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Vient de paraître

L’offre cyclotouriste 2020 d’Alsace vient de paraître.

De quoi ravir les amoureux de vélo de route et de VTT. En plus de la marche offerte en début de saison.

Premier rendez-vous du Haut-Rhin, la traditionnelle randonnée des Perce-Neige le 29 février proposée par le CC Kingersheim (CCK).

Disponible chez votre détaillant en cycles.

Nouvelles de la FFCT

Je ne sais pas si je dois encore employer FFCT ou FFVélo. Allons-y pour FFCT. Je me plonge rarement dans l’actualité de la fédération n’en étant plus associé à un club adhérent. Mais je reste adhérent individuel.

La FFCT continue de suivre son bonhomme de chemin, bon an, mal an. Sa dernière AG vient de se tenir à Angers les 7 et 8 décembre dernier.

Dans ce qui suit, les textes en bleu sont ceux de la FFCT contenus dans le rapport de l’Assemblée Générale

Une lente érosion qui se poursuit en 2019…

Près de 8000 adhérents en moins en cinq ans…l’effort en direction des jeunes ne porte pas ses fruits. La revue continue son déclin

Les cyclomontagnardes à la peine. Seuls le Vercors et le BRA tirent leur épingle du jeu avec plus de 1000 participants. Toutes les autres enregistrent des baisses de fréquentation en 2019

La Cyclomontagnarde des Vosges Celtiques (67) 06 et 07 Juillet 2019 – 464 cyclotouristes (489 en 2017) ;

Le succès de la Semaine Fédérale ne se dément pas avec plus de 10.000 participants à Cognac en 2019

La principale activité est de très loin le vélo de route, pour seulement 350 VTT, il faut noter la forte progression des VAE arrivant à 10 % des effectifs. Malgré les efforts constants imposés par la Fédération et les services de l’État en termes de sécurité, nous avons encore déploré quelques interventions des secours sur les circuits (une vingtaine). Force est de constater que l’indiscipline de certains participants est souvent à l’origine de chutes, heureusement souvent peu graves.

„La dangerosité de la route dissuade beaucoup la pratique du vélo

ACCIDENTS DE LA ROUTE La Fédération constate les accidents dramatiques de la route où de nombreux cyclistes sont mortellement touchés, avec une forte augmentation en 2019. Un communiqué de presse a été réalisé cette année en juillet pour alerter toutes les instances du gouvernement français de cette situation alarmante. Sachant que fréquemment on peut constater l’usage de l’alcool, de stupéfiants et le délit de fuite, parfois les trois. Une action sera mise en place pour permettre une réelle prise de conscience de ce recul très grave du partage de la route

Un florilège de questions posées par les participants à l’AG…

Question: À quoi sert d’être dans le CNOSF (nous payons une cotisation exorbitante), à quoi cela d’être reconnu d’utilité publique sachant que nous sommes appelés par manque d’identité à fusionner avec la FFC ?

Réponse: Personne n’a le pouvoir de diligenter une fusion des fédérations. La FFC n’a pas ce pouvoir sauf en rêve et cette tentative avortée n’a pas été soutenue par les instances du sport, tout simplement parce que ce n’est pas de leur ressort. Il est donc inutile de revenir sur un fait de l’histoire qui date du siècle dernier : la première tentative sérieuse a eu lieu sous le gouvernement de Vichy et cela n’a pas eu de suite. En parler est donc inutile mais bien entendu nous restons vigilants puisque périodiquement certains lancent cette idée, peut-être intéressés par nos effectifs et par le patrimoine foncier de la Fédération

Commentaire de vélomaxou: Cette rumeur de l’absorption de la FFCT par la FFC continue de courir malgré le démenti du 7 mai 2019 qu’on peut lire ici. Derrière cette idée de fusion, on sent que la FFCT est à la croisée des chemins: des équipes vieillissantes, des structures fragilisées par la réforme des régions administratives et une image clairement marquée par des décennies de suivisme du modèle de la compétition: mêmes vélos, mêmes tenues bariolées et des clubs abonnés aux performances dominicales.

Question: Notre club compte 52 licenciés et perd régulièrement des licenciés depuis plusieurs années (71 en 2015). La moyenne d’âge est de 71 ans. Nous aurons des difficultés à renouveler le bureau prochainement. Devons-nous décliner jusqu’à la disparition de notre association ? Dur de trouver de nouveaux partants pour 100 km et plus de 1 000 m de dénivelé. Que faire ?

Réponse: Beaucoup de clubs connaissent cette situation ; mais beaucoup aussi changent d’orientation. Il est possible de s’ouvrir à ceux qui recherchent des sorties moins longues, moins difficiles. Il n’est pas obligatoire de faire 100 km et plus pour adhérer à un club. Leur faire découvrir notre activité via la convention de pré accueil peut être un bon moyen de faire venir de nouveaux adhérents ; parmi eux certains resteront contemplatifs mais d’autres iront vers des horizons plus ambitieux. S’investir auprès des scolaires via le « Savoir rouler à vélo» et/ou une école cyclo est un autre moyen de toucher jeunes et parents. Via ces deux leviers (pré-accueil et scolaire), des clubs ont augmenté leurs effectifs de manière sensible.

Commentaire de vélomaxou: voici l’exemple même de ce qui se passe dans la plupart des petits clubs. On n’arrive plus à faire100 km avec 1000 mètres de dénivelé et on est en plein désarroi du fait du vieillissement des membres. Comment expliquer que les clubs n’arrivent plus à renouveler leurs adhérents?

Question: Aide aux clubs en fin de vie. Le manque de renouvellement et le vieillissement de nos effectifs, amènent de nombreux clubs (dont le mien) à se poser la question du seuil critique, en nombre d’adhérents, en dessous duquel il faut prendre la décision d’arrêter.L’aspect financier est un des paramètres à ne pas négliger. Plus le nombre de licenciés diminue et plus les forfaits (réaffiliation club, option assurance) ramenés à chaque licencié deviennent chers. La réaffiliation de 54 euros n’a pas le même impact dans un club de 10 adhérents que dans un club de 150. Une dégressivité par tranches d’effectif, ne serait-elle pas de nature à compenser ce phénomène, dont la conséquence est d’accélérer la fin de vie de ces « petits » clubs ? Pourquoi ne bénéficieraient-ils pas, eux-aussi, d’un coup de pouce de la Fédération, comme celui accordé aux nouveaux clubs affiliés (exemption de cotisation) ?

Réponse: Alors que jusqu’à présent, les aides fédérales ne s’appliquaient qu’aux Comités départementaux et régionaux, la Fédération a mis en place une grille d ‘aide aux clubs – même les plus petits – en fonction des actions auxquelles ils ont participé. Cette grille, différente de celle du Challenge de France, attribue des points selon le barème 1 point = 1 euro. Chaque club peut consulter sa fiche de bilan sur l’intranet fédéral en toute transparence et voir ainsi les actions lui permettant ou pas de « progresser ».

Commentaire de vélomaxou: la situation de crise due à la baisse des effectifs dans les clubs génère des contraintes financières inéluctables. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir alors qu’on assiste petit à petit à la mort du concept de cyclotourisme en club tel qu’il a été pratiqué pendant des décennies.

Question: Il est grand temps que nos dirigeants assument leur décision. Le flou, l’enfumage n’est plus permis FFCT, FFvélo, où en sommes-nous ? Les cyclos sont perdus.

Réponse: …Nous n’avons pas cette impression de perte de repère mais bien d’une maîtrise par la plupart des usages de la marque « FFVélo ». La situation se normalise au fil des mois et cela est une situation tout à fait légitime dans un système purement associatif et basé sur du bénévolat. Personne ne va à la même vitesse c’est la même chose sur nos vélos. La marque « FFVélo » a pour but de dire que la Fédération française de cyclotourisme fait et gère toutes les pratiques à vélo. Il n’y a pas eu de précipitation mais une communication inadaptée en 2018 ; ce n‘est pas du tout la même chose

Commentaire de vélomaxou: Le changement de nom de la FFCT n’a toujours pas été digéré dans les structures. C’était prévisible vu les maladresses commises par la Fédération lors de son annonce. Il reste que continuer à utiliser les deux appellations aboutit à brouiller encore davantage l’image de l’organisation. Dire que la FFCT a l’ambition de gérer toutes les pratiques vélo, c’est faire peu de cas de la grande soeur FFC qui gère la compétition ainsi qu’une grande partie de l’activité VTT et de la FUB qui gère plutôt bien le vélo au quotidien en zone urbaine. Élargir son champ de pratiques, ça ne se décrète pas d’un coup de baguette magique d’autant que la culture interne du vélo de la FFCT est loin de comprendre le vélo dans ses aspects utilitaires au quotidien.

Question: Pour pouvoir suivre les jeunes, nos aînés s’équipent de plus en plus en vélo électrique afin de pouvoir continuer à rouler tous ensemble… or la réglementation applicable aux vélos électriques, sous réserve d’être immatriculé,(!) oblige à brider les moteurs à une vitesse de 25 km/h alors que tout cycliste qui se respecte sait bien qu’un peloton sur le plat roule à 40 km/h sans efforts surhumains

Réponse: Vous confondez deux choses, vélo électrique et vélo à assistance électrique, communément appelé VAE. Seul le VAE est reconnu dans notre Fédération et pour résumer la législation, il faut pédaler pour avoir de l’assistance, puissance nominale du moteur 250 W et arrêt de l’assistance 25 km/h, ce qui n’empêche pas de rouler plus vite, donc de rouler à 40 km/h comme vous l’indiquez.

Commentaire de vélomaxou: La question illustre assez bien le dilemme dans les clubs et l’état d’esprit qui y règne. Comment aller rouler à 40 km/h lorsqu’on prend de l’âge? la question fait sourire et la réponse de la fédération est tout aussi humoristique.

Question: La Fédération incite les clubs à utiliser des gobelets réutilisables, à organiser le tri des déchets : très bien. Mais qu’en est-il du bilan carbone des organisations où la voiture accompagnatrice est devenue la norme (Paris-Brest-Paris, Cyclomontagnarde en version touriste, etc.) ainsi que celles où l’on incite au déplacement motorisé (SF avec départs différés). La Fédération ne devrait-elle pas interdire toute voiture suiveuse dans ses brevets et ainsi promouvoir l’autonomie ? La Fédération ne devrait-elle pas tout faire pour limiter les déplacements motorisés et ainsi participer à la protection de l’environnement.

Réponse: Sur le principe, on ne peut que souscrire à ce type de propos. La réalité est légèrement plus complexe. En effet, on ne peut pas interdire complètement l’usage des véhicules. En revanche, on peut prendre, d’une part, des dispositions, avec les organisateurs des évènements et d’autre part, mettre en avant des recommandations.Par exemple : • interdire les voitures suiveuses sur le parcours des cyclomontagnardes, peut-être aussi sur Paris-Brest-Paris ; • mettre à disposition un itinéraire bis pour les véhicules motorisés.La Fédération met à disposition des personnes devant organiser une réunion un outil « Optimouv », déployé par le Ministère et qui optimise le lieu de la réunion en fonction des adresses des participants.Nous préconisons également les audio conférences pour minimiser les déplacement

Commentaire de vélomaxou: c’est typiquement la question qui fait tache, celle que la FFCT attache à sa relation à l’environnement. On fait des raids à vélo, mais c’est une bagnole qui transporte tout le barda. L’emporter sur le vélo? N’y songez-pas! C’est le cas des cyclo-montagnardes, par exemple, où un véhicule transporte vos bagages du soir. Ce modèle de cyclisme là ne m’intéresse plus justement qu’il encourage l’emploi de véhicules à moteur. Je sais ce qu’il en est, je l’ai pratiqué et notamment pour ma traversée des Vosges à VTT. J’en parle donc en connaissance de cause. Oublions aussi ces transports en avion pour aller en Chine ou pour en revenir. C’est un vrai délire sur le plan environnemental.

Deux décès à la Semaine

C’est dans FR3 Nouvelle Aquitaine qu’on apprend que deux cyclistes participant à la semaine fédérale de cyclotourisme de Cognac sont décédés suite à des accidents cardiaques.

Voir l’info ici

D’année en année, force est de constater que le risque cardio-vasculaire s’accroit avec l’âge des participants.

Certaines images de la vidéo parlent d’elles-mêmes…on se demande si le cameraman ne l’a pas fait exprès. Il va falloir hélas se résoudre à admettre que l’âge d’or du cyclotourisme pratiqué à la FFVélo est derrière nous. Et c’est triste.

La FFCT se met au courant

Dans son numéro 692 de juillet-août 2019, la FFCT se lance dans le vélo électrique. C’est une révolution, plus qu’une évolution.

Cela faisait déjà plusieurs années que ce thème du vélo électrique, plus exactement vélo à assistance électrique (VAE), était abordé du bout des lèvres par la fédération de cyclotourisme. Dans les clubs, on freinait sec des quatre fers. Pas question de vélo électrique dans les pelotons du dimanche matin!

Puis l’assouplissement est venu d’en haut: on vous accepte, oui! mais à deux conditions…

  • justifier d’une restriction médicale
  • rester derrière pour ne pas semer la zizanie devant.

Tout cela vient de voler en éclat dans ce numéro de Cyclotourisme. « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » écrit notamment Bernard Lescudé dans son Edito.

Une contamination? C’est bien ce à quoi on assiste dans les rangs des clubs avec des acteurs vieillissants pour qui quelques watts en plus sont les bienvenus pour durer.

Durer. C’est le nouveau challenge de la fédé avec des troupes qui peinent à se renouveler. Dans le dossier intitulé « Quelques watts de plus », on vous dit tout.

  • qu’est-ce qu’un VAE?
  • les principaux composants
  • l’assistance et la santé
  • vers un code de bonne conduite
  • le choix du VAE

Le virage n’est pas facile à négocier chez les inconditionnels du tout musculaire; il convient donc de convaincre en notant qu’il serait incompréhensible de continuer à rejeter le VAE.

le vélo à assistance électrique sait se faire discret comme ici avec ce cycle Mannheim qui ressemble fort à un vélo de course classique

L’argument santé est pour sûr un facilitateur pour aider à comprendre l’intérêt du vélo à assistance…en notant qu’il ne s’agit que d’un petit surplus de puissance de 10 à 30% dans les moments les plus redoutables pour le cardio.

Mais le cycliste a sa fierté pour lui; consentira t-il à passer au VAE aussi facilement?

Pour aider à la transition, les constructeurs rivalisent d’artifices en dissimulant les moteurs et les batteries du mieux qu’ils peuvent…comme certains tricheurs dans la compétition.

Dès lors à l’avenir le vélo musculaire est-il appelé à figurer au rang des reliques qu’on sort uniquement dans les grandes occasions, histoire de rappeler les temps héroïques?

FFV et FFC vont-elles convoler en justes noces?

La FFVélo va t-elle fusionner avec la FFC?

C’est mon collègue Alain2pau qui me souffle l’info, un sénateur suggère de fusionner la Fédération Française de Cyclisme et la Fédération Française Vélo (ex FFCT).

Selon le sénateur Jean-Jacques Lozach (Creuse) « dans un contexte où l’État rationalise son engagement financier auprès des fédérations sportives, les ressources que constituent licenciés, cadres techniques ou encore partenaires publics et privés tendent, par ce modèle pluriel, à se disperser. »

Elle est pas bête l’idée. Je l’ai déjà entendue.

A force de flirter avec le cyclo-sportif, la FFCT obtiendra ce qu’elle mérite: être fondue et confondue dans l’univers du cyclo de compétition. Il faut reconnaitre qu’avec sa licence « vélo-sport », la FFCT a chassé dans les terres de la FFC avec l’espoir d’apporter du sang neuf dans ses rangs.

En effet nul doute qu’avec les relais financiers et puissants dont dispose la FFC, les heures de la FFCT seront comptées si les sénateurs rencontrent une oreille complaisante au Ministère des Sports.

voir la question orale du sénat publiée au JO du 2 mai 2019

La FFCT dans tous ses états

L’image de la FFCT toujours en question

Ne l’appelons plus FFVélo!

Il faut qu’on se le dise une fois pour toutes: FFVélo est une marque de la FFCT, la Fédération Française de Cyclo-Tourisme.

Un peu comme si l’on disait passe moi un Kleenex au lieu d’un mouchoir en papier.

Cette question là a occupé une bonne partie de l’assemblée générale de la FFCT à Boulazac les 1 et 2 décembre 2018.

Attachés à leur appellation FFCT, les participants ont demandé des comptes à la direction et ils ont obtenu une contrition et la reconnaissance d’une communication mal maîtrisée.

Une pierre dans le jardin de la présidente Marine Cano?

On se souvient de la phrase lancée à la cantonade « la FFCT devient FFVélo » qui avait entraîné de l’incompréhension dans les structures et dans les clubs.

Tout est pardonné, la FFCT reste FFCT.

D’ailleurs Dominique Lamouller, l’ex-président de la FFCT et PRÉSIDENT DE LA COMMISSION COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE, explique pourquoi il a fallu créer la marque FFVélo…

Trop souvent avec notre ancien logo et un groupe de cyclos chevronnés, matérialisant notre pratique, nos clubs sont pris à tort pour un monde de sportifs inaccessibles…Il n’y a là absolument rien de choquant à ce que la marque de la Fédération parle de vélo et uniquement de cet engin et pas d’autre chose…Que nous ayons eu une communication mal maitrisée, je le conçois, mais pas du tout de mauvaises intentions. 

Il faut donc changer l’image du couraillon bardé de pub sur les départementales par une autre plus conviviale capable d’attirer le grand public.

Il serait temps.

Coût de l’opération marketing FFVélo: 140874 euros.

Concernant la nouvelle identité visuelle, la Fédération avait passé commande d’une étude auprès d’Altimax. Selon cette société le taux de réponses obtenues a été satisfaisant. Le coût de l’opération est de 140 874 euros (dont 35 000 euros provisionnés sur l’exercice précédent). L’essentiel du coût est dû aux honoraires pour l’observatoire et le conseil pour 92 259 euros. Le coût de déploiement de la marque (séminaire, opération club, présentation aux structures) représente environ 48 000 euros.

Parlons licences:

La FFCT le déplore: Le club n’est plus toujours le lieu des pratiques sportives.
Des applications digitales, des communautés sportives numériques
dématérialisées : c‘est l’Ubérisation !

C’est quand même vache d’assimiler les communautés numériques dématérialisées à de l’Ubérisation.

Faire du vélo à partir d’une plate-forme Facebook ou autre n’implique pas qu’on soit un forçat du deux-roues.

Rien n’empêche la FFCT et ses clubs de s’ouvrir à ces techniques de retrouvailles le dimanche matin ou le samedi.

Au contraire, à mon avis, il y a là un potentiel de jeunes qui échappent dorénavant à la Fédération. La FFCT a du mal à accepter que son modèle de club a pris un sérieux coup de vieux dans la façon de pratiquer et qu’il est temps d’évoluer avec son temps.

Alors, les licences?

L’hémorragie continue.

En 2017, la FFCT perdait 2400 adhérents par rapport à 2016

Ne pas confondre adhérents et licenciés payants, 7654 licences gratuites ont été délivrées en 2017

En 2018, malgré ses efforts, la FFCT n’arrive pas à inverser la tendance qui fait que bon an, mal an, elle perd 2500 adhérents par an.

Au 30 septembre 2018 le nombre des licences est le suivant :
LICENCES   %Vélo Balade 10 457 9,06 % Vélo Rando 92 131  79,81 % Vélo Sport 12 847 11,13 % Total 115 435 100 %

licence-ffct

La FFCT est retombée 27 ans en arrière en terme d’effectifs

C’est cruel, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le tableau est encore plus noir quand on sait que les licences gratuites sont en progression (environ 10.000 licences gratuites sont distribuées chaque année à titre promotionnel (mon article de 2014)

Le nombre de licences payantes a fortement diminué passant
de 112 925 en 2014 à 108 368 en 2017. Le nombre de
licences gratuites a augmenté passant de 6 595 en 2014
à 7 654 en 2017.

Au total en 2018, le nombre de licenciés payants s’établit donc à 108368 soit sensiblement l’effectif de 1991

Le nombre de femmes se traine lamentablement à 18% et les jeunes à 10% des adhérents.

Il y a donc bien un problème d’image mais aussi de modèle sur la façon de faire du vélo à la FFCT.

Il y a eu presque 1 000 VAE de présents lors de la Semaine fédérale, soit pratiquement trois fois plus qu’en 2017 à Mortagne-au-Perche.

Ceci explique peut-être cela…

Les potins du lundi

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Le nouveau logo

La FFVélo a tenu son AG annuelle les 1 et 2 décembre derniers.

Ses conclusions filtrent doucement dans les régions…et ici

Après les soubresauts internes entraînés par la divulgation subite de son changement de nom, la FFCT a réglé ses comptes en famille car beaucoup d’adhérents n’ont pas compris pourquoi il fallait changer FFCT en FFVélo.

Pour ne pas fâcher les anciens attachés à la tradition, on leur a dit que la FFCT reste comme avant mais que le sigle FFVélo c’est pour attirer du monde. Ce double langage n’est pas de très bon aloi. Comment expliquer cette duplicité aux nouveaux venus?

Les explications filtrent une à une dans les régions car le site de la fédé affiche toujours être en maintenance

L’intranet est fermé pour maintenance jusqu’à courant décembre.

Merci de votre compréhension.

Pour le COREG Centre-Val de Loire, l’information a été perçue comme une révolution: le séisme de l’annonce de la FFvélo. Il faut dire que la communication au niveau fédéral a surtout été mal maîtrisée (restons gentils).

En attendant on aura droit à un compte-rendu « soft » de l’AG dans Cyclomag…

On s’attendait à des débats sur les sujets « chauds » : nouvelle identité visuelle, numérisation… Ils ont eu lieu. On attendait des nouveautés, des propositions. On les a eues, avec en particulier le projet en direction des jeunes visant à faire évoluer le modèle existant, pour le rendre plus lisible à l’extérieur et susciter l’envie et le besoin de venir dans un club « FFVélo ».

Le gravel fait son apparition parmi nos activités avec les brevets « Graveline ». Le souci d’accueillir la jeune génération, les familles, les femmes qui ne demandent qu’à nous rejoindre mais n’osent pas se lancer, a été présent tout au long du week-end.
La participation de deux jeunes présidents de clubs venus nous faire partager leur expérience a été « une bouffée rafraîchissante » selon les mots d’un congressiste.

Bref la FFVélo tente de reconquérir un jeune public en s’ouvrant davantage sur le monde du vélo.

N’est-il pas déjà trop tard?

Mulhouse territoire vélo

Mulhouse nouveau bassin Hector- Renato Montanaro

On apprend dans Cyclomag que Mulhouse vient de renouveler son label avec la FFVélo.

Mulhouse est une des villes clés de ce territoire, au croisement de plusieurs Eurovéloroutes. Elle a d’ailleurs été labellisée « Ville Vélotouristique » pour la première fois en 2012. Renouvelée au niveau de l’intercommunalité en 2015, Mulhouse Alsace Agglomération redemande ce label en cette fin d’année 2018 !

J’avais consacré un billet en 2012 quand Mulhouse avait adhéré au label de la FFCT.

Je vous laisse découvrir tous les atouts qui valorisent Mulhouse et le vélo dans Cyclomag.

Les cyclistes locaux apprécieront.