Nuitamment

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Avant le coucher, tisane? promenade du chien? carré de chocolat?

Non, vélo!

J’enfile ma chasuble rétro-réfléchissante et je pédale.

Ce soir là, j’ai fait quinze bornes.

Je quitte l’agglo et aussitôt la masse d’air se fait frisquette sur mes jambes nues.

Mon phare assure un champ de vision suffisant.

Le seul écueil viendrait des bas-cotés si un animal surgit.

Justement dans le virage, je dérange un renard qui s’éclipse le long du Leimbach.

A Aspach, je coupe le phare, je redeviens urbain sous les lampions.

Puis je pousse jusqu’à Cernay.

Le long de Saint-André, les voitures s’écartent et ralentissent, preuves que je suis vu.

Je passe sous le tunnel de la gare.

La remontée à Vieux-Thann par la piste de la Thur est sinistre.

J’ai mis la capuche, ma burqa de cycliste intégriste.

Pour agrandir mon champ de vision dans les virages, je progresse en dent de scie le long de la courbure.

Le mieux serait en plus le phare de casque.

 

 

 

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Saint-Dié-des-Vosges, clichés

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Un peu d’Eole, un peu de Calder, beaucoup de ferraille. Je ne sais pas qu’en penser
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J’adore ce télescopage de choses hétéroclites, ce panneau Michelin, cette évocation de la guerre, ce deux roues abandonné et ce museau de TGV déjà antique
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En attendant le train, un jeu de croquet sous les arceaux?

J’ai arpenté les rues, longé la Meurthe.

Remontant la rue Thiers, j’ai contourné la cathédrale pour monter sur les hauteurs.

Mais je n’ai rien vu.

Des voix de femmes s’échappaient là-haut près de l’orgue, puis les premiers accords d’un cantique ont raisonné.

Reconstruite après 1944, l’édifice est massif. Il pourra rassurer les chrétiens.

Le Festival de Géographie est terminé.

Je ne verrai rien du petit jardin chinois encore signalé le long du fleuve.

Le long du quai Sadi Carnot, j’emprunte la passerelle face à la rue Maurice Jeandon.

Aussitôt les canards rappliquent dans l’espoir d’une friandise.

Cyclistes et chasseurs, vigilance!

A VTT aussi, il faut être reconnaissable

Un vététiste tué par un chasseur samedi 13 octobre.

L’information fait le tour des réseaux sociaux et déchaîne les passions.

Tel qu’il est rapporté par la Presse, cet accident met le monde du vélo en émoi.

Un vététiste britannique, qui dévalait un chemin à la lisière d’un bois sur la commune de Montriond, en Haute-Savoie, a été mortellement touché samedi 13 octobre par un tir de fusil de chasse.

L’accident s’est produit vers 18h lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d’invités, a précisé le procureur de la République de Thonon-les-Bains, Philippe Toccanier.

Vététiste assidu, l’homme était « parfaitement identifiable » sur ce chemin fréquenté, pentu et difficile d’accès, situé à 1.350 mètres d’altitude.

En état de choc, le chasseur, âgé de 22 ans et invité de la battue, a été hospitalisé. (FR3 Haute-Savoie)

Du coté des chasseurs, on fait le dos rond. Il semble, l’enquête le dira, que des fautes ont été commises.

On ne tire pas sans discernement; comment confondre un sanglier avec un cycliste!

les accidents de chasse depuis 15 ans

Évidemment, ce drame nous renvoie à la cohabitation des usagers de la nature.

Si le vététiste est inoffensif, le chasseur ne l’est pas.

Il faut donc que les zones de chasse soient clairement mentionnées lors des battues et respectées des promeneurs et des vététistes.

J’avoue que certaines zones de chasse obligent parfois à remettre en cause son itinéraire, ce qui m’est déjà arrivé.

Que faire?

J’ai déjà parlementé avec des chasseurs à l’affût en lisière pour savoir si je peux poursuivre mon chemin. Il ne faut donc pas hésiter à se parler.

Dans le Grand Est, il existe un logiciel qui permet de connaître les zones de chasse à l’avance.

Ce site s’appelle Vigilance-Chasse. A sa naissance, je n’avais pas été séduit.

Mais je vous invite à le consulter, aller sur le site Vigilance-Chasse

A lire aussi sur Vélomaxou: la chasse aux sangliers. Une prolifération qui fait que les sangliers s’attaquent aux cultures de maïs et aux prairies d’altitude dès qu’ils sortent du bois.

CADRes Mulhouse, un site rénové

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Avoir un site internet accueillant, c’est un gage de vitalité.

Le CADRes de Mulhouse vient de renouveler ses contenus pour le plus grand bien des visiteurs.

aller sur le site du CADRes Mulhouse

Je sais, Facebook focalise l’attention et capte les regards, mais rien ne remplace un site concis, détaillé, tenu à jour, avec des rubriques.

C’est la vitrine d’une association.

Beaucoup de sites cyclistes (et pas seulement) tombent en désuétude, le webmestre est aux abonnés absents, les autres s’en fichent; c’est souvent le signe que l’association capote…ou vieillit mal.

Je pense en particulier à un grand club du Haut-Rhin où tout est proposé, rien n’est imposé dont les forces vives font à présent défaut.

Ainsi, on trouve sur sa page d’accueil

  • sa section jeunes VTT qui renvoie à des informations datant du mercredi 2 avril 2014
  • la liste de son Comité élu à l’AG du 6 février 2016

Êtes-vous sacoche ou bikepacking?

Bikepacking, le voyage décomplexé

On appelle ça le bikepacking.

En french, le paquetage vélo.

L’aristocratie cycliste va blêmir en constatant que les nouveaux voyageurs cyclistes préfèrent le bikepacking aux sacoches.

Résumons!

En gros, vous bourrez tout vos vêtements dans un cône en tissus enduit, vous faites le vide d’air et vous accrochez tout ça sous la selle.

Pour trouver en route vos manchettes, vous videz tout par terre.

Je plaisante.

J’ai comparé les deux concepts.

Les sacoches Topeak et le bikepacking Ortlieb, deux marques de référence.

D’abord les sacoches Topeak

Ces sacoches Topeak sont facilement juxtaposables sur un routier lorsque vous voyagez occasionnellement. Bien entendu ce billet ne concerne pas les « professionnels du voyage à vélo » qui savent comment équiper leur machine. Je ne m’adresse ici qu’à ceux qui comme moi sont des voyageurs intermittents et qui ne souhaitent pas acheter un vélo gros porteur

Elles contiennent 22.6 litres, pèsent 1160 gr auquel s’ajoute le porte-bagage 1100 gr soit au total 2,260 kg pour un coût de…154 euros

Venons-en au bikepacking Ortlieb…

Le Bikepacking est étanche à volume variable, équipé d’une valve pour vider l’air libre; mais l’accès au contenu est moins facile

On voit tout de suite la différence de concept avec les sacoches.

D’abord le volume sur ce modèle est réduit, on ne dispose que de 16.5 litres.

(il existe plusieurs gammes de volumes)

Mais argument de poids, le dispositif auto-porteur (le contenu rigidifie l’ensemble) ne nécessite pas de porte bagage. Le poids n’est plus que de 430 gr!…soit 5 fois moins lourd que les sacoches.

Le prix cependant reste identique à 150 euros.

Dommage!

Précision: tous les fabricants proposent à présent des bikepacking…il faut donc faire jouer la concurrence.

Ce que j’en pense…

Les sacoches sont plutôt adaptées au voyage routier et vous permettent d’agencer vos affaires à votre goût. Le poids embarqué n’est pas un problème pour vous; encore moins si vous faites du cyclo-camping avec bagages avant et arrière.

En revanche, le bikepacking est plus adapté à ceux pour qui la vitesse moyenne est fondamentale pour rallier le point A au point B. Quitte à rogner sur le contenu du bagage.

Pour les itinérants en terrain accidentés nécessitant VTT ou Gravel, le bikepacking est une bonne alternative aux sacoches.

A vous de choisir!

 

 

Les potins du lundi

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La Belgique nous montre la voie royale, Macron s’en inspire (dessin de Kroll)

On fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Depuis que nos ministres ont compris qu’ils étaient révocables sans préavis, certains préfèrent s’en aller avant d’attendre la sentence.

C’est le cas pour les deux derniers, Nicolas Hulot et Gérard Collomb qui sont partis en cassant la vaisselle encore intacte.

D’autres s’y sont essayés avant eux comme François Bayrou et Laura Flessel…et aussi Richard Ferrand, ministre lui aussi éphémère, devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale.

J’en oublie peut-être et mes lecteurs sauront me le rappeler.

Oui, j’ai oublié Marielle de Sarnez, la copine politique à Bayrou…et aussi Sylvie Goulard.

J’en ai le vertige!

Au total, Macron aura donc usé sept ministres.

Attendons la suite…

Ainsi donc, ministre est devenu une fonction périlleuse qui peut vous conduire au purgatoire dès le moindre écart de conduite.

Sans indemnités?

J’en doute…il faudrait interroger Pôle Emploi pour recenser tous ces intérimaires de la politique dont on dit que certains n’ont rien à faire dans leur ministère et s’ennuient à mourir.

Achevons de plaisanter pour constater combien le job de ministre est devenu dérisoire, pour ne pas dire ringard…à un point tel qu’on a du mal à trouver des candidats pour remplacer les démissionnaires.

C’est que ministre est devenu un job éminemment casse-gueule tellement la France est ingérable.

Ministre de gauche et de droite semble être le meilleur moyen d’aller dans les décors.

C’est pourtant notre Maître des Horloges qui entend gouverner au centre…un centre fortement excentré à droite qui ne convient pas à tout le monde.

La formule semble faire « pschitt! » comme aurait dit l’autre.

Les ministres techniques (ou technos?) ont un avantage, ils récitent leur bréviaire libéral sans se soucier de rien. Ce sont évidemment des pyromanes capables de mettre le feu à l’État puisqu’ils ignorent tout de notre histoire républicaine, de nos dogmes et des institutions.

A force de s’essuyer les pieds sur les forces vives populaires, la riposte risque d’être cruelle aux prochaines élections européennes, puis aux municipales

N’exagérons-rien: la Belgique tiraillée entre sa droite flamande et sa démocratie wallonne a réussi à tenir…541 jours sans gouvernement.

Après ces considérations sur l’exercice du pouvoir d’en- haut, parler du bas serait presque trivial.

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Ma photo de la future prison est un peu ratée, mais on voit pourtant en haut à gauche trois cyclistes se diriger vers les travaux sur la piste de l’étang de Reiningue

Voici donc les travaux de notre grande prison de Mulhouse entamée le long de la route de Thann, après bien des tergiversations, sur de bonnes terres agricoles et alors même que le bassin potassique regorge de friches inutilisées et infertiles.

Pour voir comment elle sera belle, l’entreprise qui terrasse, l’a délimitée avec un filet rouge.

Y’a comme un défaut puisque la piste cyclable qui conduit à l’étang de Reiningue passe à l’intérieur.

Les cyclistes attendront donc quelques années avant de pouvoir retrouver leur itinéraire habituel.

Comme en s’en doute, pas l’ombre d’un itinéraire provisoire en attendant.

Encore une fois, cela démontre la haute considération de nos pouvoirs à l’égard du vélo.

 

 

Les Hauts-Rupts de Gérardmer à VTT

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ruisseau des Hauts-Rupts à Gérardmer

On connait Gérardmer pour y être passé à maintes reprises à l’occasion de parcours routiers comme ici.

Mais ce qui est agréable, c’est de prolonger sa connaissance des lieux par les chemins et les sentiers accessibles seulement à pied ou à VTT.

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Mon parcours se déroule au sud-est de Gérardmer. 25km/700m

Ce matin là, je quitte le lac vers 9 heures.

Je traverse la ville vers l’est avec l’intention de grimper Le Poli, cette crête de Haut du Barat à 968m.

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La montée au départ est sévère entre 10 et 20% de pente!

Je monte par le chemin des Gouttridos doté de constructions qui dominent le lac. C’est une épreuve de 2km700 pour un dénivelé de 300m avec des passages à 20%.

On monte très vite en température!

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Je prends de la hauteur. Lentement!

Arrivé au Poli, la tête du remonte-pente de Xonrupt ne permet pas de voir le lac de Longemer.

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Me voici au bout du chemin de Gouttridos, le chemin du Poli est moins difficile…
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Au Poli, j’ai la vue sur Xonrupt où j’étais hier

Demi-tour, je vais prendre plus bas le chemin de la Chaume Francis aux Basses Feignes.

Arrivé au pied des stations de ski des Vazenés, je vais me perdre sur les pistes…

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Je grimpe la piste de ski « souris »

 

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Cette piste là est plus facile à descendre qu’à monter.

Puis je reprends pied avec le goudron sur cette belle petite route forestière dite des 17 kilomètres.

Un régal!

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Les installations de sports d’hiver sont impeccablement entretenues. Il est vrai qu’avec « la neige de culture », on fait des miracles. Cette culture là n’a naturellement rien de bio.

Le Bouchot coule presque à flots; étonnant en cette période de sécheresse.

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belle signalétique
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Cette route semble interdite aux voitures si j’en juge par l’arrêté municipal, pourtant j’ai croisé un véhicule…
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Le cadre est magnifique à cette période de l’année
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Ici je marque la pause, c’est trop beau (le Bouchot)

Je reprends la route de la Bresse jusqu’à Les Planes Tilles, puis j’oblique à droite par le chemin de l’Urson.

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Puis vient le chemin du Cul de la Hotte…

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Je n’irai pas au Haut du Tot, l’heure avançant, je prends donc à droite l’ancienne école du Phény
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Je rejoins l’école du Phény avant de redescendre sur la rive du lac

Tous ces vocables de lieux ne manquent pas de susciter la curiosité et de souligner la poésie de ceux qui les ont baptisés ainsi.

Je redescends sur les rives du lac par le chemin des Rochottes.

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Quai du Lac, Gérardmer

C’est un beau parcours qu’on peut varier à l’infini.

Le paysage autour de Gérardmer est vraiment séduisant et adapté à la balade…même si ce jour là pourtant radieux, je n’y ai rencontré que très peu de randonneurs.

voir la trace GPS