TriRhena, ils sont arrivés

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Image CCK

Les deux premiers participants au raid TriRhena 1000 sont arrivés à Mulhouse.

Christophe Wolf et Régis Krust.

Ils ont bouclé les 1000 kilomètres de l’épreuve en 53 heures.

Partis le 15 août à 7 heures, ils sont arrivés le 17 à 12 heures.

Un exploit, sans aucun doute.

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TriRhena 2018, abandons massifs

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repos au contrôle de Châtenois km 602 (image Gilles Esselin)

On compte déjà 21 abandons à l’issue de cette deuxième journée consacrée à ce TriRhena 2018 organisé par le Cyclo Club Kingersheim.

Il faut dire que ce raid à vélo est vraiment difficile puisqu’il comporte 1000 kilomètres et 18000 mètres de dénivelé.

A Châtenois au kilomètre 602, les premiers engagés sont passés à partir de 13h18 avec Christophe Wolf dossard n°50

Sur les 68 participants ayant pris le départ, il ne reste donc plus au contrôle de Châtenois (Haut-Rhin) que 47 concurrents…où tous ne sont pas encore arrivés …

L’organisateur de l’épreuve, Pascal Bride, a annoncé sur Facebook qu’il renonçait sur ennui mécanique et suite à un début de tendinite au bout de 500 kilomètres.

J ai voulu y croire mais, même si mes jambes étaient pas trop mal sur ces 24 premières heures, j étais total épuisé sur le sommeil et la concentration….Mon corps n a pas mis longtemps pour me rappeler que je n étais pas en bonne condition générale et j’ ai dû anormalement faire des pauses sommeil à peine après 16h de vélo,ce qui n est pas logique au vu de mon passé Ultra (Pascal Bride qui a du abandonner)

…et incident mécanique sur une jante carbone « Pour faire simple ,je me suis retrouvé sans freins avant dans la descente du Schauinsland ce matin vers 9h…et ma jante carbone quasi ouverte si j avais donné un seul coup de patin de plus…!!!« 

Balade de 15 août à VTT

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chapelle Sainte-Thérèse Steinbach

Aujourd’hui, jour de 15 août, tour de chapelles à VTT.

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Je quitte Thann de bonne heure et de bonne humeur. Les canards accourent, je suis reconnu. 

Je commence par monter à Waldkapelle.

C’est le plus dur.

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Waldkapelle, carrefour de randonneurs bien connu

Puis je redescends à Silberthal.

Je m’arrête en passant à une cabane de chasse fort bien dotée au plan cuisine.

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cabane de chasse Silberthal

Au Silberthal, j’observe les trois randonnées minières à faire à pied.

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Trois randonnées dans le vallon minier de Steinbach

Puis je grimpe à la chapelle Sainte-Thérèse construite par de jeunes gars en souvnir de leurs copains incorporés de force. Le texte dit qu’ils l’ont construite en douce avant que le clergé la baptise…

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J’ai poussé le vélo jusqu’à la chapelle Ste-Thérèse

Je redescends à Silberthal.

Puis je contourne Steinbach et je file à Uffholtz.

Parallèle à la route du Vieil Armand, la chapelle Saint-Antoine.

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chapelle Saint-Antoine Uffholtz

Je remonte dans le vignoble de Cernay et je contourne la chapelle Saint-Morand.

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chapelle Saint-Morand Cernay ou Steinbach

Enfin, pour finir, je passe devant la chapelle Notre-Dame de Birlingen.

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chapelle Notre Dame de Birlingen

C’est tout pour aujourd’hui?

Non y’a encore la chapelle des Eaux de Cernay

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chapelle des Eaux de Cernay (gag)

Je rentre par le sentier de la Thur sauvage.

trace GPS

Où est la place du vélo en ville?

Le vélo en ville. Jusqu’où?

Ce billet reprend la plupart des thèmes de l’émission de France Inter

Le débat de midi

Le vélo, petite reine ou dictateur du milieu urbain ?

Interlocuteurs en présence:

Isabelle Lesens, cyclologue

Olivier Schneider, secrétaire de la FUB

Mathieu Flonneau, maître de conférences en histoire contemporaine

Le vélo en ville est-il la petite reine tant attendue ou le méchant dictateur de nos mobilités?

A force de tourner en rond, on commence à se poser la question.

Quand je dis « on », je pense aux élus, aux décideurs et aux militants de la cause du vélo en ville…et aussi bien évidemment aux usagers du vélo eux-mêmes.

Du coté national, la cause semble entendue: on ne peut rien attendre d’un Plan Vélo vide de sens.

Isabelle Lesens dit regretter l’absence de rupture avec le passé tout en constatant des mesures floues d’accompagnement loin de conduire le vélo à une part modale de 15 à 20% en ville.

Il est vrai que la France patine depuis vingt ans au moins avec 3% de part modale dans la plupart de ses grandes villes, à l’exception de Strasbourg.

Du coté de la Fédération des Usagers (FUB) on continue d’espérer…et de vouloir accompagner les Collectivités pour la création de réseaux cohérents de pistes cyclables, en dotant les villes de moyens contre le vol de vélo, et en systématisant l’apprentissage du vélo dans les écoles.

Mais le nerf de la guerre des politiques publiques, c’est l’argent.

Bercy freine des quatre fers pour déverrouiller par exemple l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) à ceux qui souhaitent aller au boulot à vélo plutôt qu’en voiture.

Pour Mathieu Flonneau, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, si le vélo joue un rôle dans le bouquet des mobilités, il ne faut pas en attendre la panacée. Selon lui, la pédagogie repose depuis vingt ans sur un échec très large en France du report modal des mobilités en faveur du vélo.

Devant ce mur écologique, cette transition « mobilitaire », des tensions très larges apparaissent autour de ce bouquet de mobilités: la culture vélo a des limites qu’il ne faut pas nier.

Il y a des tensions, des inerties, des chemins de dépendances qui font que Strasbourg aura de la peine à atteindre 15% de part modale ajoute t-il.

Pour Olivier Schneider de la FUB, l’interrogation reste sans réponse: pourquoi, dit-il, 80% des gens veulent plus de pistes cyclables alors même que seulement 3% des usagers utilisent le vélo en ville? l’inconfort des ouvrages?… la dangerosité de l’environnement?…

La FUB revendique des efforts dans le domaine des comportements (?) et sur les infrastructures….comme par exemple imposer l’effort physique.

Agir sur les comportements n’est pas simple dès lors que l’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et que les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques

L’automobile a t’elle été une intruse dans la ville? s’interroge Mathieu Flonneau

Non!

Au contraire, il y a eu co-construction de l’espace urbain en facilitant des trajets domicile-travail plus longs éloignant les populations des villes et transformant les modes de vie.

Ce qui parasite le débat, c’est que beaucoup de centre-ville ont changé d’affectation en devenant touristique. De ce fait les mobilités pour le vélo deviennent plus légitimes dans l’hyper-centre.

Mais le vélo perd rapidement sa légitimité dès lors que les agglomérations s’allongent.

La piste cyclable deviendrait alors plus utile dans les périphéries non conçues sur le mode « revanchard » de l’automobiliste.

Il ne faut donc pas essentialiser les comportements et nier l’intermodalité conclut-il.

Comme on le voit, les théoriciens du « tout-vélo » en ville sont loin de convaincre.

Les décisionnaires urbains sont aussi imprégnés de doutes.

On les comprend dès lors que la conception des inter-modalités est devenu un casse-tête insoluble où les enjeux divergents parasitent le débat.

 

 

TriRhena, du vélo hors norme à Mulhouse

Le Cyclo Club Kingersheim renoue cette année encore avec son raid TriRhena 1000 km  lors du grand week-end du 15 août.

Un raid hors norme comme se plait à le rappeler son promoteur Pascal Bride.

Doté de 1000 kilomètres et 18.000 mètres de dénivelé, ce parcours exigeant qui chevauche France, Suisse et Allemagne autour du Rhin supérieur réunira cette année 74 participants dont 3 femmes.

Ce n’est pas une course, mais des délais sont imposés.

Pascal Bride se lancera lui-même dans ce défi comme les années précédentes.

Parallèlement, il existera simultanément un Trirhena « light » comportant aussi 1000 kilomètres avec « seulement » 12.000 m de dénivelé.

Parmi les régionaux, Jean-Marie Landherr de Wattwiller déjà finaliste en 2017.

Pour tout savoir sur Trirhena 2018

Page Facebook

565 VAE à Mulhouse

Mulhouse a choisi les vélos Arcade fabriqués en Vendée pour équiper sa flotte de vélos à assistance électrique (VAE)

L’agglomération mulhousienne (M2A) a choisi de proposer à la location 565 vélos à assistance électrique à ses habitants.

Le journal local l’Alsace y consacre une pleine page ce matin (14 aout 2018)

Mulhouse dispose déjà de son propre réseau de vélos en libre service Vélocité

Elle complète son offre avec des vélos à assistance électrique louables chaque mois au prix de 37 euros.

Cette offre est destinée particulièrement au trajet domicile-travail des personnes n’ayant que cinq à dix kilomètres à parcourir. Les retraités semblent aussi intéressés par ce nouveau mode de déplacement.

Les vélos sont fabriqués par la société Arcade Cycles basée en Vendée.

Pour louer, il faut s’adresser à Médiacycles, gare SNCF de Mulhouse (0389452598).

Caution de 800 euros.

Il reste à ce jour 126 VAE disponibles.

Les potins du lundi

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Découvrir un chemin à vélo

Je m’étais égaré sur un chemin de liaison entre deux villages.

Un chemin, allez comprendre pourquoi, qui manquait de goudronnage à mi-parcours…comme si ces deux cents mètres de linéaire vicinal n’appartenait à personne.

Allez comprendre pourquoi!

Ce sont les hasards de mes pérégrinations qui me font découvrir des itinéraires jusqu’alors inconnus de moi.

La France est parait-il championne en chemins et routes.

Un million de kilomètres!

Et beaucoup de nids de poule depuis que la France des champs coute trop cher à nos princes.

Le tracteur vient vers moi tandis que les génisses dans le pré se mettent à presser le pas à l’annonce de l’arrivée du patron.

D’un geste adroit le paysan déverse quelques centaines de kilos d’ensilage de maïs à ses bêtes qui n’ont plus d’herbe depuis trois semaines.

Puis il arrête son moteur et l’on bavarde.

M’arrêter et échanger avec d’autres; mon vélo est un trait d’union entre ceux qui ne se parlent plus beaucoup tant les occasions manquent.

Ceux dont on dit souvent du mal, qu’on accuse de polluer la planète.

Ce paysan là va s’arrêter et prendre sa retraite.

Le lait?

Inutile de s’entêter! dit-il

D’autres font beaucoup mieux dans l’est de l’Europe ou en Nouvelle-Zélande.

En plein mois d’août, il commence déjà à entamer ses réserves de l’hiver, alors…

Alors, me dit-il, on ne fera plus de lait…et à la place on sèmera des céréales, celles avec lesquelles on nous accuse de polluer!

Sinistre perspective.