Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Patrice Stutz, ses aquarelles

On croit reconnaître Mulhouse, la tour de l’Europe et une petite sœur jumelle derrière

Patrice Stutz expose actuellement à la mairie de Steinbach. C’est une exploitation des clairs-obscurs magistrale.

Lumière brumeuse du matin, soleil rasant du soir qui allonge les ombres, soleil écrasant du midi qui fait onduler le bitume. (L’Alsace du 22 février)

Des sujets urbains et donc de l’architecture comme je l’aime. L’imagination de l’artiste fera qu’on ne reconnaîtra pas toujours l’endroit. J’identifie Mulhouse mais il existe des anachronismes habiles et voulus, des voitures actuelles, un tramway antique et des personnages qui s’invitent dans les encombrements urbains.

J’adore.

À découvrir jusqu’au mois de mars pendant les heures d’ouverture de la mairie.

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Envie de mer

Saint-Tropez

Je m’en souviens encore. Les vacances familiales m’avaient amené dans les années 80 au bord de l’eau dans un centre de vacances associatif.

Une succursale du Club Med avec « danse des canards » chaque soir dans l’amphithéâtre pour amuser le bon peuple.

Je n’avais trouvé qu’une échappatoire à cette torpeur estivale qui nous confinait à l’abrutissement et au néant, l’atelier d’aquarelle.

Une brave monitrice bénévole animait de 15 à 17 heures son cours à l’aide d’une poignée de réfractaires à la sieste.

J’en étais.

Voir des images d’Alsace

Stéphane, un de mes lecteurs me signale deux sites d’images d’Alsace.

Deux très beaux sites. J’ajoute celui de Robert Bischoff avec ses images aériennes.

https://alsacevosges.fr/

https://visiter.alsace/

https://www.skypixel.com/users/bischoff-robert

Les potins du lundi

Macron, on aura ta peau! La concorde est-elle encore possible avec les Gilets Jaunes?

Comment faire pour sortir de cette crise?

C’est l’interrogation des commentateurs depuis maintenant plusieurs mois. Et en off, les politiques se demandent la même chose. C’est le grand désarroi dans la classe politique complètement discréditée à droite comme à gauche.

Même le Grand Débat n’imprime pas. Pourtant Macron y a mis du cœur et y a consacré du temps.

Pour se convaincre que ça n’imprime pas, ce qui se dit en off dans l’opinion, c’est qu’aucune suite ne sera donnée à ce Grand Débat. Les gens ne sont pas dupes, ils disent « oui, on nous écoute, mais rien ne changera ».

Macron, c’est le Bordeaux de la politique! entend-on dire en écho de ce mépris de classe illustré par la bourgeoisie des grandes villes et les petites phrases assassines du Président dont il est coutumier à l’égard du petit peuple.

Il semble que la France s’est arrêtée, tétanisée par cette irruption incontrôlable d’un mouvement qui se veut sourd à toute politique. Aucun parti, aucun corps intermédiaire n’a de prise sur le mouvement Gilets Jaunes. Et c’est bien embêtant pour ceux qui avaient l’habitude d’être des leaders convenus de l’opinion. A cela s’ajoute cette détestation du parlementarisme dès lors que la classe au pouvoir est loin de représenter la France d’en bas, ce nouveau Tiers-Etat inconnu d’en haut.

Alors?…

Le pouvoir tente de jouer la montre espérant faire la jonction avec les Européennes et voir s’éteindre le désaveu tout seul. C’est un pari risqué. Les Européennes, beaucoup de Français n’en attendent plus rien et savent que le jeu de l’économie mondialisée de Bruxelles ne sera pas remis en cause. Pour comprendre l’entêtement des Gilets Jaunes, il faut prendre conscience de la haine persistante que suscite la classe politique et Macron sur les ronds-points. A qui la faute? la faute à tous ces politiques qui depuis quarante ans se sont couchés devant le dogme du tout libéral, à droite comme à gauche.

A Burnhaupt, une croix au bord du rond-point et qu’y lit-on? Macron, on aura ta peau.

C’est de funeste augure.

2034

J’ai du poser mes deux mains sur le scanner de la mairie. Deux mains, celui qui en perd une n’est-il plus qu’un demi citoyen? et si une grenade vous déchire la main, on pourra vous retrouver avec l’empreinte de l’autre.
La carte d’identité biométrique est équipée de deux puces : une puce pour nos données personnelles d’identification et l’empreinte de nos deux index. La deuxième servira de signature électronique pour les démarches administratives en ligne.

Qu’est-ce qui se cache derrière ce nombre, 2034? (50 ans après « 1984 » de George Orwell)

C’est la date de validité de ma toute nouvelle carte d’identité. Ma bobine est donc là gravée sous cette fine couche de plastoque. J’ai du batailler pour la faire renouveler, bien qu’elle me sert peu souvent (voir mon billet du 20 avril 2017). Nos pouvoirs publics si sourcilleux sur le thème de la nationalité ont tout simplement décidé qu’une carte d’identité pouvait être valable cinq ans encore après sa péremption. Facile à dire, mais aux frontières on peut se faire refouler. Les Italiens seront tentés comme on l’imagine de nous refouler vu l’ambiance actuelle.

Ouf, je suis conforté dans ma nationalité pour encore au moins 15 ans. Age, taille, mais pas le poids, je peux donc faire bombance à mon gré.

A moins qu’une loi scélérate n’en décide autrement en me rendant apatride. Pourtant certains jours je m’interroge…2034, c’est loin et comme la préposée de la mairie me l’a confirmé, d’ici là elle sera en retraite si retraite il y a a t-elle ajouté comme en boutade… Moi illico, je lui ai répondu, rassurez-vous, d’ici 2034 je ne serai peut-être plus de ce monde pour venir renouveler ce sésame et la prorogation de cette carte en plastique sera rendue caduque.

Au-delà de l’anecdote, l’identité est un sujet très actuel qui aiguise les passions, surtout à droite de ma droite.

Finalement si nous étions tous apatrides, nous n’aurions plus de problèmes. Nous serions tous citoyens du monde.

Les potins du lundi

Tomi Ungerer a fait un tour de France à vélo en 1946. Il est mort le 9 février 2019

Le niveau zéro.

Nous cyclistes, on connait le niveau zéro. C’est celui du trottoir abaissé au niveau du fil d’eau qui permet de franchir les intersections sans tressauter. Un concept qu’aucun maître d’ouvrage ne sait réaliser correctement. En Allemagne, en Belgique, c’est automatique. En France, non. On ne sait pas pourquoi.


Les trottoirs partagés piétons-cyclistes à l’étranger

Pour la politique, le niveau zéro, c’est tout différent, c’est celui du caniveau aussi, mais celui où on touche aux affaires nauséabondes celles que les politologues sont à la limite d’y voir une affaire d’État comme l’affaire Benalla. Je ne m’étendrai donc pas sur cet abaissement du plus haut sommet de l’État qui fait de ses acteurs au mieux des bateleurs de gymnase en manche de chemise, et au pire des pieds nickelés qui désespèrent ceux qui croyaient encore aux Institutions de la République.

Passons!

Ni à l’école, ni à la maison, ni dans la rue, Linky Stop

Je regardais à la télévision ces millions d’hindous venus se baigner dans les eaux du Gange. Ils sont venus se laver de leur péchés. Des millions de pèlerins hindous étaient rassemblés, dimanche 10 février, sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice de la Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde qui se tient tous les douze ans à Allahabad, dans le nord de l’Inde. (France TV)

Cette croyance me fascine. Toutes les croyances me fascinent. Dans nos sociétés modernes, certaines ont franchi allègrement les siècles mais elles ne revêtent plus ces manifestations ostentatoires que les divinités hindoues continuent d’entretenir.

Sur le plan hygiènique quel européen serait capable de résister à un tel bain dans cet océan de bactéries véhiculées par le Gange? oui, un dieu hindou existe!

A Bourbach-le-Bas, la croyance au compteur Linky maléfique s’affiche sur toutes les façades. La persistance à croire à sa nocivité est supérieure à toute rationalité au point d’en devenir suspecte.

Ainsi, le département unique d’Alsace semble renaître en douce. Souvenons-nous que le referendum de 2013 avait poussé dehors l’idée de la collectivité unique et son usine à gaz institutionnelle. La collectivité unique revient par la fenêtre…un peu comme un remake du traité de Lisbonne qui a effacé le référendum sur le traité de Maastricht en 1992 .

Le 7 avril 2013, le referendum avait abouti à une structure pléthorique et finalement au Non à la Collectivité Unique. On nous ressert le même plat. Froid cette fois.

Embrassons-nous Folleville ! Bas-Rhinois et Haut-Rhinois filent à nouveau l’amour fou depuis que Hollande a inventé le Grand Est. C’est du Labiche, les deux conseils départementaux sont prêts au mariage. Avec quel assentiment populaire?… aucun!

Reste maintenant à savoir où vont élire domicile les jeunes mariés…Le Haut-Rhin risque de tomber bien bas. Voila un mariage arrangé que la famille Grand Est risque d’avoir en travers de la gorge pour longtemps.