Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Êtes-vous en zone dangereuse?

La route dite des Américains

Les adeptes de compétition connaissent leurs zones par cœur. Normal puisqu’il est question de …zones cardiaques.

Les touristes à vélo s’en foutent un peu. Pourtant on aurait tort d’ignorer ce que l’on inflige à son système cardio-vasculaire, surtout en prenant de l’âge.

Une surveillance médicale est nécessaire avant d’entreprendre tout effort physique inhabituel.

Si je prends mon cas, l’ami Garmin m’alerte quand je fais mon jogging en zone 5 d’un bout à l’autre de la balade. La zone 5, c’est celle où le cœur est le plus sollicité, à plus de 90% de sa capacité max. Pour moi, c’est toute fréquence au-dessus de 141 puls/mn. A ce stade là, on voit qu’on est en zone rouge et qu’il ne faut pas trop exagérer.

Pour déterminer cette zone rouge maximum, il faut connaître son pouls maximum. A la louche, tout le monde sait qu’empiriquement, c’est 220 pulsations moins son âge et donc à 50 ans, 170 pulsations…et à 70 ans, 150 seulement. Il est donc illusoire de vouloir grimper un col aussi vite que vingt ans auparavant!

L’autre manière de connaître son pouls maximum, c’est lors du test d’épreuve sur un banc de pédalage avec un médecin. Pour moi c’est actuellement 157. C’est donc voisin de la méthode empirique, juste un peu au-dessus.

Et concrètement qu’est ce que ça donne?

Si je considère ma sortie VTT d’hier 17 février où nous avons grimpé jusqu’au Camp des Pyramides en-dessous du Molkenrain, voici comment Garmin reconstitue mon travail cardiaque…

Mon travail cardiaque par zones de la sortie VTT d’hier.40 minutes en zone 5, c’est déjà beaucoup. C’est pourquoi j’ai toujours mon affichage de cardiofréquencemètre devant moi au guidon afin de pouvoir mettre pied à terre…à temps.

A quoi correspondent ces zones?

Une activité en zone verte ou jaune est à privilégier dès lors que nous ne sommes pas compétiteur

Selon Garmin qui est une référence dans le monde en matière d’outils sportifs tels que GPS et montres connectées, ces cinq zones mesurent l’impact d’une activité physique sur votre capacité cardio-respiratoire.

correspondance en zones et effort cardiaque de la zone 1 à la zone 5 (en bas). Ainsi le seul fait de « travailler » en zone 2 est suffisant pour entretenir sa capacité respiratoire

Comment savoir comment sont calculées les zones?

elles dépendent de votre fréquence cardiaque maximale

exemple d’un enregistrement de fréquence cardiaque fourni par mon GPSMap 62S lors de ma sortie VTT du 17 février.

Difficile d’y voir clair dans ce mouvement de yoyo infligé à son cœur lors d’une sortie VTT.

Superposé au relief, on voit que le travail cardiaque est maximum en ascension…

Le travail cardiaque superposé au relief (en vert)

Mais le travail cardiaque remonte aussi sur le plat vers le km 18, pourquoi? tout simplement parce que sur la piste cyclable, on a mis les booster pour rouler plus vite (courbe bleue) derrière un type qui voulait en découdre. Je sais c’est typiquement macho.

Les potins du lundi

Il est parti trop tôt

Ma mère me l’a dit, tu rentres dans la zone dangereuse avec tes soixante-dix piges à l’approche. Elle a un peu raison, je vois autour de moi filer tout droit des connaissances que la Grande Faucheuse n’épargne pas. Je m’accroche aux branches comme je peux pour ne pas être emporté tout de suite par cet ouragan qui vise des septuagénaires pourtant encore valides.

Forcément, elle a l’expérience ma mère! Elle n’encourage pas son gamin avec ses courses de joguinje et ses promenades dans les bois. Les bois c’est dangereux, c’est pas fait pour s’y promener, c’est d’abord pour les bûcherons et les chasseurs. Cette irruption du monde des loisirs dans la nature c’est comme une invention contre nature pour ceux qui ont connu les populations agraires.

Je ne note rien. Ou si peu. Quand la page blanche arrive le dimanche, alors je me hâte de pondre quelque chose qui puisse m’occuper l’esprit et aussi intéresser mes lecteurs assidus.

Voila plusieurs jours que je muris cette question: est-ce que ce sera pareil après?

C’est une question quasi philosophique qui en sous-tend d’autres.Savoir si après sera comme avant serait confortable car nous n’aurions qu’une seule chose à faire: reprendre le cours de nos habitudes passées.

Les politiques, en peine d’idées, seraient les premiers satisfaits, ils pourraient reprendre leurs combats d’hier et les affûter. Les grands thèmes de droite, à ma droite, les grands thèmes de gauche…à ma gauche. Cette conséquence simpliste de la fin de l’épidémie pourrait convenir au moins à rétablir les grands schismes qui opposent la planète.

Les nostalgiques du cinéma « de chez nous » seront comblés avec cette chaîne YouTube

Mais, pour l’heure, nous sommes au présent épidémique et l’on voit au loin se profiler de mauvais présages qui feront que rien ne pourrait être « comme avant » pendant longtemps. Ce réflexe du retour en arrière est confortable car rien de nos certitudes du passé ne serait abandonné.

Nos relations sociologiques, notre rapport à l’autre, nos projets de vie, nos habitudes culturelles, nos envies de découvertes d’horizons lointains, nos fêtes familiales, de quartiers, républicaines, religieuses,…, nos pratiques sportives. Toutes ces habitudes du passé redeviendront-elles comme avant?

La perspective que oui tout va revenir n’est pas assurée car au fil du temps qui passe, ce sont de nouveaux écueils qui apparaissent.Ceux purement simples des fameux virus variants qui troublent les chances de la vaccination et qui s’affichent être de redoutables adversaires. Et ceux de l’empreinte des mesures barrières qui va laisser des traces indélébiles dans nos us et coutumes. Je baisse la tête en abordant l’autre sur le trottoir et je bloque ma respiration. Si un bonjour s’applique aux randonneurs, il s’échappe du bout des lèvres. Tout les usagers des territoires, cette France périphérique du terroir, courbent l’échine. Surtout les plus enclins à figurer parmi la liste des pestiférés en puissance, les moins jeunes, les comorbides avertis.

Pour les habitués du bougisme métropolitain, la cause est déjà entendue: nulle question de se priver! On part en vacances, coûte que coûte, puisque bouger est un dogme moderne auquel on ne saurait déroger. Quelle drôle de vie mène nos contemporains des villes obligés de se barrer à chaque week-end tellement la vie des villes semble invivable. Oui, nous retournerons à Phuket l’été prochain. Sans aucun doute. Sous le soleil des tropiques, la vie les attendra. Ces constructions de notre idéal touristique ne sont-elles pas à l’origine de nos derniers maux?

Serai-je captivé?

Je n’en obtiendrai pas la réponse, je n’en ai plus l’âge, mais j’ai comme la vague intuition que notre mal épidémique n’est qu’une conséquence de notre mondialisme en tout, celui des échanges du productivisme, du commerce qui va de pair et aussi de nos échanges culturels et ethniques. On ne me fera jamais manger du singe ou des insectes, ni même supporter des modes de vie en usage depuis des millénaires à l’autre bout de la planète. D’autres le tentent pourtant, on en voit les effets. J’ai connu les grands blocs, celui de l’ouest et celui de l’est. Chacun restait chez soi et se tenait sur ses gardes. Khrouchtchev tapait sur le bureau de l’ONU avec sa chaussure et la France agitait ses Mirages IV en signe d’épouvantail. Avec la détente, on s’est cru tout permis. Jusqu’à accepter des vaccins russes! La détente a parfois de bons cotés lorsqu’il s’agit de sauver la mise de l’autre.

J’ai circonscrit mes dernières lectures au Pays de Caux. C’est là que Michel Bussi m’a emmené avec son « code Lupin »…sur les traces d’Arsène Lupin. J’ai été plutôt déçu par cet ésotérisme dont on cherche en vain la conclusion. Mais j’avoue que le paysage du coté de la Seine et des falaises d’Étretat serait tentant à vélo. Me voici de nouveau dans le roman ésotérique avec le Pendule de Foucault. Il me reste à être convaincu par ce pavé de six-cents pages.

Circuler par temps de neige

La neige est revenue en Alsace. Ce n’est pas la même qu’en janvier. Celle-ci est plus fine, moins collante.

La question qui se pose tout de suite: est-ce que je prends mon vélo pour aller en course? Je ne suis pas un jusqu’auboutiste. Je tâte d’abord le terrain, je veux voir comment est l’état de la route avant de partir?

A huit heures, le déneigement

A propos de l’état de la route, à dix heures on peut rouler suite au salage récent, mais avec le froid de moins six degrés comme actuellement, le gel peut beaucoup changer le contexte de la chaussée deux heures après. En conclusion ce qui est vrai à 10 heures ne l’est plus forcément à 14 heures.

Ensuite je change de machine: un vélo de ville comme le mien ne va pas faire l’affaire, je préfère prendre le VTT et un sac à dos. Gants et casque indispensables car si je tombe, la tête et les doigts sont fragiles.

Je ne vais pas faire un cours. Je prends les axes traités quand bien même ils rallongent le trajet et je me cale sur une trace. Souvent c’est au centre de la chaussée. Ne pas hésiter à la prendre et à la garder car celui qui arrivera en face avec sa voiture va fatalement se serrer, c’est en changeant de trajectoire que vous allez risquer la chute. Le carrefour arrive, je passe en petits pas et sans frein. Le stop est glissé et ça repart. D’une rue à l’autre, le traitement n’est pas le même, il faut s’adapter. La moindre pente descendante demande plus d’attention car le mouvement s’auto-entretient même en arrêtant de pédaler. Pas de cale-pieds!

Pas de mauvaise blague non plus: devant chez le commerçant, on ne se vautre pas en sautant le trottoir, on s’arrête sur la route pour descendre de la machine. Idem en arrivant chez soi.

Ce matin ça pique bien les oreilles.

Les potins du lundi

C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.

Ce sont mes deux cent vingt quatrième potins. Depuis que je m’y suis mis, je n’arrive plus à m’arrêter. Cette excroissance de mes chroniques cyclistes m’est apparue un jour sans prévenir. J’imagine qu’alors le champ de mon domaine s’est senti trop exigu pour devoir en sortir. Comme si le cycliste moyen devait se cantonner à un devoir de réserve naturel excluant par principe tous les sujets qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations. Comme si le cycliste était un citoyen de seconde zone où seule subsisterait l’amour de la pédale, une sorte de pédale et tais-toi!

Après tout ce plaidoyer n’est pas nécessaire, il est un juste une façon de m’échauffer dans l’exercice du jour. Je me rappelle qu’à l’école élémentaire, le maître disait « prenez le cahier du jour! », puis commençait le travail difficile pendant que les neurones étaient encore en éveil. Oui, se tenir en éveil, ce devrait être le lot de chacun de nous, surtout dans ces jours troubles où l’exécutif gouvernemental a pris l’habitude de se comporter en régime de dictature, d’urgence sanitaire, quoiqu’il s’en défende, un régime qui consiste à obtenir des sujets un blanc-seing pour maintenir l’épidémie en-dessous du seuil critique de réanimations. Car nous sommes depuis une année sans solutions et au surplus dépendant du bon vouloir de sociétés pharmaceutiques dont la philanthropie n’est pas leur credo.

Il est à présent manifeste que cette pandémie occupera une large page de notre histoire contemporaine. Ceux qui comme moi sont nés après guerre n’auront connu que la pandémie comme marqueur d’un phénomène cataclysmique pour le genre humain. Et encore! ne rien exagérer: les moyens sanitaires et les mesures de protection sont bien supérieurs à ceux de la grippe espagnole de 1919.

Les questions qui se posent à présent sont quand allons-nous en sortir pour le court terme et allons-nous changer de modèle politique, économique et planétaire pour les prochaines décennies?

Pour le court terme, on sait que la recherche va nous permettre avec le vaccin de passer au travers de l’orage épidémique. Même si les turbulences sont fortes au niveau des États, on arrivera à éradiquer le virus. On peut hélas regretter de voir notre Europe économique reléguée pour incompétence crasse et se faire doubler dans la course aux vaccins. C’est un constat qui pourrait peser lourd dans la balance lorsqu’on viendra nous dire qu’à vingt-six nous sommes plus forts que tout seul. Ne parlons pas de la France qui a démontré une fois encore qu’elle était devenue une nation d’arrière plan comme elle l’est déjà pour son école, sa justice, sa police, ses hôpitaux, sa recherche,…son industrie pharmaceutique et même pour sa démocratie jugée « défaillante » par The Economist.

Il est vrai que notre système politique n’est plus vraiment au goût du jour. La défiance du peuple à l’égard de sa classe politique a conduit à confier notre exécutif à une troïka brinquebalante (composante de droite, du centre et de gauche) et à générer une représentation de députés godillots sans expérience. Pour l’heure nous en sommes là. Jusqu’à quand?

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay

Samedi, 14 heures, rond-point de la Croisière à Cernay, des agents de ville font la circulation. En cause la gestion des bouchons du centre commercial tout proche. Ne me contredisez-pas: une grande partie de nos congénères n’ont rien compris à la propagation de l’épidémie. L’épidémie?… où ça ?… Ce qui revient à constater que loin de régler les flux de population, le couvre-feu à 18h a au contraire aggravé la situation. Le consumérisme dans nos sociétés modernes a pris le pouvoir, rien ne peut l’arrêter. Normal, puisqu’on a fermé toutes les autres attractions sportives et culturelles, le bon peuple se rabat vers ce qui reste: les centres Leclerc encore ouverts et ses appendices.

Demain, notre modèle de développement, sauf cataclysme ravageur sur l’humain, va engendrer une successions de déconvenues comme l’apparition des virus et des pandémies, le tout agrémenté des effets extraordinaires du changement climatiques dont on voit déjà les prémisses. Des tempêtes de vent, des inondations catastrophiques, des hivers raccourcis, des canicules à répétition qui mettent à bas l’équilibre forestier de nos régions septentrionales comme celles qui frappent le massif vosgien.

Il est déjà trop tard, mais on ne le dit pas assez car le moteur de la croissance débridée est le seul moteur qui nous parle à nous les terriens d’en bas.

Air et mer, à lire par mauvais temps

Parmi mes dernières lectures: la mer et l’air.

Des aventures de mer signées Victor Hugo

Dit comme ça, c’est hermétique. J’ai d’abord commencé par « Un Victor Hugo »: Les travailleurs de la mer. Ecrit à Guernesey, là où il vivait en exil, le roman de Victor Hugo me réconcilie avec un classique du XIXeme siècle. J’ai cherché en vain une quelconque accroche avec ma croisière aux îles anglo-normandes de 1986. Non rien! Juste un vague souvenir avec la maison de l’écrivain à Hauteville House. Mais le droit de mouillage de notre voilier de 11 mètres dans le port de Guernesey nous a fait déguerpir en vitesse avant d’avoir eu le temps de visiter l’ile.

En revanche j’ai bien profité de Sark grâce à la bienveillance de son seigneur.

Un roman moral et technique avec le premier bateau à vapeur qui fait la navette entre les îles et Saint-Malo. J’étais dans une belle continuité de lecture après « mes » Mémoires d’outre tombe de Chateaubriand (dont je ne suis pas venu encore à bout).

C’est en l’air que ça commence avec un curieux vol Air France. Voici que tombe le Goncourt 2020 avec L’anomalie de Hervé Le Tellier. Je chavire. Fernand Raynaud aurait dit « y’a comme un défaut ». C’est du polar? de la science-fiction?… je ne sais pas mais ça se passe en 2021 et Trump, page 206, doit appeler Macron « passez moi ce petit connard arrogant ». J’ai mis du temps à comprendre où on allait en venir. Si vous voulez savoir, c’est un peu Le retour de Martin Guerre multiplié par deux cents.

Bon je vais retourner à ma liste de lectures. Et j’espère ne pas y rencontrer mon double.

J’ai deux pavés qui m’attendent, un petit et un gros. Un Bussi avec Code Lupin et un Eco avec le pendule de Foucault.

Les potins du lundi

Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin

Il faut faire comme si rien n’avait changé ou apprendre à vivre avec. C’est un peu en substance ce que disent les cyclistes. Ceux qu’on rencontre inopinément au bout d’un chemin…et aussi ceux avec lesquels j’accomplis quelques kilomètres le dimanche matin.

Chacun en prend son parti. La nouvelle génération vit masquée, le masque étant devenu un attribut vestimentaire. Sur nos vélos où le masque est impossible, on évite de cracher à proximité de l’autre puisque le vélo du dimanche est une activité qui met en œuvre nos ressources physiques et pulmonaires.

Les marcheurs semblent moins concernés par ces exutoires peu civils. Ils marquent la pause et vont chercher le mouchoir salvateur au fond de la poche. Tout simplement. Ils sont plus civilisés

Ces considérations peu plaisantes et triviales doivent pourtant nous rappeler que le virus vient se loger là, dans nos narines en premier lieu, et qu’il faut se garder de tout rapprochement potentiel avec l’épidémie. Les gestes barrières sont hélas encore les seules protections élémentaires faute de mieux.

Didier Rose dans son édito de dimanche dans les DNA faisait observer que  » l’État n’est plus ici à la recherche du temps perdu. Il est en quête d’instants gagnés. Personne n’ira croire que boucler des centres commerciaux ou imposer des dépistages à la douane inversera de sitôt la courbe des hospitalisations dues au Covid.« 

Les citoyens aussi ne recherchent plus le temps perdu: ils l’utilisent à bras le corps, croquant la vie à pleins poumons pendant qu’il est encore temps.

Van Der Poel, champion du monde de cyclo-cross, de quoi se divertir et être admiratif

Encore temps?

Oui, encore temps de cavaler dans la campagne. Même si on a très bien compris que les risques ne sont pas là mais plutôt là où la population se rassemble, dans les métropoles. Le conflit générationnel n’est plus très loin: la population active en a marre d’être stigmatisée alors qu’elle sait pouvoir passer sans trop d’encombres au travers du virus alors que les plus anciens sont à la peine.

Face au virus, nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Pourtant des territoires très peu peuplés comme la Haute-Marne avec 28 habitants au km2 rencontrent une tension hospitalière de plus de 100%, c’est dire que leurs moyens en réanimation sont dépassés (Haute-Marne 138%, Vosges 138%) . Alors non, on ne peut pas dire que le Covid soit seulement une maladie des métropoles puisqu’il sévit aussi dans nos zones rurales.

Si à la fin de la semaine, nous devons encore être enfermés, ce sera par la faute des statistiques qui épousent les vagues épidémiques sans savoir ce qu’on ferme ou ce qu’on ouvre pour peser sur le cours des choses. Bref sans savoir dans quel périmètre de liberté nous serons autorisés à vivre et au-delà duquel il sera interdit de dépasser les limites. Des restos ont tentés la désobéissance, des supporters de foot, des fêtards clandestins. Sans grand succès. Mais demain, ne risque t-on pas de voir émerger de plus grands mouvements de protestation comme ceux des Pays-Bas, ou d’Italie, ou d’Espagne?

Manifestement, chacun sent que le pouvoir sur la maladie est limité. Je ne sais qui disait « on a tout essayé », mais l’impuissance de l’Etat semble avérée. Nous sommes dans une SARL, une société à responsabilité limitée.

Les potins du lundi

Les voleurs de vélo seront-ils intimidés?

Coté vélo de ville, et pas que, l’immatriculation (pour le neuf) est donc devenue obligatoire depuis le 1er janvier. L’immatriculation n’est pas la bonne formulation mais elle a l’avantage de parler aux cyclistes. Indirectement, votre vélo sera attaché à un fichier administratif au moyen d’un marquage renvoyant à votre identité. Il est donc inutile de tourner autour du pot: le marquage vous identifie bien. Et pas seulement, il y a aura aussi votre adresse, le prix du vélo,…

Cela dit est-ce une bonne mesure pour éviter le vol de votre vélo? je n’en sais fichtre rien. Mais mon p’tit doigt me dit qu’un voleur ne sera pas plus dissuadé qu’avant. Isabelle et le vélo espère que le marché du vélo volé va s’éteindre sur les sites d’annonces « ainsi pourra-t-on détecter au premier coup d’œil les vélos volés en vente sur les sites spécialisés » écrit-elle sur son blog

rechercher mon vélo dans cette jungle n’est pas simple (gare Amsterdam)

Va t-on plus facilement retrouver votre vélo volé? je réfléchis…imaginez le nombre de types qui circulent en ville sur des vélos à la provenance douteuse…croyez-vous qu’une task-force va être dédiée au contrôle des Digicodes Bicycodes? pour avoir la réponse, il suffit de se poser la question avec les voitures volées et vous aurez la réponse.

Garage à vélo sur domaine public (Bruges)

Le phénomène du vol de vélo est d’abord celui des métropoles et de l’absence de dispositif pour sécuriser son vélo en ville pendant que vous stationnez. Le site Le Bon Coin est réputé pour le recyclage de vélo volé (la rédaction des annonces ne trompe pas sur les auteurs et l’origine des vélos mis en vente…et pourtant on apprend rarement qu’un réseau est démantelé). Pour qu’un vélo volé se négocie, il faut aussi des acheteurs peu regardants et le marquage les fera peut-être réfléchir avant d’acheter.

Pas de méprise, c’est la FUB qui a poussé à ce marquage des vélos car le problème est purement citadin. Les cyclos vont bosser à vélo, font leurs courses et ne retrouvent plus leurs bécanes en revenant. Du coté des cyclistes sportifs ou de loisir, le marquage n’était pas franchement attendu. Se faire piquer son vélo de course ou son VTT revient à faire une croix dessus, marqué ou pas. D’ailleurs nos bécanes sont surtout volées dans nos caves, pas lorsqu’on sort car on les surveille en permanence. Se faire piquer un vélo de plusieurs milliers d’euros relève d’un autre genre de crapule souvent elle-même un(e) cycliste qui a flairé la bonne affaire pendant que vous signez votre engagement à une cyclosportive. J’ai toujours imaginé que la meilleure parade lorsqu’on a un vélo de prix, c’est de ne pas le quitter des yeux et d’y installer un traceur discret puisqu’on ne se balade pas avec un antivol en U de trois kilos dans son sac à dos!

27.5 et des pouces

26, 27.5, 29 pouces

Sébastien me l’a demandé et je n’ai pas su répondre à ce qui semble être un coup de commerce. Quelle est la différence entre un 26 pouces et un 27.5?

Je ne sais pas lui dire autre chose que la roue est plus grande, donc plus lourde (y compris la fourche) et sur le plan cinétique moins maniable. N’importe quel mécanicien saurait dire cela mieux que moi.

Renouveler le stock de 26 pouces, c’est le but du jeu, on ne me fera pas changer d’avis.

Mais des vendeurs zélés vont vous démontrer par A plus B que tout ce que je dis est faux et que le 27.5 pouces, c’est le Graal, l’objet qu’on attendait tous.

Tous, vraiment? non! seulement une génération plus jeune et plus grande. Car la taille d’un vélo dépend de votre propre taille. Vouloir faire monter un type d’1,70m sur un vélo de 27.5 pouces revient à casser l’harmonie de l’ensemble. Je n’en démordrai pas jusqu’à ma mort puisqu’il est entendu qu’en vieillissant on rapetisse.

Il y a peut-être une façon de nous amener au 27.5, nous les tenants du 26: en construisant des vélos avec une roue de 27.5 à l’avant et de 26 à l’arrière! C’est vachement pratique lorsqu’on crève, il faut avoir deux chambres avec soi! (voir mon article de 2014)

Le Covid m’a tué

Je m’sens tout mou ce matin

Je ne suis pas encore mort et pourtant je le suis.

C’est un paradoxe. A force de nous désocialiser, la pandémie nous tue à petit feu. Ce qui n’est pas mieux qu’une mort brutale puisqu’en plus on a droit à la torture.

Je ne vais pas faire la liste morbide des enterrements. Ceux qu’on fait à la sauvette chaque jour, masques sur le nez avec une famille réduite.

On sait que le compteur grimpe chaque jour en France de trois cents morts supplémentaires en moyenne. Mais ce qu’on ne sait pas encore mesurer pleinement c’est le coût économique de l’effondrement du modèle de développement de nos sociétés. Il sera terrible. On le subodore en voyant des pans entiers de nos activités à l’arrêt depuis des mois et sans perspective de reprise.

L’autre effondrement, il est moral. L’explosion des relations de l’être humain, du vivre ensemble est là. Concrètement on sait d’ores et déjà que le calendrier des rendez-vous 2021 des colloques, des spectacles, des associations est caduc. Rien n’est affiché, rien ne s’affichera. Et la prochaine étape à laquelle on nous prépare sera un nouveau confinement.

Le rond de l’internement sera t-il du kilomètre ou sera t-il circonscrit au domicile?

Peu importe, je suis déjà mort. On peut pester, se dire que c’est pas de notre faute ou se culpabiliser d’aller trop dans les magasins de bricolage pour meubler ses journées d’hiver, mais rien n’y fait. La pandémie avance et nous ronge petit à petit jusque dans nos retranchements. La perspective d’un retour à la normale s’éloigne jour après jour avec la survenue de nouveaux variants du virus tous aussi menaçants les uns que les autres. Si la maladie frappe le genre humain, j’ai compris qu’elle était directement liée à nos sociétés, ses métropoles, ses échanges mondiaux. Remettre en cause un tel modèle prendra plusieurs décennies, à n’en pas douter.

Les potins du lundi

On avait déjà le virus. Et en plus la neige!

Et ton masque? tu as pensé à le prendre, ton masque?…

Ce matin les rues sont transformées en patinoire.

Toute la journée d’hier, les engins de déneigement se sont attelés à racler le plus gros de la couche. Sur les artères secondaires, en revanche, rien! Alors la neige a été tassée et transformée en glace. J’irai à pied jusque chez mon boulanger. Pour une fois je dérogerai à la règle en délaissant mon vélo.

Je vide mes poches…non, le masque noir n’est pas là. Pourtant je jurerais que je l’ai pris. Je rentre chez moi avec un pain congelé prélevé au distributeur extérieur.

Un Zorro à vélo

Vient alors l’inventaire. L’inventaire des masques. Le beau gris pour les cérémonies, le beau noir velouté…et le blanc, le blanc linceul.

masque pour sortir, l’été

Je n’en trouve aucun. Ni celui qui devait être dans ma poche, ni celui dans la pochette droite de mon sac de guidon, ni celui au pommeau du changement de vitesse de la voiture.

Les masques commencent à me faite tourner en bourrique.

Ma dernière petite-fille ne connait qu’un grand-père masqué. Elle est de l’année écoulée. Drôle de bobine que ce bonhomme masqué, un mec louche, qu’elle étudie à la loupe chaque fois que je m’en approche prête à se réfugier dans les bras de sa mère. Je suis le Zorro à vélo.

Le variant du virus

Ce machin Covid s’est installé durablement dans notre quotidien. A un point tel que les plus anciens, comorbides par définition, se disent qu’à défaut de l’attraper et d’en sombrer, ils vont vivre jusqu’à la fin de leurs jours avec le truc sur le nez.

C’est vrai qu’on nous amuse avec Germaine, Noémie, et Gertrude qui chaque jour ont les honneurs de la presse: elles ont reçu le vaccin! Hourra!

Mais au rythme où l’on nous vaccine, j’ai calculé qu’il faudra plusieurs années avant d’y avoir droit, au vaccin…et qu’un autre variant du virus sera déjà opérationnel entretemps. Un japonais, ou un ougandais, ou un absurdistanais!

Si les Etats n’y parviennent pas, il faudra se résoudre à laisser le marché diriger le monde aussi pour la seringue et son contenu. Eux ont réussi: les Israéliens ont vacciné à tour de bras. Assoiffé de vie et de cohésion, ce peuple se souvient en tous temps de son histoire.

Le virus du vélo

Un certain nombre d’entre-nous piaffent d’impatience: ils veulent retrouver le vélo d’antan, celui d’avant Covid, celui des grandes tablées et des apérobikes. Ce sont des trompe-la-mort pour la plupart, n’en doutons-pas! Alors face aux fans les clubs font le gros dos, ils temporisent. Et moi aussi.

Non, le séjour de 2020 reporté en 2021 n’est pas encore ouvert aux inscriptions. Et pour cause, les auberges n’ont pas le droit d’ouvrir.

Un repas en collectivité restera hautement pathogène si tout le monde n’est pas vacciné (CCC Corse 2016)

Dans cette ambiance morose , faire des projets ou simplement reprendre ceux de l’année dernière est certainement un bon moyen de garder le moral. Nous avons l’espoir, mais seulement l’espoir, de participer à quelques belles randonnées cette année, écrit le Président des Cent Cols

Non, je n’irai pas en séjour collectif en 2021 et le sujet est d’ores et déjà clos. Je l’ai dit, les risques de former un foyer épidémique seront grands si nous nous réunissons pendant huit jours durant à une table collective matin midi et soir.

Je n’irai pas et je le déconseille même.

Un restaurateur pourra t-il ouvrir à une association sans garanties que les pensionnaires sont indemnes de contagiosité? c’est la question qui va se poser quand la profession réussira à ouvrir ses portes et quand la vaccination aura pris son rythme industriel. Dès lors les pouvoirs publics n’auront qu’une solution: imposer que les participants soient tous vaccinés.

Pour l’heure, au vu des difficultés à posséder le vaccin, à le dispenser, on pourra attendre encore toute l’année 2021 en France avant d’envisager une reprise normale du cours des choses.

Neige + courses à vélo, huit conseils

Préférer la neige fraîche et éviter les traces déjà compactées. J’arrête de filmer, j’entends une voiture arriver derrière moi, mieux vaut contrôler sa trajectoire des deux mains!

Il ne faut pas se mentir: faire du vélo sous la neige est hautement périlleux.

Cela dit, j’en fais quand même. En sachant que la chute si elle se produit est instantanée, brutale et douloureuse. Et qu’on risque une fracture du poignet ou de la hanche.

Une fois qu’on sait tout ça, étudions les différentes facettes de la course à vélo. Voici quelques leçons à retenir:

1/ On va au train de l’escargot, c’est à dire 10 km/h, soit quand même au moins deux fois plus vite qu’à pied. Casque et gants recommandés.

2/ On pédale à plat: tout votre itinéraire doit être constitué de segments de droite. Ne jamais se pencher

3/ On tient bien sa place au milieu de la demi-chaussée. Vous avez compris: pas question d’abandonner la neige fraîche et de vous pousser dans la bande de roulement des véhicules à droite.

4/ Pas de freinage! vous aller délibérément vous priver de frein et donc pas d’arrêt autrement qu’en roue libre. Si l’arrêt rapide est nécessaire, quitter votre assise et tout de suite les deux pieds en « patins » de chaque coté du vélo tout en contrôlant la verticalité de la machine en cramponnant le guidon

5/ Changement de direction: à un carrefour, faire un tournant « en table de bistrot », c’est à dire ligne droite, arrêt, 90 degrés, je repars. Si c’est à gauche, s’installer au milieu après avoir tendu le bras, positionner le vélo dans l’axe de l’itinéraire et préparer le départ…

6/ Se souvenir des rigoles, des bordures de votre itinéraire car sous la neige on ne les voit plus. Attention aux gendarmes couchés, bien prendre les pavés berlinois par le milieu ou alors aller dans la rigole en s’aidant du pied droit sur la bordure de trottoir.

7/Arrêt: on ne saute pas sur le trottoir, c’est le meilleur moyen de se « viander » devant tout le monde. On s’arrête sur la route, on prend le trottoir à pied

8/ Quand l’itinéraire devient compliqué, beaucoup de trafic, nombreuses congères, descendre du vélo et devenir piéton.

Les potins du lundi

Tout, tout, tout, nous faisons tout pour le toutou

Un fois, de temps à autre, je me penche sur le cas « chien ». C’est l’ami de l’homme et j’observe dans notre pays un grand engouement pour cet animal domestique aux nombreuses caractéristiques. Petit ou gros, alerte ou enrobé…et j’ajouterai affectueux ou méchant selon les cas rencontrés. Les experts en chien s’offusqueront à juste titre de ce classement purement arbitraire et réducteur. Le chien est étroitement lié aussi et indirectement à notre activité cycliste puisque c’est là, le long des infrastructures cyclables, qu’on le rencontre le plus. Avec ou sans son maître qui a choisi de lui octroyer toute la liberté à laquelle il aspire. Évidemment l’approche est parfois compliquée par le fait que des maîtres s’abstiennent de tenir leur(s) chien(s) en laisse courte. Ce qui ne facilite pas notre passage à vélo. Alors je reste prudent et prévenant à l’approche. Je connais toutes les conjonctures, des plus favorables aux plus inattendues. Du chien dressé et bien sage, au « tout fou » qui va où bon lui semble de part et d’autre de nos itinéraires, au « vicelard » qui guette notre approche avant de tenter de nous ôter un morceau de mollet. Malheur à nous si l’on se blesse avec l’animal, le maître se précipitera. Non pas pour nous relever, mais pour constater les dégâts causés à leur animal.

Mais dans un tout autre registre, les groupes sociaux (Facebook notamment) évoquent de plus en plus fréquemment l’incivisme des « maîtres chiens » lorsqu’il s’agit des déjections sur nos trottoirs citadins. En France on aime le chien mais on revanche on glisse un peu sur le coté rebutant de la bête: il fait caca! On devrait inventer des chiens synthétiques dépourvus de système digestif ou qui mangent leurs propres déjections. C’est dégeu, je sais.

Personne n’apprécie qu’on fasse ce genre de cadeau nuitamment devant sa porte

Alors la ruelle, le trottoir, l’espace vert, le candélabre, le massif floral, le mur mitoyen, tout est un jour souillé par le chien. Si le geste citoyen consiste à ramasser la chose grâce aux efforts des municipalités qui délivrent les sacs aux endroits judicieux, force est de constater que d’autres oublient qu’ils vivent en collectivité. Personne en vue? alors on laisse en place la chose. La sortie nocturne est aussi favorable à l’oubli. Pas vu, pas pris!

Songeons que selon une enquête de 2014, on estime la population de chiens à 7,3 millions d’individus! (source)

Rapportée à une petite ville comme la mienne de 8000 habitants, on arrive à….1000 chiens qui doivent chaque jour effectuer leurs besoins. Sachant qu’un chien produit 70 kg d’excréments par an, on arrive tout simplement à un chiffre conséquent et d’ampleur sanitaire puisqu’il faut évacuer pas moins de 70 tonnes de crottes canines.

Ceci étant dit, je vais surprendre en précisant que j’aime les chiens et j’en ai eu plusieurs dans mon adolescence...et j’ajouterai que je possède un certain savoir sur la psychologie du chien comme mon lecteur peut le constater.

L’obligation vaccinale en ligne de mire

La pandémie continue à faire ses ravages sur la planète. A un point tel que les commentateurs s’essoufflent. On aimerait pouvoir passer à autre chose. Mais 2021 n’en prend pas le chemin. Alors on attend le vaccin en se protégeant plus ou moins bien et en regrettant l’indiscipline de concitoyens pour qui l’épidémie n’est pas majeure dans leur quotidien. Les gestes barrières, le lavage des mains, le port du masque, les concentrations dans des ambiances fermées, tout cela n’est pas respecté avec rigueur et même parfois ignoré! La population jeune a compris qu’elle peut s’exonérer de prudence puisque le risque de gravité pour elle est mineur. Comme nous n’avons pas à notre disposition un état policier comme celui des Chinois, alors fatalement notre gouvernement lance des interdits à la cantonade plus ou moins sévères (et plus ou moins respectés) en fonction des aléas épidémiques. Donc ce matin nous voila confrontés dans le Haut-Rhin, un département cité en exemple pour sa contagiosité, à un couvre-feu renforcé à partir de 18 heures le soir. Le couvre-feu c’est ni plus ni moins qu’un confinement temporel à la place du confinement spatial de l’année écoulée avec son fameux rond d’un kilomètre de rayon. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une privation de liberté que d’aucuns vivent avec plus ou moins de renâclement et d’acceptation.

Face à la défiance du vaccin, un « passeport sanitaire » sera-t-il nécessaire pour aller au restaurant, au théâtre ou au travail ?

La catastrophe économique est là. Les métiers du tourisme, de bouche, du spectacle sont à présent sinistrés. Et viendra l’heure où l’on reprendra timidement le cours normal des choses quand nous serons assez nombreux à pouvoir montrer notre passeport vaccinal pour aller au restaurant, au spectacle, prendre un avion, participer à un voyage d’agrément ou professionnel. Ce sera une sorte de « laisser passer » capable de rassurer.

En ce qui me concerne, je vais attendre. Je vais attendre, non pas pour me faire vacciner, mais pour voir si les organisateurs de séjours cyclistes, comme mon Club des Cent Cols, imposeront une preuve de vaccination avant de réunir leurs membres…

Pour être inscrits à l’école, les enfants doivent ainsi être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. De même, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour se rendre ou pour vivre en Guyane. L’exercice de certaines professions médicales est également soumis à une obligation vaccinale pour l’hépatite B, la typhoïde, la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite. (source)

Le professeur Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique (1999 -2008) considère pour sa part que nous ne ferons pas faire l’économie de l’obligation vaccinale pour sortir de cette pandémie: « se vacciner, c’est un geste citoyen » déclarait-il la semaine dernière sur LCI…et il ajoutait qu’il fallait éloigner les soignants réfractaires au vaccin du fait qu’ils sont des vecteurs importants de la maladie pour les malades.

Des soignants réfractaires à la vaccination? oui, il en existe beaucoup dit-on des personnels qui refusent de se vacciner. Alors aller à l’hôpital ou en maison de retraite ne serait finalement pas sans risques.

Notre société a besoin d’éducation et aussi d’un ordre moral qui semble lui faire défaut de plus en plus.

L’obligation vaccinale s’imposera naturellement aux États dès lors que les opposants aux vaccins vont empêcher la fin de l’épidémie et la reprise normale de nos activités. Le projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », a été enregistré le 21 décembre à l’Assemblée nationale.

Mais cela va prendre du temps, beaucoup de temps. A raison d’un million de personnes par mois, il faudrait donc 30 mois pour vacciner la moitié du Pays…et attendre que l’autre moitié opposée au vaccin prenne le temps de changer d’avis. La reprise de notre vie sociale et économique est donc fortement corrélée à l’attitude de ceux qui refusent le principe même de la vaccination.

La fin des trumpitudes

En avons-nous terminé avec Trump et ses turpitudes de mauvais garçon? Mélania est à plaindre, elle qui est l’otage d’une famille. Peu importe, c’est de la romance. Il reste à peine deux semaines durant lesquelles le trublion Trump est encore capable du pire, comme déclencher une guerre nucléaire. Alors Nancy Pelosi a fait en sorte de lui confisquer les clés de la bombe. Ouf!

T’chao l’autiste

Des fascistes ont réussi à infiltrer le Sénat américain. On vient de le voir aux States où l’on a découvert comment une grande démocratie a réussi à se vautrer pendant quatre années avec Trump dans ce qui ressemble à une forme de dictature bananière. Des voyous de bas étages? Non des fascistes ont opéré au Capitole à Washington. Il faut nommer les choses par leur nom.

L’Amérique se révèle être loin du rêve qu’elle a incarné: divisée, inégalitaire, brutale, empêtrée dans son système électoral…et confrontée à une épidémie galopante qu’elle peine à contenir.

Ce qui reste à craindre à présent, ce sont les effets mimétiques de l’Amérique sur l’Europe.

Les potins du lundi

Tout d’abord je voudrais respecter une convention, celle des vœux. On est tous plus ou moins embarrassés avec cette pandémie comme ici à Bernwiller qui ajoute épiquoi comme si Bonne Année ne suffisait pas…

Rendez-vous compte si je vous souhaite plein de vélo en 2021 et que le méchant virus nous terrasse une fois de plus, on va dire le Vélomaxou y s’est foutu de nous. Alors pour conjurer le mauvais sort, ne disons rien: faisons notre vélo sans rien dire et évitons de nous frotter dans les grandes assemblées populaires en attendant que le calme revienne.

travaux ruraux sur itinéraire cyclable Aspach-Leimbach en mars 2018

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage  » (La Fontaine)

Cet itinéraire là, nous on le sait les cyclistes, il est pourri du fait que les agriculteurs du coin le défoncent comme ils veulent sans rien demander à personne.

Mais patience, le maire d’Aspach-Michelbach, François Horny, m’a fait savoir que les choses allaient s’arranger.

Un schéma cyclable, la bonne blague. Circulez, y’a rien à voir

Les cyclistes sont habitués au temps long. C’est une caractéristique que l’on retrouve dans beaucoup d’autres domaines comme actuellement dans la mise en œuvre de mesures vaccinales .

Nous avons un nouveau président de la Communauté de communes de Thann-Cernay. Il s’appelle …François Horny.

Vif comme l’éclair, François Horny a délivré pour la nouvelle année dans nos boites à lettres 18100 exemplaires d’un livret contenant « les bonnes résolutions de 2021 » écrit par Alexandre Chardin (au demeurant très bien écrit par le prof de lettres mulhousien auteur de livres pour enfants) et accompagné de 31 cartes postales détachables. Un livret qui a du coûter bonbon aux chers contributeurs et cochons de contribuables. Je n’y ai trouvé nulle allusion à un schéma directeur cyclable. On pouvait s’en douter car le vélo n’est pas vraiment d’un intérêt majeur pour nos édiles locaux. Cernay a par exemple déglingué la bande cyclable de la Voie Verte au niveau du Bike Park sans aucune précaution ni panneau. La Voie Verte? Cernay ne connait pas.

Plutôt que des cadeaux avec nos sous, faites nous des pistes cyclables dignes de ce nom

Des cartes postales détachables à l’heure des SMS et de la hausse du timbre postal (La lettre prioritaire passe à 1,28€, alors qu’elle coûtait à peine 0,46c en 2000)….

Le fini-parti toujours d’actualité au ramassage des déchets

Autre sujet pour lequel on attend une amélioration, ce sont les fangios du volant qui conduisent les mini-camions poubelles. Une délégation de la Communauté de Thann-Cernay qu’elle a elle-même délégué au Syndicat Mixte SMTC. Figurez-vous que ces camionneurs travaillent en régime « fini-parti » comme à Marseille dans le passé.C’est à dire que la tournée terminée, les types sont chez eux à midi. Le camion fait des bonds au démarrage de porte à porte et le préposé s’empresse de jeter les sacs par-dessus sa benne plutôt que d’utiliser le vérin hydraulique de levage. Et si on demandait à accéder aux éléments administratifs de ces camions et aux factures d’entretien comme la loi nous y autorise pour constater comment sont utilisés nos impôts.

Chiche!

Sofern es nicht kalt ist, gehen wir essen

S’il ne fait pas froid, nous allons manger ou À moins qu’il ne fasse froid, on va manger

Bon sang, c’est pourtant simple! si la subordonnée est devant le verbe doit être à la fin et si la principale est après la subordonnée on doit commencer par le verbe. Elémentaire mon cher Watson!

Ob er dir hilft, weiss ich nicht

Je ne sais pas s’il t’aidera

L’allemand écrit et parlé a ses codes, plus exactement sa grammaire mais aussi ses idiomes, comme toute langue. Impossible d’y échapper! Si l’on se réfère à un site en ligne comme Duolingo, le truc est sans pitié; si tu écris un mot de travers, paf! recommence. Parfois je recommence jusqu’à 5 ou 6 fois. Je suis dans les conjonctions, obwohl, denn? oder da?, sowie, sobald, solange, entweder,...et à la fin je patauge, j’ai envie de lancer le clavier dans l’écran. Avec les cours en ligne faut bosser. Quand je fais une heure de suite, je suis mort. Ce n’est pas comme à l’école où l’on peut se planquer derrière un gros au troisième rang.

Der, die, das, l’inversion sujet/ verbe, le verbe à la fin, les déclinaisons, l’accusatif, le datif, les verbes forts, les faibles,…chez les Allemands tout est réglo. Vivement que j’aille à DM faire le quéqué; si la caissière est française, elle va se marrer grave.

Heureusement j’ai trouvé de l’aide sur YouTube avec Jeanne d’Apprendre natur’allemand (Jeanne a, je crois, des attaches alsaciennes)

C’est curieux de tenter de parler allemand à près de 70 ans, mais ça me remue le cerveau.

Tchuss!

Se remettre en selle

Il ne va pas être simple d’apurer les comptes de 2020. Les comptables ajoutent un treizième mois au bilan. Avec le Covid, on devra peut-être en ajouter davantage afin de solder cette épouvantable pandémie.

Avec l’âge qui avance, le vélo se fait plus difficile. Il faut le raisonner pour qu’il accepte encore un peu de nous supporter.

Ne perdons pas courage!

L’espoir fait vivre, même à ceux qui sont dans des situations difficiles.

A tous mes lecteurs fidèles, je souhaite plein succès dans leurs projets et de vivre en harmonie comme ils le désirent.

2020, septembre-octobre

2010

Dans cette attente interminable de la fin du Covid, j’ai peint avec frénésie. Jusqu’à exhumer mes vieilles peintures, le temps de les relooker.

2007

Le Rossberg à VTT est toujours aussi exhaltant

J’observe que de plus en plus y montent avec des machines électriques même si ça a moins de charme, assurément.

Cernay fait son cinéma à la Croisière. On ne sait pas quand l’ouverture se fera…

La cétone, nouvel or blanc du coureur cycliste

le Tour de France 2020 s’est encore illustré avec un certain Pogacar

Hombourg, le château

22 septembre, les vendanges à Thann

Sitzenkirch, une petite grimpée connue des cyclistes locaux

26 septembre: Apprenti floral

28 septembre, l’heure des lumières

Ce système lumineux de signalement vous rend réglementaire simplement; ça marche jour et nuit sans aucun brachement. Mais ça n’éclaire pas! Je l’ai choisi pour mon vélo urbain.

3 octobre: Firstacker-Turenne à VTT

5 octobre:vous avez dit Covid?… connais pas!

A Thann, la vie sportive a repris comme avant. Le soir, les gymnases de la ville sont pleins. Sur les réseaux sociaux, alors que je m’en étonne, je me fais incendier. J’avais même écrit une lettre au maire pour m’en plaindre mais je ne l’ai pas envoyée. Trois mois plus tard, on patauge toujours lamentablement avec le traitement de l’épidémie.

Port du casque à vélo, la Sécurité Routière prend parti

notons que le casque à vélo n’est obligatoire que pour les moins de 12 ans

7 octobre: je pense que c’est une bonne mesure que de porter le casque en toutes occasions vu la dangerosité des comportements.

Beaucoup plus de monde sur les routes et aussi beaucoup plus de délinquants routiers. Hier au carrefour de la Seigneurie à Lauw, je m’apprête à tourner à gauche, la dame venant de la gauche ne me laisse pas la priorité, elle accélère.

Comme je prends aussi parti pour le casque en ville, je me fais incendier par des ayatollahs suicidaires qui ne veulent pas en entendre parler.

Notre agglo mulhousienne est-elle cyclable (mon enquête de 2014)

Le vélo est-il dangereux?

Il ramasse les masques à vélo

J’ai presque honte. Qu’un cycliste soit amené à ramasser les ordures dispersées au bord de nos routes m’insupporte.

Holala, c’est dangereux!

je réhabilite mes coups de gueule. Il sont à présent regroupés sous la dénomination « holala, c’est dangereux »

Voici le mince trait d’union dédié aux cyclistes et piétons franco-allemands de Chalampé. La honte!

Mer

quand je suis arrivé à Cancale, port du masque obligatoire. bricolage avec un Kleenex

Bordures de mer à VTT

Monument au cheval inconnu

25 octobre: couleurs d’automne

du haut du Rangen

La Saint-Jean se fait attendre (27 octobre)

les feux de la saint-Jean sont prohibés pour cause de risque épidémique.Les bûchers prennent des airs penchés

28 octobre, mes manchons protégeront mes mains cet hiver en ville

31 octobre, les retraités bientôt reconfinés

On pourra gloser longtemps, les dindons de la farce du confinement, ce sont les retraités et personne d’autre.

2020, aout

VTT vacances

Les anticoronas font la corrida

Défilé de masques, le masque devient tendance

9 aout: Joux

L’esprit 100 cols était à Joux (Jura suisse)
Mon petit carnet de croquis au lac de Joux

11 aout, Oscar en pension

Quel vélo pour demain?

C’est une prospective sur le vélo loisir. Il devra être robuste car la France pour les 20 prochaines années sera récessive sur le plan routier et laissera pourrir ses routes et chemins. La faute à la paupérisation du monde rural à l’urbanisation des grandes métropoles.

A pied aussi c’est bien

15 aout, la Vierge apparaît dans la lumière

18 aout Thann s’engage pour le vélo

J’ai été invité pour découvrir tous les beaux projets que ma ville ambitionne pour le vélo à Thann. Aussitôt, j’en ai fait une large publicité sur ce blog. Finalement Thann n’est plus très sûr de me réinviter la prochaine fois. Attendons de voir…

Non au masque à vélo

C’est une spécificité française, dès qu’un projet sort on le conteste. Comme pour le casque à vélo, la FUB voit mal les cyclos porter le masque anticorona

J’ai essayé le masque à vélo, il est vite transformé en serpillère

2020, juillet

Une signalétique rénovée pour la Largue et les 3 Pays

8 juillet: le tour du Haut-Rhin à VTT

suivre fidèlement la frontière

C’était une belle aventure même si elle a été interrompue prématurément au quatrième jour. Mais l’essentiel a été fait notamment avec le coté frontalier vosgien et bas-rhinois

Un détour imprévu au Creux du Chêne

Le Gravel en hausse

C’est une mode. A mi-chemin entre le VTT et le vélo de route, le Gravel fait la joie des commerçants. Même Décathlon s’y est mis avec son Triban

Le Triban de Décathlon, j’ai été tenté puis j’ai renoncé, le stock étant épuisé. L’envie m’a passé.

19 juillet manif silence à la Schlucht

Contre le bruit dans le massif, un collectif manifestait. J’y suis allé à vélo. On aura au moins marqué le coup même si on doit recommencer

27 juillet cols doubiens

2020, juin

1er juin: selon la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), la Covid a fait gagner 10 ans au vélo.

En attendant, la lutte commerciale pour nous vendre des voitures électriques est féroce. à lire ici, Faut-il pleurer Renault?

C’est une fiction qui m’a beaucoup intéressé. Imaginons qu’un virus détruise la planète mais que quelques « poches d’humains » résistent. Ils reconstruisent une microsociété .

Le VAE dans sa déclinaison VTT est bluffant. Vous serez ou vous êtes certainement l’un de ces cyclistes convertis et inconditionnels de la version électrique du vélo. Il est incontestable que pour une âme vieillissante ou atteinte de restrictions physiques, c’est un outil rêvé. à lire ici

Mon univers pictural m’a aidé à traverser la crise Covid et l’enfermement.

6 juin, il pleut mais l’envie de sortir est supérieure à la crainte d’être mouillé. Ma sortie Néo-Tudor

8 juin: Comment perdre son surpoids?

Un fringant cycliste à l’allure svelte qui nous fait rêver

9 juin: La route du Haag va t-elle retrouver une jeunesse?

14 juin Le repos du guerrier: grimper à Mehrbachel et boire un coup

21 juin: du plat et des bosses à VTT

On a cette chance de disposer d’une multitude de sites pour faire son vélo en Alsace. Nous ne sommes pas à plaindre.

27 juin : trois jours de VTT dans les Vosges du Nord et une vingtaine de cols nouveaux à mon actif

30 juin, l’arrêt de Fessenheim. C’est presque une victoire triste pour les écologistes

le gros sarcophage blanc continuera d’irradier la plaine d’Alsace de sa lumière pendant encore plusieurs décennies.

Les potins du lundi

Tchao Élisabeth!

Entre deux fêtes, il est de bon ton de mettre en sommeil les grands sujets, les passe d’armes de la politique, de l’économie, de la société. Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est pour mieux rebondir dès 2021.

Cette année 2020 qui s’achève a été une nouvelle Annus horribilis pour l’Angleterre. Souvenons-nous, c’était en 1992 que la reine Elisabeth II prononçait ces mots pour qualifier les déboires de la famille royale. Même si Boris Johnson s’en défend, le Brexit risque de compliquer le grand marché qu’il compte développer avec l’Europe alors même qu’il en disposait déjà avec le marché commun. Comprenne qui pourra!

2020 pourrait être aussi la fin d’une certaine idée de l’Europe depuis que les Anglais ont choisi de rompre les amarres de leur île pour des cieux leur rappelant leur idéal colonial planétaire.

L’Europe du marché commun n’a rien à gagner de ce divorce dont les attendus rassemblent des milliers de pages. A ce jeu du chat et de la souris, on ne saura pas qui a gagné ou perdu avant plusieurs années.

Le dernier blocage de la frontière anglaise par la France pour freiner un variant du coronavirus nous a offert une traduction de ce que préfigure le rétablissement des barrières douanières avec l’Angleterre.

Corona, attendons la suite…

Comment va se comporter l’épidémie en janvier? on ne le sait pas encore. Mais ce dont on est sûr, c’est que le virus s’attaque à notre modèle de société. Au Moyen-Âge, lorsqu’une épidémie survenait, elle décimait la moitié des habitants de certaines villes. On n’avait pas le secours de la science pour tenter de comprendre, de se protéger efficacement.

Aujourd’hui, en dépit qu’on se protège avec des gestes barrières, le vaccin se fait attendre et l’on observe tout de même jusqu’à 300 morts par jour en France depuis plusieurs mois.

Le principe vaccinal est-il l’arme absolue?

La campagne vaccinale démarre en France et en Europe. De nombreuses inconnues subsistent:

  • quand serons-nous vaccinés?
  • combien de temps serons-nous immunisés?
  • le vaccin est-il efficace en cas de variants?
  • le taux de vaccination sera t-il suffisant pour faire régresser l’épidémie?

C’est un mal de société

Le virus est d’abord né d’un désordre environnemental qu’on évite d’évoquer dans les cercles politiques et économiques tant il met en question notre mode développement. Il vient d’Asie comme la peste d’antan, on en est à peu près sûr et il révèle des us et des coutumes avec le monde animal qui permettent aux zoonoses de se développer.

Ensuite c’est un mal lié au capitalisme mondialisé et son corollaire: des mégalopoles qui commercent entre-elles à l’échelle planétaire. Il est loin le serf qui exploitait son arpent de terre au fin fond de la vallée échappant ainsi aux contaminations. Il n’y a donc aucune raison que d’autres virus n’apparaissent pas et continuent d’affoler la planète.

Traduction de cette épidémie: la pandémie actuelle devrait coûter environ 10 000 milliards de dollars à l’économie mondiale. On comprend donc que les labos soient mis à contribution pour juguler le problème en urgence. Trump en bon capitaliste obtus avait imaginé l’eau de javel, le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov pense régler le problème en suçant un bâton de réglisse. Il est clair que la campagne vaccinale a de sérieux handicaps devant elle vu le nombre d’oppositions qu’elle suscite. Particulièrement en France.

Le passeport vaccinal a de beaux jours en perspective si le monde capitalisme veut se prémunir contre le dérapage viral qui affecte son business. Le fameux stop and go qui consiste à confiner puis déconfiner les populations risque de se poursuivre en 2021 avec les conséquences que l’on connait au plan sanitaire, social et économique.

D’aucuns pensent que la troisième vague se prépare dès les fêtes terminées. On parle même sur la toile du 4 janvier pour reconfiner. Les grands perdants de ce genre d’exercice punitif sont d’ores et déjà inscrits sur les tables de la loi des faillites: restaurateurs, salles de spectacles, artistes, cinémas et compagnies aériennes. Hop! la filiale d’Air France cherche comment se débarrasser de 1000 employés dont 300 pilotes. On ne pourra indéfiniment tenir des zincs en état de voler sans passagers à transporter.

Les cyclos aussi

Confiner les sportifs, est-ce nécessaire?

Les autres perdants du Corona, ce sont tous ces invisibles qui forment le monde associatif et sportif qui n’ont plus ni accès à leurs activités, ni même le droit de se déplacer et de faire des projets. Dans le monde du vélo, les calendriers de rencontres vont une fois de plus être menacés. Il est évident que des gens de ma génération vont sursoir à leurs projets soit parce qu’ils seront empêchés de voyager soit parce qu’il seront mis en garde des dangers encourus

L’Ardéchoise hésite sur sa page Facebook

Contrairement aux autres années, l’Ardéchoise n’a pas encore lancé sa campagne d’inscription pour sa prochaine édition. Elle devrait le faire au début de l’année prochaine, mais sa décision reste suspendue à l’évolution de la pandémie et à celle des mesures prises ou envisagées par le gouvernement.Les sept salariés et le comité directeur sont au travail avec pour objectif de ne léser aucun cycliste tout en assurant la pérennité de l’épreuve.

La Cyclomontagnarde des Vosges tient la route

Grimper le Petit-Ballon est toujours apprécié (Audax 2008)

Du coté de la Cyclomontagnarde des Vosges, les dates sont arrêtées, ce sera les 3 et 4 juillet 2021.

Le parcours des Deux Ballons semble à ma mesure. 110 km avec 2300m de dénivelée, je pourrais encore y arriver à une condition: pouvoir m’entraîner avant! (Eguisheim-Val du Pâtre-Bannstein-Amic-Grand Ballon-Markstein-Sondernach-Petit Ballon-

En cas d’annulation de l’évènement, pas d’inquiétude, vous serez totalement remboursé est-il indiqué sur la page d’inscription. C’est bien que la crainte existe encore actuellement de voir le programme 2021 bousculé.

2020, mai

1er mai, faites du vélo confiné!

le 2 mai, j’en ai marre, je sors le VTT et je vais rouler derrière chez moi. Les promeneurs à pied sont circonspects, je croyais que le vélo était interdit?…

Faire du vélo à plusieurs est hautement déconseillé. J’ai peint des petits cyclistes que je baptise « coronaminus »
le 11 mai le rond passe à 100 km

11 mai: remettre la France au boulot à vélo. Un petit coté « après guerre! »

premier jour de déconfinement sous une pluie soutenue

Dans le magasin Boulanger de Wittenheim, tout est chamboulé. Une procédure est en place. Deux places Drive réservées où l’on se signale pat téléphone et où l’on vous apporte votre achat sur le parking.

le gabarit sanitaire du cycliste: 1m entre cyclistes

Je l’aurai fait au moins une fois dans l’année écourtée par le confinement. Pas mal pour une reprise.

école maternelle,la déraison

19 mai: Je m’offre une escapade dans les Vosges du Nord, à moins de 100 km du domicile

28 mai: l’idée d’un voyage à VTT est de nouveau d’actualité

2020, avril

Faire ses courses en drive pour ne pas entrer dans les magasins, le 3 avril c’est le système de la débrouille pour faire ses courses

Le 1er avril, la France a enregistré 509 morts dans les hôpitaux et 6000 malades en réanimation.Une simulation n’envisage pas une diminution de la mortalité journalière avant le 7 avril.

(Pour mémoire le 26 décembre 2020: la Covid a entraîné 62427 morts)

On reste confiant. Les masques arrivent…

chacun invente sa formule de masque

On échafaude des plans d’évasion pour fuir le virus

Vélos à vendre

A quoi garder son vélo puisqu’on n’a plus le droit de sortir?

Verbalisation à 135 euros pour les cyclistes évadés

la queue corona

Distance ou isodistance?

comme on s’ennuie, certains pinailleurs ont inventé l’isodistance pour connaître si on est à plus d’un kilomètre de chez soi

Christophe a préféré abandonner (17 avril)

Activité physique, la chance d’être à la campagne

21 avril, où sont passés les masques?

le 23 avril, la Fédération Française du Vélo déconseille le vélo

Vélo de confinement, tourner dans un rond de 2km de diamètre, pas facile

2020, mars

Un peu de neige en ce 3 mars
Kruth érige une digue provisoire , le temps de travaux

4 mars: Ce matin, la queue s’allonge à Aldi. Et les clients bavardent et se font la bise comme si rien n’était…jusqu’à ce vieil homme qui se mouche dans ses mains sur le parking. On découvre l’incroyable contamination de l’église « la Porte Ouverte » à Mulhouse à lire ici

Knapphutte

7 mars:Un peu de VTT dans les chemins détrempés

14 mars: les élections auront bien lieu alors que l’Italie est aux prises avec le coronavirus

Cinq Terres, notre Club des Cent Cols abandonne son séjour de printemps en Italie

16 mars: au lendemain de élections, Edouard Philippe est à la manœuvre. Ce matin, la frontière allemande sera fermée avec pour conséquence qu’on ne devrait plus pouvoir aller pédaler coté allemand du Rhin ni faire ses courses à DM à Neuenburg.

le 17 mars, je vis confiné comme la plupart « des inactifs »
Ma zone K5

Le 23 mars, il faut se maintenir à l’intérieur d’un rond de un kilomètre si l’on veut sortir

La nationale 66 desertée dans la traversée de Vieux-Thann le 27 mars à 10h17
28 mars: du vélo oui, mais pas pour tout le monde

31 mars, la Brigade Verte me contrôle pendant mon jogging à Thann

2020, février

Février, reprise timide pour le club Etoile 78 de Vieux-Thann

Thann , les Municipales se préparent. Deux listes en lice. Chacune défend son projet pour le vélo. Il est normal pour une ville d’avoir un volet environnemental dans son programme. Alors les candidats affichent leurs ambitions sans toutefois déplaire à l’électorat traditionnel qui se contre-fout du vélo en ville. Pour beaucoup le vélo dans une ville minée par le trafic routier n’est qu’une excentricité de doux rêveurs. Depuis les élections ont eu lieu et sur le terrain, rien n’a changé.

à lire ici

La localité voisine de Vieux-Thann ne brille pas non plus en matière de mobilités douces: tous les ouvrages en place sont inefficaces, ratés, voire dangereux.

à lire ici

Courir en ville

Etait-ce prémonitoire? quelques semaines avant le confinement, je me suis mis à courir à pied dans le quartier. Un truc pas facile après avoir pris de l’âge. J’en ai fait l’expérience

à lire ici

Bachofa brennla

En février déjà, le temps était plutôt clément.

à lire ici

Peintre en herbe et en fleurs

A voir ici

le marquage vélo va devenir la règle pour les machines neuves en 2021. En février dernier, j’avais fait le point.

à lire ici

2020, janvier

2020 c’est déjà de l’histoire. Révisons janvier 2020

Tout commençait à peu près bien. J’avais mis du ciel bleu dans ma carte de vœux au-dessus de belles montagnes enneigées. On sortait péniblement de la vague « Gilets jaunes » de 2019.

Pour fêter le Jour de l’An, rien de tel qu’un bon bol d’air autour du lac de Constance.

Ce soir là, il faisait très froid. Normal qu’un 31 décembre il fasse froid. Mais en plus une brume épaisse recouvrait la région.

L’histoire de mon jour de l’An

9 janvier : Réforme des retraites

9 janvier 2020. ça barde à Mulhouse. Macron s’attaque à nos retraites

Bataille de la retraite

23 janvier: la mer à VTT

Une escapade dans le sud en janvier

30 janvier: un peu de neige dans les Vosges

Ce jour là, je grimpe derrière chez moi. J’arrive en haut de justesse

31 janvier: un mal bizarre se répand

On assiste à des situations ubuesques comme ce navire de 7000 voyageurs bloqués à Civitavecchia en Italie, coronavirus suspecté à bord…à lire ici

Demain, j’aborderai février 2020. Bon réveillon de Noël. Moi j’ai choisi de rester confiné. C’est un statut rassurant. Finalement.

La mobilité électrique, nouvel or blanc

Renault et Peugeot vont-ils pouvoir résister aux mastodontes du véhicule électrique lorsqu’ils vont débarquer en France?

Une voiture électrique, c’est au minimum 300 kg de batteries en plus à traîner

Force est de le constater, l’électrique de la mobilité est en marche. Un grand mouvement en faveur des véhicules est en train de naître, dopé par la volonté de réduire le réchauffement de la planète.

Certes l’électrique dans lequel s’engouffrent les constructeurs aidés par les États n’a rien de spécialement écologique puisqu’il consiste à déporter l’usage d’énergies fossiles des voitures vers des centrales électriques. Avec la bénédiction des écologistes, voici donc réunis dans une même aventure industriels et défenseurs de l’environnement. C’est l’entente cordiale de la carpe et du lapin.

Le marché automobile souffre de cette transition à marche forcée: les chaines de fabrication traditionnelles ne sont pas spécialement prévues pour équiper des voitures électriques, la construction de batteries n’est pas entièrement aboutie et les grandes fonderies de blocs moteur renâclent à abandonner le thermique. L’Europe a décrété qu’en 2040, on ne produirait plus de véhicules thermiques.

Cela dit le marché de l’auto électrique est loin de résoudre tous les problèmes. Une voiture électrique, c’est au minimum 300 kg de batteries en plus à traîner et l’hybride n’échappe pas aux lois de la physique: avec deux systèmes de traction embarqués, l’hybride s’avère être une escroquerie pour gogo en mal de reconnaissance écolo. Les faits sont têtus: plus un véhicule est lourd, plus il consomme et les SUV actuels en sont la traduction. Hélas sans les SUV, l’industrie automobile est incapable de survivre jusqu’à l’avènement de l’électrique, le SUV est lourd mais il rapporte.

Le VAE sait parfois se rendre discret

Mais la fée électrique est aussi capable de transformer nos vélos en or blanc.

Figurez-vous que le vélo électrique est en train de ravir la première place au vélo musculaire. Le vélo traditionnel sera bientôt à reléguer au musée si l’on considère les ventes 2019 de l’Union sport et cycle

Bénéficiant en partie du report des ventes, le VAE progresse de 12 % en volume. Plus de 388 000 unités ont trouvé acquéreur en 2019. Le prix moyen, lui aussi, s’envole pour atteindre 1749 € soit une augmentation de 10 %. De quoi asseoir définitivement son statut de pilier incontournable de la filière vélo. En valeur, l’électrique représente désormais plus de 45 % du marché.(source)

La ressemblance est bluffante

Dans le monde du loisir cycliste, les ventes ont bondi de 37 % en un an. Avec des moteurs plus efficaces et plus fiables, des batteries plus légères et dotées d’une meilleure autonomie, le VAE se popularise notamment auprès des adeptes du VTT.

J’en suis moi même le témoin lors de mes sorties à VTT, les adeptes de VAE croisés sont majoritaires.

Je reste traditionaliste et j’observe la lente décroissance du vélo musculaire toutes catégories confondues, à la ville comme à la campagne.

Les potins du lundi

Il est temps de songer à 2021. Mon vélo fatigue

Noël, c’est quand déjà?

On voudrait presque nous faire oublier Noël tellement ces fêtes de fin d’année sont lourdes d’incertitudes. On, ce sont les pouvoirs publics qui ne savent plus quelle option choisir pour nous dissuader de faire la fête. La fête à tout prix! Je regardais vendredi la télévision qui au soir à 20 heures nous montrait les images du périphérique parisien attestant que le couvre-feu ne semblait nullement dissuasif pour partir malgré tout.

Partir malgré tout!

Partir malgré tout, c’est bien le problème de nos sociétés modernes où la bougeotte est institutionnalisée. Dissuader de grandes masses de populations de bouger dans un pays démocratiques semble être un vœu pieux. Un Parisien est avant tout un provincial dès que les congés sont là. Mamie attend à 600 km de là, et si nous n’avons de ski, alors on ira à la mer. Tout est bon pour partir…et colporter l’épidémie. Avec les cadeaux en prime.

Après dix mois de virus, nous en sommes là. C’est à dire au point de départ. Le seul changement qui se dessine début 2021 sera l’inévitable constat: on continue comme avant.

Les cohortes de fermetures d’entreprises en plus.

Cet épisode interminable du Coronavirus ne semble pas pour autant avoir atteint notre soif de lendemains heureux. Les bars? les restaurants? les spectacles? on ne sait pas s’ils pourront encore longtemps être tenus sous perfusion financière, ni les entreprises de l’aéronautique et de voyages.

Le Président fait le job

On l’avait élu pour son dynamisme, aussi pour son âge, et son incroyable défi de tenter de rabibocher deux mondes, deux blocs opposés, la droite et en même temps la gauche. Mais on n’avait pas imaginé que son insouciance, son coté tactile disent les commentateurs, le mettrait lui-aussi en difficulté. Des nuits de travail, des serrages de mains, des tapes dans le dos, Macron a continué de faire people avec son entourage en dépit de la présence d’une garde sanitaire rapprochée. Triste démonstration de la part de ceux qui professent des mises en garde quotidiennes à ceux d’en bas, les derniers de cordée.

Mais pour bien comprendre la problématique de l’Etat, c’est qu’il n’arrive pas à convaincre une grande partie de la population rétive aux mesures barrières. Vendredi, revenant de mon vélo, mon attention fut attirée par le curieux comportement des acheteurs de tabac du bar de Meyenheim: certains restaient sur place et sirotaient une consommation à l’extérieur, signe qu’un marché clandestin s’était développé.

Nulle crainte des récalcitrants qui ont compris que les contrôles de deuxième confinement sont beaucoup plus discrets que le précédent. Est-ce le constat que nos forces de police sont au bout de rouleau? au bord de l’épuisement après tant de sollicitations depuis les Gilets jaunes ? ou alors est-ce la traduction d’une discorde entre le monde syndical policier et le discours politique?

Le dos rond

2021 qui se dessine ne me rassure pas. Je vais continuer à faire le dos rond sur mon vélo et éviter les contacts rapprochés. J’en suis conscient, nos relations sociales vont continuer de souffrir car à part s’isoler on ne sait pas vraiment comment échapper à la contamination de façon certaine. Faire l’impasse sur des pans entiers de notre vie familiale et sociale ne va pas être facile pour nombre d’entre-nous.

Pour écrire sa fiction L’année du lion, Deon Meyer décrit son but « Pour le monde que je voulais décrire, j’avais besoin de tuer 95% de la population mondiale en gardant les infrastructures intactes. Un virus m’a semblé l’arme idéale ».

Que seraient nos routes débarrassées de 95% de leurs usagers, nos villes désertées et laissées au monde animal, nos forêts abandonnées? Espérons que la réalité ne dépassera pas la fiction!

Nous avons des perspectives rassurantes avec la vaccination. Mais le statut vaccinal qui se dessine aurait pour objet de scinder en deux l’humanité: les vaccinés et leur passeport santé ouvrant la plupart des portes et les non-vaccinés obligés de rester chez eux. Le sujet n’a pas fini de diviser vu le nombre de ceux qui préfèrent éviter, à tort ou à raison, d’accepter le vaccin et ses rappels fréquents.

Pour terminer mes potins de ce lundi, je vous recommande cette vidéo d’une durée d’une vingtaine de minutes qui retrace l’épidémie de peste noire de 1347 et ses prolongements. Toutes proportions gardées, on ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la peste d’alors et le coronavirus d’aujourd’hui notamment dans sa transmission et la façon d’isoler les malades.

uZines

Tronox Vynova Thann-Vieux-Thann

J’erre la nuit le long de ce mastodonte d’acier. On pourrait imaginer un paquebot amarré au port marchand.

L’usine fume, brille de tous ses feux dans le vrombissement immuable des machines. Aucune âme en vue. Où sont les hommes affectés à ce productivisme insensible à la pandémie?

Cette usine me rappelle aussi la Cité du Fer où j’ai vécu plusieurs années et sa féérie nocturne.

La Cité du Fer. A Longwy-Haut depuis les fortifications de Vauban, on pouvait voir la Cité du Fer et ses prodigieuses forges qui s’étendaient jusqu’à Herserange

Les potins du lundi

Tabouret 2014

Cyclos, la fin de l’épreuve 2020 approche

Je sais que l’activité vélo est en sommeil pour nombre d’entre nous. Ceux qui sont en clubs notamment. Lorsque arrive la fin de saison vers mi-octobre, on s’arrête de pédaler. Mais cette année a été semée de soubresauts avec toutes sortes de restrictions, du nombre de participants, de distance, de durée. Tant et si bien que notre saison est devenue une progression en dents de scie avec des hauts et des bas.

Les plus tenaces se sont rabattus sur l’après confinement pour « refaire leur retard ». Au total il faudra admettre que la saison cyclo 2020 a été ternie. Ternie par nos faibles records de compétiteurs, ternie dans les clubs qui ont du abandonner leur calendrier de rencontres. Seuls les habitués du home-trainer dans le garage pourront arguer d’un palmarès honorable.

Le home-trainer, je ne l’ai jamais essayé, il ne m’attire pas. Je lui préfère ma campagne, ses odeurs de pins, ses creux et ses bosses.

Moi qui suis plutôt geek, je continue d’aligner des carnets de voyages à spirales. Vtt 64 sorties, Route 46, Jogging 81 (!) 81 sorties dues à l’effet Covid qui est passé par là.

C’est une marotte, je collectionne mes carnets de sorties à vélos (et à pied depuis peu). C’est un fétichisme qui dure depuis 40 ans. J’aurais du faire indic!

J’ai une nouvelle inconnue en 2021. Non pas celle de savoir s’il faudra encore affronter des restrictions épidémiques, mais celle de l’évolution de mon arthrose généralisée. C’est un mal chronique qui s’installe et qui me fait souffrir même la nuit, surtout la nuit. Je sais comment ça commence puisque je l’affronte depuis plusieurs mois, mais je ne sais pas comment ça se termine…

J’ai étrenné hier mes nouvelles pompes à pied. Pour les enfiler j’ai cassé le chausse-pied. Les lacets sont décoratifs, pour entrer il faut avoir la pointe du pied étroite. Une fois à l’intérieur, on se sent mieux.Je vous l’accorde, c’est du bas de gamme en fin de série.

Vous avez dit Covid?

Le Père Noël va nous apporter un somptueux cadeau. Pourtant beaucoup s’apprêtent à le bouder.

Je fais la queue chez mon boulanger, un type bedonnant entre et franchissant les marques au sol s’approche tout près de moi comme si nous étions de vieux amis: « bonjour! ». Franchement il n’a cure de la distanciation physique. Manifestement on ne vit pas dans le même monde.

A la grande ville samedi, la zone commerciale du Kaligone bat son plein. Inutile de chercher à se garer, les parkings sont bondés. J’avais à retirer un « click and collect ». On me reçoit le long du magasin par une porte blindée où je dois sonner. Il manque un article. Pour vous faire rembourser, allez la caisse, me dit l’employée…Deux caisses et des queues qui rejoignent les rayons. Le « click and collect » à la française n’est pas encore au point partout.

Mais il faut aller en ville pour comprendre le comportement mercantile de nos semblables et pourquoi janvier risque d’être une nouvelle catastrophe épidémique.

France Info identifie trois raisons pour expliquer ce plateau de contaminations qui ne baissent plus

  • le froid dans l’est
  • l’allégement du confinement qui favorise les déplacements
  • les comportements qui se relâchent

Avec ma femme, nous notons nos sorties. Encore une marotte! Si le virus nous gagne, nous pourrons dire « cinq jours avant, nous avons été contaminé ici par le mec qui poussait dans la queue ou par la joggeuse qui gueulait après son chien « . C’est pourquoi au vu du relâchement général, nous évitons de nous fondre dans la masse de ce consumérisme effréné.

Que les artistes du spectacle vivant et les cinémas se plaignent de leurs interdiction d’ouvrir, on les comprend. On s’explique mal pourquoi ils continuent d’être sacrifiés, crucifiés (?) sur l’autel du confinement alors que les commerces sont tous déverrouillés.

Le Père Noël va donc nous apporter un somptueux cadeau. Pourtant beaucoup s’apprêtent à le bouder. Il est trop, le vaccin. Trop beau, trop rapide, trop efficace pour ne pas en douter. Et puis, nous les semi-vieux, on se dit qu’on vit très bien confinés: on ne voit personne, on claque moins de pognon, on ne fait plus le plein de gasoil qu’une fois par mois, on peut picoler à la maison sans risquer l’alcotest, alors à quoi bon se faire vacciner par un truc qui va peut être nous donner la vérole!

L’état d’urgence climatique

Le secrétaire général de l’ONU appelle à « réduire les émissions mondiales (de CO2) de 45% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2010 ».

Il paraît presque ridicule le secrétaire Guterrez avec son appel en pleine crise sanitaire mondiale. La Chine et l’Inde font acte d’engagements pour tenir l’objectif mais en seront-elles capables? Reste à voir comment Biden va corriger le mauvais exemple donné par Trump…

A mes heures perdues

Il m’en reste un peu. Je me suis plongé dans la lecture des « Mémoires d’outre-tombe » de François-René de Chteaubriand (1768-1848). Ce sont les mémoires de sa vie en Bretagne, aux Etats-Unis, en Angleterre, à Paris,en Orient publiées après sa mort.

Moi qui suis nul en histoire, je suis conquis par la limpidité du propos. Entre Louis XVI, la Révolution, Napoléon, je commence à piger. Ce brave Chateaubriand originaire de Saint-Malo a tout vécu. Sauf la guillotine!

Tous les soirs, je m’installe dans la fin du XVIIIeme siècle et je lis la prose de Chateaubriand. J’ai acheté ces mémoires numériques 99 centimes les…3000 pages. C’est un régal. Mais en même temps, comme dirait l’autre, j’ai des lectures qui prennent du retard.

S’il me reste du temps:

Atala (1801) René (1802) Génie du christianisme (1802)

L’armée française aime Strava

Avec Strava, nous avons tout le loisir de suivre les jogging de nos soldats engagés au Mali.

Je tombe des nues. Au début, je n’y ai pas cru mais j’ai bien été obligé de me rendre à l’évidence: les militaires français en opérations extérieures font leur jogging connectés à Strava.

C’est un article de Médiapart qui m’a alerté. Intitulé Des militaires français compromettent la sécurité de leurs opérations sur les réseaux sociaux, l’article retrace tous les parcours de jogging des militaires sur leurs bases militaires. On les trouve sur les réseaux sociaux avec de nombreuses photos mais aussi sur Strava, réseau de partage des cyclistes et des coureurs à pied.

Un jeu d’enfant. Vous tapez Tombouctou au Mali et vous tombez sur le parcours du soldat x ou y autour de son casernement, avec la carte satellite, le jour et l’heure, les performances…puis vous pouvez suivre le soldat en question lors de ses déplacements sur les autres bases militaires, son retour dans un hôtel de luxe en Grèce et enfin ses entraînements vélo de chez lui à son régiment une fois revenu en France.

Tout cela ne semble pas très pro pour des militaires de carrière.

Chaucidou: on y arrive doucement

La France commence à développer ce qui existe depuis des décennies chez nos voisins, la Chaucidou (chaussée pour la circulation douce). Comme ici dans la Sarthe à Saint-Georges-du-Bois.

Cette chaussée redonne de l’espoir aux cyclistes qui ont en marre d’être frôlés. Ici leur place est assurée et les autos invitées à rester derrière avant de pouvoir se croiser.

La véritable dénomination de cette chaussée est chaussée à voie centrale banalisée (CVCB). On peut en lire tous les détails ici.

Mes lecteurs le savent, de plus en plus d’itinéraires secondaires et de routes bucoliques sont envahies par le trafic routier dans l’espoir de trouver une échappatoire aux grands axes lorsque ça bouchonne. On sait ce qu’il advient de ces itinéraires, ils sont souvent munis de chicanes, de dos d’ânes dans l’espoir de dissuader les automobilistes. Les cyclistes en quête de parcours abrités en sont les premiers impactés. Les chicanes et les dos d’ânes nous mettent en danger comme on le sait.

Avec la Chaucidou, l’automobiliste sait à quoi s’en tenir, il ne battra pas un record de vitesse puisqu’il devra s’adapter à la vitesse des autres usagers et tenir compte des cyclistes.

A noter que dans mon environnement proche, je rencontre de plus en plus souvent des voitures, des fourgons qui utilisent les pistes réservées aux tracteurs et aux vélos comme sur le tronçon Leimbach-Aspach (Haut-Rhin). C’est pratique pour éviter Vieux-Thann et ses dos d’ânes.

Les potins du lundi

Le Markstein la piste de luge 6/12/20 9h00

La France se prépare

Thann, rue de la 1ere Armée, les illuminations sont là, les commerces font le forcing mais la clientèle est timide

Notre jeunesse disserte avec le Président; oui ou non notre police est-elle violente? Nos pêcheurs se demandent s’ils pourront pêcher de la Saint-Jacques dans les eaux anglaises. Les Anglais qui ne manquent pas d’audace ont de grandes chances de gagner sur tous les tableaux face à une Europe molle, sans âme et divisée. Nos épidémiologistes se demandent si le vaccin protègera plus de trois mois et attendent les notices d’utilisation (voir la notice du vaccin anti-grippe VAXIGRIP à titre d’exemple des effets indésirables attendus). Pas facile de nous encourager à se faire vacciner!

Le plus grave dans les Vosges (et pas que!), c’est la saison de ski; pourra t-on skier à Noël et le Conseil d’État pourra t-il dénouer l’interdit qui pèse?

En Alsace, nos vieux sont encore sous le charme. La moitié des DNA consacrée à Giscard, c’était lui rendre un grand hommage.

Le 14 mai 1979, Valéry Giscard d’Estaing, alors président de la République, arrive en hélicoptère à Ferrette avec son épouse Anne-Aymone, pour visiter la ville. source

Mais le plus embêtant, c’est Noël à six. Va t-on devoir mettre Mamie et Papy dans la cuisine?

Black Friday et vaccin en prime

Thann, des illuminations réussies

Black Friday sera un galop d’essai pour une relance de l’épidémie vers le Nouvel An. Une bonne occasion de faire pencher la balance des 60% d’indécis vers le vaccin. Mon cynisme est insupportable, je sais. Mais je n’ai aucune confiance dans le genre humain et son hypocrisie qui veut mettre en avant le superflu pour masquer l’essentiel. Le superflu, c’est cette fuite en avant mercantile à laquelle on ne veut déroger et l’essentiel, c’est de sauver nos vies.

BoJo est content

Il a réussi à avoir le vaccin avant les autres grâce à son Brexit (qui ne prendra effet qu’au 31 janvier 2021) et les pubs peuvent rouvrir. Qu’est-ce qu’on rit de la bonne farce faite à l’Europe! Les Britanniques sont moins regardants que nous au moment de se faire vacciner; ils vont comme en Russie servir de cobayes. Chez nous défiants, plus méfiants, s’additionnent dès lors que le politique est acteur de notre destin. On sait pourquoi: les deux blocs de Français qui s’opposent depuis toujours n’ont aucune raison de faire confiance à ceux qui ont confisqué le pouvoir et qui alimentent les controverses.

Les US pataugent

Pas facile d’accepter de rendre le pouvoir

La page peine à se tourner aux States. Deux présidents à la fois, ce n’est pas facile, c’est encore plus compliqué qu’en France. La première vague épidémique n’est pas encore terminée. Ils sont lents les amerloques à tirer un trait sur la première étape de l’élection et de l’épidémie. Déjà 250.000 morts qu’on ne sait plus où mettre. Les infirmières? 10.000 dollars par semaine(!) à celles qui viendront travailler dans les hôpitaux huppés et débordés par les comorbidités du monde moderne.

La Chine en pole position

La Chine prétend s’attaquer au « virus djihadiste » avec des camps de rééducation

Chez les Chinois, les rues de Pékin sont désertes. L’administration a coupé le courant. Plus de transport, plus d’ascenseurs, plus de télés. On est sûr que personne ne va se barrer.

L’épidémie a repris depuis longtemps. Sans qu’on le sache. Les usines sont désertées et les travailleurs repartis dans leurs contrées éloignées.

Les dignitaires ont déjà quitté le continent pour des cieux plus cléments. Des régiments entiers ont pris d’assaut les navires de guerre et voguent déjà vers l’ouest. L’Europe se barricade. Nos destroyers barrent les ports, des norias de camions barrent les pistes d’atterrissages.

Ce billet sur la Chine est une fable. Assurément. Aucun commentateur ne sait ce qui se passe en Chine.

Ce serait plus prosaïque mais aussi une faute de goût de s’interroger sur notre saison 2021 de vélo.

Manifestement nous sommes partis pour traîner en longueur avec ce virus et les gestes barrières, et les interdits qui vont avec. On ne pourra pas se réfugier derrière le vaccin et dire c’est comme avant. Je ne le crois pas. Je sais, beaucoup échafaudent déjà des plans pour des raids à vélo, des stages, des concentrations diverses,…J’ai comme un pressentiment, c’est que rien de tout cela ne va pouvoir se faire aussi facilement. D’ailleurs pour les types de mon âge, l’affaire est entendue: il faudra sursoir à beaucoup de projets. Comme aller à une rencontre des « Cent Cols » ou encore à une semaine des « Randonneurs ». Avec la moyenne d’âge des pratiquants, avec un vaccin dont on sait peu, de l’hôtellerie potentiellement à risques, je vais faire mon vélo tout seul encore en 2021.