Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Thann pour le vélo?

Thann demain avec vous conduite par le premier adjoint sortant Gilbert Stoeckel publie la liste de son équipe pour les prochaines Municipales.

Vingt-neuf candidats dont une partie de l’équipe sortante.

En tête du programme, le redynamisation de la ville. Véritable talon d’Achille de l’équipe sortante, le centre-ville est dans un état déplorable pour une cité qui se veut touristique et accueillante avec sa Collégiale au centre. Sans parler des commerces dont les enseignes sont pour la plupart vides et le reste moribond.

On imagine mal comment cette équipe va pouvoir convaincre alors qu’elle a échoué lors de la précédente mandature.

Enfin une timide percée en faveur de l’environnement! Si Thann est encombrée et polluée par le trafic pendulaire de la vallée, il lui reste à promouvoir les déplacements intra-cité alternatifs à la voiture.

Faciliter et sécuriser les déplacements à pied et à vélo

C’est la phrase qui fait tilt et que j’attendais. Elle figure parmi les engagements de la liste. En cas de victoire, il restera à passer à la phase concrète.

Voici les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo

  • d’abord faire respecter la zone 20 au centre-ville dont les automobilistes se contre-foutent (beaucoup ignorent ce qu’est une zone 20)
  • généraliser les double-sens cyclables qui facilitent les déplacements aux vélos
  • définir des axes prioritaires cyclables et protégés
  • sécuriser les abords de la route nationale 66 et ses traversées face au lycée professionnel, face à la Poste notamment.
  • jalonner les itinéraires cyclables et notamment la Voie Verte le long de la Thur
Entrée de Thann faubourg des Vosges. Sympa le massif en pierres pour les vélos!

Attendons de voir si la liste concurrente du maire sortant, Romain Lutringer, va relever le défi…

Articles en relation avec les Municipales 2020 à Thann….

https://velomaxou.com/2019/10/18/municipales-maxou-y-met-les-pieds/

https://velomaxou.com/2019/11/25/les-potins-du-lundi-168/

A propos de régime

Le poids, l’ennemi du grimpeur
Un de mes lecteurs me recommande ce livre

Je lis dans votre récent article que vous étiez parti faire du vélo et que vous étiez au bord de l’ hypoglycémie.
Voilà des choses à ne pas faire, le sucre étant le carburant des muscles.
Je ne peux que vous recommander vivement de lire le livre de Michel Desmurget: « L’ Antirégime » chez Belin  et aussi ceux de Zermatti.
Très bonne route pour cette nouvelle année.

Pas d’affolement, reprendre son vélo exige de la patience.

Même si je n’ai jamais arrêté le vélo au cours de l’hiver, j’ai quand même levé le pied comme on dit.

D’abord l’hiver on roule moins et moins longtemps et en plus je me bagarre avec cette arthrose diffuse qui outre que c’est douloureux joue sur le moral.

Ensuite grimper un col en cherchant ses forces, c’est normal quand on cumule des handicaps de poids et de rythme cardiovasculaire.

Pour le rythme cardio vasculaire, je le maîtrise ordinairement en ne dépassant pas 160 pulsations (validé par mon cardiologue pour un cœur entraîné).

Pour le poids, c’est clair, je suis en surpoids. Pourquoi? parce que je mange trop et pas toujours des mets recommandés. C’est tout simple. Et le poids est l’ennemi du cyclo qui fait de la côte…même si c’est enviable dans la descente ensuite du fait de la masse cinétique accumulée.

Manger trop et donc grossir, c’est le mal de nos sociétés qui fait des ravages. Pourquoi mange t-on trop et mal? question complexe liée à toutes sortes de facteurs, l’éducation, la sédentarité, la malbouffe, le stress,…

En mai 2018, j’avais atteint 75 kg en suivant un régime. Deux ans après, rebelote, tout est à refaire

Donc je suis en surpoids. De combien? 10 kilos! Et ça m’agace bien que je suis complètement conscient et responsable de cet état. C’est l’indice de masse corporelle qui permet de le savoir (IMC) Avec un IMC de 28.9 je suis largement au-dessus de la norme. Pour être dans la norme, il faudrait un IMC de 25 et moins, soit 72 kg, chiffre que je n’atteindrai certainement jamais. Je me contenterai donc de viser 75 kg.

Pour y parvenir, toutes sortes de méthodes existent. Plus ou moins contraignantes…et chères si vous cédez à « Comme j’aime » qui nous gonfle avec Benjamin Castaldi à la télé. Dans le passé, il y avait la méthode Montignac, idéale pour les scènes de ménage…

Du coté de mon toubib, il me dit réduiser la taille de l’assiette. Pourquoi pas!

Finalement, je fais le régime avec Yazio, je pèse et je note tout ce que je mange en respectant un ratio glucide/ protide/ lipide. J’ai choisi 50%/20%/30%

Attention au phénomène de yoyo avec le poids: dès que vous arrêtez le régime, le risque est grand de retomber dans vos travers diététiques. J’en sais quelque chose notamment pendant la période des fêtes.

Commencé le 2 janvier 2020, mon régime Yazio m’a fait perdre 3.2 kg soit 250 gr/jour

N’oublions pas que le surpoids est d’abord lipidique, la graisse stockée dans votre corps comme la marmotte et aussi tout le sucre en excès transformé en graisse.

Faire du sport consomme de l’énergie et faire un régime consiste à moins en avaler. L’équilibre est donc subtil. Pendant le sport il existe une zone, propre à chacun, où le pourcentage de graisses brûlées est optimum notamment en fractionnant les efforts.

Les théoriciens de la chose ne manqueront pas d’ajouter toutes les recettes plus ou moins fiables qui s’adressent d’abord à des compétiteurs jeunes. Or je ne suis ni l’un, ni l’autre.

Les potins du lundi

Cycliste, un sous-citoyen au quotidien semé d’embûches

Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.

Parfois je m’interroge sur mon identité cycliste. Nous en avons tous une, mais laquelle?

Se situer dans la galaxie cycliste, c’est une question de repères. Cette question là pourra paraître futile, voire iconoclaste pour ceux qui ne pratiquent le vélo qu’à titre sportif.

J’ai été de ceux-là, le dimanche matin. Et rien d’autre. C’est dire si je dois tout à ma première pratique du vélo, le vélo sportif. Et encore: je n’ai jamais été tenté par la compétition. J’exclus l’enfance où l’on avait tous un apprentissage intuitif du vélo contrairement à aujourd’hui.

Au dehors de cet environnement cycliste en club d’une ville provinciale le dimanche matin, rien ne nous prédisposait à un autre usage du vélo. Ni les voyages, ni les transports quotidiens pour l’école, les courses, le travail. Encore moins la fédération de cyclotourisme qui imprimait sa marque, son style, ses sorties, et même ses types de vélo calqués sur la compétition, le triple plateau en sus. Du tourisme autour du bourg et c’était tout.

Imaginer un autre monde, celui du vélo « utilitaire », du vélo porte-charges avec porte-bagage, c’était impensable. Cela n’appartenait qu’à la ruralité pour porter la marmite ou à la grande ville pour se défier des encombrements et alors même que les questions de pollution et d’environnement étaient ignorées. Le vélo est aujourd’hui totem de tous ceux qui se réclament d’un meilleur air et d’une meilleure santé. Il n’est hélas parfois qu’un alibi pour rallier une noble cause. Je pense aux élus en quête de suffrages, on connait la musique.

Du coté des grands voyageurs, un champ clos de passionnés souvent méconnus.

Est venue l’heure de la contestation de notre espace sur la route avec le VTT. Un façon de se dérober à l’envahissement et à la suprématie du monde automobile. Finalement le VTT a été un révélateur de nos fragilités sur la route. Non, le vélo routier n’a jamais atteint sa légitimité au pays du tout-voiture. Encore aujourd’hui, on en souffre. Aucun complexe commercial, par définition hors la ville, n’a fait une place au vélo. Les axes structurants sont d’abord pour la voiture. Et on en a encore pour au moins cinquante ans. Il est donc illusoire de revoir les centres-villes retrouver leurs commerces et leur dynamisme attractif en dépit des intentions pieuses des candidats-maires qui vont se présenter dans quelques semaines à nos suffrages.

Cycliste des villes et des champs? oui je m’en contente. L’âge venant, je me sens de plus en plus en insécurité sur la route. La semaine dernière, j’ai été frôlé par une voiture à la sortie de Bollwiller. J’ai eu le souffle coupé tellement elle est passée près de moi. D’habitude, je tente d’estimer le mètre qui nous sépare…ici pas possible! Du vélo routier dans les zones peuplées est devenu de plus en plus anxiogène. Le cycliste n’est pas lui non plus à une incivilité près, lui qui frôle bêtement les groupes de piétons sur les voies vertes sans prévenir, ni ralentir.

Un dernier mot pour dire que je prends aussi le volant et que je m’aperçois que les comportements des automobilistes sont beaucoup plus agressifs au volant de leurs puissantes et confortables autos. Toute opportunité de doubler est bonne à prendre. On n’attend plus derrière le vélo, on le frôle comme si le cycliste était inhumain.

Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.

Contre la réforme des retraites

La manifestation contre la réforme des retraites à Mulhouse a rencontré un beau succès

L’opposition à la réforme des retraites a de nouveau réussi son pari. Pour sa troisième journée de protestation, la mobilisation n’a pas faibli.

Peugeot, EDF, SNCF, infirmiers, enseignants, sapeurs-pompiers, gilets jaunes et une imposante représentation d’avocats du barreau de Colmar et de Mulhouse.

Ils sont vénères, les avocats

voir toutes mes images de cette journée

Les potins du lundi

Pourquoi cette illustration?

Est-il nécessaire d’ajouter de la gravité aux choses graves? Je veux parler en ce début d’année des sujets qui vont continuer d’empoisonner notre quotidien, nos projets de vie.

D’abord les retraites et cet incroyable imbroglio auquel nous assistons impuissants. Bien sûr que le gouvernement n’a pas choisi la bonne méthode, bien sûr qu’il a préféré le pourrissement face à la rue et au mécontentement…à présent se pose la question, est-ce que la légitimité démocratique du président élu avec 20% du corps électoral peut justifier la démolition de notre modèle social? poser la question c’est un peu y répondre. Il faudra bien enfin soumettre cette question à une consultation populaire après qu’on aura toutes les clés en mains. Comme savent le faire nos voisins suisses.

Ceux qui ne sont pas politisés, par non politisés, j’entends les citoyens qui n’ont un avis sur rien, un peu comme les cerfs du Moyen-Age, ceux-là s’en foutent de l’avenir des retraites ou de la planète. Mais tout de même, voila une politique qui refuse d’assumer la vérité sur sa mission: accompagner le déclin de notre pays et détricotant une à une ses conquêtes sociales.

Ce que le gouvernement refuse de dire, c’est qu’il veut diminuer le niveau des retraites au moyen d’un artifice, un système universel injuste qui va mélanger toutes les professions entre-elles et leurs spécificités. Pas seulement les retraites de demain mais aussi les retraites d’aujourd’hui en les confondant dans une caisse commune.

Maxou, arrête de brailler, tu nous rends sourds!

J’ai cette rage au cœur de ne pas accepter que notre génération du baby-boom livre à ses successeurs une France qui décline partout. Notre déclin est-il une fake-news de ceux qui comme moi ne voient que le verre à moitié plein?

Non! Il suffit de constater que notre pays qui a occupé pendant longtemps la cinquième place des nations a rétrogradé à la septième place du point de vue du PIB…Voila une donnée qui a sa consistance incontestable plutôt que nos routes pourries, nos délinquances assumées, nos services publics taillés en pièces, nos politiciens goinfrés, nos mômes illettrés,…

la régression continue en 2018 avec moins 0.5 point. L’Allemagne recule aussi à cause de ses bagnoles truquées…et malgré ses centrales au charbon.

L’autre sujet d’ampleur, c’est la dérèglement de la planète au niveau environnemental

Ce ne sont pas trois cyclistes à Thann qui vont chercher leur pain qui changeront quoi que ce soit à notre sort collectif. Le plus « bel » exemple actuellement ce sont les incendies de l’Australie, après ceux de la Californie. On en est réduits à exfiltrer les populations par la mer pour les sauver du brasier. Tous les ingrédients du cynisme politique australien sont réunis: un gouvernement qui défend ouvertement des centrales au charbon face au défi climatique et qui refuse de voir l’évidence: la planète est en grand danger.

Trump, Bolsonaro et les pays d’Europe de l’Est comme la Pologne choisissent délibérément des politiques contraires au secours de la planète.

Sommes-nous mieux lotis en France? La France se hâte lentement. Elle a cédé sur la hausse des taxes sur le carburant face aux Gilets jaunes et pour autant elle ne prend pas la défense des mobilités douces intra-urbaines.

Le baromètre des villes cyclables a mis en évidence des retards importants en terme d’infrastructures cyclables dans nos villes. Il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre de points d’insécurité recensés.

Mon troisième sujet est de l’ordre de la futilité

Celui de l’usage de notre vélo de loisir. Je lis avec curiosité l’étalage des scores élogieux de l’année écoulée des uns et des autres de mes confrères sur les réseaux sociaux. J’ai été de ceux-là, je le suis moins. L’âge aidant, je fais profil bas vu que je constate année après année une moins grande appétence pour la performance.

Je pourrais aussi afficher mes dénivelés et mes vitesses comme ceux qui sur Strava se confrontent à distance via l’application de compétiteurs.

Cela dit, nos grands compétiteurs amateurs suscitent toujours l’admiration lorsqu’ils affichent des palmarès étourdissants annuels de plus de 20.000 km sur un vélo.

L’un de nos compétiteurs locaux va s’attaquer au Cap Nord en 2020. Un sacré défi!

Et moi, et moi et moi?

Je n’ai encore rien inscrit sur mon agenda cycliste. Trop d’inconnues pèsent encore avec cette crise d’arthrose diffuse qui fait penser à la polyarthrite rhumatoïde…

Je n’irai donc pas au prochain séjour des Cents Cols en Italie qui demande trop d’investissement physique.

Mais un voyage à sacoches me semble plus accessible. Je vais opter pour le Bikepacking et vendre mes sacoches.

je vends mes sacoches Topeak. Elles contiennent 22.6 litres, pèsent 1160 gr auxquels s’ajoute le porte-bagage 1100 gr soit au total 2,260 kg pour un coût de…154 euros. Je les solde à 50 euros avec le porte-bagage, elles sont en bon état.

Pourquoi deux Rubik’s Cube en illustration?

J’en ai résolu un après beaucoup de mal, alors je n’ai pas voulu le « casser ». J’en ai donc un nouveau, celui de droite, en cours de résolution. Vous voyez, il faut d’abord construire une face entière tout en respectant les couleurs adjacentes qui doivent former un T. A partir de là, on retourne l’ensemble et on résout l’étage central avant de finir le troisième niveau.

A lire ici: Le parcours du combattant pour acheter un Rubik’s Cube

Le Rubik’s Cube (ou Cube de Rubik) est un casse-tête inventé par Ernő Rubik en 1974, et qui s’est rapidement répandu sur toute la planète au cours des années 1980.(Wiki)

Je dois dire que j’ai une patience infime et que j’ai horreur de perdre aux jeux de hasard et donc je n’y joue pas. Mais le Rubik’s Cube semble appartenir plutôt à un jeu de logique qui fait appel à la déduction dans un espace à trois dimensions. Bref, c’est un truc à vous donner parfois le vertige et à vous casser la tête.

Un conteur à vélo

Thierry Crouzet est-il un conteur à vélo? J’ai du mal à le définir. Il vient de passer à Mulhouse, mais il est venu je crois en voiture. Son carnet de route mérite le détour

Le poids du corps

J’ai repris mon vélo. Même presser du pouce sur la gâchette du dérailleur me fait mal

C’est au lendemain des fêtes que mon article de 2018 sur Yazio, l’appli pour perdre du poids, fait un bond de notoriété (40 à 50 vues par jour). Tous les excès de table entraînent des recherches sur le net de la part de ceux estimant urgent de faire quelque-chose. (voir l’article de 2018)

Comment perdre mon surpoids?

Moins 500 gr chaque jour, c’est possible. Yazio. L’assiette au milieu, la balance à droite, l’Iphone à gauche.L’appli Yazio a pris de l’embonpoint, j’ai du mal à m’y retrouver surtout dans la version coaching à 22 euros l’an.

Le mieux n’est-il pas de ne pas en prendre, du poids? Facile à dire! Moi, je traîne un surpoids endémique, pas seulement après les fêtes. Alors quand ça devient lourd, je ressors ma balance et je pèse les aliments. Une gymnastique irritante à table, j’en conviens.But de l’exercice tenir en-dessous de 2000 kcal/jour. Finir la journée à 1500 kcal, c’est mieux. Et en plus respecter un rapport glucide/protide/lipide équilibré.

En 2018, mon régime avait marché. Puis j’ai tout oublié, tout est à refaire

Les premiers kilos sont faciles à perdre. 500 grammes par jour, c’est faisable. Mais après c’est plus difficile. L’essentiel étant de ne pas retomber dans ses travers, les grignotages, les rasades d’alcool et aussi le fameux « trop gras, trop sucré, trop salé » dont on nous rebât les oreilles à la télé.

Celle-là me plait
Celle-ci aussi
Un parcours plan-plan pour marquer le coup
C’est tout pour aujourd’hui

https://www.openrunner.com/r/10849128

Dans la peau d'un vieux

Il faut que cela arrive. Un jour. Ou l’autre.

Il faut que cela arrive. Un jour. Ou l’autre. Vieux, c’est à quel âge, déjà?

Pour moi c’est aujourd’hui. C’est bien tombé, c’est l’heure de remettre les compteurs à zéro comme on remet les pendules à l’heure à chaque solstice ou presque.

Vieux, c’est tout un programme. Certains le fuient; ils ne veulent ni le voir, ni le savoir, ni en entendre parler. Pourtant vieux, ça existe. S’y mettre dans la peau est déjà un exploit lorsqu’on ne s’y attend pas ou qu’on ne s’y est pas préparé. D’autres le découvrent au lendemain d’une nuit agitée. Ils se lèvent et se sentent tout cagneux, comme un lendemain de fête.

Vieux, il faut vouloir l’être au moins un fois. Pour voir. Ma femme se plait à me le répéter, c’est dans ta tête. Oui, c’est vrai, vieux c’est d’abord dans la tête quand on cherche le mot-clé qui rendra la phrase intelligible…et qu’on ne le trouve pas. Alors on s’en sort pas une pirouette, on s’interrompt et on passe à un autre sujet. Parfois on m’aide. Et ça m’agace de n’avoir pas trouvé le mot, celui qui me manquait.

Des vieux, j’en ai rencontré à l’Ephad tout près de chez moi. Souvent très âgés et atteints de diverses pathologies. J’admire leur acharnement à vivre et j’admire aussi les aidants. Le cinquième pilier de la dépendance et ses dépenses colossales n’ont pas fini d’agiter nos forces vives.

Vieux dans son corps rouillé, c’est chaque heure, chaque minute une remise en cause de ses projets. Pas des grands projets, non, simplement aller de là à là dans la maison et remettre au lendemain l’entretien du compost au fond du jardin.

Mettre un parka, des gants, un bonnet, des bottes, c’est trop demander.

Les articulations qui grincent en silence, on aimerait pouvoir les huiler comme la chaîne du vélo. Bon assez de jémériades, « va chercher le pain » me dit ma femme.

Je saute sur la bécane. Et run. Mon envie d’être vieux m’a passée au moins pour aujourd’hui. C’est fou ce que les femmes ont l’esprit jeune!

Je dédie mon billet à tous les vieux que nous sommes ou que nous serons un jour.

Vous aimerez peut-être aussi les vieux dégagent ou on achève bien les vieux ou moins de vieux à vélo, c’est possible