Catégorie : Les peintures de Maxou

Mon autre dada

Les voiliers

Acrylique sur toile 120X40 (tableau proposé par Nelly Lestrade)

L’histoire des voiliers

J’avais ce cadre rectangulaire depuis longtemps chez moi en réserve pour le jour où je me sentirais en état de peindre cette grande surface de presque un demi-mètre carré!

J’ai commencé à enduire de Gesso blanc et j’ai laissé sécher tout en me demandant si j’allais réussir ce challenge consistant à peindre un bord de mer avec des voiliers sur un format panoramique

Aujourd’hui, orage prévu, je m’y attaque.

Je réunis mes tubes dans l’ordre…

Faut pas s’dégonfler lorsqu’on débute en face d’une surface comme celle-là, moi qui suis habitué au 24×32 de l’aquarelle. On a tous les problèmes en même temps.

  • le tableau qui gigote
  • « la sauce » à rallonger
  • on en a plein les doigts
  • ça tombe par terre, on marche dessus, on suit mes pas dans toute la maison

A l’acrylique, on a le droit de fignoler « au doigt » pour les bords ou pour adoucir des fondus comme le sable et l’eau de la mer.

Au bout de deux heures, je suis vidé. Plus dur que de monter le Bannstein à vélo! Et pour clore le tout, à la fin il faut peindre les voiliers! J’ai pas intérêt à les louper car je n’ai pas encore les couteaux bien en mains.

Finalement l’orage n’est pas venu. Mais mes voiliers filent au moins à dix nœuds.

Sausheim

aquarelle Sausheim 24×32

De mémoire, j’ai repris cette aquarelle sans modèle. Je ne me souviens plus où c’est exactement.Quand on imagine des couleurs, des formes, on fait un peu ce qu’on veut.

Un peu seulement.

Le flou n’est pas forcément un cache-misère. Il faut aussi suggérer. Les détails viennent à la fin pour consolider l’architecture de l’ensemble et donner de l’harmonie.

Cette image là que je n’avais pas terminée était encore à l’état brut comme ci-dessous…

Ce genre de travail ci-dessus, c’est ce que je fais quand je n’ai ni motivation, ni goût; il n’y a que la mise en page à garder, la perspective, le volume végétal et la solide maison alsacienne, son toit protecteur. C’est donc une ébauche quia sommeillé dans un carton quelques années. La leçon est donc de ne jamais détruire un dessin pas fini car on peut y revenir longtemps après. La peinture c’est aussi la traduction d’une émotion, comme la musique ou l’écriture.

Que faire à partir de là?…

Massifier les volumes et les tons?…

Accroître les contrastes?… et renforcer la lumière pour mieux foncer les endroits ténébreux?…

C’est tout ce que je pouvais et savais faire.

Avec un passe-partout blanc de 4cm, ce sera très décoratif.

Relooking

je n’y connais rien aux fleurs (aquarelle 24×32)

Le confinement se termine. On commençait à s’y prêter. Les travaux délaissés à la maison ont trouvé preneur, des trucs de bricolage, de jardinage, et même des trucs contraints par nos épouses ravies de disposer d’une main d’œuvre servile, gratuite et prisonnière.

Vivement lundi que j’me barre!

Dans mon carton, je ressors des fleurs abandonnées en 2012. Je n’ai jamais aimé les fleurs. Un truc de femme! Pris d’une soudaine compassion, je remets la feuille sur le bureau et j’essaie de lui redonner vie.

Ça passe pour cette fois! dirait mon maître.

Oui, le confinement nous redonne de la tendresse enfouie au fond de nos cœurs.

Je l’offre à qui la veut. C’est mon jour de bonté.

Des Coronaminus

Ils ne respectent pas tout à fait la distance mes Coronaminus. Va falloir sévir dans les rangs.

Dans la série « reprisage », je fouille dans ma caisse en carton et je trouve « une drouille » transformable, mais transformable en quoi?

Jugez vous-même!

Juste un beau ciel et une vague dune de sable avec au loin ce qui pourrait être un Mont-Saint-Michel. Je me suis empressé de tout laver. Sauf le ciel.

Je ne savais pas trop quoi faire à la place…J’ai du la garder juste pour le ciel…

Finalement sur mon horizon, j’ai eu l’idée de mettre des vélos qui passent. J’ai toujours un p’tit vélo dans la tête en rab.

Et puis pour donner un peu de relief à l’ensemble, j’ai ajouté de la montagne en arrière plan.

Reprise

Ma grand-mère reprisait les chaussettes trouées. Inimaginable aujourd’hui!

J’ai ressorti de la caisse carton mes ratures.

J’en ai pris une que j’ai lavé sous le robinet. Et j’ai repassé dessus.

C’est tout ce que j’ai pu faire pour lui donner une seconde vie. Il tarde qu’on sorte de notre enfermement.

Sausheim

Acrylique sur papier 24×32. Ces petites maisons alsaciennes sont les seules que possède Sausheim. Elles sont amoureusement entretenues par les propriétaires.

Reprendre ses pinceaux n’est pas facile. Voila dix jours que je n’y ai pas réussi. Il faut de la motivation. Comme pour le vélo.

J’ai habité près de vingt ans à Sausheim (Haut-Rhin) périphérie de Mulhouse.

J’ai emporté avec moi une malle en carton contenant toutes mes aquarelles indignes. Je veux dire les ratées, celles qu’on déchire, celles qu’on lave sous le robinet d’eau.

J’en ai extrait quelques unes avec tristesse car elles avaient ce petit manque de supplément d’âme permettant de les réhabiliter.

Alors j’ai commencé à en « reprendre » une à l’acrylique. L’acrylique c’est le cache sexe de l’aquarelle ratée.

Quand l’acrylique est aussi ratée, il n’y a plus d’espoir, c’est le traitement de la dernière chance.