Les grands routards à vélo connaissent tous les bons plans pour voyager.
Moi, j’apprends au fur et à mesure et je tente de tirer les enseignements de mes erreurs ou de mes échecs.
Passage en revue des choses à faire et à ne pas faire
Le vélo:
Ne pas trop charger. Trop charger c’est un handicap majeur dans les côtes. je vais à l’avenir me limiter à 30kg vélo inclus
L’huile de chaine, penser à l’emporter pour les lendemains de pluie
Bien gérer le chargement, le lourd à l’avant, le léger à l’arrière, ce qui donne: à l’avant ravito et linge, à l’arrière couchage, matelas et tente
ne pas oublier outillage, attache rapide, chambre à air
Une béquille est indispensable pour s’arrêter en rase campagne
La lumière doit être de qualité si vous roulez nuitamment, munissez-vous d’un gilet rétro-réfléchissant
L’itinéraire
savoir où on va au propre et au figuré. les grandes lignes générales oui mais aussi le détail de l’itinéraire avec ses points clés les difficultés, le trafic, les choses à voir, les étapes et les points de ravitaillement. Si tout est consigné en informatique embarquée (style traceur) penser à l’autonomie électrique et à la perte des données. Une trace papier sera bienvenue.
Le camping
Savoir comment atteindre votre camping en agglomération est un avantage car la signalétique est souvent défaillante. Se méfier des itinéraires d’accès souvent constitués de rocades dangereuses et envisager des pentes parfois sévères de fin de parcours imprévues.
S’assurer plusieurs heures avant que de la place est disponible en téléphonant. Rien de plus désespérant de trouver porte close! Cela permet de modifier votre itinéraire ou votre étape avant la nuit
Au camping, ne pas trop s’éloigner des sanitaires, trouver une place où votre vélo sera visible et appuyé contre un arbre ou une paroi. Une table et chaise à proximité sont indispensables, couverts est encore mieux. Un fil à linge aussi. Regarder d’où viendra potentiellement le bruit nocturne, salle de spectacle, terrain de jeux, voie-ferrée, voie rapide,…pour mieux choisir sa place si possible
Courant électrique; peut-on recharger sa batterie VAE, son téléphone, son compteur? sinon quelle est votre alternative? panneau solaire? générateur sur moyeu?
Avez-vous une triplette pour vous brancher avec un voisin?
Le sanitaire est-il équipé de papier toilette?
Avez-vous une lampe de poche?
Noter votre code d’accès pour sortir tôt le matin… ou pour rentrer tard la nuit!
Quand vous partez, n’oubliez rien, votre téléphone, votre linge,…vos déchets
Le ravito
Manger et boire est la base d’un voyage réussi, sinon vous allez perdre rapidement du tonus et être atteint de crampes musculaires.
Ne surchargez pas votre bagage; mieux vaut des haltes fréquentes dans des épiceries. Ne transportez pas de denrées périssables. Le lourd au fond de la sacoche, le léger au-dessus
Gérer votre eau, on ne pense pas toujours à boire et ravitailler dès que possible même si votre gourde n’est pas vide. A la campagne, les cimetières conviennent, laisser couler avant de remplir la gourde car l’eau est souvent stagnante depuis longtemps en bout de réseau. Un fermier peut aussi vous délivrer de l’eau.
Je ne parle pas de nourriture, chacun fait selon son habitude. Eviter les mets gras, trop sucré est du bon sens. Et l’alcool aussi.
L’électronique
Voila un sujet important qui exaspère ceux qui ne sont pas des geek: l’internet embarqué sur smartphone.
Avoir internet en voyage est un plus indéniable. Outre qu’on a le téléphone pour appeler sa famille, les secours, un camping, on peut consulter le site du camping choisi, se renseigner sur la visite des sites touristiques, et pour les plus addictes disposer de la trace de ses parcours préenregistrés et donc savoir à chaque instant où l’on se trouve…voire même disposer de sa carte de paiement sans contact
Mais pensez à la panne de téléphone, à la perte de l’appareil, à l’absence de recharge… dans ce cas vous n’avez plus rien. Cela m’est arrivé lorsque mon appareil a été inondé par la pluie. Il faut donc une box étanche… et aussi un document étanche répertoriant vos données essentielles:
vos numéros où et qui appeler (famille, campings,…)
toutes mes images dans ce billet sont celles d’anciennes randonnées car je n’ai plus de droits chez WordPress
Ceci est mon récit de voyage en cyclo-camping à travers Doubs et Jura en mai 2026. Un must pour les cyclistes.
J’avais annoncé mon projet ici et là . J’imaginais
8 jours
50 à 80 km
Vosges et Jura
Camping chaque soir
Rentré hier plus tôt que prévu, j’ai en fait modifié mon plan pour ne consacrer que 6 jours à ma rando dans le Doubs et le Jura.
Mes points de passage ont été:
l’Isle-sur-Doubs
Besançon
Quingey
Arbois
Morteau
Je pratique vraisemblablement pour la dernière fois de ce type de voyage à vélo « minimaliste ».
Pas d’assistance électrique, pas de voiture suiveuse, pas de gite, pas d’hôtel. Mais camping tout de même, là où d’autres dorment dans la nature quand ce n’est pas sous un abribus.
Le Doubs
Ce qui est très étonnant avec la rivière Doubs c’est qu’on ne sait plus dans quel sens on est. J’ai commencé par prendre l’EVR6 vers Dannemarie qui longe le canal du Rhin à la Saône, puis commence alors le Doubs à la sortie de Montbéliard. En fait le Doubs ressemble à un grand M penché d’une rivière qui cherche vers où aller. D’abord le Doubs prend sa source à Mouthe, longe la Suisse, puis rejoint Montbéliard en changeant de sens vers la Méditerranée. Besançon, St Vit, Dôle et rejoint la Saône vers Chalon.
Lors de mon voyage je retrouverai le Doubs à Pontarlier et Morteau.
Le Doubs est très prisé des cyclistes grâce à sa véloroute, ses faibles déclivités et bien sûr aussi son cadre sauvage, ses falaises de calcaire et sa quasi absence de voitures en dehors des agglomérations.
La Loue
La Loue est plus discrète que le Doubs. Mais ses paysages sont larges et paisibles, parcourus de pâturages. Je pénètre dans le Jura à Rennes-sur-Loue.
Je rejoindrai Arbois à la veille du 8 mai.
Ici j’expliquerai pourquoi je n’irai pas jusqu’à Champagnole, ni aux Cascades du Hérisson, ni à Mouthe, mais tout simplement à Pontarlier, puis Morteau.
Mon retour
Mon retour à Thann fut accéléré. Je vous dirai pourquoi.
Au départ de Morteau, un bus m’a conduit à Montbéliard et je suis rentré par la véloroute6 jusqu’à Dannemarie, puis Burnhaupt et Thann. Point final du voyage.
Pourquoi?
Pourquoi ce raccourci dans mon voyage?
D’abord je ne suis qu’un modeste routard et je n’ai rien de comparable avec ces routiers au long cours partis explorés le monde. Sur la route j’ai même rencontré un routard qui a « tout plaqué » et qui ne vit plus que de rien. Lorsqu’il atteint une localité en soirée, il s’installe devant un Lidl ou un Intermarché, fait la manche et avec dix ou quinze euros il achète sa nourriture.
J’ai besoin d’un confort minimaliste. L’âge venant, je me suis rendu compte que je disposais de beaucoup moins de vaillance pour affronter de longues distances chargés comme un mulet et aussi pour affronter la pluie et le froid. En six jours, j’ai eu quatre jours pluvieux. De quoi ravager tout votre capital d’optimisme!
Je vais vous conter les problèmes auxquels j’ai du faire face.
Campings
J’ai successivement logé dans cinq campings. Le campeur avec toile et vélo est le plus marginal des utilisateurs. Les campings connaissent nos besoins en principe: un peu de confort ajouté avec un petit aménagement pour poser son camping-gaz, une table et quelques chaises si possible abritées, des sanitaires pas trop éloignés avec douches chaudes, une place engazonnée non boueuse, parfois machine à laver et séchage du linge.
Je visite le centre, regarde les boulistes, discute avec un campeur allemand à vélo.
De tous mes campings, le pire est celui de Besançon Chalezeule.
Géré par la chaîne ONLY CAMP, on a affaire à une exploitation commerciale qui aura de mes nouvelles. Le lendemain, je reçois ce mail:
Bonjour Max,
Nous espèrons que vous avez passé un agrèable séjour à Camping de Besançon-Chalezeule. Nous vous souhaitons un bon retour et nous espérons vous revoir bientôt !
Cette année, j’arrive à 13 heures trempé par la pluie. Accueil fermé. Un jeune homme derrière la porte m’ouvre…« nous sommes en pause, veuillez revenir à 14 heures! ». Finalement je m’abrite sous une avancée de toit à coté du campement forain et je m’endors. A 14h, je me représente… l’employée prenant son service me dit « je vous ai vu dormir à l’entrée, il fallait venir avant, on vous aurait ouvert… ». Evidemment le jeune employé était là, il n’osait pas dire qu’il m’avait renvoyé une heure avant.
Mais la nuit à Chalezeule est un enfer de bruit avec voie rapide à proximité et trafic ferroviaire.
Camping Les Promenades à Quingey
prix excessif 17 euros
Je suis le seul campeur, on m’impose une prise pour recharger mon téléphone, ce que je refuse. A coté du camping, un club de tennis et la fête qui va durer une bonne partie de la nuit. Mais un bungalow avec plancher sous toile, table, chaises, frigo, micro-onde, et…une prise multiple (gratos). Sanitaire éloigné pour les prostates agaçantes.
ARBOIS, le cauchemar
A Arbois camping Au Cœur des Vignes
Je tâtonne pour trouver l’itinéraire. J’ai bon. Reste 200 mètres: un mur à grimper. Je téléphone…c’est bien en haut de la côte? oui, mais en bas un portillon, je vais vous donner le code. Super! Je m’installe après avoir payé à l’accueil à l’autre bout du terrain.
Je commence à m’installer là où j’aurai un max de soleil pour sécher mes fringues éparpillées à terre…soudain un bruit de souffleuse comme en ont les municipaux qui chassent les feuilles. Non c’est un viticulteur qui pulvérise sa vigne.
Tout se passe bien. Sanitaire correct à proximité. Seul bémol, en contrebas une plaine sportive et l’entraînement des footeux. Un entraîneur zélé qui à partir de 17 heures crie ses consignes de jeu aux apprentis footballeurs. Rien de trop grave jusque là. Mais à 20 heures les choses se corsent, il y a ce qu’on appelle la troisième mi-temps! Elle va durer jusqu’à plus de minuit avec force histoires « grasses », cris et hurlements et pour finir une partie de pétanque avec boules qui s’entrechoquent.
Impossible de dormir. Même en m’enfonçant au fond des tympans des boules de mouchoirs en papier.
Morteau, camping Cul de la Lune
Surprise; c’est le moins cher…et le plus accueillant.
9,21€
Au bord du Doubs. Sanitaire correct… et un chalet entier pour les campeurs! Avec canapés, télévision, bibliothèque et tables et fauteuils pour se restaurer. Pour un peu j’aurais eu envie d’y dormir tant le temps était devenu désespérant. Je vous en reparlerai.
Pontarlier camping Le Larmont
A fuir!
En ville de Pontarlier, sous-préfecture du Doubs, on m’indique le camping Le Larmont. Chemin du Toulombief. Une côte raide comme la justice. Nous sommes le 8 mai. A bout de force, j’accède à l’accueil. Fermé: le personnel est en congé. Exemple typique d’un camping municipal doté de fonctionnaires territoriaux. Le règlement en revanche est bien affiché: prière de présenter une attestation de responsabilité civile lors de votre inscription.
On croît rêver.
Toute installation sauvage sera sanctionnée.
Je reprends mon vélo et je fuis dans la descente.
R comme resto
Je vais vous parler de restauration. Lorsqu’on pédale pendant des heures, il faut penser à boire régulièrement et aussi à sa restauration.
En ce qui me concerne, j’avais emporté une sacoche pleine de victuailles diverses dont des boites de conserve qui m’ont alourdies et que j’ai rapportées.
Par deux fois, je me suis laissé tenter par le resto à midi. Un fois à Saint Vit au « Ptit s’invite » et une fois au KFC de Pontarlier.
Il faut pouvoir garer son vélo et le surveiller. A Saint Vit, un piéton m’a guidé à ce resto du centre au coin d’une petite place. Inviter à visiter Saint Vit sur l’euro vélo route6, j’ai donc craqué vu l’état du temps et de mes forces, j’en reparlerai.
Ce qui n’était pas prévu, c’est la côte de Saint Vit situé sur les hauteurs…et l’itinéraire vélo le plus pentu pour éviter la route.
Très bien reçu avec des Lasagnes au menu.
A Pontarlier, le 8 mai tout semble ouvert, sauf le camping. J’avise un KFC et je tente l’expérience. Il faut que je vous dise que je suis peu expert en la matière, je remplis correctement mon écran digital de commande, puis au moment de finaliser, un dernier écran « numéro de chevalet »… je cherche…de quoi est-il question?… j’avise une « téléserveuse »…elle me tend un chevalet avec un numéro à poser sur la table que je choisirai pour être servi..et donc c’est ce numéro qu’il faut porter sur l’écran. Je suis sûr d’avoir obtenu mon diplôme de 1er degré KFC.
Reste le contenu choisi au hasard…le menu Colonel Bacon Veggie, beaucoup de trucs qui dégoulinent et des pilons de poulets dans de la chapelure.
T comme temps pourri
Le pire est encore à venir dans le chapitre suivant, patientez!
Sur mes six jours de vélo, j’ai eu de la pluie pendant quatre jours, lundi, mardi, mercredi…et jeudi.
Dès lors qu’il pleut, deux possibilités: soit s’arrêter, soit poursuivre. Moi je suis de ceux qui poursuivent. Une forme d’entêtement qui porte préjudice. D’abord revêtir des vêtements adaptés, veste et pantalon étanches. La veste Vaude (une bonne marque) a fini par être traversée, le pantalon polyester avec cache-chaussures a tenu mais les pieds ont fini par prendre l’eau par les semelles.
Le sur-casque a rempli son office, mais les gants non. J’ai eu froid aux mains. J’ai acheté des gants nitrile et mis des sacs plastique sous mes chaussettes.
Rouler pendant des heures dans ces conditions sapent le moral, la vigilance et les forces musculaires.
Reste l’équipement du vélo
Un vélo comme le mien a une fragilité, il n’est pas étanche à l’arrière, il faudrait y ajouter une bâche. En revanche, à l’avant c’est bon à la condition de bien verrouiller les ouvrants. A l’avant ce sont les vêtements et les victuailles.
Penser aussi qu’en temps de pluie, vous perdez très vite le lubrifiant de chaîne, il faudra le renouveler chaque jour.
Reste qu’une fois au camping il faut faire le bilan des effets mouillés et qui ne seront pas réutilisables le lendemain. Il faut donc isoler le sec du mouillé. Le matin il faut souvent replier une tente mouillée, enfiler des chaussures mouillées.
In fine, la solution c’est d’aller à une laverie, tout laver et sécher. On trouve maintenant des laveries « Wash.me » adossées à des supermarchés dans toutes les bourgades. J’ai utilisé celui de Quingey.
R comme renoncement
C’est la mort dans l’âme qu’il faut savoir renoncer à finaliser tout son voyage. Je sais le faire à temps. Lorsque j’ai épuisé mes forces, ma motivation, je m’interroge…Faut-il poursuivre?
Petit à petit je voyais mon capital musculaire en deçà de mes espoirs. Mon régime méditerranéen commencé en janvier a donné des résultats puisque j’ai perdu 9 à 10kg mais en même temps j’ai perdu du muscle. Inévitablement l’âge aussi fait perdre du muscle et mon entraînement ne m’a pas permis d’enchaîner autant de kilomètres quotidiens que dans le passé.
Question vitesse
Si je n’ai plus la force de parcourir 100 km/jour, je conserve ma vitesse qui se situe (haltes comprises) à 14km/h. Sur l’Euroveloroute très empruntée, j’ai été dépassé par des cyclo-campeurs très entrainés et aussi plus jeunes…sans parler des VAE qui tracent la route comme sur des mobylettes.
L’autre question vitesse, c’est la gestion de son allure. Savoir gérer ses développements avec astuce. Ne pas aborder une pente avec un grand braquet car votre chargement va très rapidement « remettre les pendules à l’heure ».
J’ai cette pratique pour petits mollets:
Je divise mon triple plateau en trois secteurs de pignons arrière
petit plateau pour les « 4 grandes »
moyen plateau pour le milieu de cassette
la plaque pour le plat « vent portant » et descente sur le bas de cassette, c’est à dire presque jamais! si je m’obstine à rouler sur la plaque, j’épuise mes muscles.
Le facteur poids
Les années précédentes, avec mon VTC, le poids de l’ensemble atteignait 30kg et cette année 36kg soit 20% de plus. C’est trop!
I comme itinéraire
J’avais tout bien préparé y compris mes parcours sur Openrunner. Fastoche, il suffisait de suivre sa route.
Pourtant dès le départ de Thann, je me trompe. A Burnhaupt, je file à Spechbach rejoindre la EVR6 au lieu de prendre Hagenbach. Pas trop grave.
A Chalezeule, je quitte le camping et je grimpe en haut de Besançon. Epuisant au démarrage. Je reviens au camping prendre la EVR6 qui est tout près derrière. A Osselle, il y a deux itinéraires qui se séparent. Je prends le mauvais et je ne m’en apercevrai qu’à Saint Vit après avoir quitté le restaurant. D’abord je pars « à l’envers » vers Besançon,…puis je retourne à Saint Vit et je vois Dôle… bizarre car je ne vais pas à Dôle… finalement c’est à Osselle que je me suis trompé. je retourne à Osselle, j’ai pris du retard, il pleut toujours, je suis sur le bon chemin enfin celui de Champagnole. J’aborde la côte de Byans-sur-Doubs. A Byans, je m’inquiète…il est déjà 15h30…j’interroge ChatGPT pour trouver un camping…aller à Osselle au camping des Lacs! me dit Chat GPT; j’en viens. Je redescends ce que je viens de monter. C’est glacial. Le camping des Lacs est fermé. Je me désespère. Chat GPT me dit d’aller à Quingey.
J’appelle le camping de Quingey… oui, on a de la place…il n me reste plus qu’à gravir la pente que je viens de descendre.
Evidemment j’ai commis des erreurs de débutant.
Tout est venu de mon GPS que j’ai du retirer du guidon la pluie venue. Si bien, que je n’avais plus l’œil dessus pour être alerté à temps.
Aïe comme Iphone
Venons en à ce qui a achevé mon voyage prématurément.
Il m’est arrivé une chose que je n’avais pas anticipé. Aujourd’hui mon Iphone me sert à tout comme un couteau suisse. Figurez-vous que sous l’effet de l’humidité l’écran à rendu l’âme. A Arbois, j’ai tout juste eu le temps de prévenir chez moi de la panne imminente et plus rien.
Plus de parcours Openrunner, plus de téléphone, aucun numéro à appeler et donc plus de contact disponible avec personne, plus d’information, plus moyen d’appeler les campings, plus d’appareils photos…et pour couronner le tout plus de montre!
Heureusement j’avais avec moi deux vieilles cartes Michelin, une de 1988 et une de 1972.
Je quitte Arbois tôt le matin, décidé à écourter mon voyage. Terminé Champagnole, terminé le lac de Chalain, terminé les Rousses, je file tout droit à Morteau. Je remercie la petite jeune fille du camping de Morteau qui me prête son téléphone pour appeler chez moi et dire où je me trouvais. En appelant mon domicile la veille j’avais écrit dans mon carnet de voyage le numéro de la maison.
Il fait un orage terrible sur Morteau, les grêlons gros comme des billes tombent sur ma tente…je pense à une fuite dans le chalet dédié aux campeurs. Un jeune couple contemple l’arc en ciel. Ils vont prendre le train demain matin, un des deux vélos a son dérailleur cassé, un vélo Croix de Fer pourtant réputé.
C’est alors que la jeune femme revient vers moi et me tend une feuille d’horaires SNCF…
vous avez un car SNCF demain matin qui va à Montbéliard… »
et mon vélo?
Il prend aussi les vélos…
Toute la nuit je cogite… vais-je tenter le bus dans cet enfer météo où toutes mes affaires sont trempées. Je grelotte sous ma tente, ma hanche souffre du matelas gonflable trop peu épais, je dors avec des chaussettes humides, je me tortille dans mon sac de couchage et je ne trouve plus la fermeture éclair, je ne sais pas quelle heure il est… je sors au petit jour…je vais jusqu’au chalet…j’allume la télé…le journal de France Info, il est 6h30.
Je file démonter ma tente, charger mon vélo et je m’apprête à quitter le camping.
Un brouillard dense. Je grelotte. Où est le papillon du code pour sortir? je ne le trouve pas dans mes poches mouillées. Me voila enfermé dans le camping sans pouvoir en sortir!
Heureusement, j’avise un camping-cariste se rendant aux toilettes, je l’aborde…il réfléchit…1957…me dit-il
Deux euros
Je file dans le brouillard jusqu’à la gare. Il est 7 heures. Le bus arrive…j’appréhende ce moment. Un type jovial, très pro. Il ne descend pas « ouvrez la soute et chargez votre vélo!… »
Il ne rentre pas.
« ouvrez l’autre soute et déposer les sacoches! »
Je monte à bord.
Je suis le premier voyageur. Il fait bon dans le bus. Le chauffeur me dit que dehors il fait 3 degrés.
Je demande combien je dois payer…Deux euros!
Ai-je bien compris? et pour le vélo? c’est compris.
Je vais donc voyager pour deux euros de Morteau à Montbéliard. Incroyable service public qui finance nos voyages!
La route est agréable, plus agréable qu’à vélo. A Montbéliard, je dois me débrouiller pour descendre ma bécane et mes sacoches dans une rue passante.
Il ne me reste plus qu’à rejoindre l’EVR6 tout juste à coté et à pédaler jusqu’à Thann.
J’ai le cœur gai.
Autour de moi des dizaines de vélos assemblés en groupes.
Vous le savez, WordPress a bloqué mes images car je suis en dépassement de kilooctets. Donc je ne peux faire que du texte.
C’est un parcours tout chemin. Avec un Gravel à la rigueur. Juste un poussé dans la montée du GR ( triangle rouge km 20) de Bourbach qui est en réfection. Je vais vous mettre la trace en commentaire. Après Michelbach, le petit single du camping Guewenheim, puis la chapelle des Bouleaux, puis à Sentheim la montée au chemin de croix, Bourbach descente( baisser la selle), rejoindre Michelbach, puis prendre la ferme pour Roderen, les hauts de Roderen, l’étang de Leimbach, la chapelle rue du panorama et Thann par le Leimbacher Hoehe.
A la veille de mon départ en cyclo-camping dans le Haut-Jura, j’observe que la météo annoncée n’est pas bonne. Il est à craindre que je roule sous la pluie. Comme en 2023 lors de mon voyage dans mes Vosges natales. Je revisite mes récits pour parfaire au mieux ma préparation https://velomaxou.com/2023/08/04/quatre-jours-de-cyclo-camping/ S’il le faut, je raccourcirai mon parcours. Voici donc mon projet tel qu’il est avant de partir: Thann/ Montbeliard/ Clerval/ Besançon / Champagnole/ cascades Hérisson / St Claude/Lamoura/ les Rousses/ Mouthe (glagla)/ Pontarlier/ Morteau/St Hippolyte/ Montbeliard/Thann
La chikaya tourne autour des commerçants qui veulent travailler. Le gouvernement résiste mollement. Les syndicats ont du mal à se faire entendre. Bref, cette fête du travail n’a plus la cote. D’autant qu’un populisme rageur prend un malin plaisir à cracher sur les syndicats ouvriers. Quels beaux lendemains se préparent !
Si le cœur vous dit, venez voir les coureurs cyclistes derrière chez moi qui vont se disputer la côte de Rammersmatt plusieurs fois de suite.
Faire attention aux accidents cardiaques, la semaine passée un trailer est mort lors du trail du Grand Ballon.
Chaque fois que je grimpe à vélo depuis que je suis passé à la coronarographie, j’y pense. A l’accident cardiaque. Alors je modère mes ardeurs. Je teste les statines accusées de provoquer toutes sortes de désordres comme les crampes, les vertiges, …mon cardiologue m’a dit c’est indispensable car ça fixe les plaques atheromateuses en évitant qu’elles se brisent et viennent causer un AVC ou un infarctus. Je ne conteste pas tout en étant considéré comme un asymptomatique porteur d’un maladie coronaire non obstructive. Il faut faire avec. Jusqu’au bout.
Mon autre préoccupation c’est maintenir un capital musculaire avec mon régime méditerranéen. J’avale beaucoup de protéines pour compenser tout ce que j’ai abandonné sur le plan nutrition, pain, charcuterie, pizza, chips, frites, …Du yaourt, des amandes, de l’emmental, du poulet, des sardines, du lait écrémé
Je vais ré équiper mon vélo camping pour début mai
Je vais partir. Il faut se décider. Depuis plusieurs semaines je piaffe d’impatience de retrouver mon cyclo camping.
Mai sera encore frais, je présume. Mais j’ai d’autres échéances en juin.
Je ne me suis pas embarrassé comme par le passé à construire des parcours. ChatGPT s’en est chargé pour moi. Je ne cherche pas à vendre ce truc mais force est de constater que l’IA est devenue incontournable.
Je lui assigné mes conditions :
8 jours
50 à 80 km
Vosges et Jura
Camping chaque soir
Instantanément ChatGPT a répondu, construit les parcours, trouvé les campings avec photos, adresse, …Je n’ai plus rien d’autre à faire que demander une trace chez Openrunner. Chaque soir pour le lendemain.
Personnellement je ne suis pas un inconditionnel des itinéraires cyclables, lorsqu’ils seront absents, je prendrai donc la route.
Au programme :
Gérardmer
Remiremont
Luxeuil
Rios
Besançon
Pontarlier
Maiche
Thann
Mon équipement sera à l’image des années antérieures. Tente, matelas gonflable, duvet, bonnet de nuit et nécessaire de cuisson.
Cette année j’ajouterai un panneau solaire pour recharger ma batterie et le téléphone car dans les campings c’est galère à surveiller
Hier beau temps, j’en profite pour traverser la ville. Une arrivée compliquée à Didenheim par la piste de Morschwiller. Une belle petite passerelle enjambe l’Ill mais son accès n’est pas facile. Puis ensuite viennent les encombrements habituels nécessitant un brevet de bonne conduite avec ma bicyclette légère, je veux dire qu’il s’agit de comprendre tous les pièges urbains qui s’offrent à nous. Le Pont Chinois, l’accès tortueux à la piste du canal puis les piétons, les trottinettes, les chiens,…le décor habituel d’une piste qui n’est plus très roulante.
Cependant depuis la gare en direction d’Illzach, le chemin est agréable avec de beaux immeubles neufs que je n’ai pas vu grandir.
Retour par Battenheim, l’Ecomusée et la Thur.
Je me trouve face à un enfant d’environ deux ans qui déambule sur la piste de façon erratique comme si il était perdu. Mais non Maxou, les parents sont vingt-cinq mètres derrière qui devisent entre eux et des amis.
J’ai « déchaussé » jusqu’à m’arrêter car l’enfant ne m’a vu nullement arriver dans son petit champ de vision qui est très bas.
Je croise les parents qui semblent compatir à ma bienveillance et je leur adresse un salut poli. Cette nouvelle société insouciante me sidère.
Je croise deux cyclosportifs qui mènent bon train sur la piste en direction de cette famille. J’espère qu’aucun drame ne se passera.
Chemin faisant, je me dis que finalement le vélo et sa pratique sont très éloignés du savoir des jeunes générations.
Plus loin alors que je viens de franchir la passerelle de Staffelfelden, une trottinette. Pas celle du supermarché, non: un gros bolide comme on en voit à présent sur les routes. Le pilote me dépasse prestement puis « met les gaz » si on peut dire et l’engin s’échappe à grande vitesse de ma vue.
Nous vivons un monde nouveau avec lequel je peine à m’adapter.
Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
Goût de plastique dans ma gourde souple de course.
Je me suis demandé si j’avalais aussi du plastique avec l’eau.
Decathlon est conscient du problème. Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
« Nous avons écouté les nombreux avis clients qui se plaignaient du mauvais goût de plastique. Nous avons changé le film plastique du corps de la flasque. Les testeurs ont vraiment apprécié ce changement. J’espère que vous aussi. Si malgré tout, un mauvais goût de plastique vous gène: – lavez la flasque avec du vinaigre ou du bicarbonate, – passez là au congélateur à vide – sécher la correctement avant de la ranger J’espère que ça suffira. »
J’ai vérifié chez ChatGPT l’innocuité du produit.
Les gourdes en TPU (polyuréthane thermoplastique) sont souvent fabriquées en qualité alimentaire (dit “food-grade”), respectant des normes sanitaires (UE ou FDA).
Le matériau est souple, résistant et stable, et ne relargue pas de substances nocives à température normale.
Il est couramment utilisé dans des équipements sportifs (poches à eau, flasques souples).
25 juillet 2023. C’était ma deuxième paire de chaussures de running. L’heure est venue de les changer après 1200 km de fidèles services.
Je ne vais pas m’embarrasser et simplement poursuivre avec cette marque qui me donne satisfaction.
Bien sûr, il faut veiller à rester dans la gamme car les appellations évoluent. Je vais prendre Hoka Clifton 10 après avis auprè des réseaux de pratiquants.
Mes exigences sont modestes vu que je cours rarement plus de 7 à 8 km par sortie et plutôt sur route et chemin. Mais le confort est à privilégier.
Je figure parmi les millions d’usagers concernés par les fuites de données personnelles informatisées conservées par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés.
Cet incident a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles associées à votre compte usager dont : – les données relatives à votre état civil (nom et prénom) ; – les identifiants de connexion (identifiant de compte et adresse mail) ; – et d’autres données présentes uniquement dans certains comptes (adresse postale et numéro de téléphone).
Ce courrier minimise l’incident…
Les données transmises dans le cadre de vos démarches de passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise (numéro de demande, statut de demande, pièces justificatives, photographies) ne sont, par ailleurs, pas concernées par cet incident.
Mais la bonne nouvelle arrive à la fin…
Vous n’avez ainsi aucune démarche à accomplir.
Voici comment transformer une magistrale erreur de l’Etat en aubaine puisqu’on n’a rien à faire, sauf attendre les résultats des méfaits des hackers. Plus tard.
Il n’en demeure pas moins vrai que l’Etat continue de se déconsidérer avec ses systèmes informatiques défaillants alors même que ces services sont là pour nous assurer une meilleure protection de nos données personnelles.
Après la Sécurité Sociale, les hôpitaux, les Banques, les opérateurs téléphoniques, les fichiers de la Police, les fausses immatriculations de véhicules, … quelles seront les prochaines institutions victimes de cyberattaques?
Ne nous voilons pas la face (la farce?), un informaticien relève dans Médiapart une forme d’amateurisme chez les programmateurs de l’ANTS…
…l’incompétence évidente de ceux qui ont codé le site de l’ANTS qui a fuité : après une connexion sur le compte perso, un simple identifiant numérique dans la barre d’adresse du navigateur déterminait le compte dont les informations étaient affichées. Il suffisait (est-ce encore le cas?) de changer ce numéro pour accéder aux informations d’un autre compte ! Un petit programme faisant varier ce numéro pour obtenir les informations de millions de personnes. N’importe quel programmeur WEB un tant soit peu compétent sait qu’il ne faut JAMAIS donner accès aux informations d’un autre utilisateur de façon aussi triviale.
La dame au milieu de la chaussée discute avec un riverain.
Elle ne m’a pas vu arriver.
Son chien si.
A sa hauteur, le chien bondit sur moi.
Je fais un écart brutal et j’atterris sur le terrain de foot.
La dame fait trois tours sur elle-même comme une toupie entrainée par la laisse du chien.
Le brave bouvier, la gueule encore écumante, a surpris son monde.
J’aime les bêtes et je devine leurs comportements, parfois mieux que leurs maîtres.
Cela dit j’ai fait aujourd’hui un grand tour à plat à VTT dans la campagne environnante. Très peu de route, juste pour être « raccord » avec les chemins.
Comme vous le savez, je ne peux plus ajouter d’images nouvelles à mon blog, mon quota étant atteint. J’ai donc recours à des images anciennes.
Hier montagne vosgienne. J’ai cette chance d’habiter au pied des Vosges et aussi d’adapter mon circuit au gré de mes motivations et de ma forme physique.
Hier donc, je prends la route en direction de la vallée de la Doller à deux pas de chez moi. A Sentheim, je pouvais déjà imaginer le retour. Mais j’ai tenté cette montée de Masevaux par Houppach.
C’est un parcours encore agréable aujourd’hui pour moi qui ne suis pas un cyclo-sportif « émérite ».
Ensuite Bourbach-le-Haut et le col de Hundsruck.
Tout cela m’a semblé très roulant et j’ai l’impression d’avoir grimpé avec aisance. J’imagine que délesté de l’équivalent d’un pack de Vittel,mon nouveau poids me facilite la tâche.
Au total 45km et 700m de D+
Je me cantonne dans des choses ne prenant pas plus de trois heures.
En grimpant, à la sortie de Bourbach, des gerbes de fleurs fanées et une modeste croix de bois artisanale pour signaler ce drame récent d’un cycliste prénommé Daniel qui a percuté le massif rocheux dans une courbe.
Un dernier mot pour dire que j’ai reçu du Club des Cent Cols une invitation à rejoindre la rencontre régionale de Saint-Amarin le 2 mai prochain où l’ascension du col du Haag est prévue.
Je rappelle que ces rencontres sont ouvertes à tous, pédalants ou non, VAE ou musculaire, amis et sympathisants, anciens membre, etc. y est-il écrit.
Connaissant bien les lieux et l’exigence de cette grimpée, j’imagine que les VAE seront au rendez-vous. D’autant qu’ils sont les bienvenus.
Triste épilogue pour le club des Cent Cols que j’ai adoré.
Continuer d’être dans un endroit, une position, une fonction, etc.
Continuer d’être dans un état.
Subsister après disparition du plus grand nombre, de la plus grande quantité, etc.
Persister dans le temps.
Paradoxalement, l’immobilisme semble l’emporter sur rester. Et pourtant si j’aborde ce verbe ce matin c’est justement parce que rester dormir encore un peu est impossible. Dès potron-minet je suis debout, mes idées en tête.
En revanche, oui, ce qui m’importe c’est de rester « dans le coup »; les heures, les jours, les mois se déroulant inexorablement sans qu’on puisse arrêter le temps.
Alors je prends le temps en charge mon emploi du temps, car j’ai horreur de l’oisiveté. Je continue à m’inscrire dans ce cercle circadien dont on dit qu’il règle nos jours et nos nuits en prenant soin de m’inscrire dans des occupations civiles qui vont me maintenir dans une citoyenneté de bon aloi.
A ce sujet, vous le ressentez certainement comme moi si vous prenez de l’âge, la société me parait plus agressive dans nos comportements individuels, moins respectueuse de l’autre, alors je me garde d’entrer en conflit pour ne pas susciter la controverse.
Mon statut de retraité est déjà en lui-même un problème face à une génération qui s’interroge pour la suite…
Faire le bilan du jour passé, contrôler la date du jour levant et mon calendrier d’activités, c’est mon quotidien matutinal.
Aujourd’hui jeudi comme à l’accoutumée ce sera activité sportive. Vélo de route ou VTT ou course à pied. Il me reste donc encore de la marge pour emplir la journée puisque ces activités de sport ne durent que quelques heures du matin ou l’après-midi.
Ce qui me pèse le plus, c’est de voir les médocs qui s’accumulent de jour en jour et la perspective d’avoir plus tard un pilulier semainier.Ma femme a déjà disposé des coupelles notées « matin », « midi », « soir ». Le pharmacien a précisé « à prendre avant les repas », « avec un grand verre d’eau », « ne pas s’allonger pendant une heure après l’antibiotique », …
Rester dans un état de forme, c’est devenu presque une injonction pour durer dans la vie qui s’avance. La vie parfois choisit de nous devancer alors apprenons à la maitriser. Je suis toujours peiné d’apprendre que tel ou tel a perdu la vie alors qu’il ne demandait rien d’autre que de vivre.
Je pense à des cyclistes que rien ne prédisposait à l’accident fatal.
Il faut donc rester mesuré dans nos ambitions, imaginer le danger et l’anticiper sans s’aventurer dans des postures hors de portée mentale ou physique. J’ai appris cela dans mes anciennes fonctions.
Si comme moi vous venez d’être mordu par une tique, vous serez intéressé par cette vidéo qui fait le point sur les conséquences médicales possibles.
Les risques les plus dommageables pour notre santé sont ceux relatifs aux atteintes neurologiques qui peuvent conduire à une paralysie faciale, à une encéphalite ou à une arthrite du genou.
Pour l’histoire, je repense à mes faits et gestes des semaines passées afin de tenter d’identifier l’origine de la morsure. J’ai tondu le gazon et c’est vraisemblablement en manipulant les sacs de tonte que la bestiole s’est accrochée à mes vêtements. Bien s’inspecter après travaux à la douche.
Reste la question polémique ici en Alsace de l’identification de la maladie de Lyme et des tests PCR qui ne conduisent pas toujours à des sérologies incontestables.
Grosse piqure d’araignée avec large rougeur autour d’un durillon…
Ce soir mon pharmacien m’expédie à la clinique. Fissa.
C’était une tique.
Heureusement l’hôpital local m’a reçu aussitôt et j’ai pu avoir une ordonnance sur le champ et retourner chez mon pharmacien un quart d’heure avant la fermeture.
Extraction de la bestiole et quinze jours d’antibiotiques.
On ne s’en aperçoit pas toujours et c’est indolore. La tique est installée là depuis quand? je ne l’ai pas sentie sous la douche. Au-delà de 48 heures on peut craindre la maladie de Lyme par la suite…
J’ai peint à l’extérieur, j’ai déposé mon blouson sur le porte-bagage du vélo?.. Impossible de dater cette intrusion.
Je n’ai plus les moyens de faire figurer mes peintures sur Vélomaxou. Mes quotas d’images sur le serveur de WordPress étant largement dépassés. C’est pourquoi j’ai ouvert un second site où l’on peut voir mes peintures.
Mon temps se partage comme par le passé, au gré de ma motivation, entre le sport et la peinture.
En 2025, j’ai obtenu quelques succès de vente avec des acheteurs locaux intéressés par mes travaux.
Les amateurs de réseaux sociaux peuvent aussi me rencontrer sur FB et Insta
Je suis parmi les victimes du monde moderne en surpoids dont l’IMC ( l’indice de masse corporelle) dépasse 25.
Mon blog comporte épisodiquement des billets relatifs au surpoids. J’ai souvent vanté la méthode YAZIO pour perdre du poids.
Sans jamais rejoindre mon objectif, hélas.
Cette fois je m’y suis pris autrement.
Sans l’aide d’une application. Ni d’un nutritionniste.
J’ai tout simplement demandé à ChatGPT de me proposer un menu méditerranéen. Celui que la médecine recommande car il est démontré que les Crétois vivent mieux et plus longtemps.
Depuis le 26 décembre, bientôt quatre mois, je ne pèse plus ce que je mange en additionnant les calories et en dosant lipides, glucides et protides. Un exercice besogneux avec la balance et l’iPhone à côté de l’assiette.
J’obéis à de nouvelles règles alimentaires qui ne perturbent pas trop les habitudes familiales.
Résultat: j’ai perdu jour après jour 9 kg. Attention! Pour une personne de mon âge il faut se méfier de ne pas perdre du muscle. Et par conséquent il faut surtout ne pas les oublier. 70gr de protéines chaque jour. Des œufs, du lait écrémé, des amandes, du yaourt Skype, du poisson, du poulet.
Evidemment l’autre face du régime méditerranéen, c’est tout ce qu’on enlève, je devrais dire ce qu’on bannit.
Je n’ai pas renouvelé mon adhésion en 2026. Pourquoi le dire, après tant d’histoires passionnantes vécues au sein du club?
Je le quitte avec un peu plus de 1400 cols à mon actif, tous gravis à la force des mollets.
Adhérent vers 60 ans, j’ai commencé tard ce challenge qui consiste à gravir des cols à vélo ça et là au gré de vacances ou de voyages organisés par le club. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour où j’ai compris que, non, c’était impossible de continuer cette chasse aux cols sans admettre que cette course allait de pair avec des déplacements en voiture de plus en plus éloignés et fréquents.
Quelque part ce modèle de pratique cycliste ne me convenait plus, nous étions plus automobilistes que cyclistes. C’est difficile à dire mais c’est pourtant la vérité. Jusqu’à ceux qui se transportaient en avion sous d’autres cieux!
Le fracture est venue plus récemment avec l’avènement massif du vélo électrique. L’âge venant des adhérents ajouté à l’attractivité du VAE ne pouvait qu’ajouter un coin dans l’objet fondateur du club et sa règle de devoir exclusivement grimper à la force musculaire. C’est alors que j’ai compris que la submersion du VAE allait peu à peu détruire notre modèle et qu’il était temps d’en partir. D’ailleurs la direction du club ne pouvait que réagir mollement à cette nouvelle donne du vélo électrique et à son succès.
Voila pourquoi j’ai quitté le club des Cent Cols. Avec le souvenir de bons moments passés à grimper des cols vosgiens, alpins ou pyrénéens.
Cette définition a t-elle encore du sens? Gamin , on poussait fort parfois en changeant de pied pour rattraper le copain.
En souvenir de mon enfance, j’ai craqué. J’ai acheté une belle trottinette à pied. Pas à pédale, car la pédale, c’était pour l’aristocratie « de la pédale ».
Mais voilà que tout s’est gâté avec l’avènement de la fameuse trottinette électrique. Elle s’est largement imposée dans le monde urbain et même inter/urbain comme une alternative aux modes doux , aux transports en commun et à la marche. Outil polyvalent la trottinette électrique est devenue un sésame capable de répondre aux besoins d’usagers las des encombrements urbains.
La trottinette électrique a cependant les inconvénients de son succès: accessible financièrement elle se répand très vite, rapide elle enfreint souvent les limitations imposées, agile elle pose souvent problème au sein du trafic routier et alterne entre chaussée et trottoir.
Cycliste, on passe pour des has-been. Pas grave. En revanche sur les pistes cyclables ça devient un vrai problème.
C’est un exercice banal de grimper ce col à la portée de nombreux cyclistes. Cependant il faut un minimum d’entrainement préalable
Je m’interroge encore ce matin. Serait-ce la dernière fois?
Hier l’Amic pour mes 75 ans. Je me suis encore lancer un défi. Sans préparation. Je veux dire sans entraînement. Résultat : une galère de malade pour arriver au col.
Beaucoup de voitures croisées, allemandes pour la plupart, et un énorme grumier. J’ai l’impression qu’il y a du repérage dans l’air en vue d’une épreuve.
Image d’illustration
Pour ne pas m’exposer au raidillon de la montée de la cave viticole de Wuenheim, je contourne par Bollwiller en arrivant de Cernay.
Puis à Wuenheim je grimpe.
Pas longtemps car j’ai trop chaud. Que faire de ma veste? Je la roule en boule et je la loge sur mon ventre sous le gilet fluo. Finalement le mini sac à dos semble une solution.
Je reprends et je monte comme je peux avec un seul pignon de rab et des cyclos, plus jeunes, qui me remontent sans difficultés.
Je la connais par cœur cette grimpée, ses deux grands lacets, ses ouvrages militaires de 14/18, cette impression qu’on arrive à Kohlschlag et puis non ce n’est pas encore la sortie de la forêt.
Je psychote beaucoup au guidon. Trop certainement…
Finalement, j’aboutis au col. A la table une jeune couple se repose avant d’entamer le Grand Ballon.
Mon accompagnateur des 500 derniers mètres va entreprendre le Hundsruck pour rentrer chez lui à Burnhaupt. Il a encore devant lui un beau challenge personnel…
Je n’ai plus qu’à me laisser guider par la route pour rejoindre Thann.
Je suis à la fois fier et déçu. Fier d’avoir accompli encore une fois cette grimpée pour le jour de mes 75 ans et déçu d’avoir « ramé » ainsi. Je n’ai pas su capitaliser sur mon gain en poids de 9kg et je le regrette. J’attribue ma contre-performance à une perte de masse musculaire, l’écueil du régime amaigrissement lorsqu’on prend de l’âge…et aussi à mon manque d’entrainement (seulement 450km depuis le 1 janvier Route et VTT confondus).
Depuis 2006 que ce blog existe, j’ai accumulé des images, des images et des images. Au point qu’elles occupent chez l’hébergeur WordPress 15,5 Gigaoctets.
WordPress veut bien que je reprenne l’exploitation mais à condition de payer un abonnement en correspondance de l’espace occupé.
Soit passer à l’abonnement Business de 50G à 300€/an
Inenvisageable car les prix ont fortement augmenté. Donc je vais supprimer plusieurs années de ce blog et son contenu de souvenirs. C’est la seule option possible. Il y a 13500 images à faire disparaître. J’attends que WordPress me donne un outil capable de gommer année par année car, pour l’heure, seule une suppression mois par mois est dispo.
Le lundi de Pâques, c’est le dimanche bonus pour beaucoup.
Dans les siècles passés, toute la semaine suivant le dimanche de Pâques était fériée. En 1802 Napoléon a estimé que c’était trop et ramené la semaine fériée à un seul jour, le lundi. La CGT a laissé faire sans réagir?
Une semaine fériée, on rêve!
J’ai pris mes pompes à mon cou et j’ai fait le tour du Rangen, la vigne pentue qui surplombe la ville. La course à pied c’est un succédané du vélo et même un damné succès un lundi de Pâques. La mise en œuvre est facile, la course est vite finie vu que je me limite à cinq kilomètres.
Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de Cyclotourisme, François le Van: « Avec l’âge et la surcharge pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif » (Cyclotourisme N°598 janvier 2011).
Jean dans l’ascension de la route dite des Américains à la Bresse
C’est dur à admettre. On peut avoir l’âme d’un cycliste militant, les jambes d’un grimpeur accompli, l’indéfectible besoin d’enfourcher sa bécane au moins une fois chaque semaine et se retrouver entre les bras du monde médical sans l’avoir demandé.
J’en ai été le témoin actif puisque mon cardiologue qui prône tant l’activité physique a détecté une pathologie cardiaque chez moi qui correspond à des artères athéromateuses.
Pas n’importe quelles artères, celles qui entourent et nourrissent le cœur (le muscle cardiaque) et qu’on nomme artères coronaires.
Elles sont au nombre de trois:
l’artère interventriculaire antérieure (IVA)
l’artère circonflexe
l’artère coronaire droite
Un score calcique de malade de 611!
C’est au scanner qu’on a détecté ce score peut enviable de 611 qui qualifie la quantité de plaques athéromateuses qui tapissent mes coronaires. Un score qui ne doit pas en principe dépasser 100. Ce score est qualifié de risque élevé pouvant conduire à un infarctus du myocarde. Bref à une crise cardiaque!
Tout droit à la coronarographie
La coronarographie va confirmer les dégâts. Moins graves qu’attendus mais pourtant redoutés.
Dans les cas aigus, la coronarographie détecte des sténoses des artères (des rétrécissements) qui débouchent immanquablement sur la pose de stents (des ressorts) ou un pontage coronarien.
Dans mon cas, je suis ressorti de l’examen avec le diagnostic de « maladie coronarienne non obstructive ». Autrement dit des coronaires avec sténoses non significatives. Cela dit je suis ce qu’on appelle un patient asymptomatique qui ne souffre pas d’essoufflements à l’effort, ni de de douleur thoracique. Autrement dit un cycliste/malade qui s’ignore! Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, plus qu’on le pense au fur et à mesure que l’âge avance.
Je m’en sors plutôt bien avec un Score SYNTAX=0 (terme technique dont je ne connais pas l’échelle)
La suite sera perte de poids, baisse du mauvais cholestérol LDL (à diviser par 2), régime alimentaire dit méditerranéen, 150 mn d’activité par semaine… sans oublier un traitement médicamenteux à vie à base de statine et d’aspirine.
C’est une perspective pas très coercitive qui est à ma portée. Avant même d’apprendre mon état cardiovasculaire, j’avais entamé un régime visant à réduire mon surpoids. J’ai déjà perdu 9 kg en trois mois (100gr/jour).
Tout ce laïus pour dire qu’on peut faire du vélo depuis quarante ans et souffrir malgré tout d’une maladie cardiaque qu’on ignore souvent…en dépit du fait que je suis suivi par un cardiologue tous les ans avec électrocardiogramme et test d’effort depuis plus de vingt ans.
Je reprends mes chroniques avec une détermination nouvelle…
Avant cela je voudrais remercier mes lecteurs fidèles qui m’ont adressé de joyeux commentaires en apprenant mon retour. Cette communication par blog interposé a pris des rides, supplantée par le vBlog de YouTube. Trop fastidieux et onéreux pour moi.
Ma détermination nouvelle sera d’accomplir le vélo que j’aime en entrant dans mon quatrième quart de siècle. Je sais, ça fait pompeux et en même temps (comme dirait l’autre) ça donne le vertige d’être resté déjà aussi longtemps sur la planète alors que d’autres n’ont pas cette chance. Tous les bouquins de médecine font clairement la distinction des pathologies entre les +/- 75 ans; je l’ai découvert il y a peu. Cependant nous sommes l’avenir de la gérontologie, ne l’oublions pas, et de la Sécu depuis que notre démographie fébrile s’est mise en grève.
Depuis deux ans que je me suis tu, j’ai accumulé les sujets.
Les Municipales, RIC Stephane, Cent Cols, VAE, trottinette,… sans oublier les incontournables scories qui frappent, l’âge venu, les vieux, les jeunes vieux et les vieux vieux. Nous verrons que l’hygiène de vie conduit aussi des cohortes de septuagénaires vers les disciplines spécialisées des hôpitaux, cardiologues, ophtalmo…
Je suis effrayé par l’idée de conjuguer vélo+train tellement j’ai lu de déconvenues décrites par ceux qui s’y sont essayés.
Reste à trouver un parcours « Grand Est » convenable…
Pourquoi se creuser la tête, j’interroge ChatGPT… voila une bonne façon de devenir flemmard avec l’Intelligence Artificielle.
Tu poses ta question et ChatGPT te tend la réponse en 5 secondes sur un plateau. Terminé le calcul des tracés sur cartes Michelin, la mesure des dénivelés, la recherche de camping dans l’annuaire, …
Super projet 👍 — depuis Thann tu es idéalement placé pour faire une boucle bikepacking de 500–600 km en 10 jours avec pas mal de variantes (Allemagne / Jura / Luxembourg). Je te propose 3 itinéraires concrets + un exemple détaillé jour par jour, avec logique camping ouverte en mai.
Je choisis de vous montrer ce que Chat GPT me propose dans la version Jura…et je ne vous dis plus rien ChatGPT a pris les commandes
Exemple détaillé (10 jours – version Jura ⭐)
Jour 1 : Thann → Bâle (~70 km)
Plat, échauffement
Camping vers Bâle
Jour 2 : Bâle → Delémont (~60 km)
Début des reliefs du Jura
Jour 3 : Delémont → St-Ursanne (~50 km)
Magnifique vallée du Doubs
Jour 4 : St-Ursanne → Neuchâtel (~80 km)
Étape clé, paysages incroyables
Jour 5 : repos / lac
baignade / chill
Jour 6 : Neuchâtel → Yverdon (~40 km)
roulant le long du lac
Jour 7 : Yverdon → Vallorbe (~60 km)
entrée dans le Jura plus montagneux
Jour 8 : Vallorbe → Montbéliard (~80 km)
belle descente
Jour 9 : Montbéliard → Sundgau (~70 km)
Jour 10 : retour Thann (~40–60 km)
⛺ Campings ouverts en mai (important)
👉 Bonne nouvelle : dans ces zones, beaucoup ouvrent avril–mai
Suisse : très fiables (souvent ouverts tôt)
Allemagne : idem
Jura français : vérifier mais la majorité ouvre début mai
💡 Conseil :
vise 50–80 km / jour → parfait en mode camping
garde 1 jour de repos (lac 👍)
🧭 Conseils pratiques
L’Alsace et alentours offrent +2500 km d’itinéraires cyclables
Abandonné le 22 octobre 2024, mon blog va renaître.
Je suis trop en manque de vous…et j’ai encore des choses à dire.
A bientôt 75 ans, j’ai pris conscience qu’écrire encore m’est nécessaire. Une façon de conjurer le sort qui à la fin ne pourra qu’être mauvais. C’est pourquoi j’anticipe; juste le temps de bavarder encore et de conter mes histoires de vélo, de course à pied et de peinture auxquelles je m’accroche comme je peux.
Après une belle aventure partagée ensemble depuis 2006 (10110 articles et 742800 visiteurs), il est venu le temps pour moi de fermer les portes de Vélomaxou.
Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre fidélité et votre soutien au fil des années. Ce fut un véritable plaisir de conter mes pérégrinations à vélo, ce vélo que je continue à aimer même si les vicissitudes de la vie font qu’on devient moins ardent au fil du temps. Je garde en mémoire les moments forts, ceux partagés avec mes clubs successifs, ceux de la montagne vosgienne et au-delà, et les souvenirs de mes engagements personnels à la cause du vélo. Vos commentaires, vos partages m’ont donné foi jusqu’ici en la poursuite de mes récits et je vous en suis profondément reconnaissant.
Mais il est à présent temps de mettre un terme à cette longue expérience car je souhaite me consacrer peu à peu à des choses moins impliquantes comme ma peinture.
Merci encore pour cette belle aventure partagée.
Donnons nous rendez-vous à l’avenir sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook,…)
C’est l’accident fatal. Avoir une altercation avec un automobiliste qui en définitive pour se venger vous roule dessus.
C’est arrivé à Paris.
Le cycliste est mort.
Le jeune homme est mort juste à quelques rues de là, mardi en fin de journée, sur le boulevard Malesherbes, après avoir été volontairement percuté par un automobiliste avec lequel il venait d’avoir un différend. L’homme au volant a foncé sur le cycliste et lui a roulé dessus. La victime a succombé sur place à ses blessures.
Forcément les conflits d’usage sont fréquents avec la multiplication du trafic et aussi les règles routières souvent bafouées par les uns et les autres. Les cyclos ne sont pas exempts, eux qui alternent route et trottoir pour contourner les feux, puis prennent les passages piétons et les sens interdits (sauf zone 30)….et j’en passe. On ne tue personne mais on se rend vulnérables face à des conducteurs de plus en plus agressifs et irascibles envers nos comportements.
Ce matin l’Alsace est dans la grisaille avec 10 degrés.
Lors de ma course j’aborde le monsieur qui promène son chien. Je suis derrière lui et le trottoir est étroit en traversée de la Thur. Je m’apprête donc à descendre le trottoir pour le dépasser.
Soudain le chien se serre le long de la balustrade puis s’arrête. Son maître s’arrête de même en serrant le chien.
C’est un non-voyant accompagné de son chien guide prévoyant. Ces chiens sont admirablement doués.