veulent se faire voir en jaune. Seront-ils entendus?

Je ne me pose pas la question de savoir si je porterai un gilet jaune samedi 17 novembre, jour de manifestations diverses contre la hausse des coûts des carburants.

Ce n’est pas après tant et tant d’années militantes pour la défense de causes respectueuses de l’environnement que je vais me mettre à emboîter le pas des manifestants qui veulent que rien ne change, de l’essence pas chère, toujours plus de bagnoles et plus aucun radar sur nos routes meurtrières.

Je l’ai déjà dit, et je l’ai même mis modestement en pratique, nos modes de déplacement, nos modes de vie pèsent sur l’avenir de la planète.

Beaucoup feignent à présent de découvrir cette nouvelle donne, l’énergie est rare et chère.

Elle le sera de plus en plus.

Pas seulement pour se déplacer mais aussi pour se chauffer.

Ce constat posé, il reste la grande responsabilité des hommes politiques.

Eux qui n’ont pas vu venir cette exaspération, eux qui encouragent un modèle de consommation mondialisé, des voyages planétaires de toutes sortes et un étalement à marche forcée de l’urbanisation qui éloigne toujours plus les lieux d’habitat des lieux de travail.

Cette révolution jaune qui s’annonce est celle non seulement des territoires, par opposition aux villes, mais aussi celle d’une population en fracture avec le monde qui gouverne et qui se veut à l’écart des dogmes politiques.

[Un mouvement qui] s’inscrit sur fond d’effondrement des idéologies politiques, et de radicalisation des débats sur les réseaux sociaux. (Francis Brochet, journaliste)

Cette défiance du monde politique par le Français de base est problèmatique car elle s’affranchit de toutes les hiérarchies, obéit aux slogans douteux et haineux véhiculés par le net, nous expose aux pires manœuvres fascisantes.

On ne sait pas vraiment si ce mouvement protestataire va faire « pschitt » ou s’il va trouver de nouveaux souffles dans sa contestation.

Ce 17 novembre, prenez donc votre vélo!

Cent Cols, une nouvelle identité visuelle

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L’ami Enrico Alberini a fière allure

Le Club des Cent Cols a présenté sa nouvelle tenue lors de son assemblée de Bédouin ce week-end.

Sobre et élégante, elle comporte deux bandeaux rétro réfléchissants sur les manches.

De quoi satisfaire son public.

Aller sur le site du club.

Charpagnat

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Ils ne sont plus là pour témoigner.

On les appelait je crois les charpagnats ou encore les romanichels

Je ne sais pas s’ils revendiqueraient cette appellation.

Bref relégués souvent à l’écart du village sur le chemin de l’église, les enfants en avaient peur.

Ils trainaient avec eux une image négative colportée par les villageois.

En fait c’était de pauvres hères.

Ils ont habité ici et la masure témoigne de leur indigence.

Les potins du lundi

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Macron de retour du front de l’est

Vous avez vu cette brochette de présidents?

Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.

Tous n’avaient pas l’air ravi.

Ils étaient prudish.

Ils faisaient plutôt des gueules d’enterrement.

Normal direz-vous pour un onze novembre.

Heureusement, le frichti attendait.

Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.

Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.

Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.

Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.

Peut-être un mal de dents?

Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.

Bref, c’était pas la joie.

Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.

Un peu cabossé mais entier.

C’est ma tournée…

La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.

Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.

La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.

La hausse des carburants, c’est pas Bibi.

Les semaines se succèdent et se ressemblent.

L’heure est venue d’affronter les gilets jaunes.

Mon gilet jaune, je le porte déjà.

Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.

Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.

Cette  Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.

Inédite la Jacquerie?

Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.

On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.

La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.

Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

Mémoires de guerre

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Prisonnier en 14 dans l’immense camp Sennelager à Paderborn (Westphalie)

14-18 n’a plus de témoins depuis la disparition en 2008 de Lazare Ponticelli, le dernier poilu.

Il reste les écrits, les images, les stigmates, les ouvrages militaires,…

Un siècle plus tard, je ne me suis pas encore résolu à me plonger dans la lecture des lettres de mon grand-père.

Question de pudeur.

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Il me reste un paquet de lettres écrites au crayon de papier de la main de mon grand-père.

Enfant, je me suis longtemps demandé pourquoi mon grand-père avait un creux sur le coté du crane.

Après en lisant sa lettre, j’ai compris.