La société ersatz

le vieux n’a plus la cote, il coute cher Ă  entretenir.

Ils me font pitiĂ© les vieux. Surtout avec l’espĂ©rance de vie qui s’allonge. Fatalement ils vont se faire chier plus longtemps. (Blanche Gardin, humoriste)

Hier encore, je n’ai pas pu m’empĂŞcher de constater combien notre sociĂ©tĂ© s’est affadie face Ă  l’effort. C’est un peu comme si nous cherchions des ersatz Ă  nos courages en berne. Je suis dĂ©stabilisĂ© par ces nouveaux modes de dĂ©placement.

A quand l’exosquelette?

Je grimpe un petit raidillon avec mon VTT non loin de chez moi quand un couple motorisĂ© me dĂ©passe. Quoi de plus naturel? la fĂ©e Ă©lectricitĂ© est passĂ©e parmi nous et parmi ceux qui n’ont jamais imaginĂ© faire du vĂ©lo autrement. Pour autant ne pas chercher Ă  falsifier une vĂ©ritĂ©, l’âge avance et rien ne l’arrĂŞte. Pas mĂŞme ces vĂ©los transgressifs qu’on Ă©quipe discrètement de batteries pour faire comme si. Des gens qui trimballent des masses corporelles dans lesquelles le corps mĂ©dical ferait des mises en garde. L’alibi de beaucoup parmi nous est de dire je prolonge mon activitĂ© grâce Ă  un artifice faute de quoi l’âge ne me permettrait plus de poursuivre. J’imagine qu’un jour aussi les marcheurs disposeront d’exosquelettes, pourquoi pas!

L’exosquelette, c’est l’homme augmenté. On lui prête des forces, un équilibre perdu et run!

Et alors?

Alors il est conseillĂ© de la fermer. Car les canons du sport, la sveltesse, l’hygiène sportive, le soin corporel ne sont plus que des valeurs lointaines.

Oui je campe Ă  prĂ©sent sur des valeurs Ă©culĂ©es. Et pourtant! Pourtant je n’ai jamais appartenu Ă  ce monde sportif de la compĂ©tition. Mes capacitĂ©s sont limitĂ©es et je les entretiens du mieux que je peux. Mais je fĂ©licite les exploits de ceux qui font du sport « dans l’ombre » rien que pour eux-mĂŞmes.

Des Voies Vertes pour squatters

L’autre jour alors que je peignais le long de la Voie Verte, surprise!, un trottinetteur s’arrĂŞte. Son engin est celui inscrit au rang des modèles prohibĂ©s, il en convient. La Voie Verte pour lui c’est une autoroute extra. Il en convient mais il avoue se faire peur parfois aux abords des usagers habituels que sont les marcheurs et les cyclistes.

Bref lorsque je lui indique qu’outre mes peintures, je suis aussi cycliste, spontanĂ©ment il devine qu’on n’aime pas sa prĂ©sence sur les Voies Vertes. J’aime sa sincĂ©ritĂ©. Il faudra donc compter, en plus des VAE, avec les trottinettes « turbocompressĂ©es ».

Dès lors nos concepts de dĂ©placement en modes doux sont peu Ă  peu battus en brèche puisque les espaces dĂ©diĂ©s sont de plus en plus souvent « squattĂ©s » par ces nouveaux usagers qui n’ont absolument rien Ă  voir avec notre idĂ©al primitif: se dĂ©placer sans pollution et amĂ©liorant la santĂ© publique.

On pourra le regretter.

Accidentologie cycliste

Je parcours les rĂ©seaux sociaux. La pĂ©riode regorge de rĂ©cits dramatiques de cyclistes renversĂ©s et tuĂ©s par des voitures qui ne s’arrĂŞtent mĂŞme plus. Fuir pour Ă©viter d’avoir Ă  rendre des comptes, c’est devenu courant comme le refus d’optempĂ©rer.

Je l’avoue une fois encore, j’ai la trouille de la route. J’y vois la conjonction de deux phĂ©nomènes:

  • une moins grande assurance au pilotage du vĂ©lo sur route
  • une croissance de comportements routiers dangereux

Les rĂ©seaux sociaux nous rapportent une conflictualitĂ© soigneusement entretenue entre les automobilistes et les autres… La haine est fĂ©roce Ă  un tel point qu’on a compris que le cycliste dĂ©range et qu’il est temps de l’exclure. S’y ajoute l’Ă©tat dĂ©plorable de certains axes routiers.

Alors je me réfugie sur le VTT et la cours e à pied.

Patatras

Moi qui croyais si bien dire, voila que ce matin je m’Ă©tale de tout mon long sur le trottoir.

En cause un client de la boulangerie qui débouche inopinément. Je me relève prestement comme un gamin alors que le monsieur vient me secourir.

Je fais celui qui n’a rien et qui dit « mĂŞme pas mal ».

Mais la paume gauche a morflé. Et le genou aussi.

Sparadraps pour étancher le préjudice.

Une fiertĂ© mal placĂ©e

Je n’en dis rien Ă  personne. Sauf Ă  vous.

Le vĂ©lo, comme j’ai coutume de le dire, c’est mon dada. Alors hier encore, j’ai sorti mon routier, mon dada routier, et je me suis coltinĂ© la route. Difficile en Alsace d’Ă©viter les tronçons malsains car l’Alsace est plus peuplĂ©e que ne l’est la Haute-Marne, par exemple.

Alors je tends le dos.

C’est le cas de le dire lorsque j’entends derrière moi un poids lourd qui roule lentement, incapable de doubler le cycliste que je suis. Pourtant je frise les bordures blanches en espĂ©rant qu’une branche mal tombĂ©e ne me fera pas dĂ©vier.

Et quand le mastodonte dĂ©boite, j’observe le long convoi me dĂ©passer (entre Burnhaupt et Bernviller). C’est long et parfois très lent. J’imagine le chauffeur l’Ĺ“il dans son rĂ©tro qui doit lui aussi craindre que je passe sous les roues.

Certains camions prĂ©venants passent au large, ils anticipent leur trajectoire profitant de leur vitesse et de la vue qu’ils ont au loin. Merci Ă  ceux lĂ .

Le chauffeur routier doit vitupérer au volant. Que vient foutre un vieux à vélo ici!

Donc hier encore, je suis rentré indemne.

Indemne de faire du vĂ©lo! Quel monde absurde! Vingt ans en arrière je ne voyais pas les choses comme ça avec mes copains de route. Peut-ĂŞtre que les conditions n’Ă©taient-elles pas les mĂŞmes?

Les quelques montagnes russes du Sundgau m’ont rappelĂ© les sorties longues de jadis. J’avais calculĂ© que les routes du Sundgau (le sud de l’Alsace) Ă©quivalait Ă  mille mètres de dĂ©nivelĂ© tous les cent kilomètres…

Au loin arrivant Ă  Galfingue, j’ai aperçu quatre cyclos tous de jaune vĂŞtus. A leur hauteur, j’ai vu qu’ils Ă©taient du club de Staffelfelden. Tous munis de cycles Ă©lectriques.

L’Ă©poque a bien changĂ©.

Ce que je croise le plus frĂ©quemment aujourd’hui pendant la semaine, ce sont des vĂ©los Ă©lectriques. Inimaginable vingt ans plus tĂ´t!

Mentalement, je construis ma boucle routière. Pourvu qu’elle fasse cinquante kilomètres! C’est mon objectif du jour. Cette vanitĂ© lĂ  pourra paraĂ®tre futile pour un si petit nombre de kilomètres Ă  vĂ©lo…penseront les connaisseurs.

C’est pourtant ce paramètre que je m’assigne avant d’atteindre mon point de dĂ©part. Ce genre d’exercice devient de plus en plus fastidieux pour moi. Pour tout dire « sur la route je m’emmerde ». D’autant que juin cette annĂ©e est moche et que j’ai mis les manchettes au maillot. Vent frais qui oblige au retour Ă  ruser face Ă  l’ouest en cherchant des lisières. Quitte Ă  prendre des portions pourries, bosselĂ©es, rapiĂ©cĂ©es, gravillonnĂ©es…

Notre dĂ©cadence routière, je la vis Ă  chaque fois, signe d’une sociĂ©tĂ© qui dĂ©cline. Car l’Ă©tat routier est une preuve de notre dĂ©pĂ©rissement Ă©conomique. Sans parler des friches industrielles qui enlaidissent nos campagnes d’Alsace. J’aimerais ĂŞtre contredit.

PIB/hab de l’Alsace:

PériodeÉvolutionCommentaire
2000–2007+5 % cumuléCroissance très faible
2008–2010Stagnation / baisseImpact de la crise mondiale
2010–2017Reprise lenteTransition industrielle
201731 700 €Dernier chiffre disponible sur la page
2017–2020Faible croissanceRégion en reconversion
tableau Copilot

Une fierté mal placée?

C’est lorsque j’aborde ma rue en zigzagant dans le quartier pour faire un compte rond imbĂ©cile sur le cadran du compteur que je savoure ma performance. Une performance capable d’interroger les spĂ©cialistes de la route habituĂ©s Ă  tourner les manivelles pendant des heures Ă  grand train. 50 km

Démodés mes vélos?

En chemin le VTT dĂ©modĂ© ne se remarque pas. Il est camouflĂ©. Sa rusticitĂ© lui confère une forme d’universalitĂ© temporelle. Celui-ci est mon dernier. Et le restera vraisemblablement, vu ma dĂ©croissance naturelle.

Le seul critère qui saute et sautera aux yeux de tous, c’est qu’il n’a pas le sĂ©same Ă©lectrique dont plus personne ne se passe.

En revanche avec celui-ci, je lui promets encore de l’avenir car il m’apporte beaucoup de satisfaction pour son usage « hybride ». Voyages Ă©quipĂ©s de sacoches et depuis peu sorties locales pour peindre avec mon matĂ©riel. Ce qui lui convient aussi ce sont les bouts d’itinĂ©raires non revĂŞtus dont il se sort très bien.

Je sais ce qu’est devenu le pilote de cet engin mais l’engin a disparu. Dans cet Ă©troit sentier qui longe la maison, je me souviens encore de la duretĂ© des Ă©pines des rosiers ornementaux

Celui-lĂ  n’est pas passĂ© de mode: il est indĂ©modable. Je dirais qu’il fait partie des meubles Ă  la maison. VĂ©lo Ă  tout faire, je saute dessus Ă  la moindre alerte d’Ă©vacuation des lieux en direction du commerce local ou pour satisfaire ma curiositĂ© si la moindre rumeur de quartier intervient.

Le problème est lĂ . Ce vĂ©lo carbone LOOK 555 est devenu vintage. Il a Ă©tĂ© Ă©quipĂ© de dĂ©railleurs Ă©lectriques entretemps. Mais le temps passe et la mode aussi. C’est avec ce type de machine qu’on reconnait les vieux Ă  vĂ©lo incapables de se moderniser.

Il faut en convenir, je ne suis pas prĂŞt au saut gĂ©nĂ©rationnel. Il est fort probable qu’avec la trouille ambiante sur route je n’en change jamais. Ma dernière chaĂ®ne remonte au 20 mai 2024. Les connaisseurs apprĂ©cieront ma maigre activitĂ© en cyclisme sur route…

Voir tous mes vélos

7 juin, premier Col’attitude

col du Haag ascension prévue le 9 aout au départ de Moosch

C’est demain 7 juin 2026 qu’aura lieu la première ascension proposĂ©e par l’opĂ©ration Col’attitude avec le col du Calvaire.

Les itinéraires sont réservés aux cycles une heure avant le début des ascensions

Cet Ă©tĂ© Col’attitude vous propose 14 ascensions sur 11 dates Ă  travers tout le Massif des Vosges entre juin et septembre qui sont prĂ©sentĂ©es par ordre chronologique de 1 Ă  11.

En 2022, lors de sa crĂ©ation, Col’attitude ne comprenait que sept dates.

Pour en connaitre le dĂ©roulement durant tout l’Ă©tĂ©, se reporter au site dĂ©diĂ©

Mourir vieux

Les sportifs âgĂ©s s’interrogent. Vaut-il mieux mourir malade et vieux ou vieux en bonne santĂ©?

Cette question philosophique est complexe. Edgard Morin mort rĂ©cemment Ă  104 ans se l’est-il posĂ©e? Il a eu le temps puisque Ă  75 ans comme moi, il Ă©tait encore jeunot.

Notre sociĂ©tĂ© vieillissante se dote d’une arme massive pour accroitre notre confort du vieillissement. Des retraites qu’on ne cesse de pointer du doigt parce qu’elles coĂ»tent de plus en plus chères et des soins ciblĂ©s toujours plus sophistiquĂ©s pour ralentir les maladies fatales et traiter celles devenues chroniques.

Le statut du vieux est de plus en plus montrĂ© du doigt; c’est lui qu’on accuse de tous nos maux. Ce sujet me taraude, vous l’avez compris. Pourtant dans ma carrière active, j’ai tout bien fait, cotisĂ© tous mes trimestres, payĂ© ma maison, Ă©levĂ© mes enfants en couple avec mon Ă©pouse…et j’ai mĂŞme regrettĂ© un statut qui ne permettait pas de poursuivre quelques mois, quelques annĂ©es…Oui j’ai profitĂ© de ce qu’on appelle « les trente glorieuses », un Etat entreprenant, des projets de dĂ©veloppement, des valeurs politiques assumĂ©es, un monde bilatĂ©ral convenu avec une guerre froide oĂą chacun restait Ă  sa place.

Maintenant qu’un bazar international est installĂ© sur la planète, maintenant qu’on nous a vendu un libĂ©ralisme mondialisĂ©, bradĂ© notre industrie de base, confondu le monde libre avec un mercato dĂ©rĂ©glementĂ©, nos jeunes gĂ©nĂ©rations commencent Ă  se plaindre que rien ne va plus.

Mourir en bonne santĂ©, c’est quoi dĂ©jĂ  comme mort?

Je pense Ă  la mort violente; par exemple un virage manquĂ© en descendant le Grand Ballon Ă  fond la caisse, un feu rouge grillĂ©, un chasseur qui me prend pour un sanglier dans la Hardt…

Mais une mort douce en bonne santé? est-ce que ça existe? Je redoute cette hypothèse. Oui, je sais, certains préfèrent éluder la question et, pourquoi pas, se réfugier dans une croyance céleste.

Moi pas!

Alors en attendant je continue d’exploiter cette voie active qui consiste Ă  courir et Ă  pĂ©daler, comme d’autres qui marchent ou qui nagent. des activitĂ©s qu’il convient de conjuguer avec son mental.

Ne nous mentons pas: l’action mĂ©canique de nos exploits sportifs n’est pas gratuite car un jour ou l’autre, il faut payer le prix de nos articulations dĂ©glinguĂ©es, arthrosĂ©es et de nos fractures de fatigue.

De mon cotĂ©, je me surprends de plus en plus souvent Ă  radoter et Ă  soliloquer. Se parler Ă  soi-mĂŞme sur son vĂ©lo, c’est ce qui me fait le plus peur. J’en profite pour ressasser de vieilles rancĹ“urs et m’insurger. Ce qui fait aboyer les chiens Ă  l’entrĂ©e des villages et dĂ©tourner la tĂŞte des vaches dans les prairies.

Les chevaux sont plus compréhensifs, ils ne tendent que les oreilles.

Alors je me dis, la décrépitude mentale me guette t-elle? Ce sont peut-être des signes avant-coureurs.

L’ordre et le dĂ©sordre sont-ils des prĂ©misses d’une crainte de perdre une forme d’autonomie dans son quotidien?

HĂ©ritĂ©e de ma pĂ©riode professionnelle, du suivi managĂ©rial des mes affaires par objectifs, j’ai tout converti chez moi en rĂ©sultats. C’est un enfer dont je peine Ă  m’extraire. Pire, l’absence de rationalitĂ© me dĂ©stabilise, j’ai besoin de repères quotidiens. J’Ă©cris ce qui me semblera plus tard utile dans un mois, un an et je rĂ©capitule mentalement le bon usage de mon emploi du temps journalier.

Un boulot de dingue!

Pendant ce temps là, je ne pense plus à disparaître.

Mais j’ai encore des axes de progrès.

Ma culture livresque au demeurant modeste, car je lis lentement jusqu’Ă  mon sommeil, me cantonne dans des Ă©vocations historiques, les romans de nos auteurs contemporains comme Camus actuellement. Comment vivre Ă  Oran au temps de l’empire colonial?

Juin s’annonce mĂ©diocre après l’Ă©pisode caniculaire de mai. Je vais tout de mĂŞme sauter dans mes baskets après ces digressions Ă©loignĂ©es.

Maxou, t’es pas drĂ´le Ă  la fin!

Je traverse le Klostermuehlenbaechlein 

J’Ă©tais passĂ© par lĂ  en 2018 mais je n’avais pas osĂ© traverser le guĂ©.

Hier le niveau d’eau l’a permis. Sans que que mes chaussures Nordwave soient dĂ©bordĂ©es. (km 19,3 du parcours)

le Klostermuehlenbaechlein c’est un ruisseau qui alimentait le moulin de l’abbaye toute proche, l’Oelenberg.

L’abbaye de l’Oelenberg

Pour progresser sur un gué enroché, il faut agir en deux temps:

1/ placer votre vĂ©lo en avant avec une lĂ©gère diagonale et « l’enrocher », il va vous servir d’ancrage comme un piolet, toujours les deux mains freins serrĂ©s.

2/ avancer latĂ©ralement en choisissant oĂą vous placez les pieds, sur une roche Ă©mergeante sèche ou non glissante ou bien en fond de filet d’eau si la roche apparait.

Puis recommencer Ă  progresser Ă  l’Ă©tape 1

Sinon reculer. Ne pas se prĂ©cipiter et faire le point de votre trajectoire en ayant au moins deux mètres d’avance mentale avant de poursuivre.

Une chute? personne n’est lĂ  donc ne pas faire un mauvais exploit qui fera la une des gazettes « le septuagĂ©naire voulait traverser la Doller avec son VTT »

Au km 14, sortie du bois, Ă  l’entrĂ©e dans Reiningue voir la chapelle MĂĽattergottesgartla (jardinet de la mère de Dieu) du XIXème dotĂ©e d’un autel en bois peint et d’une piĂ©ta en chĂŞne.

voir le parcours

https://www.openrunner.com/route-details/24262756

Le sport Ă  75 ans est-il mal vu?

RĂ©sister Ă  l’âge, un challenge personnel

C’est un sujet dĂ©licat. Faire du sport Ă  75 ans et plus est plutĂ´t mal vu par une forme de bien-pensance conformiste hĂ©ritĂ©e du temps jadis.

Toute question gĂ©nĂ©rationnelle est devenue aujourd’hui sujette Ă  caution. La sociĂ©tĂ© aime bien nous ranger dans des cases, les jeunes, les actifs, les retraitĂ©s.

Depuis qu’on stigmatise les uns et les autres, on ne sait plus très bien comment se comporter, d’autant que plus on vit longtemps plus on coĂ»te cher Ă  la collectivitĂ© avec le renchĂ©rissement du coĂ»t des retraites.

Il suffit de parcourir les gazettes pour comprendre qu’Ă  partir d’un certain âge, il est de bon ton de se mettre en marge de certaines activitĂ©s.

Avant mĂŞme le sport, la sociĂ©tĂ© et les pouvoirs publics montrent facilement du doigt ceux qui conduisent encore leur voiture…et les journaux ne se privent pas de dĂ©crire tel ou tel dans les chroniques par le septuagĂ©naire ou l’octogĂ©naire dès lors qu’ils sont impliquĂ©s dans un accideent de la route.

Alors pour le sport…c’est pire

On a parmi nous, « les personnes âgĂ©es », des vedettes. Des champions du Tourmalet Ă  vĂ©lo ou des marathoniens endurcis qui donnent parfois de mauvais exemples.

Tiens, si je faisais du vĂ©lo!…

Ne nous emballons pas trop vite, comme toutes les disciplines sportives, il faut pratiquer avec mesure et sĂ©curitĂ©. Savoir que notre corps ne rĂ©agit plus comme Ă  vingt ans. J’ai cinquante ans de vĂ©lo derrière moi et je n’ai jamais fait de compĂ©tition. Ce n’est donc pas Ă  75 ans que je vais m’y mettre.

Au contraire, j’ai acquis une certaine modestie face Ă  mes pratiques; comme savoir que lors d’une canicule, il est prĂ©fĂ©rable de s’abstenir de grimper des cols vosgiens ou alpins et connaĂ®tre son Ă©tat cardio-vasculaire.

Quelle ne fĂ»t pas ma (mauvaise) surprise d’apprendre rĂ©cemment que mon score calcique Ă©tait de 650, ce qui Ă©quivaut Ă  une bonne dose de cholestĂ©rol accrochĂ©e Ă  mes artères coronaires.

En dépit de sa pratique sportive régulière, on tombe parfois de haut.

Donc avant de continuer le sport, vĂ©rifions qu’on est toujours apte. Pour ma part, il s’agit de continuer mon activitĂ© tout en ajoutant un rĂ©gime « mĂ©diterranĂ©en » et les tant dĂ©criĂ©es statines qui fixent le cholestĂ©rol et font baisser le mauvais cholestĂ©rol LDL en dessous de 0,7.

J’y ai mis du coeur

Pour me maintenir dans le coup, je me suis donc plié aux injonctions médicales. Respectez les traitements qui surviennent souvent dans la cinquantaine, contrôle du poids, de la tension, de la glycémie, et du cholestérol.

C’est difficile, je le sais. Car les rĂ©seaux sociaux polluent les recommandations mĂ©dicales en colportant des critiques sur le traitements.

Course Ă  pied, danger!

La course à pied, gardons nous des excès!

L’autre critique qui revient souvent c’est celle de la course Ă  pied des seniors. Très mal vue par une partie du corps mĂ©dical. Ce qui vient alimenter le dĂ©bat, ce sont les innombrables accidents cardiaques qui frappent le monde de la compĂ©tition. On y apprend qu’untel inscrit au semi-marathon s’est subitement effondrĂ© au bout de six kilomètres et que personne n’a pu le ranimer. Et pourtant il n’avait pas mĂŞme quarante ans!

Mais ce qu’on reproche aussi Ă  la CAP, ce sont les troubles musculosquelettiques causĂ©s par la rudesse des contacts avec le sol.

Si je me suis retrouvĂ© en 2020 Ă  tenter de courir dans mon quartier, c’est tout simplement parce que des imbĂ©ciles nous ont privĂ©s de vĂ©lo lors du Covid. Et depuis je cours.

Pas en compétition, tout seul!

Je ne veux pas me laisser entraĂ®ner dans un univers qui n’est pas le mien et que je ne connais pas. Je pratique donc des mini-courses Ă  pied de 5 Ă  8 km qui me satisfont amplement. Et en plus je m’arrĂŞte souvent tous les 300 ou 400 mètres, puis je reprends.

Mon expérience personnelle

Si je fais part de mon expĂ©rience, c’est pour dire que chacun de nous en fonction de son âge avancĂ© doit avoir ses propres repères et la connaissance de sa condition physique qui exige une certaine hygiène de vie. N’Ă©coutons pas les qu’en dira t-on, prĂ©fĂ©rons les avis autorisĂ©s du monde mĂ©dical.

Et acceptant aussi une dĂ©croissance naturelle de nos forces physiques et que certains jours s’abstenir n’est pas grave parce qu’on a mal dormi ou qu’on n’a pas la motivation pour sauter sur son vĂ©lo ou dans ses baskets.

La société Wouah!

J’ai Ă©crit maints articles sur cette nouvelle mode qui veut qu’on ne peut sortir sans son chien. Tous mes billets sont lĂ …

Jusque lĂ  le phĂ©nomène Ă©tait circonscrit Ă  quelques aimables retraitĂ©s dĂ©sĹ“uvrĂ©s heureux de pouvoir encore randonner matin et soir dans le quartier laisse en main. Tout en profitant de l’aubaine Covid.

Monsieur Chien

Puis, Ă  la pĂ©riphĂ©rie des agglomĂ©rations nous avons vu apparaĂ®tre « monsieur chien » sur les voies vertes avec tous les inconvĂ©nients qu’on imagine pour le monde cycliste.

Mais force est d’admettre que la loi doit ĂŞtre respectĂ©e: un piĂ©ton a parfaitement le droit de circuler sur une voie verte combien mĂŞme il est accompagnĂ© de un ou plusieurs chiens.

Pour les cyclistes, lĂ  oĂą ça se corse, c’est que le phĂ©nomène Ouah s’est gĂ©nĂ©ralisĂ©. On n’a pas seulement son chien, on en a plusieurs jusque trois voire quatre Ă  la fois!

Un phénomène sociétal

Le phĂ©nomène est devenu sociĂ©tal, ce n’est plus une question gĂ©nĂ©rationnelle, c’est toute la sociĂ©tĂ© qui possède et voyage avec ses chiens. Evidemment le chien sature tous les Ă®lots arbustifs de ma rue au point que des protections sont installĂ©es sur les troncs.

C’est Ă  BĂ©ziers que le maire impose dorĂ©navant un passeport gĂ©nĂ©tique aux propriĂ©taires de chiens. Le service revient selon la mairie Ă  80.000 euros par an. On prĂ©lève un peu de salive dans la gueule du chien et on Ă©tablit un passeport qui permettra de retrouver le proprio indĂ©licat qui n’a pas ramassĂ© ses crottes.

En voiture, en camping-car, Ă  vĂ©lo, en train,…A vĂ©lo, il n’est plus rare de voir le cycliste et sa remorque pour chien.

Le chien est devenu le nouvel enfant des couples modernes. De lĂ  Ă  expliquer notre dĂ©route dĂ©mographique, je ne sais pas…Je m’interroge cependant sur ce besoin du compagnon canin pour assumer son quotidien.

Si le chien est acceptĂ© au resto, pour l’enfant c’est plus dĂ©licat. Le merchandising du chien (et des chats) est surprenant; la nourriture pour toutou reprĂ©sente un marchĂ© considĂ©rable.

Entendons-nous, j’aime les animaux et les chiens en particulier et mon enfance a Ă©tĂ© accompagnĂ©e par mon adorable kiki alors que bĂ©bĂ© je lui tirais les poils pour m’agripper Ă  lui sans jamais qu’il m’ait mordu.

La société Wouah

L’autre jour, en voyage, j’observe deux cyclistes sur la route accompagnĂ©s de leur chien qui gambade devant. Une voiture s’approche devant et une derrière eux…

  • « Ă  droite, Ă  droite » s’Ă©crient les deux cyclistes Ă  leur chien…

Mais le chien a aperçu deux congénères à gauche de la chaussée. Il traverse.

Les deux voitures stoppent.

Un accident vient d’ĂŞtre Ă©vitĂ© tandis que les deux cyclistes descendent de leur vĂ©lo pour rappeler leur chien.

Ce matin encore, dans un faubourg de Thann, j’ai constatĂ© que la plupart des gens de passage Ă©taient accompagnĂ©s de leurs chiens. Evidemment les rencontres entre chiens sont souvent houleuses et les maĂ®tres peinent Ă  contenir leur animal, nonobstant leur excellent dressage.

Aujourd’hui 10 millions de chiens

Selon les sources I-CAD et FACCO, nous atteignons 10 millions de chiens en France soit 1/3 des foyers français. En cinquante ans le chiffre des animaux de compagnie a été multiplié par 2,5.

Mais ce chiffre recule sous le coĂ»t croissant de l’entretien, l’urbanisation … et la montĂ©e en puissance de monsieur chat!

Cette société animale me fait penser à la divinité qu’est la vache en Inde. Et en même temps elle révèle une curieuse mutation de nos esprits cartésiens qui se perdent dans une pensée idolâtre envers le genre canin.

Un vĂ©lo Ă  moteur nommĂ© VAE

Je ne sais pas pourquoi on a inventĂ© le mot VAE pour dĂ©crire ce que la langue française avait dĂ©signĂ© il y a au moins un siècle un vĂ©lo auquel on avait adjoint un moteur, c’est Ă  dire un vĂ©lomoteur. En France, un sous-ensemble appelĂ© cyclomoteur possĂ©dant un moteur de moins de 50 cm3 de cylindrĂ©e.

A la place on a eu droit Ă  l’acronyme VAE pour vĂ©lo Ă  assistance Ă©lectrique.

Oui on pĂ©dale en plus. Mais si faiblement qu’on peut se permettre de faire des mouvements de moulinet si l’on est fatiguĂ©.

Soit, appelons-le VAE!

Le VAE est devenu aujourd’hui une rĂ©ussite. J’en ai encore eu la preuve cette semaine oĂą frĂ©quentant des milieux touristiques, le VAE s’adapte naturellement Ă  tous ceux qui veulent se doter d’un engin de dĂ©placement personnel non polluant et ne nĂ©cessitant pas de grands efforts dès lors que les dĂ©clivitĂ©s se prĂ©sentent.

Mais le plus, c’est de voir nombre de retraitĂ©s Ă  VAE dont des femmes retrouver une jeunesse oubliĂ©e et capable d’accompagner le mari sportif lors des balades.

On pourrait donc dire que le VAE a trouvĂ© son public et une certaine forme de « libĂ©ration » de la femme.

Mais d’autres ont choisi de faire du VAE de vĂ©ritables challenges en direction de la montagne comme un voisin de Thann, Roland Petitjean, qui teste avec son VAE la prochaine montĂ©e du Tour de France au Grand Ballon…(voir sa vidĂ©o ci-dessous) et qui conclut un peu hâtivement « j’aurai fait un peu plus de 1000 mètres de dĂ©nivelĂ© ». C’est dire si le moteur sait se faire oublier!

Evidemment rien de commun avec la montée sur un vrai vélo. Je le sais pour en parler en connaissance de cause.

Mais pourquoi pas!

Donc le VAE est devenu aujourd’hui l’incontournable relĂ©guant notre pratique musculaire aux oubliettes.

Il faudra s’y faire. Encore quelques annĂ©es et le vĂ©lo musculaire ne sera plus que de l’histoire ancienne.

Idem pour le cyclo-camping où les cyclos à sacoches sont devenus légion.

Le plus insidieux, c’est de constater qu’une grande fĂ©dĂ©ration comme la FFCT a dĂ©cidĂ©, avec ses clubs, de transiger. Oui le VAE fait dorĂ©navant sans rĂ©serve partie de la famille.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai quittĂ© le Club des Cents Cols qui se prĂ©parait Ă  accepter des cols gravis Ă  VAE dans son règlement.

Le lancer de vĂ©lo

C’est actĂ©, le lancer de vĂ©lo est devenu un must dans l’accidentologie de nos routes.

Il ne se passe plus une semaine sans qu’on apprenne que tel ou tel sur son vĂ©lo a Ă©tĂ© victime d’un irascible du volant.

La mort de Paul Varry, 27 ans, Ă©crasĂ© en fin d’après-midi boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement de la capitale par un automobiliste qui avait empruntĂ© la piste cyclable, avait provoquĂ© l’Ă©moi chez de nombreux cyclistes, et dĂ©clenchĂ© une mission gouvernementale contre la violence sur les routes.(lire ici)

Le vélo dorénavant vole.

Et accessoirement l’envol du vĂ©lo est accompagnĂ© du cycliste. Paix Ă  son âme! Car malgrĂ© ses dĂ©nĂ©gations devant le juge, le lanceur de vĂ©lo peine Ă  reconnaitre qu’il avait horreur pas seulement des vĂ©los mais aussi des cyclistes qui utilisent SA chaussĂ©e avec excès et gourmandise.

J’ai senti poindre le danger au fil des ans. Alors je me suis mis en tĂŞte une explication, c’Ă©tait la faute Ă  ma culture de la sĂ©curitĂ©. Dans ma boite travailler en hauteur ou dans une tranchĂ©e impliquait le port du casque en plastoque. J’avais dĂ©jĂ  chopĂ© le virus de la protection individuelle.

Pied Ă  terre ou vie en l’air?

Mais sur la route, il en va tout autrement.

Le mec qui a dĂ©cidĂ© que la route Ă©tait Ă  lui, et Ă  lui seul arrive, par dernière toi. Sournoisement. Et soudainement, il a une pulsion: se faire une Ă©quipe de cyclistes sur leur vĂ©lo en plastoque. Alors les vĂ©los volent. Et les mecs avec aussi. Et si l’un d’eux en rĂ©chappe, une petite marche arrière adroitement exercĂ©e peut suffire Ă  terminer le travail du type qui se tord de souffrance sur le bas cotĂ©.

Inutile de finasser avec le code de la route insuffisamment respectĂ© par la gent cycliste, le bagnoleux vengeur a dĂ©cidĂ© qu’il allait un dimanche matin se faire du cycliste en rentrant tĂ´t du bal de la veille.

L’alcool, monsieur le juge!

Mais non c’Ă©tait un lundi matin en menant votre enfant Ă  l’Ă©cole…

Car le dĂ©lit routier devient de plus en plus souvent un assassinat avec arme par prĂ©mĂ©ditation tout simplement parce qu’un quidam bien sous tout rapport a dĂ©cidĂ© que la route lui appartenait et qu’en consĂ©quence il n’a fait que son devoir citoyen en usant de son SUV BULLDOZER pour bouter le cycliste sur la piste cyclable trouĂ©e.

Moi-mĂŞme, j’ai dĂ©cidĂ© de m’effacer de la route en me consacrant au VTT il ya de cela plusieurs annĂ©es, considĂ©rant que la route souvent en Ă©tat pitoyable sur ses bordures ne permettait plus de cycler Ă  son aise.

Mais le fait nouveau, c’est l’agressivitĂ© du monde automobile pour lequel la valeur humaine n’est rien. Peut-ĂŞtre que les Ă©tudiants automobilistes devraient passer une Ă©preuve d’humanitĂ©s prĂ©alable?

En tous cas, les bagnoles foncent et visent pour passer sans lever le pied. Le cycliste n’est qu’un obstacle Ă  nĂ©gocier avec doigtĂ© pour ne pas rayer la carrosserie du SUV.

Un cycliste?… oĂą ça?…

Papa, t’as vu le cycliste voler?

Un cycliste?…oĂą ça?… tu as rĂŞvĂ©, rendors-toi . Je ne sais pas ce qu’apprennent les moniteurs aux apprentis et si le statut est adaptĂ© Ă  l’extrĂŞme agressivitĂ© de la sociĂ©tĂ©.

Le mode doux que le monde cycliste nous a vendu n’est plus qu’un rĂŞve. Rouler Ă  vĂ©lo en ville et sur la route est devenu une roulette russe.

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Pontbéliard

C’est un sujet qui m’affecte.

Tout en roulant, je revisite mon chemin parcouru. C’est une façon pour moi de me complaire dans une sorte d’autosatisfaction après tant d’efforts face Ă  l’adversitĂ© du temps mauvais oĂą l’eau et le vent s’ingĂ©nient Ă  vous abĂ®mer force et conscience.

J’Ă©tais encore dans le Doubs que je trouvais si rude. Lorsque j’ai croisĂ© aux abords d’une chicane de la voie verte, le chemin des trains (de Arçon Ă  Gilley), un aimable compatriote m’a interpellĂ© « vous allez oĂą comme ça? ».

On me parle?

Mon voyage silencieux soudain mobilise ma mémoire et ma voix simultanément.

Je vais à Montbéliard

SpontanĂ©ment, j’ai su. J’ai su dire en trois syllabes vers oĂą je me dirigeais, MontbĂ©liard. Un mont qui, je suppose, s’appelait BĂ©liard Ă  l’origine…

Alors j’ai cru pouvoir ajouter d’oĂą je venais…

Je viens de Pont…, Pont…,Pont…

Impossible de me souvenir du nom de la ville que je venais de quitter. Mon interlocuteur spontanĂ©ment m’est venu en aide pour me dire Pontarlier.

Pourquoi suis-je incapable d’articuler Pontarlier? VexĂ©, j’ai abrĂ©gĂ© la conversation et j’ai repris ma route.

Moi qui aime verbaliser mes voyages, les raconter, j’Ă©tais complètement bloquĂ© sur ce mot de trois syllabes Pont-ar-lier.

Chemin faisant, j’ai encore trĂ©buchĂ© sur Pontarlier. Impossible souvenir! Puis en ayant marre et souhaitant changer de sujet dans mes pensĂ©es, j’ai construit un mot provisoire, ce sera PontbĂ©liard.

Mais mon exercice mental m’a taraudĂ©. J’ai tentĂ© d’associer Ă  Pont toutes le voyelles disponibles. Le a convenait mais la suite logique restait absente. Il faut ensuite trouver la consonne qui va bien…

Bref, je me suis inventé un moyen mnémotechnique de retrouver dans mon vocabulaire Pontarlier, associer Pont à Antar (comme antartique) ce qui phonétiquement est acceptable Pantar-lier.

L’absence de mot-clĂ© dans une phrase est pour moi devenu un handicap social qui me dissuade de m’aventurer dans une conversation hasardeuse oĂą un mot risque de me manquer.

La Fondation Alzheimer dit la chose suivante…

Oublier un nom, poser un objet au mauvais endroit ou prendre un peu plus de temps pour réfléchir arrive à tout le monde, et encore plus en avançant en âge. Ces changements peuvent faire partie du vieillissement cérébral normal.

Plusieurs jours après ma mésaventure vocale, je répète encore Pontarlier, Pontarlier, Pontarlier.

Sentir sa course

Le sport et l’esprit vont-ils de pair?

J’ai au retour toujours ce sentiment de bien-ĂŞtre, une forme d’Ă©tat second qui gomme mes angoisses. Je peux alors reprendre mon quotidien d’un bon pied avec naturel et dĂ©termination.

ChaussĂ© neuf, je goĂ»te Ă  nouveau la douceur du contact avec le sol car ma foulĂ©e n’est pas aĂ©rienne comme l’est celle des marathoniens, non. Ma foulĂ©e reste celle d’un amateur venu au jogging sur le tard quand la Covid nous a enfermĂ©s dans des ronds. Alors j’ai du apprendre les prĂ©misses au plus vite. Sans en attendre des exploits.

Sentir sa course, c’est pour moi sentir mon corps rĂ©agir Ă  chaque pas, mettre ses sens en Ă©veil, sentir les bois, s’exercer Ă  anticiper le sol qui avance sous ses pieds, entendre la nature…

Mais se mettre en course procède aussi d’une prĂ©dĂ©termination, celle de prĂ©parer son mental Ă  accepter l’effort lorsqu’on « n’a pas envie ». Mon protocole est immuable. C’est comme ces pilotes qui parcourent une check-list avant l’envol.

Je verrouille une Ă  une les Ă©chappatoires, la tempĂ©rature trop fraĂ®che, le temps trop incertain, l’itinĂ©raire, le temps libre. En CAP, mon temps utile tient dans l’heure et donc c’est beaucoup moins qu’Ă  vĂ©lo. Pas d’excuse valable!

Mais il reste l’Ă©tat d’esprit, le moral. Se mettre en position de mettre en action son corps lorsque l’âge avance me semble plus difficile.

J’ai donc pour principe d’avoir mis en place un emploi de mon temps hebdomadaire qui me convainc que c’est le jour de la CAP.

Puis vient le temps de l’habillement. A ce stade, je recule très peu souvent.

C’est parti.

Cyclo-camping, retour d’expĂ©rience

A la fin on devient bon.

Les grands routards à vélo connaissent tous les bons plans pour voyager.

Moi, j’apprends au fur et Ă  mesure et je tente de tirer les enseignements de mes erreurs ou de mes Ă©checs.

Passage en revue des choses Ă  faire et Ă  ne pas faire

Le vélo:

  • Ne pas trop charger. Trop charger c’est un handicap majeur dans les cĂ´tes. je vais Ă  l’avenir me limiter Ă  30kg vĂ©lo inclus
  • L’huile de chaine, penser Ă  l’emporter pour les lendemains de pluie
  • Bien gĂ©rer le chargement, le lourd Ă  l’avant, le lĂ©ger Ă  l’arrière, ce qui donne: Ă  l’avant ravito et linge, Ă  l’arrière couchage, matelas et tente
  • ne pas oublier outillage, attache rapide, chambre Ă  air
  • Une bĂ©quille est indispensable pour s’arrĂŞter en rase campagne
  • La lumière doit ĂŞtre de qualitĂ© si vous roulez nuitamment, munissez-vous d’un gilet rĂ©tro-rĂ©flĂ©chissant

L’itinĂ©raire

  • savoir oĂą on va au propre et au figurĂ©. les grandes lignes gĂ©nĂ©rales oui mais aussi le dĂ©tail de l’itinĂ©raire avec ses points clĂ©s les difficultĂ©s, le trafic, les choses Ă  voir, les Ă©tapes et les points de ravitaillement. Si tout est consignĂ© en informatique embarquĂ©e (style traceur) penser Ă  l’autonomie Ă©lectrique et Ă  la perte des donnĂ©es. Une trace papier sera bienvenue.

Le camping

  • Savoir comment atteindre votre camping en agglomĂ©ration est un avantage car la signalĂ©tique est souvent dĂ©faillante. Se mĂ©fier des itinĂ©raires d’accès souvent constituĂ©s de rocades dangereuses et envisager des pentes parfois sĂ©vères de fin de parcours imprĂ©vues.
  • S’assurer plusieurs heures avant que de la place est disponible en tĂ©lĂ©phonant. Rien de plus dĂ©sespĂ©rant de trouver porte close! Cela permet de modifier votre itinĂ©raire ou votre Ă©tape avant la nuit
  • Au camping, ne pas trop s’Ă©loigner des sanitaires, trouver une place oĂą votre vĂ©lo sera visible et appuyĂ© contre un arbre ou une paroi. Une table et chaise Ă  proximitĂ© sont indispensables, couverts est encore mieux. Un fil Ă  linge aussi. Regarder d’oĂą viendra potentiellement le bruit nocturne, salle de spectacle, terrain de jeux, voie-ferrĂ©e, voie rapide,…pour mieux choisir sa place si possible
  • Courant Ă©lectrique; peut-on recharger sa batterie VAE, son tĂ©lĂ©phone, son compteur? sinon quelle est votre alternative? panneau solaire? gĂ©nĂ©rateur sur moyeu?
  • Avez-vous une triplette pour vous brancher avec un voisin?
  • Le sanitaire est-il Ă©quipĂ© de papier toilette?
  • Avez-vous une lampe de poche?
  • Noter votre code d’accès pour sortir tĂ´t le matin… ou pour rentrer tard la nuit!
  • Quand vous partez, n’oubliez rien, votre tĂ©lĂ©phone, votre linge,…vos dĂ©chets

Le ravito

  • Manger et boire est la base d’un voyage rĂ©ussi, sinon vous allez perdre rapidement du tonus et ĂŞtre atteint de crampes musculaires.
  • Ne surchargez pas votre bagage; mieux vaut des haltes frĂ©quentes dans des Ă©piceries. Ne transportez pas de denrĂ©es pĂ©rissables. Le lourd au fond de la sacoche, le lĂ©ger au-dessus
  • GĂ©rer votre eau, on ne pense pas toujours Ă  boire et ravitailler dès que possible mĂŞme si votre gourde n’est pas vide. A la campagne, les cimetières conviennent, laisser couler avant de remplir la gourde car l’eau est souvent stagnante depuis longtemps en bout de rĂ©seau. Un fermier peut aussi vous dĂ©livrer de l’eau.
  • Je ne parle pas de nourriture, chacun fait selon son habitude. Eviter les mets gras, trop sucrĂ© est du bon sens. Et l’alcool aussi.

L’Ă©lectronique

Voila un sujet important qui exaspère ceux qui ne sont pas des geek: l’internet embarquĂ© sur smartphone.

Avoir internet en voyage est un plus indĂ©niable. Outre qu’on a le tĂ©lĂ©phone pour appeler sa famille, les secours, un camping, on peut consulter le site du camping choisi, se renseigner sur la visite des sites touristiques, et pour les plus addictes disposer de la trace de ses parcours prĂ©enregistrĂ©s et donc savoir Ă  chaque instant oĂą l’on se trouve…voire mĂŞme disposer de sa carte de paiement sans contact

Mais pensez Ă  la panne de tĂ©lĂ©phone, Ă  la perte de l’appareil, Ă  l’absence de recharge… dans ce cas vous n’avez plus rien. Cela m’est arrivĂ© lorsque mon appareil a Ă©tĂ© inondĂ© par la pluie. Il faut donc une box Ă©tanche… et aussi un document Ă©tanche rĂ©pertoriant vos donnĂ©es essentielles:

  • vos numĂ©ros oĂą et qui appeler (famille, campings,…)
  • votre numĂ©ro de compte bancaire
  • vos papiers d’identitĂ©
  • vos cartes de la rĂ©gion parcourue

Bon voyage!

Cyclo-camping Doubs et Jura

toutes mes images dans ce billet sont celles d’anciennes randonnĂ©es car je n’ai plus de droits chez WordPress

Ceci est mon récit de voyage en cyclo-camping à travers Doubs et Jura en mai 2026. Un must pour les cyclistes.

J’avais annoncĂ© mon projet ici et lĂ  . J’imaginais

  • 8 jours
  • 50 Ă  80 km
  • Vosges et Jura
  • Camping chaque soir

RentrĂ© hier plus tĂ´t que prĂ©vu, j’ai en fait modifiĂ© mon plan pour ne consacrer que 6 jours Ă  ma rando dans le Doubs et le Jura.

Mes points de passage ont été:

  • l’Isle-sur-Doubs
  • Besançon
  • Quingey
  • Arbois
  • Morteau

Je pratique vraisemblablement pour la dernière fois de ce type de voyage Ă  vĂ©lo « minimaliste ».

Pas d’assistance Ă©lectrique, pas de voiture suiveuse, pas de gite, pas d’hĂ´tel. Mais camping tout de mĂŞme, lĂ  oĂą d’autres dorment dans la nature quand ce n’est pas sous un abribus.

Le Doubs

Ce qui est très Ă©tonnant avec la rivière Doubs c’est qu’on ne sait plus dans quel sens on est. J’ai commencĂ© par prendre l’EVR6 vers Dannemarie qui longe le canal du Rhin Ă  la SaĂ´ne, puis commence alors le Doubs Ă  la sortie de MontbĂ©liard. En fait le Doubs ressemble Ă  un grand M penchĂ© d’une rivière qui cherche vers oĂą aller. D’abord le Doubs prend sa source Ă  Mouthe, longe la Suisse, puis rejoint MontbĂ©liard en changeant de sens vers la MĂ©diterranĂ©e. Besançon, St Vit, DĂ´le et rejoint la SaĂ´ne vers Chalon.

Lors de mon voyage je retrouverai le Doubs Ă  Pontarlier et Morteau.

Le Doubs est très prisé des cyclistes grâce à sa véloroute, ses faibles déclivités et bien sûr aussi son cadre sauvage, ses falaises de calcaire et sa quasi absence de voitures en dehors des agglomérations.

La Loue

La Loue est plus discrète que le Doubs. Mais ses paysages sont larges et paisibles, parcourus de pâturages. Je pénètre dans le Jura à Rennes-sur-Loue.

Je rejoindrai Arbois Ă  la veille du 8 mai.

Ici j’expliquerai pourquoi je n’irai pas jusqu’Ă  Champagnole, ni aux Cascades du HĂ©risson, ni Ă  Mouthe, mais tout simplement Ă  Pontarlier, puis Morteau.

Mon retour

Mon retour à Thann fut accéléré. Je vous dirai pourquoi.

Au dĂ©part de Morteau, un bus m’a conduit Ă  MontbĂ©liard et je suis rentrĂ© par la vĂ©loroute6 jusqu’Ă  Dannemarie, puis Burnhaupt et Thann. Point final du voyage.

Pourquoi?

Pourquoi ce raccourci dans mon voyage?

D’abord je ne suis qu’un modeste routard et je n’ai rien de comparable avec ces routiers au long cours partis explorĂ©s le monde. Sur la route j’ai mĂŞme rencontrĂ© un routard qui a « tout plaquĂ© » et qui ne vit plus que de rien. Lorsqu’il atteint une localitĂ© en soirĂ©e, il s’installe devant un Lidl ou un IntermarchĂ©, fait la manche et avec dix ou quinze euros il achète sa nourriture.

J’ai besoin d’un confort minimaliste. L’âge venant, je me suis rendu compte que je disposais de beaucoup moins de vaillance pour affronter de longues distances chargĂ©s comme un mulet et aussi pour affronter la pluie et le froid. En six jours, j’ai eu quatre jours pluvieux. De quoi ravager tout votre capital d’optimisme!

Je vais vous conter les problèmes auxquels j’ai du faire face.

Campings

J’ai successivement logĂ© dans cinq campings. Le campeur avec toile et vĂ©lo est le plus marginal des utilisateurs. Les campings connaissent nos besoins en principe: un peu de confort ajoutĂ© avec un petit amĂ©nagement pour poser son camping-gaz, une table et quelques chaises si possible abritĂ©es, des sanitaires pas trop Ă©loignĂ©s avec douches chaudes, une place engazonnĂ©e non boueuse, parfois machine Ă  laver et sĂ©chage du linge.

L'isle-sur-le Doubs camping Les Lûmes
L’Isle-sur-le-Doubs en 2015 avec mon ami Prosper (camping Ă  droite au stop)

prix correct 11,80€

Au bord du…Doubs.

Je visite le centre, regarde les boulistes, discute avec un campeur allemand à vélo.

De tous mes campings, le pire est celui de Besançon Chalezeule.

Géré par la chaîne ONLY CAMP, on a affaire à une exploitation commerciale qui aura de mes nouvelles. Le lendemain, je reçois ce mail:

Bonjour Max,
Nous espèrons que vous avez passĂ© un agrèable sĂ©jour Ă  Camping de Besançon-Chalezeule. 
Nous vous souhaitons un bon retour et nous espérons vous revoir bientôt !

Prix honnête: 10,44€

image 2022 (j’avais un coursier lĂ©ger)

Je vous laisse (re)lire mon aventure de 2022 avec ce camping

Cette annĂ©e, j’arrive Ă  13 heures trempĂ© par la pluie. Accueil fermĂ©. Un jeune homme derrière la porte m’ouvre…« nous sommes en pause, veuillez revenir Ă  14 heures! ». Finalement je m’abrite sous une avancĂ©e de toit Ă  cotĂ© du campement forain et je m’endors. A 14h, je me reprĂ©sente… l’employĂ©e prenant son service me dit « je vous ai vu dormir Ă  l’entrĂ©e, il fallait venir avant, on vous aurait ouvert… ». Evidemment le jeune employĂ© Ă©tait lĂ , il n’osait pas dire qu’il m’avait renvoyĂ© une heure avant.

Mais la nuit à Chalezeule est un enfer de bruit avec voie rapide à proximité et trafic ferroviaire.

Camping Les Promenades Ă  Quingey

prix excessif 17 euros

Je suis le seul campeur, on m’impose une prise pour recharger mon tĂ©lĂ©phone, ce que je refuse. A cotĂ© du camping, un club de tennis et la fĂŞte qui va durer une bonne partie de la nuit. Mais un bungalow avec plancher sous toile, table, chaises, frigo, micro-onde, et…une prise multiple (gratos). Sanitaire Ă©loignĂ© pour les prostates agaçantes.

ARBOIS, le cauchemar

A Arbois camping Au Cœur des Vignes

Je tâtonne pour trouver l’itinĂ©raire. J’ai bon. Reste 200 mètres: un mur Ă  grimper. Je tĂ©lĂ©phone…c’est bien en haut de la cĂ´te? oui, mais en bas un portillon, je vais vous donner le code. Super! Je m’installe après avoir payĂ© Ă  l’accueil Ă  l’autre bout du terrain.

Je commence Ă  m’installer lĂ  oĂą j’aurai un max de soleil pour sĂ©cher mes fringues Ă©parpillĂ©es Ă  terre…soudain un bruit de souffleuse comme en ont les municipaux qui chassent les feuilles. Non c’est un viticulteur qui pulvĂ©rise sa vigne.

Tout se passe bien. Sanitaire correct Ă  proximitĂ©. Seul bĂ©mol, en contrebas une plaine sportive et l’entraĂ®nement des footeux. Un entraĂ®neur zĂ©lĂ© qui Ă  partir de 17 heures crie ses consignes de jeu aux apprentis footballeurs. Rien de trop grave jusque lĂ . Mais Ă  20 heures les choses se corsent, il y a ce qu’on appelle la troisième mi-temps! Elle va durer jusqu’Ă  plus de minuit avec force histoires « grasses », cris et hurlements et pour finir une partie de pĂ©tanque avec boules qui s’entrechoquent.

Impossible de dormir. MĂŞme en m’enfonçant au fond des tympans des boules de mouchoirs en papier.

Morteau, camping Cul de la Lune 

Surprise; c’est le moins cher…et le plus accueillant.

9,21€

Au bord du Doubs. Sanitaire correct… et un chalet entier pour les campeurs! Avec canapĂ©s, tĂ©lĂ©vision, bibliothèque et tables et fauteuils pour se restaurer. Pour un peu j’aurais eu envie d’y dormir tant le temps Ă©tait devenu dĂ©sespĂ©rant. Je vous en reparlerai.

Pontarlier camping Le Larmont

A fuir!

En ville de Pontarlier, sous-prĂ©fecture du Doubs, on m’indique le camping Le Larmont. Chemin du Toulombief. Une cĂ´te raide comme la justice. Nous sommes le 8 mai. A bout de force, j’accède Ă  l’accueil. FermĂ©: le personnel est en congĂ©. Exemple typique d’un camping municipal dotĂ© de fonctionnaires territoriaux. Le règlement en revanche est bien affichĂ©: prière de prĂ©senter une attestation de responsabilitĂ© civile lors de votre inscription.

On croît rêver.

Toute installation sauvage sera sanctionnée.

Je reprends mon vélo et je fuis dans la descente.

R comme resto

Je vais vous parler de restauration. Lorsqu’on pĂ©dale pendant des heures, il faut penser Ă  boire rĂ©gulièrement et aussi Ă  sa restauration.

En ce qui me concerne, j’avais emportĂ© une sacoche pleine de victuailles diverses dont des boites de conserve qui m’ont alourdies et que j’ai rapportĂ©es.

Par deux fois, je me suis laissĂ© tenter par le resto Ă  midi. Un fois Ă  Saint Vit au « Ptit s’invite » et une fois au KFC de Pontarlier.

Il faut pouvoir garer son vĂ©lo et le surveiller. A Saint Vit, un piĂ©ton m’a guidĂ© Ă  ce resto du centre au coin d’une petite place. Inviter Ă  visiter Saint Vit sur l’euro vĂ©lo route6, j’ai donc craquĂ© vu l’Ă©tat du temps et de mes forces, j’en reparlerai.

Ce qui n’Ă©tait pas prĂ©vu, c’est la cĂ´te de Saint Vit situĂ© sur les hauteurs…et l’itinĂ©raire vĂ©lo le plus pentu pour Ă©viter la route.

Très bien reçu avec des Lasagnes au menu.

A Pontarlier, le 8 mai tout semble ouvert, sauf le camping. J’avise un KFC et je tente l’expĂ©rience. Il faut que je vous dise que je suis peu expert en la matière, je remplis correctement mon Ă©cran digital de commande, puis au moment de finaliser, un dernier Ă©cran « numĂ©ro de chevalet »… je cherche…de quoi est-il question?… j’avise une « tĂ©lĂ©serveuse »…elle me tend un chevalet avec un numĂ©ro Ă  poser sur la table que je choisirai pour ĂŞtre servi..et donc c’est ce numĂ©ro qu’il faut porter sur l’Ă©cran. Je suis sĂ»r d’avoir obtenu mon diplĂ´me de 1er degrĂ© KFC.

Reste le contenu choisi au hasard…le menu Colonel Bacon Veggie, beaucoup de trucs qui dĂ©goulinent et des pilons de poulets dans de la chapelure.

T comme temps pourri

Le pire est encore Ă  venir dans le chapitre suivant, patientez!

En 2023, en plein mois d’aoĂ»t, j’avais dĂ©jĂ  eu affaire Ă  la pluie, mais elle Ă©tait moins froide

Sur mes six jours de vĂ©lo, j’ai eu de la pluie pendant quatre jours, lundi, mardi, mercredi…et jeudi.

Dès lors qu’il pleut, deux possibilitĂ©s: soit s’arrĂŞter, soit poursuivre. Moi je suis de ceux qui poursuivent. Une forme d’entĂŞtement qui porte prĂ©judice. D’abord revĂŞtir des vĂŞtements adaptĂ©s, veste et pantalon Ă©tanches. La veste Vaude (une bonne marque) a fini par ĂŞtre traversĂ©e, le pantalon polyester avec cache-chaussures a tenu mais les pieds ont fini par prendre l’eau par les semelles.

Le sur-casque a rempli son office, mais les gants non. J’ai eu froid aux mains. J’ai achetĂ© des gants nitrile et mis des sacs plastique sous mes chaussettes.

Rouler pendant des heures dans ces conditions sapent le moral, la vigilance et les forces musculaires.

Reste l’Ă©quipement du vĂ©lo

Un vĂ©lo comme le mien a une fragilitĂ©, il n’est pas Ă©tanche Ă  l’arrière, il faudrait y ajouter une bâche. En revanche, Ă  l’avant c’est bon Ă  la condition de bien verrouiller les ouvrants. A l’avant ce sont les vĂŞtements et les victuailles.

Penser aussi qu’en temps de pluie, vous perdez très vite le lubrifiant de chaĂ®ne, il faudra le renouveler chaque jour.

Reste qu’une fois au camping il faut faire le bilan des effets mouillĂ©s et qui ne seront pas rĂ©utilisables le lendemain. Il faut donc isoler le sec du mouillĂ©. Le matin il faut souvent replier une tente mouillĂ©e, enfiler des chaussures mouillĂ©es.

In fine, la solution c’est d’aller Ă  une laverie, tout laver et sĂ©cher. On trouve maintenant des laveries « Wash.me » adossĂ©es Ă  des supermarchĂ©s dans toutes les bourgades. J’ai utilisĂ© celui de Quingey.

R comme renoncement

C’est la mort dans l’âme qu’il faut savoir renoncer Ă  finaliser tout son voyage. Je sais le faire Ă  temps. Lorsque j’ai Ă©puisĂ© mes forces, ma motivation, je m’interroge…Faut-il poursuivre?

Petit Ă  petit je voyais mon capital musculaire en deçà de mes espoirs. Mon rĂ©gime mĂ©diterranĂ©en commencĂ© en janvier a donnĂ© des rĂ©sultats puisque j’ai perdu 9 Ă  10kg mais en mĂŞme temps j’ai perdu du muscle. InĂ©vitablement l’âge aussi fait perdre du muscle et mon entraĂ®nement ne m’a pas permis d’enchaĂ®ner autant de kilomètres quotidiens que dans le passĂ©.

Question vitesse

Si je n’ai plus la force de parcourir 100 km/jour, je conserve ma vitesse qui se situe (haltes comprises) Ă  14km/h. Sur l’Euroveloroute très empruntĂ©e, j’ai Ă©tĂ© dĂ©passĂ© par des cyclo-campeurs très entrainĂ©s et aussi plus jeunes…sans parler des VAE qui tracent la route comme sur des mobylettes.

L’autre question vitesse, c’est la gestion de son allure. Savoir gĂ©rer ses dĂ©veloppements avec astuce. Ne pas aborder une pente avec un grand braquet car votre chargement va très rapidement « remettre les pendules Ă  l’heure ».

J’ai cette pratique pour petits mollets:

Je divise mon triple plateau en trois secteurs de pignons arrière

  • petit plateau pour les « 4 grandes »
  • moyen plateau pour le milieu de cassette
  • la plaque pour le plat « vent portant » et descente sur le bas de cassette, c’est Ă  dire presque jamais! si je m’obstine Ă  rouler sur la plaque, j’Ă©puise mes muscles.

Le facteur poids

Les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, avec mon VTC, le poids de l’ensemble atteignait 30kg et cette annĂ©e 36kg soit 20% de plus. C’est trop!

I comme itinéraire

J’avais tout bien prĂ©parĂ© y compris mes parcours sur Openrunner. Fastoche, il suffisait de suivre sa route.

Pourtant dès le départ de Thann, je me trompe. A Burnhaupt, je file à Spechbach rejoindre la EVR6 au lieu de prendre Hagenbach. Pas trop grave.

A Chalezeule, je quitte le camping et je grimpe en haut de Besançon. Epuisant au dĂ©marrage. Je reviens au camping prendre la EVR6 qui est tout près derrière. A Osselle, il y a deux itinĂ©raires qui se sĂ©parent. Je prends le mauvais et je ne m’en apercevrai qu’Ă  Saint Vit après avoir quittĂ© le restaurant. D’abord je pars « Ă  l’envers » vers Besançon,…puis je retourne Ă  Saint Vit et je vois DĂ´le… bizarre car je ne vais pas Ă  DĂ´le… finalement c’est Ă  Osselle que je me suis trompĂ©. je retourne Ă  Osselle, j’ai pris du retard, il pleut toujours, je suis sur le bon chemin enfin celui de Champagnole. J’aborde la cĂ´te de Byans-sur-Doubs. A Byans, je m’inquiète…il est dĂ©jĂ  15h30…j’interroge ChatGPT pour trouver un camping…aller Ă  Osselle au camping des Lacs! me dit Chat GPT; j’en viens. Je redescends ce que je viens de monter. C’est glacial. Le camping des Lacs est fermĂ©. Je me dĂ©sespère. Chat GPT me dit d’aller Ă  Quingey.

J’appelle le camping de Quingey… oui, on a de la place…il n me reste plus qu’Ă  gravir la pente que je viens de descendre.

Evidemment j’ai commis des erreurs de dĂ©butant.

Tout est venu de mon GPS que j’ai du retirer du guidon la pluie venue. Si bien, que je n’avais plus l’Ĺ“il dessus pour ĂŞtre alertĂ© Ă  temps.

AĂŻe comme Iphone

Venons en à ce qui a achevé mon voyage prématurément.

Il m’est arrivĂ© une chose que je n’avais pas anticipĂ©. Aujourd’hui mon Iphone me sert Ă  tout comme un couteau suisse. Figurez-vous que sous l’effet de l’humiditĂ© l’Ă©cran Ă  rendu l’âme. A Arbois, j’ai tout juste eu le temps de prĂ©venir chez moi de la panne imminente et plus rien.

Plus de parcours Openrunner, plus de tĂ©lĂ©phone, aucun numĂ©ro Ă  appeler et donc plus de contact disponible avec personne, plus d’information, plus moyen d’appeler les campings, plus d’appareils photos…et pour couronner le tout plus de montre!

Heureusement j’avais avec moi deux vieilles cartes Michelin, une de 1988 et une de 1972.

Je quitte Arbois tĂ´t le matin, dĂ©cidĂ© Ă  Ă©courter mon voyage. TerminĂ© Champagnole, terminĂ© le lac de Chalain, terminĂ© les Rousses, je file tout droit Ă  Morteau. Je remercie la petite jeune fille du camping de Morteau qui me prĂŞte son tĂ©lĂ©phone pour appeler chez moi et dire oĂą je me trouvais. En appelant mon domicile la veille j’avais Ă©crit dans mon carnet de voyage le numĂ©ro de la maison.

Il fait un orage terrible sur Morteau, les grĂŞlons gros comme des billes tombent sur ma tente…je pense Ă  une fuite dans le chalet dĂ©diĂ© aux campeurs. Un jeune couple contemple l’arc en ciel. Ils vont prendre le train demain matin, un des deux vĂ©los a son dĂ©railleur cassĂ©, un vĂ©lo Croix de Fer pourtant rĂ©putĂ©.

C’est alors que la jeune femme revient vers moi et me tend une feuille d’horaires SNCF…

  • vous avez un car SNCF demain matin qui va Ă  MontbĂ©liard… »
  • et mon vĂ©lo?
  • Il prend aussi les vĂ©los…

Toute la nuit je cogite… vais-je tenter le bus dans cet enfer mĂ©tĂ©o oĂą toutes mes affaires sont trempĂ©es. Je grelotte sous ma tente, ma hanche souffre du matelas gonflable trop peu Ă©pais, je dors avec des chaussettes humides, je me tortille dans mon sac de couchage et je ne trouve plus la fermeture Ă©clair, je ne sais pas quelle heure il est… je sors au petit jour…je vais jusqu’au chalet…j’allume la tĂ©lĂ©…le journal de France Info, il est 6h30.

Je file dĂ©monter ma tente, charger mon vĂ©lo et je m’apprĂŞte Ă  quitter le camping.

Un brouillard dense. Je grelotte. Où est le papillon du code pour sortir? je ne le trouve pas dans mes poches mouillées. Me voila enfermé dans le camping sans pouvoir en sortir!

Heureusement, j’avise un camping-cariste se rendant aux toilettes, je l’aborde…il rĂ©flĂ©chit…1957…me dit-il

Deux euros

Je file dans le brouillard jusqu’Ă  la gare. Il est 7 heures. Le bus arrive…j’apprĂ©hende ce moment. Un type jovial, très pro. Il ne descend pas « ouvrez la soute et chargez votre vĂ©lo!… »

Il ne rentre pas.

« ouvrez l’autre soute et dĂ©poser les sacoches! »

Je monte Ă  bord.

Je suis le premier voyageur. Il fait bon dans le bus. Le chauffeur me dit que dehors il fait 3 degrés.

Je demande combien je dois payer…Deux euros!

Ai-je bien compris? et pour le vĂ©lo? c’est compris.

Je vais donc voyager pour deux euros de Morteau à Montbéliard. Incroyable service public qui finance nos voyages!

La route est agrĂ©able, plus agrĂ©able qu’Ă  vĂ©lo. A MontbĂ©liard, je dois me dĂ©brouiller pour descendre ma bĂ©cane et mes sacoches dans une rue passante.

Il ne me reste plus qu’Ă  rejoindre l’EVR6 tout juste Ă  cotĂ© et Ă  pĂ©daler jusqu’Ă  Thann.

J’ai le cĹ“ur gai.

Autour de moi des dizaines de vélos assemblés en groupes.

Décompte activité:

421 km/4680 m

Les traces Op:

https://www.openrunner.com/route-details/24037819

https://www.openrunner.com/route-details/24030921

https://www.openrunner.com/route-details/24037924

https://www.openrunner.com/route-details/24037853

https://www.openrunner.com/route-details/24038540

https://www.openrunner.com/route-details/24037959

Sentheim Ă  VTT

Vous le savez, WordPress a bloqué mes images car je suis en dépassement de kilooctets. Donc je ne peux faire que du texte.

C’est un parcours tout chemin. Avec un Gravel à la rigueur. Juste un poussé dans la montée du GR ( triangle rouge km 20) de Bourbach qui est en réfection. Je vais vous mettre la trace en commentaire. Après Michelbach, le petit single du camping Guewenheim, puis la chapelle des Bouleaux, puis à Sentheim la montée au chemin de croix, Bourbach descente( baisser la selle), rejoindre Michelbach, puis prendre la ferme pour Roderen, les hauts de Roderen, l’étang de Leimbach, la chapelle rue du panorama et Thann par le Leimbacher Hoehe.

En lien ci- après la trace Openrunner…

Un parcours à découvrir sur OpenRunner https://www.openrunner.com/route-details/23971710

Voyage jurassien

A la veille de mon départ en cyclo-camping dans le Haut-Jura, j’observe que la météo annoncée n’est pas bonne. Il est à craindre que je roule sous la pluie. Comme en 2023 lors de mon voyage dans mes Vosges natales.
Je revisite mes récits pour parfaire au mieux ma préparation
https://velomaxou.com/2023/08/04/quatre-jours-de-cyclo-camping/
S’il le faut, je raccourcirai mon parcours.
Voici donc mon projet tel qu’il est avant de partir:
Thann/ Montbeliard/ Clerval/ Besançon / Champagnole/ cascades Hérisson / St Claude/Lamoura/ les Rousses/ Mouthe (glagla)/ Pontarlier/ Morteau/St Hippolyte/ Montbeliard/Thann

1er mai

Demain 1er mai.

La chikaya tourne autour des commerçants qui veulent travailler. Le gouvernement résiste mollement. Les syndicats ont du mal à se faire entendre. Bref, cette fête du travail n’a plus la cote. D’autant qu’un populisme rageur prend un malin plaisir à cracher sur les syndicats ouvriers. Quels beaux lendemains se préparent !

Si le cœur vous dit, venez voir les coureurs cyclistes derrière chez moi qui vont se disputer la côte de Rammersmatt plusieurs fois de suite.

Faire attention aux accidents cardiaques, la semaine passée un trailer est mort lors du trail du Grand Ballon.

Chaque fois que je grimpe à vélo depuis que je suis passé à la coronarographie, j’y pense. A l’accident cardiaque. Alors je modère mes ardeurs. Je teste les statines accusées de provoquer toutes sortes de désordres comme les crampes, les vertiges, …mon cardiologue m’a dit c’est indispensable car ça fixe les plaques atheromateuses en évitant qu’elles se brisent et viennent causer un AVC ou un infarctus. Je ne conteste pas tout en étant considéré comme un asymptomatique porteur d’un maladie coronaire non obstructive. Il faut faire avec. Jusqu’au bout.

Mon autre préoccupation c’est maintenir un capital musculaire avec mon régime méditerranéen. J’avale beaucoup de protéines pour compenser tout ce que j’ai abandonné sur le plan nutrition, pain, charcuterie, pizza, chips, frites, …Du yaourt, des amandes, de l’emmental, du poulet, des sardines, du lait écrémé

Je vais partir

Je vais ré équiper mon vélo camping pour début mai

Je vais partir. Il faut se décider. Depuis plusieurs semaines je piaffe d’impatience de retrouver mon cyclo camping.

Mai sera encore frais, je présume. Mais j’ai d’autres échéances en juin.

Je ne me suis pas embarrassé comme par le passé à construire des parcours. ChatGPT s’en est chargé pour moi. Je ne cherche pas à vendre ce truc mais force est de constater que l’IA est devenue incontournable.

Je lui assigné mes conditions :

  • 8 jours
  • 50 Ă  80 km
  • Vosges et Jura
  • Camping chaque soir

Instantanément ChatGPT a répondu, construit les parcours, trouvé les campings avec photos, adresse, …Je n’ai plus rien d’autre à faire que demander une trace chez Openrunner. Chaque soir pour le lendemain.

Personnellement je ne suis pas un inconditionnel des itinéraires cyclables, lorsqu’ils seront absents, je prendrai donc la route.

Au programme :

  • GĂ©rardmer
  • Remiremont
  • Luxeuil
  • Rios
  • Besançon
  • Pontarlier
  • Maiche
  • Thann

Mon équipement sera à l’image des années antérieures. Tente, matelas gonflable, duvet, bonnet de nuit et nécessaire de cuisson.

Cette année j’ajouterai un panneau solaire pour recharger ma batterie et le téléphone car dans les campings c’est galère à surveiller

Mulhouse

Je retourne parfois à Mulhouse à vélo.

Hier beau temps, j’en profite pour traverser la ville. Une arrivĂ©e compliquĂ©e Ă  Didenheim par la piste de Morschwiller. Une belle petite passerelle enjambe l’Ill mais son accès n’est pas facile. Puis ensuite viennent les encombrements habituels nĂ©cessitant un brevet de bonne conduite avec ma bicyclette lĂ©gère, je veux dire qu’il s’agit de comprendre tous les pièges urbains qui s’offrent Ă  nous. Le Pont Chinois, l’accès tortueux Ă  la piste du canal puis les piĂ©tons, les trottinettes, les chiens,…le dĂ©cor habituel d’une piste qui n’est plus très roulante.

Cependant depuis la gare en direction d’Illzach, le chemin est agrĂ©able avec de beaux immeubles neufs que je n’ai pas vu grandir.

Retour par Battenheim, l’EcomusĂ©e et la Thur.

Je me trouve face Ă  un enfant d’environ deux ans qui dĂ©ambule sur la piste de façon erratique comme si il Ă©tait perdu. Mais non Maxou, les parents sont vingt-cinq mètres derrière qui devisent entre eux et des amis.

J’ai « dĂ©chaussĂ© » jusqu’Ă  m’arrĂŞter car l’enfant ne m’a vu nullement arriver dans son petit champ de vision qui est très bas.

Je croise les parents qui semblent compatir à ma bienveillance et je leur adresse un salut poli. Cette nouvelle société insouciante me sidère.

Je croise deux cyclosportifs qui mènent bon train sur la piste en direction de cette famille. J’espère qu’aucun drame ne se passera.

Chemin faisant, je me dis que finalement le vélo et sa pratique sont très éloignés du savoir des jeunes générations.

Plus loin alors que je viens de franchir la passerelle de Staffelfelden, une trottinette. Pas celle du supermarchĂ©, non: un gros bolide comme on en voit Ă  prĂ©sent sur les routes. Le pilote me dĂ©passe prestement puis « met les gaz » si on peut dire et l’engin s’Ă©chappe Ă  grande vitesse de ma vue.

Nous vivons un monde nouveau avec lequel je peine Ă  m’adapter.

J’ai ressorti ma gourde

Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.

Goût de plastique dans ma gourde souple de course.

Je me suis demandé si j’avalais aussi du plastique avec l’eau.

Decathlon est conscient du problème. Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.

« Nous avons Ă©coutĂ© les nombreux avis clients qui se plaignaient du mauvais goĂ»t de plastique. Nous avons changĂ© le film plastique du corps de la flasque. Les testeurs ont vraiment apprĂ©ciĂ© ce changement. J’espère que vous aussi. Si malgrĂ© tout, un mauvais goĂ»t de plastique vous gène: – lavez la flasque avec du vinaigre ou du bicarbonate, – passez lĂ  au congĂ©lateur Ă  vide – sĂ©cher la correctement avant de la ranger J’espère que ça suffira. Â»

J’ai vérifié chez ChatGPT l’innocuité du produit.

  • Les gourdes en TPU (polyurĂ©thane thermoplastique) sont souvent fabriquĂ©es en qualitĂ© alimentaire (dit “food-grade”), respectant des normes sanitaires (UE ou FDA).
  • Le matĂ©riau est souple, rĂ©sistant et stable, et ne relargue pas de substances nocives Ă  tempĂ©rature normale.
  • Il est couramment utilisĂ© dans des Ă©quipements sportifs (poches Ă  eau, flasques souples).

Ok avec HOKA!

25 juillet 2023. C’Ă©tait ma deuxième paire de chaussures de running. L’heure est venue de les changer après 1200 km de fidèles services.

Je ne vais pas m’embarrasser et simplement poursuivre avec cette marque qui me donne satisfaction.

Bien sûr, il faut veiller à rester dans la gamme car les appellations évoluent. Je vais prendre Hoka Clifton 10 après avis auprè des réseaux de pratiquants.

Mes exigences sont modestes vu que je cours rarement plus de 7 à 8 km par sortie et plutôt sur route et chemin. Mais le confort est à privilégier.

France Titres, l’agence nationale des titres sĂ©curisĂ©s m’Ă©crit…

quand l’informatique nous tire les vers du nez

Je figure parmi les millions d’usagers concernĂ©s par les fuites de donnĂ©es personnelles informatisĂ©es conservĂ©es par l’Agence Nationale des Titres SĂ©curisĂ©s.

Cet incident a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles associées à votre compte usager dont :
–    les donnĂ©es relatives Ă  votre Ă©tat civil (nom et prĂ©nom) ;
–    les identifiants de connexion (identifiant de compte et adresse mail) ;
–    et d’autres donnĂ©es prĂ©sentes uniquement dans certains comptes  (adresse postale et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone).

Ce courrier minimise l’incident…

Les données transmises dans le cadre de vos démarches de passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise (numéro de demande, statut de demande, pièces justificatives, photographies) ne sont, par ailleurs, pas concernées par cet incident.

Mais la bonne nouvelle arrive Ă  la fin…

Vous n’avez ainsi aucune démarche à accomplir.

Voici comment transformer une magistrale erreur de l’Etat en aubaine puisqu’on n’a rien Ă  faire, sauf attendre les rĂ©sultats des mĂ©faits des hackers. Plus tard.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’Etat continue de se dĂ©considĂ©rer avec ses systèmes informatiques dĂ©faillants alors mĂŞme que ces services sont lĂ  pour nous assurer une meilleure protection de nos donnĂ©es personnelles.

Après la SĂ©curitĂ© Sociale, les hĂ´pitaux, les Banques, les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©phoniques, les fichiers de la Police, les fausses immatriculations de vĂ©hicules, … quelles seront les prochaines institutions victimes de cyberattaques?

Le plus grand risque Ă©tant l’accès Ă  nos donnĂ©es bancaires comme c’était le cas lors du piratage de Free avec des millions d’IBAN qui se sont retrouvĂ©s dans la nature.

Ne nous voilons pas la face (la farce?), un informaticien relève dans MĂ©diapart une forme d’amateurisme chez les programmateurs de l’ANTS…

l’incompĂ©tence Ă©vidente de ceux qui ont codĂ© le site de l’ANTS qui a fuitĂ© : après une connexion sur le compte perso, un simple identifiant numĂ©rique dans la barre d’adresse du navigateur dĂ©terminait le compte dont les informations Ă©taient affichĂ©es. Il suffisait (est-ce encore le cas?) de changer ce numĂ©ro pour accĂ©der aux informations d’un autre compte ! Un petit programme faisant varier ce numĂ©ro pour obtenir les informations de millions de personnes. N’importe quel programmeur WEB un tant soit peu compĂ©tent sait qu’il ne faut JAMAIS donner accès aux informations d’un autre utilisateur de façon aussi triviale.

Comme une toupie

La dame au milieu de la chaussée discute avec un riverain.

Elle ne m’a pas vu arriver.

Son chien si.

A sa hauteur, le chien bondit sur moi.

Je fais un Ă©cart brutal et j’atterris sur le terrain de foot.

La dame fait trois tours sur elle-même comme une toupie entrainée par la laisse du chien.

Le brave bouvier, la gueule encore écumante, a surpris son monde.

J’aime les bĂŞtes et je devine leurs comportements, parfois mieux que leurs maĂ®tres.

Cela dit j’ai fait aujourd’hui un grand tour Ă  plat Ă  VTT dans la campagne environnante. Très peu de route, juste pour ĂŞtre « raccord » avec les chemins.

Vous pouvez voir le tour sur Openrunner

Montagne

image d’illustration

Comme vous le savez, je ne peux plus ajouter d’images nouvelles Ă  mon blog, mon quota Ă©tant atteint. J’ai donc recours Ă  des images anciennes.

Hier montagne vosgienne. J’ai cette chance d’habiter au pied des Vosges et aussi d’adapter mon circuit au grĂ© de mes motivations et de ma forme physique.

Hier donc, je prends la route en direction de la vallĂ©e de la Doller Ă  deux pas de chez moi. A Sentheim, je pouvais dĂ©jĂ  imaginer le retour. Mais j’ai tentĂ© cette montĂ©e de Masevaux par Houppach.

C’est un parcours encore agrĂ©able aujourd’hui pour moi qui ne suis pas un cyclo-sportif « Ă©mĂ©rite ».

Ensuite Bourbach-le-Haut et le col de Hundsruck.

Tout cela m’a semblĂ© très roulant et j’ai l’impression d’avoir grimpĂ© avec aisance. J’imagine que dĂ©lestĂ© de l’Ă©quivalent d’un pack de Vittel,mon nouveau poids me facilite la tâche.

Au total 45km et 700m de D+

Je me cantonne dans des choses ne prenant pas plus de trois heures.

En grimpant, Ă  la sortie de Bourbach, des gerbes de fleurs fanĂ©es et une modeste croix de bois artisanale pour signaler ce drame rĂ©cent d’un cycliste prĂ©nommĂ© Daniel qui a percutĂ© le massif rocheux dans une courbe.

Un dernier mot pour dire que j’ai reçu du Club des Cent Cols une invitation Ă  rejoindre la rencontre rĂ©gionale de Saint-Amarin le 2 mai prochain oĂą l’ascension du col du Haag est prĂ©vue.

Je rappelle que ces rencontres sont ouvertes à tous, pédalants ou non, VAE ou musculaire, amis et sympathisants, anciens membre, etc. y est-il écrit.

Connaissant bien les lieux et l’exigence de cette grimpĂ©e, j’imagine que les VAE seront au rendez-vous. D’autant qu’ils sont les bienvenus.

Triste Ă©pilogue pour le club des Cent Cols que j’ai adorĂ©.

Point final pour moi avec les CC.

Rester

Rester:

  1. Continuer d’ĂŞtre dans un endroit, une position, une fonction, etc.
  2. Continuer d’ĂŞtre dans un Ă©tat.
  3. Subsister après disparition du plus grand nombre, de la plus grande quantité, etc.
  4. Persister dans le temps.

Paradoxalement, l’immobilisme semble l’emporter sur rester. Et pourtant si j’aborde ce verbe ce matin c’est justement parce que rester dormir encore un peu est impossible. Dès potron-minet je suis debout, mes idĂ©es en tĂŞte.

En revanche, oui, ce qui m’importe c’est de rester « dans le coup »; les heures, les jours, les mois se dĂ©roulant inexorablement sans qu’on puisse arrĂŞter le temps.

Alors je prends le temps en charge mon emploi du temps, car j’ai horreur de l’oisivetĂ©. Je continue Ă  m’inscrire dans ce cercle circadien dont on dit qu’il règle nos jours et nos nuits en prenant soin de m’inscrire dans des occupations civiles qui vont me maintenir dans une citoyennetĂ© de bon aloi.

A ce sujet, vous le ressentez certainement comme moi si vous prenez de l’âge, la sociĂ©tĂ© me parait plus agressive dans nos comportements individuels, moins respectueuse de l’autre, alors je me garde d’entrer en conflit pour ne pas susciter la controverse.

Mon statut de retraitĂ© est dĂ©jĂ  en lui-mĂŞme un problème face Ă  une gĂ©nĂ©ration qui s’interroge pour la suite…

Faire le bilan du jour passĂ©, contrĂ´ler la date du jour levant et mon calendrier d’activitĂ©s, c’est mon quotidien matutinal.

Aujourd’hui jeudi comme Ă  l’accoutumĂ©e ce sera activitĂ© sportive. VĂ©lo de route ou VTT ou course Ă  pied. Il me reste donc encore de la marge pour emplir la journĂ©e puisque ces activitĂ©s de sport ne durent que quelques heures du matin ou l’après-midi.

Ce qui me pèse le plus, c’est de voir les mĂ©docs qui s’accumulent de jour en jour et la perspective d’avoir plus tard un pilulier semainier. Ma femme a dĂ©jĂ  disposĂ© des coupelles notĂ©es « matin », « midi », « soir ». Le pharmacien a prĂ©cisĂ© « Ă  prendre avant les repas », « avec un grand verre d’eau », « ne pas s’allonger pendant une heure après l’antibiotique »,

Rester dans un Ă©tat de forme, c’est devenu presque une injonction pour durer dans la vie qui s’avance. La vie parfois choisit de nous devancer alors apprenons Ă  la maitriser. Je suis toujours peinĂ© d’apprendre que tel ou tel a perdu la vie alors qu’il ne demandait rien d’autre que de vivre.

Je pense Ă  des cyclistes que rien ne prĂ©disposait Ă  l’accident fatal.

Il faut donc rester mesurĂ© dans nos ambitions, imaginer le danger et l’anticiper sans s’aventurer dans des postures hors de portĂ©e mentale ou physique. J’ai appris cela dans mes anciennes fonctions.

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Ils me font pitié, les vieux – velomaxou

Le vieux n’a plus la cote – velomaxou

Borreliose de Lyme

Si comme moi vous venez d’ĂŞtre mordu par une tique, vous serez intĂ©ressĂ© par cette vidĂ©o qui fait le point sur les consĂ©quences mĂ©dicales possibles.

Les risques les plus dommageables pour notre santé sont ceux relatifs aux atteintes neurologiques qui peuvent conduire à une paralysie faciale, à une encéphalite ou à une arthrite du genou.

Pour l’histoire, je repense Ă  mes faits et gestes des semaines passĂ©es afin de tenter d’identifier l’origine de la morsure. J’ai tondu le gazon et c’est vraisemblablement en manipulant les sacs de tonte que la bestiole s’est accrochĂ©e Ă  mes vĂŞtements. Bien s’inspecter après travaux Ă  la douche.

Reste la question polĂ©mique ici en Alsace de l’identification de la maladie de Lyme et des tests PCR qui ne conduisent pas toujours Ă  des sĂ©rologies incontestables.

Tik-Tok

La tique s’invite chez moi

Ce matin, je me gratte le dos.

Grosse piqure d’araignĂ©e avec large rougeur autour d’un durillon…

Ce soir mon pharmacien m’expĂ©die Ă  la clinique. Fissa.

C’Ă©tait une tique.

Heureusement l’hĂ´pital local m’a reçu aussitĂ´t et j’ai pu avoir une ordonnance sur le champ et retourner chez mon pharmacien un quart d’heure avant la fermeture.

Extraction de la bestiole et quinze jours d’antibiotiques.

On ne s’en aperçoit pas toujours et c’est indolore. La tique est installĂ©e lĂ  depuis quand? je ne l’ai pas sentie sous la douche. Au-delĂ  de 48 heures on peut craindre la maladie de Lyme par la suite…

J’ai peint Ă  l’extĂ©rieur, j’ai dĂ©posĂ© mon blouson sur le porte-bagage du vĂ©lo?.. Impossible de dater cette intrusion.

Peindre à vélo

Peindre à vélo. Une façon de se transporter en chemin non carrossable.

Mes peintures sont dorénavant sur ce site

Je n’ai plus les moyens de faire figurer mes peintures sur VĂ©lomaxou. Mes quotas d’images sur le serveur de WordPress Ă©tant largement dĂ©passĂ©s. C’est pourquoi j’ai ouvert un second site oĂą l’on peut voir mes peintures.

Mon temps se partage comme par le passé, au gré de ma motivation, entre le sport et la peinture.

En 2025, j’ai obtenu quelques succès de vente avec des acheteurs locaux intĂ©ressĂ©s par mes travaux.

Les amateurs de réseaux sociaux peuvent aussi me rencontrer sur FB et Insta

voir mes peintures sur Facebook

et aussi sur Instagram

RĂŞve de nuit

11/4 6/3 RĂŞvedele Lu’t

La 3 lues parer derne en tun kil

Moi avec ? Ci ressente a hu fil

Barille .

uni. Il na par sa unife

hifizei, mais lime zm a allantepraten l’a.

Il la amons de clips enteeur et la la

Con autre dam le lofis.

Ces fens dans ce qui zambl Ă  un San

avec de feux de dalle hmkense au kuz biroles

cay la Chamk ame femme ds Sau lil

A coté la fumer et son forlan qui sét

endori. le Clef de fumille clou un auta lik

entoue les chevaux. Il est culent qu’in apparte

l’an de musique adorĂ© de su /ve lani

J’ai manifestement des nuits compliquĂ©es lorsque j’Ă©cris en dormant.

Maigrir

La balance en moins

C’est cyclique chez moi.

Je suis parmi les victimes du monde moderne en surpoids dont l’IMC ( l’indice de masse corporelle) dépasse 25.

Mon blog comporte épisodiquement des billets relatifs au surpoids. J’ai souvent vanté la méthode YAZIO pour perdre du poids.

Sans jamais rejoindre mon objectif, hélas.

Cette fois je m’y suis pris autrement.

Sans l’aide d’une application. Ni d’un nutritionniste.

J’ai tout simplement demandé à ChatGPT de me proposer un menu méditerranéen. Celui que la médecine recommande car il est démontré que les Crétois vivent mieux et plus longtemps.

Depuis le 26 décembre, bientôt quatre mois, je ne pèse plus ce que je mange en additionnant les calories et en dosant lipides, glucides et protides. Un exercice besogneux avec la balance et l’iPhone à côté de l’assiette.

J’obéis à de nouvelles règles alimentaires qui ne perturbent pas trop les habitudes familiales.

Résultat: j’ai perdu jour après jour 9 kg. Attention! Pour une personne de mon âge il faut se méfier de ne pas perdre du muscle. Et par conséquent il faut surtout ne pas les oublier. 70gr de protéines chaque jour. Des œufs, du lait écrémé, des amandes, du yaourt Skype, du poisson, du poulet.

Evidemment l’autre face du régime méditerranéen, c’est tout ce qu’on enlève, je devrais dire ce qu’on bannit.

Exit: pain blanc, viennoiseries, pâtes blanches, riz blanc, huile colza ou arachide, sucre, alcools, viandes grasses, chips, pommes de terre frites, charcuterie, biscuits, préparations industrielles

Quatre vingt dix jours, neuf kilos

Au début on a faim, c’est vrai. Mais chaque jour on est content sur la balance de perdre 100gr.