Bikepacking à VTT

Le sac de selle sous sa forme « magnum »

Je vais expérimenter cette solution pour mon prochain voyage à VTT.

Etes-vous sacoche ou bikepacking? (voir mon article)

J’avais déjà testé les sacoches pour la route. La difficulté avec ce type de bagage, c’est le déport arrière de la charge qui génère un guidonnage désagréable en prime abord. Ce type d’équipement ne se prête pas au cyclo-camping. Il est juste destiné à rallier quelques étapes n’excédant pas la semaine.

Les sacoches Topeak peuvent contenir jusqu’à 22 litres. C’est un bagage qui ne convient pas pour les parcours sur sentiers en VTT. L’autre point névralgique, c’est le port de la charge uniquement par le tube de selle et la difficulté au bon maintien axial du bagage.

J’ai donc choisi le sac de selle de 17 litres de marque Zéfal pour mon prochain voyage à VTT. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.

Il me reste à tester le remplissage du bagage qui se présente sous une forme conique. D’abord faire l’inventaire du minimum à emporter, puis tenter de tout rentrer à l’intérieur…

En supplément éventuel, il me restera un sac à dos.

Produits similaires …

  • B-SOUL 12 L (22.50€)
  • Sacoche de selle bikepacking étanche Apidura Expedition 17L (150€)
  • RHINOWALK 10 L (68€)
  • NEWBOLER 2020 14l (35€)
  • Revelate Design Terrapin (138€)
  • Ortlieb Seat-Pack M 11 L (136€)
  • Backloader 10L de Topeak (138€)
Z Aventure R17 Zéfal 60€

Pourquoi courir?

Courir dans sa ville, un exercice physique qui tient en moins d’une heure lorsque l’emploi du temps est serré

J’ai parcouru un peu plus de 280 km à pied depuis que le Covid nous a confiné à domicile. Je me demande à présent si continuer à courir est utile. A quoi ça sert de courir? La première réponse est celle du bien-être. Un bien être corporel et mental et aussi une façon de posséder une pratique sportive pluridisciplinaire.

Parmi les inconditionnels du vélo, beaucoup ne comprennent pas la course à pied qui s’intercale entre marcher et pédaler. Or courir est une source immense de bonheur comme laisser courir sa plume, courir les chemins, courir le monde par la lecture, courir l’aventure,…

Je l’ai vérifié moi-même au cours de mes premières sorties. Trottiner à pied, c’est une façon de vaincre l’enfermement et de reprendre possession de son corps.

On m’objectera qu’on peut aussi faire du sport chez soi, c’est affaire de goût, j’ai besoin de voir du paysage défiler, de rencontrer des perspectives.

Je ne connais rien à l’académisme de la course à pied. J’ai tenté de savoir…combien de temps courir? à quelle vitesse?…j’ai constaté que la plupart des joggeurs s’en foutent un peu, la plupart ne savent même pas quels sont leur temps au kilomètre. Peu importe après tout!

Tenter de comprendre la course à pied, c’est aussi une façon de comprendre pourquoi ce sport est si populaire. Alors oui, courir c’est une façon ordinaire de lutter contre la sédentarité, un mal moderne, sans autre exigence qu’un vêtement léger et qu’une paire de chaussures adaptées.

En outre courir trois, puis quatre, puis cinq kilomètres « se loge » facilement dans un emploi du temps serré contrairement au vélo plus chronophage.

On pourra longtemps épiloguer sur les méfaits d’une respiration à grandes bouffées d’air pollué au centre des villes…mais comment faire autrement tant que les pouvoirs publics refuseront de prendre à bras le corps cette question de santé publique?

Ne pas se raconter d’histoire: courir est un sport debout contrairement au vélo où l’on est assis. L’engagement corporel est donc total lorsqu’il faut trottiner. D’autant qu’à pied la roue libre n’existe pas dans les descentes! Les prérequis sont là: tenter de courir avec un surpoids n’est guère raisonnable pour le squelette et le système cardio-vasculaire. Mieux vaut donc commencer lentement, quitte à marcher au début!

Il me reste à présent à tenter d’intercaler vélo et jogging dans un emploi du temps déjà encombré.

Waldkapelle-Hirnlestein- cote 425 à VTT

Montée à Walkapelle avec Jeremy

Parcours local sympa sur les hauteurs de Thann. La montée à Waldkapelle mobilise des ressources. A Hirnlestein, beau point de vue, puis descente au Silberthal, remontée à chapelle Saint-Morand et enfin la cote 425 et retour par l’oratoire Iffis.

Cet après-midi sieste!

https://www.openrunner.com/r/11353097

Les potins du lundi

La planète des fous va t-elle comprendre qu’elle joue sa perte avec cette pandémie?

Mes lecteurs fidèles se sont habitués à cette chronique du lundi. Elle m’engage par un juste retour des choses à la tenir avec pugnacité et aussi avec courtoisie, deux valeurs qu’on oublie parfois dans nos rapports qu’on dit sociaux.

A ce sujet, force est de constater, avec regret, que les avis des uns et des autres lorsqu’ils s’expriment sont souvent dénués d’égards et rédigés en style expéditif, truffés de fautes et peu empreints de respect. J’ai cette tendance à les fuir. Fuir les listes de discussions stériles où chacun veut s’ériger en juge, fuir les groupes Facebook devenus encombrants et sans intérêt et retourner chez moi, c’est à dire sur mon blog (qui existe depuis 2006) où chacun est bienvenu à la condition de se conformer à la bienséance. Oui, je sais, ce vocabulaire pourra paraître précieux, voire suranné, mais n’est-ce pas aussi une forme d’élégance dans notre monde brutal?

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire ce matin?

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise devient tendance.

Je crois qu’il est temps dans cette accalmie relative de la pandémie de jeter un regard sur notre destin. Notre destin à tous.

Pas seulement celui du vélo qui est en vedette actuellement en tant que modérateur de l’épidémie dans les villes. Ce qu’on n’aurait jamais osé dire, ni faire il y a peu, nos grands décideurs l’ont fait: hisser le vélo au rang de moyen de transport vertueux et « outil-barrière » de l’épidémie!

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise face au modernisme redevient tendance. Pas seulement chez les bobos, mais aussi chez ces nouveaux prolétaires en cols blancs des grandes cités.

On fait la queue chez les vélocistes pour s’approvisionner en « petites reines » et l’État, magnanime, vous offre jusqu’à cinquante euros pour changer les patins de freins ou la chaîne usée dans sa gangue de cambouis.(Isabelle n’en pense pas que du bien)

Mais revenons au reste…le retour à la vie normale dont on dit qu’elle ne sera plus aussi normale qu’avant.

A quoi pourrait-elle ressembler cette nouvelle vie?

Rien n’indique encore qu’on sortira à court terme de notre rapport à l’autre autrement qu’avec des gestes-barrières et une méfiance face à aux virus capables de nous exterminer.

Alors va t-on devoir arrêter ce capitalisme sauvage qui pille la planète, car c’est de cela qu’il s’agit, non?…ou alors je n’ai rien compris.

La destruction de notre éco-système, la pollution endémique de notre terre, de notre air, de nos eaux, l’agitation incessante et frénétique des humains qui sautent d’un continent à l’autre pour un oui, pour un non, c’est bien de cela qu’il s’agit, non?

Entre vous et moi, j’ai peine à croire que les États inféodés au monde capitalisme seront capables d’arrêter quoi que ce soit du péril qui gagne. Puisque l’autre modèle reste à inventer après la disparition des idéologies alternatives.

Arrêter le transport aérien, arrêter les mastodontes marins qui commercent sur nos océans, arrêter le dumping sur nos emplois, arrêter la délocalisation de nos fabrications essentielles, arrêter ce monde de la bagnole et des camions qui tuent notre bio-diversité, qui pillent nos ressources, …redécouvrir la vertu et la nécessité de disposer de services d’intérêt général déconnectés du marché comme nos hôpitaux, valoriser les métiers du service public, pas seulement avec des médailles,…est-ce bien cela que nous comprenons après ce séisme épidémique?

Allons-nous aller demain vers un monde plus juste qui cesse d’avilir les plus pauvres de la planète?

Je me demande vraiment si cette pandémie sera capable d’initier une nouvelle ère de transformation de nos rapports entre l’homme et sa planète terre. Si cette pandémie est là c’est d’abord en raison des désordres écologiques causés par l’homme et des mésusages de son capital humain et animal.

Un virus qui met en question nos mobilités…et nos libertés publiques

les nouvelles mobilités urbaines vont-elles révolutionner les transports?

C’est un boulevard qui s’ouvre devant ceux qui s’intéressent à nos mobilités. Le virus, la maitrise de sa propagation, mettent en cause la façon dont nous nous déplaçons et dont nous vivons.

Avec le confinement de la population, le gouvernement a tout arrêté, tous les moyens de transport, avions, trains, bateaux, automobiles et…vélos. Les vélos n’étaient pas explicitement dans le texte alors le Ministère de l’Intérieur s’est empressé de faire la chasse aux cyclistes. Interdire la circulation à vélo, tout le contraire de ce qu’il fallait faire. Les cyclistes au quotidien dont je suis s’en souviendront longtemps de cette bourde de l’État.

Résultat: les citoyens ont redécouvert des villes silencieuses, dénuées de pollutions et font l’expérience de nouvelles formes de travail plus respectueuses de l’environnement, moins énergivores en transports tout en suggérant de nouveaux choix de vie.

Le virus est d’abord une affaire urbaine: il touche en priorité des populations rassemblées, au travail, dans les transports, dans les lieux commerçants, culturels et cultuels.

Bref, le Covid-19 s’attaque d’abord à notre modèle de développement ainsi qu’à ces flux incessants de transports planétaires.

Dés lors, le refuge devient la campagne, une forme d’autonomisation de la production et des échanges plus respectueuse de la nature. Vaste programme qu’on peine à imaginer dans un monde qui a fait fausse route avec la mondialisation!

Jogging en semi-conditionnelle

Mi-libre, mi-prisonnier

On aurait tendance à l’oublier, nous ne sommes qu’en liberté semi-conditionnelle, c’est à dire astreint à demeurer dans un rond de 100 kilomètres…même si on n’a plus besoin d’attestation et de chronomètre.

Je n’en fais pas un drame puisque, nous dit-on, l’avenir de l’épidémie dépend de notre obéissance. Ou pas! C’est donc à nous de choisir. Ce marché tacite passé avec la population ressemble à un marchandage avec le pouvoir et aussi une façon de masquer son incompétence depuis l’origine. Vous l’avez compris, je n’ai aucune complaisance avec ces gens qui nous gouvernent. Bref, je suis un rebelle.

J’imagine qu’ils sont nombreux les Français à ne pas goûter du tout cette forme de confinement élargi pendant le week-end, ceux qui partent habituellement voir leur famille, ou dans leur résidence secondaire, ou sur leur bateau, que sais-je…

Pour ma part, nul entêtement à franchir les limites d’un rond que je considère provisoire. Il en sera tout autrement si la punition se prolonge tout l’été. Aucune crainte, le confinement de l’élite parisienne autour de la capitale va rapidement faire craquer le dispositif quand l’heure des vacances d’été va sonner.

Comme le temps est à la pluie ce matin, je me suis glissé entre les gouttes pour faire un jogging. Et je suis rentré dégoulinant de sueur. Etonnant, en 50 minutes je perds 800 grammes de flotte. Mes pieds courent et mon esprit se démène avec cette merdasse d’iphone qui ne m’envoie pas les infos que j’attends au bracelet. Je fulmine pendant le premier kilomètre et sautant comme une gazelle dans la montée du Haut-Verger.

Puis je soupire enfin en descendant la rue Kléber.

Un ersatz de marché sous confinement (Thann)

Au marché, service d’ordre. L’agent de ville me suit du regard comme s’il s’attendait que je pénètre dans le labyrinthe de barrières qui conduit aux commerçants ambulants.

Mais non, je longe la place du Bungert et franchissant la Thur, je descends le long du Rangen.

Étrange atmosphère d’une population silencieuse qui se prête à toutes sortes de salamalecs pour faire comme si tout était comme avant.