190 watts au test d’effort

l’effort du cycliste, un risque calculé à ne pas dépasser

Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de
Cyclotourisme, François le Van en janvier 2011: « Avec l’âge et la surcharge
pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car
il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les
conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif »

(Cyclotourisme N°598 janvier 2011).

Cette déclaration aussi pertinente et éclairée soit-t-elle a dû décourager plus d’un cycliste et certains ont préféré le canapé devant la télé au vélo.

Cela dit faire des efforts à vélo sans surveillance médicale périodique est à déconseiller. Chaque année je vois un cardiologue et nous sommes nombreux à le faire. C’est d’autant plus nécessaire qu’habitant une zone montagneuse, la grimpée des cols est éprouvante pour le système cardio-vasculaire.

Un coureur cycliste dans le Ventoux développe jusqu’à 400 watts. Au-delà de ces 400 watts, les experts de la chose considèrent qu’il y a un doute…

Un cyclotouriste sur le plat n’a besoin que de 70 watts pour se déplacer. On est donc loin de consommer l’équivalent du moindre moyen motorisé puisqu’un VAE appelle 250 watts à pleine puissance. On peut donc très bien se déplacer avec 4 fois moins de watts et juste avec sa force musculaire.

Ce petit préambule étant posé, il faut rester zen, je ne suis pas un superman du vélo et je ne l’ai jamais été.

Habituel test d’effort cardiaque sur un vélo d’hôpital ce matin.

D’année en année, ma performance décroît. En 2007, j’atteignais 235 watts au pédalage. A présent seulement 190 watts.

190 watts, c’est un quart de cheval-vapeur pour ceux qui s’interrogent. C’est la puissance que je peux encore développer en plein effort. Pas longtemps!

Bien entendu, en prenant de l’âge, la capacité cardiaque décroît aussi. Aujourd’hui, à force de charger la puissance appelée palier par palier sur la machine, à 146 pulsations j’ai décroché au 6eme palier. Il faut admettre que pédaler sur un engin qui n’est pas confortable ne permet pas d’exprimer son potentiel optimal. Je cherchais une meilleure position de pédalage mais c’est impossible, on est assis debout. Tout est inconfortable, même la selle. On a l’impression d’être sur un vélo hollandais. Je ne cherche pas d’excuses mais je sais sur mon vélo, je saurais faire mieux.

Le Groupe Hospitalier (GHRSMA)de Mulhouse est une vaste structure à malades

Appelé « Moenchsberg », rien que pour y accéder sur les hauteurs du Rebberg, il faut affronter les embouteillages de la ville, puis se livrer à un jeu de piste dans l’immense hall d’entrée. Cette année le plateau technique avait déménagé au second étage et j’ai dû chercher avant de revenir au point de départ et me renseigner. La lecture des panneaux de signalisation, urologie, cardiologie, chirurgie viscérale, thoracique, oncologie suffit à vous plonger dans un univers irréel et dramatique où l’on côtoie les habitués impassibles que sont les employés et les ambulanciers et de pauvres hères hagardes trainant leur chariot d’oxygène ou de perfusion. L’un d’eux m’interpelle « ausgang? » en me montrant l’ascenseur…« ya, ausgang! »

Entré avec un tension de 15/9 à force de déambuler dans les couloirs et de chercher le plateau technique de cardio, j’ai cru manquer l’heure de rdv. Puis une fois en place, j’ai dû attendre mon tour pendant 25 minutes.

Bref j’ai démarré avec un handicap de tension haute. Par la suite, les praticiens discutaient entre eux et ça ma déconcentré.

Je ne sais pas si j’y retournerai dans deux ans.

Comme je m’y attendais, mon cardiologue a été plutôt surpris de ma décision de faire de la course à pied, sans toutefois me l’interdire. Il a pointé l’arthrose possible…je lui ai répondu que le mal était déjà fait.

Bloc-notes du 2 décembre 2022

Comment devenir auto-producteur?

Je résume: je fais du vélo, l’éolienne tourne, j’ai du courant sur mon smartphone pour regarder TikTok

Des coupures de courant, en plein hiver, c’est le scénario auquel on nous prépare.

C’est le monde à l’envers.

Chose inimaginable parmi les jeunes générations habituées à disposer de la fée électricité sans vergogne, la France est devenue plus vulnérable que ses voisins à cause de ses générateurs nucléaires devenus subitement douteux.

Il n’y a que les économiquement faibles qui savent se priver d’électricité et du reste. Mais l’Etat, Bon Samaritain, veille au grain et viendra à notre secours d’une façon ou d’une autre.

Noël risque donc d’avoir un goût de petite Ukraine si nous devons dîner aux bougies. Petite Ukraine est très maladroit de ma part, on est encore loin de vivre dans des caves sous des immeubles effondrés par les bombes dans le froid et l’humidité. Mais la perspective d’une fin d’année sans courant pendant deux heures, voire plus, fait déjà frémir. Pas que les citoyens-clients, mais aussi le monde économique qui sans courant 24/24h plonge les process industriels dans l’abîme.

autrement dit 46 % du parc nucléaire indisponible (DNA du 2 décembre)

Tout aujourd’hui dépend de l’énergie électrique…même les chaudières à gaz et à bois dotées de régulation électronique.

On nous dit que 38% des abonnés seront épargnés car ils sont raccordés sur des lignes dites prioritaires, donc non coupées.

Paris plaidera non coupable

Heureux Parisiens!

Le tout Paris, concentré de sièges sociaux, d’ascenseurs, de ministères et de personnalités influentes sera au rang des prioritaires. Il ne sera pas astreint à plaider non coupable.

Qu’importe si dans les campagnes éloignées, les trayeuses s’arrêtent et les trayons tombent dans la bouse de vache, et si le tank à lait n’est plus réfrigéré.

La France d’en haut et la France d’en bas existent toujours…et le dernier de cordée est prié de bien s’accrocher.

EDF a réussi une performance: faire admettre la pertinence de son tarif EJP (effacement jours de pointe) à l’ensemble des consommateurs. Il suffira de se connecter à l’application écowatt pour savoir qu’on a intérêt à débrancher un max d’appareils si on veut éviter la coupure.

J’ai de la chance, je suis raccordé sur le réseau qui dessert la gendarmerie voisine en principe prioritaire.

Comment disposer de courant à vélo…

Novembre 2022

Quoi ma gueule?

Certains jours, je regrette d’être parti de chez moi sur mon vélo. Mais l’idée même de renoncer m’insupporte, alors je poursuis ma route.

Novembre se termine. Les mois en bre sont dans mon imaginaire synonyme de froid, d’humidité et de temps gris.

Ce mois de novembre ne déroge pas à la règle mais le froid n’est pas vraiment au rendez-vous puisqu’on peut encore faire son vélo sans sortir « la quatrième couche », les surchaussures et la cagoule.

La cagoule, pourtant j’en vois qui la porte avec huit ou dix degrés, cela me parait excessif. Mais a contrario j’en vois d’autres qui roulent jambes nues.

Comme d’autres sportifs de ma génération, je compose avec mes handicaps. Ceux liés à l’âge. Une sorte de frilosité à mettre le nez dehors s’y ajoute alors même que le temps reste clément. Je me fais violence, comme si j’étais prisonnier de ma propre image, celle que j’ai façonnée au cours de plusieurs décennies.

Avant que tout s’arrête, je compose

Je compose, c’est le bon terme pour dire que j’affronte mes contradictions comme celle de me dire que j’ai mal là, ou là, ou encore ici pour ne pas enfourcher le vélo. Vous le savez parfois je biaise: je vais courir dans le quartier. C’est un exercice qui dure moins longtemps mais que je juge éminemment physique.

Bref, en novembre j’ai réalisé une quinzaine de sorties. Un jour sur deux. Assez pour satisfaire mon ego qui n’est pas démesuré.

parfois je biaise: je vais courir dans le quartier
6 sorties jogging 36km
A VTT, j’ai parfois tendance à explorer des friches abandonnées
4 sorties à VTT
le 8 novembre à Geishouse, il a fait beau
5 sorties route

Le mystère du GPS qui s’arrête

Mon GPS Garmin Touring Plus

Curieuse découverte avec mon GPS

Je vous explique tout…

Hier alors que je me dirigeais vers Bergholtz, je découvre que mon GPS s’est éteint tout seul.

Je le redémarre sans savoir où s’est produit cette anomalie mais je l’estime à hauteur de Issenheim rue de Soultz.

Un fois rentré à la maison, j’examine l’enregistrement…

Il m’a suffi de constater que la trace enregistrée s’est arrêtée à Issenheim à l’angle de la rue des Bosquets…et que mon GPS a tracé une belle ligne droite jusqu’à son redémarrage à Bergholtz.

Le phénomène n’est pas grave sauf qu’il fausse mon kilométrage total. Hier je l’ai estimé à 2.300 m, car le segment de droite tracé n’est pas compté par l’appareil en tant que distance.

24 novembre le GPS s’arrête rue de Soultz angle rue des Bosquets à Issenheim

Curieux phénomène

C’est alors que je me suis souvenu que mon GPS s’était déjà arrêté cet été au même endroit. J’ai recherché…et effectivement il s’est aussi arrêté le 25 juin à Issenheim presque au même endroit, c’est à dire rue de Soultz.

Est-ce une panne fortuite ou s’agit-il d’un phénomène radio local qui interfère sur le bon fonctionnement du GPS?

Peut-être qu’un lecteur saura trouver l’explication…

trace GPS 25 juin 2022, le GPS s’arrête rue de Soultz à Issenheim
mon GPS s’arrête tout seul rue de Soultz à Issenheim sans raison apparente

Panne EDF: comment recharger nos VAE?

Va-t-on devoir pédaler sans assistance électrique cet hiver?

C’est un scenario banal qui n’entraînera pas beaucoup de dérangements si l’on vient à manquer de courant puisque nos VAE sont équipés de pédales…ce qui n’est pas le cas des ZOé et des Tesla.

Ceux qui ont plusieurs batteries pourront toujours en avoir une chargée d’avance pour aller au turbin (turbin qui doit provenir de turbine, j’imagine).

une solution du VAE autonome anti-coupure de courant

Avec une vingtaine de réacteurs nucléaires aux arrêts de rigueur, la France va se trouver dans une situation inédite que seuls les pays en guerre ou sous-développés peuvent connaître.

C’est dans les années 70 alors que la France était confrontée à des coupures fréquentes et au chantage de l’OPEP (déjà) que le premier ministre Messmer a lancé le plan de construction massif de centrales nucléaires. Messmer n’était pas spécialement connaisseur de la chose, c’était un général commandant des troupes coloniales ( gouverneur des colonies) dans le Sahara. Mais il a su conduire le projet malgré les écologistes fortement influencés par le mouvement homologue allemand « Nuclear? nein danke! »

Mon petit doigt me dit que les centres névralgiques du Pays seront épargnés et que ce sont les régions éloignées des grandes agglos qui morfleront en premier. Car ce que le Gouvernement ne dit pas pour éviter tout mécontentement anticipé des Gilets jaunes sur les ronds-points, c’est que les coupures de courant font l’objet de plan de délestage maintenu à jour périodiquement et sur lesquels tous les points sensibles sont répertoriés à l’avance.

  • les productions électro-sensibles comme les traitements chimiques, métallurgiques,…et dont certaines bénéficient de contrats dits effaçables: du courant moins cher en contrepartie de retrait de production négocié.
  • les hôpitaux
  • les sites militaires
  • la SNCF
  • les aéroports

En outre beaucoup de ces sites sont équipés de groupes électrogènes qui démarrent instantanément en cas de manque de courant…dont les hôpitaux qui sont capables de réalimenter les parties vitales des équipements comme les blocs opératoires.

Tout ce dispositif d’ilotage risque de s’effondrer comme un château de cartes, si le manque de courant est massif…dans ce cas le réseau à très haute tension peut se trouver impacté et des régions entières peuvent être affectées sans discernement.

Il restera toujours Paris, le cœur névralgique du Pays. Couper la Défense, les ministères, le parlement, non!

Le gouvernement planche sur les futures coupures de courant et craint le blackout.

On peut lire dans la presse que ce qui inquiète nos dirigeants, c’est comment organiser les coupures de courant si l’hiver prochain est trop rigoureux pour fournir tout le monde à la fois.

Ce matin, le Canard Enchaîné pointe les dossiers sensibles qui embarrassent dans les ministères:

  • les hôpitaux
  • la SNCF
  • les centraux téléphoniques
  • les prisons
  • les malades à domicile
les assistances respiratoires risquent de manquer de courant (Canard Enchaîné 23/11)
du courant pour les trains mais quid des passages à niveau? (Canard Enchaîné 23/11)

Reste le problème de nos smartphones qui ne sont pas encore dotés de pédales

chargeur Powertec 5 et 12 volts 275 euros

Mets de l’huile!

Plougerneau (cadre sur toile 20×20)

C’est une fuite d’huile.

Une fuite en avant qui consiste à essayer la peinture à l’huile. Après l’aquarelle, l’acrylique, pourquoi ne pas se laisser tenter par une technique issue du Moyen-Age! On attribue sa découverte à Jan van Eyck, peintre flamand…

J’ai regardé dans le dico. Pochade: oeuvre peinte sommairement.

Pour commencer, la pochade me convient, elle me sert d’alibi pour masquer mon inaptitude à ce nouveau médium qu’est la peinture à l’huile.

même dans le bas de gamme, le tube de peinture coûte cher

J’ai cassé ma tirelire pour me rendre en possession de la peinture. En pressant la première fois sur le tube, on veille à la sobriété.

Toujours sobre, j’ai acheté une LED à pince de 9 watts pour éclairer mon pupitre et je fabrique moi-même mon médium pour l’huile. Huile de lin, white-spirit et siccateur. Le « gras sur maigre »? j’ai encore du mal à imaginer peindre sur du long terme. Il est vrai que l’huile ne sèche pas, elle durcit. Alors on attend et pas question de sèche-cheveux comme à l’aquarelle. Mais je vais abandonner l’huile de lin et le whyte à cause de l’odeur et tenter l’alkyde dont on dit beaucoup de bien.

On apprend beaucoup avec YouTube. Comme par exemple le bon mélange des couleurs qui va je l’espère me conduire à des tons moins agressifs.

Et après je passe à YouTube pour m’inspirer. La chaîne de René Milone est un bon support pour commencer.

L’huile est une découverte qui me déconcerte. C’est le gras de la matière qu’il faut dompter. J’ai essayé avec Michelbach. On ne sait jamais quand il faut mettre la touche finale vu que le lendemain c’est encore pâteux…

D’abord tirer des bords sur le lac pour voir l’huile s’allonger derrière le pinceau. Tenter des courbures de ciel. La brillance est telle qu’on ne peut prendre une photo correcte immédiatement tant que le mélange est encore pâteux.

Michelbach. L’huile est une découverte

Ce que j’apprends par exemple, c’est l’usage de la terre d’ombre ou de la terre de Sienne dans les mélanges pour adoucir les tons.

Commémoration

la commémoration du 11 novembre jusque dans les plus petites communes de France (Barville)

Commémoration, c’est un mot devenu difficile pour évoquer la première guerre mondiale tellement elle semble déjà éloignée. C’est d’abord un mot difficile à écrire pour nos petites têtes blondes et il n’est pas sûr que les plus anciens en comprennent encore le sens, celui du plus grand déchirement survenu sur la planète .

 En 1922, au lendemain de la Première Guerre mondiale, une loi fixe le jour de la « commémoration de la victoire et de la paix », en lui donnant la couleur du deuil et du recueillement, sous l’influence des anciens combattants.

C’est donc le 11 novembre 1918 qui marque l’arrêt des combats sur le front occidental que l’on commémore.

Bien des soldats attendront encore longtemps après le 11 novembre 1918 le retour dans leur foyer, ceux des fronts orientaux. Ils seront plus de cinq millions.

Aujourd’hui on se livrera au souvenir.

Articles en relation

Le grand âge à vélo

On passe à travers les gouttes sans trop s’en rendre compte et un jour on devient un vieillard à vélo. Les gardistes roulent encore avec leur vélo d’antan et d’autres avec des machines plus récentes mais passées de mode.

A donf dans le Bramont

Quand je dis passer à travers les gouttes, je pense à toutes ces « comorbidités » dont on réchappe, par chance ou par précaution. Les disgrâces de la vie du cycliste existent aussi. L’autre jour, un cyclo rencontré sur son électrique me disait que tout son corps est noir lorsqu’il passe à l’IRM. Il veut, j’imagine, dire que plus aucune articulation n’est en état. Alors il a pris l’électrique. Rien que pour encore pouvoir grimper au col de Bramont et se balader à La Bresse. Mais il prévient « attention, pour grimper là-haut je mets la puissance du moteur à fond » .

Mais le mal est là chez chacun de nous. Ici des arthroses, là des insuffisances cardiaques, et aussi des maladies insidieuses qui frappent sans prévenir…et qu’on redoute tous. Rester vieux en bon état est-il une utopie?

Il faut faire avec

Oui, il faut faire avec. Mais ce n’est pas tout. Alain que j’ai rencontré aujourd’hui m’a confié qu’il roulait seul pour choisir son itinéraire et sa vitesse à sa guise. Combien sommes-nous à pratiquer ainsi!

Puis il en convient, l’âge comporte un juge de paix inexorable, celui de la limitation de l’effort cardiaque. A quatre-vingt ans, je ne m’autorise plus que du 20km/h pour épargner mon coeur.

Aujourd’hui, les feuilles mortes forment un tapis sur ce qui tient lieu de piste cyclable en Alsace. Il faut s’en méfier car le moindre écart peut s’achever en glissade et en catastrophe comme un col du fémur fracturé.

Puis Alain s’inquiète, tu sais tu devrais partir devant car je m’aperçois que tu vas trop vite pour moi. Je persévère un peu en ralentissant ma vitesse car nous échangeons rarement, puis je comprends qu’il est temps de laisser Alain dans sa solitude.

Alain me précède en âge d’une petite dizaine d’années et il est un exemple pour nous qui le connaissons. Il a son brevet de 2000 cols. Puis on le chuchote à voix basse, autour de nous on voit partir des amis, des connaissances. Il me rassure, d’autres tiennent le coup encore un peu mais l’inconnue est de savoir s’arrêter de monter sur le vélo. Un naufrage, sans doute, le jour où l’on arrive à ce terme. J’y songe aussi, que deviendront mes vélos? c’est un crève-cœur. Le devenir de ses vélos, c’est aussi son propre devenir qui est en question.

Au fond de nous-mêmes, mais on ne le dit pas, on a une certaine fierté de pouvoir encore pédaler et de profiter de la nature tout en constatant que les conditions de route ne sont plus aussi assurées; moins de réflexes et de ressources et un trafic routier jugé de plus en plus anxiogène.

Encore des cols belges!

Jean-Pierre Snyers n’est pas avare de cols belges. La preuve, il nous les fait partager…en images.

Souvenons-nous que la semaine passée, Jean-Pierre nous a déjà transmis une liste de 10 cols non référencés parmi la liste officielle de la Confrérie des Cent Cols (voir l’article)

Je doute que la Confrérie en ait raté autant dans son décompte. Mais qu’importe pourvu qu’on ait l’ivresse des cimes!

Ils sont partis

Neuenburg, chroniques mortuaires

Au fil des ans, on s’habitue à les voir partir. De loin. Puis de plus en plus près. Certains même de notre génération. Alors l’injustice nous gagne.

Le pire ce sont ceux qui restent et qui se retrouvent seuls dans un grand âge du haut duquel ils observent des plus jeunes disparaître.

Bref de la vie à la mort il y a une grande incertitude qui nous étreint tous ensemble.

Octobre 2022

Octobre a été un joli mois pour le sport. Les climatologues pourront en attester. Si l’on se réjouit sur le plan sportif, il est difficile de ne pas voir dans ce dérèglement une confirmation que rien ne sera comme avant à l’avenir.

Le cap gris-nez à Audinghen. Des moutons transgéniques?

J’ai en plus profité d’une escapade normande et bretonne à ravir tous les amateurs de nouveautés et de mer.

69 km de CAP
église à Fresnais
104 km de VTT
Le Mont Dol (à coté de Dol de Bretagne)
223 km de route
Danjoutin le 9 octobre

Bloc-notes 30 octobre 2022

au lieu d’apprendre le vélo, on apprend la trot.électrique

Les trottinettes qui nous trottent dans la tête

Les trottinettes vont-elles nous rendre fous?

Les réseaux sociaux et la presse se défoulent sur les trottinettes et les trottinetteurs. Il est vrai que les accidents dramatiques se multiplient. En quelques mois le phénomène trottinette a pris le pouvoir dans nos roues (lapsus révélateur), dans nos rues, et alors même que le vélo et ses escadrilles militantes peinent lamentablement à atteindre 3% de part modale en ville depuis des décennies.

De quoi rendre fou effectivement. Le grand engouement pour la trottinette, disons le crument, c’est l’absence de tout effort physique pour se déplacer. Pas de pédalage, ça avance tout seul, aucune contrainte. Tous les utilisateurs se défient des codes et des dangers. L’Etat dans sa grande incapacité a ouvert les vannes en grand au mercantilisme sans aucun relais militant capable de réguler le phénomène…et alors que certains pays comme l’Allemagne se montrent beaucoup plus sévères à l’égard de l’usage de la trottinette.

Et maintenant, que l’Etat se débrouille avec le grand n’importe quoi qu’il a laissé se développer!

Est-ce l’été indien?

La définition est hasardeuse, mais je l’emploie tout de même pour désigner cette extraordinaire température qui fait qu’aujourd’hui encore, je me promène à vélo jambes nues. Le thermomètre affiche encore 21 degrés à 16 heures.

Oui ce dérèglement, s’il est problématique pour l’avenir, laisse une place de choix à la pratique du vélo, le vélo de ville et le vélo des champs. Profitons-en!

On ne saurait pour autant ne pas s’inquiéter pour la suite, celle des générations futures qui s’acheminent vers un cataclysme « en mode doux », c’est à dire que ce dérèglement avance à bas bruit et touche une à une des habitudes de nos modes de vie sans qu’on s’en aperçoive.

Les bassines qui nous bassinent

Prenons l’exemple des fameuses bassines agricoles, ces immenses réservoirs d’eau qu’ambitionnent d’édifier çà et là des agriculteurs fortunés qui tentent d’éviter l’infortune du changement climatique.

Imaginez que vous savez qu’au bout de votre trajectoire, il ya un mur brutal mais vous accélérez quand même. C’est ce que font les cultivateurs, ils savent que leurs cultures vont manquer d’eau, alors ils pompent allègrement dans la nappe phréatique pour continuer à arroser à leur guise.

digesteur biogaz

Remarquez que l’agriculture telle qu’on la pratique chez nous ressemble à une contre-culture: les paysans font tout ce qui contraire à la défense de notre environnement. L’autre exemple, c’est la bio-énergie pour produire du bio-gaz: rien de tout cela n’est écolo, on va encourager la culture de fourrage, du maïs, du colza, pour engraisser des bestiaux et produire du fumier en masse transporté sur des camions vers des stations de bio-gaz produisant du méthane qui aggrave la détérioration de la couche d’ozone.

Les cyclistes à la peine

Figurez-vous que je m’aperçois qu’un promoteur, Jean Robert Laloi de Sportour, n’a rien trouvé de mieux que d’organiser une croisière méditerranéenne sur le Costa Smeralda pour des cyclistes capables d’investir entre 1100 et 1500 euros les cinq jours. On fait une halte à Barcelone, à Palma, à Malaga, à Palerme, à Civitavecchia, on sort les vélos aux escales et on rentre à Marseille.

Associer vélo et bateau de croisière en pleine disette énergétique, quelque part j’ai mal à mes valeurs. Mais d’autres manifestement vivent hors sol!

Des cols belges à foison

La montagne belge recèle-t-elle des cols inédits? Haussire figure déjà parmi les cols retenus par notre Confrérie

On nous aurait menti à l’insu de notre plein gré? qui a dit que la Belgique n’était pas montagneuse!

Un lecteur belge, Jean-Pierre Snyers m’a écrit pour me dire…

Avis à nos amis français: il existe des dizaines de cols en Ardenne belge. Parmi ceux-ci: Le col de Haussire (La Roche-en-Ardenne), le col du Rosier (Spa), le col de l’Ancienne barrière (Trois-Ponts), le col du Stockeu (Stavelot), le col de Roche-à-frêne (Manhay), le col de Hautregard (Theux), le col du Sati (Bouillon), le col du Rideux (Durbuy), le col de Cornemont (Sprimont), le col de la Croix des fiancés (Vresse-sur-semois), le col de Houssonloge (Aywaille) et de très nombreux autres encore. Bonne montée à tous les cyclos!

Jean-Pierre Snyers semble un fin connaisseur de la montagne outre-Quiévrain.

A l’appui de son raisonnement il ajoute « un col étant par définition un passage entre deux hauteurs reliant deux vallées, et cela, sans qu’interviennent l’altitude ou à la géographie des lieux où ils se trouvent, il est clair que l’Ardenne belge (ainsi que l’Ardenne française), n’est pas en reste en la matière.« 

Or dans le catalogue des cols belges, la Confrérie n’a pour l’heure retenu que onze cols. (voir la liste ci-dessous)

J’ai eu beau confirmer à notre ami que les cols baptisés par la Confrérie des Cent Cols sont soumis à une analyse déontologique, rien n’y fait, Jean-Pierre Snyers est revenu à la charge tout dernièrement en m’adressant une rafale de photos prouvant que ses cols belges existent bien. La preuve selon lui, il y a des panneaux. On sait hélas que les panneaux ne constituent pas toujours des preuves probantes.

Alors en accord avec notre ami belge, je publie les photos de ces cols encore ignorés de notre Confrérie…

Au total, il y aurait donc 10 cols nouveaux en Belgique (Rideux et Haussire figurent déjà au catalogue Cent Cols) qui viendraient s’ajouter aux onze cols déjà consacrés.

Voici la liste des cols nouveaux prétendants…

Hautregard357
Houssonloge336
Ancienne Barrière485
Wanne
Saint Jacques433
Houe des Pauvres237
Cornemont302
Fraiture237
Roche-à-Frênes361
Fond de la Justice535
Des cols belges (homologués ou pas) justifiant un voyage à vélo

N’étant pas un expert de la chose, je vais transmettre cette requête au délégué de la Belgique…

Voici la liste des cols belges déjà au catalogue de la Confrérie…

Nom completNom courtAltitude
Col de la Croix JubaruCroix Jubaru99
Pas van WolfhaagWolfhaag270
Pas BayardBayard329
Col du RideuxRideux370
Trou du LoupLoup464
Col de LamormenilLamormenil468
Col de l’HaussireHaussire488
Col de SuarySuary198
Col du MarlyMarly205
Col de la CharlerieCharlerie225
Col de RonchinneRonchinne240

Vélomaxou a seize ans

une route immuable

J’ai le vague souvenir d’une cycliste qui dans un groupe m’appelait vélomaxou sans que je sache pourquoi. J’imagine qu’elle me prenait pour mon vélo et mon vélo pour moi, un peu comme Alfred Jarry, notre précurseur à tous parmi les bicyclistes, qui considérait le vélo comme « un prolongement minéral de son système osseux ».

Viens donne tes seize ans!

Il fut bien court le temps des amours…

(Chanson de Charles Aznavour)

Le 26 octobre 2006, j’ai commencé ce blog avec une chronique indigeste appelée « le poulet ».

Sans même savoir où elle allait me mener.

9000 billets!

Seize ans d’histoires militantes, sportives, autour du vélo. Avec moi, [avec lui], Vélomaxou a pris de l’âge. Et 9000 billets!

Des billets de route nombreux sur mon terroir d’Alsace. Les sorties allemandes, les sorties vosgiennes en compagnies fidèles de cyclos accros du vélo.

Des grimpées mémorables de cols routiers et muletiers au gré de mes voyages.

Des récits illustrés d’images et de peintures et aussi des prises de position suscitant souvent l’ire ou l’incompréhension.

Ce qui pouvait apparaître une tribune pro-vélo, une volonté de parti pris, un engagement citoyen en faveur des mobilités douces est aujourd’hui devenu un objectif partagé par nos nombre d’élus de terrain, d’institutions locales et de citoyens.

Non, nous ne serons jamais les cyclistes des plats pays pour qui le vélo est une évidence depuis le plus jeune âge. Mais notre modèle du « tout-voiture » est atteint de fragilités chroniques consécutives à la pollution, au renchérissement des coûts des carburants et à la rareté des énergies fossiles.

Enfin, il semble convenu d’agir.

Mais déjà une nouvelle dinguerie nous guette, celle de la voiture électrique et ses conséquences inéluctables sur le pillage renouvelé de nouvelles ressources fossiles.

Le vélo prend cependant peu à peu toute sa place dans nos villes qui croulent sous le poids des nuisances liées aux transports. La France ne cesse d’être condamnée pour ses insuffisances en la matière. Le vélo n’est pas seul à concourir: toutes sortes d’engins de déplacement personnel (EDPM) sont en lice. Tant mieux s’il s’agit de rendre la ville plus respirable et plus vivable!

Mais l’autre nouveauté, elle est aussi dans les esprits. Les municipalités rivalisent entre-elles pour ménager des places nouvelles au vélo et l’encourager, le privilégier. L’épidémie de Covid a boosté le phénomène tout récemment.

cyclos des rues, cyclos des champs, actualité cyclo

Je ne renie pas mes engagements, je reste attaché à mes chroniques, celles de la rue, des champs et aux commentaires de l’actualité cyclo.

Mais je me sens apaisé car je sens au fond de moi-même que les jeunes générations ont compris le défi environnemental auquel il convient de s’attaquer.

Je suis devenu cycliste en roue libre.

Poste belge

L’islam est rentré par les paraboles

Tu dis que tu rêve de rentre en Algérie, sal harki. Viens! je t’attend pour t’égorgé.

(les réseaux sociaux ne sont pas tendres avec les ex-Algériens, 60 ans plus tard)

Si vous n’étiez pas né en 62, ce livre vous éclairera sous une forme romanesque.

Camp de transit à Rivesaltes, 1962. Ali et sa femme Yema arrivent avec leur petite famille.

Ali a choisi la France. Par la force des choses puisqu’il a combattu pour elle en 39-45. Il fait partie de ceux qu’on nomme les harkis. Des traitres pour la révolution algérienne.

Alice Zeniter retrace le parcours de cette famille jusqu’à trois générations.

Ali et Yema quittent donc leur village près de Palestro et leurs oliviers.

Un parcours difficile qui dépeint sous un jour glauque le sort que la France a réservé à ces parias, mi-Algériens, mi-Français.

Dans un premier chapitre, on assiste aux évènements, ceux de l’OAS, ceux du FLN qui vont déchirer l’Algérie jusqu’en 62, date des accords d’Evian, ainsi qu’au départ précipité des Rapatriés, malgré eux.

Au Camp de Jouques dans les Bouches-du-Rhône, la vie des harkis s’humanise. Mais ça reste un camp où les hommes sont occupés à des travaux forestiers

Un HLM dans l’Orne tout neuf et un emploi d’ouvrier dans une usine métallurgique.

Ils auront dix enfants.

Parmi eux, Hamid qui fait de belles études après avoir déchiffré, petit, des bandes dessinées. Avec Clarisse ils forment un couple où Hamid a tout oublié de ses origines.

Mais Neïma, leur fille, tente de renouer avec l’Algérie de maintenant, juste pour connaître un peu de ses origines. Elle retournera au bled où l’on dit que c’est un carré VIP des barbus…

  • Le titre n’est pas de moi, il est sorti du livre

Septembre 2022

septembre est parfois arrosé

Exit septembre 2022. Septembre contient le chiffre sept parce que le calendrier romain commençait en mars.

Septembre est passé tellement vite que je n’ai pas vu octobre arriver. Notre premier mois en bre a été encore beau pour moi puisque j’ai profité de quelques jours au bord de la Méditerranée.

Mais cette dernière semaine alsacienne de septembre m’a rappelé que pluie, froid et vent sont parfois au programme. Il faut donc ruser avec la météo. Sortir les impers, les collants longs, les surchaussures ou se contenter d’un jogging autour de chez soi.

Vélo décroissant

Flâner à vélo

Mon vélo respecte une tendance, il est décroissant aussi à cause du manque d’énergie. Mais je m’en contente.

4 sorties routières et 4 VTT

Jogging

Un appétit pour le jogging qui ne se dément pas

9 sets

Bloc-notes 1 octobre 2022

Aurons-nous des bougies à LED venues de Chine cet hiver?

Négawatteurs!

Les négawatteurs, les partisans de la décroissance, se frottent les mains, ils vont être aidés miraculeusement par Poutine à obtenir ce qu’il cherche: faire que la planète arrête de consommer à crédit en pillant ses ressources.

Pas toute la planète, non! Seulement celle qui est nantie et qui ne manque de rien.

Antoine Waechter (DNA 01/10)

En coupant ses robinets de gaz, Poutine nous fait redécouvrir les bienfaits d’une conduite vertueuse en matière de consommation de biens et d’énergie. Les Chinois commencent à faire la gueule; ils ne veulent pas que les containers qui traversent les océans chargés de bougies à LED pour Noël s’arrêtent de naviguer faute de pétrole.

Le gouvernement tente de masquer le problème avec des boucliers énergétiques qui visent à réduire la note payée sur l’essence, le gaz ou l’électricité. On en arrive presque à regretter l’époque où l’EDF avait ses tarifs encadrés par l’Etat avant que Bruxelles décide d’ouvrir le marché à la concurrence. Les concurrents d’EDF commencent à faire grise mine et certains, même, ont préféré mettre la clé sous le paillasson et laisser leurs clients se débrouiller.

A l’échelle de l’Europe, les Allemands font grise mine car ils ont tout misé sur le gaz russe. Alors fatalement ça cogite sec à Bruxelles, d’autant que la seule alternative « propre » pour suppléer au manque de gaz, c’est justement le nucléaire tant décrié par les écolos. On en arrive presque à regretter la fermeture de Fessenheim et ses 1800 MW qui manquent cruellement.

A l’échelle de la région Grand-Est, le buzz de l’hiver, c’est le bois qui le fait. Pas assez de bois pour faire du feu et se chauffer. Tout a été vendu et il faut se rabattre sur du bois mal séché qui va crépiter dans les cheminées…et donc produire moins de chaleur.

Mon chauffagiste qui est venu en mars entretenir ma chaudière au gaz m’a dit « vous savez, je n’arrive plus à suivre, mes clients ne veulent plus que des chaudières à pellets »!…

de 275 euros la tonne, le pellet est passé à 700 euros en quelques mois

Le pellet, c’est cette petite croquette de sciure de bois comprimée qui fait des merveilles dans les poêles, les fourneaux et les chaudières.

Oui mais voilà que le cours du pellet s’envole à son tour et déjoue les plans de ceux qui ont cru bien faire.

Apprendre à une société d’abondance qu’il va falloir se serrer la ceinture n’est pas facile car elle a perdu le réflexe des gestes simples qu’on nous apprenait au sortir de la dernière guerre.

la pédale du champignon ou la pédale du vélo?

Du coté du vélo, pas de grand changement dans les comportements, on continue de faire la queue à la pompe, même si c’est plus douloureux, et les adeptes de la voiture préfère toujours la pédale du champignon à la pédale du vélo.

Signe que les habitudes sont tenaces.

Chasse, le gilet aussi pour les promeneurs

Le gilet fluo pour nous différencier du sanglier?

C’est l’idée de Gilles Kaszuk, le président de la chasse du Haut-Rhin, faire porter « le gilet fluo lors des périodes de chasse ».

Si l’intention est louable, elle ne rassure pas car être confondu avec du gibier lors de son jogging revient à admettre qu’une méprise est possible.

DNA 24 septembre

A bicynette

J’utilise un engin sans moteur qui sait se faire discret en mode piéton : je le plie et je le porte en bandoulière

Néologisme. Je m’interroge sur cette mutation du vélo en trottinette en ville. Bien sûr les militants de la cause cycliste ne veulent rien voir du phénomène. Et pourtant force est de le reconnaître, la trottinette est en passe de devenir l’objet de mobilités numéro 1 en ville et même en périphérie lointaine.

Discrète au besoin, je la range sous la table du bistrot le temps de boire un café.

Je n’épilogue pas encore. La complexité urbaine rend toute réglementation obsolète en hyper-centre. Il suffit de le constater. Dès lors le match de la rapidité du déplacement urbain risque de conduire à bien des déconvenues au profit de la trottinette et aussi du mono roue pour les plus agiles

Don du sang, pas de regret!

J’essaie une fois tous les dix ans. La fois dernière, on m’avait rejeté , j’avais pris de l’aspirine et on m’avait posé des questions insidieuses sur mes habitudes sexuelles.

J’allais porter mes verres au container. Tout à côté « don du sang » de Vieux-Thann.

Je vais y jeter un œil…dès fois qu’on m’accepte.

Personne à l’accueil. J’attends. Personne ne vient. Un questionnaire de 43 questions m’attend. Avez-vous eu ceci ou cela, des rapports sexuels payants, une hépatite, avez-vous consulté dans les quinze derniers jours,…je vois que l’inquisition n’a pas changé.

facsimilé du DOCUMENT DE PRÉPARATION
À L’ENTRETIEN PRÉALABLE AU DON DE SANG.
Ne rigolons pas: ce document qui comporte 43 questions est un véritable parcours du combattant qui vous dissuadera à jamais de tenter l’expérience de don du sang. voir l’intégralité du questionnaire

A lire les questions, on se demande s’il ne faut pas se faire aider d’un élève carabin. N’exagérons rien: l’accident ischémique transitoire, c’est une affection d’une banalité confondante pour le pékin moyen.

Houlala, je le sens mal le don du sang.

Comme personne ne vient toujours pas, je pars.

Aucun regret, après 70 ans, on n’est plus acceptés. Il suffit de savoir lire. Vu le nombre d’illettrés qu’on traînent…

Bloc-notes 12 septembre 2022

Je suis avare du bloc-notes, mon dernier remontant au 3 août. C’était l’été caniculaire et on y parlait sécheresse, restrictions d’eau et incendies.

En septembre, voici un reste d’été plus tempéré et conforme à mes habitudes. Mais subsistent les inconnues énergétiques et la tambouille médiatique qui va avec. Sans parler de cet incroyable hold-up de la presse franchouillarde sur les funérailles de la Quenn Elisabeth.

Aurons-nous du jus pour l’hiver?

du gaz et de l’électricité? ce genre de disette inquiète nombre de générations qui n’ont pas connues le rationnement de la guerre, dont moi. C’est dire qu’hormis les SDF et les économiquement faible comme on disait jadis, se serrer la ceinture n’est plus dans l’air du temps. La société de consommation est passée par là et il est bien difficile de parler de sobriété.

8000

Si vous voulez vous faire une opinion sur les éoliennes, lisez « Eoliennes » de Fabien Bouglié. Ce n’est pas paroles d’évangile mais vous comprendrez que l’éolien est loin d’être l’alpha et l’omega qui va répondre à la question de l’énergie vertueuse et gratuite. SE souvenir qu’avec l’éolien, chaque mégawatt installé

Vous y apprendrez notamment que 56% des éoliennes implantées en France sont entre les mains de sociétés étrangères (dont2/3 allemandes) et, mieux, que l’Etat s’est engagé à racheter le MWh entre 160 et 175 euros alors que le complexe éolien d’EDF au large de Dunkerque est valorisé à…45 euros le MWh.

La fin du monde

Alors on quitte Paris à vélo!

Il est vrai que la période ne prête pas à l’optimisme puisqu’elle met en question notre mode de vie, de consommation et nos libertés individuelles, ne serait-ce que nos moyens de déplacement avec l’envolée des coûts de l’énergie. Le retentissement médiatique du jet PSG Paris-Nantes en est l’illustration.

Face à une dictature verte qui impacteraient « la vie quotidienne de chacun d’entre nous : (…) interdiction de construction de nouvelles maisons individuelles (toute construction neuve étant réservée à l’habitat collectif) (…), limitation généralisée des températures dans les logements et les bureaux (…), interdiction de tout vol hors d’Europe non justifié (…), division par trois du flux vidéo consommé (…), limitation à 1 kg du nombre de vêtements neufs mis sur le marché par personne et par an (contre 40 kg en 2017), limitation drastique de la consommation de viande » (dans Le Monde le 2 septembre 2021, l’historienne Frédérique Laget)

Barjavel imagine une société postapocalyptique en 2035 avec Ravage (écrit en 1943). En 2022, on mesure comment ce roman d’anticipation s’est trompé. Barjavel n’a rien imaginé du tout de cohérent. Classé dans le genre science-fiction, mystérieusement, un soir le monde s’effondre. Tous les avions s’écrasent ensemble, tous les réseaux électriques s’arrêtent. Plus de courant, le noir complet, plus d’ascenseurs, plus de pompes pour alimenter les réseaux d’eau. A Paris le chaos s’installe, le pouvoir est absent, la nourriture manque rapidement, la ville s’enflamme et le choléra s’installe. Toutes les voitures sont immobilisées, les alternateurs ne produisent plus de courant sous le coup d’un maléfice inexplicable. Puis Paris prend feu, sans aucun moyen d’arrêter les incendies.

Alors on quitte Paris à vélo!

L’heure de la sobriété énergétique

je vais remonter le balancier de ma pendule Empire

Les alcooliques anonymes vont se marrer en entendant le gouvernement prôner la sobriété. La sobriété énergétique.

Ne rigolons pas: le brasseurs de bière ont aussi des sueurs froides pour faire tourner leur production. L’industrie alimentaire est, derrière l’industrie chimique, le secteur le plus gourmand en gaz, utilisé notamment lors du maltage, première étape dans la fabrication du breuvage alcoolisé. 

Entendre les fournisseurs d’énergie vous donner des conseils pour moins consommer, c’est le monde à l’envers.

les achats tendance de la rentrée

Alors chacun y va de sa combine pour moins dépenser.

Aller à vélo, oui bien sûr! (Merci Poutine)

Les communes qui s’intéressent à leurs factures sursautent en voyant le prix des énergies s’envoler. Vite, on ferme les piscines, on éteint l’éclairage public, on baisse le chauffage, l’eau des douches reste froide…et toutes celles qui ont quitté EDF veulent revenir dans le giron monopolistique.

Mais à la maison aussi, on peut revenir aux bonnes vieilles habitudes d’antan.

J’ai le souvenir des années 50.

Le réveil matin qu’on remontait, la lampe unique qu’on transférait de la cuisine à la chambre, la pile électrique pour aller au WC au fond du jardin ou à la cave chercher des pommes de terre, sans oublier la bouillote et la brique réfractaire dans le four de la cuisinière avant d’aller se coucher.

Avec le chauffage central, on veut avoir chaud partout et tout le temps. Il va donc être compliqué d’être économe.

Mais dans la rue, on trouve encore des automobilistes capables de pétarader la nuit pour emmerder le voisinage, preuve qu’ils ont encore les moyens de se payer du carburant à 2 euros le litre.

Je vous laisse méditer.

Sobriété énergétique, le vélo bien placé

Cycliste, on ne peut qu’approuver cette soudaine poussée de sobriété énergétique dont s’emparent les pouvoirs publics avec la raréfaction des énergies.

S’agissant des mobilités, le vélo est évidemment une réponse à la flambée des prix des carburants.

La marche, la trottinette sont aussi des modes de déplacement à privilégier dès lors que la voiture ne s’impose pas.

Cependant pas d’emballement, le Français est encore loin d’être convaincu. En 2018, le vélo n’était utilisé que par une part infime d’actifs.

Le gouvernement est au pied du mur. Il faut encourager les modes doux dès qu’on a moins de cinq kilomètres à parcourir. C’est donc par le signal prix qu’on risque de réussir à faire basculer les comportements des usagers motorisés. Songeons que même le train n’est plus aussi vertueux puisqu’il consomme, lui aussi, beaucoup d’énergie.

Va-t-on devoir pousser les wagons?

On se souvient qu’en mars 2020, le vélo était recommandé pour lutter contre la propagation du Covid. Il va l’être à nouveau pour améliorer le pouvoir d’achat.

Retrouver ses cols

Le souvenir de ses cols grimpés

Frayeur! je ne retrouve pas mes cols déclarés en 2022 sur l’outil informatique du club.

Ne concerne que les membres du Club Cent Cols.

Moi qui fait confiance à l’informatique, je me suis fait peur et j’ai cherché un petit moment avant de les retrouver sur l’outil informatique du club. Ce n’est pas la première fois, alors j’écris ce petit billet qui pourra me resservir et me rassurer.

Donc je résume ma méthode pour déclarer mes cols (je le conçois, elle n’est pas limpide):

  • 1 accéder à l’utilitaire CCWay
  • 2 modifier les options de WayPoints (clé à molette)
  • 3 outil des enregistrement des cols (zone pavée jaune)
  • 4 vue d’ensemble
  • 5 cols enregistrés dans la base de données
ici on voit 9 cols à valider par le DT et 3 cols en attente (ouf)

Mais où est ma liste des cols 2022 en attente?

  • cliquer sur détails (pavé ci-dessus)
  • vous allez obtenir tous vos cols toutes années confondues (nouvelle frayeur)
  • pour avoir la liste en attente de 2022, il faut sélectionner 2022 dans « déclaration » (ligne du haut à droite comme ci-dessous)

Pour obtenir cette liste, il faut bien déclarer ses cols un à un dans le formulaire déclaration officielle des cols et saisir les cols comme indiqué

Cliquer sur déclaration partielle 2022, puis sur soumettre

Août 2022

escapade estivale Forêt d’Orient

Août achevé. On espère enfin sortir de cette chaleur qui a malmené les organismes.

Certes, avec l’âge, j’ai du mal à accepter ces changements de température estivale dont on dit qu’ils sont appelés à durer au cours des décennies prochaines. Pour tout dire, j’en souffre en silence. Je suis un gars de l’est peu habitué au cagnard des méridionaux. J’ai besoin d’eau et de fraîcheur.

Quand j’observe mes activités sportives

  • 3 sorties route
  • 3 sorties VTT
  • 6 CAP

je me dis que j’assure le minimum syndical.

Col’attitude au Hundsrück dimanche 4 septembre

Un dernier effort avant d’atteindre le sommet

Dimanche 4 septembre, le col du Hundsrück sera privatisé comme pour le Tour de France. Mais cette fois ce sera au bénéfice des « cyclistes du dimanche »…et au détriment des autres usagers motorisés.

C’est la continuité d’une opération impulsée en juillet dans le massif vosgien. (lire ici). Le 11 septembre ce sera au tour du col Amic, le dernier en date.

J’ai l’expérience du Hundsrück, c’est un col qui demande un minimum d’entraînement surtout coté Bitschwiller ou coté Steinby…et la circulation y est modérée, sans comparaison avec celle du Grand Ballon.

DNA 31/08

Je n’aime pas trop ça, cette façon cavalière de privilégier le vélo et de neutraliser la circulation.

L’opération ne va t-elle pas être contre-productive et susciter des rancœurs?

DNA 31/08

Toux va bien

Une semaine à tousser. C’est pénible. J’ai attendu avant de consulter. Trop. Ce matin j’ai réussi à me glisser dans le tableau de rendez-vous de mon généraliste. On a parlé de nos vacances à vélo. Puis j’ai couru à l’autre bout de la bourgade remplir mon sac de guidon de médicaments allopathiques. Au laboratoire on m’a fait le test covid. A la maison le message m’attendait: j’étais négatif.

Je connais mes fragilités ; avec l’âge elles se renforcent naturellement. En prendre soin n’est pas facile.

Le plus pénible dans cette tousserie sans fin, c’est de ne pouvoir dormir. Finalement je prévois de revenir au sport en fin de semaine. J’ai le projet à la rentrée d’apprendre le crawl. Cela me permettra de conjuguer nage, vélo et course à pied. Sans aucune ambition compétitive.

Thann désimperméabilise

Face au collège de Thann un chantier de réfection. Macadam arraché et ne subsiste à la place qu’une allée pavée et de part et d’autre de la terre à revégétaliser.

Train+vélo à Thann

Venir faire du vélo en train à Thann, c’est possible.

Prendre le TER ou le tram-train à Mulhouse et en 30 minutes vous êtes à Thann.

Entre les feux SNCF à la gare de Thann, la Collégiale et plusieurs siècles d’histoire

A Thann, un beau panneau informatif à la sortie de la gare vous propose trois parcours vélo

  • Un vers Rammersmatt et Sentheim
  • Un remontant la vallée en direction de Kruth et retour possible en TER
  • Un dernier gratiné qui conduit à Wattwiller, le Hartmannswillerkopf, le col Amic et Goldbach pour le retour par Willer-sur-Thur

Les marcheurs sont aussi les bienvenus

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