Catégorie : Les peintures de Maxou

Mon autre dada

Roscoff

C’est une vieille aquarelle format 40×30 de 2019 qui était ratée. Je l’ai transformée en acrylique, ratée aussi.

L’essentiel c’est d’essayer. Disons que ça fait un genre.

J’ai besoin encore d’apprendre le couteau. Mon emploi du temps du deuxième confinement à venir est tout trouvé.

Relax Max

Michelbach (24×32)

C’est vrai qu’en 24×32, c’est relax Max. J’ai été bien inspiré de faire mon vélo hier car aujourd’hui s’annonce moins beau.

Michelbach, je ne m’en lasse pas. C’est à portée de main et les angles de vue sont affriolants. Alors ne nous en privons pas.

Oelenberg

Croquis aquarellé (21×30) 300gr. Le croquis permet de tester les proportions du dessin et d’essayer des contrastes de couleurs. On se contente parfois de croquis lorsqu’on part en voyage.

A vélo en quittant Reiningue, prendre à gauche après le château d’eau et on passe devant l’abbaye. C’est beaucoup mieux que la départementale.

Ce matin pluie soutenue. Temps automnal normal. Les ruisseaux vont pouvoir reprendre leur cours.

Alors je croque en écoutant Paul Ardenne à Musique Matin. on y écoute les bruits de la nature. Ceux des bouleaux, des maïs,…Il s’agit de musique écologique. Étonnant, je peins justement des maïs devant l’abbaye. Les miens ne font pas de bruit.

Sitzenkirch

Je suis passé par là le 10 septembre dernier. C’est une contrée dont je ne me lasse pas tellement c’est beau. J’ai l’habitude de dire que le paysage semble « construit » tellement il est entretenu, les constructions en harmonie avec la nature. Nul doute que les habitants adorent aussi leur terroir.

On passe à gauche de la chapelle et on grimpe à Käsacker.

Hombourg, le château

aquarelle abandonnée en 2007 (24×32) c’est une œuvre réparée avec de l’acrylique,

J’avais décidé de me mettre au VTT. La forêt de la Hardt était mon terrain de jeu. Je m’accordais toujours une pause devant ce château de Hombourg. Aujourd’hui il héberge autour de lui un grand terrain de golf.

Dimanche peinture

Les fleurs n’ont jamais été mon terrain de prédilection. Cette peinture abandonnée, je l’ai reprise pour en faire quelque chose d’acceptable à un cours élémentaire. Pourrait convenir dans un retour d’escalier. Mon maître dirait qu’il ne faut pas faire toutes les fleurs de face, je sais.

Le matin, il est rare que je revienne de mon vélo avec moins de 400 mètres de dénivelée.

Alors l’après-midi, je compense avec la peinture. Je poursuis ma reprise des ratés de 2007. Pourquoi 2007? je ne sais pas. C’est tout ce que j’ai gardé. Des trucs pas finis, mal commencés.

Après je suis tombé sur une aquarelle de la librairie Au Lys de Thann qui est à présent fermée. Personne n’a repris la boutique. La rue de la 1ere armée n’est guère vaillante, un magasin sur deux est fermé. Pourtant il y a de nombreux parkings à deux pas…

Chez Au Lys, j’avais déposé des aquarelles, puis ça a fermé. J’ai peut-être fait fuir les clients

Ottmarsheim

aquarelle 24×32

C’est acidulé. J’ai toujours aimé me balader dans ces vieilles pierres de l’abbaye. Restaurée, remodelée peut-être, elle est austère, dépouillée d’artifice, mais c’est un beau monument à l’architecture parfois compliquée.

Chaque année, il y a une fête de Noël où les riverains se rassemblent dans le froid et y boivent un vin chaud.

Cette aquarelle a été ressortie de mon carton « ratés ». Abandonnée à son triste sort pendant 10 ans. Elle est donc bricolée et relookée en 2020. J’assume.

Pour la reprendre, j’ai douté. Fallait-il redonner de la vie aux acteurs, du relief à cette scène animée? et flouter l’abbaye? C’est le soir, donc je dois gérer la faible lumière disponible

Finalement, j’ai tout repris comme si c’était une bande dessinée.

Barques

24×32

C’est un travail de reprise. Comme je manque d’inspiration en ce moment, je puise dans ma boite bleue. Ma boite bleue comporte toutes mes reliques accumulées depuis dix ans. Celles que j’ai estimées dignes d’être corrigées, un jour…

Ce matin, le jour est venu pour ces barques abandonnées dans une crique attendant la marée montante, composition imaginaire, le truc qu’on apprend à l’école de peinture. Avant-plan, plan moyen, arrière-plan,…ran-tan-plan.

Bleu, blanc, rouge, mes barques. Toujours l’esprit républicain!

Et ne pas se tromper avec les ombres et lumières, siouplait!

Cernay revisité

Ma peinture repeinte de ce matin. Cernay comme c’était peut-être au Moyen-Age avec de grands arbres tout autour. Pourquoi pas? Pour ce rendu velouté, il faut peindre avec le papier encore imbibé d’eau juste un peu séché au sèche-cheveux. (30×30 sur papier 300gr)

En 2010, j’avais commis une erreur en tentant de peindre cette porte de Cernay. Je ne vous la présente pas ici tellement c’était raté. Je crois qu’à la fin j’avais même assassiné ma peinture.

voir l’assassinat si vous n’avez pas peur de voir un cadavre de peinture…

Alors ce matin, j’ai tout lavé au lavabo.

Puis j’ai repeint dessus.

Sausheim revisité

J’ai enfermé dans un carton de vieilles aquarelles de Sausheim, commises en 2010, trop moches à mon goût. Je les « bricole » une à une pour leur redonner vie. Ici les deux petits commerces face à la mairie. Elles témoigneront d’une tranche de vie le temps qu’elles voudront bien.

Enfin il pleut!

J’en profite pour « revisiter » mes aquarelles planquées dans un carton. Elles ont pris de l’âge, comme moi. Je les ai enfermées dans le noir pendant tout ce temps. Les remettre en lumière?

Oui, je les sors, une à une. Certaines mériteront d’être réhabilitées par leur auteur, un peu comme si je décidais de les lever d’une indignité pour cause de laideur.

Le carnet de voyages

Le Pont au lac de Joux

Le croquis aquarellé permet d’alimenter ses carnets de voyages. Beaucoup s’y adonnent. En plus le croquis accepte le pardon si des erreurs sont présentes. Ce ne sont que des esquisses pour mémoire d’un coup de cœur fugace.

Peint sur place aux Pays-Bas un jour de pluie, je n’avais pas d’encre avec moi

Le croquis aquarellé est donc appelé à faire « une mise au propre » plus tard, à la maison si le cœur nous en dit.

A la différence de l’aquarelle, on dessine des contours d’abord avec de l’encre, puis on colorie des masses sans chercher à détailler.

Le rendu est parfois intéressant…comme il peut être décevant.

Sur mon vélo, difficile de peindre, je ne prends que des photos que je convertis en croquis une fois rentré. Il est vrai que je transgresse un peu la règle.

Mais le croquis, c’est aussi un peu l’esquisse du futur. Il permet les recadrages, l’harmonie des tons et des volumes, d’essayer divers plans.

J’arrête là car je me rends compte que j’en parle mieux que je n’en peins.

Moulin du Boël

J’écris son nom comme s’il m’était familier. Mais non, je ne connais pas le Moulin du Boël situé près de Rennes.

C’est la magie de la peinture, on peint des trucs qu’on n’a jamais vu « en live » et au fur et à mesure, à force d’étudier les formes, les textures, les reflets, les couleurs, on s’imprègne du sujet jusqu’à se l’approprier et imaginer qu’on a été en face, un jour.

Je ne verrai peut-être jamais le Moulin de Boël. Peut-être n’existe t-il même pas!

Finalement en peignant, on entre sans le savoir dans l’abstraction.

Mais si, le Moulin de Boël existe, je l’ai trouvé ici…

Finalement, je vais afficher cette destination pour mon prochain voyage breton.

Pointe du Raz

Pointe du Raz (aquarelle+acrylique) 24×32

J’aime bien aller là-bas, à la Pointe du Raz.

Parce que j’ai le sentiment d’atteindre le bout du monde…et pourtant un abruti nommé Christophe C. osa prétendre le contraire.

De l’aquarelle et de l’acrylique, je sais, ce n’est pas très académique. Qu’importe!

PS: Raz ne signifie pas Remise à Zéro comme on est tentés de le croire…mais viendrait plutôt de ras la casquette.

Les voiliers

Acrylique sur toile 120X40 (tableau proposé par Nelly Lestrade)

L’histoire des voiliers

J’avais ce cadre rectangulaire depuis longtemps chez moi en réserve pour le jour où je me sentirais en état de peindre cette grande surface de presque un demi-mètre carré!

J’ai commencé à enduire de Gesso blanc et j’ai laissé sécher tout en me demandant si j’allais réussir ce challenge consistant à peindre un bord de mer avec des voiliers sur un format panoramique

Aujourd’hui, orage prévu, je m’y attaque.

Je réunis mes tubes dans l’ordre…

Faut pas s’dégonfler lorsqu’on débute en face d’une surface comme celle-là, moi qui suis habitué au 24×32 de l’aquarelle. On a tous les problèmes en même temps.

  • le tableau qui gigote
  • « la sauce » à rallonger
  • on en a plein les doigts
  • ça tombe par terre, on marche dessus, on suit mes pas dans toute la maison

A l’acrylique, on a le droit de fignoler « au doigt » pour les bords ou pour adoucir des fondus comme le sable et l’eau de la mer.

Au bout de deux heures, je suis vidé. Plus dur que de monter le Bannstein à vélo! Et pour clore le tout, à la fin il faut peindre les voiliers! J’ai pas intérêt à les louper car je n’ai pas encore les couteaux bien en mains.

Finalement l’orage n’est pas venu. Mais mes voiliers filent au moins à dix nœuds.

Sausheim

aquarelle Sausheim 24×32

De mémoire, j’ai repris cette aquarelle sans modèle. Je ne me souviens plus où c’est exactement.Quand on imagine des couleurs, des formes, on fait un peu ce qu’on veut.

Un peu seulement.

Le flou n’est pas forcément un cache-misère. Il faut aussi suggérer. Les détails viennent à la fin pour consolider l’architecture de l’ensemble et donner de l’harmonie.

Cette image là que je n’avais pas terminée était encore à l’état brut comme ci-dessous…

Ce genre de travail ci-dessus, c’est ce que je fais quand je n’ai ni motivation, ni goût; il n’y a que la mise en page à garder, la perspective, le volume végétal et la solide maison alsacienne, son toit protecteur. C’est donc une ébauche quia sommeillé dans un carton quelques années. La leçon est donc de ne jamais détruire un dessin pas fini car on peut y revenir longtemps après. La peinture c’est aussi la traduction d’une émotion, comme la musique ou l’écriture.

Que faire à partir de là?…

Massifier les volumes et les tons?…

Accroître les contrastes?… et renforcer la lumière pour mieux foncer les endroits ténébreux?…

C’est tout ce que je pouvais et savais faire.

Avec un passe-partout blanc de 4cm, ce sera très décoratif.

Relooking

je n’y connais rien aux fleurs (aquarelle 24×32)

Le confinement se termine. On commençait à s’y prêter. Les travaux délaissés à la maison ont trouvé preneur, des trucs de bricolage, de jardinage, et même des trucs contraints par nos épouses ravies de disposer d’une main d’œuvre servile, gratuite et prisonnière.

Vivement lundi que j’me barre!

Dans mon carton, je ressors des fleurs abandonnées en 2012. Je n’ai jamais aimé les fleurs. Un truc de femme! Pris d’une soudaine compassion, je remets la feuille sur le bureau et j’essaie de lui redonner vie.

Ça passe pour cette fois! dirait mon maître.

Oui, le confinement nous redonne de la tendresse enfouie au fond de nos cœurs.

Je l’offre à qui la veut. C’est mon jour de bonté.