Saint-Nicolas

Etablissement de santé Saint-Nicolas (Rougemont-le-Château)

Je pousse rarement jusque là-bas. Mais le temps, médiocre pour la saison, s’est maintenu sans pluie. Le cadre de verdure de Saint-Nicolas est magnifique.

A Sentheim, j’ai pris Rougemont. (la route de la Seigneurie est fermée pour travaux). Une fois là, atteindre Saint-Nicolas n’est pas trop difficile. Puis on rejoint Etueffont. Retour à Rougemont, puis Petitefontaine.

Etueffont, les gilets jaunes font de la surimpression sur les panneaux électoraux.Pourtant ils ne veulent pas s’inscrire dans le processus électoral

A Bréchaumont, je commence à tourner vers le retour. Traubach-le-Haut, Diefmatten, Burnhaupt.

Ce petit passage piétons à la sortie de Diefmatten est magnifique avec sa rampe vernie. Direction Le Buchwald, bigre!

Bouchon occasionné par le passage du convoi de la turbine électrique venant de Belfort. Je m’accorde une pause le temps de voir passer cet immense attelage.

la turbine venant de Belfort aborde Scheighouse

78km/860m la succession de bosses se fait sentir à l’arrivée.

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Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.

CADRes Thur-Doller, l’action

Marché de Thann, deux vélos!

Ce matin, tractage du CADRes Thur-Doller au marché de Thann. L’occasion de faire connaître la toute jeune association de défense des cyclistes…et des piétons.

On distribue nos tracts et on annonce la prochaine fête du vélo du 2 juin.

Les habitués du marché viennent soit à pied soit en voiture. Je cherche les cyclistes. Ah, j’en trouve un qui a garé son vélo près des toilettes municipales. Avec moi nous serons donc deux cyclistes.

A 10 heures, les habitués sont déjà repartis

C’est un début.

J’ai mis le Gilet jaune. Les gens ont la trouille, ils s’écartent.

Mais non, le Maxou y mord pas.

Puis nos amis du CADRes Thur-Doller arrivent un à un sur leurs draisiennes. Je me sens mieux représenté. On parcourt les allées dans les odeurs de poulets, d’ail des ours et de munster fermier. « ne laissez pas Macron décider à votre place ». Mon président commence à s’engueuler avec la France Insoumise, « c’est l’Europe, c’est pas Macron! » Bon après, on va sympathiser avec la Croix Rouge qui collecte des fonds.

  • « encore une association! y’en a trop! »
  • « non merci, à mon âge je ne vais pas commencer à faire du vélo »

Les habitués ne sont pas franchement pro-vélos. La moitié de la place Bungert est remplie de bagnoles, les maraîchers doivent se serrer. Normal, leurs clients viennent en bagnoles.

Finalement, je vais au parc des camping-caristes, « Nein danke, on est hâlleumons de passage… »

trike qui attend son patron parti faire le marché

Bon, alors j’aperçois trois vélos enchaînés, je glisse mon tract plié sous la selle.

La journaliste nous attend. On va pouvoir se détendre. Je lui montre tous les avantages de mon vélo, l’antivol de roue, l’antivol en U, les lumières, la sonnette, le porte-bagage, oui madame, ça s’appelle toujours un porte-bagage, puis je lui décris la dangerosité de la ville coupée en deux par la nationale, les élus qui ne font rien ou qui s’en foutent…bon maintenant la photo…souriez!…cheeseeeee.

Cheeesssse….le comité de Cadres Thur-Doller

Bon, c’est l’heure de l’apéro, je range mes tracts sous la pince. Le tractage est terminé.

Temps mieux!

Hartmannswiller

J’ai pris la route. Inutile de finasser, je suis dans les choux par rapport à 2018. Je ne me décourage pas, sauf que les grands cols vosgiens attendront encore un peu. Je n’ai pas la ressource suffisante.

Je me disais aussi que les mômes du village étaient bizarres. On est maintenant prévenus. (Hartmannswiller)

Alors aujourd’hui « j’ai fait » Osenbach et le Bannstein, un truc accessible. Ceux qui connaissent ça savent qu’il faut quand même pédaler. Si Osenbach pointe vite son nez, le Bannstein joue avec nos nerfs avec ses courbes qui masquent la pancarte salvatrice.

les grosses carpes de la fontaine d’Osenbach

Je me suis arrêté chez les Gilets jaunes du Nouveau Monde. Ils peaufinaient la cabane en bois. On ne sait pas si ces campements préludent des choses plus durables et d’un meilleur concept architectural…

Dominique Faillet

Nous étions ensemble à Ceriale en 2017 (Ligurie)

Dominique Faillet travaillait à l’Euroairport de Mulhouse avant de prendre sa retraite il y a peu en Charente-Maritime d’où il était originaire. C’est pourquoi lors des séjours organisés par notre Club des Cent Cols, il faisait un peu partie des « régionaux » alsaciens.

Dominique était adepte de VTT et il aimait la montagne comme nous tous. Je l’accompagnais parfois, mais c’était comme on dit « une pointure », plein de pugnacité et j’avais du mal à le suivre. On le reconnaissait entre tous avec sa queue de cheval. Il avait l’habitude de voyager souvent avec son camping-car pour se rendre sur ses parcours de montagne favoris.

Cette semaine, lors du séjour 2019 de Propriano, Dominique s’est plaint d’une fatigue inhabituelle à l’issue de la journée de mardi. Il a été aidé pour rejoindre son véhicule.

Notre président Bernard Giraudeau écrit: Vendredi matin, lors du petit déjeuner, vers 8 h, il m’a confié qu’il avait passé une mauvaise nuit et qu’il allait se rendre par lui-même à l’hôpital de Sartène. Puis très rapidement, il s’est plaint de douleurs à la poitrine, et a demandé que quelqu’un le conduise à l’hôpital.

Mais son état s’est très vite dégradé et malgré l’arrivée du SAMU, il était trop tard.

Dominique avait à son actif 2299 cols. Il était âgé de 66 ans.

Nous pensons à l’ami parti trop tôt, à sa famille et à ses proches.

Les Cent Cols en deuil

Selon une source officieuse, le Club des Cent Cols qui organise actuellement son séjour annuel à Propriano en Corse a perdu ce matin un de ses membres. C’est alors même que les parcours du jour n’avaient pas encore commencé que l’un des participants se serait effondré sans pouvoir être ranimé.

Comme on l’imagine cet accident a plongé les participants et les organisateurs de la Confrérie dans la stupeur alors que le séjour doit prendre fin demain 18 mai.