Pendix, le kit VAE

La firme Pendix commercialise un kit d’adaptation VAE qui nécessite peu de transformations. Absence de rayonnage de la roue ou de changement de roue puisque le moteur est ajouté au pédalier.

Reconnaissons-le tout de suite, le résultat n’est pas beau.

Le kit Edrive 300 est vendu 1550€ et la batterie additionnelle …600 euros. Glups! L’autonomie est annoncée à 105 km…en mode ECO!

/https://www.velo-assistance-electrique.com/

En cours de montage aux cycles Mannheim de Vieux-Thann. On notera la batterie à la taille généreuse.

Le voyage à vélo pour les nuls

Le voyage à vélo, découvrir des paysages inoubliables

Comment voyager autrement ? à vélo, bien sûr ! C’est décidé, vous avez pris la résolution de partir à vélo. Pas au bout de la rue. Pas pour toujours. Juste quelques jours cet été.

Si vous êtes déjà cycliste et que vous savez pédaler cinquante kilomètres en une journée pas de problème! car faire un premier saut de puce de 50 kilomètres va vous offrir tout de suite une dose d’exotisme.

Sinon entrainez-vous autour de chez vous en attendant de pouvoir franchir ce cap. On s’entraine sans les bagages, c’est moins difficile et on s’assure que le vélo est à sa taille et que la selle ne vous fait pas (ou plus) mal aux fesses.

Comment voyager à vélo simplement? avec des sacoches…

Une selle qui fait mal continument doit vous interroger et signale souvent un vélo pas fait pour votre morphologie. Revoyez la question.

Mais l’autre question c’est évidemment celle du vélo. Quel vélo choisir pour voyager? Ne prenez pas l’exemple des baroudeurs au long cours qui transportent des bagages (jusqu’à 40 kg! )pour faire le tour du monde. C’est inutile.

Avec un bagage léger, des transits de 100 km sont possibles à la condition d’être entraînés. Compter six heures de pédalage.

Quelques voyageurs à vélo font des raids puis, une fois sur place, visitent les lieux. Dès lors certains préfèrent le train, puis une fois rendus prennent le vélo. Pourquoi pas! Mais sachez qu’en France, un vélo dans le train c’est très mal vu…et souvent on vous en dissuade.

D’autres, comme moi, veulent tout faire à vélo sans pour autant le soir ramper à quatre pattes sous la tente et sortir le réchaud. Songer que ce genre de voyage qu’on appelle cyclo-camping s’adresse avant tout à des amateurs de vélo ET de camping.(aller sur le site de cyclo-camping)

Un vélo comme celui-là tout équipé pèse 20 kg. Il est préférable d’opter pour des pneus plus larges et donc plus confortables (détails)

Je n’ai pas une âme de campeur alors je dors à l’hôtel et je mange, au besoin, sur le pouce à midi.

Attention, une journée de cyclo-voyageur peut coûter entre 70 et 100 euros!

Si c’est ce voyage là que vous recherchez, alors il vous faut un vélo ni de course, ni un VTT…ni de ville. Le vélo doit être à mi-chemin sans être Tous Chemins. Prenez donc un vélo bien chaussé avec des pneus confortables de 35C en diamètre 650 ou 700… et assurez-vous que les haubans et la fourche sont équipés de fixations pour les sacoches.

Voila le type de vélo que je vous recommande pour faire de la route avec un bagage léger (KONA SUTRA AL SE DIAMANT (13kg) 1100 euros)

Choisissez vos sacoches vous-mêmes!

J’ai fait le test des sacoches et du bike-paching. Les deux sont bien mais le bike-packing s’adresse plutôt à celui qui veut aller vite et loin et qui n’emporte pas son smoking pour des soirées huppées.

le bike-packing est plus rustique mais plus léger. C’est à vous de voir.

En revanche les sacoches vous permettent d’emporter davantage de choses…et donc des vêtements. Car ce sont d’abord les vêtements qui sont les plus utiles si l’on veut voyager en restant propre sur soi.

Itinéraires: méfiance! étudiez avant de partir votre itinéraire et évitez les grands axes!

les véloroutes sont souvent sources de déconvenues désagréables et les autorités françaises n’ont pas pris conscience que le cycliste est aussi un voyageur

Les itinéraires qu’on vous vend en France sont souvent imparfaits, encombrés, en tronçons disjoints, jonchés d’intersections non prioritaires. Sans parler des piétons, des pêcheurs, des rollers…et des chiens qui divaguent. Si vous aimez tout ça, prenez les véloroutes! Mais en retour ne vous attendez pas à faire une moyenne sur des itinéraires de transit. C’est à vous de voir…

Warmshovers

c’est un réseau de sympathisants du vélo qui vous accueillent pour vous laver et éventuellement pour vous loger

Si vous allez à l’hôtel, réservez au plus tard la veille! A vélo ne pas trouver d’hôtel peut vous conduire à dormir sous un pont car vous n’aurez pas le temps de prospecter autour de vous…et n’oubliez pas de demander un abri sûr pour votre monture. J’ai déjà monté mon vélo dans l’ascenseur jusqu’à ma chambre avec l’assentiment de l’hôtelier! Dormir avec son vélo, le rêve!

Tous les hôtels ne permettent pas de laver son linge. Ayez de la lessive en berlingot et empressez-vous de le faire sécher à la fenêtre si le soleil est encore là, puis au-dessus de la douche la nuit. On aussi s’aider du sèche-cheveux ou du sèche-serviette.

Gîtes

le gîte à la campagne vous permet de faire des haltes familiales agréables et abordables

Le gîte est aussi un bon plan. Rester deux ou trois jours est apprécié.

Le voyage à VTT

Voyager à VTT, c’est possible. Dans ce cas il faut avoir l’âme d’un baroudeur qui utilise les chemins muletiers ou de grande randonnée. Priorité aux marcheurs!

Voyager à VTT, la nature à l’état pur!

Si vous souhaitez préparer un voyage à VTT, article en relation

Le chat noir

Je déambule dans la rue des Vignerons. Les façades sont crados, rongées par la pollution ambiante. On voit que Turkheim ne respire pas la santé. Aucun touriste ne vient se hasarder par là en ce 14 juillet, jour de fête nationale.

Voila trois fois que l’affiche A4 collée sur les poteaux de la ville attire mon regard. Un chat noir perdu le 2 juillet.

Justement, j’entreprends de redescendre la Grand’rue. Déserte. Un chat noir le long d’un mur qui semble craintif et qui se réfugie sous une voiture à l’arrêt dès que je m’approche de lui. Je le prends en photo et je retourne à l’affiche la plus proche.

J’envoie un SMS au numéro indiqué avec la photo du chat…

Des chats noirs avec des yeux jaunes, il en existe des milliers, mais sait-on jamais? Aucune réponse, aucun remerciement.

A Guebwiller, la ville est à l’arrêt. Les terrasses sont peuplées de quelques riverains venus là en observateurs. C’est le marasme. Les poubelles urbaines débordent le long des rives de la Lauch qu’on aimerait agréables et paisibles. Manifestement, nous n’avons pas les moyens ou la volonté d’organiser un service de ramassage adapté de tous ces déchets. Toutes ces villes de nos vallées vosgiennes sont en déshérence touristique. L’effet Covid est-il passé par là? Pas seulement! l’état catastrophique de notre patrimoine foncier est à faire fuir. Au fond de nous, on se rend compte de notre pauvreté chronique et de notre incapacité à entretenir ces architectures qui sombrent sous la crasse de notre civilisation.

Je vais vous faire une confidence tout à fait insignifiante et personnelle. Mon ophtalmo prend sa retraite. Oui, quoi de plus banal! Le problème est qu’il lâche dans la nature ses patients, aucun repreneur ne veut de son cabinet, pas assez grand? trop cher? je ne sais pas. C’est donc le fameux « demerden-sie sich » auxquels nous sommes conviés. Je serais tenté de laisser tomber ces gouttes quotidiennes dans l’œil qui protègent mon nerf optique du glaucome. C’est ce que feront immanquablement tous ceux qui n’ont pas les moyens de chercher un successeur à leur ophtalmo.

Au bout du quatorzième coup de fil, j’ai abandonné la tournée des ophtalmos de la place mulhousienne.

C’est le quinzième ophtalmo qui m’a trouvé un créneau inespéré en avril 2021, une place s’étant libérée (un patient décédé sans doute?).

Donc en 2021, mon ophtalmo sera belfortain.

Sur le même thème, la chasse au chirurgien-dentiste n’est pas mieux. A Thann tout est verrouillé. D’abord un répondeur impersonnel, puis envoyer un mail et prière de ne pas se déplacer pour prendre rendez-vous. Vous l’avez compris, le système dissuade en priorité les plus démunis.

Écrire un mail dicté au téléphone ainsi libellé: cabinetdentaire.sillonheinrich@orange.fr ne garantit pas que vous réussissiez du premier coup…mais la réponse est instananée

Bonjour, Nous sommes malheureusement contraints de vous dire que nous ne pouvons plus accepter de nouveaux patients. Merci de vous retourner vers un confrère.

Encore de nos jours, voir un chat noir est considéré par certains comme un mauvais présage. Cette croyance, bien qu’anecdotique au vingt-et-unième siècle, repose sur une longue histoire de superstition qui remonte à d’anciens temps et particulièrement au Moyen Age, époque de la « chasse aux sorcières ». (source)

Et alors?

Alors, ces signes démontrent l’incroyable déclin de cette France dont on nous vante encore la place de super-puissance.

Les potins du lundi

Le voyage à vélo, les vacances anti-Covid

C’est l’été, ce sont les vacances. On pourrait dire les vacances anti-Covid tellement l’impact économique de l’épidémie retentit partout. Surtout dans le secteur du tourisme.

Le malheur des uns fera le bonheur des autres. Les grands tour-operators font grise mine tandis que les promoteurs de voyages alternatifs se frottent les mains. Le tourisme français risque d’être le grand gagnant du « restez chez vous! » et le vélo aussi a tout à y gagner.

Des vacances à vélo dans l’hexagone, voila une idée toute simple pour rester confiné en voyage. Il suffit d’avoir son masque pour faire quelques emplettes de bouche et le tour est joué.

Ma consœur blogueuse Isabelle et le vélo fait le point sur les guides vélo.

Les bons et les moins bons. Ceux qui se glissent dans la pochette du guidon et les autres. Ceux qui font du baratin et ceux qui vous disent où passer sans se retrouver sur la rocade, ceux qui vous disent où trouver un vélociste ouvert l’été et ceux qui vous envoient chez Midas.

On ne s’en doute pas toujours, mais aller dans un hôtel bien situé en zone touristique peut nous permettre de constater que le voyage à vélo se démocratise. Surtout chez les CSP+ à la retraite avec vélo électrique qui font des bonds de quarante kilomètres de ville à ville, histoire d’abandonner bagnole, avion et ferry.

Retrouver ses racines autour de chez soi, après les avoir perdues pendant plusieurs décennies, quoi de plus tonifiant!

Reste les bourlingueurs, les rebelles à la norme, ceux qui comme moi préfèrent jouer les robocops à vélo, franchir les frontières les plus impénétrables à la recherche de contrées inconnues et improbables.

L’été est encore là, mieux vaut voyager loin du tohu-bohu frénétique qui ravivera l’épidémie.

A nous de choisir!

Tour du Haut-Rhin à VTT, l’histoire

A Notre-Dame du Ballon d’Alsace

Un post-confinement à vélo

L’idée avait germé à la suite du confinement lié au Covid-19. Puisqu’il fallait nous inscrire dans une limite administrative arbitraire de 100 km ou à celle de son département afin de ne pas colporter le virus, pourquoi ne pas appliquer cette contrainte à nos circuits à vélo!

Ce faisant, j’ai pris une carte du Haut-Rhin et j’en ai tracé les contours d’un itinéraire vélo.

A VTT car le terrain de nos frontières est accidenté. Vicissitudes de notre histoire géologique, de notre histoire politique et militaire, le Haut-Rhin se compose au sud de l’Alsace d’une plaine installée dans le sillon rhénan et de contreforts de montagnes usées, à l’Ouest avec le massif vosgien, au sud le Sundgau, zones de collines ayant échappées à l’effondrement du fossé rhénan.

Un VTT s’imposait donc pour épouser finement les contours de notre département du Haut-Rhin.

En 1871, la France perd la guerre qu’elle a déclenchée le 19 juillet 1870 contre le royaume de Prusse. La perte de l’Alsace-Lorraine est consacrée et une nouvelle frontière franco-allemande est établie le long des crêtes vosgiennes.

Les bornes-frontière sont toujours présentes sur les cimes vosgiennes. On les suivra du mieux qu’on pourra.

Le programme du parcours étant établi, il reste l’évidence: de nombreux passages le long de cette ligne frontière ne sont praticables qu’à pied. Avec un vélo et des bagages, c’est un défi difficile à certains endroits surtout dans les zones rocheuses accidentées où il faut pousser ou porter son vélo.

Je ne chercherai pas une « labellisation » d’un tel parcours car je sais que de nombreux obstacles s’y opposeraient. D’abord l’hostilité des marcheurs qui exercent une sorte d’exclusivité sur l’usage des sentiers de randonnée, ensuite des autorités diverses qui posent des interdits un peu partout à coups de panneau B0 (rond blanc à liseré rouge) ou d’article 331.3 du code forestier.

Enfin, cette sorte d’auto-censure de la société vis à vis des sports à risques, une forme d’hygiénisme moral qu’on voudrait nous imposer dans le cadre d’une optimisation des coûts sociaux ne prêchent pas en faveur de ce genre de raids à vélo. Le Covid-19 a en ce sens constitué un véritable frein à nos libertés individuelles et collectives en désignant du soupçon tous ceux franchissant les limites d’une ligne jaune infranchissable.

Cela dit, roulons et manifestons notre droit de rouler!

Les parcours

Au total le Tour du Haut-Rhin à VTT mesure 330 km et 6300 m de dénivélés positifs. Décomposés en 5 parcours, nous n’en effectuerons que les trois premiers.

Les deux dernières étapes (Vogelgrün-Ferrette et Ferrette- Sentheim) n’ont pas été réalisées

Les cols

Le Haut-Rhin dans sa partie vosgienne comporte de nombreux cols. On en franchira 37. Les chasseurs de cols que nous sommes seront donc comblés.

  1. col du Montori 758m
  2. col du Lochberg 978m
  3. col de Fennematt 946m
  4. col du Hirtzelach 930m
  5. col Sans Nom 935m
  6. col du Ballon d’Alsace 1171m
  7. col de Ronde Tête 1091m
  8. col de Morteville 1035m
  9. col du Moinechamp 1085m
  10. col de la Petite Chaume 1087m
  11. col des Charbonniers 1105m
  12. col du Rouge Gazon 1086m
  13. col des Allemands 915m
  14. col de Bussang 727m
  15. Der Sattel 1095m
  16. col du Bockloch 1015m
  17. col de la Vierge 1067m
  18. col de Bramont 956m
  19. col de l’Etang 1018m
  20. col du Rothenbach 1205m
  21. collet du Rainkopf 1192m
  22. collet du Hohneck 1275m
  23. col de Falimont 1298m
  24. col de la Schlucht 1139m
  25. collet du Lac Vert 1225m
  26. col du Calvaire 1144m
  27. col du Louschbach 978m
  28. col du Bonhomme 949m
  29. col du Pré de Raves 1005m
  30. col de Saint-Marie 772m
  31. col de Ralaine 806m
  32. col de la Hingrie 747m
  33. col du Creux-Chêne 570m
  34. col de Schlingoutte 664m
  35. col de Noirceux 732m
  36. col de Fouchy 608m
  37. col du Schaentzel 584m

Le vélo

J’utilise un vélo tout suspendu (un amortisseur avant et arrière) qui présente l’avantage de mieux absorber les zones caillouteuses et ajoute de la motricité tout en préservant le dos et les bagages des tressautements. Pneus de 26/2.25 Maxxis sans chambre insensibles aux épines, débordant préservant les jantes des « coups de cailloux ». La surlargeur du pneu, malgré le surpoids, est un atout pour le contrôle de la trace sur sol encombré.

Les bagages

Mon sac de selle fermé
Un contenu ordonné méthodiquement.

J’ai expérimenté le bike-packing, c’est à dire un sac de selle de 17 litres de marque Zéfal. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.

Ce dispositif fixé sur le tube de selle et sous la selle présente l’avantage d’être profilé et de pouvoir passer plus facilement aux tourniquets de parc et sur les passerelles « anti-vaches ».

Mais il faut savoir ranger ses affaires à l’intérieur où un seul compartiment est disponible avec une longueur modulable jusqu’à 60 cm de long. J’ai opté pour un rangement des vêtements par sacs plastique, les plus petits dans la pointe du bag à l’avant, les plus volumineux à l’arrière avec en dernier l’imperméable. J’ai renoncé à utiliser le filet extérieur car en passant sous des branchages, on risque de perdre l’imper (ce qui m’est arrivé, heureusement je m’en suis aperçu). Ensuite, il faut savoir que le bag inévitablement fait balourd au pédalage, c’est à dire qu’il balance. C’est surtout dérangeant sur route. Pas en chemin. Enfin par rapport à des sacoches, le bag est supérieur au poussage dans les montées car il vous libère le coté latéral du vélo et il ne se décentre pas.

Point important: si vous partez avec un bag droit (horizontal) il va rapidement s’affaisser et finir par frotter sur le pneu. Il faut donc le contraindre avec les sangles latérales à prendre une courbure vers le haut et il conservera cette forme jusqu’à l’arrivée.

Quand vous déballez, il faut évidemment tout sortir pour accéder au fond du sac, mais avec de la méthode on y arrive

  • le sac gants et les sous-casques
  • le sac chaussettes
  • le sac pyjama
  • le sac cuissards
  • le sac maillots
  • le sac « fringues civiles » pour les soirées de gala. En général c’est celui qui pèse le plus lourd, surtout le lendemain, alors méfiance! Les tongs pour le resto, c’est pas top, mieux vaut des espadrilles, un pantalon long ou short, un sous-vêtement, un tee-shirt, un chandail ou une veste de vélo à manches longues,…

Après expérimentation, je constate que pour cinq jours j’ai emporté trois jours de fringues pour optimiser le poids en comptant laver deux fois…et en priant pour que ça sèche la nuit.

Les hébergements, les gestes-barrières

Nous ne sommes pas campeurs. Transporter son couchage sur les cimes, nous n’y sommes pas préparés et on ne dort pas n’importe où dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges (PNRBV).

Covid oblige, les établissements hôteliers ont du se plier à un ensemble de règles destinées à éviter la contamination de se disséminer parmi les clients et le personnel. Plutôt bien appliquées dans l’ensemble. Pour entrer, il faut un masque, du gel est placé aux endroits de passage, un sens de circulation établi lorsque la place le permet. Pas plus de deux personnes à la fois à l’accueil…

Ça coûte combien?

Ne pas se voiler la face: voyager à vélo n’est pas gratuit. Surtout si on pratique un vélo « dynamique »…

Auberge du Ballon20.00
Moto-Hôtel81.25
Auberge Firstmiss La Bresse19.60
Auberge du col Bonhomme Plainfaing79.65
Marche Château Saint-Hippolyte16.20
Hôtel Caballin Vogelgrün80.38
Total trois jours297.08

Nous avons fréquenté trois hôtels-restaurants au col de Bussang le Moto-Hôtel, à l’auberge du col du Bonhomme, au Caballin à Vogelgrün aussi appelé Ranch du Rhin, et à l’heure méridienne l’auberge du Ballon d’Alsace (cne Urbès), l’auberge Firstmiss route des Crêtes (cne La Bresse), le Marché Château à Saint-Hippolyte.

Focus sur les hôtels

Moto-Hôtel de Bussang: je recommande!

On arrive par le col des Allemands, on traverse la nationale en faisant attention au trafic routier et on est à demeure. Inutile de descendre à Bussang car le le lendemain il faudra grimper au Drumont. Terrible à froid!

Il n’est pas banal de voir des cyclistes dans l’antre des motards du Moto-Hôtel du col de Bussang. L’hôtel est situé dans l’ancienne douane à l’entrée de l’ancien tunnel. Le patron hollandais nous attend et nous connait déjà à notre arrivée en nous appelant par notre prénom. On est surpris! Il a sa clientèle d’habitués, une trentaine de motards venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche…de Hollande. Les motos sont toutes abritées par quatre, toutes de prix, bichonnées le soir jusqu’au repas par les voyageurs. Et nos vélos dormiront à la cave. Belle ambiance rétro au restaurant, petit parc au pied de la RN66 (ça ne s’invente pas!) et si l’on a de la chance, dans l’abrupt rocheux on aperçoit les chamois, une mère et ses deux petits. Après vingt ans d’exploitation, l’hôtel est en vente, la patron et sa femme veulent se retirer aux Canaries.

Auberge du col du Bonhomme: à la rigueur!

Il y a un problème au Bonhomme. Le commerce ne repart pas. C’est une misère. Deux clients, nous! L’établissement est bien tenu, les gestes-barrières en place. Un menu sur ardoise, des patrons accueillants, chambre et sanitaires propres.Certes l’ambiance est loin d’être celle de Bussang

Le Caballin Vogelgrün: oui sans hésiter!

Lorsqu’on choisit son point de chute à vélo, il ne faut pas se tromper et ne pas devoir faire des kilomètres en plus. Donc à Vogelgrün, ce sera Caballin. Cet hôtel trois étoiles est situé sur l’Ile du Rhin entre Vieux et Neuf Brisach. Tout le personnel est bilingue, normal puisque les Allemands y sont nombreux. On sera logés près de notre garage à vélos (une dizaine de vélos) au sous-sol mais avec accès au plan d’eau. Une clientèle locale et familiale vient se restaurer le soir, la terrasse sera pleine. J’ose demander si on peut laver son linge…la directrice me dit non, il n’y a de machine à laver le linge ni de sèche linge…« mais si vous voulez, apportez moins un sac, je laverai votre linge chez moi et vous l’aurez sec demain matin ». Le lendemain matin, un sac de linge à ma porte. Propre. Il y a un atout commercial majeur pour les hôteliers de proposer ce service à la clientèle cycliste. Le Caballin a eu le bon réflexe. Malgré le luxe de l’établissement, les prix sont comparables avec les auberges de montagne.

Les images

Sentheim-Bussang

Masevaux, les premières grimpées sont proches
Voici la première grimpée jusqu’au col de Montori
D’où l’avantage d’avoir un bagage léger
Les vues sur la vallée de la Doller sont magnifiques
Nous voici dans un cadre paisible et verdoyant sur le Baerenkopf
le site en travaux très controversé de Fennematt
Une des fameuses bornes de l’ancienne frontière allemande de 1871 que nous longerons jusqu’au col de Fouchy
La féérie des Hautes-Vosges du coté de Wissgrut
Wissgrut et au loin le Ballon d’Alsace
arrivée au Ballon d’Alsace
Nous voici routiers le temps de grimper en haut du Ballon
Il fait très chaud à l’auberge du Ballon d’Alsace
Sewen, la vallée de la Doller et la plaine d’Alsace depuis le Ballon
Du Ballon jusqu’à la Roche de l’Enfer au col des Charbonniers: l’enfer pour un cycliste! C’est pourquoi je ne recommanderai pas ce parcours à un néophyte.
Porter son vélo de 25kg, seul un cyclo-muletier des Cent Cols sait le faire. Calculer son itinéraire pédestre, assurer son pas, assurer la réception, se servir d’appui avec son vélo, tout cela est un art
Cette épreuve rocheuse a entamé nos forces
Heureusement le chaume du Rouge Gazon est en vue
Le kiosque du Sotré au-dessus de Bussang, il est déjà tard

Bussang-Bonhomme

Départ depuis le Moto-Hôtel du col de Bussang. Derrière nous les motards se préparent eux-aussi
La montée au Drumont de 721 à 1144m « à froid » est une épreuve pour moi. Je mettrai trois fois pied à terre
A l’auberge de Grand Ventron, nous allons avoir une jolie route forestière jusqu’au col de Bramont
Vue sur le lac de Kruth-Wildenstein et la vallée de la Thur
Tourbière de Machais
Une passerelle bienvenue à la tourbière
Nous voici le long de la Route des Crêtes et son enfilade de cols
Manger à Firstmiss
Ne pas s’approcher trop près de la falaise
col de la Schlucht quia subi un relookage
L’entrée déplacée du sentier des Roches que je n’ai pas encore essayé à VTT. J’y songe…
Au col du Bonhomme, fin de la deuxième étape

Bonhomme-Vogelgrün

Sur le GR531 en direction de la Tête du Violu
Les ouvrages militaires de 14-18 sont nombreux dans ce secteur de la Tête du Violu (Le Rentnerturm abri de mitrailleuse 400 à 600 balles/minute) )
Il attend le patron
Le Val d’Argent, parcours de découverte des installations militaires de 14-18
Le col de Sainte-Marie est en ruine
A la mémoire du soldat Max Richter tombé à 22 ans
Un édifice supportant un curieux lion
Devant une borne frontière et Saint-Dié au loin
Quelle ânerie de descendre au col de Creux-Chêne! Au moins une demie-heure pour remonter au col de Schlingoutte par le hameau de la Hingrie. C’est de ma faute, qu’on me pardonne!
Descendre au col de Creux-Chêne n’était pas dans notre plan. On l’a payé comptant pour remonter sur la crête. Bien fait!
La Hingrie, un hameau planqué et peinard.
Au bout de la Hingrie
Le col de Noirceux a subi les outrages d’un vandale
Au col de Fouchy, on prend la route. Direction Liepvre et une grande descente.
La montée au col du Schaentzel au pied du Haut-Koenigsbourg nous assomme. On est fatigués, on a faim. Monter par là c’est obligatoire, sinon de l’autre coté à Bois l’Abbesse, c’est déjà le Bas-Rhin. Respectons la règle!
On plonge à Saint-Hippolyte, affamés
Traverser la plaine d’Alsace jusqu’au Rhin, une formalité
Bernard sait que le plus dur est derrière nous. C’est agréable de rouler vent dans le dos. On souffle un peu
Une curiosité militaire en chemin (Grussenheim)
Clocher d’inspiration byzantine comme on en trouve en Alsace. très beau.(Grussenheim)
La signalétique vélo en Alsace a été relookée. La EVR15 c’est Rotterdam/Andermatt
Nous voici arrivés au bord du Rhin. Ici il s’agit du Grand Canal d’Alsace qui jouxte le Rhin sauvage à Vogelgrün
Sympa l’hôtel Caballin avec ses salons alvéolés

Vogelgrün-Ferrette

Quatrième journée de vélo. C’est le départ pour 100 km de VTT. On est confiants car on longe le Rhin jusqu’à Bâle avant de tourner vers l’ouest dans le Sundgau
Une famille de cygnes
Le club d’avirons de Colmar
Le bel estuaire de Fessenheim avec au fond l’usine hydraulique
Bernard est devant. Et moi je flâne devant cette petite mer intérieure
Chalands sur le grand canal d’Alsace
Borne myriamétrique sur la rive du vieux Rhin (mesure de la Révolution 1 myriamètre/10km)
Brutalement, au km 26 de a journée, notre voyage s’arrête prématurément ici devant les anciennes habitations de VNF au pont de Chalampé sur la petite route qui mène au Golf du Rhin.
Je suis tout seul ici devant ce pont de Chalampé que j’ai traversé tant de fois pour me rendre en Allemagne.Que faire? J’abandonne, je n’ai plus le moral pour continuer.
J’évite Mulhouse méthodiquement pour rejoindre mon domicile là-bas au pied des Vosges

Bernard est tombé en traversant un ralentisseur de vitesse métallique. On appellera une ambulance. Notre Tour du Haut-Rhin à VTT s’achève ici. C’était une belle expérience. Bernard a fait soigner son doigt abimé à Mulhouse. J’ai repris ma route à vélo et je suis rentré chez moi directement. Un peu triste.

La fin de l’histoire

Notre histoire a une fin…mais ce n’est pas un terme final puisqu’une chute a du nous conduire à l’interrompre.

Nous avons longé le Rhin sauvage coté français pendant 26 kilomètres jusqu’à Chalampé où une chute malencontreuse a mis fin à notre Tour du Haut-Rhin à VTT comme je viens de l’expliquer.

J’hésite encore sur le statut de cette Ile du Rhin. On me dit qu’elle est interdite à la circulation. Il est vrai qu’un panneau B0 est positionné sans autre interdit explicite aux vélos et randonneurs à pied.

Tour du Haut-Rhin à VTT kilomètre 26

Partis à 8h30 de Vogelgrün, nous abordons le club nautique du Rhin de Colmar

Nous devions encore rapporter de belles images aujourd’hui et demain. Mais l’essentiel était déjà fait au cours des trois journées précédentes.

Aujourd’hui, nous longions le Rhin sauvage, tranquillement, depuis Vogelgrün jusqu’à la frontière suisse. Puis il était prévu de rejoindre Ferrette dans le Sundgau.

trace du parcours prévu aujourd’hui

Et demain, il restait un petit parcours bucolique entre Ferrette et Masevaux pour achever le Tour du Haut-Rhin à VTT.

Hélas au km 26 à 500m du pont de Chalampé, mon ami est tombé. Bêtement, comme on dit, sans qu’on s’y attende, tout simplement sur un « gendarme couché », ralentisseur de vitesse, sur la petite route qui conduit au Golf du Rhin. Il a voulu le contourner pour éviter le tressautement des sacoches en mordant le bas-coté, puis le vélo est sorti en travers sur la chaussée en macadam et patatras, c’est la chute. Brutale!

Moi qui suivait derrière à quelques mètres, j’ai suivi pour contourner aussi le ralentisseur comme on le fait souvent en pareil cas et voyant la chute, je suis sorti lentement de l’ornière.

Il existe deux ralentisseurs successifs sur cette route étroite empruntée par les golfeurs avec de nombreux refuges car la largeur ne permet pas aux voitures de se croiser. Ces ralentisseurs occupent toute la largeur sans sas pour les vélos. Dommage!

Mon collègue debout tout de suite. Je ramasse son vélo, les sacoches qui frottent la roue, le support GPS cassé…et mon collègue qui s’écrie « j’ai le pouce cassé! »

Le 112 me répond en allemand, le 15 ou le 17 numéro inconnu du relais allemand et pourtant je suis à Chalampé en France!

Les habitants des immeubles de VNF arrivent à appeler les pompiers…une ambulance arrivera trois quarts d’heure plus tard.

Bernard a ramené lui-même son vélo aux habitations. Il dit ne pas souffrir. Il est très courageux et fait le diagnostic lui-même devant les ambulanciers, médusés.

Notre Tour du Haut-Rhin à VTT est terminé.

Je rentre à Thann sur mon vélo, je n’ai pas le cœur à poursuivre seul. Je raconterai notre voyage plus tard. Nous avons tellement « galéré » là-haut sur les cimes que c’est triste de terminer ainsi alors que nous avons traversé des endroits bien plus périlleux.

Bernard m’a donné de ses nouvelles. Son pouce va être opéré.

Tour du Haut-Rhin à VTT

Le canal du Rhin à Vogelgrun

Le troisième jour du tour est accompli . Mi montagne,mi plaine d’Alsace. Terminés les cols Vosgiens. Nous sommes sur les bords du Rhin. À Vogelgrun tout près de Neuf-Brisach,

Hier nous avons parcouru 94 km et 1200m. Aujourd’hui nous longeons le Rhin jusqu’à la frontière suisse puis on prendra le Sundgau au sud avec trois cols programmés avant d’arriver à Ferrette. 100km,

Col du Creux Chêne

Tour du Haut-Rhin à VTT

Deuxième journée beaucoup plus roulante que la veille. Montée au Drumont puis Chaume de Ventron, puis Col d’Oderen, puis aller au col de Bramont, montée aux tourbières de Machais, rejoindre la route des Américains et Accéder à la route des Crêtes. On fait tous les cols de la crête. À la Schlucht on prend la direction du col du Calvaire et on descend au col du Bonhomme.60km et 1600m. Vitesse commerciale : 10,6 km/h

Grand beau sur les crêtes vosgiennes. Les touristes sont là. On fait les cols l’un après l’autre en quittant la route

Tour du Haut-Rhin à VTT

Épreuve difficile pour ce premier jour. De très beaux paysages. Point d’orgue: le Ballon d’Alsace. Le parcours est très accidenté et demande de l’entraînement.

Au sommet du Ballon d’Alsace

Au total aujourd’hui 52 km et 1800m. Vitesse moyenne 7km/h!!!on a galèré toute la journée dans des dédales de pierres et de roches

Pas toujours facile avec les bagages
Vue sur la vallée de la Doller avec le lac d’Alfeld
Au Sotré rejoindre le col de Bussang.

Ce jour là, récits de voyages

Ce jour là, la route était absente. Pour traverser Monesi, nous avons pris nos vélos à bras le corps.

Ils n’ont rien dit.

Le premier de cordée a tâté le terrain, puis les autres ont suivi parmi le village dévasté. Un village coupé en deux, ça surprend. Les autorités italiennes sont parfois impuissantes devant les éléments. Les crédits venus de la capitale sont loin à acheminer. Tout ça je l’imagine.

revoir ce récit de septembre 2018

Refuge de Barbera (2108m)

Lorsque nous arrivons à Dom Barbera, il est déjà tard et la brume tombe sur le massif.

Le refuge est là dans ce creux frontalier, le col du Seigneur à 2108m. Ce que je n’ai pas raconté, c’est la vie au refuge. Plus précisément la nuit. Dans un refuge de haute-montagne, il faut se plier à l’austérité des lieux. On repart plus ou moins crasseux le lendemain faute d’eau pour se laver. La pompe du puits est en panne, faute de carburant, le groupe électrogène ne fonctionne pas, pas de réseau téléphonique, laisser ses pompes dehors et frugal souper. Chambre commune pour une dizaine et pas de lumière la nuit.

Nos vélos ont dormi avec les chevaux.

Je ne crois pas que nous sommes arrivés le jour le plus favorable.

Dernier de cordée, ce patou nous a accompagnés pendant des kilomètres avant de rebrousser chemin, seul dans l’immensité de la montagne

revoir ce récit de septembre 2018

Les Vosges à vélo, tour en projet

Les Vosges à vélo, un projet en germe

Avoir un tour d’avance, ça motive. Alors même que je n’ai pas encore commencé mon tour du Haut-Rhin à VTT (départ demain), l’idée germe en moi de faire le tour des départements voisins.

A commencer par celui des Vosges. Un grand département dont le périmètre représente près de 350 km. Les Vosges, c’est le massif à l’est mais c’est aussi la plaine à l’ouest

Ce tour là, je le ferais volontiers avec un vélo de route. L’idée n’est pas de le faire au galop mais de visiter les sites traversés.

Le tour des Vosges à vélo? pourquoi pas?

J’ai un faible pour Neufchâteau puisque j’y suis né.

  • Partir de Bussang puis monter au nord par la route des Crêtes
  • atteindre Raon sur Plaine
  • descendre vers Raon l’Etape
  • puis Charmes, Repel
  • remonter plein nord sur Autreville
  • filer à Domrémy-la-Pucelle, puis Grand et son amphithéâtre gallo-romain
  • le bas des Vosges nous conduit aux confins du Bassigny à Lamarche tout près de Nogent-en-Bassigny (Haute-Marne)
  • puis viendront Plombières et le Val d’Ajol situé dans la Vôge avec son versant méditerranéen
  • et pour finir Saint-Maurice-sur-Moselle

Ne pas s’enfermer dans un jeu de frontières limitrophes trop étroites. Ne pas s’interdire des écarts.

Gérardmer, Saint-Dié, Vittel, Epinal et Remiremont ne sont pas à exclure

Les motards nous mettent en colère

C’est Gérard qui m’écrit.

sauf si je l’ai loupé, je n’ai pas vu de billet sur la pétition

en cours de sos-massifdesvosges.fr  ici :

http://www.sos-massifdesvosges.fr/?p=1015

Cela me semble pourtant une cause à défendre; samedi j’ai fait le

Platzerwazel puis la route des crêtes jusqu’au Grand Ballon et retour

par le HWK : c’était affolant toutes ces motos !

Je ne peux évidemment pas me défiler. Ce Collectif auquel je viens d’adhérer vise à protester contre les nuisances des motards sur le massif vosgien.

J’ai consacré des dizaines d’articles à ce sujet sur mon blog.

Montée du Grand Ballon (images 2012)

Voila un thème qui revient en débat épisodiquement quand les beaux jours arrivent. Ne pas s’emballer trop vite, le 19 avril 2012 j’écrivais sur mon blog « la routes des Crêtes va être limitée à 70km/h sous l’impulsion de deux conseillers généraux, Jean-Jacques Weber (Saint-Amarin) et Alain Grappe (Guebwiller)(web l’Alsace 19/04). » (voir l’article)

Le 22 janvier 2013, on évoque à nouveau les motards dans le journal DNA. Le but serait de  limiter l’usage des motocyclettes dans les cols vosgiens . Plus particulièrement les samedis et les dimanches dans les cols haut-rhinois du massif, à l’exception de trois passages importants : les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme et de Bussang (RN 66) (DNA 22 janvier).

En 2013 toujours, on sentait poindre à nouveau la montée du mécontentement et j’écrivais « la question revient sur la place publique aujourd’hui avec une pétition visant à demander que dès le printemps 2013, un dimanche de chaque mois, d’avril à novembre, soit exempt de tout véhicule à moteur sur la Route des Crêtes.« (voir l’article du 25/2/2013)

La limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pu constituer une alternative acceptable au tout interdit. Oui mais voila depuis bientôt huit ans que la mesure est prise, aucun motard ne la respecte et les verbalisations sont rares. Installer des radars fixes sur la route des Crêtes? on sait ce qu’il en adviendrait…

Alors, soit pour un pique-nique à la Schlucht le 19 juillet!

Et comment on y va à la Schlucht? A vélo bien sûr!

J’organise un départ depuis Thann. Départ 8h30 heures école maternelle du Kattenbach au bout de la piste cyclable du Rangen . Repas tiré du sac. Possibilité de prendre le circuit en cours de route à…

  • Saint-Amarin devant Hôtel du Cheval Blanc 9h15
  • Kruth piste cyclable derrière l’église 9h45
  • Wildenstein mairie 10 heures
  • à partir du pied du col de Bramont, chacun monte à sa main. Je grimpe à allure bucolique. Ne pas se presser nous avons deux heures pour parcourir les 20 km restants.
  • arrivée prévue à la Schlucht 12h.
  • retour par itinéraire libre.

On longe la Thur jusqu’à Kruth, puis col de Bramont (avec enrobés tout neuf), puis La Bresse, puis col des Feignes, col de la Schlucht soit 45 km et 1100 m

accéder à la trace du parcours

Si c’est pour se retrouver avec un océan de bagnoles garées sur des kilomètres le long de la route, qu’on ne compte pas sur moi pour venir aggraver le problème.

Les potins du lundi

Voyager à vélo? le bon plan à coup sûr pour cet été

Le Covid s’est-il envolé?

Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.

Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…

La distanciation à l’épreuve

Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.

Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)

Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.

Du Havre à Prades

J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.

L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.

On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.

Des villes à la campagne?

Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.

Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.

Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.

Quelle est sa faute?

La mort pour ce vélo a été votée. Bêtement.

Chaque jour en passant devant sa dépouille, je me recueille.

Mon petit-fils a tâté la roue. « Elle est encore dure, papy », me dit-il. C’était un vélo. Abandonné, il a fini entre les mains des gamins du quartier.

C’est fou ce qu’un vélo est susceptible d’encaisser comme coups, comme mauvais coups. Je ne sais pas pourquoi cette graine de violence se déchaîne ainsi sur une chose aussi ordinaire qu’un vélo Micmo. Peut-être parce qu’elle n’est pas capable de se défendre? je ne sais pas. Le vandalisme sur un vélo me révulse. S’acharner ainsi doit certainement répondre à une nécessité de faire le mal. Le mal pour le mal. Le mal gratuit. Et chaque jour qui passe, il faut lui enlever encore une raison d’espérer, de ressusciter entre les mains de celui qui l’a perdu ou abandonné entre des mains vengeresses.

Chaque jour, il subit de nouveaux coups. Et pour qu’il ne s’échappe pas, on l’a attaché à un pieu. Un pieu, comme ces condamnés qu’on exhibe après leur condamnation, leurs meurtrissures, le temps qu’ils expient je ne sais quelle faute.

J’imagine qu’il existe une sociologie du vandalisme, peut-être une explication freudienne qui pourrait nous dire pourquoi un tel acharnement à détruire. Ou plus simplement s’agit-il d’un rite expiatoire en réparation d’une infortune? ou des joies qu’auraient pu apporter ce vélo à son propriétaire?

Que l’on m’aide à comprendre!

Court tour à VTT

Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.

Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.

Fatalement, le sac à dos, l’eau du voyage, le bikepacking derrière la selle, tout ça change la donne du voyage

Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.

Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.

Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…

https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/

Non, je ne suis pas ami avec tout le monde

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.

Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.

C’est pourquoi de temps à autre…

  • je me fais virer de certaines listes tellement je suis pénible et intègre vis à vis de moi-même comme la liste FB de Pascal Bride alias « BridoUltra« . Pascal Bride est un grand cycliste mais ses émotions à deux balles m’irritent. C’est plus fort que moi.
  • j’abandonne certains groupes franchement à l’opposé de mes orientations politiques comme « nous sommes 16 millions de retraités » qui est très orientée facho, gilets jaunes
  • je réfléchis à me barrer de « Gravel Bike France » tellement ils sont chiants avec leurs questions à 5 balles
  • et pire, je vire de ma modeste liste des emmerdeurs qui pensent pouvoir s’essuyer les pieds sur mes convictions et à qui en plus je devrais dire merci. Dehors!

Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».

Comme elle a raison!

Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.

Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

Le jogging pour les vieux est-il ringard?

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.

Et run!

Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.

Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode

C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.

Être sportif à partir d’un certain âge, ça vous décote. C’est comme celui qui a trois plateaux, ça fait ringard. (lire l’article)

Voyage à vélo, la pesée

Le bikepacking de Zefal 16litres est impressionnant avec 60cm de longueur. A l’intérieur, j’ai mis tous mes vêtements pour cinq jours.

Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.

Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.

En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly

Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.

Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Mon équipement routier en 2018. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.
pesée
La merdouille électronique comme dirait Lomoberet n’est pas négligeable

Bilan de la pesée

Vélo13100 gr
Bikepacking2850 gr
Sac à dos3040 gr
Electronique embarquée1165 gr
Trousse de toilette360 gr
Camelbak (max 3000)1000 gr
Bidon800 gr
Total22315 gr
221,3 kg plus…le pilote Je pèse l’eau car je pars du principe que je ne trouve pas nécessairement un ravitaillement en eau en montagne.

J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018

Seulement deux jours de bagages à transporter sur le vélo en 2018, les autres jours nous avons profité d’un transporteur pour nos bagages

Tout est beau

Belle écluse à Retzwiller
C’est où ce beau tuyau? je ne sais plus. Vers Strueth…
Bel Hirtzbach
Belle demeure à Carspach
Belle signalétique à Carspach
Belle auto-mitrailleuse à Altkirch
Beau quartier Plessier à Altkirch

https://www.openrunner.com/r/11588139

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Fessenheim, un astre mort

Fessenheim s’est arrêtée définitivement

Pour les cyclistes habitués des lieux, la centrale nucléaire de Fessenheim n’était rien d’autre qu’un grand bâtiment blanc qui brillait dans le lointain, depuis les hauteurs du Blauen allemand ou encore depuis la terrasse de Notre-Dame de Schauenberg à Pfaffenheim.

Pour les écologistes, purs et durs, c’est une victoire assumée. Avoir pu abattre cette carapace de béton radioactif après des années de protestations alors même que le nucléaire est devenu aujourd’hui un argument pour lutter contre le réchauffement climatique rend cette victoire beaucoup moins évidente.

C’est presque une victoire triste.

Car aux 1800 MW dont se prive la France, il faudra bien trouver une alternative un jour quand la croissance en berne voudra redémarrer. Les Allemands en font la cruelle expérience. En choisissant de fermer toutes leurs centrales nucléaires, ils peinent à desservir leur complexe industriel à l’aide de centrales au lignite qui dévorent le paysage et polluent gravement l’air et la santé.

La perte de quelque six-cents emplois à Fessenheim n’est qu’un épiphénomène des conséquences de la fermeture de la centrale. Dans l’océan des pertes d’emplois annoncés après l’épidémie de Covid, ces chômeurs ne seront qu’une goutte d’eau vite oubliée.

Les vraies conséquences de cette fermeture se feront sentir lorsqu’on aura besoin de mobiliser tout notre outil industriel pour faire repartir l’économie.

Finalement si Fessenheim ferme aujourd’hui, c’est parce qu’il fallait l’immoler au nom d’une idéologie qui est encore loin de convaincre. Le silence des écologistes nouvellement élus aux Municipales, tous fervents adeptes de la sortie nucléaire, est assourdissant. Comme un lendemain de victoire avec la gueule de bois.

Préparer son VTT au voyage

A VTT une machine bien préparée est un gage de réussite
https://contents.mediadecathlon.com/p1056291/k$840c9ea5a58f31470bdf16909e5d53c5/sq/CHAINE+SHIMANO+DEORE+10+VITESSES+HG54.webp?f=1000x1000

Révision avant le départ

Les pneus, les plaquettes de freins, la chaine…

Si vos pneus sont usés à plus de 75%, changez les avant d’aborder un grand voyage. Les miens ont 4500 km, je les change bien que j’aurais pu les garder encore un peu « en local ».

La chaine Shimano a une particularité, il n’y a pas d’attache rapide mais une goupille à la place.

Ne pas « se rater » avec cette chaine Shimano Deore car il n’y a qu’une goupille dans la boite et non deux comme dans la boite Shimano Ultegra.

Ma chaine VTT a mangé du sable pendant les trois jours des Vosges du nord, elle est bonne à changer. Comment le savoir? avec la jauge

Voila l’exemple d’une chaine bonne (normal puisqu’elle est neuve!). La jauge VAR ne s’encastre pas dans le maillon échelle coté 0.075mm. Dès qu’elle s’encastre de ce coté, la chaine est à changer. (j’ai fait 1285 km avec la précédente)

Si vous montez une attache rapide à la place, il faut l’acheter en plus. La vidéo de Décathlon qui montre le montage avec attache rapide ne convient pour cette chaine.

Avant de raccorder la chaine, vérifier que vous êtes passé au bon endroit autour des poulies. Monter la tringle crochetée ci-dessous et faire naviguer la chaine pour s’assurer qu’elle circule normalement

Il faut se référer à cette vidéo canadienne.

Quand vous coupez votre chaine alignez là à coté de la chaine démontée et vous serez sûr qu’elle est à la bonne longueur.

Pression des amortisseurs

Vérifier la pression d’air des amortisseurs avec une pompe adaptée. Consulter l’abaque des affaissements du constructeur en fonction de votre poids avec le sac à dos

Autopsie du contenu de votre sac à dos

De temps à autre, surtout quand vous partez plusieurs jours, penser à vérifier le contenu de votre sac

Le contenu de mon sac…

  • 2 ou 3 bombes d’étanchéité
  • une chambre à air (non crevée!)
  • une pompe
  • une boite de rustines
  • une attache rapide de chaine
  • des plaquettes de freins (usagées mais pouvant dépanner)
  • un trousse de secours avec pince à épiler et tire-tique
  • une couverture de survie
  • des démonte-pneus
  • des kleenex
  • un outil multiple
  • une sangle de cale-pieds
  • un chiffon
  • des gants cahoutchouc
  • du gel hydroalcoolique
  • un brassard rétroréfléchissant à scratch
  • …il manque une patte de dérailleur

Penser à recharger toutes vos batteries, lampes vélo, frontale et GPS. Pour l’iphone, j’emporte une batterie solaire. Pour le GPS, j’emporte 10 batteries AA assez pour tenir 5 jours.

Je suis en ordre de marche. Je peux partir tranquille mais j’essayerai quand même la machine en local avant de partir.

Il reste à peaufiner le contenu du bikepacking pour les vêtements…c’est un autre sujet

le contenu du bike-packing dépend de plusieurs paramètres dont notamment la durée du voyage

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en cas de tiques

Les potins du lundi

Électrifier l’accès aux Diables Bleus, la dernière trouvaille pour effaroucher le promeneur

Le Grand Ballon sous tension

La clôture électrique décidée au Grand Ballon pour obliger les touristes à suivre les itinéraires est une honte.

Qui plus est cette clôture habituellement réservée aux bovins n’est nullement destinée à un tel usage: dissuader les badauds, comme des baudets, d’aller là où bon leur semble!

Qu’on en arrive à une telle extrémité est pour le moins révélatrice d’une fracture entre les représentants des parcs régionaux et les usagers de la montagne. Nous prend-on pour des animaux? des ânes? au point de nous destiner des itinéraires sous haute-tension (4000 volts) sur les chaumes des ballons dès qu’on vient à s’en écarter? Sans doute la mesure sera t-elle retoquée pour des motifs de sécurité publique et rapidement mise en échec par des vandales éclairés, mais ce qui est plus grave c’est que l’imagination des administrateurs du Parc puisse s’inspirer de celle du monde carcéral. On sent partout poindre dans le monde patenté des défenseurs de la montagne des tentatives d’interdits diverses qui s’apparentent à un monde réac-écolos comme par exemple Alsace Nature qui s’offusque qu’on projette un Bike-Park au Markstein. Avant de s’attaquer aux descendeurs de montagne à vélo, Alsace Nature n’a t-il pas autre chose à faire au niveau de ceux qui prennent la route des Crêtes pour un circuit de vitesse?

Non la montagne n’est pas une prison!

Mieux vaut en rire…

les clôtures électriques mal entretenues ou mal conçues peuvent sérieusement blesser voir tuer les animaux comme les Hommes.(lire l’article qui devrait faire réfléchir le PNBV avant de mettre sa clôture en service)

De la distance sociale

Oui, peu à peu la distanciation sociale s’installe. Mais ce n’est pas vraiment celle à laquelle s’attendait les pouvoirs publics.

En fait cette fameuse distance sociale devenue distance physique ne s’applique que de façon différenciée. Je veux parler de toutes ces habitudes communautaires qui reprennent ça et là. Les restaurants, les rassemblements sportifs improvisés, les fêtes de quartier, les fêtes familiales…et les entreprises dont les back-office sont comme avant: des habitudes de travail inchangées, des pauses à la machine à café ou cigarettes sans restrictions.

Alors si je comprends bien les gestes barrières tant recommandés sont déjà oubliés et dans de nombreuse situations on fait comme avant.

A bas bruit, je sens le virus revenir. Sans qu’on le dise. Le cluster est devenu un terme passe-partout commode pour désigner ce qui n’est rien d’autre qu’une résurgence de la maladie dans des milieux où les gestes barrières sont absents. La contamination qui guette chacun d’entre-nous risque donc à nouveau de se propager et la période de relâchement des vacances d’été n’est pas de bon augure.

Du vélo à gogo

Pascal Bride, fameux baroudeur à vélo, et non moins violoniste alto à l’Orchestre Symphonique de Mulhouse ne cesse de nous rendre admiratif. A la condition de concevoir le vélo en mode +++, c’est à dire comme une succession de défis permanents. C’est son truc à Pascal Bride, se lancer le défi qu’il est cap de le faire. Pourquoi pas, si c’est son art de vivre!

Sur son fil Facebook il écrit…

4 jours en mode sacoches » Ultra Dénivelé « .

😜 1014 km / 21 000 m…découpé comme ceci :

jour 1 / 374 km .8000 m

jour 2 / 217 km .4500 m

jour 3 / 184 km. 3200 m

jour 4 / 239 km. 5000 m

1014 kilomètres de vélo en quatre jours!…et 21000 mètres de dénivelés! soit 21 fois la montée du Grand Ballon.

Chapeau l’artiste!

Pascal Bride organise du 6 au 12 juillet « La route du diable », une épreuve en autonomie totale qui comporte deux niveaux de performances soit 739 km soit 1424 km à réaliser dans des temps impartis.

Pascal Bride est entouré d’un groupe de zélotes fanatiques de l’exploit. Ils se définissent volontiers comme des fous furieux de vélo. Soyons donc fous avec eux: qu’ils réussissent encore une dernière fois à vivre le vélo qu’ils aiment.

Les grandes villes en Vert

Le mouvement écolo continue de séduire dans les grandes villes au lendemain des Municipales. Avec de nombreuses poussées de la couleur verte, EELV le parti de Jadot fait la nique à la droite, à LREM et…à la gauche.

Derrière cette votation d’une population CSP+ attachée au bien-vivre urbain, on comprend que le Covid 19 a laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de citadins ont compris que la ville est devenue outre ses problèmes endémiques d’environnement, un repaire à clusters dans nombre de situations. Alors il faut vite mettre les bouchées doubles pour changer la ville. S’attaquer aux pollutions diverses, aux bouchons, à la malbouffe, au mal-être,…que sais-je encore! La ville pour les Verts a toujours été un terrain d’expérimentations diverses pas toujours convaincantes.

Hélas, à Mulhouse malgré un bon score de son jeune écologiste Loïc Minery (ex Modem), c’est la remplaçante de Jean Rottner, Michèle Lutz, qui garde le pouvoir. Il ne faudra donc pas s’attendre à de grands changements en matière de pollution et de mobilités urbaines.

Idem à Colmar où Straumann prend le fauteuil laissé vacant par le maire sortant. A noter le bon score du Vert Frédéric Hilbert (cycliste affirmé et membre du Cadres Colmar) avec 36% des voix.

Trois jours de VTT dans les Vosges du nord

La vallée du Falkensteinerbach et Philippsbourg, typique des Vosges du nord

Il existe soixante-dix cols au nord d’Haguenau. Je les ai comptés. C’est normal de compter lorsqu’on est membre des Cent Cols. Le but du jeu c’est donc d’être chasseur de cols à vélo et l’animal est un col, un minéral que l’on chasse à tour de rôle, sans jamais le tuer.

Au nord d’Haguenau, l’immense forêt des Vosges du nord qui est aussi un parc, le Parc Naturel des Vosges du Nord (PNVN).

J’ai déjà sillonné les lieux avec mes amis randonneurs et routiers. Il me reste les cols dits muletiers, ceux qu’il est préférable d’aller « chercher » avec un VTT ou à la rigueur un Gravel pour sacrifier à la mode du temps.

Pour moi, je reste un inconditionnel du VTT tout suspendu. Je ne vais pas mettre cette fois mes traces GPS à disposition. Trop de choses intolérables à beaucoup de mes confrères et dangereuses pour un habitué convenu du vélo, c’est à dire quelqu’un qui ne conçoit pas le vélo en mode marcheur. Moi je me définis comme un marcheur à vélo. C’est pourquoi je dénie à quiconque du Club Vosgien de m’interdire ses sentiers dès lors que je pousse ou que je porte mon vélo et que je respecte de bons principes: laisser la priorité aux marcheurs et descendre de mon vélo quand la place manque.

Montée au col de l’Ungerthal. Les marcheurs ont inventé la trace zigzag passant de la cote 215 à la cote 460. Je pousse comme je peux mon vélo…et je ne croise aucun marcheur ni cycliste

Je fais par ailleurs des choses condamnables.Une sorte de transhumance courte à travers des futaies quand le chemin des marcheurs a disparu dans le vent de l’histoire.

Descendre de 75 mètres pour atteindre un col me conduit parfois à construire une nouvelle trace quand le chemin des marcheurs est devenu inemployé.

Pour en revenir à mes cols du nord vosgien, j’en ai donc ajouté 22 au cours de ces trois derniers jours. Si mes comptes sont bons, il m’en restera 19.

Au départ de Climbach

Climbach 35km/1200m

Au départ de Philippsbourg

Philippsbourg 2eme journée 56km/1500m
J’ai compris pourquoi je n’ai pu atteindre ce col Windhals. Il est au coeur du camp militaire de Bitche.Ma tentative d’incursion au km 20 a été compromise par le son du canon.

Au départ de Zinswiller

Zinswiller 3eme journée 56km/1330m

Je commence par le col du Pigeonnier déjà franchi en 2010…et qui ne compte donc pas selon la règle « 100 cols » mais qui me permet d’accéder au col du Birkenthal non loin de là.

Au col du Pigeonnier, une statue de randonneur édifiée en 2012 (sculpteur Adrien Meneau) la carte et la boussole autour du cou et la baguette de pain qui dépasse du sac à dos
Me voici au premier col, Birkenthal. Un peu fébrile à l’idée de ce qui m’attend
La qualité de la signalétique est irréprochable, comme à l’accoutumée. Mais pour un cycliste, la somme d’informations glanées à la fin de la journée me donne le tournis. Pas de doute: nous sommes dans une région de marcheurs passionnés.
J’ai oublié de le préciser, les Vosges du nord, c’est de la forêt, rien que de la forêt. Et les chemins sont rarement pierrés, il sont souvent sablonneux. Dans les descentes, à vélo, il faut y prendre garde car certains endroits ressemblent à des bunkers de golf: si vous plongez dedans, vous prenez une belle gamelle
A Climbach, il y a deux ou trois belles demeures alsaciennes. Celle qui est devant nous à gauche date de 1821. Elle a la particularité d’avoir des fenêtres à verre bombé (lire ici les détails de ce verre bombé)
Les cols vosgiens sont tous signalés au moyen de ce rond blanc à liseré vert. C’est notre juge de paix pour savoir on est passé au bon endroit. Dans certains cas on cherche et on suppute…et chez les Cent Cols, les exégètes du bon endroit du col sont nombreux. Notez les digitales qui en cas de coup de mou peuvent vous remonter le cœur (je plaisante)
Les toponymes identiques d’origine germanique sont nombreux comme ici Lembach à ne pas confondre avec Leimbach et Markstein et Hochmarkstein. J’imagine qu’à l’origine le nom du lieu pouvait suffire aux autochtones qui se déplaçaient rarement au-delà de quelques lieues.Cela étant, appeler une vallée Muhlbach fait qu’on retrouve ce vocable presque partout ainsi que le radical Stein (pierre) ou Berg (montagne) ou Bach (ruisseau)

Les cols franchis

Les noms donnés aux cols sont souvent évocateurs d’une mythologie des lieux, les anges, font référence à des animaux, des loups, des ours, des chevaux,…ou le haut de village

FR-67-0472Stiefelsberg
FR-67-0502aLuchsenkopf
FR-67-0431Birkenthal
FR-67-0473Hohenbourg
FR-67-0374Hohmarkstein
FR-67-0440Riegelsberg
FR-57-0292Kachler
FR-57-0330Sandkopf
FR-57-0352Wolfs
FR-57-0349Pfalz
FR-57-0372Rondelle
FR-57-0362Molloch
FR-67-0406Angelsberg
FR-67-0461Borneberg
FR-67-0466Wolfenthal
FR-67-0304Buchwalderkopf
FR-67-0339aKachler
FR-67-0385Hochfirst
FR-67-0317aLangkirschbaum
FR-57-0291Grand Dunkelthal
FR-57-0380Grand Hirschthal
FR-57-0296Schlangenthal
La découverte d’un sentier. Même si j’étudie mes itinéraires avec soin, des déconvenues sont toujours à prévoir. Ici ça roule

La ligne Maginot

Au col du Gunstahl, je tombe sur ce blockhaus (il s’agit d’ouvrages de la ligne Maginot). Je vais descendre à l’intérieur jusqu’en dessous de la tourelle. Et je me prends une poutrelle en plein dans le casque. Comme quoi le polystyrène peut être utile même à pied!
Là idem, dans le noir la chute est assurée et personne ne viendra vous chercher. C’est pour ça que j’ai toujours une lampe de casque
Encore une belle bête inerte en béton

La verrerie

Le domaine de la verrerie est clair: pas de vélos!

Je contournerai…

Après le col du Hohwart, je tombe sur le hameau Disteldorf (S’Disteldàrf). Complètement détruit…et en reconstruction. Habités par des charbonniers dès 1651. 12 maisons en 1831. 100 habitants, ce qui suppose des familles nombreuses…en 1939, les Allemands bombardent le hameau.

Qui dit sable dit quartz. Qui dit quartz dit verre. Comment faire fondre du quartz? On saura tout dans cette vidéo

le hameau veut renaître
Une stèle pour signaler l’emplacement d’une maison et la mémoire d’une famille

Deuxème journée Philippsbourg (Moselle)

Temple protestant de Philippsbourg (architecte allemand Arthur Kickton dans le style de l’architecture gothique de l’Allemagne du Sud, en 1911) Wiki

Le riverain s’enquit de savoir où je comptais me rendre avec mon VTT…Faire les cols autour du village…Il sembla peu connaisseur de la chose, mais spontanément, il me cita l’étang de Honau. Je compris que l’étang de Honau était une référence touristique locale.

A la longue liste des parcours pédestres s’ajoute à présent le flash-code vous permettant d’accéder aux parcours.
Et voici le fameux étang de Hanau, aussi base de loisirs, avec au fond le château du Waldeck
Le col du Kachler n’a pas droit à son panneau habituel. Peu importe.
En bordure de la D35 qui mène à Bitche, le terrain militaire. Je n’irai pas chercher le col qui me manque, le Pfalzloch. J’imagine que cette carcasse de tank sert de cible…
Rare de trouver un col à consonance française
J’ai fait un détour pour aller prendre mon pique-nique ici, devant la chapelle Notre Dame des Bois.
cette chapelle me rappelle Notre Dame des Bouleaux à Guewenheim
Je crois me souvenir qu’ici le Cent Cols avait organisé une concentration de cyclistes sous un temps effroyable
Image 19 aout 2010
les centcolistes adorent photographier les panneaux de cols pour pouvoir ensuite en tapisser leur chambre à coucher et faire de beaux rêves (08/2010)

Zinswiller, troisième journée

C’est mon troisième jour de pédalage et la fatigue s’accumule.

Après avoir quitté Zinswiller, j’aborde Offwiller par la route, puis je grimpe
Je tente parfois de couper au plus court, mais je ne suis pas toujours gagnant. Achrrrr!
Et voila le col! Nul panneau, juste une pierre qu’un aimable confrère aura peut-être déposé là en guise de sépulture? je tourne autour…j’actionne la recherche de waypoint...
ça faisait longtemps que je n’avais pas crevé. A VTT, le pneu est vite à plat si la fuite est importante. Je regonfle avec une bombe qui en principe étanchéifie la fuite. Mais ici ce n’est pas gagné, le liquide sort en gros boudin. Je mets mon doigt dessus…la fuite se colmate. Pas longtemps! après 100 mètres nouvelle éruption! Puis c’est le calme. J’ai encore assez de pression pour rentrer. Je suis un inconditionnel des pneus sans chambre (comme pour les voitures). A VTT, le « sans chambre » doit toujours comporter un liquide d’étanchéité à l’intérieur du pneu. En dernière ressource si l’entaille est trop large, il faut démonter, mettre une chambre après avoir retiré toutes les épines accumulées et gonfler…en priant. Il existe aussi des bouchons de pneus
quand je ne vois ce qui m’attend dans la grimpée, le GPS me dévoile tout. Tous les 100 mètres à pousser le vélo, je m’arrête pour souffler et je regarde mon écran et quand le cardio est redescendu à 100 pulsations, je redémarre. Ici c’est la montée à l’Ungerthal qui est redoutable pour moi. A chaque épingle je porte l’arrière pour le remettre dans l’axe et vu l’étroitesse du sentier, je me méfie de ne pas cogner le tibia dans la pédale
Zinswiller et sa petite mairie marque le terme de mon périple de trois jours dans les Vosges du nord.

Les Vosges du nord sont un paysage attachant qui recèle de nombreuses possibilités de visites touristiques pour ceux qui aiment la nature. Et en plus, on a de l’ombre pour se protéger des jours de canicule!

Un dernier mot si l’aventure vous tente:

Si vous êtes tenté par la balade à VTT, ne vous embarquez pas sans dire où vous allez si vous partez seul. Ayez de l’eau en quantité au moins deux litres et des provisions de bouche car vous pouvez être retardé, avoir une panne, ne pas trouver votre chemin…et pire ne plus savoir où vous êtes. Ne comptez pas sur les autres! Vous pourrez faire des kilomètres en forêt sans voir personne. Ayez de quoi réparer, une chaine cassée, un pneu crevé, un dérailleur déréglé,…attachez correctement votre sac à dos, attachez tout les objets perdables, appareils photos, GPS. Ayez des dispositifs électroniques redondants si vous voyagez sans carte (ce qui est mon cas). En plus du GPS au guidon, j’ai un iphone qui fait également GPS où je peux retrouver mes parcours hébergés, des photos de mes traces, une liste des cols à rejoindre dans l’ordre du parcours. N’oubliez pas qu’en de nombreux endroits, il n’y a pas de réseau sur votre portable. Portez toujours votre casque bien ajusté. Il n’y a pas de honte à rebrousser son chemin, la trace du GPS vous y aidera.

Enfin savoir déjouer les pièges à VTT: les branches au sol en travers, les cailloux, les branches basses, les zones de marécage, les ornières.

Avoir une torche avec soi telle que lampe de casque peut vous aider à rentrer dans la pénombre. Sachez vous servir de votre lampe d’iphone ou d’appareil photo.

Le numéro d’appel international est le 112, il passe même là où le réseau est faible. Ne bloquez pas la géolocalisation de votre iphone, les secours pourront vous trouver facilement.

attention les Vosges du nord sont infestées de tiques. j’en ai rapporté trois.

Pour vous localiser, sur le GPS Garmin, vous avez la touche « mark »…et si vous devez vous préparer à passer la nuit dehors, ayez une couverture de survie.

Si vous aimez ce challenge des cols à vélo, adhérez à l’association du Club des Cent Cols

Vélomaxou Cent Cols 6785

Comme Bach

Wissembourg 2013

C’est comme Bach qui aimait revenir dans sa Saxe natale au nord du pays, je pars faire un come back à Wissembourg au nord de l’Alsace. Bon ok, vanne foireuse.

Je vais me mettre au vert. La forêt y est protectrice, elle nous protège du soleil dardant annoncé.

quatre collinets à Climbach que je vais escalader

J’ai prévu des mini-circuits de cols à grimper que je mettrai bout à bout au gré de mes ambitions.

Pour l’heure, mes circuits se résument à des post-it griffonnés.

Freinage exponentiel

Les plaquettes de freins, faut penser à les changer avant le grand raout des cols de l’été

Entre vous et moi, nous avons le choix.

Le choix de la définition mathématique qui s’exprime ainsi…la fonction exponentielle est la fonction notée exp qui est sa propre dérivée et qui prend la valeur 1 en 0. Elle est utilisée pour modéliser des phénomènes dans lesquels une différence constante sur la variable conduit à un rapport constant sur les images.

…et le choix de l’internaute benoit…

Exponentiel: qui augmente de façon rapide et continue dans des proportions grandissantes, au-delà de tout ce qui était attendu.

Je présume que c’est pour ça que mes plaquettes de feins me reviennent à 21 euros, soit beaucoup plus chères que celles de l’année passée. Le Corona est sûrement passé par là, me dis-je. Finalement, je crois que je vais modérer ma vitesse. Pour freiner moins.

Tout ça pour dire que plus vous allez vite, plus vous allez bouffer vos plaquettes de freins rapidement. Ce qui s’exprime aussi de la façon suivante

« moins je vais lentement, plus mon porte-monnaie se vide vite »

Les Français qui n’aiment plus beaucoup aller voter seront donc conviés à dire par referendum s’ils aimeraient rouler moins vite sur autoroute pour moins user les freins dans les bouchons. Succès garanti comme le 80 de notre cher Philippe! Je plaisante, jamais le gouvernement n’oserait se tirer une telle balle dans le pied. Surtout sur celui chargé de stimuler nos ardeurs démocratiques.

Ah ben non alors, on en veut pour nos sous. Il est clair que la mesure passe mal avant même d’avoir été discutée depuis qu’un Comité Théodule de citoyens désignés au hasard (mon œil!) s’est penché sur la façon d’emmerder le monde.

Ralentir les bagnoles sur autoroute! Voila une idée qu’elle est bonne aurait dit Coluche.

Et les DNA ce matin de s’insurger: Autoroutes à 110 km/h : ça freine déjà des deux pieds !

Avec une mesure comme celle-là, il y a de quoi renverser trois gouvernements. Au moins!

Remarquez, moi je m’en fous, je prends rarement l’autoroute avec mon vélo. Sauf quand il voyage sur la boule d’attelage!

Comment choisir son VTT électrique?

Je ne suis pas un spécialiste de la chose. Mais je sais que nous sommes nombreux à nous poser la question.

Comment aborder le VTT électrique sans trop se tromper car l’investissement de base n’est pas donné?

Se souvenir que plus une machine est sophistiquée, plus elle risque d’aller au garage et donc d’entraîner des frais. Mieux vaut donc s’assurer que l’après-vente suivra!…

Entendons-nous: il s’agit de mountain bike, pas de l’enduro, ni de la piste le long du canal. Il y a donc un juste milieu à respecter lorsqu’on choisit son VTTAE.

Se souvenir des points-clés importants:

  • une motorisation centrale réputée comme Shimano ou Bosch ou Yamaha
  • des freins à pistons sur disques de 220 mm
  • un cadre tout suspendu
  • des roues de 27.5
  • …et des batteries interchangeables de grande capacité
  • …un SAV compétent et outillé

Les potins du lundi

Les gros cubes en vadrouille à Thann samedi

Qui se ressemble s’assemble.

Ce serait réducteur de n’imputer qu’une vision négative à des communautés qui partagent les mêmes passions, voire le même mode de vie.

L’effet motard est en lui-même exemplaire des besoins de notre société car à travers ce mimétisme des apparences, même moto, même habillement, même casque, cette anonymisation du motard le rend presque suspect à vouloir ressembler à son autre. Ceux-là ne semblaient pas en colère; au contraire, ils semblaient plutôt pacifiques.

Oui mais le problème demeure; je veux parler des itinéraires pris par ces gros cubes tous ensemble réunis. D’où viennent-ils? où vont-ils? je vous laisse deviner…Sur les routes des Crêtes vosgiennes. On comprendra donc que plus le phénomène se réitère, plus la réaction avec les autres usagers de la nature sera frontale. Le relâchement observé après l’épisode confinement est particulièrement marqué cette année. Tout le monde veut sa part de montagne. Comme on le comprend!

Les cyclos, eux, préfèrent les tenues chamarrées capables de les distinguer les uns des autres.

Ils ne fondent d’ailleurs pas une communauté comme celle des motards puisqu’il existe une grande variété de cyclistes dont la plus représentative en France est celle des coureurs cyclistes.

Heureusement, il y a tous les autres. Et j’en suis. Ceux-là sont souvent discrets. Ils prennent des chemins fous où personne ne va, des ruelles secrètes, évitent les sentiers battus et les grands axes urbains et se saluent silencieusement d’un bonjour complice de la main ou d’un hochement de tête.

Nulle communauté en vue! Et c’est tout le problème, on l’aura compris. Comment partager sa joie et son art de vivre le quotidien à vélo sans représentation affirmée?

Devrons-nous aussi inventer une mutuelle comme les motards? une mutuelle des cyclistes enchantés?

Cliché Pierre Brunner

Un dernier mot. Vous l’avez vu, le blog Vélomaxou a reçu un nouvel environnement graphique avec un fond coloré. J’espère qu’il plaira à mes lecteurs. J’ai également en projet une refonte de mes rubriques afin de mieux rassembler mes parcours à VTT et routiers.

Combien de kilomètres avec un VAE route?

Le VAE Look Optimum (6500 euros) tient-il la distance?

Combien peut-on parcourir de kilomètres avec un vélo à assistance électrique? Cette question là, beaucoup de monde se la posent. Cette vidéo fait le point et compare deux vélos électriques, un Lapierre et un Look. Sans grande différence sur le plan performances.

Cette vidéo, un peu longue, vous propose de tester leurs performances. Au bout de 75km et 1000 m de dénivelé en Suisse Normande, la batterie de votre VAE va crier famine et vous allez devoir traîner « la bête » de 14 kg à la force du jarret pour finir le parcours. Sauf si vous emportez dans votre poche dorsale une deuxième batterie!…Je plaisante.

Fatalement après cette vidéo, on pourra se dire déçu. Si l’on espérait enchaîner le Firtsplan, le Petit-Ballon et le Platzerwasel avant de rentrer chez soi les doigts dans le nez, on pourra oublier!

Cela dit, pour faire 50 kilomètres le dimanche matin avec le Grand Ballon au programme, la batterie devrait pouvoir vous ramener à domicile à condition de bien la charger la veille.

Du plat et des bosses à VTT

Ferme Labussière Staffelfelden
Première partie du voyage, le circuit de Pierre Brunner

J’ai commencé par le circuit de mon ami marcheur Pierre Brunner. J’ai pris son tracé Openrunner en sens inverse dans l’espoir de le rencontrer.

Banco! Pierre terminait son parcours pédestre de 16 km sur la piste de la Thur non loin de Cernay.

Puis j’ai poursuivi.

A Staffelfelden, le ciel sur le Vieil Armand est menaçant

A Staffelfelden, un sentier sympa dont Pierre a le secret dans la forêt de Furstenwald qui est remplie de blockhaus.

Un sentier rond rouge sympa pour rejoindre la ferme Labussière

A l’approche de la ferme Labussière, je prends une photo. Ne pas hésiter quand la perspective est plaisante!

Un angle de vue inhabituel sur la ferme Labussière

Ensuite retour sur Cernay en longeant la D83. Un peu fastidieux.

Deuxième partie, une montée dans le vallon minier du Silberthal

Uffholtz, Cernay. Je prends Saint-Morand alors que le temps se dégrade sur le massif derrière moi.

Je grimpe à Saint-Morand sans trop savoir comment poursuivre

Je vais à la mine du Schletzenburg, mine de plomb du Moyen-Age, plus exactement de la pyromorphite.Il faut grimper un escalier de rondins, puis redescendre. En bas un autre puits de mine moyenâgeux dont les travaux exploratoires sont arrêtés.

Je tente le sentier minier derrière Steinbach
Une fois dans la galerie, au bout d’une quinzaine de mètres, je fais demi-tour car ma lampe de casque ne suffit pas
Les mineurs devaient bien dormir le soir.On a l’impression que les masses sont équipées de manche en caoutchouc. Notez les suspensoirs sur les culottes…
Les trolls ont abandonné le chantier

Je prends mon courage à deux pieds et je commence à grimper le long de l’Erzenbach, puis je tourne en direction de l’Amselkopf. Un vététiste devant moi qui grimpe ferme et que je ne tenterai pas de rattraper.

Photo souvenir

A Waldkapelle, la photo souvenir, puis je descends à Thann par la Croix du Rangen. Personne dans le single, je ne dérangerai donc aucun promeneur.

Me voila presque à destination

Dans la descente du Kattenbach, un arbre en travers.

Je le franchis à pied en portant la bécane…et me voila à terre. Je manque d’adresse dans ces cas là car je suis fatigué. Entre les branches, le vélo et mes genoux, j’ai du mal à faire le tri. J’essaie de procéder dans l’ordre mais c’est pénible car l’arthrose du genou m’empêche de me relever facilement. Tout ça est une affaire de vieillerie avec laquelle je dois apprendre à faire « mon vélo ». Ce n’est plus vélomaxou, c’est vélovieuxmaxou .

La trace GPS

C’est un parcours qui fait 34km et 450m

Le VAE est-il un cyclomoteur?

Avec le VAE, de nouveaux horizons s’offrent à vous

Imaginons un marcheur à qui l’on greffe des jambes électriques!…Ce serait révolutionnaire…mais rapidement les jambes du marcheur vont perdre du muscle et s’atrophier.

Sans aucun doute, tous les culs de jatte vont se précipiter pour retrouver leur motricité perdue.

Avec un vélo électrique si vous êtes handicapé physique, idem vous allez retrouver la joie de chevaucher un vélo.

Mais tous les autres, ceux qui peuvent pédaler?…quelles sont les motivations qui les poussent à opter pour l’électrique?

J’ai ma petite idée sur la question. Beaucoup font ce choix par facilité car le vélo est un sport difficile surtout au début. Il faut parfois de longs mois avant de pouvoir s’offrir de vraies balades de plusieurs heures au guidon et encore davantage si vous avez l’ambition de faire de la montagne. En ville, c’est différent; le vélo est peu sécurisé à cause des infrastructures imparfaites. Passer au VAE en ville est encore plus anxiogène car le vélo électrique est plus lourd à manier et la vitesse atteinte peut s’avérer mal maitrisée. Tout naturellement, le VAE s’impose donc à ceux qui veulent tout de suite disposer d’un moyen silencieux de se déplacer, sans contrainte réglementaire telle que casque, assurance, immatriculation.

Et puis il y a tous ceux qui espèrent prolonger leur passé de cycliste avec une petite aide électrique.

BB103 Peugeot (1959) 3CV (1500 à 2200 watts). Le VAE est dix fois moins puissant mais ne peut dépasser 25 km/h. Le jour de mes quatorze ans, j’ai eu cet engin en mains. J’ai mis dix ans avant de remonter sur un vélo.La France a ringardisé ses vélos au profit des Solex et Mobylette, puis de la voiture.Aujourd’hui on éprouve beaucoup de mal à éviter de prendre sa voiture pour moins de 5km.

Je ne sais pas pourquoi l’inventeur du VAE a appelé sa machine VAE, vélo à assistance électrique, puisqu’en fait il ne s’agit ni plus ni moins que d’un cyclomoteur avec des pédales. Au moins un cyclomoteur, on sait ce que c’est, mais un VAE?…

Si on regarde dans le passé, ce genre de machine où l’on associe moteur et pédalage existait sous le nom de Derny. Il servait à entraîner les coureurs cyclistes.

Le Derny, ancêtre du VAE

Il reste que l’engouement pour le VAE dans le domaine des loisirs va à brève échéance mettre en question l’usage des chemins. En montagne, les maires sont tentés de réglementer sous la pression des marcheurs qui estiment que le VTT, AE ou pas, détruit les sentiers, et met leur sécurité en jeu.

La montée en puissance du VAE sur les sentiers vosgiens ne va t-il pas déclencher la guerre?

Avec ce sujet, mes lecteurs découvriront le nouveau look de Vélomaxou. Un look plus coloré, une graphie modernisée.Deux colonnes de menus regroupés à droite des articles.

Plus clair et plus aisé à lire, c’est ainsi que je le conçois.