Mois : septembre 2019

Les potins du lundi

On l’oublie parfois, Thann est aussi une ville à risques SEVESO

Un incendie gigantesque?… où ça?…

A Rouen! C’est pas moins pire que Notre Dame. Et pourtant…

Il aura donc fallu attendre 48 heures pour qu’enfin les médias osent se pencher sur cette catastrophe gigantesque d’une usine classée Seveso à Rouen. La faute à qui?

La faute a une information de la plus haute importance, le décès de Jacques Chirac, celui que la rue bon enfant appelait « Chichi » mais qui au fond de moi-même ne me laisse aucun souvenir d’une disposition-phare pour la Nation. Chirac était ce qu’on nomme un radsoc bon teint qui faisait mine de s’inquiéter de sujets graves avec de bons mots comme « notre maison brûle… », mais qui ne faisait rien de concret. Mourir alors qu’une usine Seveso prend feu, c’est pas de chance. Je ne vais rien ajouter à ce concert de louanges qui ressemble à celui des républiques bananières lorsqu’elles perdent leur leader maximo.

Cette France là ne m’intéresse pas. Je la laisse à ses funérailles.

Je ne suis pas adepte des commémorations, on l’aura compris. Mais les œuvres humanitaires, oui. Sans en être militant d’une cause plutôt que d’une autre. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’avais tenté d’apporter ma contribution aux Restos du Cœur. Nous sommes au grand complet, m’avait-on répondu. Bon de ce coté là, je n’ai pas insisté. Je sais que les bataillons de retraités se disputent les places. Tant mieux pour les Restos si ils ont du cœur à l’ouvrage et autant d’atouts à faire valoir. Comme notre pauvritude est appelée à prospérer, Coluche ne chômera pas.

Hier, je me suis indirectement intéressé aux Virades de l’espoir en participant à l’élaboration d’un parcours familial à VTT avec mon club local. Personne n’est venu. Alors nous sommes partis seuls.

Qu’en conclure? ce que j’en conclus, c’est que les gens ne veulent pas se faire suer le burnous pour une cause humanitaire. En revanche pour le repas de midi, toutes les places étaient retenues. Qu’en conclure encore? Bouffer oui, se décarcasser non!

Daniel est déçu. Qui ne le serait pas. Lui qui tente de recomposer un club vélo peine à réunir du sang neuf. Où sont-ils les gens? comme dit Mélenchon. Les clubs? ils s’en foutent, ils roulent avec le voisin du quartier, ou la voisine. Daniel croit encore aux traditions, au bénévolat, à la convivialité.

Que nenni! Les clubs ont vécu. Chez les marcheurs (à pied, pas ceux de Macron) ce n’est guère mieux. Cette corporation n’est plus composée que d’alertes retraités qui frôlent le quatrième âge.

Alors foutons-nous z’en en commun. Faites vos marches et votre vélo sans vous soucier de personne.

C’est le maître-mot du jour: chacun pour soi dans une France qui dévisse un peu partout sur ses libertés, sur ses fraternités. Une réflexion qui n’arrêtera pas les premiers de cordée. Pour sûr! Je vois chaque soir dans la lucarne un monde étrange, celui de nos jeunes marcheurs de LRM fraîchement élus dans le sillage de Macron. Je ne me reconnais dans aucun d’eux. Vous ne serez pas étonnés.

Rien dans leur allure, leurs certitudes, leur argumentation de bazar, leur arrogance à l’égard du vieux monde ne me séduit.

Pourtant j’ai cru être adepte de modernisme dans mes attitudes, mon mode de vie, mais non, rien à faire, les éléments de langage de la Macronie débités par cœur ne passent pas. Ce marketing politique aura du mal à convaincre dès lors qu’il s’attaque à des sujets de fond comme la PMA.

« Voila ma maman et voici ma maman » Belle perspective humaine!

Il va falloir que je fasse des efforts. Beaucoup d’efforts pour admettre la fin du patriarcat au nom d’un féminisme libéré.

Pour les retraites, on a déjà compris: faire retourner nos vieux à la retraite des vieux d’antan, c’est à dire à l’indigence. Au nom d’une France qui recule d’année en année après ses Trente Glorieuses.

Mon Garmin a pris l’eau

Mon GPS, un truc fabuleux dont je ne saurais me passer

C’est bien fait si ton Garmin a pris l’eau. Tu n’as plus qu’à en racheter un.

Bon, sans mon GPS, je suis mal. C’est comme si on enlevait un jouet à son môme. Donc il a pris l’eau mardi quand j’ai roulé sous la pluie. Inutilisable puisque quand je l’allume un brouillard se forme derrière la vitre. Et le prix d’un joujou comme celui-ci tourne autour de 350 euros.

Il a quelques années de maltraitance, je l’avoue. La dernière fois, il s’est détaché du guidon et est entré entre la roue et le garde-boue du VTT et l’opération d’abrasion a été redoutable.

Alors, c’est décidé, j’opère. A vif. Après avoir ôté les batteries, j’ouvre. Des micro-vis à tête Torx. Et après, j’expertise. Oui, il y a de la flotte. Le sèche-cheveux est là pour évacuer l’eau. Et après avec un monocle d’horloger, j’observe le circuit imprimé…des points de corrosion sont apparents.

Je prends un pulvérisateur, je remouille et le balaie avec un pinceau…la corrosion s’en va. Puis je sèche à nouveau. Ensuite, la boue qui s’est propagée au fil du temps par les joints. Même opération. Avec de l’eau pulvérisée, j’évacue la boue au pinceau et je sèche.

C’est propre.

Je remonte délicatement, je monte les batteries…ça marche.

Ça m’embête presque, je croyais pouvoir justifier l’achat d’un GPS neuf en version 64 Sx avec Bluetooth intégré. Il va falloir attendre.

Chez Monsieur Garmin, comme dit Charles, la protection est IPX7 sur ce modèle, mais il faut vérifier que le cache-prise à l’arrière est correctement fermé, ainsi que le couvercle à batteries

IPX7 qui disent chez Garmin…quand c’est neuf
ça marche à nouveau

Il n’y a aucune raison de changer un produit qui donne satisfaction. Juste le ménager à l’avenir lorsqu’il pleut.

Tout ce que vous voulez savoir sur mon GPS

Virades de l’espoir

Deux vététistes à Vieux-Thann pour la Virade de l’Espoir

Aujourd’hui Virade de l’Espoir pour vaincre la mucovicidose, cette maladie qui affecte les bronches et empêche de bien respirer de jeunes enfants.

J’y ai participé avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann. On a construit deux parcours VTT pour accueillir les participants, on a planté des panneaux directeurs la veille qu’il faudra retourner déposer ce soir. Sauf un qu’on nous « barboté » autour du lac.

Deux participants!

Le Président et moi-même. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour renouveler d’année en année ces animations humanitaires. On a donc fait nos parcours à l’envers, histoire de ne pas refaire la même chose que la veille.

Du coté de la Moto-Virade à Cernay, une participation exceptionnelle avec forces de gendarmerie pour protéger le cortège aux carrefours et énormes pétarades sur la route de Michelbach à Guewenheim.

Tous les espoirs de la Virade ne sont donc pas perdus.

Amsterdam et son art de vivre

Amsterdam, la gare

Ce matin, un très beau texte de Gabriel Anctil dans le journal « Le Devoir » (Canada).

De pédaler quotidiennement aux côtés de milliers de ses concitoyens insuffle une puissante impression d’appartenir à une collectivité à visage humain, où chacun doit considérer les actions et les mouvements des autres pour le bien-être de la multitude.

Je vous invite à le lire en ce jour d’automne pluvieux.

L’APIC veut piquer nos vélos

nos vélos vont-ils être obligatoirement marqués?

Carte grise en projet pour nos vélos. Le projet est dans les tuyaux.

La FUB et l’Union sport et cycles s’unissent pour fonder l’APIC dans le cadre de la campagne de lutte contre le vol de vélos. Cette nouvelle association cycliste souhaite se démarquer comme candidate à la gestion du futur Fichier National Unique des Cycles Identifiés.

A lire ici

Le Bicycode, qu’est-ce que c’est?

Carte grise vélo en projet

Le recyclage des vélos volés

Le danger de l’immatriculation

Essai pour voir

J’arrive à Saint-Nicolas un peu mouillé

J’ai voulu tester un parcours pour accueillir des randonneurs l’été prochain. J’ai bien préparé une trace à suivre du coté de Lamadeleine-Val-des-Anges et retour par Anjoutey. Jusque là tout va bien. (mon article de ce matin)

Sauf que quand j’allume mon GPS à Guewenheim, endroit projeté du départ, je m’aperçois que je n’ai pas chargé le bon parcours. Une erreur de « bleu » quand on part dans la précipitation!

Donc jusqu’à Lamadeleine, je connaissais les lieux.

La Chapelle à Lamadeleine-Val-des-Anges.La montée avec ses deux lacets à la fin est… « sélective »

Mais après j’ai navigué au pif, et je n’ai pas trouvé le chemin.

A Eloie, je n’ai pas trouvé la route bleue menant au fort de Roppe. Il est vraisemblable que c’est terrain militaire.J’ai donc fait un détour route rouge jusqu’à Roppe (le village) et ensuite je me suis embarqué sur la D83 très fréquentée. J’ai rejoint Anjoutey par les Errues.
Entre Etuffont et Eloie, la route est jalonnée de nombreux étangs.

A Eloie, je n’ai pas le choix, je dois aller à Offemont, c’est à dire la banlieue de Belfort. Je trouve une piste cyclable propre qui me conduit à Roppe. Mais c’est la sortie des écoles avec de nombreux enfants sur le chemin. Prudence!

A Offemont, une piste cyclable « espace partagé avec les piétons ». Je la prends

90km/1000m, ça me fait des kilomètres mais ce n’était pas une partie de plaisir à cause du temps médiocre. Comme disent les cyclos dans ces cas là, il faut avoir « la niaque ».

https://www.openrunner.com/r/10555324

Musique maestro!

Je commence comme ça ce matin. Je ne dérange personne. Pas de bureau partagé dans mon home, pas d’Openspace. De la musique à volonté.

Et puis après, je me pose. Qu’est-ce que je pourrais bien entreprendre de constructif avec moi-même?

Participant : moi-même

Moi-même, c’est mon ego ou mon autre. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Des crispations, des mésententes surviennent sur la marche à suivre. La marche à suivre? Mon confrère et ami Pierre Brunner me surprend toujours lorsqu’une fois de retour de sa marche, il raconte sa balade avec lui-même sur son blog LTD RANDO 68.

Participant: lui-même, écrit-il. Comme pour se prouver qu’il était là et que ce n’était pas son double qui a accompli ce périple souvent exigeant. En somme, une sorte de confirmation s’il venait à douter en découvrant ses belles images du jour. Non, ce n’était pas un rêve, il était bien là.

Alors, aujourd’hui?

J’ai ce vague projet d’organiser une rencontre régionale à destination de Amis du Randonneur ( des gens à vélo). J’ai du temps devant moi car il faudra au préalable passer sous les fourches caudines de l’administration du Randonneur pour caser une date.

Alors voila, je vais tenter de construire un parcours n’excédant pas quatre-vingt kilomètres de vélo entre Masevaux et Belfort au pied de nos collines sous-vosgiennes.

la vallée de Saint-Nicolas

Au menu touristique, il y aurait donc Masevaux, Rougemont, ses arrosoirs, Saint-Nicolas, Lamadeleine-Val-des-Anges, puis une incursion dans cette zone des étangs autour d’Eloie, le fort de Roppe au cœur de la forêt, la Seigneurie, la gare de Sentheim, le train Thur-Doller,…

Autour d’Eloie

La fiabilité de nos bécanes

Je me demande parfois si nos militants de la cause vélo ne font pas fausse route avec des messages d’encouragement comme celui-ci:

Vous n’avez pas eu le temps de régler cette histoire de roue voilée ? Avant de sauter dans votre RER, venez déposer votre vélo devant la gare. Vous le récupérerez réparé à votre retour, à la fin de votre journée de travail. (source)

Une roue voilée? comment ça peut-être possible? elle est en chewing-gum cette roue? évidemment sur un vélo à 150 euros ne pas s’attendre à un miracle de la part du mécanicien.

Alléguer qu’un vélo puisse être défaillant tous les trois jours, non! Si le vélo est aussi peu sûr et solide, alors pourquoi abandonner sa voiture qui roule depuis longtemps sans qu’on sache où se trouve le levier du capot pendant au moins 30.000 kilomètres?

Un vélo de ville comme le mien. Un dégraissage de chaîne de temps à autre et rien d’autre.

Acheter un vélo et c’est tout. Il ne doit pas y avoir de programme de réparation hormis le remplacement de la chaine et des pneus tous les 10.000 km au moins…c’est à dire pas avant plusieurs années pour celui qui parcourt 15 kilomètres par jour.

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le coût d’entretien d’un VTT

VTT grande visite

Avant la pluie

la récolte de betteraves, rare dans nos contrées

Elle était annoncée. Alors je suis parti en début d’après-midi. Deux heures de VTT suffiront.

Chêne de Schweighouse, trois fois centenaire
il nous enterrera peut-être…
Après les incendies du Sundgau, la palissade du relais de Schweighouse est en réparation. Une pure coïncidence?

https://www.openrunner.com/r/10547295

Pourquoi s’en prendre aux antennes-relais?

antenne de Schweighouse. Les vététistes sont nombreux à passer au pied pour rejoindre le lac de Michelbach

Vous l’avez vu dans la presse, quatre antennes relais hertziennes de téléphonie ont été vandalisées par des incendies dans le Sundgau. La dernière en date est celle en haut de la côte de Traubach que les cyclistes connaissent car la montée est sévère et l’on a le temps de voir le paysage.

Mais enfin, pourquoi détruire ces antennes que les zones rurales ont attendu parfois longtemps afin de ne pas être dans une zone blanche sans réseau?

Peut-être le fait d’électrosensibles qui ne supportent pas les champs électromagnétiques? Notez que c’est idiot de détruire les relais puisque vos téléphones vont émettre à pleine puissance pour tenter de joindre un relais plus éloigné.

Quoi qu’il en soit les exploitants ne font pas beaucoup d’efforts pour surveiller leurs installations. J’en veux pour preuve que le relais de Schweighouse/Thann est en péril.

Antenne de Schweighouse, la palissade n’a pas survécu depuis la chute d’un arbre. Depuis le vandalisme a fait son œuvre. On y entre comme dans un moulin (image 1 juillet 2018)

Plus de palissades depuis longtemps. On a l’impression que cet ouvrage est abandonné. Dès lors ne pas s’étonner si des vandales viennent achever le travail!

le dépeçage a déjà commencé (image 1 juillet 2018)

Les potins du lundi

Mine de lignite à ciel ouvert en Allemagne

Fin du mois, fin du monde

Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?

Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.

Nous en sommes tous là.

Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.

Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.

L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place

Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!

Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.

Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.

Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.

Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?

Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.

François Schmitt

Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.

2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt

Frein à disque

Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…

Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?

Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.

Journée du patrimoine à Thann

Le terroir viticole, un patrimoine chéri en Alsace (Le Rangen Thann)

J’ai hésité. La Collégiale, le cimetière juif, le musée, le château d’Engelbourg…Finalement ce sera les vignes du Rangen et pour finir « l’Aubiergiste ».

J’ai attaché mon cheval à la balustrade le long de la piste cyclable et j’ai emboîté le pas à Eugène Schnebelen qui cultive quelques arpents de vignes au-dessus de Thann sur la pente du Rangen. (Ils sont huit vignerons à Thann se partageant 20 hectares)

Le journal DNA lui a consacré un article récemment.

Nous saurons tout ou presque des secrets de la vigne, de sa fragilité et des moyens de l’entretenir. Riesling, guewurstraminer, pinot, les vins d’Alsace portent le nom des cépages.

mesure de l’indice d’alcool au réfractomètre. l’indice de réfraction d’une substance permet de mesurer la densité.

La particularité du Rangen c’est sa pente qui atteint jusqu’à 50° et sa roche provenant de l’effondrement rhénan. Le pied de vigne doit donc s’insinuer entre les failles de schiste pour puiser l’humidité et les sels minéraux.

Quand la vendange a lieu, la terre et les pierres s’amassent vers le bas de la pente sous l’effet du passages des vendangeurs. Il convient donc de les remonter chaque année. UUn travail de forçat.

Pendant son exposé Eugène Schnebelen mesure l’indice d’alcool des raisins avec son réfractomètre. Entre 10 et 15°. On attend encore pour vendanger car la vigne est haute ici (Thann est à 328m) et mûrit moins vite que vers Colmar.

La crainte de la sécheresse avec ces canicules répétées est là. Pas question d’arroser. C’est interdit.

Eugène Schnebelen est intarissable sur sa vigne. Il est fier de son abri tout neuf exécuté par un charpentier des Vosges. Les 2000 tuiles émaillées sont fragiles, surtout les vertes qui s’écaillent rapidement.

Les distributeurs de phéromones sont posés pour tromper la reproduction des insectes. La drosophile, les mouches sont redoutables. Quand une odeur de vinaigre est détectée, c’est qu’il est trop tard: des bestioles ont percé le raisin.Le grain est pourri et contrairement à la pourriture noble, il n’est plus récoltable.

Les rosiers en bout de parcelle ne sont pas là pour faire beau mais pour avertir d’un attaque d’oïdium.

Et les usines chimiques de Thann? Aucun risque nous dit Eugène Schnebelen. Il n’y a plus de nuages de mercure au-dessus de la ville!

j’ai rejoint la piste par l’escalier sans compter les marches

Bon j’ai redescendu les escaliers du vignoble quatre à quatre, j’ai sauté sur mon cheval qui s’impatientait et je suis parti boire…une bière à l’ortie/ sureau chez « l’aubiergiste » de Thann

Visite chez l’aubièrgiste de Thann, rue de la 1ère Armée
je suis d’accord
.Du houblon, d’accord, du malt, d’accord et de l’eau. J’ai très soif, la démo est passionnante mais j’ai hâte de goûter au nectar
Pour moi ce sera cette bière ortie/sureau, un vrai régal par ce temps orageux

Voyage à la case prison

La prison de Mulhouse est en bonne voie

Après la case prison, je tente de m’évader le long de la RN66. Mais je suis vite rattrapé par les broussailles qui me font perdre un temps précieux. J’entends déjà les chiens aboyer derrière moi. Dans un ultime sursaut, je jette mon vélo devant moi pour aménager un passage dans le roncier. C’est gagné, je me hisse sur les berges de l’étang et je me transforme en humble cycliste parmi les promeneurs. La liberté retrouvée, ouf!

J’avance sous la ligne vers le mirador, puis j’oblique à droite vers l’étang de Reiningue
Me voici sur la rive de l’étang de Reiningue
le parcours du jour.km 18.8 après la prison, beaucoup de broussailles

Auparavant, j’ai fait une pause à l’étang de Cernay et j’assiste à une belle prise.

Elle s’est bien battue, elle aura la vie sauve. Elle disparait dans les profondeurs de la gravière, un peu stone…

https://www.openrunner.com/r/10536492

Le Randonneur dans le désert

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Le Randonneur N°71 de septembre 2019 est là.

Je ne sais pas pourquoi ce mois ci, le rédac. chef s’ingénie à nous mettre une couverture de Une avec un type qui pédale dans le désert, des chameaux d’Arabie face à lui.

Est-ce une façon de préfigurer l’Europe qui nous attend avec le réchauffement climatique?

Alors oui, je distingue au fond dans la brume matinale les contreforts des collines sous-vosgiennes, puis plus loin nos ballons ronds. Le chemin caillouteux? Oui, je l’imagine aussi. La nationale 66 Mulhouse-Epinal, une fois débarrassée de ses encombrements routiers, faute de pétrole est revenue à l’état de piste romaine puisque l’enrobé bitumineux ne sera plus qu’un souvenir.

Trêve de plaisanterie, je ne m’imagine pas visiter à vélo des contrées exotiques . Le Randonneur cherche toujours des rédacteurs pour sa rubrique « le p’tit coin méconnu ». J’en connais des p’tit coins, mais ils sont connus par la plupart d’entre-nous, alors j’évite l’exercice. Surtout que le comité de lecture ne rassure pas les postulants en « s’attardant sur chaque mot ». S’attarder sur mes mots? jamais! Maxou reste Maxou et je refuse de me plier à un censeur. Je reste chez moi avec ma prose vérolée.

Cela dit j’invite les cyclistes-cycliques, c’est à dire ceux qui prennent le temps de descendre du vélo de temps à autre à lire le Randonneur. Lire, c’est notre gymnastique du cerveau chaque matin. Ne le décevons-pas!

En plus le Randonneur vient de comprendre, un peu tard, que payer avec la monétique Paypal son abonnement à 24 euros c’est moins chiant que de faire un chèque qui reste sur le frigo pendant des semaines.

Une bonne nouvelle: les nouveaux abonnés appartiennent plus souvent à la tranche 30/39 ans.

Le site du Randonneur est là

Fin mai 2019, les randonneurs se sont retrouvés à Montpazier (Dordogne). J’y étais.

https://velomaxou.com/2019/06/03/quatre-jours-de-voyages-1-4/

https://velomaxou.com/2019/06/04/quatre-jours-de-voyages-2-4/

https://velomaxou.com/2019/06/05/quatre-jours-de-voyages-3-4/

https://velomaxou.com/2019/06/06/quatre-jours-de-voyages-4-4/

J’ai parcouru tous les itinéraires. Force est de constater qu’un certain nombre parmi nous n’ont plus la force due à l’âge de les réaliser en entier. Il conviendrait de tracer des parcours plus adaptés.

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Thann-Rammersmatt à VTT

J’ai déjà du faire ce parcours plusieurs fois. Avec quelques variantes. Aujourd’hui fort vent d’est froid. Je me protège en forêt. Dans la plaine, même les parcours vent de travers sont pénibles.

Les sapins au-dessus de Roderen ont été coupés. Reste juste de quoi baliser le chemin

Ce que j’apprécie dans ce parcours , c’est d’avoir de beaux points de vue depuis Rammersmatt et surtout qu’après avoir atteint ce point haut, il n’y a plus que de la descente.

Le bois est là, transformé en buchettes

https://www.openrunner.com/r/10529950

Un plan VTT pour 2020?

C’est Thierry Crouzet dans ses chroniques  » projet de tour de l’Hérault » qui m’en donne l’idée. Pourquoi ne pas tenter une aventure à VTT près de chez soi: le tour de son département.

Bien étudier ses itinéraires évite des déconvenues

Alors je me penche sur le sujet. D’abord en étudiant les cartes.

J’ai commencé par scruter la frontière franco-allemande de 1870, celle qui chemine le long des Crêtes vosgiennes. La plus escarpée et la plus pentue. Je connais déjà la plupart des cols pour les avoir gravis dans le passé.

Peu après le col de la Hingrie, le Haut-Rhin s’arrête et c’est le Bas-Rhin. J’arrête là.

Il me restera à redescendre dans la plaine d’Alsace par le col de Schlingoutte et le col de Fouchy et rejoindre Lièpvre. Atteindre le Rhin à Atzenheim, puis le longer jusqu’à Saint-Louis.

un peu d’imprévu
borne myriamètrique de l’époque napoléonienne le long du Rhin

Le Sundgau. Là aussi j’ai quelques traces « à cheval sur la frontière suisse » mais tout reste à faire jusqu’à Réchézy (TB).

frontière suisse, ferme des Ebourbettes

Et pour finir, rejoindre le Montori au-dessus de Masevaux

Beau projet en perspective avec un bikepacking pour 2020 si j’ai encore les forces…

Les Nuls à vélo

Hélène Giraud et Christine Murris ont eu presque tort d’attribuer leur livre aux Nuls. Ce livre sur le vélo est une bible incontournable non seulement pour les « accédants » mais aussi pour nous qui sommes déjà cyclistes. Pas le cycliste de compétition, non, le cycliste de tous les jours, à la ville, à la campagne, en vacances.

Paru en mai 2014 « Le vélo pour les nuls » n’a rien perdu de son actualité. Si vous ne l’avez pas encore, achetez-le.

275 pages.

On peut le trouver actuellement vendu 5 euros à la librairie Lyre galerie de l’Ile Napoléon à Illzach. C’est donné!

Les potins du lundi

Réforme des retraites, enterrement ou enfumage?

Qui perd gagne!

On ne sait pas encore qui du Gouvernement ou qui du retraité va perdre ou gagner cette bataille qui s’engage autour de la réforme des retraites.

Certes les jeunes générations sont devenues individualistes et imaginer une convergence des luttes est illusoire. Le syndicalisme a perdu son aura et il aura beaucoup de mal à mobiliser. Mais un mouvement populaire est toujours possible, solidaire et incontrôlable comme celui des Gilets jaunes. Ce qui serait pire pour le Gouvernement…et attendu par les mouvements anarchistes.

Il faut reconnaître que le gouvernement est habile à présenter des pertes de droits en avancée sociale.

Réforme: changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement (dictionnaire Larousse)

S’agissant de la réforme des retraites, le Gouvernement joue gros car il a contre son projet un certain nombre de professions. Je pense aux avocats, aux agents EDF, aux fonctionnaires qui disposent d’un pouvoir d’influence pour les uns et d’un pouvoir de nuisance pour les autres. Et si demain la France était plongée dans le noir par manque de courant électrique?…(un sujet hautement risqué et prévisible que se gardent d’aborder les commentateurs) et les contrôleurs aériens?… imagine t-on les remplacer par des contrôleurs militaires comme en mars 1973 où deux avions se sont percutés?

Dans un régime par points, le montant des retraites n’est pas garanti (comme il l’est actuellement) puisqu’il varie en fonction de la « valeur du point » Ainsi, en Suède, les actifs peuvent partir dès 61 ans mais l’âge moyen auquel ils prennent leur retraite était de plus de 65 ans en 2014, contre moins de 60 ans en France, selon l’OCDE.

Plus juste! Vraiment?

Plus de justice nous dit-on. Certains comprennent que derrière le plus de justice , il y a surtout plus de pauvreté. Le niveau des retraites n’est plus garanti a priori : si la situation économique s’améliore, le niveau des pensions augmente ; si la situation, au contraire, se dégrade, le niveau des pensions baisse. Mais dans la situation actuelle beaucoup ont à perdre. Par exemple les professions libérales, comme les avocats, risquent de voir doubler leurs cotisations retraite (de 14 à 28%) alors même que leur caisse est autonome et ne coûte rien à l’État. Les avocats manifesteront lundi 16 septembre…et d’autres professions, après la RATP cette semaine passée, vont suivre.

On comprend jour après jour que cette réforme conduit à beaucoup d’interrogations comme le recul de l’âge de la retraite, la valeur du point et la remise en cause unilatérale des acquis sociaux.

In fine, ne soyons pas dupes, derrière cette réforme se cache en fait la volonté des États de réduire la part des pensions dans leur PIB pour mieux affronter la capitalisme mondial.

Étiquettes…

est-ce encore du pain?

Vous allez rire. Je l’espère.

De nos jours, on est à cheval sur les normes. Alors on étiquette tout.

Le pain du Leclerc où l’on s’aperçoit qu’on mange en fait beaucoup d’autres choses que de la farine et du levain…et les étiquettes de nos t-shirts.

Des étiquettes pas agréables à porter

Pour les t-shirts, c’est une torture. Je ne les supporte pas sur le coté gauche du ventre. J’ai tout essayé. Les couper? c’est pire, le moignon d’étiquette est devenu une épingle. Alors la solution, c’est de les découdre! Oui mais ensuite il faut recoudre et je n’ai pas ce talent de refaire une couture aussi nette. Alors? je vous avoue tout: je mets mon t-shirt à l’envers.

Je plains les dames…

Je suis passée à la boutique Petit Bateau, même leur coton bio a des étiquettes, et la vendeuse ne semblait pas très à l’écoute de mes pb de gratouille. J’ai quand même pris deux culottes en test, car je rencontre en + un pb avec les élastiques des culottes qui irritent et là c’est plus compliqué  

Je n’ai pas encore essayé le Découvite : (nom masculin!) invention très utile pour les couturières permettant de défaire rapidement une couture.

La Bonette à l’index

Inutile de chercher à frimer dans le Hundsrück avec ce maillot de la Bonette acheté à Intersport Jausiers en 2012. Il est cousu avec un fil de nylon qui vous perfore les flancs mieux qu’une aiguille. Je ne suis quand même pas un cheval

Pédale et tais-toi!

Je sais, pour en rencontrer de temps à autre, que certains de mes lecteurs n’apprécient pas cette chronique du lundi. Pour eux le vélo se suffit à lui-même. Nul besoin d’y ajouter des considérations d’ordre politique, sociétal ou économique. Le vélo serait donc un attribut désincarné de la personne, notre prolongement minéral disait Jarry, et rien d’autre. Nul besoin d’en faire plus. Ce n’est pas ma conception du vélo militant…et je suis triste à l’idée qu’on pourrait pédaler uniquement pour son plaisir personnel, par goût et non pas aussi avec le regard que l’on porte à la société et l’image qu’on lui donne pour contribuer à un monde meilleur.

Bâle, le SlowUp fait le plein

Bienvenue au départ de Huningue
Le SlowUp de Bâle, trois boucles inter-frontalières et le long du Rhin

Je ne sais pas combien nous étions. Trente mille?…quarante mille?…Seuls les organisateurs pourraient le dire. Chapeau à ces centaines de bénévoles présents aux intersections pour garantir la sécurité et le succès du SlowUp de Bâle 2019.

on passe en Suisse sans montrer patte blanche exceptionnellement

Nous avions donc au choix trois boucles à parcourir autour de Bâle.

31 km : Bâle – Riehen – Lörrach – Weil am Rhein – Huningue – Saint-Louis – Bâle

21 km : Bâle – Birsfelden – Muttenz – Pratteln – Augst – Wyhlen – Grenzach – Bâle

18 km : Augst – Wyhlen – Herten – Rheinfelden – Kaiseraugst – Augst.

les faubourgs de Bâle sont occupés par l’industrie

On partait d’où l’on voulait et on parcourait une, deux ou trois boucles. Une seule obligation: tourner tous dans le même sens. Pourtant on a croisé quelques cyclistes dans l’autre sens qui prenaient de grands risques de collision.

baisse de pression dans portique pneumatique
Attention au tram!
dès qu’un ralentissement intervient, de gros bataillons de cyclistes se forment
il fait déjà chaud dès 10 heures ce matin
idéal pour les familles d’être mis à l’abri du trafic
bonjour Madame

Ce qui est bien dans le SlowUp, c’est que la route est à nous. Tous les accès sont neutralisés et le balisage est parfait. Heureusement car les itinéraires sont compliqués. Passer d’un grand axe à quatre voies à une simple piste génère automatiquement des bouchons.

nous voici sur les bords du Rhin
à vélo et faire des photos
peu de tandems, mais beaucoup de VTT et VAE
transport familial
Une petite bosse pour quitter le rivage

Le voyage nous fait découvrir Bâle et aussi ses extérieurs bucoliques le long du Rhin.

Une moitié d’avenue rien que pour les cyclistes, c’est abusé…
silhouette étonnante animée
promotion de produits suisses. Miam!
la vache Swissmilk monte sur ses grands chevaux

Il faut cependant être vigilant: tout le monde ne roule pas de façon disciplinée à droite, non. Beaucoup tiennent la gauche et empêchent les dépassements. Les cyclotouristes « patentés » piaffent parfois d’impatience derrière. Mais en venant au SlowUp, on sait que c’est d’abord une fête, alors restons tolérants!

pour petits et grands
je présume que c’est du bio…
on retraverse le Rhin
tour Roche
transport combiné
vous avez votre vignette?
Bâle
Comme au Tour de France
Une connaissance amicale

On n’échappera pas aux immenses « ravitos » qui jalonnent le parcours, dotés de jeux pour les petits et de restaurations généreuses.

C’est où déjà?
un des innombrables bouchons
je confirme, il y a de la verdure autour de Bâle
usine électrique
j’ai pas encore essayé, mais ça me semble pas facile
il n’est pas très content
police à vélo
Pub pour Skoda, j’ai gagné combien?
qu’est-ce que c’est que tout ce monde?
arrêt obligatoire
A l’Ardéchoise aussi ça bouchonne?
ambulant déambulant
ce cyclo s’est échappé et je lui ai filé le train un bon moment
cherchez l’erreur…

Amusant de voir ces petits enfants à vélo et ces parents tractant la remorque des tous-petits. Respect à toutes ces familles qui ont choisi de promouvoir la nature, à pied, à vélo, à roller.

y’a pas plus petit?
des échappés
un échappé
Huningue, la passerelle

https://www.openrunner.com/r/10513432

Baerenkopf en marche

J’ai puisé dans le panier de Pierre Brunner sur son site LTD Rando68 un parcours pédestre au départ de Masevaux qui conduit au Baerenkopf à 1074m.

Mon ami Pierre classe ce parcours 3/6 un peu difficile. Avec 14km et 665m.

Je suis parti un peu avant le point de départ prévu à Stoecken (1.2km), quartier de Masevaux

Au retour 18 km et 815m sur le GPS tps déplacement 6h53 vitesse moy.4.9 km/h .

Et Openrunner, qu’est-ce qui dit?

17.46km et 715m

Je ne mens pas: j’ai ramé. La montée forestière est …physique, avec des passages à 25%.

Qu’on en juge on passe du km 1.1 à 483m au km 4.6 à 902m soit 12% de pente moyenne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Deux refuges à la montée et la Roche Marchal où l’on a un point de vue.

Le refuge du Grambaechle avant d’entrer en forêt
Pendant plusieurs km, on longe l’ancienne frontière allemande de 1870
nichoir taillé dans la masse à la tronçonneuse
Repas pique-nique au refuge de Neuberg km7.7
champignon non comestible
A la Roche Marchal, 1022m, un beau point de vue sur la vallée de la Doller
Mur frontalier

Au sommet, rien à voir non plus.

Baerenkopf, rien que ma bobine à voir

A la descente, c’est vertigineux aussi mais bien carrossé.

J’entame la descente
Parfaitement roulant pour la descente
Animal préhistorique

Au GR 531, une grande prairie avec la ferme-auberge du Lochberg au loin. Trop loin pour faire l’aller et retour.

Au loin Lochberg, je présume

Je poursuis ma descente et j’arrive à la ferme-auberge de Bruckenwald. Les convives finissent leur repas. Je ne trouve pas le sentier pour Masevaux…un client me fait remonter au-dessus de la ferme…alors qu’il suffit d’aller au portillon au bout de la ferme.

Bruckenwald
Les cochonnailles de Bruckenwald
Les vaches de Bruckenwald font la sieste

Pour accélérer le chemin monotone, je trottine un peu. Mon sac ballote.

On approche de la fin
Hameau du Stoecken, une fontaine eau potable. C’est rare.

https://www.openrunner.com/r/10505905

A VTT, vous aimerez peut-être aussi

https://velomaxou.com/2014/03/27/quatre-cols-a-vtt-sur-les-hauteurs-de-masevaux/

Dimanche, SlowUp à Bâle

Bâle

La nouvelle édition du SlowUp Basel-Trois Pays se structurera autour de trois parcours qui peuvent s’enchaîner pour un total de 70 km.

31 km : Bâle – Riehen – Lörrach – Weil am Rhein – Huningue – Saint-Louis – Bâle

21 km : Bâle – Birsfelden – Muttenz – Pratteln – Augst – Wyhlen – Grenzach – Bâle

18 km : Augst – Wyhlen – Herten – Rheinfelden – Kaiseraugst – Augst.

Si vous êtes tenté par le tourisme urbain à vélo, le SlowUp de Bâle est tout indiqué.

Visiter Bâle et ses frontières à l’abri du trafic routier, je peux vous garantir que c’est très agréable. En outre passer d’un pays à l’autre et rencontrer nos voisins, ce sera une découverte sous un autre angle du monde du vélo. Un vélo familial, un vélo convivial.

J’ai une place dans la voiture pour aller jusqu’à Huningue où l’on prendra le départ. (me contacter)

Il existe trois boucles, on n’est pas obligé de parcourir les trois.

On prend le départ là où on veut

Cinq euros demandé pour participation aux frais.

Prendre un sac à dos léger.

En 2015, j’avais trouvé insolite ce moyen de se déplacer en ville. En 2019, j’ai moi aussi ma trottinette
Passerelle des Trois Pays Huningue
Le SlowUp s’adresse à tous. Dans l’immensité d’une voirie déserte, quoi de mieux que de suivre la ligne blanche!

Ça roule

Septembre est beau. Alors profitons-en.

A Didenheim, j’ai traversé un chantier à pied. Un riverain exprime son raz-le-bol. Depuis mai, me dit-il, Didenheim est en travaux et je dois faire un grand tour pour rentrer chez moi. Les habitants de Didenheim subissent la double peine, envahis par le trafic routier, ils doivent en plus subir les pelleteuses et les routes défoncées.

Une fois sur la piste de Dannemarie, un Montpellierain. On bavarde. Il m’invite à sa sortie du 12 octobre…à Montpellier.

C’est un peu loin. https://www.openrunner.com/r/10501758

Grand Ballon à VTT

En général pas de beaucoup de vélos traînent par là, d’autant qu’ils sont interdits hors chemin.

C’est un beau parcours qui permet de monter sur le toit des Vosges à 1424m et d’admirer le paysage. Penser à prendre ses jambes avant de partir. Je pars de Thann à 9 heures et je suis au Grand-Ballon à 13 heures.

Je prends la direction de Geishouse et je grimpe par la route.

Monter à Geishouse n’est pas le plus difficile

Après Geishouse, la montée est toujours éprouvante. D’autant que la route est dans un état déplorable. Je croise cependant deux motards qui descendent au pas et un vététiste. Puis un Anglais et son camping-car qui monte. C’est tout. Pas de quoi me distraire.

on peut considérer que la route du Haag est morte

Cette montée là m’épuise surtout après le hibou sur son totem. Je ne triche pas avec moi-même, je fais des sets à pied…tant et si bien qu’un marcheur aguerri me rattrape et me met quelques centaines de mètres dans la vue.

je fais deux fois le tour du hibou pour prendre mon élan

Au Haag, je consulte mon vélo. Il s’en fout.

Devant la ferme, j’hésite…Est-ce que je casse-croûte là ou plus haut? J’entame le GR5 rectangle rouge avec les marcheurs. Des jeunes et des moins jeunes. Les jeunes ont mis la radio et du rap pour s’encourager, j’imagine.

Finalement je quitte le Haag en poussant. Mon vélo respire.

Un groupe de locaux mangent au soleil le long du sentier. Vous ne vous êtes pas trompé d’itinéraire? Non! Ce dédale de cailloux me rappelle le Mercantour, je porte souvent pour franchir les murs d’escalier.

Ce genre de sport intéresse peu de vététistes. Je suis un marcheur à vélo.

Puis je m’installe confortablement face à la vallée, au soleil. Et je sors mes casse-croûtes. Saucisson, jambon, fromage. Il ne reste rien pour atteindre le monument des Diables Bleus.

la route du Grand Ballon et la plaine d’Alsace au loin
un homme volant au-dessus du Grand-Ballon

Je pousse jusqu’au radar de navigation aérienne qui ne sert plus, dit-on. Mais un véhicule 4×4 de l’EuroAirport est là. Je parcours le belvédère en gravissant les escaliers. Et je m’en vais. Riche a fait un super-établissement avec porte-vélos et salon de thé. Toilettes publiques gratuites. Il va faire son miel.

voici le radar du Grand-Ballon que j’appelle le Gros Miko
les marches majestueuses
insouciance
Vue sur la plaine d’Alsace
J’attache mon cheval devant les fleurs chez Riche
L’établissement a de la gueule

Je descends par les pistes vers l’Auberge du Ballon. Les vaches se baladent sur la route.Les Bronner sont fermés. J’appelle jusqu’au poulailler, personne, mais les poules rappliquent dare-dare derrière moi ! Les chiens roupillent au soleil et manifestement je ne les intéresse pas.

Les Vosgiennes de la ferme Bronner
je slalome un peu, j’ai perdu la trace
arrivée à la ferme auberge du Ballon
le parcours fait 45km et 1400m

Je descends par les pistes vers l’Auberge du Ballon. Les vaches se baladent sur la route.Les Bronner sont fermés. J’appelle jusqu’au poulailler, personne, mais les poules rappliquent dare-dare derrière moi ! Les chiens roupillent au soleil et manifestement je ne les intéresse pas.

Au Firstacker, je traverse la route avec prudence
…et je prends Goldenmatt

Une fois au col du Firstacker, je traverse la route et je prends Goldenmatt. Le site de Goldenmatt est en cours de réhabilitation et on peut suivre les travaux sur www.goldenmatt.fr. Dans les parages, ne pas se tromper, bien suivre le tracé GPS, il faut aboutir à Goldbach et pas à Altenbach.

Goldenmatt est en travaux. Une belle terrasse a été ajoutée
la petite mare à coté est poissonneuse

A Goldbach, on descend en direction de Freundstein, légère remontée et là-aussi se tenir au tracé pour aboutir à Willer-sur-Thur au pont du Wissbach.

Goldbach est en vue et Freundstein en face

Retour par piste cyclable à Thann.

Rando de 45km et 1400m. Il faut du peps pour un parcours comme ça…et faire gaffe dans la descente, cailloux, rigoles traversières, portillons, escalier bois, barbelés, clôture électrique chez Bronner et une bonne prune qui réveille!

Sur le plan cardiaque, c’est yo-yo tout le temps
au revoir Goldbach, je descends à Willer

https://www.openrunner.com/r/10493740

Pisser dans un violon

Pisser dans un violon, c’était brasser de l’air. Plus maintenant car on va pouvoir pisser intelligemment. L’urine devient parait-il un nouvel or vert. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

On connaissait déjà l’urinothérapie consistant à boire sa propre urine. Je n’ai pas goûté mais peut-être qu’avec un peu de grenadine, ça passerait mieux!…

L’urinothérapie est une pratique déjà suivie par cinq millions d’Allemands, dix millions de Chinois, deux millions de Japonais et un million de personnes aux Pays-Bas.

L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95 %), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles).
En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour, un cheval 10 litres et un éléphant jusqu’à 80 litres.

Attention: Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée.

On se souvient aussi avoir lu que des explorateurs perdus dans le désert ont bu leurs urines faute d’eau.

Mais voici que les nouveaux diesel aux normes Euro6 sont équipés de réservoirs d’urée. Autrement dit de l’urine. De l’urine synthétique destinée à transformer les oxydes d’azote rejetés dans l’atmosphère en azote et en vapeur d’eau.

Commercialisé sous le nom d’Ad-blue la plupart des constructeurs se lancent dans le procédé.

Récupérer son urine à la maison

Une poubelle pour les plastiques et les cartons, une autre pour les déchets ménagers et…une troisième pour son pipi. Bref, un pot de chambre familial!

C’est vers quoi nous allons tendre à l’avenir. L’urine envoyée dans nos égouts perturbe le cycle des stations d’épuration. L’urine a en effet l’inconvénient d’empêcher les bactéries de se développer dans les bassins de décantation et c’est pourquoi les exploitants ont besoin de gros débits d’effluents pour faire tourner les usines.

Les cyclistes, et pas seulement, sentent parfaitement la bonne odeur de dame nature lorsque l’épandage des lisiers est en cours. Le lisier n’est rien d’autre que les urines des bovins.

L’urine de l’humain serait donc aussi un excellent engrais à valoriser.

Extraire le phosphore de l’urine permettrait de limiter l’exploitation de mines de phosphate dont les gisements sont limités. D’autre part, prélever l’urine pour en faire de l’engrais permettrait de l’exclure du circuit classique de traitement en station d’épuration et ainsi de réduire la quantité de micropolluants rejetés dans la nature. (source)

Les potins du lundi

Epandage agricole

Faut-il observer un recul de 5 mètres ou 10 mètres par rapport aux habitations pour procéder à l’épandage des pesticides? C’est le débat de la semaine. Depuis qu’un maire a voulu interdire à proximité de son école et des habitations, la justice a tranché fissa. Le Gouvernement s’est ridiculisé en se basant sur ce qui est écrit sur les fûts des fabricants de produits. Il suffit de se promener dans la campagne pour comprendre que 5 ou même 10 mètres n’évitent pas que le quidam de passage se prenne une giclée de glyphosate lorsque le paysan (mal)traite ses champs avec les grandes rampes de son pulvérisateur attelé à son tracteur agricole.

Nous les cyclistes sommes aussi les victimes de ces pulvérisations qui dépassent largement les contours du champ au gré du vent. Certains exploitants arrêtent leur dispositif le temps qu’on passe, mais d’autres font semblant de ne pas nous voir.

Il existe pourtant une réglementation très précise en matière d’épandage qui curieusement semble inconnue des maires …

Les épandages sont soumis à de fortes contraintes horaires et météorologiques: en cas de vent supérieur à 20 km/h, ou en pleine journée, il est fortement déconseillé ou interdit d’épandre. « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. » (Le seuil de 3 est dépassé lorsque vous pouvez voir les feuillages bouger à l’œil nu). Ce même texte interdit la pulvérisation à moins de 5 mètres des cours d’eau visible sur une carte au 1/25000. (Référence : arrêté du 12 septembre 2006 3  – article 2 notamment)

Traitement de la vigne au Rangen (2008).

Les vendanges ont commencé en Alsace.

Je me penche sur cette profession discrète qui fait parfois des miracles avec sa trésorerie sans qu’on sache toujours s’il s’agit de l’opération du Saint-Esprit.

Non, le Saint-Esprit n’a rien a voir là-dedans. L’affaire Albrecht restera dans les annales judiciaires de la profession pour attester du contraire.

Je traverse le nuage de pulvérisation en restant en apnée le plus longtemps possible

Il s’agit tout simplement de se mettre d’accord entre viticulteurs pour savoir combien on va donner de tours de vis au pressoir. Si vous pressez moins, vous aurez moins de nectar et si vous pressez plus, vous en aurez….plus. Vous avez compris. Viennent s’ajouter à cette règle les conditions sanitaires, l’ensoleillement, la pluie,…

Cette année 2019, conditions idéales. L’Association des Viticulteurs d’Alsace s’est donc réunie à huis clos, c’est à dire portes fermées, pour décider démocratiquement (?) qu’on allait faire pisser la vigne à 80 hectolitre à l’hectare. Soit le rendement maximal. Le résultat, on le devine

  • on produit plus de vin de qualité moyenne et donc on en vend plus dans les supermarchés
  • corrélativement le cours de l’hectolitre perd de sa valeur s’il conduit à une mévente auprès des acheteurs

Ne parlons pas d’entente illicite sur les prix, les viticulteurs sont des gens bien.

Ce sera donc 80 hl/ha, bien que l’Alsace peine à vendre 920 000 hl et ses milliers d’hectolitres de vins stockés dans les caves. (DNA 2 septembre 2019)

Cernay chemin du réservoir, un terrain propice vient de voir le jour, même si le chemin en a souffert

Nous les cyclistes qui sillonnons les chemins viticoles reculés, on voit que chaque friche dans son plus profond recoin ne tarde pas à trouver un espace propice à planter quelques arpents supplémentaires. On comprend pourquoi.

Ne l’oublions-pas: la vigne française concentre à elle seule 20% des pesticides alors qu’elle n’occupe que 3% des surfaces agricoles cultivées.

Article en relation:

https://velomaxou.com/2019/07/05/le-glyphosate-a-la-vie-dure/

Cyanotype

Ce matin la froideur de septembre était au rendez-vous. A peine plus de treize degrés.

Le bassin déversoir de la station de Cernay est immobile
Tous les 10 ans environ, le Conseil Départemental se souvient qu’une piste cyclable est à entretenir le long de la Thur. Les racines font leur œuvre lentement. Je suis blasé.

J’ai pris la piste de la Thur. Puis à Wittelsheim, j’ai poussé jusqu’à Richwiller et Lutterbach.

Ensuite demi-tour.

Je remonte la piste de la Doller. La brume reste accrochée au massif

Reiningue, Schweighouse et Pont d’Aspach.

Fabrice Wozniak expose ses photographies à Sentheim

A la gare de Sentheim, Philippe Wozniak expose ses cyanotypes. Un procédé ancien de photographies sur plaques de verre et sur papier. Datant de 1842, cette technique a disparu à la naissance de l’argentique mais elle conserve de l’intérêt pour qui aime les belles photos monochromes bleutées.

Philippe Wozniak a construit son appareil de prise de vue lui-même, sa chambre noire à l’ancienne et aussi son matériel de développement. Il me propose une initiation. Je choisis un négatif de la gare de Sentheim avec une locomotive. Je badigeonne un papier-photo de révélateur et l’on passe au développement.

L’image apparaît

Puis le bain fixateur…et le tour est joué. Je repars avec mon tirage de la gare de Sentheim

https://www.openrunner.com/r/10483380

A pied, le Raemelspitz

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Vélo retrouvé dans les ruines du château de Burg.Il remet sérieusement en question l’âge de l’apparition de la bicyclette sur terre. Celui-ci remonterait au Pléistocène. C’est à dire sensiblement à l’époque des mammouths. On voit nettement l’état de conservation de ce spécimen qui porte encore de la laine sur le cadre qui lui permettait de résister à des froids sibériens.

A pied sur la frontière suisse, nous avons suivi le chemin des douaniers en compagnie de Prosper Ruetsch, notre animateur du jour.

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Toujours à Burg, un tracteur antique muni de sa couleur de camouflage qui le rend parfaitement indétectable dans les feuillages. Il est vrai que l’armée suisse est orfèvre en matière de dissimulation d’engins stratégiques.

Avec pour objectif la montée au Raemelspitz , point culminant du Sundgau à 832 mètres d’altitude.

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Burg le château avec sa tour qui accueille l’ancienne horloge du Spalentor de Bâle.

Auparavant nous avons traversé le délicieux village suisse de Burg im Leimental, puis grimpé au château de Burg par la cluse, un éperon rocheux long de 540 mètres.

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La grande prairie de Rittimatte

A Rittimatte, une grande étendue herbeuse avec tout à coté la demeure de feu Albert Hoffmann qui a découvert le LSD.

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La tour du Raemelpitz de 8m de hauteur (alt.832m) construite en 1901. Par beau temps, on peut voir les Alpes
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vue panoramique depuis la tour
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Les aplombs sont vertigineux
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Borne-frontière franco-suisse, coté français on devine un D à la place du F pendant la période allemande

Ce parcours fait 14km et 450m

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