Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Non, je ne suis pas ami avec tout le monde

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.

Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.

C’est pourquoi de temps à autre…

  • je me fais virer de certaines listes tellement je suis pénible et intègre vis à vis de moi-même comme la liste FB de Pascal Bride alias « BridoUltra« . Pascal Bride est un grand cycliste mais ses émotions à deux balles m’irritent. C’est plus fort que moi.
  • j’abandonne certains groupes franchement à l’opposé de mes orientations politiques comme « nous sommes 16 millions de retraités » qui est très orientée facho, gilets jaunes
  • je réfléchis à me barrer de « Gravel Bike France » tellement ils sont chiants avec leurs questions à 5 balles
  • et pire, je vire de ma modeste liste des emmerdeurs qui pensent pouvoir s’essuyer les pieds sur mes convictions et à qui en plus je devrais dire merci. Dehors!

Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».

Comme elle a raison!

Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.

Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

Le jogging pour les vieux est-il ringard?

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.

Et run!

Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.

Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode

C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.

Être sportif à partir d’un certain âge, ça vous décote. C’est comme celui qui a trois plateaux, ça fait ringard. (lire l’article)

Voyage à vélo, la pesée

Le bikepacking de Zefal 16litres est impressionnant avec 60cm de longueur. A l’intérieur, j’ai mis tous mes vêtements pour cinq jours.

Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.

Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.

En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly

Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.

Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Mon équipement routier en 2018. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.
pesée
La merdouille électronique comme dirait Lomoberet n’est pas négligeable

Bilan de la pesée

Vélo13100 gr
Bikepacking2980 gr
Sac à dos2280 gr
Electronique embarquée1165 gr
Trousse de toilette360 gr
Camelbak (max 1500)1000 gr
Bidon700 gr
Total21585 gr
21,5 kg plus…le pilote Je pèse l’eau car je pars du principe que je ne trouve pas nécessairement un ravitaillement en eau en montagne.

J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018

Seulement deux jours de bagages à transporter sur le vélo en 2018, les autres jours nous avons profité d’un transporteur pour nos bagages

Fessenheim, un astre mort

Fessenheim s’est arrêtée définitivement

Pour les cyclistes habitués des lieux, la centrale nucléaire de Fessenheim n’était rien d’autre qu’un grand bâtiment blanc qui brillait dans le lointain, depuis les hauteurs du Blauen allemand ou encore depuis la terrasse de Notre-Dame de Schauenberg à Pfaffenheim.

Pour les écologistes, purs et durs, c’est une victoire assumée. Avoir pu abattre cette carapace de béton radioactif après des années de protestations alors même que le nucléaire est devenu aujourd’hui un argument pour lutter contre le réchauffement climatique rend cette victoire beaucoup moins évidente.

C’est presque une victoire triste.

Car aux 1800 MW dont se prive la France, il faudra bien trouver une alternative un jour quand la croissance en berne voudra redémarrer. Les Allemands en font la cruelle expérience. En choisissant de fermer toutes leurs centrales nucléaires, ils peinent à desservir leur complexe industriel à l’aide de centrales au lignite qui dévorent le paysage et polluent gravement l’air et la santé.

La perte de quelque six-cents emplois à Fessenheim n’est qu’un épiphénomène des conséquences de la fermeture de la centrale. Dans l’océan des pertes d’emplois annoncés après l’épidémie de Covid, ces chômeurs ne seront qu’une goutte d’eau vite oubliée.

Les vraies conséquences de cette fermeture se feront sentir lorsqu’on aura besoin de mobiliser tout notre outil industriel pour faire repartir l’économie.

Finalement si Fessenheim ferme aujourd’hui, c’est parce qu’il fallait l’immoler au nom d’une idéologie qui est encore loin de convaincre. Le silence des écologistes nouvellement élus aux Municipales, tous fervents adeptes de la sortie nucléaire, est assourdissant. Comme un lendemain de victoire avec la gueule de bois.

Les potins du lundi

Électrifier l’accès aux Diables Bleus, la dernière trouvaille pour effaroucher le promeneur

Le Grand Ballon sous tension

La clôture électrique décidée au Grand Ballon pour obliger les touristes à suivre les itinéraires est une honte.

Qui plus est cette clôture habituellement réservée aux bovins n’est nullement destinée à un tel usage: dissuader les badauds, comme des baudets, d’aller là où bon leur semble!

Qu’on en arrive à une telle extrémité est pour le moins révélatrice d’une fracture entre les représentants des parcs régionaux et les usagers de la montagne. Nous prend-on pour des animaux? des ânes? au point de nous destiner des itinéraires sous haute-tension (4000 volts) sur les chaumes des ballons dès qu’on vient à s’en écarter? Sans doute la mesure sera t-elle retoquée pour des motifs de sécurité publique et rapidement mise en échec par des vandales éclairés, mais ce qui est plus grave c’est que l’imagination des administrateurs du Parc puisse s’inspirer de celle du monde carcéral. On sent partout poindre dans le monde patenté des défenseurs de la montagne des tentatives d’interdits diverses qui s’apparentent à un monde réac-écolos comme par exemple Alsace Nature qui s’offusque qu’on projette un Bike-Park au Markstein. Avant de s’attaquer aux descendeurs de montagne à vélo, Alsace Nature n’a t-il pas autre chose à faire au niveau de ceux qui prennent la route des Crêtes pour un circuit de vitesse?

Non la montagne n’est pas une prison!

Mieux vaut en rire…

les clôtures électriques mal entretenues ou mal conçues peuvent sérieusement blesser voir tuer les animaux comme les Hommes.(lire l’article qui devrait faire réfléchir le PNBV avant de mettre sa clôture en service)

De la distance sociale

Oui, peu à peu la distanciation sociale s’installe. Mais ce n’est pas vraiment celle à laquelle s’attendait les pouvoirs publics.

En fait cette fameuse distance sociale devenue distance physique ne s’applique que de façon différenciée. Je veux parler de toutes ces habitudes communautaires qui reprennent ça et là. Les restaurants, les rassemblements sportifs improvisés, les fêtes de quartier, les fêtes familiales…et les entreprises dont les back-office sont comme avant: des habitudes de travail inchangées, des pauses à la machine à café ou cigarettes sans restrictions.

Alors si je comprends bien les gestes barrières tant recommandés sont déjà oubliés et dans de nombreuse situations on fait comme avant.

A bas bruit, je sens le virus revenir. Sans qu’on le dise. Le cluster est devenu un terme passe-partout commode pour désigner ce qui n’est rien d’autre qu’une résurgence de la maladie dans des milieux où les gestes barrières sont absents. La contamination qui guette chacun d’entre-nous risque donc à nouveau de se propager et la période de relâchement des vacances d’été n’est pas de bon augure.

Du vélo à gogo

Pascal Bride, fameux baroudeur à vélo, et non moins violoniste alto à l’Orchestre Symphonique de Mulhouse ne cesse de nous rendre admiratif. A la condition de concevoir le vélo en mode +++, c’est à dire comme une succession de défis permanents. C’est son truc à Pascal Bride, se lancer le défi qu’il est cap de le faire. Pourquoi pas, si c’est son art de vivre!

Sur son fil Facebook il écrit…

4 jours en mode sacoches » Ultra Dénivelé « .

😜 1014 km / 21 000 m…découpé comme ceci :

jour 1 / 374 km .8000 m

jour 2 / 217 km .4500 m

jour 3 / 184 km. 3200 m

jour 4 / 239 km. 5000 m

1014 kilomètres de vélo en quatre jours!…et 21000 mètres de dénivelés! soit 21 fois la montée du Grand Ballon.

Chapeau l’artiste!

Pascal Bride organise du 6 au 12 juillet « La route du diable », une épreuve en autonomie totale qui comporte deux niveaux de performances soit 739 km soit 1424 km à réaliser dans des temps impartis.

Pascal Bride est entouré d’un groupe de zélotes fanatiques de l’exploit. Ils se définissent volontiers comme des fous furieux de vélo. Soyons donc fous avec eux: qu’ils réussissent encore une dernière fois à vivre le vélo qu’ils aiment.

Les grandes villes en Vert

Le mouvement écolo continue de séduire dans les grandes villes au lendemain des Municipales. Avec de nombreuses poussées de la couleur verte, EELV le parti de Jadot fait la nique à la droite, à LREM et…à la gauche.

Derrière cette votation d’une population CSP+ attachée au bien-vivre urbain, on comprend que le Covid 19 a laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de citadins ont compris que la ville est devenue outre ses problèmes endémiques d’environnement, un repaire à clusters dans nombre de situations. Alors il faut vite mettre les bouchées doubles pour changer la ville. S’attaquer aux pollutions diverses, aux bouchons, à la malbouffe, au mal-être,…que sais-je encore! La ville pour les Verts a toujours été un terrain d’expérimentations diverses pas toujours convaincantes.

Hélas, à Mulhouse malgré un bon score de son jeune écologiste Loïc Minery (ex Modem), c’est la remplaçante de Jean Rottner, Michèle Lutz, qui garde le pouvoir. Il ne faudra donc pas s’attendre à de grands changements en matière de pollution et de mobilités urbaines.

Idem à Colmar où Straumann prend le fauteuil laissé vacant par le maire sortant. A noter le bon score du Vert Frédéric Hilbert (cycliste affirmé et membre du Cadres Colmar) avec 36% des voix.

Comme Bach

Wissembourg 2013

C’est comme Bach qui aimait revenir dans sa Saxe natale au nord du pays, je pars faire un come back à Wissembourg au nord de l’Alsace. Bon ok, vanne foireuse.

Je vais me mettre au vert. La forêt y est protectrice, elle nous protège du soleil dardant annoncé.

quatre collinets à Climbach que je vais escalader

J’ai prévu des mini-circuits de cols à grimper que je mettrai bout à bout au gré de mes ambitions.

Pour l’heure, mes circuits se résument à des post-it griffonnés.

Les potins du lundi

Les gros cubes en vadrouille à Thann samedi

Qui se ressemble s’assemble.

Ce serait réducteur de n’imputer qu’une vision négative à des communautés qui partagent les mêmes passions, voire le même mode de vie.

L’effet motard est en lui-même exemplaire des besoins de notre société car à travers ce mimétisme des apparences, même moto, même habillement, même casque, cette anonymisation du motard le rend presque suspect à vouloir ressembler à son autre. Ceux-là ne semblaient pas en colère; au contraire, ils semblaient plutôt pacifiques.

Oui mais le problème demeure; je veux parler des itinéraires pris par ces gros cubes tous ensemble réunis. D’où viennent-ils? où vont-ils? je vous laisse deviner…Sur les routes des Crêtes vosgiennes. On comprendra donc que plus le phénomène se réitère, plus la réaction avec les autres usagers de la nature sera frontale. Le relâchement observé après l’épisode confinement est particulièrement marqué cette année. Tout le monde veut sa part de montagne. Comme on le comprend!

Les cyclos, eux, préfèrent les tenues chamarrées capables de les distinguer les uns des autres.

Ils ne fondent d’ailleurs pas une communauté comme celle des motards puisqu’il existe une grande variété de cyclistes dont la plus représentative en France est celle des coureurs cyclistes.

Heureusement, il y a tous les autres. Et j’en suis. Ceux-là sont souvent discrets. Ils prennent des chemins fous où personne ne va, des ruelles secrètes, évitent les sentiers battus et les grands axes urbains et se saluent silencieusement d’un bonjour complice de la main ou d’un hochement de tête.

Nulle communauté en vue! Et c’est tout le problème, on l’aura compris. Comment partager sa joie et son art de vivre le quotidien à vélo sans représentation affirmée?

Devrons-nous aussi inventer une mutuelle comme les motards? une mutuelle des cyclistes enchantés?

Cliché Pierre Brunner

Un dernier mot. Vous l’avez vu, le blog Vélomaxou a reçu un nouvel environnement graphique avec un fond coloré. J’espère qu’il plaira à mes lecteurs. J’ai également en projet une refonte de mes rubriques afin de mieux rassembler mes parcours à VTT et routiers.

Le VAE est-il un cyclomoteur?

Avec le VAE, de nouveaux horizons s’offrent à vous

Imaginons un marcheur à qui l’on greffe des jambes électriques!…Ce serait révolutionnaire…mais rapidement les jambes du marcheur vont perdre du muscle et s’atrophier.

Sans aucun doute, tous les culs de jatte vont se précipiter pour retrouver leur motricité perdue.

Avec un vélo électrique si vous êtes handicapé physique, idem vous allez retrouver la joie de chevaucher un vélo.

Mais tous les autres, ceux qui peuvent pédaler?…quelles sont les motivations qui les poussent à opter pour l’électrique?

J’ai ma petite idée sur la question. Beaucoup font ce choix par facilité car le vélo est un sport difficile surtout au début. Il faut parfois de longs mois avant de pouvoir s’offrir de vraies balades de plusieurs heures au guidon et encore davantage si vous avez l’ambition de faire de la montagne. En ville, c’est différent; le vélo est peu sécurisé à cause des infrastructures imparfaites. Passer au VAE en ville est encore plus anxiogène car le vélo électrique est plus lourd à manier et la vitesse atteinte peut s’avérer mal maitrisée. Tout naturellement, le VAE s’impose donc à ceux qui veulent tout de suite disposer d’un moyen silencieux de se déplacer, sans contrainte réglementaire telle que casque, assurance, immatriculation.

Et puis il y a tous ceux qui espèrent prolonger leur passé de cycliste avec une petite aide électrique.

BB103 Peugeot (1959) 3CV (1500 à 2200 watts). Le VAE est dix fois moins puissant mais ne peut dépasser 25 km/h. Le jour de mes quatorze ans, j’ai eu cet engin en mains. J’ai mis dix ans avant de remonter sur un vélo.La France a ringardisé ses vélos au profit des Solex et Mobylette, puis de la voiture.Aujourd’hui on éprouve beaucoup de mal à éviter de prendre sa voiture pour moins de 5km.

Je ne sais pas pourquoi l’inventeur du VAE a appelé sa machine VAE, vélo à assistance électrique, puisqu’en fait il ne s’agit ni plus ni moins que d’un cyclomoteur avec des pédales. Au moins un cyclomoteur, on sait ce que c’est, mais un VAE?…

Si on regarde dans le passé, ce genre de machine où l’on associe moteur et pédalage existait sous le nom de Derny. Il servait à entraîner les coureurs cyclistes.

Le Derny, ancêtre du VAE

Il reste que l’engouement pour le VAE dans le domaine des loisirs va à brève échéance mettre en question l’usage des chemins. En montagne, les maires sont tentés de réglementer sous la pression des marcheurs qui estiment que le VTT, AE ou pas, détruit les sentiers, et met leur sécurité en jeu.

La montée en puissance du VAE sur les sentiers vosgiens ne va t-il pas déclencher la guerre?

Avec ce sujet, mes lecteurs découvriront le nouveau look de Vélomaxou. Un look plus coloré, une graphie modernisée.Deux colonnes de menus regroupés à droite des articles.

Plus clair et plus aisé à lire, c’est ainsi que je le conçois.

Les potins du lundi

Un beau challenge commencé en 2006

La fin du blog Vélomaxou, j’y songe depuis plusieurs années.

S’arrêter est plus difficile que commencer. On a toutes sortes de scrupules à le faire car un blog n’a pas de raison sociale, il n’a qu’une raison d’être: on ne peut pas nommer un liquidateur et un tribunal ne peut pas procéder à sa dissolution faute d’actifs. C’est donc le titulaire qui est maître des lieux et de son destin.

ASM. Absent Sans Motif, je me souviens qu’on appelait ainsi ceux des troufions qui n’étaient pas à l’appel du matin. Ceux-là pouvaient s’attendre au trou lors du retour. Mais un blogueur ASM, c’est plus compliqué et difficile à mettre au trou. D’autant qu’une absence injustifiée va susciter toutes sortes de conjectures les plus folles et parfois malveillantes.

  • c’est bien fait pour lui, il a du se casser la gueule avec son vélo
  • il a cassé son ordi
  • il est fermé pour cause de covid
  • il n’a plus rien à dire, ouf! c’était un sale con
  • il est en tôle, pardon en taule galva
  • …je vous laisse deviner la suite…

Mais j’ai toujours quelques réticences au moment de mettre un terme à l’expérience commencée en octobre 2006.

Des sursauts d’estime, le sentiment d’avoir encore à dire, de ne pas avoir épuisé le champ des expériences, des controverses, ma capacité à résister. Et des lecteurs fidèles qui aiment me lire, suivre mes balades, partagent mes points de vue…quand d’autres y trouvent matière à être confortés dans leurs thèses.

Je me souviens qu’à l’origine, j’avais eu droit à un article de presse dans les pages locales. Mon cheminement de cycliste a été long. J’ai d’abord abordé le vélo sous l’angle du cyclotourisme dominical, puis je l’ai poursuivi avec une prise de conscience écologique, celle qu’on ne pouvait pas être écolo le dimanche et en bagnole tout le restant de la semaine en ville. En passant j’ai pris en marche le mouvement VTT adoptant le tournant un peu tard. Je n’ai pas quitté la route mais presque! Car la France n’a pas cette âme à favoriser le vélo outre mesure. Promouvoir le vélo, c’est un peu comme les danseuses de la République, on y croit pour s’amuser. Les clubs dont j’ai longtemps été membre se sont peu à peu délités et leurs fédérations discréditées lors de l’épisode Covid; nous en sommes tous à la fois les victimes et la cause. En cause le modèle de la sortie groupée qui ne convient plus; en cause aussi un vieillissement des équipes qui n’ont pas su se renouveler à temps, séduire de potentiels successeurs.C’est déjà de l’histoire.

Tout a une fin. Il faut savoir s’arrêter lorsqu’on a le sentiment d’avoir tout dit, même l’indicible, tout raconté et tout photographié.

Et puis, il faut accepter un déclin naturel de son enthousiasme, de sa force physique naturelle et de sa force de conviction.

Non ce n’est pas un coup de mou comme on dit dans les grimpées sévères. C’est une réalité, le vélo d’aujourd’hui n’est plus à ma mesure, conforme à celui du temps qui passe. J’ai achevé ma révolution. Le regard des plus jeunes n’est plus le même: ils ont leurs objectifs qui ne sont plus les miens, leur propre conception du vélo qui n’est plus la mienne.

Quand cette fiction prendra t-elle réalité? quand cette interrogation prendra fin? je temporise.

En ville?

Une image pauvre ou une pauvre image? les deux! C’est ainsi que va le vélo de ville en France. Ici une signalétique qui ne conduit…nulle part mais dont le coût est assumé par la collectivité et bien que cette dépense ne sert à rien.

J’ai illustré encore une fois l’incapacité des corps urbains à maitriser les infrastructures cyclables qu’ils diligentent. On a l’impression que le mal est endémique et qu’aucun concepteur d’ouvrages urbains ne comprend les impératifs à réaliser pour rendre le vélo facile en ville. Aujourd’hui je m’en prends à Vieux-Thann près de chez moi, c’est commode, qui vient de réaliser un aménagement de voirie complètement raté au centre de la commune. A un point tel que face à la mairie, on a du mettre en place une balise en plastique pour signaler le décrochement anguleux d’un trottoir dans lequel les autos buttent sans le voir.

Profitons de cet engouement pour le vélo post-covid puisque c’est presque devenu un slogan, vous avez peur du covid? après le « restez chez vous » on a à présent droit à « faites du vélo« . Curieux mélange des genres!

Étrange société!

Alors les municipalités se lancent dans d’improbables circonvolutions de leurs chaussées pour dérouler un tapis jaune au vélo. Ne soyons pas dupes, la France a plusieurs décennies de retard en terme de « mobilités douces » et à la rentrée prochaine, on verra les bornes de jalonnement en plastique disparaître puisqu’il faudra bien relancer le commerce atone de la bagnole et du SUV capable de faire fi des dos d’âne.

Les ouvrages cyclistes bâclés continuent de prospérer dans nos collectivités aux frais des contribuables. Ces réalisations attestent que le mouvement vélo dans son ensemble n’a pas su s’imposer, s’impliquer, prospérer dans nos modes de vie urbains et encore moins infuser dans les conseils municipaux.

Vieux-Thann vient de renouveler la rue Berger-André. La bande cyclable qui tient lieu de trait d’union avec la Voie Verte a disparu, elle a été remplacée par un parcours sinueux sur trottoir et pas à la hauteur de l’enjeu d’un itinéraire cyclable. Encore une fois, il manque un échelon de coordination entre les intercommunalités pour assurer un avenir aux Voies Vertes lorsqu’elles traversent une agglomération. Pour l’heure les élus font ce qu’ils veulent. C’est le cas à Cernay, à Vieux-Thann et à Thann.
Après travaux dans la rue Berger-André à Vieux-Thann, les cyclistes qui quittent la Voie Verte de la Thur tomberont toujours sur le même sac de nœud avant de savoir vers où se diriger pour rejoindre Cernay. Ce carrefour avec deux stop successifs est éminemment dangereux. La piste sur trottoir supposée bidirectionnelle à gauche n’est pas signalée. Bref tout est raté. Comme d’hab!

Les clubs?

Je leur ai déjà dit au revoir, successivement, comme beaucoup de ma génération l’ont déjà fait puisque l’objet d’un club cycliste n’est pas de gérer des cyclistes déclinants sur le plan physique et que les plus jeunes sont passés au club virtuel, celui des copains qui se tirent la bourre par Strava interposé.

Le plan physique, il faut l’adapter à soi-même et surtout ne plus le comparer à d’autres dans de dangereuses chevauchées le long des départementales anxiogènes.

Il faut tenir compte de tout. J’en tiens compte.

Comme un malheur

Comme un malheur n’arrive jamais seul, après le drame Covid dont la France sort plutôt groggy, voici qu’elle se prend en pleine figure l’affaire Traoré. En écho à l’affaire George Floyd aux States. Les Traoré sont d’habiles metteurs en scène, je n’en disconviens pas. Ils sont animés d’un discours racialiste qui prend le contre-pied de nos valeurs républicaines.

Un État faible comme l’est la France politiquement n’avait pas besoin de cela en même temps.

Les questions raciales américaines n’ont rien à voir avec celles de la France et de sa police. Mais elles existent de façon larvée. Le racisme porte en germe une idéologie de la violence qui se sanctuarise grâce aux forces néolibérales mondialistes.

En France le racisme est ordinaire. Il est en nous sans qu’on le sache.

Inutile de le nier. Notre histoire en est jalonnée d’exemples. Mais ce racisme est rentré en nous et il ressort de temps à autre dans des périodes critiques. On sait très bien que l’autre, celui qui est différent, illustre nos périodes douloureuses. Celles du colonialisme, de la collaboration…et celle actuelle de l’ouvrier Peugeot venu de Pologne épauler les travailleurs français ne fait qu’actualiser l’histoire du plombier polonais. Il ne manquait plus que celui-là pour déchaîner les passions d’une France soupçonneuse.

La période actuelle est critique car le pays est atteint sur le plan sanitaire et dans sa dynamique de croissance alors elle est un terrain favorable à l’expression de ceux qui s’estiment lésés. Les minorités de tous poils. Lésés d’une politique qui étouffe, pour ne pas dire qui étrangle les expressions, sous le boisseau de la République et de ses hommes de mains.

La police est l’instrument d’un pouvoir fragile et l’on voit la faiblesse de l’Etat qui n’arrive pas à la tenir. Période dangereuse qui se renouvelle après la foireuse affaire Benalla, l’épisode des Gilets jaunes, des yeux crevés, des mains arrachées sans que la classe politique ne s’en émeuve.

L’Etat a donc sombré, cédé à l’usage de la force, renoncé au débat démocratique.

On en voit le résultat et l’on ne sait pas comment en ces jours incertains on va pouvoir remettre le pays sur les rails d’un début de concorde.

Conduction par trou…la…la…itou

Ecole maternelle du Kattenbach à Thann. Les petits chérubins en rang par un

Sans peut-être s’en rendre compte, nos petites têtes blondes profitent de la distanciation physique à l’école pour s’initier à la conduction électronique par trou.

On ne progresse vers la classe que si la place devant soi se libère. C’est ainsi que progresse l’électron dans un semi-conducteur. On a donc affaire à des enfants qui, sans le savoir, progressent dans la file comme une paire d’électron déplaçable-trou.

Les maîtres seront ravis de l’apprendre, j’imagine.

Dans les magasins, c’est le relâchement. Des malotrus circulent sans masque et sans ménagement vis à vis des autres. Si le commerçant ne fait pas la police dans son échoppe alors je pars. C’est le cas chez mon marchand de cycles, aucune distanciation, un couloir étroit entre les vélos, des clients qui s’ébrouent revenant de Rammersmatt, je n’y vais plus. C’est invraisemblable qu’un magasin qui reçoit des cyclistes retraités pour la plupart ne prenne pas davantage de précautions.

Les plaisirs simples à vélo

Des chasseurs de cols inoffensifs (2010)

C’était en 2010. La citadelle de Bitche nous accueillait. Sous la pluie comme d’habitude!

J’ai entrepris d’y retourner car je n’ai pas terminé d’exploiter le gisement de cols muletiers que renferme le territoire du nord vosgien.

J’ai compté cent à cent-vingt cols encore disponibles. Un excellent terrain de chasse depuis que je me suis mis au VTT.

L’Alsace renferme des trésors d’architecture dont je ne me lasse pas. Qui saura reconnaître cette localité?

Avant de partir, je cogite des parcours. Ceux qui me conviendront en distance et en dénivelé. Je ne suis pas fou: plus de 1000 mètres de pentes cumulées à VTT, non! Alors je finasse avec mon traceur, je tente des contournements de relief, de pics, de buttes. Car une fois sur place, je veux avoir la vie tranquille, ne plus avoir qu’à pédaler.

Autour de Niederbronn-les-Bains, un dernier paquet de cols m’attendent
En 2010 avec Jean, fidèle compagnon
Tracer son parcours sur une carte 3D permet de mieux appréhender les difficultés. Le col du Schlossberg (FR-067-0473) à la frontière allemande m’obligera à un aller-retour
Si, c’est la bonne route
Le col de Schimberg, chèrement acquis
Breitenstein, ancienne frontière, monument païen christianisé entre Lorraine et Alsace

Le Haag, réfection en vue

Le Haag, une épreuve pour ceux qui aime grimper à vélo

Ce matin dans la Presse locale (DNA 9 juin 2020), il y est question du Haag. Cette route qui relie Geishouse au col du Haag, non loin du Grand Ballon.

Le Tour de France 2021 y est envisagé et fatalement il faudra refaire cette route forestière en piteux état.

Les cyclistes locaux en seront ravis puisque les nids de poules nombreux les dissuadent d’emprunter ce parcours réputé pour être à l’abri des flux de circulation et en même temps très physique par sa pente.

la route du Haag en septembre 2019 lorsque je l’ai montée à VTT

En outre, la montée du Tour par Meerbachel pourrait voir aussi ce tronçon amélioré. L’inconnue reste le financement qui devrait être partagé entre Amaury-Sports et le Conseil Départemental du Haut-Rhin.

Gardons-nous de tout triomphalisme, dès qu’une route est refaite, elle attire un nouveau public, les motards et les automobilistes, puisqu’il n’est pas question d’en réserver l’usage aux mobilités douces et aux forestiers . Se croiser dans le Haag sera donc « sportif ».

On se souvient que c’est grâce au Rallye de France automobile que les pouvoirs locaux avaient renouvelé le revêtement de la montée au Col Amic en 2010.

Il faut donc admettre que la qualité de nos routes se détermine d’abord en fonction d’évènements sportifs nationaux avant même le besoin des usagers locaux.

Dans la même veine, on a eu droit en 2019 à la réfection de la route Joffre entre Bitschwiller-lès-Thann et Masevaux pour le Tour de France

Comment perdre son surpoids?

Trinquer mais avec modération

Voila cinq mois que j’ai repris mon régime « minceur » avec l’aide de Yazio. Yazio ne vous dicte rien, il compte juste les calories ingurgitées…et vous discipline. Un type comme moi doit tenir le coup avec 1850 kilocalories journalières…auxquelles il est permis d’ajouter les calories dépensées en exercice physique. Par exemple courir une heure vous offre un bonus de 450 kcal.

Parmi nous, beaucoup ont la force de caractère suffisante de se contrôler sans aucune aide extérieure. Moi pas! j’ai un fin cordon bleu à la maison, cela explique peut-être cela et je tiens à rester un commensal fidèle.

J’ai fait la présentation de Yazio en 2018 et mon billet a encore du succès puisqu’il figure parmi les plus lus encore aujourd’hui.

Ne nous racontons pas d’histoires: pour maigrir il faut de la volonté et parfois trouver des astuces pour faire la jonction entre deux repas. Comme boire de l’eau.

La sensation de faim c’est souvent une question de mal-être et c’est autant dans la tête que dans l’estomac.

C’est contre ça que je lutte en permanence, vaincre une boulimie naturelle faite de grignotages, une tendance compulsive qu’on paie cash sur le vélo…et aussi si vous faites du jogging où le facteur surcharge est encore plus pénalisant.

Je sais que parmi mes lecteurs, il est des sportifs disciplinés qui n’ont naturellement aucun problème de surpoids ou alors que le surpoids ne dérange pas. Le surpoids se mesure avec l’Indice de Masse Corporelle dès lors qu’on dépasse 25.

On calcule l’IMC en divisant son poids par sa taille (en mètre) au carré (P/TxT)

Un IMC normal, c’est de 18 à 25….l’obésité commence à 30.

Je ne fais la leçon à personne car je sais que l’obésité est source de souffrances chez certaines personnes dont le métabolisme est déréglé . Notre poids est souvent à l’image de la société, de la malbouffe et génère toutes sortes de maladies, cardiaques, vasculaires, articulaires, le diabète ,…et le reste.

La pratique d’un sport est un argument « de poids » pour éviter le surpoids mais il déglingue aussi pas mal le corps lorsqu’on en abuse. J’ai des problèmes articulaires qui ne doivent pas être étrangers au sport.

Je sais aussi que si vous rentrez affamé du votre sortie vélo, mieux vaut faire gaffe à ne pas se vautrer dans le pot de rillettes ou de confiture!

Le 2 janvier 2020, catastrophe: mon IMC est à 27.9. J’ai fait semblant de ne pas le voir arriver, j’ai oublié jusqu’au jour où j’ai dit stop.

Le programme Yazio gère toutes sortes de paramètres comme le poids, le nombre de pas, les calories brûlées, les vitamines,…

Avec Yazio, j’ai donc déclenché le signal d’alarme au lendemain des fêtes de fin d’année, la période était propice! Et j’ai mesuré tout ce que je mangeais, converti en kilocalories, en protéines, en glucides, en lipides. Un travail avec la balance à coté de soi qui vous permet de manger moins vite pendant que vous pesez et qui vous apprend à gérer la fin du repas quand on voit le seuil haut approcher. Choix cornélien: fromage ou tarte?

Mon toubib est beaucoup moins compliqué, il m’a dit « réduisez la taille des assiettes ». Pourquoi pas!

Moins 10 kg en 5 mois. Suivre la décroissance de son poids quotidiennement, une nécessité incontournable

Cette semaine, je vois le bout du tunnel, mon IMC est à 25.5 et j’ai perdu 10 kg.

Je suis passé de 83.5 kg à 73,5 kg. Pour atteindre l’IMC de 25, je devrais encore perdre 1,5 kg.

Le plus difficile sera après: garder ses bonnes habitudes alimentaires!

Roseanna

J’ai vu une femme dans une piscine. Alors je l’ai acheté. Pas la femme, le roman de M.Sjöwall et P.Wahlöö.

Vous avez vu? les auteurs ont des noms de meubles Ikéa. Normal, ils étaient Suédois. Ecrire une série d’umlaut à chaque nom est une torture.

Bon, j’achète souvent un bouquin sur un coup de cœur, une couverture bien faite, un titre accrocheur.

Mais là, je me suis méfié. Je voulais suivre une ligne de lecture, un cheminement de pensée, comme une route à vélo. Découvrir des auteurs étrangers qui marquent leur temps. Le temps qui passe maintenant que le grand bout de ma vie est déjà derrière.

Avec la pandémie, j’ai voulu lire les romans « d’épidémies ». J’ai commencé avec Camus et « sa » Peste à Casablanca. J’avais déjà lu avant Giono. Puis je suis passé à L’aveuglement de Saramago, un portugais. Pandemia de Thilliez? j’hésite, c’est un gros truc à avaler. Finalement je suis passé à L’année du Lion de Deon Meyer, un Sud-Africain avec un nom alsacien. L’année du lion se lit comme un roman policier, il y a du suspense tout le temps et retenir tous les noms des intrigants n’est pas difficile.

Puis je suis sorti de ma pandémie. Faut bien!

J’ai poursuivi avec l’Italien Erri De Luca et son Montedidio. C’est la vie napolitaine et sa pauvreté au lendemain de la guerre. Très humain, un livre d’espérance. Presque un conte.

Et maintenant?

Comprendre la fameuse social-démocratie suédoise décortiquée par ceux qui l’ont vécue de l’intérieur avant qu’elle ne plonge dans le grand bain capitaliste. Tout ça est romancé dans une dizaine de polars dont Roseanna est le premier de la série. Mieux vaut commencer par le début lorsqu’on ne sait pas où l’on met les pieds.

Avec le clic chez Amazon, le livre est déjà là. Instantanément sur ma Kindle.

Je sais que les puristes de la lecture trouveront la liseuse offensante sur le plan des principes. Mais j’ai déjà tout dit à ce sujet.

Etes-vous VAE?

La Rolls du VTT, le Pivot à 9000 euros. Quand on aime on ne compte pas.

Il faut bien que j’en parle puisqu’on le rencontre de plus en plus.

A la ville, à la campagne, à la montagne. C’est à la montagne que j’en rencontre le plus. Ce n’est pas mon domaine, mais on se côtoie dans les enseignes et sur les chemins. Ne cherchons pas la supercherie même si le champion de VTT Julien Absalon s’est mis au guidon des VAE Moustache et en assure la promo, il faut admettre que le VAE est une autre discipline qui fait fureur dans le monde du vélo.

Deux types d’usagers…

  • les cyclistes qui abandonnent le muscu pour le VAE (muscu pour musculaire) Je sais, muscu, ça fâche certains, souvent ceux qui mutent pour raisons médicales et qui ne peuvent faire autrement et d’autres qui mutent par intérêt. Ils mutent par intérêt, je n’irai pas jusqu’à dire par faiblesse, pour se lancer dans de grands défis sans gloire qui les assurent de rentrer après des dénivelés de oufs, c’est bien leur droit. Même s’ils ne font pas la meilleure pub auprès des marcheurs du Club Vosgien.
  • les nouveaux venus au vélo. Ceux-là spontanément se lancent à corps perdus dans le VAE, persuadés qu’ils ne sont pas faits pour se faire suer le burnous. Le vélo, c’est dur. Surtout au début. On a vite mal aux fesses, aux jambes, et ailleurs pour peu qu’on ait acheté un vélo pas à sa taille. Je les comprends les nouveaux venus, ils n’ont pas envie d’attendre, ils veulent tout de suite goûter aux cimes. C’est bien leur droit aussi.

Faut dire que le marché en a fait son nouveau fonds de commerce.Le VAE, c’est souvent ce qui va maintenir en vie l’artisan du vélo. Sur un VAE, on « marge » un max et on flingue du matériel. Des chaines, des batteries et de l’électronique qui n’aime pas l’eau. Alors forcément, le client revient vite.

La cohabitation?

Méfiance, le VAE est une autre discipline qui ne se mélange pas facilement. D’abord parce que quand on pousse le muscu dans les cailloux, le VAE vous propulse en haut…et on vous attend avec compassion.

Alors ne pas s’aventurer avec n’importe qui!

J’ai été d’une mauvaise foi évidente, je le confesse. Ce n’est pas grave car dans le VAE, il n’y a aucune morale à rechercher. Juste le plaisir de se déplacer sans bruit.

Outil de déconfinement

J’ai vu le combat désespéré des libraires dans la presse quotidienne pour sauver leur marché. Bisey à Mulhouse notamment. Mais Bisey ne m’aurait jamais apporté un livre, confiné à 20 km de la ville.

Je n’avais pas non plus l’intention d’aller à Leclerc au rayon culture pour m’entendre dire « on peut vous le commander »…et « vous l’aurez dans trois semaines ».

Idem pour Amazon, les services de livraison bloqués, englués, obstrués.

J’ai donc choisi la solution de facilité. L’instantanéité. La liseuse. Ils sont plusieurs à se battre sur le marché, j’ai pris Kindle vendu par Amazon.

Une fois ce produit en mains, vous n’avez plus qu’à lire. C’est de l’encre électronique par de l’écran rétroéclairé comme les smartphones.

Il y a des petits plus qu’on n’a pas avec le livre papier. Le poids toujours le même, ultra-léger combien même votre bouquin ferait sept cents pages. C’est le cas de l’Année du Lion de Deon Meyer que je viens d’avaler en quinze jours. Ses prémonitions l’inquiètent, je vous le recommande, il se lit comme un thriller.

Le prix. Souvent moins cher si l’on ajoute l’envoi et les livraisons qui se font attendre…

La liseuse peut stocker environ 1000 livres avec ses 4 Go. Bien plus que ma bibliothèque! Elle se transporte facilement avec vous et elle comporte un accès lexicographique sur termes que vous surlignez. Elle se rallume à la page laissée en dernier. Et puis on choisit à son goût la mise en page, les temps de lecture à venir, la taille du texte, la luminosté,…et on pose le doigt en bas pour « tourner » la page.

De Luca, c’est ma génération et j’ai tout de suite aimé dès les premières pages le climat napolitain

L’autre plus, c’est l’achat « coup de cœur ». Vous venez de lire une bio, d’apprendre une parution, et hop c’est téléchargé immédiatement sur la liseuse.

La liseuse vous permet de devenir un ogre de lecture.

J’ai laissé de coté les professions intermédiaires, les libraires, les imprimeurs. Les éditeurs? oui, ils survivront puisqu’ils sont les promoteurs des écrivains.

Quoi de neuf? j’ai terminé l’Année du Lion et j’ai aussitôt téléchargé De Luca avec son Montedidio.

Un petit dernier en liseuse!

Moi aussi je suis en liseuse.4.99€ pour se remettre au vélo

Les potins du lundi

masques personnalisés

Le sociologue David le Breton (DNA 30 mai) nous aide à comprendre notre ressenti face au Covid et à ses conséquences que sont les gestes-barrières (on devrait dire à présent la Covid, parait-il). Le sociologue nous explique ainsi que le port du masque destiné à éviter la propagation du virus génère aussi une forme de défiguration de l’autre. Pas simple face à un masque de deviner ses sentiments!

A vélo, je reconnais Pierre, Jacques, Nadine lorsque je les croise car les cyclistes sont dispensés du masque dès lors qu’ils n’ont pas à s’approcher l’un de l’autre. Mais dans le monde du vélo, tout n’est pas clair pour autant. J’ai vu des cyclos attablés au comptoir du commerçant qui commerçait « comme avant ». Sans que lui-même ni les clients ne soient équipés d’un masque. On peut donc imaginer qu’en l’absence de barrière, notre vélociste prend beaucoup de risques puisqu’en une seule journée il verra défiler nombre de clients qui veulent reprendre la route et disposer d’une révision expresse ou d’un nouveau vélo qui tarde à arriver.

Les jeunes sont dans le « je sais bien mais quand même ». On tarde à recevoir les petits-enfants, puis on le fait. Mais eux sont innocents, ils ne comprennent pas qu’ils peuvent colporter le virus si agressif pour les moins jeunes. Mais avec les ados, c’est plus difficile, ils sont « fleur au fusil » entre-eux.

Faut-il pleurer Renault?

Non Renault n’est pas mort. Pas encore! Les écologistes, les alter-mondialistes de tous poils devraient se réjouir de voir un constructeur automobile mettre un genou à terre. Puisqu’on le sait le siècle de l’automobile devrait disparaître au profit d’autres mobilités plus respectueuses de l’environnement.

les autos devront attendre derrière le vélo. Changement de paradigme pour les enragés de la voiture en ville

La Covid n’est pas étrangère au phénomène d’effondrement de notre économie. Elle a déjà beaucoup aidé à la promotion du vélo en ville en lui faisant gagner dix ans dira Olivier Schneider de la FUB. Il était temps car derrière la Covid se cache toutes sortes de maladies pulmonaires qui déciment des millions de gens sans qu’on en parle autrement qu’à voix feutrée dans les ministères et les gazettes.

Renault meurt, tant mieux!

Vous le savez certainement, je n’ai aucune sympathie pour le véhicule électrique et en particulier la fameuse Zoé qu’on tente de nous imposer. Je ne développerai pas ici l’escroquerie intellectuelle de cette invention qu’on nous a présentée comme la panacée face aux pollutions. (voir mon billet de 2017)

Pour être simple et direct, réécoutons Jancovici en 2012 pour comprendre tout de la fausse route de l’automobile électrique

Soyons clair: il n’existe pas pour l’heure d’alternative à la voiture là où elle est encore irremplaçable. C’est à dire dans les transports inter-cités du monde rural. Aucun constructeur n’a osé actualiser le rêve de la 2CV adapté aux normes de 2020. C’est dommage.

Le pari de la 2CV en 1937

Avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, traction avant (comme les 11 et 15/Six), 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d’entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sans en casser un seul, et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. (cahier des charges du projet TPV (toute petite voiture) de 1937)

…et pourtant Citroën a disparu, absorbé par Peugeot. De même pour Panhard et SIMCA.

Au lieu de la 2CV, les constructeurs se sont vautrés dans des palaces mobiles, chers, gloutons en énergie car trop lourds et qui pillent nos ressources rares.

La messe est dite et corrélativement, nous allons assister à un naufrage social catastrophique de nos usines de voitures….pour amortir la chute, on va donc voir les éternelles primes baladurettes et jupettes resurgir pour aider à acheter les fameuses bagnoles à électrons.

Immédiatement les syndicats s’insurgent. Je les comprends. Les travailleurs n’ont rien appris du capitalisme. Depuis Georges Marchais, ils continuent de rêver à l’interdiction des licenciements comme dans les systèmes soviétiques où produite était détaché du besoin, c’est à dire du marché. A quoi bon produire des voitures si elles ne se vendent pas?

Comprendre qu’un marché est arrivé à maturité puis sombre dans le déclin, les syndicats modernes ne l’ont toujours pas appris et comme ils ne sont nullement associés et préparés à la co-décision à l’allemande, le désastre sera total. Je me souviens de Peugeot qui manufacturait toutes sortes de produits, des voitures, des vélos, des motos, des outillages, des armements, …aujourd’hui point de salut pour Peugeot et Renault.

Laissez-moi parler Pujadas!

Le professeur Raoult n’est pas le zozo qu’on nous dépeint

Quand Raoult parle en se tirant les poils de la barbe, on se tait.

Cette fois je sais qui est le professeur Raoult. Dans l’interview qu’il a accordé sur LCI à David Pujadas pendant près d’une heure, Raoult a montré qu’il était un vrai professeur de médecine reconnu mondialement et pas le zozo qu’on n’a cessé de nous dépeindre dans les médias.

Laissez-moi parler Pujadas, vous n’y connaissez rien et c’est normal! Et Pujadas se tut.

Quand Raoult parle, on l’écoute. S’il déclare la publication du journal Lancet « foireuse » à propos de la chloroquine, il sait de quoi parler et ne recule nullement face aux experts de son rang. Foireuse, vraiment? un article commence à instiller le doute alors que le médicament vient d’être interdit dans les hôpitaux français… On n’a qu’à bien se tenir et c’est tout! Y compris le médecin et ministre Véran « de la génération d’après la mienne ». Le professeur, c’est lui, pas les ministres. Lui ne fait pas de politique, il fait de la médecine.

Et lorsqu’il évoque le nombre de morts du Grand Est et de l’Ile de France, il déclare « là il s’est passé quelque chose ». Il n’en dira pas plus. Mais son silence en dit long. Un silence en forme d’accusation.

Saura t-on un jour pourquoi Mulhouse a été débordé sous le flot de malades avec autant de morts? je ne le crois pas. Mais je garde en mémoire l’immense détresse des urgences de l’hôpital de Mulhouse qui a défrayé les chroniques des journaux locaux, la valse des urgentistes et tous les chasseurs de primes venus effectuer des vacations pendant des mois. Oui l’hôpital de Mulhouse était déjà en crise avant la pandémie. Il l’est encore.

Et la réputation de l’Alsace est définitivement entachée pour de longues années.

revoir l’interview de Raoult sur LCI (58 minutes)

Les potins du lundi

La planète des fous va t-elle comprendre qu’elle joue sa perte avec cette pandémie?

Mes lecteurs fidèles se sont habitués à cette chronique du lundi. Elle m’engage par un juste retour des choses à la tenir avec pugnacité et aussi avec courtoisie, deux valeurs qu’on oublie parfois dans nos rapports qu’on dit sociaux.

A ce sujet, force est de constater, avec regret, que les avis des uns et des autres lorsqu’ils s’expriment sont souvent dénués d’égards et rédigés en style expéditif, truffés de fautes et peu empreints de respect. J’ai cette tendance à les fuir. Fuir les listes de discussions stériles où chacun veut s’ériger en juge, fuir les groupes Facebook devenus encombrants et sans intérêt et retourner chez moi, c’est à dire sur mon blog (qui existe depuis 2006) où chacun est bienvenu à la condition de se conformer à la bienséance. Oui, je sais, ce vocabulaire pourra paraître précieux, voire suranné, mais n’est-ce pas aussi une forme d’élégance dans notre monde brutal?

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire ce matin?

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise devient tendance.

Je crois qu’il est temps dans cette accalmie relative de la pandémie de jeter un regard sur notre destin. Notre destin à tous.

Pas seulement celui du vélo qui est en vedette actuellement en tant que modérateur de l’épidémie dans les villes. Ce qu’on n’aurait jamais osé dire, ni faire il y a peu, nos grands décideurs l’ont fait: hisser le vélo au rang de moyen de transport vertueux et « outil-barrière » de l’épidémie!

Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise face au modernisme redevient tendance. Pas seulement chez les bobos, mais aussi chez ces nouveaux prolétaires en cols blancs des grandes cités.

On fait la queue chez les vélocistes pour s’approvisionner en « petites reines » et l’État, magnanime, vous offre jusqu’à cinquante euros pour changer les patins de freins ou la chaîne usée dans sa gangue de cambouis.(Isabelle n’en pense pas que du bien)

Mais revenons au reste…le retour à la vie normale dont on dit qu’elle ne sera plus aussi normale qu’avant.

A quoi pourrait-elle ressembler cette nouvelle vie?

Rien n’indique encore qu’on sortira à court terme de notre rapport à l’autre autrement qu’avec des gestes-barrières et une méfiance face à aux virus capables de nous exterminer.

Alors va t-on devoir arrêter ce capitalisme sauvage qui pille la planète, car c’est de cela qu’il s’agit, non?…ou alors je n’ai rien compris.

La destruction de notre éco-système, la pollution endémique de notre terre, de notre air, de nos eaux, l’agitation incessante et frénétique des humains qui sautent d’un continent à l’autre pour un oui, pour un non, c’est bien de cela qu’il s’agit, non?

Entre vous et moi, j’ai peine à croire que les États inféodés au monde capitalisme seront capables d’arrêter quoi que ce soit du péril qui gagne. Puisque l’autre modèle reste à inventer après la disparition des idéologies alternatives.

Arrêter le transport aérien, arrêter les mastodontes marins qui commercent sur nos océans, arrêter le dumping sur nos emplois, arrêter la délocalisation de nos fabrications essentielles, arrêter ce monde de la bagnole et des camions qui tuent notre bio-diversité, qui pillent nos ressources, …redécouvrir la vertu et la nécessité de disposer de services d’intérêt général déconnectés du marché comme nos hôpitaux, valoriser les métiers du service public, pas seulement avec des médailles,…est-ce bien cela que nous comprenons après ce séisme épidémique?

Allons-nous aller demain vers un monde plus juste qui cesse d’avilir les plus pauvres de la planète?

Je me demande vraiment si cette pandémie sera capable d’initier une nouvelle ère de transformation de nos rapports entre l’homme et sa planète terre. Si cette pandémie est là c’est d’abord en raison des désordres écologiques causés par l’homme et des mésusages de son capital humain et animal.

Un virus qui met en question nos mobilités…et nos libertés publiques

les nouvelles mobilités urbaines vont-elles révolutionner les transports?

C’est un boulevard qui s’ouvre devant ceux qui s’intéressent à nos mobilités. Le virus, la maitrise de sa propagation, mettent en cause la façon dont nous nous déplaçons et dont nous vivons.

Avec le confinement de la population, le gouvernement a tout arrêté, tous les moyens de transport, avions, trains, bateaux, automobiles et…vélos. Les vélos n’étaient pas explicitement dans le texte alors le Ministère de l’Intérieur s’est empressé de faire la chasse aux cyclistes. Interdire la circulation à vélo, tout le contraire de ce qu’il fallait faire. Les cyclistes au quotidien dont je suis s’en souviendront longtemps de cette bourde de l’État.

Résultat: les citoyens ont redécouvert des villes silencieuses, dénuées de pollutions et font l’expérience de nouvelles formes de travail plus respectueuses de l’environnement, moins énergivores en transports tout en suggérant de nouveaux choix de vie.

Le virus est d’abord une affaire urbaine: il touche en priorité des populations rassemblées, au travail, dans les transports, dans les lieux commerçants, culturels et cultuels.

Bref, le Covid-19 s’attaque d’abord à notre modèle de développement ainsi qu’à ces flux incessants de transports planétaires.

Dés lors, le refuge devient la campagne, une forme d’autonomisation de la production et des échanges plus respectueuse de la nature. Vaste programme qu’on peine à imaginer dans un monde qui a fait fausse route avec la mondialisation!

Tour du Haut-Rhin à VTT

J’avais émis cette idée en février dernier, faire le tour du Haut-Rhin à VTT en épousant les limites territoriales de mon département. C’était donc avant que le Covid ne vienne nous mettre des bâtons dans les roues.

On le tente quand même le 8 juillet prochain…en respectant les gestes-barrières!

Cinq étapes, au total 340 km, 7700 mètres. Rien d’impossible a priori avec un peu d’entraînement et déplacement en mode « bucolique ». Il n’y a donc aucune logique de compétition en jeu.

Le Tour du Haut-Rhin 340 km, 7000 mètres, 25 cols. Départ Masevaux

Tous les éléments du voyage à vélo sont là

…et aussi là

Pour l’heure nous sommes officiellement deux sur la ligne de départ le 8 juillet à Masevaux…fin du voyage le dimanche 12 juillet à…Masevaux.

Le Haut-Rhin, c’est tout plat. Non on ne passera pas là.

Le voyage est en mode autonomie, c’est à dire qu’on transporte ses bagages et chacun fait en sorte de réserver son hébergement aux étapes.

Les étapes en soirée sont:

  • col de Bussang
  • col du Bonhomme
  • Vogelgrün
  • Ferrette

Tous les cyclos intéressés peuvent se joindre cordialement à nous, même pour une partie du voyage, chacun étant considéré en excursion personnelle.

Les inconnues sont…

  • la levée du confinement 100 km pour les cyclos extérieurs à la zone, tout haut-rhinois étant libre de se déplacer dans son département, sauf en cas de « reconfinement » inattendu.
  • l’autorisation d’ouvrir pour les hébergements et restauration.
  • hébergements hôteliers possibles si réouverture « Covid »
Moto Hôtel Route du Col de Bussang, 88540 Bussang 
Realis Vosges-Alsace1 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Auberge du col du Bonhomme 2 Col du Bonhomme, 88230 Plainfaing
Hotel le Caballin Île du Rhin, 68600 Vogelgrun
 le Felseneck à 68480 Ferrette

Par expérience les sacoches sur VTT se prêtent mal aux sentiers. lire mon article

Il n’y a pas d’inscription mais il serait préférable de vous faire connaître si vous souhaitez vous joindre à nous contact vélomaxou

Les potins du lundi

Souffrons-nous du syndrome de la cabane?

Y’a pas k’le vélo dans la vie!

C’est vrai, vouloir s’astreindre à un seul hobby présente des contraintes. Il fait de vous un inconditionnel obtus et fermé à toute autre forme d’activité, de passe-temps. Il faut donc conserver en soi une grandeur d’âme capable de vous intéresser à ce qui peut paraître futile, dénué d’intérêt ou encore trop cador pour ses petits neurones.

D’abord, nous les blogueurs, on est mal placés pour parler d’ouverture d’esprit. Voici ce qu’on dit de nous sur Wikipédia …

Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, les blogs servent principalement à l’auto-représentation, se formant alors autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). Utiliser un blog représente en effet un moyen de définir son identité, particulièrement une identité en ligne. C’est pour cette raison que la presse et l’opinion populaires sont parfois amenées à fustiger ce qu’elles considèrent comme l’égocentrisme des blogs.

Égocentrique le blogueur? Pour sûr puisqu’on ramène « notre science » depuis des années sur la toile. J’en ai presque honte. Mais dans notre corporation des communicants en ligne, on passe un peu pour des has-been car des influenceurs en lien avec le marché beaucoup plus in nous dépassent de loin et aussi des youtubeurs virtuoses qui excellent sur leurs chaines.

Pourquoi dire cela en préambule à mes potins du lundi? Parce que j’ai beaucoup appris de ce confinement sur la vie de nos contemporains qui se sont souvent réfugiés dans une forme d’ascèse, de privations du corps et de l’esprit. Comme une punition, cet enfermement nous a permis de vivre autrement et de réfléchir sur le monde.

Plus de temps pour reprendre des lectures abandonnées et plus de temps pour se réapproprier des espaces « come-back »: ranger des images, inventorier des peintures délaissées, construire des albums de voyages,…en panne de lectures, j’ai franchi un nouveau cap de la merdouille électronique. J’ai acheté une liseuse et pire! une kindle de chez Amazon. Moi quand je veux un bouquin, c’est tout de suite, alors je me suis affranchi des livreurs. Qui peut me le reprocher? et avec quels arguments? les libraires?…complètement dépassés par le virus, pris à la gorge. C’est triste pour eux mais ce n’est pas moi qui vais aller à Mulhouse, le cluster, pour trouver un livre qu’on devra commander. Alors j’attends les objections…Je sais, c’est perfide, mais c’est factuel.

La vie semble avoir repris ses droits. Les jeunes, leur insouciance, les éclats de rires, les jeux de ballons, les rodéos à vélos,…bas les masques!

La maladie? quelle maladie?

C’est un truc de vieux, on l’a compris. Les journalistes insistent toujours sur les plateaux pour faire dire aux sachants à partir de quel âge on est « comorbide« ? 50, 60, 70 ans? rassurés d’entendre qu’ils sont peu menacés, pas encore assez vieux.

Mais qui sont ces imbéciles encore capables aujourd’hui de se faire prendre par le virus? Une sorte d’euphorie succède à l’enfermement. Une pandémie? où ça? 30.000 morts, à peine! Alors tout ce cirque pour ça!

Oui, la France semble renaître. Pas toute la France!

Les moins jeunes comme nous ont compris qu’ils emmerdaient le monde avec leurs comorbidités, leurs gros bidons enflés comme des bibendums bardés de tuyaux que des petites infirmières retournent toutes les douze heures en tirant sur des alèses.

Il existe une partie de la population qui souffre en silence d’une nouvelle maladie, la maladie de la cabane.

  • la peur de la contagion
  • l’anxiété de retrouver le rythme exigeant de la réalité
  • le fait d’avoir découvert que la vie simple à la maison est agréable

Des Robinson, ils veulent rester des Robinson sur leur ile de 6 km2.

Arrivé en haut de la côte de Sternenberg, à la cote 364, le blockhaus

Il est minuscule, dissimulé au coin de la forêt. On y installe sur son toit en pointe diamant un mini promontoire et ce qui ressemblera à une table d’orientation. Mais ne c’est pas tout, l’accès à l’intérieur de l’édifice est pourvu d’un escalier en bois et d’une porte fermée à clé.

J’interroge des promeneurs…oui, le blockhaus va servir d’abri aux touristes de passage, on pourra même dormir à l’intérieur!

Dormir dans un blockhaus! Voila de quoi ravir tous les malades du syndrome de la cabane. Dormir dans une cabane en béton au bord de la D32.5, et grimper sur le toit pour voir si Anne arrive, quel bon plan l’été prochain!

Un blockhaus converti en abri touristique à Guevenatten à la cote 364

Des malades de la cabane, j’en connais. La convalescence est balbutiante. Redécouvrir la rue après deux mois de confinement rigoureux est un supplice. Le masque ne suffit pas. Il faut en plus accepter de côtoyer ses semblables qui sont tous perçus comme potentiellement porteur du germe de la maladie. Les malfrats le savent, eux qui crachent opportunément sur les policiers pour instiller la peur.

En marge des dégâts de la catastrophe économique engendrée par le virus, il faut maintenant compter en plus sur le handicap de gens désocialisés qui ne savent plus vivre. Comme avant.

Comment sauver sa saison?

Reprenons confiance, sortons les vélos!

Avec ce maudit déconfinement reconfiguré en confinement élargi à 100 kilomètres, comment reprendre sa saison cycliste?

Chacun innove comme il peut. On a fait « tourner nos jambes » sur un home-trainer ou on a fait du jogging comme moi en attendant…et maintenant?

S’enfermer au plus profond du massif vosgien et oublier le Covid, c’est mon projet. Mes tracés sont prêts. Ici un parcours à trois branches avec allers et retours pour aller « chercher les cols » de moyenne montagne.

Celui qui n’a pas touché son vélo depuis deux mois va devoir tout reprendre à zéro à condition que le temps se mette au beau fixe, sinon la motivation sera difficile.

J’avais vaguement envisagé un tour du Haut-Rhin à VTT cet été. C’est toujours jouable. Il reste à trouver et valider les hébergements…

Le Tour du Haut-Rhin à VTT n’est pas encore finalisé. Mais il est bien avancé grâce à Google-Earth

En attendant, pas question d’aller au-delà des limites imparties…j’ai donc entrepris d’aller franchir quelques cols muletiers vosgiens en dessous-de Sarrebourg. Sarrebourg, c’est ma limite 100 km.

le post-it résume les cols dans l’ordre du tracé (département/alti/nom). En haut le n° de circuit OP, son nom, la distance, le dénivelé. Le post-it est sauvegardé sur l’iphone, j’y ai toujours accès

Plus exactement, j’irai autour du Donon.

J’ai donc pris la liste de mes cols à gravir et j’ai bâti trois parcours. Je travaille avec Base Camp, l’outil de Garmin et aussi avec Openrunner. Je trace des segments de col à col et je laisse faire l’automate de tracé d’itinéraire.

Puis j’observe la distance et le relief et ses dénivelés pour voir si c’est faisable. Je ne vais pas m’aventurer dans des trucs de « ouf », je veux rentrer le soir en bon état.

Je pars donc avec une trace sur GPS et une sauvegarde Openrunner.

L’avantage d’avoir une trace Openrruner, c’est que je peux toujours récupérer mon circuit en ligne si j’ai une panne GPS. Jamais de cartes IGN en VTT, beaucoup trop incommode!

Quand vous avez bien préparé votre parcours sur plan, vous avez fait 80% du travail et une fois sur site il vous reste 20% où vous n’avez plus qu’à pédaler.

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Pas de justificatif: 135 euros

avez-vous votre justificatif?

Attention, même si l’attestation de déplacement est supprimée, pouvoir sortir à moins de 100 km ne dispense pas de posséder un justificatif de domicile de moins d’un an sur soi. On pouvait penser qu’on n’avait besoin de rien pour une simple balade autour de chez fois: perdu!

En conclusion, si vous partez randonner à pied ou à vélo, vous devez une preuve de votre lieu de votre domicile, faute de quoi l’amende est de 135 euros

https://laplainedesvosgesinfo.fr/2020/05/deconfinement-justificatif-de-domicile-exige-meme-deplacements-de-de-100-km/

Je vous conseille un sac plastique étanche pour emporter votre document (facture EDF, assurance voiture…) ou alors tout simplement carte d’identité plastifiée à jour.

Un J zéro maussade

J’avais prévu d’aller à la ville à vélo mais j’ai du renoncer par suite du mauvais temps

On n’a pas eu de chance pour ce premier jour du déconfinement.

D’abord un pluie tenace…et ensuite une température hivernale avec 4 degrés au thermomètre.

Une course à Mulhouse que secrètement j’imaginais faire à vélo par les chemins détournés. Non, je n’ai pas pu la faire. C’était pourtant un projet alternatif à la montagne pour fêter cette libération.

Alors je suis allé faire ma course en voiture. Sacrilège, diront les inconditionnels du tout vélo!

Surprise! je n’avais pas repris la route depuis deux mois à plus d’un kilomètre de chez moi sauf pour le Drive.

Je me croyais déjà en voyage à cinq kilomètres de chez moi. Rien de commun avec l’autre France qui a continué à travailler pendant ces 55 jours de confinement et qui n’a pas le même ressenti.Un confiné qui sort de son rond est tout décontenancé de ne pas avoir à respecter le chronomètre sans avoir à justifier le motif de son déplacement.

C’est un grand progrès démocratique pour la France des libertés.

les mesures de sécurité et d’hygiène de Boulanger sont draconiennes.

Dans le magasin Boulanger de Wittenheim, tout est chamboulé. Une procédure est en place. Deux places Drive réservées où l’on se signale pat téléphone et où l’on vous apporte votre achat sur le parking.

A l’intérieur un service d’ordre en guise d’accueil, du gel hydroalcoolique et port du masque obligatoires. Le cheminement client est balisé et la sortie de caisse emprunte un autre parcours que celui de l’arrivée.

Je ne sais pas si la vie d’aujourd’hui est appelée à durer vingt ans…et si les coronavirus vont durablement modifier nos modes de vie. Je trouve que c’est moins bien qu’avant. Peut-être seulement une appréciation provisoire?

La distanciation sociale automatisée de demain

Le monde de demain.Parcours client dans un grand magasin. Sachant que vous êtes confinés dans un rond rouge, attendre que votre rond passe au vert pour pouvoir avancer jusqu’au rayon suivant…puis vers la caisse.

Devoir parcourir tout le magasin avant d’atteindre son rayon, Ikéa le fait déjà pour susciter des achats non prévus et il est vraisemblable que la formule va se développer dans d’autres surfaces commerciales au nom de la distanciation imposée pour raison sanitaire. De quoi faire fuir les clients pressés!

Le coup du masque

Avant le Covid-19, il existait déjà des masques adaptés au vélo contre la poussière
(Masque antipollution Nano Light® 129€)

Voici venu le jour où nous sommes livrés à nous-mêmes. Méfiance! Le but du jeu est périlleux: comment ne pas se choper la mort…c’est à dire le virus qui décime les plus 60 ans très facilement.

Après la saga des masques perdus, retrouvés, commandés, pas arrivés, périmés, voici le coup du masque.

Le mécanisme marketing est connu. On raréfie le produit, on le rend indispensable grâce aux mesures sanitaires et hop! les coûts s’envolent.

C’est le coup du masque.

Sur Facebook, on dit que cette boite de 50 masques coûterait à présent 47.50€

Alors mes amis, il y a une réponse: faites vos masques vous-même ou achetez les aux couturières en mal de boulot!

Après avoir obtenu votre masque, reste la question du port.

En principe, dès que vous sortez dans l’espace public, le mieux est de le porter tout de suite. Y compris à vélo! vous éviterez ainsi de respirer des micro-particules et de le tripoter à chaque fois. Ceci n’est valable que pour la pratique du vélo en ville. Sur route, à VTT, j’ai essayé: impossible de conserver mon masque en coton tellement j’ai besoin d’air à l’insufflation. On risque de s’étouffer!

Rappelons que le port du masque n’est obligatoire que dans les transports en commun et dans les magasins qui l’exigent comme chez votre coiffeur.

Je me suis fabriqué des masques lavables en coton deux couches cousus maladroitement, certes, mais tout aussi efficaces.

Masque coton 2 couches lavable, confectionné par bibi. Zéro euro. Quel radin!

Comment contrôler l’efficacité de votre masque?

Allumez un briquet et tentez d’éteindre la flamme en soufflant à travers le masque. Si vous n’y parvenez pas, le masque est réputé bon. Entendons-nous: un masque dit alternatif ou grand public filtre d’abord vos secrétions aérosols, en conséquence vous protégez l’autre…et par voie de conséquence si « l’autre » n’a pas de protection face à vous, vous êtes peu protégé par votre masque.

Cependant vous avez cousu un masque qui va limiter la transmission de vos postillons et améliorer vos gestes barrières en diminuant la transmission par contact main-bouche! Un masque en tissu c’est donc mieux que rien ! (source)

Etes-vous plus à risque Covid? faites le test de l’Institut Pasteur

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Les potins du lundi

Paris n’est pas Amsterdam. Pas encore.

Les Parisiens vont-ils se convertir ce matin au vélo en ce lundi 11 mai, jour de reprise de l’activité?

Toutes les conditions sont réunies ou presque. D’abord l’offre de transports en commun est réduite au minimum alors que la distanciation sociale exige que les voyageurs observent le non-confinement à bord des voitures de RER et de trams.

Curieuse façon d’éviter le chaos en restreignant l’offre!

Ensuite, l’autre handicap de taille sera le temps. S’il pleut sur Paris, difficile de prendre son vélo.

Et le dernier écueil sera évidemment qu’il n’y a pas de garages à vélos en nombre pour assurer qu’on retrouvera bien sa monture le soir au retour. La spécificité française, on le sait, c’est le vol et la dégradation de nos vélos. Le vélo a été tellement déprécié au fil du temps qu’il est perçu comme un chose rétrograde, bonne à détruire ou à capter pour ses besoins personnels sans autre forme de procès.

De bonne heure et de bonne humeur à vélo

La pratique du vélo demande un apprentissage mais aussi des prérequis. Les pouvoirs publics ont tracé à la hâte des voies temporaires pour les cyclistes, octroyé une prime de 50 euros pour remettre sa bécane en état, il ne reste plus qu’à attendre de voir si le pari est réussi. Du coté des vélocistes, on traine les pieds, le dispositif de 50 euros leur semble compliqué…il faut dire que le cœur de métier des commerçants en cycles, ce n’est pas le vélo urbain mais le vélo loisir et sportif. Il faudra donc se rabattre sur les enseignes généralistes comme Décathlon ou Go-Sport. Le comble!

Remettre la France au boulot après deux mois de chômage en pratiquant la distanciation sociale (Toulouse)

On ne peut passer sous silence l’épisode confinement qui a duré près de deux mois et mis près de la moitié de la France à l’arrêt.

Le confinement, ne l’oublions pas, n’était qu’une façon de ralentir la contamination en France par manque de masques et de lits d’hôpitaux…et de personnels. Des pays voisins ont choisi de ne pas confiner avec parfois de meilleurs résultats. On pourra donc se demander si le confinement et son corollaire, un chômage massif, était bien nécessaire. On n’a pas encore mesuré l’ampleur des dégâts. L’explosion du chômage qui va se poursuivre, les dépôts de bilan et une économie en berne pour peut-être plusieurs années. Sans parler du coût humain qui atteint déjà 25.000 morts et de nombreux rescapés souffrant de graves handicaps.

On sait que les gestes barrières peuvent nous sauver la mise, comme le respect de la distanciation sociale, le port du masque, l’évitement de zones de chalandise encombrées,…mais tout dépend de la façon dont nos comportements latins vont savoir se discipliner…

Je vois en ville des comportements absurdes de gens qui bavardent entre-eux sans se protéger…sont-ce ceux-là qui peuplent nos urgences?

Il est clair que cette distanciation, les réflexes de peur, les comportements à risques ne vont pas favoriser la convivialité puisque l’on sait que le virus tue, est très contagieux, difficile à soigner.

Cependant, j’entends des bavardages de rue qui relativisent le danger. Ce n’est jamais qu’une grippe continuent à dire certaines personnes.

Distanciation sociale et « restez chez vous! »

Introduire de la distance face à une fléau épidémique.
Toutes les civilisations y ont été confrontées dans l’histoire

Je ne sais pas qui est à l’origine de ce terme de distanciation sociale instauré lors du confinement et qui nous viendrait des anglo-saxons sans avoir la même connotation. Il a été ravageur dans sa traduction car il va bien au-delà de la distanciation physique que nécessitait l’absence de barrières comme les masques. Mais cette mise au pas sanitaire sur la société implique toutes sortes de conséquences ravageuses dans nos rapports humains. Pas seulement ceux du quotidien avec le marquage des sols dans les lieux publics, le retour des hygiaphones disparus depuis au moins cinquante ans dans les services publics, mais aussi une distance planétaire en éloignant les peuples et leurs rapports culturels et économiques.

Voyager en avion? non ce ne sera plus comme avant puisqu’un arsenal de réglementations sanitaires, comme la quarantaine, des avions moins remplis donc aux billets plus chers seront mis en place pour aller d’un pays à un autre.

La distanciation sociale à l’épreuve de notre quotidien

Mais la distanciation au quotidien pose tout de suite à court terme la question de notre rapport quotidien au travail, dans les transports, à l’école, dans les milieux sanitaires…et dans le sport et les loisirs.

On ne sait pas quand on pourra assister en live à un concert , si les sports collectifs et de contact pourront à nouveau se pratiquer, ni combien de temps vont durer les prescriptions d’interdits.

Une autre traduction du « restez chez vous! » ou la parcellisation de l’espace public

Notre rapport à l’autre modifié

De la distance physique modifie donc en profondeur notre relation à l’autre sous une injonction qui n’est plus d’ordre politique mais sanitaire. Le pouvoir sanitaire a cette particularité de ne pas être contrôlé démocratiquement en situation d’urgence. Ainsi l’on voit s’étaler au grand jour dans les médias des controverses médicales dont personne ne sait ni qui, ni comment elles seront tranchées.

Faudra t-il dès lors élire nos représentants infectiologues, épidémiologistes qui pèsent un peu plus chaque jour sur notre mode de vie quotidien.

Le pouvoir sanitaire a pris le pas sur le pouvoir politique lui-même tétanisé par l’ampleur de la catastrophe. On l’a vu chaque jour dans les prises de décision hasardeuses à l’égard de la population depuis le début de l’épidémie.

« Restez chez vous! » a été le pire slogan du pouvoir sanitaire par son pouvoir anxiogène. Le citoyen était devenu sujet, un peu comme le patient tout offert au pouvoir médical. Derrière se cachait en fait une incompréhension, une panique scientifique des soignants qui ne savaient pas pourquoi un tel flux de malades survenaient ni comment l’endiguer en l’absence d’un protocole de soins cohérent.

Gardez vos distances

Ce qu’il faut admettre c’est que la distanciation sociale et le « restez chez vous » sont deux concepts qui conduisent en France à des réflexes xénophobes très dangereux pour la suite de la cohésion sociale. Les pauvres d’un coté, les riches de l’autre! pour résumer. On l’a vu lors de l’instauration du télétravail: d’un coté les métiers du front-office et du back-office qui ont su rester à la maison grâce à l’informatisation des tâches, la télémédecine, le téléenseignement, les métiers de l’assurance, de la comptabilité, le télémarketing,… et de l’autre tous les métiers « de terrain » les plus exposés: conducteurs de bus, caissières, infirmières, agents de propreté,…

On a vu aussi les effet ravageurs de ce confinement forcé sur les écoles où la distanciation s’est conclue par une différenciation de traitement entre ceux qui possédaient un ordinateur à la maison et ceux des enfants qui n’en avaient pas.

Quand un mot d’ordre sanitaire devient art de vivre (Québec)

Un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles

Les populations les plus fragiles dans les quartiers aux logements exigus ont pris de plein fouet les conséquences de l’épidémie. La ghettoïsation reprend tout son sens en stigmatisant les différences sociales et culturelles lorsqu’il s’agit de contrôler les allées et venues des individus. Qui sont-ils? où vont-ils? à quelle distance? On ne le dit pas mais on le suppute, les plus touchés par la maladie le seront plutôt chez ceux qui n’ont pas pu ou pas su se protéger le mieux qu’il convenait. On l’a vu chaque jour rapporté dans la presse, le confinement instaure un contrôle policier renforcé sur les libertés individuelles dont le pouvoir s’est servi avec zèle et presque avec délectation lorsqu’il s’agissait par exemple de traquer des promeneurs ou des sportifs à la campagne avec l’aide de drones ou d’hélicoptères.

Entamées le 16 mars dernier, mes 42 chroniques de pandémie sont le témoignage de mon vécu de citoyen confiné. On peut les retrouver ici.

Je vais les abandonner provisoirement puisque nous allons à nouveau pouvoir profiter d’une liberté toujours conditionnelle mais moins encadrée.

On pourrait, dit-on en haut-lieu, avoir à nouveau affaire à un reconfinement si la circulation du virus se réactive et si les hôpitaux sont à nouveau saturés.

Chronique de pandémie

Dentistes, le masque Décathlon pourrait faire office de barrière contre les projections

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Et les magasins?

On ne s’y précipitera pas non plus. Le virus est toujours là et on ne cesse de nous le répéter.

Alors, que faire?

On va se déconfiner à notre rythme et tailler dans toutes les opportunités de la vie normale qui nous sont à nouveau offertes.

Pas de voyages en vue, pas de shopping, pas de coiffeur. Il nous restera donc les balades hors du rond de un kilomètre. C’est déjà une grande avancée. La menace est toujours là de devoir affronter une seconde vague épidémique bien pire que la précédente dans laquelle les plus de 60 ans seront les plus exposés avec des taux de décès effrayants dès lors que vous êtes intubés. De l’ordre de 40%.

Ce matin que dit la société d’analyse Public Health Expertise avec l’AP-HP dans la presse (DNA 9 mai)?

Jusqu’à la fin de l’année? S’il le faut, alors pourquoi pas, puisque notre seul but est encore de vivre.

J’ai les dents à voir. Elles attendront!

Je connais la complexité à laquelle sont confrontés les dentistes qui vont reprendre leurs activités lundi. Des fraises qui tournent à 250.000 tours/minute et de l’eau projetée sur la dent pour la refroidir. Un cocktail détonnant d’aérosols de coronavirus projeté dans tout le cabinet!

Je vais sursoir.

Ma prise de sang attendra, je ne veux pas me retrouver dans l’antre du virus.

Mon ordonnance de prise de sang annuelle est là sur mon bureau depuis deux mois. Je ne suis pas allé au labo, j’ai préféré attendre la vague de coronavirus et ne pas prendre le risque de me retrouver avec des malades à tester et présentant des symptômes.

Je me suis dit j’attends juin. Et maintenant voila qu’on nous annonce des tests par milliers chaque semaine. Alors pas question d’aller au labo avant plusieurs mois!

Ce n’est pas de la parano, c’est du bon sens.

Lundi 11 mai: 100 km et plus…

Dans certains cas les grands départements vous avantagent

Notre nouvelle zone de confinement prend de la surface à partir de lundi 11 mai.

Elle devient dix-mille fois plus grande. Espérons que le risque de contamination ne sera pas lui aussi 10.000 fois plus grand.

Notre capacité de se mouvoir passe de 3km2 à…31400 km2.

On reste toutefois confinés et ceux qui parmi nous sont habitués à se déplacer sur tout le territoire national (ou international) pour raisons familiales ordinaires ou pour leurs loisirs seront toujours coincés. Nous sommes donc toujours en liberté surveillée.

Un rayon de 100 km nous est accordé autour de notre domicile (sauf pour les frontaliers). Il s’agit bien d’un rayon au sens géographique du terme. Les forces de l’ordre en cas de contrôle vont donc devoir posséder un compas et une carte ou le logiciel « qui va bien » sur leur smartphone.

Car un rayon, c’est plus avantageux que la route en terme d’éloignement surtout en montagne où les itinéraires ont tendance à serpenter d’une vallée à l’autre.

En outre, ce confinement prévoit que vous pouvez également vous déplacer dans tout votre département…ce qui dans certains cas vous permet de dépasser les fameux 100 km de rayon.

Dans l’image d’illustration ci-dessus, un habitant d’Avranville à l’ouest du département des Vosges pourra donc aller jusqu’à la Route des Crêtes (limite du département vosgien) soit au-delà de la limite de 100 km sans être en infraction.

Accéder à l’application du tracé des 100 km depuis votre domicile

Masque et dissimulation

A t-on le droit de se masquer impunément en contradiction avec la loi?

La polémique va certainement rejaillir.

Maintenant que le port du masque est rendu obligatoire dans les transports en commun, va t-on trouver face à nous des verbalisateurs opportunistes pour se souvenir que la dissimulation du visage est interdite depuis 2010 en France?

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

C’est la loi 2010-1192 du 11 octobre 2010 qu’on avait surnommé alors « la loi anti-burqa » en référence aux femmes voilées.

Caradisiac donne dans le vélo

Le grand confinement prend fin lundi 11 mai, et celui-ci va vraisemblablement se traduire par le déferlement de nuées de bicyclettes dans les grandes villes.

Caradisiac, le site de bagnoles, se prépare t-il au tout vélo en ville?

Toujours est-il que Caradisiac se penche sur l’usage du vélo en ville prôné par les pouvoirs publics pour éviter l’usage des transports en commun.

En préambule, le bon vieux marronnier du journaliste auto « peut-on perdre des points à vélo? ». On sait que la réponse est non depuis longtemps. Mais la reposer peut toujours servir car dans la mentalité de l’automobiliste le cycliste est par essence dangereux dans ses comportements et pouvoir lui retirer des points sur son permis voiture ne serait que justice.

Or c’est justement l’automobiliste et non pas le cycliste qui est dangereux en ville. On n’a jamais vu un cycliste tuer un automobiliste. L’inverse, si!

Autre sujet qui dérange l’automobiliste, les feux rouges grillés par les cyclistes. C’est bien connu, au feu rouge toutes les autos s’arrêtent…et même à l’orange!

Moi je suis pour dépénaliser les infractions à vélo avec un barème minoré et non pas aligné sur les amendes des véhicules motorisés.

Un cycliste qui grille un feu se met inutilement en danger mais il ne menace pas les autres.

Merci Caradisiac pour ce beau tableau des panneaux de signalisation à vélo

Chronique de pandémie

Cols à vélo. Allons-nous retrouver notre crapahut?

Terrain miné

Je sens la ferveur monter chez tous ceux qui ont été enfermés à la maison depuis deux mois.

Les projets individuels redeviennent jouables. Chez mes confrères centcolistes, on ne manque pas de bonnes résolutions pour reprendre l’ascension de sommets mythiques ou plus confidentiels. Oui mais il y a un hic, la fameuse barrière des 100 km. Alors ceux qui ne sont pas au pied d’une montagne devront encore attendre.

Moi qui suis à l’entrée des Vosges, j’ai encore quelques cols à ajouter à mon tableau d’honneur. C’est une chance que n’ont pas les Bretons. Ils ont la mer en échange.

Mes cols vosgiens restant à gravir sont en gris, tous ceux en rouge sont faits.Il y a environ 400 cols recensés dans le massif vosgien

Je vous l’ai déjà dit, « faire des cols à vélo » pour moi c’est d’abord un alibi de voyages et de paysages rencontrés

Il me reste un quadrilatère entre Saverne et Saulxures avec des cols inexplorés. Pourquoi pas après la Libération?

J’en profite pour faire un peu la pub du Club des Cent Cols. J’y suis depuis quelques années maintenant (CCC6785). Le principe est simple: grimper des cols à vélo!

Pour en savoir plus, aller ici

Je disais donc en titre « terrain miné », nous avançons en terrain miné.

La bataille du déminage a commencé

Ce n’est pas du déconfinement auquel nous devons faire face, c’est à du déminage. Car face à nous, les pouvoirs publics qui tentent de desserrer l’étreinte sur les libertés publiques ne savent pas trop comment s’y prendre. Alors ils dressent des contraintes nouvelles à nos libertés publiques. Au nom du virus qui pourrait se réactiver.

Il est sûr que des gaillards comme moi, après deux mois de brimades à la campagne ne vont pas spontanément faire de cadeaux à Macron et son staff.

On en a carrément marre des arguties qui ne tiennent pas debout comme cette interdiction absurde du vélo qui nous restera longtemps en travers de la gorge.

Alors le grand chef sioux en second qui a perdu pas mal de ses plumes dans la bataille Covid va encore parler cet après-midi. Hug!

Peut-être pour la dernière fois…

Qu’est-ce qu’ils vont bien trouver pour nous mettre des bâtons dans nos roues? c’est la question.

On sait déjà que la bataille se joue autour de l’interdiction de l’accès aux plages…et aux lacs. Les locaux nous défendent comme ils peuvent face à Paris. Pourtant les Parisiens aiment bien la mer lorsqu’il s’agit de se réfugier hors de la capitale…

Pour nous en montagne, qu’avons-nous à redouter? la fermeture de la route des Crêtes? nous sommes à la merci de l’administration préfectorale et même sous-préfectorale. C’est commode l’administration car ça dédouane le politique si la chose tourne mal.

C’est clair, on est chauffés à blanc. Alors attendons de voir…

Le commandant en chef, lui, préfère en attendant jouer sa réélection. La soupe est trop bonne à l’Elysée.

Notre sortie du confinement à vélo

Ne pas mettre la barre trop haut pour une reprise

Beaucoup y songent, où vont-ils aller à vélo la semaine prochaine pour inaugurer cette sortie du confinement?

Mes dernières sorties remontent respectivement au 14 mars pour la route et au 16 mars pour le VTT. Alors je m’interroge…

Le Molkenrain? non, là c’est trop!

Route ou VTT ou gravel pour marquer son retour au vélo-loisir?

J’hésite. Il faut intégrer dans sa réflexion sa moindre préparation à un grand truc, même si on s’y est préparé sur home-trainer. Pour celui ou celle qui n’a rien fait entretemps, mieux vaut se contenter d’un parcours plat dans la plaine d’Alsace.

Pendant cette longue interruption de presque deux mois, j’ai choisi le jogging en attendant que l’orage passe, j’ai donc un peu d’entraînement musculaire et respiratoire avec près de 250 km amassés petit à petit à force de tourner à pinces dans ma zone.

Un passage furtif par le Hundsruck vous conviendrait?

Je crois que je vais reprendre la route pour commencer et m’offrir un collinet, un truc simple du genre Hunsdrück coté Bourbach ou alors tenter l’Amic par Wuenheim.

C’est sûr que dans la montée de l’Amic, je vais ânonner, laborieux et monotone, pour me hisser là-haut. Je finirai par le Vieil Armand, comme d’hab.

Montée du col Amic, un départ exigeant à la sortie de Wuenheim

La montée du col Amic. Dans les Vosges.Un sujet maintes fois abordé.Et pourtant!C’était la première fois de l’année pour la plupart d’entre-nous.Un exercice toujours angoissant où l’on se demande si « ça va le faire » encore cette année…12 km de côtes avec 557 m de dénivelée.Fastoche pour les « gros mollets » mais toujours aussi impressionnant pour les rouleurs moyens peu entraînés.Bon, arrivés en haut, tout le monde est content.On s’attarde même à regarder la plaine d’Alsace depuis Kohlschlag.

Le Grand Ballon demande un bon mental, une fois passé le col Amic, surtout par canicule ou rafales de vent

A moins qu’un élan insoupçonnable me hisse jusqu’au Grand Ballon. Mais je n’ose pas y croire…Je garde un atout, ma perte de poids à laquelle je me consacre depuis début janvier.

En hiver, la montée du Grand Ballon dépend les conditions atmosphèriques, bien entendu (souvenir de 2011)