Depuis 2006 que ce blog existe, j’ai accumulé des images, des images et des images. Au point qu’elles occupent chez l’hébergeur WordPress 15,5 Gigaoctets.
WordPress veut bien que je reprenne l’exploitation mais à condition de payer un abonnement en correspondance de l’espace occupé.
Soit passer à l’abonnement Business de 50G à 300€/an
Inenvisageable car les prix ont fortement augmenté. Donc je vais supprimer plusieurs années de ce blog et son contenu de souvenirs. C’est la seule option possible. Il y a 13500 images à faire disparaître. J’attends que WordPress me donne un outil capable de gommer année par année car, pour l’heure, seule une suppression mois par mois est dispo.
Le lundi de Pâques, c’est le dimanche bonus pour beaucoup.
Dans les siècles passés, toute la semaine suivant le dimanche de Pâques était fériée. En 1802 Napoléon a estimé que c’était trop et ramené la semaine fériée à un seul jour, le lundi. La CGT a laissé faire sans réagir?
Une semaine fériée, on rêve!
J’ai pris mes pompes à mon cou et j’ai fait le tour du Rangen, la vigne pentue qui surplombe la ville. La course à pied c’est un succédané du vélo et même un damné succès un lundi de Pâques. La mise en œuvre est facile, la course est vite finie vu que je me limite à cinq kilomètres.
Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de Cyclotourisme, François le Van: « Avec l’âge et la surcharge pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif » (Cyclotourisme N°598 janvier 2011).
Jean dans l’ascension de la route dite des Américains à la Bresse
C’est dur à admettre. On peut avoir l’âme d’un cycliste militant, les jambes d’un grimpeur accompli, l’indéfectible besoin d’enfourcher sa bécane au moins une fois chaque semaine et se retrouver entre les bras du monde médical sans l’avoir demandé.
J’en ai été le témoin actif puisque mon cardiologue qui prône tant l’activité physique a détecté une pathologie cardiaque chez moi qui correspond à des artères athéromateuses.
Pas n’importe quelles artères, celles qui entourent et nourrissent le cœur (le muscle cardiaque) et qu’on nomme artères coronaires.
Elles sont au nombre de trois:
l’artère interventriculaire antérieure (IVA)
l’artère circonflexe
l’artère coronaire droite
Un score calcique de malade de 611!
C’est au scanner qu’on a détecté ce score peut enviable de 611 qui qualifie la quantité de plaques athéromateuses qui tapissent mes coronaires. Un score qui ne doit pas en principe dépasser 100. Ce score est qualifié de risque élevé pouvant conduire à un infarctus du myocarde. Bref à une crise cardiaque!
Tout droit à la coronarographie
La coronarographie va confirmer les dégâts. Moins graves qu’attendus mais pourtant redoutés.
Dans les cas aigus, la coronarographie détecte des sténoses des artères (des rétrécissements) qui débouchent immanquablement sur la pose de stents (des ressorts) ou un pontage coronarien.
Dans mon cas, je suis ressorti de l’examen avec le diagnostic de « maladie coronarienne non obstructive ». Autrement dit des coronaires avec sténoses non significatives. Cela dit je suis ce qu’on appelle un patient asymptomatique qui ne souffre pas d’essoufflements à l’effort, ni de de douleur thoracique. Autrement dit un cycliste/malade qui s’ignore! Je crois que nous sommes nombreux dans ce cas, plus qu’on le pense au fur et à mesure que l’âge avance.
Je m’en sors plutôt bien avec un Score SYNTAX=0 (terme technique dont je ne connais pas l’échelle)
La suite sera perte de poids, baisse du mauvais cholestérol LDL (à diviser par 2), régime alimentaire dit méditerranéen, 150 mn d’activité par semaine… sans oublier un traitement médicamenteux à vie à base de statine et d’aspirine.
C’est une perspective pas très coercitive qui est à ma portée. Avant même d’apprendre mon état cardiovasculaire, j’avais entamé un régime visant à réduire mon surpoids. J’ai déjà perdu 9 kg en trois mois (100gr/jour).
Tout ce laïus pour dire qu’on peut faire du vélo depuis quarante ans et souffrir malgré tout d’une maladie cardiaque qu’on ignore souvent…en dépit du fait que je suis suivi par un cardiologue tous les ans avec électrocardiogramme et test d’effort depuis plus de vingt ans.
Je reprends mes chroniques avec une détermination nouvelle…
Avant cela je voudrais remercier mes lecteurs fidèles qui m’ont adressé de joyeux commentaires en apprenant mon retour. Cette communication par blog interposé a pris des rides, supplantée par le vBlog de YouTube. Trop fastidieux et onéreux pour moi.
Ma détermination nouvelle sera d’accomplir le vélo que j’aime en entrant dans mon quatrième quart de siècle. Je sais, ça fait pompeux et en même temps (comme dirait l’autre) ça donne le vertige d’être resté déjà aussi longtemps sur la planète alors que d’autres n’ont pas cette chance. Tous les bouquins de médecine font clairement la distinction des pathologies entre les +/- 75 ans; je l’ai découvert il y a peu. Cependant nous sommes l’avenir de la gérontologie, ne l’oublions pas, et de la Sécu depuis que notre démographie fébrile s’est mise en grève.
Depuis deux ans que je me suis tu, j’ai accumulé les sujets.
Les Municipales, RIC Stephane, Cent Cols, VAE, trottinette,… sans oublier les incontournables scories qui frappent, l’âge venu, les vieux, les jeunes vieux et les vieux vieux. Nous verrons que l’hygiène de vie conduit aussi des cohortes de septuagénaires vers les disciplines spécialisées des hôpitaux, cardiologues, ophtalmo…
Je suis effrayé par l’idée de conjuguer vélo+train tellement j’ai lu de déconvenues décrites par ceux qui s’y sont essayés.
Reste à trouver un parcours « Grand Est » convenable…
Pourquoi se creuser la tête, j’interroge ChatGPT… voila une bonne façon de devenir flemmard avec l’Intelligence Artificielle.
Tu poses ta question et ChatGPT te tend la réponse en 5 secondes sur un plateau. Terminé le calcul des tracés sur cartes Michelin, la mesure des dénivelés, la recherche de camping dans l’annuaire, …
Super projet 👍 — depuis Thann tu es idéalement placé pour faire une boucle bikepacking de 500–600 km en 10 jours avec pas mal de variantes (Allemagne / Jura / Luxembourg). Je te propose 3 itinéraires concrets + un exemple détaillé jour par jour, avec logique camping ouverte en mai.
Je choisis de vous montrer ce que Chat GPT me propose dans la version Jura…et je ne vous dis plus rien ChatGPT a pris les commandes
Exemple détaillé (10 jours – version Jura ⭐)
Jour 1 : Thann → Bâle (~70 km)
Plat, échauffement
Camping vers Bâle
Jour 2 : Bâle → Delémont (~60 km)
Début des reliefs du Jura
Jour 3 : Delémont → St-Ursanne (~50 km)
Magnifique vallée du Doubs
Jour 4 : St-Ursanne → Neuchâtel (~80 km)
Étape clé, paysages incroyables
Jour 5 : repos / lac
baignade / chill
Jour 6 : Neuchâtel → Yverdon (~40 km)
roulant le long du lac
Jour 7 : Yverdon → Vallorbe (~60 km)
entrée dans le Jura plus montagneux
Jour 8 : Vallorbe → Montbéliard (~80 km)
belle descente
Jour 9 : Montbéliard → Sundgau (~70 km)
Jour 10 : retour Thann (~40–60 km)
⛺ Campings ouverts en mai (important)
👉 Bonne nouvelle : dans ces zones, beaucoup ouvrent avril–mai
Suisse : très fiables (souvent ouverts tôt)
Allemagne : idem
Jura français : vérifier mais la majorité ouvre début mai
💡 Conseil :
vise 50–80 km / jour → parfait en mode camping
garde 1 jour de repos (lac 👍)
🧭 Conseils pratiques
L’Alsace et alentours offrent +2500 km d’itinéraires cyclables
Abandonné le 22 octobre 2024, mon blog va renaître.
Je suis trop en manque de vous…et j’ai encore des choses à dire.
A bientôt 75 ans, j’ai pris conscience qu’écrire encore m’est nécessaire. Une façon de conjurer le sort qui à la fin ne pourra qu’être mauvais. C’est pourquoi j’anticipe; juste le temps de bavarder encore et de conter mes histoires de vélo, de course à pied et de peinture auxquelles je m’accroche comme je peux.
Après une belle aventure partagée ensemble depuis 2006 (10110 articles et 742800 visiteurs), il est venu le temps pour moi de fermer les portes de Vélomaxou.
Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre fidélité et votre soutien au fil des années. Ce fut un véritable plaisir de conter mes pérégrinations à vélo, ce vélo que je continue à aimer même si les vicissitudes de la vie font qu’on devient moins ardent au fil du temps. Je garde en mémoire les moments forts, ceux partagés avec mes clubs successifs, ceux de la montagne vosgienne et au-delà, et les souvenirs de mes engagements personnels à la cause du vélo. Vos commentaires, vos partages m’ont donné foi jusqu’ici en la poursuite de mes récits et je vous en suis profondément reconnaissant.
Mais il est à présent temps de mettre un terme à cette longue expérience car je souhaite me consacrer peu à peu à des choses moins impliquantes comme ma peinture.
Merci encore pour cette belle aventure partagée.
Donnons nous rendez-vous à l’avenir sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook,…)
C’est l’accident fatal. Avoir une altercation avec un automobiliste qui en définitive pour se venger vous roule dessus.
C’est arrivé à Paris.
Le cycliste est mort.
Le jeune homme est mort juste à quelques rues de là, mardi en fin de journée, sur le boulevard Malesherbes, après avoir été volontairement percuté par un automobiliste avec lequel il venait d’avoir un différend. L’homme au volant a foncé sur le cycliste et lui a roulé dessus. La victime a succombé sur place à ses blessures.
Forcément les conflits d’usage sont fréquents avec la multiplication du trafic et aussi les règles routières souvent bafouées par les uns et les autres. Les cyclos ne sont pas exempts, eux qui alternent route et trottoir pour contourner les feux, puis prennent les passages piétons et les sens interdits (sauf zone 30)….et j’en passe. On ne tue personne mais on se rend vulnérables face à des conducteurs de plus en plus agressifs et irascibles envers nos comportements.
Ce matin l’Alsace est dans la grisaille avec 10 degrés.
Lors de ma course j’aborde le monsieur qui promène son chien. Je suis derrière lui et le trottoir est étroit en traversée de la Thur. Je m’apprête donc à descendre le trottoir pour le dépasser.
Soudain le chien se serre le long de la balustrade puis s’arrête. Son maître s’arrête de même en serrant le chien.
C’est un non-voyant accompagné de son chien guide prévoyant. Ces chiens sont admirablement doués.
J’ai fait des zigzags du coté de Roderen et de Rammersmatt. La côte de Roderen est redoutable à vélo, surtout à VTT qui est plus lourd que le routier. Ce sont les derniers décamètres les plus difficiles. Je zigue et je zague pour renoncer à mettre pied à terre. Je puise, l’œil sur le cardio. J’atteins mon maximum à 152 puls.
cardio grimpée de Rammersmatt (13mn- 152pls max)
Beaucoup de promeneurs à pied. Des cueilleurs de champignons pour la plupart.
Klaxonnez pour prévenir mon mari qui est devant! me dit la dame. De klaxon, je n’en ai point. Le monsieur me fait remarquer que sur son vélo, il en a un et que normalement c’est vendu avec le vélo. Et paf! Je me disculpe comme je peux, les gens n’aiment pas que je les klaxonne…
Je passe et j’enjambe les nombreux arbres en travers des sentiers.
Onze heures sonnèrent a dit Stendhal (Stendhal, Rouge, II, 16). Alors oui, j’accorde « lorsque neuf heures arrivent »
Lorsque neuf heures arrivent, j’ai hâte de commencer la journée pour de vrai. Car les heures précédentes sont peu actives, des tutos Youtube sur la télé. J’ai mes abonnements chez mes peintres préférés.
Christian Arnoult en est un. Il a le geste juste, la couleur exacte…et la méthode démonstrative.
Mais depuis peu je m’extasie devant les travaux de Robert Mee. C’est un orfèvre des bords de mer. Il vient parfois en France quittant son île.
Lorsque neuf heures arrivent, il est pourtant temps. Temps de faire son exercice du matin car cet après-midi la pluie est annoncée. Alors non, je ne ferai pas pile ou face, pile: vélo, face: jogging car je n’aime pas confier mon sort au hasard. Donc ce sera jogging. En trente cinq minutes, j’aurai accompli mon sport du jour sur deux.
Avantage jogging
Je sais que le jogging est énergivore mais le vélo demande plus d’investissement en préparatifs et en temps passé. Alors je biaise. Surtout qu’avec la route je suis un peu en délicatesse. Pour tout dire je m’y emm…de.
Je vais tenter d’éviter ce grain qui arrive de Rammersmatt
Grand vent cette nuit. Les grains se succèdent, je contourne comme je peux. C’est mon tour de VTT dont je sais qu’il sera gras. Je m’épargne comme je peux. Je rentre en forêt en cherchant les chemins durs, ceux qui ne sont pas défoncés. Puis je prends une sente en pointillé que je suis au GPS. A pied.
Une fois à la cote 365 sur le Bergwald, je prends le sentier single de partage des finages jusqu’à Hohacker.
Puis par la route le tour du lac.
J’adore cet éclairage sur RoderenDéniv/vitesse/cardio assez pour moi pendant 1h45
J’ai reçu un mail d’une société allemande qui traque les photos utilisées sur le net sans autorisation ou sans licence à l’aide d’une routine informatique qui tourne nuit et jour, je présume, pour comparer des images déposées par leurs auteurs (copyright) avec celles qui circulent en ligne.
L’image n’y figure plus, je l’ai retirée de l’article en question. Je ne suis pas maso.
Cet article avait pour but de réfléchir sur nos vacances à vélo et de présenter les équipements disponibles sur le marché.
Parmi ceux présentés, une sorte de sac de couchage imperméable dans lequel on peut passer la nuit à coté de son vélo. Je faisais donc indirectement la promotion du produit commercial non pas pour le dénigrer mais pour le suggérer.
C’est cette photo copiée sur un site marchand qui est en cause. Le site qui a repéré cette photo s’appelle Copytrack et je n’en ai jamais entendu parler auparavant. Cependant de nombreux internautes ont affaire à lui si on consulte le net.
En guise de punition, ce site me réclame 350 euros, rien de moins, ou 359 euros si je souhaite garder un an supplémentaire cette image sur mon blog
Nous calculons ces frais en fonction de l’historique de licence de notre client, ainsi que de la durée d’utilisation et du type de violation des droits. Si vous ne fournissez pas de preuve ou ne payez pas pour une licence valide, votre cas peut être renvoyé à notre avocat partenaire et des frais supplémentaires nettement plus élevés.
Depuis 18 ans que j’exploite mon blog, je n’ai jamais eu affaire à une telle situation. Sauf parfois des demandes pour mentionner le nom de la société ou l’auteur d’une œuvre sur un mur peint comme à Rixheim sur le mur de la Poste.
Mais le droit à l’image et le droit de propriété sont là. Je me suis toujours méfié du droit à l’image lorsque je photographie des personnes sans leur accord car c’est intrusif vis à vis de la vie privée surtout s’il s’agit d’enfants; je fais en sorte de m’intéresser à des groupes pour lesquels la complicité de l’action est évidente (par exemple un groupe de cyclistes) ou à des personnes qui acceptent de poser implicitement devant votre objectif. Mais le droit de propriété, c’est plus délicat. Vous avez par exemple des gens qui ne veulent pas qu’on publie l’image de leur maison ou de leur voiture (surtout si le numéro d’immatriculation est apparent) même si vous êtes dans la rue. Idem au cimetière, publier sur le net une sépulture est condamnable. Avec tous les moyens de vidéosurveillance qui se développent actuellement surtout avec la reconnaissance faciale associée, le marché de l’atteinte à la vie privée promet de beaux jours aux sociétés de recouvrement des préjudices.
L’avocat consulté me dit
Après examen, les demandes d’indemnisation de Copytrack me paraissent contestables.
L’idéal est d’éviter de régler les sommes exigées afin de ne pas encourager cette société à vous solliciter ultérieurement (pour d’éventuelles autres images).
En guise de conclusion, le juriste me demande 300 euros HT pour traiter cette affaire.
C’est une histoire banale qui illustre les couacs de la livraison de colis à domicile. Tout le monde y est confronté un jour et on ne se formalise plus tellement les promesses de livreurs n’engagent que ceux qui les croient.
Moi je n’y crois plus depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle je préfère les livraisons soit en dépôt-relais soit en Amazon Locker
Même si la livraison à domicile est enrobée d’un luxueux système informatique qui vous place dans un système de dépendance totale, les dérapages sont fréquents et au préjudice du client.
Je vous raconte l’histoire…
J’attends donc un colis (qui n’a rien d’urgent)
Ô surprise, la commande passée le 3 septembre va être livrée le 4. Un SMS très officiel (ci-dessus) me demande d’être là tout mon vendredi.
Je jubile et je suis ébloui tellement c’est rapide.
La taille du colis ne permet pas d’utiliser la boite à lettres.
Donc j’attends le coup de sonnette magique.
Finalement vendredi rien ne se passera et j’ai attendu en vain chez moi.
J’ai relativisé devant la performance annoncée: comment un colis pris en charge à Narbonne le jeudi à 17 heures peut-il arriver à Mulhouse le lendemain vendredi à 7 heures du matin?
En avion mon bon monsieur! Un camion sur autoroute, c’est une faute de goût.
Voila que samedi j’apprends que Chronopost a tenté de me livrer à …3h53 du matin. C’est texto ce qui est écrit sur le suivi de ma commande Amazon (ci-dessous)
Livraison tentée à 3h53 du matin. je n’ai pas été réveillé par la sonnette, on va pouvoir me déclarer absent de mon lit, j’imagine. Notez bien le besoin d’informations supplémentaires de Chronopost qui laisse planer un grand doute
Enfin je retourne sur le site de Chronopost pour tenter de comprendre…
…et j’obtiens le déroulé des faits à savoir le suivi numérisé de mon colis (ci-dessous) à la date du 5/10 à 3h53 du matin
Si on lit bien, mon colis (port gratuit SVP) a fait au moins 1000 kilomètres entre Narbonne et Mulhouse en passant par Roissy en moins de 24 heures et entre Mulhouse et Thann distant de 23 kilomètres il faudra attendre au minimum 3 à 4 jours puisque la nouvelle date prévue est à présent fixée à lundi 7 octobre.
Beau temps. Je cours ce matin, ma façon de libérer du temps pour autre chose. La course à pied si elle est énergivore me prend moins de temps que le vélo. Je pourrai peindre, une fois débarrassé des obligations domestiques.
comme un petit chat avec une grande queue, tête blanche
J’ai à nouveau une martre qui visite les lieux. Elle grimpe le long de la façade et s’attaque au shingle de la toiture. C’est péible. J’ai un piège, mais elle l’évite. Je redoute en même temps de devoir la transporter dans cette cage au loin.Elle est pénible, elle caracole sur le toit et me réveille la nuit.
une task force dans le vignoble de Thann ce matin
Je fais mes cinq kilomètres puis je m’effondre sur le canapé.
Grandir. Les petits formats se prêtent au travail sur site. Mais une fois à la maison on trouve toujours que c’est trop petit.
J’ai rapporté beaucoup d’images de Bretagne avec moi. Je vais me régaler cet hiver en sélectionnant mes beaux clichés côtiers.
Ce tableau une fois terminé me parle. Il me dit tout le chemin à parcourir, les progrès, et l’image numérique accentue toutes les faiblesses. Il est vrai que le temps était au gris, sans lumière.
J’ai installé le chevalet dans le sable. Il s’est enfoncé et la pluie est arrivée.
Je m’arrête à la base nautique. Le vent du Nord est un régal pour les dériveurs
Faut s’y remettre !
La route m’insupporte. Un grand bahut avec remorque venant des pays de l’Est me dépasse sur la route d’Aspach. Il me longe. Lentement. Tandis qu’en face les voitures arrivent. Je ne peux rien faire puisque je ne prie pas. Le souffle me contient le long de la bordure.
Au grand giratoire de Burnhaupt A36, la camionnette ne me voit pas. Je sens que je vais être percuté. Alors je dévie vers le centre du rond jusqu’à ce qu’enfin on me voit dans le rond. Je suis pourtant équipé du fameux gilet jaune.
Sur cette piste de Reiningue à Heimsbrunn, je peux aussi m’arrêter sans risque. Le troupeau est paisible
Au giratoire du barreau de Leimbach, encore une camionnette. Elle s’arrête. Mais l’auto derrière elle klaxonne. Le monsieur ne supporte qu’on me laisse la priorité manifestement. De rage, il me frôlera comme pour me faire comprendre que je l’ai agacé.
Les cyclistes sont agaçants. Des gêneurs.
Vous comprenez pourquoi le vélo de route est devenu une angoisse. Alors que je fais tout bien et que je frôle toutes les bordures.
Des états de service modestes en ce mois de septembre. Mais je m’en contente car je suis « en mode décentralisé », c’est à dire que je me déplace le long des côtes bretonnes.
3 modestes sorties VTTMais je me rattrape avec la course à pied plus adaptée au terrain rencontré au cours de mes déplacements
Dans quelques jours je retrouverai mon Alsace d’adoption et j’ai encore à préparer avant la fin de l’année un séjour dans les Vosges du nord pour pêcher quelques cols car ma besace est vide.
Retraité. Je n’aime pas ce mot. La langue anglaise dit retired comme pour mieux signifier que je suis retiré du monde, le monde des actifs.
Ce statut tant envié lorsqu’on exerce des boulots de subsistance sans autre perspective que celui de la retraite est une arme à double tranchant: une fois en retraite c’est souvent la fin alors que pour d’autres c’est un début.
Une seconde vie est possible
La fin de son rôle social, de sa citoyenneté et le plongeon vers un désœuvrement sinistre. Bref une mort lente! C’est ce qu’il faut éviter du mieux que l’on pourra. Je ne méconnais pas les difficultés de la vie, le sort mauvais, l’ingratitude d’une santé défaillante, les affres de la vie.
Pour ceux qui ont encore du ressort, c’est le début d’investissements culturels, sportifs, associatifs, l’opportunité d’entamer une seconde vie.
Echappent à ces considérations les cumulards, ceux qui professent sur les ondes jusqu’à quatre-vingts ans passés ou qui occupent des fauteuils rémunérateurs. Pour ceux-là la retraite est une inconvenance choquante et même incompréhensible.
Parfois j’en reviens à regretter une révolution culturelle imposant aux intellectuels des stages de terrain, manœuvre dans des travaux de voierie ou sur ligne de production.
Du tiers temps ou presque
ma salle d’exposition, un univers tout personnel
Pour ceux qui me suivent, j’ai organisé ma vie de retraité en tiers temps.
une activité extérieure reposant sur le sport
une activité artistique de peintre amateur
une activité tournée vers la compréhension du monde qui m’entoure: suivre l’actualité, participer aux réseaux sociaux, exercer ses devoirs de citoyens
Trois temps qui ne me dispensent pas de rentrer dans le rang des utilités, le travail d’entretien du logis, des objets du quotidien qui me barbent de plus en plus.
La situation démographique de notre société est alarmante puisque nous n’assurons plus le renouvellement de nos générations.
C’est vite dit, mais c’est pourtant vrai.
Je ne méconnais pas les graves conséquences de ce constat que d’autres peuples connaissent avec nous. Le plus caractéristique, c’est celui du Japon.
Comme le Japon n’accepte aucune immigration, sa courbe démographique ne peut que décliner du fait de sa trop faible natalité. C’est élémentaire
Une Europe de vieux
L’Allemagne remporte la palme du vieillissement. Tandis que la France et le Royaume-Uni la rattrape.
Les conséquences de notre vieillissement sont à la source de tous les problèmes qui font l’actualité
Les conséquences du vieillissement de notre population
un déséquilibre du financement des retraites basées sur les cotisations des générations actives
un recours à une immigration souvent mal maitrisée
Les deux éléments semblent indissociables et pourtant beaucoup en contestent la réalité et la nécessité…surtout en matière d’immigration où toutes sortes de questions d’intégration ou de communautarisme apparaissent en déstabilisant nombre de nos valeurs culturelles ou sociales.
Il faudra donc qu’on s’adapte en tenant compte d’un déséquilibre démographique mondial qui génère inévitablement des mouvements de population.
L’Allemagne qui rétablit son contrôle aux frontières donne une bien mauvaise leçon à l’Europe des nations
Et le retraité, qu’est-ce qu’il fait?
mon tableau de bord du mois de septembre, une activité qui je l’espère devrait m’éviter autant que faire se peut de sombrer dans une dépendance physique et mentale à charge de la société
Le retraité n’a guère d’autre choix que d’observer le phénomène. On aurait pu imaginer éviter les retraites-couperets, celles où l’on est mis dehors du jour au lendemain. On n’a pas su le faire et maintenant on le regrette. Le bon sens aurait du conduire à des départs en inactivité progressifs avec des emplois adaptés. Au lieu de cela on continue de plonger des milliers de gens chaque année dans une inactivité brutale et souvent non préparée. A contrario contenir des travailleurs dans l’emploi à temps plein jusqu’à 64 ans va conduire à des graves déconvenues. Imaginez-vous un soudeur, un conducteur routier, une caissière, un lignard en haut d’un pylône haute-tension, …
La pire réforme des retraites
Pourquoi s’est-on entêté à reculer l’âge de la retraite uniformément à 64 ans pour tout le monde sans discernement des états de service en distinguant les trimestres cotisés et la pénibilité des emplois assurés par métiers ou par branches professionnelles.
On ne le saura peut-être jamais.
La situation est bloquée pour l’heure vu que l’intelligentsia au pouvoir est incompétente pour régler le sujet.
Je monte à la vue Zuber (648m) en marchant, sauf à quelques endroits moins pentus. D+330m
Mais je redescendrai en courant.
La vue Zuber, c’est ce promontoire au-dessus de Thann qui permet d’avoir une belle vue sur la vallée de la Thur, avec face à soi le Thannerhubel et plus loin sur l’autre versant Geishouse.
Je n’avais pas encore imaginé grimper autant à la course à pied (CAP). En fait là où je pousse mon VTT, même sans mon vélo je marcherai.
Je grimpe à la cascade de l’Erzenbach. La montée commence en bas de Steinbach (333m) et se prolonge jusqu’au chalet Becherkopf (855m) . Un maigre filet d’eau à la cascade. Je passe l’escalier en portage à l’épaule.
Je porte dans les escaliers.
portage dos en 2021 de l’ami Jeremy, c’est moins pratique qu’à l’épaule pour les escaliers et on mobilise les deux mains
Je renoue sans le vouloir avec mes potins du lundi interrompus en aout 2021.
Enfin le mauvais temps! C’est le temps du vieux, celui que je préfère.
La pluie est au rendez-vous; je jubile. Je ne sais pas pourquoi ces semaines de chaleur dont tant de monde se régale, je devrais dire s’est régalé, je les exècre. Tout dans cette chaleur excessive m’indispose, la transpiration, l’insomnie, l’inconfort général de tous les actes quotidiens. Plusieurs semaines à tenter de dormir sur un canapé au sous-sol, les pieds sur un accoudoir, la tête sur l’autre. L’avantage du sommeil sur canapé c’est de pouvoir dormir sur deux cotés, uncoté ventre à l’air et dos appuyé, un coté dos à l’air et ventre appuyé. Le sommeil sur canapé, c’est une forme de chaleur modulaire pour le corps, de la bi-énergie. La sensation de froid se régule facilement, il suffit d’un coussin sur les mollets, les pieds toujours pendants chatouillés par la plante verte.
Une sérénité retrouvée!
Maintenant je suis revenu à mon bien-être. Je reprends mes esprits, je fais des projets continentaux grâce au climat revenu auquel je suis habitué depuis mon enfance. Quoique je ne mésestime par l’air marin, ses vents mauvais, ses effluves iodées comme la Hollande en rencontre. Ou la Bretagne.
Près de 400 décès en excès toutes causes confondues (+5,4 %) ont été estimés durant cette canicule dans les départements concernés. Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent la classe d’âge la plus touchée. (chiffres aout 2023) (source)
Olympimania
12 millions de billets vendus! attendons les commissions d’enquêtes en cours sur le coût réel des JO…
Je suis un mauvais français. Sans aucun doute. Comme ces militants de LFI qu’on aimerait enfermer derrière un cordon sanitaire. Je n’ai pas applaudi les exploits des JO dont nous sommes enfin débarrassés depuis ce matin pour plusieurs décennies, j’espère, nonobstant les hourras suspects de concorde nationale et d’absence d’actes terroristes. Quelle belle France retrouvée!
Mon éthique du sport n’a rien à voir avec la compétition, elle ne l’a jamais été. En revanche oui, le sport, l’exercice physique sont des bienfaits pour le corps humain dit-on. Je n’en suis qu’un modeste pratiquant et je n’ai d’ailleurs aucune preuve que le sport tel que je le pratique m’apporte un quelconque avantage sur le plan santé. Comme beaucoup, l’âge venant, les stigmates de la vieillesse apparaissent peut-être même plus vite dans nos sociétés sédentaires.
Mais s’agissant des JO, le plus pénible pour moi fut cette injonction médiatique de devoir s’intéresser à la chose olympique, de gré ou de force.
Et pour clore ce chapitre du sport-spectacle, nous infliger les jeux para-olympiques était-il nécessaire? je pose la question. Je n’ai toujours pas compris cet attachement à montrer les exploits de gens souffrant d’infirmités, j’y vois une forme de voyeurisme malsain. Qu’en pensent ceux qui sont coincés au fond d’un fauteuil ou d’un lit?
C’est jour de pluie. J’en profite pour peindre. Mon exercice consiste à inventer des couleurs à partir de vieilles cartes postales noir et blanc. Ce château a t-il seulement existé ? Seule une gravure en témoigne. Le Moyen-Âge s’étend sur mille ans. Imaginer la vie d’alors c’est une forme de fiction pour moi.
Chêne de Schweighouse (38m, 5.50m de circonférence à 1.30m)
Calculons vite, 2024 plus 700, on sera en 2724 lorsque les bûcherons vont entreprendre de l’abattre
Favoriser le chêne sessile commence lors des dégagements puis des dépressages et des premières éclaircies qui sont pratiqués le plus possible à son profit.Thierry Sardin — Chênaies continentales
J’ai mis ma photo pour la postérité. Il n’a que 300 ans mais pourra atteindre 1000 ans.
Donc dans 700 ans, on pourra encore voir Vélomaxou et son vélo au pied du chêne de Schweighouse.
C’est un beau parcours de 35 km pratiquement plat avec très peu de route
C’est quand j’appuie sur le bouton power off que ma bande son s’arrête. Exit Dire Straits, Eric Clapton, U2 et plus…
C’est aussi là que ma route s’arrête. Ma course est terminée. J’ai croisé des potaches qui m’adressent un regard bienveillant et j’en suis content tellement le monde de mon adolescence est éloigné.
Je ne vais pas mentir, la course à pied est un exercice difficile où il est désormais avéré que je dois m’arrêter par étapes successives environ tous les trois cents mètres. Pour me reprendre.
Mais enfin j’ai bouclé sept kilomètres dans l’heure. Je vais pouvoir vaquer à d’autres occupations. J’ai consommé 540 kcalories, le quart de ma ration journalière.