Vélo de ville, oui!

Le vélo réhabilité comme moyen de transport. Il était temps!

Enfin le Ministère de l’Intérieur révise sa copie. Le vélo comme moyen de transport est officiellement autorisé. Le transport de soi pour aller travailler, le transport de soi pour faire ses courses.

Moyennant attestation dans les deux cas.

Et accompagner ses enfants de moins de huit ans sur les trottoirs aussi dans le cadre du K5.

Appel à témoignages…

La FUB communique:

Suite au flou initial et surtout face à des remontées de verbalisations arbitraires depuis le début de la période de confinement, la FUB souhaite récolter des témoignages de cyclistes verbalisés ou réprimandés, afin mieux mesurer l’ampleur du phénomène. Comptez sur nous pour agir en conséquence. Retrouvez le résumé de notre position sur twitter.   Si vous avez été verbalisé vous pouvez répondre au questionnaire (disponible ici), sinon nous vous invitons à le relayer largement, surtout si vous avez connaissance de telles verbalisations dans votre entourage.

Chronique de pandémie

Le corona pour les nuls. On pourra nous écrire bientôt le livre qui décrit la nullité de l’Etat dans le traitement de cette crise épidémique. On annonce déjà de nouvelles mesures coercitives face au désarroi et aux incertitudes face à la maladie qui progresse inexorablement à grande vitesse.

C’est à ça que nous sommes arrivés devant tant de tergiversations, d’impréparation, d’incompétences de nos corps dirigeants face à l’épidémie de coronavirus: mettre sous cloche la moitié du pays et ses forces vives.

On commence à comprendre pourquoi la moitié de la France est arrêtée, privée de ses libertés individuelles, liberté du droit d’aller et venir, de vivre comme elle l’entend et alors que l’autre partie est astreinte à des travaux forcés jusqu’à 60 heures par semaine décrétés par un régime d’exception et d’ordonnances.

Reprenons au début avant d’entamer la deuxième quinzaine de confinement qu’on nous annonce

Le coronavirus est détecté en France peu de temps après le rapatriement des Français de Chine et leur confinement dans des établissements touristiques notamment à Carry le Rouet.

Les fameux clusters sont localisés à Mulhouse et dans le Val d’Oise. Puis l’épidémie se met en branle et gagne progressivement tout le territoire et les pays des DOM.

Ce qu’on ne sait alors pas, c’est que nos services de santé ne sont pas prêts et manquent de tout. De personnels qualifiés, de masques, de blouses, de lits, de respirateurs. On va le découvrir au fur et à mesure. Difficile aujourd’hui de nier la vérité.

Pourquoi fermer tous les établissements d’enseignement, puis une semaine plus tard exiger le confinement de toute la population non astreinte au fonctionnement du pays? parce que nous ne disposons pas de tests en nombre suffisant afin d’organiser un dépistage massif.

Les tests de dépistage existent mais on n’a pas suffisamment. Les Allemands sont capables de pratiquer 500.000 tests par semaine et nous?

Dès lors une seule solution pour masquer l’absence de dépistage qui aurait permis d’isoler et de traiter les cas positifs: restez chez vous!

Restez chez vous et débrouillez vous!

C’est ce que le pékin moyen comme moi doit comprendre: restez chez vous et débrouillez vous, l’Etat est complètement incapable de faire face à la situation.

Confinez vous a t-on doctement expliqué devant les écrans, c’est tout simplement pour ralentir la progression inexorable de l’épidémie et faire en sorte que l’afflux de malades ne submerge les services sanitaires. Or que constate t-on? que la submersion redoutée se produit tout de même au point que nos personnels et nos équipements manquent cruellement, au point qu’il faut disperser des malades graves aux quatre coins du pays et alors même que le pic de l’épidémie se fait encore attendre.

Si par bonheur l’empirisme du professeur Rouault et de son équipe à Marseille venait à faire ses preuves, notre gouvernement pourra démissionner en bloc avant que le peuple ne le pousse dehors.

C’est à une véritable bérésina à laquelle on assiste, une bérésina sanitaire où l’on découvre jour après jour l’immense dénuement de nos services de santé, l’imprévoyance crasse de ceux qui étaient censés prévoir, le défaut de la plupart des moyens essentiels et élémentaires à la prise en charge de l’épidémie jusqu’aux écouvillons destinés à faire les test de dépistage et aux insignifiants masques en papier pourtant si utiles à la population. Le comble de l’impréparation et de l’impuissance de l’État!

Pour faire bonne mesure les hautes personnalités accèdent aux tests en douce et un million de Parisiens sont partis se mettre au vert en plein confinement. On imagine que pour eux la mesure annoncée le lundi a fuité un peu avant, le temps de faire leurs valises.

Ce matin , j’ai honte de mon pays.

Confinement et poids

Ce matin seul au monde. 7,7 km dans mon enceinte de confinement

Être confiné à la maison ne fait pas nécessairement le bonheur des sportifs.

La plupart des activités de plein air leur sont interdites. Il reste le home trainer pour les cyclistes, les poids et haltères dans le garage, les barres parallèles, les mots croisés et tous ces instruments de torture dont raffolent les gymnastes.

Mon confrère de LTD Rando 68 qui affectionne la marche « tourne » dans sa ville. Pas plus d’une heure dans un rayon de un kilomètre.

Pour suppléer à l’absence de vélo, je me suis mis au jogging.

10h17 27 mars, la nationale 66 à Vieux-Thann déserte.Les riverains respirent, je pourrais presque courir au milieu de la route
mon toubib me l’a dit « des pompes avec amorti » sur le tarmac.

Ce matin 7km700 avec mes pompes Hoka dont l’amorti fait bloum-bloum-bloum sur le macadam. Il n’y a pas grand chose à faire, les trottoirs sont vides et les rues aussi, faciles à traverser. J’ai maintenant bien intégré mon rythme de pédalage à pied avec une cadence autour de 150 pas à la minute. Plus vite, mon cardio s’emballe, alors je n’insiste pas. Bref j’ai une allure de soixantehuittard. Au fur et à mesure je gratte des secondes au kilomètre, je m’approche des 7 minutes. De quoi faire s’esclaffer les habitués de la discipline!

Age, taille, poids

Rester à la maison m’est insupportable, je dois sortir ne serait-ce qu’une heure. Quand je rentre, j’ai perdu 700 grammes sur la balance. De la transpiration et un peu de graisse. Il est donc fondamental de ne pas se laisser aller à grignoter devant la télé ou l’ordi surtout si l’on est dans un processus de perte de poids.

Mon objectif de début janvier de moins huit kilos est atteint, je l’ai donc réajusté à moins onze kilos. Pourquoi moins onze? Tout simplement pour entrer dans la zone de masse corporelle normale c’est à dire une IMC inférieure à 25.

Huit kilos, c’est presque comme si vous traîniez en plus sur votre dos un pack d’eau!

Donc moins bouffer et faire du sport pour entretenir son métabolisme, votre biochimie cellulaire.

Le vélo de ville, oui!

La culture vélo est à la peine en France. Les Pays Nordiques ont compris l’intérêt du vélo en ville pour participer au désengorgement du trafic routier ainsi qu’à la baisse de la pollution.

Le vélo est d’autant plus encouragé chez nos voisins qu’il participe à l’évitement des transports en commun et donc aux risques de contamination

Mais chez nous de nombreux cyclistes rapportent avoir été verbalisés par les forces de l’ordre et dissuadés par les municipalités.

A Carquefou (Loire-Atlantique), au bord de l’Erdre, la gendarmerie a verbalisé un homme qui utilisait un vélo pour se rendre chez son médecin, à l’occasion d’une visite trimestrielle, rapporte le quotidien Ouest-France. « C’est considéré comme du sport », argumentent les forces de l’ordre. A Brest, les pouvoirs publics estiment qu’il faut encourager les déplacements en voiture, car le vélo « donnerait de mauvaises idées à ceux qui ne travaillent pas », rapporte un témoin. (Le Monde 25 mars)

Alors enfin le Ministère des Transports tente de rectifier le tir…

« L’usage du vélo est autorisé, sous réserve que l’utilisateur soit porteur de l’attestation dûment renseignée, pour les déplacements entre domicile et travail, pour effectuer des achats de première nécessité, pour motif de santé, motif familial impérieux, convocation judiciaire, achat de fournitures ou participation à une mission d’intérêt général. » (Ministère des Transports)

C’est désespérant. D’autant que chez de nombreux confrères cyclo-sportifs, le vélo de ville ça n’existe pas.

Chronique de pandémie

Les chercheurs cherchent. Les confinés apprennent.

Puisqu’il faut bien se résoudre à vivre encore un mois enfermés, les confinés s’adaptent. Ils trouvent peu à peu un rythme lent dans leurs occupations.

Tondre le gazon? non, attendons demain, remettons au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. Une douce indolence s’installe.

J’ai essayé. Pas facile, l’animal!

Hier j’ai d’abord peint un chien. Défunt le chien.Peintre animalier est une vraie spécialité que je ne possède pas. Mais pourquoi pas, va pour le chien! Il était beau ce petit…fox? avec son museau bicolore et ses oreilles lisses et correctement pliées comme des pare-soleils.

Sœur Anne ne vois-tu rien venir?

Pour tromper une séquence d’ennui je vais à la boite à lettres…un livreur! Il m’apporte un bouquin commandé bien avant la crise. Quelle joie! Un bouquin qui arrive, c’est comme si je partais en voyage.

Je le sors de son carton, il est souple dans son édition Points, 350 pages d’une écriture dense et sans marges.

Je me lave les mains.

Le type est au volant arrêté à un feu. Le feu passe au vert. Lui seul ne démarre pas. Tout le monde derrière s’impatiente, klaxonne…il ne démarre pas. C’est l’intrigue qui commence dès la première page. Avez-vous reconnu ce romancier portugais et le titre de son ouvrage?

Drive de confinement

A vélo ça marche aussi

Ouf! j’ai enfin réussi à la cinquième reprise à m’insérer dans le tableau de rendez-vous du Drive Leclerc. Ce sera vendredi 3 avril dans un semaine qu’il sera possible de renouveler son stock de nourriture. On va donc s’accommoder des restes. Jour après jour, nous avions peur d’aller en magasin ma femme et moi. Nous sommes des novices en Drive, ce système où un employé fait les rayons à votre place où nous avons compris qu’il était dangereux de se rendre.

Notre détermination a été renforcée lorsqu’on a lu, il y a seulement quelques jours, qu’il faut laisser ses achats « reposer » pendant trois heures avant de les manipuler.Il faut veiller à se laver les mains immédiatement au retour. Idéalement, laissez les aliments, hors produits frais, dehors pendant trois heures sans y toucher. Quand c’est possible, il est également conseillé d’ôter tous les emballages. Il faut laver les fruits et légumes comme d’habitude, et enlever la peau. Et, après chaque manipulation, toujours se laver les mains !(source Franceinfo: 26 mars)

L’illusion a fait flop

Informés, sur-informés, les confinés apprennent. Ils apprennent beaucoup des médias. Et aussi de la part des réseaux sociaux qui ne colportent pas que des fake-news. Notre Président a cru reprendre du crédit dans l’opinion avec son discours devant l’hôpital militaire de campagne édifié à Mulhouse. Après tant de cafouillages ajoutés, de faux-fuyants, comment remonter la pente du discrédit? notre pays est à la remorque dans bien des cas, il maîtrise imparfaitement le sujet après ces décennies de démolition de nos services publics. Attaqué de toutes parts, le pouvoir peine à trouver des alliés pour l’aider à redresser la barre. Devenir soudainement le chantre de services publics après l’avoir tant méprisé et après avoir fait gazer les infirmières, quelle indécence!

Ainsi notre hôpital militaire mulhousien de 30 lits a mis trois semaines avant de recevoir son premier malade…quand les Chinois ont mis, dit-on, dix jours pour mille lits.

Les Allemands ne se sont pas embarrassés, ils ont investi les gymnases vides d’élèves à cette période. Des immeubles vastes avec parking, eau et sanitaire au cœur des villes…Trop simple apparemment!

L’inexorable bilan

Notre confrère Thierry Crouzet, cycliste et ingénieur de formation suit jour après jour les chiffres de l’épidémie. Selon lui, notre pic épidémique se situerait vers le 7 avril. Il projette le nombre de morts et confesse « Je ne suis pas très à l’aise d’avoir entamé cette réflexion ». 10.000 morts sans compter ceux qui décèdent en maison de retraite dont on ne sait rien.

Pourtant l’urgentiste médiatique Patrick Pelloux note une embellie dans les hôpitaux: les services de traumatologie sont vides. Plus d’accidentés de la route, plus de fractures de VTT, plus de cols du fémur. Confinée, la France s’éclate moins!

Un malaise cardiaque? on préfère reporter à demain la consultation de crainte d’être contaminé aux urgences. Un mauvais réflexe conditionné par l’épidémie et le confinement.

Chronique de pandémie

Ehpad, un masque abandonné dans le jardin

Ce matin, température, tension, boire un verre d’eau, regarder par la fenêtre, aller chercher le journal dans la boite, se laver les mains, le porteur peut être contaminé alors les DNA nous rassure en disant que tout est sous contrôle. Bon alors je vais aller me relaver les mains après avoir lu le journal. La parano totale!

Ce matin on va tirer à pile ou face, ma femme et moi, pour savoir lequel ira chercher du Ronron pour le chat…

J’ai trouvé une occupation picturale provisoire. Je peins des paysages issus de mes mutations professionnelles dans le Grand Est. De quoi rappeler des pans de vie.

On a oublié le fondamental

De petites choses, des indices glanés au cours de nos courtes sorties autorisées dans notre enceinte de confinement K5 en disent parfois plus long sur notre impréparation à affronter la crise pandémique que tous les discours distillés dans la presse. Comme ce masque qui traine là dans le jardin de l’Ehpad (image ci-dessus), abandonné par un soignant venu probablement fumer une cigarette hors des locaux.

Car les soignants sont de grands fumeurs. Ils s’assemblent régulièrement le long de leurs locaux par une porte de service discrète. Ils n’ont rien appris de fondamental, semble t-il, avant d’être investis de missions sanitaires. Ni que fumer tue, ni que les vaccins évitent qu’ils contaminent leurs patients!

Je ne leur jette pas la pierre. Notre système de santé est à l’image de nos comportements, de notre manque de rigueur. Ne soyons pas étonnés du désastre qui nous frappe face à l’épidémie. Et les soignants, comme les caissières de supermarchés sont les petits soldats d’un mondialisme libéral dont le dogme est de rogner partout. Alors voila le résultat, on a transféré toutes nos fabrications en Chine et on manque de tout. Sauf en Allemagne où le capitalisme rhénan a gardé ses vieux réflexes patrimoniaux: ils produisent chez eux, respirateurs, masques, gels, médicaments et tout ce qui est utile à leur survie.

Les procédures existent mais je doute qu’elles soient toutes respectées et correctement encadrées.

La France est revenue au Système D

Il y a eu l’affaire des masques. Au grand public on a dit que c’était inutile. Alors le grand public bricole ses propres protections avec les moyens du bord, du tissus, du papier, des filtres à café.

Le gel hydroalcoolique? Des producteurs d’alcool se recyclent et même la firme Weleda spécialisée dans l’homéopathie s’y met aussi.

La France retrouve les réflexes du Systéme D de 1924

Les Français sont entrés dans une phase de système D. Aujourd’hui, les recettes circulent sur les réseaux sociaux

La Cour de Justice en ligne de mire

Les DNA ce matin 26 mars. Des pages entières de nécrologie chaque jour

Reste la situation de l’hôpital et des maisons de retraite. C’est sur ces sujets que les pouvoirs publics vont avoir de plus en plus de problèmes avec leur opinion. Car il est de plus en plus avéré que la France a failli depuis de longues années avec sa politique de santé.

Le personnel, les lits, les appareils de réanimation. Ce sont les trois sujets qui vont conduire certains de nos dirigeants devant la Cour de Justice. Ils le savent déjà puisque plusieurs plaintes sont en cours.

Ce qui est d’autant plus cruel pour nos ministres, c’est de constater à nos portes que l’Allemagne est très bien préparée avec 25.000 lits de réanimation alors que nous n’en avons au départ que 5000 et qu’on s’empresse d’en rééquiper 7000 à la hâte.

Devant un tel cataclysme, on tente de sauver la face: on met un masque en s’adressant aux cameras devant un hôpital de campagne à Mulhouse pour dire que tout est sous contrôle alors que ça n’est pas vrai.