Catégorie : Les peintures de Maxou

Mon autre dada

Altes Lager

Aquarelle 24×32 (retouchée)

C’est ma première peinture de l’année. Je l’appelle Altes Lager (Vieux camp), le lieu dit derrière la déchetterie d’Aspach. Je l’ai ratée (celle en dessous de ce texte, pas celle de dessus). Manque de motivation? perte de confiance? technique compliquée? tout à la fois sans doute.

Mais comme je n’aime pas jeter ma feuille, la déchirer. Je l’ai recyclée. J’ai d’abord lavé l’avant plan moche avec de l’eau et un pinceau plat, puis j’ai repeint avec une technique de mosaïque qui a l’avantage de couvrir la misère.

Redonner du lustre à l’avant-plan avec des couleurs chatoyantes, ça met en valeur en même temps mon plan d’eau et je laisse le reste en place, la lisière d’arbres au fond et mon ciel de brume que je trouvais bien.

J’ai frôlé la correctionnelle en ce début d’année.

aquarelle 24×32 (la ratée)

Mer agitée

Acrylique 40×50 sur toile

Je m’étais préparé la veille. L’acrylique demande du temps. Une fois revêtu d’un fond de Gesso, il ne me restait plus qu’à travailler mon tableau.

Bien sûr, je travaille avec un tuto et je vais de l’ordi à la toile, séquence après séquence. Car je suis incapable de mener une telle opération sans un guide. Ici, c’est Nelly Lestrade à l’accent chantant du midi qui me propose le sujet. Elle est sympa Nelly mais elle est droitière et moi gaucher dans certains cas, ce qui m’oblige à transposer ses mouvements de couteaux.

De l’ordi à la toile, je m’applique

D’abord le fond du sujet au couteau.Je m’en mets plein les doigts et j’use beaucoup d’essuie-tout.

Travailler sa pâte comme le boulanger et obtenir un rendu. Un grand trou cyclonique dont je me demande comment je vais en sortir…

Quand on arrive à la touche finale, il reste à contempler son œuvre avec bienveillance. Bienveillance, c’est mon copain des bons jours.

Fin de série

Une aquarelle barbouillée à l’acrylique, ça peut toujours redonner un peu d’espoir à ses échecs.

Avant la fin de l’année, je range mes peintures. Elles sont logées dans des classeurs depuis quinze ans.

Les moches aussi. Une peinture moche, c’est une peinture loupée à laquelle tous les peintres amateurs sont confrontés. Ne pas se décourager: mes peintures moches, je les estime à 80%! Il est vrai qu’au fil du temps, on est de plus en plus sévère avec soi-même. Mais je les garde car c’est un souvenir, un moyen d’identifier un état d’esprit, la preuve de ses difficultés à aborder le sujet. Bref, aborder sa médiocrité et l’accepter c’est aussi un encouragement à mieux faire la prochaine fois.

Il reste les inévitables déchets, ceux qu’on n’osera pas mettre dans le classeur…sans aller jusqu’à les déchirer ou les mettre à la poubelle. Ceux-là, je les stocke à part. Puis de temps à autre, je cherche à les réhabiliter ou à les recycler. Recycler, c’est la mode.

Alors voila un exemple.

Une aquarelle ratée, je la couvre à l’acrylique. L’acrylique a cet avantage de couvrir la mocheté du dessous.Et en plus, ça m’entraine à tester ce medium fort distrayant.

Autrefois, je lavais l’aquarelle sous le robinet, je la séchais et je recommençais…chose qu’on apprend dans toutes les écoles pour débutants, histoire de ne pas gâcher la feuille.

Chatillon-sur-Broué

J’arrive à Chatillon-sur-Broué. Clic-clac, l’église en face de moi

Chatillon-sur-Broué est un village situé aux confins de l’Aube, de la Haute-Marne et de la Marne.

Caractéristique de l’habitat, les maisons à pans de bois. Quelques églises sont également construites en bois comme celle de Chatillon-sur-Broué.

Je vais faire du vélo parfois par là comme en août dernier.

La proximité du lac du Der redonne à ces villages isolés un regain d’intérêt touristique. C’est tant mieux.