Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

La Russie d’alors

J’ai mis quatre mois à venir à bout de ce bouquin. Près de 934 pages à parcourir cette saga de la bourgeoisie russe du XIXeme siècle. L’idiot, c’est le prince Muichkine. Mais on ne sait pas si réellement il l’est, idiot, après son passage sanitaire en Suisse. Curieusement la Suisse du siècle passé abrite les malades et les sanas. Question d’altitude! (La montagne magique de Thomas Mann)

Bref, pour moi cela a été compliqué de suivre les méandres de l’histoire rien qu’avec les patronymes russes où Muichkine est projeté dans un monde cupide, arriviste et passionnel. On y trouve des méchancetés, des compromissions…et d’impossibles noces.

Vingt ans de travaux forcés en Sibérie à la fin pour le sanglant Rogojine. Je tombe des nues, je croyais que c’était Staline qui avait instauré la déportation de ses sujets. Fiodor l’a devancé.

Cette fois je vais m’accorder une lecture plus légère.

Dire les choses

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Que fait cette Decauville à l’Ile Napoléon? je ne sais pas. Mais un lecteur perspicace va nous l’apprendre…peut-être servait-elle au halage le long du canal?

Je n’ai pas abandonné mon blog. Non! J’y éprouve toujours de l’intérêt, celui de pouvoir écrire et dire les choses.

J’en ai quelques-unes à dire depuis la fin de mes Potins du lundi.

D’abord le vélo.

J’ai apporté tout récemment ma participation aux Amis du Randonneur, une association qui vit grâce à ses membres et qui promeut une certaine façon de voyager à vélo en marge de toute férocité cycliste.

Deux jours autour de Guebwiller, c’était mon projet. J’ai été plutôt déçu: trois participant(e)s dont l’une s’est désistée dès le premier kilomètre. Je ne suis donc pas prêt de renouveler l’opération pour laquelle je m’étais investi en étudiant des cartes et des parcours présentant de l’intérêt.

Ensuite, maudite météo, j’avais ambitionné d’aller faire hier du VTT aux Chanoinesses de Remiremont. Patatras! on nous annonce un déluge. Je sursois donc. Que nenni, il n’a plus que l’après-midi.

Une pluie assez soutenue toutefois pour transformer Paris-Roubaix en enfer boueux et les grognards repeints en kaki à la télé.

Sinon, j’aurais très bien pu me rendre à Rixheim pour les Randos de la Commanderie

Du rififi au CV?

Je ne sais pas si l’opération « Itinéraires partagés » engagée à Uffholtz entre le Club Vosgien et les vététistes est du goût de tous les marcheurs. J’entends des voix discordantes à lire dans l’Est Républicain. « Comment comprendre que la principale association de randonnée pédestre du massif ouvre ses sentiers les plus précieux à la fréquentation des deux-roues avides de vitesse et garants de dégradations multiples ? […] Comment comprendre que soit méconnu le danger qui résulte de la cohabitation entre montagnards paisibles et descendeurs ? […] Comment comprendre le soutien à ce laisser-aller du Parc qui se veut le défenseur de la tranquillité ? » (Dominique Humbert, président de SOS Massif des Vosges)

Joseph Peter, initiateur du projet des itinéraires partagés répond «  Méconnaissance des réalités du terrain ». Le nouveau président du CV68, lui-même un temps bête noire des vététistes, rappelle que les pratiques sportives et sociétales ont évolué depuis 30 ans« 

Il est vrai que Joseph Peter a mis de l’eau dans son vin lui qui déclarait « le VTT étant un véhicule sur le plan juridique, le vététiste doit pratiquer en dehors de nos sentiers étroits, inférieurs à un mètre. » 

Je ne vais alimenter cette polémique car j’observe que sur le terrain les choses s’arrangent dans l’intérêt de tous. J’observe aussi que ce combat anti-VTT est plutôt perdu d’avance si l’on considère l’avènement du VTT électrique qui prospère à grande vitesse avec des pilotes pas toujours rompus aux règles de bienséance à l’égard des autres. Il faudra donc faire avec!

Pour ma part, j’ai perdu toute fougue ravageuse à VTT et je me contente souvent de grimper à pied.

La Berce attaque

S.M.B.M. Syndicat Mixte du Barrage de Michelbach
AVERTISSEMENT :
Nous vous signalons la présence sur le site du barrage de Michelbach de la plante invasive << La Berce du Caucase », toxique pour l’homme.
Quels dangers ?
Cette plante contient des substances toxiques qui sont activées par la lumière solaire et rendent la peau très sensible à l’action du soleil. Après un contact avec la plante et sous l’effet de l’exposition au soleil, des lésions plus ou moins graves de la peau se développent en quelques jours.
Attention, en cas de contact avec la Berce: – Lavez soigneusement la peau et changez de vêtements s’ils ont été imprégnés par le suc de la plante, même
si la peau paraît normale.

  • L’effet de sensibilisation persiste plusieurs jours. Donc évitez toute exposition au soleil pendant une semaine environ : manches longues, pantalons, chapeau… et protégez les zones exposées à la lumière solaire par une crème de type écran total
  • Surveillez l’apparition d’une réaction: si la peau devient rouge ou gonflée, consulter un médecin.
    Le Président du SMBM

Connaissez-vous les règles à trottinette?

On les appelle EDPM pour engins de déplacement personnel motorisés. Les trottinettes en font partie, de même que les gyropodes.

On ne se déplace pas comme on veut, ni où on veut avec ces véhicules comme beaucoup semble le croire.

Avez-vous une assurance? c’est la question qui va fâcher nombre d’utilisateurs car un EDPM étant doté d’un moteur, il faut disposer d’un assurance responsabilité civile. Votre assurance familiale multi-risques suffit-elle? Interrogez votre assureur…

Autre idée reçue: on peut conduire son enfant à l’école sur sa trottinette. C’est interdit.

Rencontre du Randonneur

Il y a toujours une part d’inconnu dans l’organisation d’une rencontre, le public.

Trois participants à la rencontre régionale des « Amis du Randonneur » que j’ai organisée samedi et dimanche à Guebwiller.

C’est un peu décevant évidemment. D’autant que le temps samedi était beau et que j’avais étudié les parcours, rédigé un document de route et bossé un peu l’historique des sites à visiter.

Mon parcours de samedi Murbach/Val du Pâtre 37km/515m a été écourté car la montée à Murbach et au col du Bannstein n’était pas tout à fait en adéquation avec les capacités de ce mini-groupe au demeurant fort sympa.

J’ai donc fait un mix du samedi et du dimanche. L’après-midi, nous sommes tout de même allés sur la colline du Bollenberg et aussi au Val du Pâtre en grimpant par Orschwihr. Désormais l’eau du Val n’est plus potable, c’est marqué! signe des temps?

Mon récit…

Journée détente. Au camping de Guebwiller, je tombe sur cette station de lavage vélo. Mais mon vélo est propre donc je ne l’ai pas essayée.

Une station de lavage vélo au camping de Guebwiller

Mes candidats à la balade sont là. Je commence…on va visiter le musée viticole à la cave du Vieil Armand. On a de la chance : dégustation gratuite de vin nouveau. Puis on va voir Thierenbach. En descendant on s’arrête au cimetière juif. C’est l’heure du casse-croûte devant la mairie à Guebwiller. On repart. Voir la filature Gast à Issenheim. Puis Orschwihr. On monte le Bollenberg. On monte le Chemin viticole jusqu’à Soultzmatt puis on retourne puis on va voir le pressoir devant les caves SCHMITT. Comment monte la grosse pierrre? puis les sophoras à l’église d’Orschwihr. On retourne on monte le Val du Pâtre. L’eau n’est plus potable. On redescend au camping de Guebwiller. Je repars à Thann. Un groupe me dépasse on me dit « interdit de pisser sur le maïs » (le langage cyclo est parfois trivial), je grimpe sur mon vélo et je les rattrape avec un cardio de fou. Je me coince derrière. Il me ramène à Cernay. Ce soir je dors.

Dimanche, on devait aller jusqu’à Eguisheim (58km/732m) qui est un beau village touristique puis rentrer par Husseren-les-Châteaux. J’ai préféré surseoir en raison des orages annoncés et n’ayant plus qu’un seul participant.

Dommage!

Vieux-Thann défriche pour le vélo

Rue-de-la-thur

J’avais écrit un billet il y a plusieurs mois sur cette invraisemblable barrière qui compliquait le passage des cyclistes au bout de la rue de la Thur. Le policier municipal m’avait rassuré : on va mettre à la place des poteaux. On a attendu longtemps mais c’est fait. J’ai des doutes sur les potelets : la nuit on ne les voit pas car la rue est mal éclairée. Il reste un buisson qui pousse au milieu de la route à araser.

Rue de la Thur, un signe de son abandon plutôt fâcheux

Voici mon billet d’origine https://velomaxou.com/2021/03/29/vieux-thann-rue-de-la-thur/

Retour de Bretagne

La Bretagne que j’aime

J’ai rapporté Le Phare de Queffelec, Henri le père, comme pour prolonger mon séjour breton.

Au bord de la route, j’ai maladroitement croqué le phare de Trézien, juste pour m’en souvenir

La mythologie bretonne n’a plus grand chose à voir avec le tourisme de masse qui envahit les plages. Oui, si dans les supermarchés, on trouve du kouign-amann au beurre frais, du cidre bouché de Paimpol et aussi de la Robiquette, le touriste ne s’aventure guère au-delà de la gastronomie dans les profondeurs de l’histoire bretonne.

chapelle de Langroaz
A Saint-Martin de Bréhal, canards en plastique et stand de tir aux oiseaux

Le vélo breton n’est pas plus facile qu’ailleurs. Dès que vous empruntez la route littorale, vous devenez un grimpeur de montagne russe traversant tous les précipices des estuaires en prenant de l’élan pour remonter en face.

Mais à la différence de l’Alsace, les revêtements routiers sont bons.

A Saint-Quay, je me suis arrêté devant le port de plaisance. Songeur.

La Bretagne fait des efforts. Mais c’est un pays de bagnoles et de camions comme ailleurs. Du ruban, du ruban asphalté qui sillonne le territoire et des quatre-voies à gogo de Saint-Malo à Vannes.

Les routes secondaires sont étroites, souvent dépourvues de bas-cotés. Si votre guidon tremble, vous êtes bon pour le fossé herbeux qui cache la rocaille.

J’ai saisi le bon moment devant la « calmitude »

Route étroite, point de bande centrale! Chacun doit se débrouiller pour le croisement. Les voies centrales partagées sont donc légion et elles permettent de donner un statut au cycliste avec sa voie peinte.

Ne pas s’aventurer sur le sentier douanier avec son VTT, c’est interdit. La renaturation permanente des berges ne réserve qu’une étroite bande aux marcheurs. Pour trouver un espace VTT, il faut se référer aux communes qui disposent de terrains ad-hoc fléchés et balisés, sinon vous êtes bon pour les voies sans issues qui mènent aux champs d’artichauts. Je les ai expérimentées.

Voila ce qui se vend à Perroz-Guirec mais je n’en ai pas vu en ville

Méfiance avec les plages idylliques! à marée basse, le VTT s’il n’est pas fat-bike risque de s’enfoncer dans un sable mouvant ravageur pour les transmissions.

A Brignogan, on est tolérant avec le vélo le long du rivage, on peut circuler sans trop s’enfoncer dans les zones sablonneuses

Les stations balnéaires exultent en septembre: les sexagénaires (et plus) prennent possession des lieux.

Ils redécouvrent les joies du vélo, les sexagénaires endurcis. Le vélo électrique fait fureur là-bas. Il n’y a plus que lui. Le Croisic qui s’est longtemps battu pour empêcher l’invasion des camping-cars doit à présent faire face à des hordes de cyclistes qui prennent la grand-rue à contresens, slalomant entre voitures et piétons. La presqu’île n’a pas encore imaginé le double sens cyclable.

A Brest, la zone d’Océanopolis est favorable au vélo. Ici le Quenn Mary II en radoub et le chantier de préparation des éoliennes off-shore qui font débat.

J’ai parcouru les marais salants de Guérande sur d’improbables itinéraires en quittant La Turballe, puis je me suis perdu dans Batz-sur-Mer.

Au retour, les paludiers servaient les derniers clients avant fermeture. Un euro le kilo!

Brest a ses adeptes du vélo même si la ville n’est pas plate. Brest est bien investie dans la promotion du vélo grâce à sa jeunesse étudiante. La signalétique y est de qualité et les espaces cyclables bien délimités. Les vélos de location y sont nombreux.

A Plouarzel, chacun sa voie. Le vélo à gauche! Comme c’est bizarre
Vertige
Le Conquet, passerelle sur l’estuaire
ce qui est en vente à Douarnenez
Du coté de Plogoff, des sentiers balisés pour VTT (pas toujours faciles!)
embarcadère pour l’ïle de Sein à Loctudy, les touristes se pressent
arbres remarquables presqu’ïle du Croisic

Mes six tours de vélo bretons…

J’ai pris le VTT sans trop savoir à quoi m’attendre. La machine étant polyvalente, finalement j’ai surtout pédalé sur des routes goudronnées.

Saint-Jacut-dela-Mer

Saint-Quay-Portrieux

Kerlouan

Plouarzel

Audierne

La Turballe

Jean-Jacques m’écrit…

carnaval à Kandern

Il est sympa Jean-Jacques de Saint-Louis.

Il m’a écrit une aimable lettre pour me dire « j’ai toujours pris du plaisir à lire les chroniques » de Vélomaxou…même si je n’étais pas toujours d’accord avec certaines prises de positions politiques en particulier… »

Il me souhaite de pouvoir encore chevaucher mes vélos tout comme lui et se souvient m’avoir rencontré chez le glacier du centre-ville à Kandern.

Jean-Jacques s’attend aussi à l’extinction définitive de toutes mes rubriques ainsi que je l’ai annoncé dans mes derniers potins du lundi du 16 août.

Y’a pas le feu! je roule en roue libre et j’assume en même temps ma prise de position: me retirer sur la pointe des pieds.

Merci Jean-Jacques. Et merci à tous mes amis lecteurs pour leurs commentaires attentionnés.

Les derniers potins du lundi

Ce fut une belle histoire.

J’arrête en douceur. D’abord les Potins du lundi.

Mes lecteurs n’en verront rien, car mon intention est de m’éclipser doucement. L’été revenu, la torpeur est idéale pour s’absenter.

Ce sera donc le 249ème et dernier lundi de mes Potins. Presque cinq années!

C’était pour moi un espace pour parler de tout, un peu, et de n’importe quoi, des choses que j’avais à cœur, de mes convictions, de mes doutes.

Ce blog créé en 2006 n’est plus vraiment au goût du jour. J’en conviens. Sur la toile aujourd’hui, c’est la chaîne Youtube qui cartonne en terme d’audience. Il faut bouger beaucoup trop pour construire ce type d’outil de communication…et avoir du grain à moudre.

J’ai conscience que mon modèle rédactionnel n’est plus en phase avec les générations plus jeunes. Vouloir être un généraliste du vélo est devenu beaucoup trop compliqué lorsqu’on est seul. Il existe les militants d’un coté, engagés dans des combats pro-vélo aux perspectives incertaines et, de l’autre, le loisir sportif à vélo sans oublier la niche du voyage à vélo, et toute son implication dans un processus de marchandisation qui conjugue à la fois fatalement voiture et vélo. Je ne parle même pas du train tellement il est dissuasif de l’employer. La segmentation du marché du vélo en de multiples formes de pratiques est difficile à suivre. Rien que sous le générique VTT, les déclinaisons sont nombreuses, l’enduro, la descente et l’all mountain, le freeride,…et maintenant le gravel qui vient brouiller les pistes.

Les cyclos d’antan y perdront leur latin.

L’audience de Vélomaxou depuis 2012.

Mon audience subit une érosion lente depuis 2014, il faut assumer ce déclin.

Mes contemporains semblent de plus en plus s’éloigner de mes préoccupations initiales. Je ne me sens plus en phase avec le quotidien, cette immédiateté, cette brutalité, cette vulgarité qui s’empare de la sphère internet et des réseaux sociaux.

Si tu n’es pas trash, tu es has-been.

Je ne veux pas combattre tous ces tissus de mensonges, de populisme extrême. Je préfère me retirer sur la pointe des pieds. Laisser le champ à cette vox-populi vociférante qui ne promet rien de bon pour la suite.

L’exemple nous est donné avec cet incroyable fanatisme des antivax et des complotistes de tous poils, cette violence verbale radicale sans nuance.

Les tranches de vie se superposent. Elles diffèrent souvent l’une de l’autre et il faut savoir passer de l’une à l’autre. Sans regrets. J’assume donc cette évolution. Mon investissement vélo a souvent été chronophage surtout si on y ajoute mes récits, mes compilations d’images. J’éprouve le besoin de lever le pied et de passer à autre chose. Il y aura des sensations de vide sans doute, comme une dépression, de devoir s’éloigner de son lectorat. Mais ne vaut-il pas mieux s’arrêter en douceur que d’attendre une chute brutale liée à un évènement imprévu et incontrôlable? Je plains ces grands ultras du vélo et de la toile qui du jour au lendemain sombrent. Se relever doit être difficile.

En matière de pratique du vélo, force est de constater que je suis, naturellement et fatalement, sur le déclin. Je suis obligé comme beaucoup de me rabattre sur des choses moins exceptionnelles, plus modestes et en même temps moins singulières. Il faudrait inventer des maisons de retraite pour cyclistes comme il en existe pour les comédiens. Sur le plan du vélo militant, j’ai donné, même beaucoup donné. Force est de constater que la France politique et associative a zappé sur le vélo. Culturellement, le vélo fait toujours beau dans les revues et instille une touche écolo. Mais en réalité, les infrastructures à l’allemande ou néerlandaise qu’on a pu rêver sont restées un vœu pieu. Au lieu de véloroutes, on a eu droit à des bricolages, des tentatives sans lendemain, des promesses électoralistes …La faute a des politiques tétanisés par la crise automobile qui se dessine à l’horizon et le désespoir des marques dont le marketing tente de prolonger la survie de ses modèles à coup de 4×4 et de SUV gloutons pour la planète pour attendre l’avènement du tout électrique salvateur.

L’heure est donc à présent à la voiture électrique et accessoirement au vélo à assistance. L’un n’allant pas sans l’autre.

Laissons donc les spécialistes de la chose s’exprimer sur la toile. De nouvelles mobilités naissent et les jeunes générations vont se les approprier avec brio.

Il reste ma peinture. Celle sur laquelle je me projette ces prochaines années. Moins énergivore que le vélo.

Balades à vélo autour de Thann

Au pied des Hautes-Vosges

Au départ de Thann (Haut-Rhin), j’ai réuni pour vous mes circuits routiers préférés. Des faciles et des plus difficiles.

Il ne s’agit donc pas de VTT mais de vélo sur routes goudronnées.

(Pour les adeptes de VTT, j’ai réuni 80 parcours autour de Thann ici)

Ces parcours s’adressent à des cyclotouristes entraînés. Ils présentent tous un intérêt touristique et sportif. Ils pourront donc contenter les visiteurs ne connaissant pas les lieux.

Présentation

Thann est situé au pied du massif des Hautes-Vosges, au début de la vallée de la Thur là où la rivière a tracé jusqu’à Cernay un cône de déjection glaciaire avant de rejoindre la plaine d’Alsace. On y trouve donc beaucoup de galets dans le lit de la rivière et aussi dans les champs. Autour de la vallée un beau massif avec le Rossberg, le Thannerhubel et le Grumbachkopf…et bien sûr son magnifique vignoble du Rangen.

C’est donc une région de vélo pour les amateurs de grimpées à la condition de savoir échapper aux routes à grande circulation non protégées pour les cyclistes.

C’est pourquoi vous serez surpris de ne pas y trouver certains itinéraires pourtant attirants a priori.

Par exemple celui qui mène au fond de la vallée de la Thur, jusqu’à Kruth ou au col de Bramont, ou au col de Bussang. La piste qui y mène est vraiment désagréable et non entretenue. Mieux vaut l’éviter et éviter aussi la route départementale RD1066 (ex RN66) qui mène au col de Bussang.

En revanche il faudra tout de même l’emprunter pour aller jusqu’à Moosch où l’on peut grimper à Geishouse et redescendre par Saint-Amarin ou pour rejoindre la montée du Hundsrück par Bitschwiller.

De même que je ne vous présente pas la montée au Grand Ballon sans intérêt autre que sportif et désagréable par son trafic notamment de motos, ni le Markstein qui est moche et un plateau à touristes. Voila qui est dit!

En règle générale, il faut savoir que les infrastructures cyclables sont de mauvaise qualité et non entretenues comme par exemple la piste dite de la Thur qui va de Ensisheim à Kruth ou Urbès.

Pour le dépannage et l’entretien de son vélo, on peut s’adresser aux Cycles Mannheim, route de Roderen à Vieux-Thann qui ne me rétribue pas.

18 beaux parcours

Un choix de parcours est toujours arbitraire. J’ai choisi ceux que j’aime et qu’on peut réaliser en une demi-journée si on a l’âme d’un sportif et en une journée si l’on préfère s’attarder au cadre bucolique de la région. Je vous indiquerai toutes les choses à voir et elles sont nombreuses.

Voici donc 18 circuits de cyclotourisme qu’on empruntera à son allure habituelle et en fonction de la taille de ses mollets et aussi en fonction des sites à visiter. Ces circuits n’ont pas de vocation familiale, il ne faut pas y emmener des enfants. Par ailleurs il faut avoir une première expérience du vélo, savoir parcourir 50 à 80 km avec des dénivelées positives de 700 à 800m pour les parcours montagneux. Ces parcours sont connus de la plupart des cyclistes locaux. Il sont donc éprouvés.

cliquer sur les liens surlignés pour accéder aux détails des parcours

Plaine et bosses

Collines sous-vosgiennes

Côtes remarquables autour de Thann

  • Buissonnets
  • Hilsen
  • Molkenrain
  • Glasshütte
  • Boenlesgrab
  • Schlumpf

Cols

Les cols sont nombreux autour de Thann. Lors du confinement COVID, j’avais compté en avril dernier (2021)que Thann dans son périmètre de 10 km disposait de dix cols à droite de la vallée de la Thur (et même onze avec le col de Rimbach sur la ligne à coté de Masevaux) et douze à gauche dans le sens descendant de la rivière. De quoi faire pâlir les cencolistes de la plaine!

Il s’agit de cols à parcourir en route et VTT.

Pour les « routiers », il existe dix cols à proximité.

Je vais en décrire six.

Les cols routiers autour de Thann au nombre de 10.

Les potins du lundi

L’abribus salvateur (13 mai 2018)

Fiasco météo, le buzz de l’été

Nos deux mois d’été tournent au fiasco météorologique.

Samedi le temps de préparer mon VTT pour une courte balade locale, la pluie s’est invitée. A midi, il pleuvait encore et le ciel chargé ne laissait rien présager de bon pour la suite.

Les gazetiers ont de quoi remplir les colonnes du journal. On n’ose trop rien dire, attaqués que nous sommes par cette épidémie qui nous cantonne dans nos cantines. Alors faisons bon cœur contre mauvaise fortune en se disant que ça pourrait être pire.

Oui, mais c’est pas tout ça, avec la pluie de juillet, voici la pluie d’août. Il faut donc remettre en question ses projets d’été. Des projets on ne peut plus élémentaires comme celui de profiter du salon de jardin ou du jardin d’enfants municipal dont les petits enfants sont si friands.

Le vélo attend les rares fenêtres de tir pour sortir. Les grands trucs de plusieurs heures sous la pluie, j’ai connu. Des sur-chaussures, des imperméables, des gants mouillés, des genoux ruisselants, la goutte au bout du nez, oui j’ai connu tout cela. Y compris les stations prolongées sous les abribus salvateurs.

Pourtant, c’est à n’y rien comprendre, la Grèce et la Turquie flambent. Tous ces désordres donnent le tournis à ceux qui vivent au rythme des saisons, les paysans, les producteurs de légumes et de fruits et les marchands de vacances.

Tokyo, le sport en vedette

Tokyo me réconcilie avec le sport de haut niveau. On a vu des athlètes français se distinguer et il ya de quoi être fier. Même les perdants ont su conquérir nos cœurs. Teddy Riner a très bien « encaissé » sa médaille de bronze. « T’as qu’à le faire! » a t-il dit à un de ses détracteurs. Et toc!

Yohann Diniz, qui marche aussi vite que je cours, a renoncé au bout de 30km. A 43 ans, on lui pardonne.

Wiki

Le karaté est sport à moitié pour les JO. Il n’est pas inclus au programme des Jeux olympiques de 2024 à Paris, recalé par le Comité d’organisation. Mais on a un grand champion, Steven Da Costa, médaille d’or qu’on n’attendait pas. Steven Da Costa est originaire de Mont-Saint-Martin dans le Pays-Haut de Meurthe et Moselle, un pays que je connais bien pour y avoir habité à la fin des années 70.

Je garde Kévin Mayer pour la fin avec la médaille d’argent malgré une blessure. Ces types là forcent l’admiration. Il font dix disciplines à la fois. Pas de vélo dans le décathlon, dommage.

Je suis plus circonspect sur la présence aux JO de sports collectifs professionnels comme le foot ou le tennis.

Musique avec ou sans passe?

Veuillez présenter votre QR-code

Vendredi, le groupe Pluri’elles se produisait à Wittelsheim dans le cycle d’animation un été aux jardins du monde.

Très beau spectacle de plein air. Emmitouflé.

C’était pour moi l’occasion d’inaugurer le tri préalable des spectateurs dans le cadre des mesures sanitaires. Un comité d’accueil soutenu d’une dizaine de personnes pour filtrer les entrées…bien que le passe ne sera rendu obligatoire qu’à partir du 9 août. C’était donc un galop d’essai.

Port du masque obligatoire…lecture du QR-code…pose d’un bracelet numéroté au poignet…examen du contenu des sacs à main par une équipe de vigiles…carte d’identité obligatoire car on annonce la visite de la gendarmerie pendant le spectacle.

Évidemment ça déconcerte pour un concert. J’étais prêt à faire demi-tour. N’est-ce pas trop demander?

A l’extérieur, les sans-passes se faisaient servir des bières à travers les grilles du parc.

Suspense

Le suspense était total. Il fallait mouliner lentement, accompagner les sursauts de l’animal avant de l’amener à la berge.

Et puis soudain, plus rien!

Le poisson s’est échappé après s’être débattu vaillamment.

Il est reparti dans ses profondeurs, la gueule abimée. Son week-end était gâché.

Aujourd’hui pas de vélo.

Je suis parti surveiller mon chantier de travaux publics en jogging. Histoire de me rappeler mes activités sur la voie publique.

Puis je suis allé marcher autour du lac de Michelbach et de l’étang de Reiningue.

Le RD 1066 en travaux à Thann

L’arithmétique des cols

Trois jours à arpenter le massif vosgien. Quiétude et solitude

Je compte, je recompte, je corrige, je vérifie,…

L’arithmétique d’enregistrement de mes cols franchis à vélo est une gymnastique du lendemain devant son ordi. Il ne faut pas en oublier dès lors qu’on se plie à la règle du jeu. C’est une chose futile dont on pourrait se passer. Soit!

Mais c’est une révision, une façon de revisiter sa route et pourquoi pas de s’émerveiller qu’on ait pu le faire alors même que les difficultés se renforcent année après année.

Des grimpées exigeantes

Ajouter deux fois le même col sans le faire exprès parce qu’on a déjà été par là il y a longtemps? impossible! L’informatique du club des Cent Cols veille.

Mais déclarer un col qu’on n’a pas réellement franchi, ça c’est une tricherie avec soi-même. Je m’en garderais bien. Sinon le charme serait rompu. Passer à dix mètres d’un point géographique, c’est discutable. Il y a des puristes, surtout si le panneau n’existe pas. Je ne tombe pas dans de genre d’excès. Un col c’est un point sur un cheminement humain ou de mulet. Alors n’exagérons rien!

Abri des Jumeaux réalisé en 1982 par la section UNC-AFN de Saint-Michel-sur-Meurthe

Voici donc ma liste déposée pour ces trois journées passées à VTT dans les Vosges du Nord.

Ils sont au nombre de 21. C’est l’occasion de revoir les toponymes de ces points culminants de grimpées. Des noms évocateurs d’histoire et parcourus par des générations de voyageurs pédestres, de travailleurs agraires ou sylvicoles ou de chasseurs

Roche de la Pierre Percée

Les potins du lundi

rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann

Je n’en crois pas mes yeux. Dans la rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann, deux fins filets de peinture blanche apparaissent le long de la chaussée depuis la semaine dernière comme s’ils présageaient deux futures bandes cyclables. Des bandes cyclables généreuses de 1.80 mètre de large…

J’ai même mesuré…

177 cm de largeur pour les cyclistes. De quoi être à l’aise!

Tant est si bien que je m’interroge. Le CD 35 va t-il faire l’expérience de la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) ?

Car manifestement il ne restera plus la place pour deux bandes de circulation automobile.

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) appelée aussi Chaucidou (chaussée pour la circulation douce) ressemble à ça…

Dans cette rue étroite à fort passage du CD 35, ce serait une révolution à n’en pas douter.

Une rue partagée là aurait instantanément pour effet de faire baisser la vitesse puisque les conducteurs en sens inverse seront face à face et devront donc « mordre » sur la bande cyclable pour se croiser et rester derrière les cycles lorsqu’il y en a. En théorie. En pratique la voyoucratie automobile va s’affranchir facilement du dispositif.

Tenter cette expérience dans cette rue est astucieux puisqu’elle est empruntée par de nombreux cyclistes se dirigeant vers le collège, le lycée, Leimbach, Roderen.

Ils ont osé

Route de Roderen à Vieux-Thann, c’est fait. La chaussée à voie centrale banalisée est une réalité.

Mes confrères cyclistes de loisir ne mesurent pas la portée de cette transformation. Pas encore.

route de Roderen à Vieux-Thann, la chaucidou est en place

Je vais certainement surprendre, la Chaucidou est une vieille revendication de monde cycliste en ville. Pourquoi? parce que tout simplement elle sanctuarise un espace réservé pour les vélos tout en diminuant l’espace imparti pour les voitures et les camions en les obligeant à la prudence. Rouler délibérément sur la voie cyclable pour les voitures sera dorénavant une infraction…on va voir rapidement à quelle vitesse les bandes blanches vont disparaître. Dans les Pays Bas, circuler à l’intérieur de l’espace cycliste n’est autorisé que pour se croiser en voiture.

un espace dédié pour les cyclistes qui va mettre en émoi le monde automobile habitué à foncer sur cette route de Roderen
la signalisation verticale et horizontale est en place

Moi qui suis un fervent détracteur de l’immobilisme de Vieux-Thann en matière d’infrastructures cyclables, j’applaudis. Même si je me doute que la démarche provient plutôt du Département que de la ville. Attendons de voir si Vieux-Thann sera capable de reprendre la balle au bond pour la traversée de la rue de Cernay où les cyclistes n’ont à leur disposition qu’un trottoir ignoble.

Fracture ouverte

« Fracture ouverte » titrent les éditorialistes en voulant parler de ce qui oppose les Français, c’est à dire le passe sanitaire. Je l’ai déjà dit, ce machin Covid n’est qu’un révélateur parmi d’autres de tant de choses qui détraquent le « vivre ensemble » de la société française.

J’en ai pris mon parti puisque mes coups de gueule à répétition sur ce blog m’ont définitivement rangé dans le camp des râleurs perpétuels.

Il y a longtemps que le vieux crin-crin de ma musique contre les incivilités diverses, les inconduites des uns et des autres, y compris celles de l’Etat, m’ont persuadé d’une conclusion: je ne suis plus du tout en accord avec nos contemporains et la seule issue serait donc soit d’hiberner sur une ile soit de tenter l’ailleurs.

Mais pour la chose nommée Covid, cette nouvelle fracture me range sociologiquement pourtant là où l’on ne m’attend pas forcément: du coté des pros-vaccins et de son corollaire le passe sanitaire. Comment ne pas réagir face à ces opposants qui se dressent contre l’évidence, accepter le vaccin et isoler la maladie ne sont que les seules armes contre l’épidémie.

Des peureux, des planistes moyenâgeux, des égoïstes, des humanistes solitaires prétendus, …jusqu’aux soignants qui vaccinent tout en le refusant pour eux-mêmes. Les qualificatifs volent bas des deux cotés. Mais c’est surtout du coté des opposants que revient la palme avec dictature, fascisme, apartheid en slogans vengeurs.

Le vaccin oui! mais pour les autres. C’est un peu comme ça que l’opposition se définit.

Nous voici donc parvenus à l’aune d’un grand schisme sociétal qui risque de nous plonger soit vers un totalitarisme étatique soit vers un grand foutoir où la devise de chacun sera tout pour ma gueule.

Une semaine dans les Vosges du Nord

Je prends le large pour quelques jours.

Grappiller quelques cols muletiers à VTT dans cette constellation de la forêt vosgienne. Un délice.

Victoire!

Les vététistes de Etoile 78 Vieux-Thann au chemin Turenne

Un dernier effort après la grimpée. Nul ne nous y oblige mais la ferveur collective est là. Alors on porte haut nos couleurs vélos, pourvu que ça ne dure pas trop longtemps. Un VTT pèse environ 12 à 14kg.

Le portage de VTT et ses techniques

Les potins du lundi

L’électrique vaincra! En est-on sûr?

passer sa voiture à l’électrique, c’est possible mais compter 15000 euros!

Les Etats, la Communauté européenne s’y engagent: en 2035, on ne construira plus de moteurs thermiques pour les voitures trop polluantes pour la planète. Autrement dit c’est l’électrique qui est appelé à la rescousse.

Dit comme ça, pourquoi pas.

Les fabricants vont donc prendre le problème de la transition à bras le corps et se lancer dans le tout électrique. Pour le reste, passons, on n’en parlera pas.

Le reste? oui la mise à feu de la planète et son dérèglement climatique, les conséquences du tout électrique qui vont entraîner de nouvelles contraintes sans résoudre l’ensemble de la question.

Par exemple l’exploitation des terres rares pour fabriquer les batteries. On ne dit rien , on ne sait rien. Pour fabriquer les batteries il va falloir encore piller la planète de ses matériaux les plus rares et polluants comme le lithium, le cobalt et le nickel et surtout le recycler.

Ensuite l’origine de l’électricité…

Comment va t-on produire l’énergie électrique nécessaire à la recharge des voitures? En France, naturellement c’est le nucléaire qu va l’emporter au grand dam des écologistes. Le nucléaire s’impose puisque c’est le seul moyen de ne pas produire le CO2 néfaste au réchauffement. On va donc construire des centrales nouvelles…au charbon chez les Chinois, chez les Allemands et dans la plupart des pays anti-nucléaires.

Le poids. Une voiture électrique, c’est 300 kg de plus qu’une voiture à traction thermique…et donc de l’énergie supplémentaire pour se mouvoir mais aussi pour la construire.

La recharge. Recharger un véhicule prend du temps et les stations sont encore rares. Un nouveau marché va s’ouvrir. Bien évidemment les pétroliers vont trouver là une aubaine naturelle face à l’extinction de leur métier.

En 2012, il y a près de dix ans, Jean-Marc Jancovici mettait déjà en garde contre la supercherie des voitures électriques

Pour le vélo, c’est fait. On ne trouvera bientôt plus de vélo sans assistance dans les commerces. Sans parler des trottinettes électriques…

A l’heure de la fainéantise née, nos jeunes préfèrent se faire traîner sur une plateforme électrique à roulettes.

D’après ce que je vois dans ma ville, les recommandations en matière de sécurité sont loin d’être appliquées. Pas de casque et pas de vêtement réfléchissant…et on voyage souvent à deux sur l’engin

La voiture électrique va donc cette fois retrouver droit de cité puisque les villes mettent en avant les bienfaits de l’électricité. Les embouteillages vont donc pouvoir reprendre de plus belle…et la pollution aux particules continuera de plus belle.

C’est un noir dessein. Mais je n’y peux rien en ma qualité de simple individu. Nos états veules ont d’ores et déjà perdu la main, ce sont les démocratures qui sont appelées à leur succéder.

Pascal Coquis dans son éditorial des DNA de samedi (17/07) résume la situation en ces termes…

Ce qui oblige l’humanité à réfléchir aux conditions de sa survie…conclut P.Coquis

Beaucoup de nos contemporains refusent cette perspective, réfléchir aux conditions de sa survie. Je dirais plus: il est temps de sauver les femmes et les enfants et nos meubles.

C’est ce que tentent de faire les sinistrés allemands et belges.

Et nous, Français, on ergote pour se faire vacciner.

Le Tourmalest

J’ai regardé l’étape de la veille, celle du col du Portet, où le dénommé Pogacar s’est distingué de façon éhontée.

Mais celle du Tourmalet, me dit-on, a été de la même tonalité avec un Pogacar dominant.

Ça me rappelle Armstrong et les « insu de mon plein gré » de Virenque.

Après la descente de gendarmerie qui vient d’avoir lieu à Pau à l’issue la 17eme étape menant une enquête préliminaire pour « acquisition, transport, détention, importation d’une substance ou méthode interdite aux fins d’usage par un sportif sans justification médicale », le Tour semble renouer avec ses vieux démons. Il ne les a peut-être jamais quittés

Le Tour est mal. Le Tour mal est.

En 2020, on avait eu droit à un festival avec le fameux Pogacar et Cie.

Pogacar est capable de développer 1000 watts. Un extra-terrestre?

Pour moi qui suis un modeste cycliste qui a gravi quelques cols à vélo au cours des quinze dernières années, je sais un peu plus que d’autres néophytes ce que représente l’exploit consistant à grimper des pentes de 8 à 10% à plus de 20km/h de moyenneplusieurs jours durant. Je sens la supercherie.

Ecoutons Antoine Veyer (professeur d’EPS dans les Côtes-d’Armor, ancien coureur amateur et ancien entraîneur de l’équipe Festina). à propos des accélérations de Pogacar…(source cyclisme et dopage)

Sept accélérations dont la dernière à plus de 1000 watts à 2215m !

C’est son 2ème record historique sur ce Tour 2021 après la montée du col de Romme le 3 juillet. Ces records absolus s’ajoutent à ses quatre autres records du Tour de France 2020 qu’il a battu sur les cols de Peyresourde, de Marie-Blanque, du Grand Colombier et de La Planche des belles Filles.
S’il le veut, il peut aussi demain en battre un 7ème aussi détenu par Lance Armstrong et finir de le dépouiller. Celui de la montée finale de Luz Ardiden, en 35minutes et 33secondes avec 446 watts Etalon établi en 2003. On ne doute pas qu’il puisse le faire, ni que ses deux dauphins puissent le suivre pour tout ou partie de la montée. D’autant plus qu’ils ont su résister, comme à la grande époque à pas moins de sept de ses accélérations entre 700 et plus de 1000 watts pour la dernière, à 2215 mètres d’altitude où c’est en théorie vraiment plus difficile de fournir de la puissance !

Si quelqu’un avait encore le moindre doute, il est levé, non ?

Les potins du lundi

Le virus ne prend pas de vacances

le bal du samedi soir

Youpi, on va pouvoir faire la fête. « Faire la fête », c’est devenu la phrase culte de l’été. Lorsqu’on interroge les Français à la fin des mesures sanitaires, ils ne trouvent rien d’autre à dire, faire la fête.

La France est un grand pays de fêtards. Sans la fête point de salut! Moi qui ne suis pas un spécialiste de la chose, je m’interroge. Qu’est-ce que c’est faire la fête? Est-ce rentrer bourré au petit matin? est-ce se démener dégoulinant de transpiration pendant des heures autour d’une sono? ou alors est-ce brailler à tue-tête parce que son équipe fétiche a remporté l’Euro? je n’ai vraiment pas bon goût. Les fêtes sobres existent, je n’en doute pas, mais ce ne sont pas celles qu’on nous présente à la télé.

Nombreux parmi nos semblables sont ceux pour qui la fête est synonyme de débordements divers loin de préoccupations qui n’ont rien à voir avec la pandémie et les mesures de distanciation. D’ailleurs notre gouvernement a eu la bonne idée d’ouvrir en grand les vannes à la veille de juillet…et tout le monde s’est empressé de s’engouffrer dans la brèche pour faire comme avant. Alors maintenant on tente de rattraper le touriste sur la plage pour le vacciner. C’est sidérant de constater la niaiserie de gens en maillot qui choisissent la vaccination en famille par désœuvrement.

Ce qui me place à mille lieues de mes contemporains, ce sont les interviews complaisantes des journaux de midi avec des reportages de gens pressés devant les aéroports, pressés de rejoindre des plages paradisiaques sous les tropiques. Oui, je suis le cycliste has-been. Mes seules préoccupations de l’été n’envisagent pas autre chose que de fouler les Vosges du Nord.

Je manque vraiment d’imagination.

Pédaler en Suisse

Je suis pris d’un doute alors que je pédale sur un sentier suisse non loin de la frontière, un SMS retentit.

C’est le BAG qui m’écrit. Le BAG, c’est le Bundesamt für Gesundheit. Auf Französich l’Office Fédéral de la Santé Publique. Ils ont tout prévu nos voisins suisses. Dès qu’ils captent un smartphone étranger, ils lui envoient tout de suite le formulaire à remplir pour le Covid.

La longueur des prescriptions vous dissuadent de les lire, sauf à user votre forfait internet en haut du Blattenpass. J’imagine que tous les Suisses à vélo qui passent coté français avant de rentrer chez eux sont dispensés de montrer patte blanche.

L’effet Covid cependant a bien impacté de façon durable notre liberté à circuler. Avoir avec soi son Passe Sanitaire va devenir un sésame incontournable si l’on veut voyager avec quiétude.

Maintenance

La maintenance du vélo est une nécessité. Pas de révision périodique comme sur les voitures car tout dépend de l’usage de votre vélo. Sur un VTT, le matériel souffre. Encore une fois un rayon cassé…et une roue libre qui coince.

Le rayon cassé, je sais. J’ai « monté » la chaine au-dessus du dernier pignon. Imparable pour vous endommager la roue. Et ne vous aventurez pas à vouloir changer le rayon vous-même: vous aurez sur le net des multitudes de dimensions et de diamètre et il vous faudra acheter un paquet de rayons de 10 ou 36. Il faut démonter la cassette, remplacer le fond de jante adhésif et dévoiler la roue. Je suis prisonnier de l’artisan et il le sait, l’artisan. Vendre une roue neuve sera parfois préférable pour lui. Pas pour nous.

Pour la roue libre c’est pire. La roue libre, c’est le cliquet qui permet d’arrêter de pédaler lorsque le vélo va assez vite

Une roue libre qui coince, c’est quand elle entraine toujours les pignons alors que vous ne pédalez plus: la chaine s’accumule en haut, la patte de dérailleur s’étire et bang! la roue libre se décoince par la force des choses. Souvent ce décoinçage de chaine s’accompagne d’un saut de chaine sur le moyeu de pédalier si vous êtes sur le petit plateau…et vous pédalez alors dans le vide. C’est d’un comique!…

Il faut démonter la cassette, sortir l’axe, avoir la bonne roue libre qui peut coûter jusqu’à 50 euros et remonter les billes à la graisse…sans en perdre une seule.

Je laisse tomber.

La compétition en question

Le Japon est bien embarrassé. Il a contracté avec les autorités olympiques pour l’organisation des jeux olympiques 2021.

C’était avant la pandémie. A présent difficile de reculer. Les investissements sont réalisés et les compétiteurs sur le point d’arriver alors que l’épidémie repart et qu’on peut craindre que ce brassage d’athlètes ait des effets délétères.

La grande rencontre planétaire des élites sportives risque donc un flop retentissant.

Du coté de l’Euro de football, il ne reste plus qu’à attendre le retour dans la liesse des joueurs italiens accompagnés de leurs supporters pour observer comment va se comporter le virus delta.

Prix des VTT: le délire!

VTT Tout-Suspendu Trek Fuel EX 9.9 27.5 » Sram X01 Eagle 12V Raw Carbon/Rage Red 2021: 8000 euros

Je n’ose même plus présenter mon VTT chez mon vélociste. Il le regarde comme un objet antédiluvien. Puis se tourne vers moi déplorant que j’en sois encore là.

Pour un peu, mon VTT serait dépassé. Ce que je concède, c’est la manque de tube télescopique pour la selle

Alors je suis allé voir la gamme 2021 des VTT chez Alltricks qui s’est fait un nom sur le net (et pas que!). Chez mon vendeur local, il est en effet impossible de savoir quel est le véritable prix d’un vélo car les étiquettes valsent du jour au lendemain avec des soldes de 30%…je plains celui qui achète un vélo 5000 euros et qui le retrouve le lendemain affiché à 3500 euros. Ce genre de pratique me déplait particulièrement au point que cela me dissuade de lui acheter un nouveau vélo.

Essayons d’y voir clair dans la jungle des prix

Premier constat dans les tout-suspendus (amortisseurs avant et arrière), l’entrée de gamme est à 2200 euros avec un Cube … à ce prix là vous pouvez être assuré d’avoir déjà un bon vélo avec des composants de marque reconnus et éprouvés.

VTT Tout-Suspendu Cube Stereo 120 Race 29 Shimano Deore/XT 12V 29 » Gris Noir 2021: 2200 euros

…et le plus cher à…9000 euros!

VTT Tout Suspendu Trek Slash 9.9 29 » Sram XO1 Eagle 12V Lithium Grey 2021: 9000 euros, le prix d’une Dacia Sandero!

C’est un vrai délire. Je ne rentrerai même pas dans les détails. Comment peut-on consacrer autant d’argent à un vélo aussi rustique qu’un VTT? Quand je dis rustique, je parle d’un vélo qui n’a rien d’urbain mais qui doit revêtir d’autres qualités de solidité, de confort, de manœuvrabilité.

Je ne serais pas honnête si je ne signalais pas cet autre vélo vendu par Alltricks en bas du catalogue au prix de 350 euros. Pour comprendre qu’on ne joue pas dans la même cour, il faut considérer les composants un à un et les comparer. Disons qu’à ce prix là on est dans le cheap et que votre vélo ne résistera pas longtemps aux descentes dans la rocaille vosgienne.

Moma Bikes Vélo VTT, EQX 26 5.0, Aluminium. SHIMANO 24V, Freins a Disque, Double Suspension 350 euros

Au terme du premier trimestre 2021, le statut de voiture neuve la moins chère du marché hexagonal est endossé par la Dacia Sandero, actuellement affichée à partir de 8 890 euros (n’est plus vendue actuellement).

Dacia Sandero

Mais comparaison n’est pas raison.

Les potins du lundi

Noyau dur et fracture

En 2012, lors de mon séjour à Barcelonnette

Je ne sais toujours pas si j’irai en septembre rejoindre mes amis du Club des Cent Cols sur les bords de l’Ubaye à Barcelonnette. (Mon précédent séjour date de 2012) Le club fait comme si on allait enfin reprendre nos voyages. Alors on ouvre la location des chambres et les hébergements. Mais en septembre on peut craindre de nouvelles mesures d’isolement si le fameux variant Delta du Covid se répand.

le gouvernement s’attaque au noyau dur des réfractaires à la vaccination.

Parmi eux toute une galaxie de gens plus ou moins informés où se côtoient des objecteurs de conscience et des adeptes de théories complotistes et de rumeurs, sans oublier les craintifs qui préfèrent au vaccin, on l’imagine, prendre le risque de la maladie et d’une réanimation incertaine. En dresser la liste serait trop long. Mais dans le pays de Pasteur il faut le constater, les opposants aux vaccins forment une sorte de plafond de verre au-dessous duquel il serait illusoire d’atteindre une couverture vaccinale collective satisfaisante pour nous protéger du virus et de sa propagation. C’est la France.

la carte de l’obligation vaccinale

Dès lors, mais c’est déjà un peu tard, le gouvernement n’a plus que la carte de l’obligation vaccinale à jouer s’il veut éviter un nouveau confinement à la rentrée et alors même que plus d’un Français sur deux sera vacciné. (52% de vaccination dans le Grand Est-1ere dose au 30 juin).

Il commence par les soignants dont on dit que la moitié sont opposés. Le comble! On mesure ainsi le manque d’exemplarité crasse de ceux qui sont amenés à nous porter assistance autour de notre lit de malade. On se demande ce qu’on apprend dans les écoles de soignants…et pourquoi l’on tarde tant à être coercitif.

Dans ma profession du domaine électrique, il y avait des règles intangibles, des prescriptions, des modes opératoires, des conditions d’exécution du travail et des habilitations pour travailler. Y déroger, y contrevenir et c’était la porte. A l’hôpital non! Chacun fait comme il veut dans un cadre de prescription laissé à l’appréciation personnelle et alors même que d’autres vaccinations sont déjà obligatoires pour exercer.

Le premier écueil pour le pouvoir sera donc de se lancer dans la coercition avec le risque de voir se dresser en face un contre-pouvoir politique trop heureux de pouvoir en découdre avec ce libéralisme mou qui nous dirige.

Élément nouveau et parfaitement dilatoire, le Président des directeurs d’Ehpad avance l’argument de personnels sous-payés et méprisés par l’État pour expliquer le peu d’entrain à se faire vacciner. Ainsi donc infirmiers et assimilés feraient du réactif imbécile.

voir le pays entier se fracturer?

Mais l’autre danger sera celui de voir le pays entier se fracturer entre les pros et les anti-vaccins. Fracturé le pays? il l’est déjà sur de nombreux sujets de société où viennent se télescoper pêle-mêle les questions sécuritaires, l’immigration, l’intégration, la PMA, les théories du genre, l’anti-racisme,…qui sapent la République.

Étant vaccinés, comment accepter qu’on nous reconfine au nom des autres? ni les individus, ni les entreprises ne l’accepteront. Il faudra donc fatalement décider de mesures discriminatoires pour isoler les non-vaccinés capables de contracter la maladie et de la colporter. On sera alors dans un vieux schéma moyenâgeux où l’on assignait les lépreux à résidence à l’écart des villes.

La rentrée de septembre promet de belles empoignades.

Faut-il fonctionnariser les maires?

dans ma commune la seule borne de service aux camping-caristes est hors fonction jusqu’à fin juillet alors qu’elle vient d’être renouvelée

J’ai inventé ça dans un rêve. Fonctionnariser les maires.

On n’a pas besoin de gens élus à grands frais par 20% des électeurs pour diriger une commune. Il suffit d’une compétence de directeur comme dans une grosse boite commerciale ou industrielle et de faire en sorte que le type (e) puisse être révoqué(e) s’il (si elle) ne fait pas l’affaire. Avec indemnités.

Ma commune de 8000 habitants est-elle bien gérée? qui ne se pose pas la question des communes où l’essentiel n’est pas fait ou laisse à désirer?

Faut-il mobiliser les citoyens pour obtenir in fine un conseil à faible compétence qui ne représente souvent que quelques notabilités peu tournées vers les nécessités de la communauté pourvu qu’on ne change rien à leurs habitudes.

Un fois les dépenses contraintes de la commune déduites, frais de personnel, remboursement d’emprunts, il reste peu d’argent pour les utilités de la ville:

  • les réfections de voirie
  • les bâtiments scolaires
  • les parcs et jardins
  • les dépenses liées à l’assainissement, à l’eau, à l’éclairage public
  • …et aussi les décisions qui relèvent de la défense de l’environnement comme privilégier le vélo en ville et les espaces piétons.

On pourrait presque dire que ce sont là-aussi des dépenses imposées. Pourtant nos maires oublient vite les promesses de campagne et le contrôle du travail bien fait sur le terrain.

En ce sens Macron a bien fait de supprimer la taxe d’habitation puisque, comme disait l’autre, « où passe le pognon? ». Il est permis de s’interroger lorsqu’on voit le délabrement de certains équipements publics.

Il faut donc gérer au plus juste pour dégager les axes prioritaires en fonction de choix assumés.

Il faut des indicateurs qualité, des aides à la décision et des contrôles internes ciblés pour mesurer l’efficience des communes. A commencer par les personnels et les cadres et mesurer le service rendu quotidiennement.

une demeure ancestrale (et classée) avec un oriel au centre-ville frappée d’un arrêté de péril et laissée à l’abandon. est-ce normal?

Pour ma ville, on peut s’interroger. Faut-il construire un giratoire ou entamer une rénovation urbaine du centre historique? voila par exemple une question où manifestement ma ville a pris de mauvaises options.

Car les maires n’ont souvent pas les moyens de faire des choix pertinents.

Faut-il entretenir à grands frais des massifs floraux sans s’interroger sur la priorité qu’on leur accorde? Une fois un massif floral en place, ce sont des centaines d’heures de travail engagées chaque année par le personnel communal et donc un service entier de personnels qui pèse sur la latitude d’action communale. Externalisons tout ce qui peut l’être en terme de masse salariale…mais ne laissons pas les décisions à d’autres.

Dans une ville touristique, accorde t-on assez de place à l’accueil des visiteurs et à leur bien-être?

Les promesses de campagne? rien que pour le vélo qui n’est pas énergivore en moyens, ma commune est incapable de mettre en œuvre son programme. Pourquoi?

C’est la paresse d’une fonction, l’absence de contrôle, qui font qu’une fois élu, le maire s’endort sur ses lauriers.

C’est pourquoi je pense qu’on devrait nommer à la place des petites communes jusqu’à 20.000 habitants par exemple des administrateurs civils dotés d’un brevet de compétences comme peut l’être le directeur des services techniques et surveillés par un conseil d’élus.

Alors j’entends ceux qui disent que la commune est le berceau de la nation. Oui et les intercommunalités? que sont-elles sinon une façon de détourner le maire de ses responsabilités sans le contrôle des citoyens?

Les déchets? ce n’est pas moi, c’est l’intercommunalité

le prix de l’eau? l’assainissement? ce n’est pas moi, c’est Véolia cet énorme trust qui avale tout cru les communes

L’éclairage public? ce n’est pas moi, c’est délégué

Les salles culturelles? ce n’est pas moi, c’est délégué

Et dans tout ce méli-mélo, c’est le citoyen qui casque.

Fat Cruiser assisté

Je le trouve beau, ce Cruiser assisté avec ses beaux pneus de 26×4 à flancs blancs, poignées cuir.

L’assistance ne doit pas être superflue pour aborder les pentes.

Je crois l’avoir trouvé en vente ici à 1375 euros. Un prix tout à fait acceptable pour une belle machine qui rappelle la moto.

Faites-vous la sieste?

image Roman Bonnefoy

Faites-vous la sieste?

La question pourra paraître saugrenue voire infantile si l’on n’a jamais fait la sieste ou même en avoir éprouvé le besoin. Moi je la fais presque régulièrement. Le fait de l’âge? oui, mais pas uniquement. J’en ressens le besoin car je dors peu la nuit, dérangé par toutes sortes de bruits extérieurs, d’inconfort lié à la température, surtout l’été. Bref, j’ai le sommeil léger…alors que j’ai besoin de 7 à 8 heures de repos.

Faire la sieste ne doit pas conduire pour autant à entamer une deuxième nuit. Au bout d’une demi-heure, je m’assoupis volontiers après le déjeuner, je reprends vite mon dynamisme ensuite. Il est vrai que je consomme pas mal d’énergie avec mes joggings et mon vélo. Forcément ça fatigue. Mais je fatigue aussi du fait d’être tôt devant mon écran parfois à 6 heures car je ne veux pas manquer d’écrire ce à quoi j’ai pensé durant la nuit.

Je connais des amis pour qui la sieste est complètement hors de propos, ils ont de l’énergie jusqu’à la fin de la journée. Et pour eux, faire une sieste pourrait même les conduire à avoir « une gueule de bois » sans même les excès d’une table festive.

Sieste veut dire la sixième heure du jour, c’est à dire à midi

A vélo sur de longues journées, on éprouve parfois le besoin de faire une pause. Si je suis seul, pas de problème, je sors mon imperméable, je m’allonge dessus au bord d’un chemin et mon sac à dos me sert d’oreiller. En groupe c’est plus difficile car tout le monde n’a pas besoin de sa sieste.

On dit que

  • la sieste favorise le diabète et l’hypertension au-delà de 30mn
  • c’est un temps de récupération qui permet un rattrapage du manque de sommeil nocturne
  • une sieste trop longue rend de mauvaise humeur. Je l’ai vérifié.

En règle générale, ma meilleure sieste est celle effectuée dans mon lit.

Marquage des vélos le 1 juillet

le marquage Paravol est accessible aux particuliers (12euros)

C’est aujourd’hui premier juillet que le marquage des vélos est obligatoire.

Pour les vélos neufs et d’occasion achetés chez un détaillant.

Six opérateurs de marquage sont agréés dont celui de Décathlon qui fera le marquage de votre vélo pour 10 euros. Pour les vélos de la marque achetés en magasin, le marquage est compris dans le prix d’achat.

Avec près de 300 000 vols de vélos chaque année – dont 7 % sont retrouvés et seulement 2 % rendus à leur propriétaire faute d’identification –attendons de voir si le dispositif va fonctionner.

Autrement dit:

  • ce marquage va t-il dissuader les voleurs?
  • les vélos volés vont-ils retrouver leurs propriétaires?

J’ai mon propre avis sur la question mais je me trompe peut-être.

Un voleur ou un receleur qui roule sur un vélo volé va t-il être contrôlé à chaque coin de rue?

Comment reconnaître un vélo volé d’un vélo normal dans la masse circulante d’une agglomération?

J’attends de voir…

Certificat COVID

le certificat est disponible sur l’application Ameli de la Caisse Maladie

On y est presque. Pour voyager en dehors de l’hexagone, il faudra présenter un certificat de vaccination si on nous le demande.

Avoir cette attestation papier ou la télécharger sur son téléphone va donc devenir un sésame instaurant, qu’on le veuille ou non, deux catégories de personnes, celles qui sont vaccinées et celles qui ne le sont pas.

Pour nous les frontaliers de la Suisse et de l’Allemagne, c’est presque une nécessité.

Ceux qui défendent la liberté d’être opposé au vaccin risquent de voir peu à peu le périmètre d’aller et venir se restreindre.

Je ne vais pas polémiquer. A quoi bon!

Personnellement, j’aurais rendu ce vaccin exigible en mai avant les vacances d’été et le débat n’existerait plus puisqu’il s’agit d’une mesure de santé publique. Mais la France tergiverse comme à son habitude avec toutes sortes de questions.

Pour ma part, j’attends encore que les organisations sportives et de tourisme exigent ce certificat pour réunir leurs membres lors des séjours.

Les potins du lundi

L’Alsacienne 2021

L’Alsacienne, la cyclosportive organisée hier à Cernay a convaincu. Ses participants étaient plus de 2000 à vouloir affronter les cimes vosgiennes. Après une année de restrictions sanitaires, les éloges ne tarissent pas…

Un grand merci pour avoir organisé de nouveau cette belle Cyclo ! Nous avions l’impression de reprendre une vie un peu plus normal en revivant ces beaux moments de sports. Merci à tous, bénévoles, organisateurs d’avoir fait le pari d’organiser à nouveau un tel événement dans le contexte actuel si particulier. À l’année prochaine!

L’Alsacienne est un événement cycliste comportant une rando-sportive chronométrée avec des limites horaires et une randonnée touristique à départs et allures libres. La rando-sportive emprunte les parcours BRAMONT et PLATZER. La randonnée emprunte le parcours COL AMIC .L’événement, organisé par L’Alsacienne Événements sous l’égide de la FFC, se déroule le dimanche 27 juin 2021 au départ de Cernay (Haut-Rhin).

A noter que le coureur le plus rapide, Cousteur Corentin, a parcouru les 140km (4000m) en 5h05mn à 27.5km/h de moyenne.

Catastrophe sur le Tour

image France Télévision

Pas de chance pour les coureurs du Tour de France, l’afflux de cyclistes samedi a causé des embouteillages invraisemblables sur les routes de Bretagne. A un point tel que les compétiteurs peinaient à retrouver leur vélo.

Il faudrait instaurer un peu de discipline sur le Tour qui donne un très mauvais exemple aux cyclistes en herbe.

Plaisanter de cette mésaventure n’est pas de bon aloi, certes. Mais encore une fois il est difficile d’être populaire et de repousser en même temps les gestes des badauds qui pensent bien faire en agitant des pancartes.

La dame qui a fabriqué son panneau « Allez Opi Omi » doit se morfondre d’être à l’origine d’un tel désastre.

Catastrophe à trottinette

C’est arrivé. Deux femmes circulant à trottinette ont renversé une femme italienne à Paris alors qu’elles roulaient sur le trottoir à deux sur l’engin. Pour aggraver la chose, les deux trottinetteuses se sont enfuies….alors que la piétonne est morte. Moi je ne dis rien, mais je désapprouve en silence le laisser-faire. En province, on voit des individus débouler droits comme des i sur ces engins dans les rues de la ville. Habillés civilement on peine à les distinguer contrairement à un cycliste qui occupe un certain périmètre avec sa machine et qui va en principe moins vite. Car les trottinettes sont électriques et très rapides à la fois.

J’attends que les pouvoirs publics mettent un frein à ces excès de nouvelles mobilités comme par exemple en exigeant le port d’un gilet de signalisation. Ce qui serait un minimum car l’engin lui-même est souvent indiscernable.

A voté

Mon vélo s’est abstenu. Mais j’ai voté en sachant que le tiers qui vote ne ressemble pas à la France. Avec 40% des voix, la liste Rottner est élue avec seulement 30% des inscrits soit 12% des suffrages exprimés! Une légitimité qui ne permet pas de pavoiser.

Mon vélo a tenu absolument à m’emmener voter.

Parcours sanitaire au top dans le bureau de vote. Pour les Régionales, une seule liste de gauche réunie (ou presque) avec Romani. Aurélie Philipetti n’a pas voulu faire cause commune…A Cernay, bureau de vote « les Hirondelles », Eliane Romani n’a eu droit à ses bulletins de vote qu’à 10h (DNA)

Face aux trois listes de droite de la quadrangulaire grandestienne, LREM, LR et RM, je me suis dévoué à gauche.

Pour les locales, le machin CET de l’Alsace, deux listes: la LR et la RM. Les deux dans le même panier. Ça va faire un vote nul au dépouillement. Un truc étonnant, le député du lieu Raphael Schellenberger se présente sur la liste de conseiller départemental. Faudra qu’on m’explique comment c’est possible moi qui croyais que le cumul n’était plus possible.

Cela dit les chroniqueurs et les politologues se désolent en même temps que les candidats de cette désaffection pour les urnes. Admettons-le, le vote est une chose ringarde pour les nouvelles générations qui ne connaissent pas la plupart du temps les tenants et les aboutissants de cette représentation qu’on veut démocratique…et encore moins les découpages territoriaux comme cette région Grand Est dont l’Alsace ne veut toujours pas.

Si les choses en sont là, reconnaissons aussi que les politiques « caméléon » (genre LREM) ont achevé de faire perdre tout espoir de changement puisque les grands dogmes de gauche et de droite se sont fondus dans une invraisemblable bouillabaisse où plus personne ne retrouve ses valeurs.

Faudra t-il réinventer la politique? sa façon d’intéresser le peuple aux enjeux locaux, nationaux et mondiaux? les jeunes générations ont des idées pour leur avenir…mais la politique semble se complaire dans de vieilles idées éculées.

J’en veux pour preuve que rien que dans ma commune les promesses de la dernière campagne sont loin d’être mises en œuvre.

Voila ce à quoi s’engageait notre candidat-maire Gilbert Stoeckel en février 2020

Multiplier les garages à vélos sécurisés

Mieux signaler la priorité aux piétons et cyclistes dans les zones 20 et 30

Instaurer des samedis « piétons »

Faciliter les déplacements en mode doux à pied ou à vélo, pour accéder au centre-ville, aux commerces, aux services publics

Matérialiser des itinéraires cyclables visibles

Multiplier les animations avec les écoles et tous les citoyens désireux de s’engager pour des déplacements plus doux et une ville plus respectueuse des cyclistes et des piétons

Aucune trace matérielle de ses engagements actuellement!

De quoi faire rester mon vélo au garage lors des prochaines élections!

Ne nous étonnons donc pas si la parole politique est devenue si peu crédible.

Alsacondriaque

Humaniste rhénan, l’Alsacien?

Une identité purement fantasmée!

Pierre Kretz une fois sorti de la maladie démonte de A à Z ce concept d’identité alsacienne qui l’a emprisonné.

Il revisite l’histoire de ses ancêtres. Jusqu’à ce jour du 11 octobre 2014 où Philippe Richert convoque les Alsaciens place de Bordeaux à Strasbourg pour entériner la disparition de l’Alsace.

Si vous ne la savez pas, il faut savoir qu’il y a pour les Alsaciens des dizaines de millions de Français qui sont de l’intérieur sans savoir qu’ils le sont.

Bref des Français malgré eux comme les Corses, les Bretons pourraient l’être aussi sans le savoir.

Pierre Kretz est devenu à force de travail sur lui-même Grandestien.

Enfermé dans son rectangle, l’Alsace ne devrait-elle pas pousser au bulldozer le massif vosgien? il s’interroge…

C’est passionnant. Je vous recommande la lecture de Je suis Alsacien mais je me soigne de Pierre Kretz (éd.Héliopoles)

Les potins du lundi

Mon confrère cycliste, et romancier, Thierry Crouzet publie sa lettre mensuelle.

Dans celle de mai il s’offusque des anti-vaccins qui seraient la cause de notre retard immunitaire. J’en ai dans ma famille « des anti-vaccins » et je sais combien cette opposition est irrationnelle aux yeux des scientifiques. Il se trouve que Thierry Crouzet est scientifique, il raisonne en tant que tel.

Il interpelle les opposants en ces termes…

Vous en faites une affaire politique comme si les politiques étaient responsables de l’épidémie (et même si certains l’étaient, dans un pays, cela n’engagerait en rien ceux des autres pays). Vous avez critiqué le confinement, vous critiquez la vaccination, que proposez-vous ? Que doucement nous tendions vers une immunité collective naturelle ? Êtes-vous bio au point de refuser la vaccination ? Moi, pas.

Dire que les politiques ne sont pas responsables de l’épidémie, c’est trop facile pour se dédouaner. Thierry Crouzet fait mine d’oublier le mondialisme économique largement encouragé par le monde capitaliste. Or cette thèse que le virus a largement prospéré grâce au mondialisme des échanges est justement l’épine dans le pied qui fait mal à ceux qui estiment que le Covid n’est en rien attaché à notre mode de vie planétaire. Oui, le Covid est largement dépendant de nos régimes politiques.

Sinon comment expliquer la vitesse foudroyante avec laquelle toutes sortes de variants épidémiques se répandent sur la planète?

Les élections territoriales approchent les 20 et 27 juin

J’ai déjà dit peu de bien de cette tambouille politique. Depuis j’ai reçu les professions de (mauvaise?) foi. Et j’ai lu les titres…

  • Stop Grand Est avec Unser Land (Notre Pays) (image ci-dessus) me semble le plus sincère. Unser Land n’y va pas par quatre chemins; l’organisation politique alsacienne qui salope tous nos ouvrages publics avec ses affiches veut revenir aux régions d’origine, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Autrement dit chacun chez soi! C’est courageux d’aller à l’encontre de cette réforme Hollande qui est venue « d’en haut » sans qu’on n’ait eu mot à dire chez les « sans dents »
  • Le RN aussi veut retrouver nos identités régionales…mais le RN n’est pas à une rouerie près car son nationalisme est plus fort que tout. Rien que son étiquette RN suffit à faire table rase des identités régionales.
  • Lutte ouvrière veut faire entendre le camp des travailleurs. Je doute qu’on puisse encore les entendre ces travailleurs perdus dans le magma du consumérisme ambiant et plus prompts à écouter les sirènes du RN.
  • Aurélie Filipetti , selon elle , Ensemble, l’avenir est meilleur. Voila un slogan qui sonne creux. Aurélie, monte sur un terril lorrain pour te faire entendre!
  • Brigitte Klinkert évoque la Force de nos Territoires. Encore un truc creux qui n’évoque rien. La challengeuse de Macron va t-elle réellement peser dans la balance?
  • Florian Philippot: Liberté! En y regardant de plus près, il veut « libérer le Grand Est des restrictions sanitaires » du masque et du passe sanitaire. Ah ben non, je ne suis pas d’accord.
  • Jean Rottner: Plus forts ensemble. Encore un truc creux qui ne veut rien dire. C’est fou ce que nos politiques rament pour se démarquer.
  • Eliane Romani. J’ai cherché tout en bas qui représentait la liste Romani dont je n’ai jamais entendu parler. Vous allez être surpris…c’est un patchwork assuré de faire « pschitt » dès le premier tour avec des queues de comètes du monde lointain de la gauche
    • Cap Ecologie
    • PCF
    • PS
    • Europe Ecologie les Verts
    • Génération Ecologie
    • MdP?
    • Alternative Alsacienne
    • Nouvelle Donne……

Vous avez demandé la police? Ne quittez pas!

Chez nos voisins allemands, le 112, un numéro unique. En France, on n’y arrive pas…

J’étais sur la table d’opération. Le chirurgien est venu me voir et m’a dit « je ne vais pas pouvoir vous opérer, l’EDF est en grève et je n’ai pas de courant!… »

Je sais que cela n’arrive pas chez nous car les « plans Croix-Rouge » de l’EDF font que le courant est préservé sur les réseaux dits sensibles. Mais imaginons que le centre nerveux qui dispatche l’énergie au synchronisme sur tout le pays soit neutralisé, tout notre réseau de transport s’effondrerait, y compris tous les réseaux « Croix-Rouge ». Mais l’EDF a prévu l’ilotage, un sorte de schéma de secours pour fonctionner au niveau régional.

Pour les appels téléphoniques d’urgence, aucune sauvegarde pour l’heure. On vient de s’en apercevoir.

Je ne sais pas comment le gouvernement va passer sous silence cette défaillance de notre réseau de secours national survenu le 2 mai en fin de soirée. Je veux parler du fiasco des appels d’urgence 15, 17, 18 et 112.

Mercredi 2 juin, la famille d’un homme de 63 ans a essayé d’appeler les urgences pendant de longues minutes, en vain. Sa femme l’a alors emmené en voiture à l’hôpital, mais l’homme est décédé, sans doute des conséquences de la panne géante des numéros d’urgence. (France Info)

En cause un routeur. Autrement dit un serveur informatique chargé de centraliser et redistribuer les appels d’urgence. Jusqu’à la Réunion!

Derrière cette bavure se cache en fait une stratégie qui vise à concentrer les appels et à minorer les équipes. La centralisation des appels, tous les services publics et privés s’y sont mis au nom de la rentabilité d’abord avec l’argument de l’efficacité. On en voit le résultat.

Comment Orange, l’exploitant du réseau téléphonique historique France Télécom a t-il pu mettre en service une installation aussi vulnérable sans moyens de secours en cas d’avarie?

Savoir que notre pays est aussi fragile sur des dispositifs majeurs fait froid dans le dos. Quid du nucléaire? de l’armée? du transport ferroviaire? des transports aériens?

Je me dis souvent pourvu qu’une attaque ennemie ou terroriste de grand envergure n’arrive pas nous serions inopérants et neutralisés en quelques minutes.

Quand vous avez un blessé sur un sentier de randonnée, vous êtes en relation avec un type qui ne connait rien au territoire concerné (j’ai déjà été confronté à cette situation), les secours étaient à trois kilomètres mais c’était Colmar qui était maître du jeu. Encore heureux qu’on ne confie pas nos centres d’appels secours à Madagascar!

Idem pour la gendarmerie, quand vous êtes à l’interphone de la brigade, vous êtes mis en relation avec une autre brigade parfois à 10 ou 15 km de l’appel. Dramatique pour une femme poursuivie par son conjoint!

L’incident national qui vient de se produire a démontré l’extrême fragilité du dispositif centralisateur qui mélange toutes sortes de technologies disparates (filaire, ADSL, IP, portable) et on ne sait pas encore combien de personnes n’ont pu être secourues par cette panne

Une histoire de fibre

C’était en février 2018 (voir mon article d’alors). Autant dire une éternité lorsqu’on vit à la vitesse de la lumière. La fibre optique commençait à être installée dans ma vallée d’Alsace. Quatre années plus tard, on arrive dans ma rue. Et l’on assiste toujours au même travail, des agents qui s’affairent au bord des regards téléphoniques sur les trottoirs et qui connectent entre-eux de minuscules fils épais comme comme un cheveu.

La fibre ne me branche plus depuis que j’ai appris que les heureux possesseurs de cette technologie rencontrent moult problèmes et qu’au surplus l’ADSL du fil de cuivre convient très bien à mes besoins TV, internet et téléphone fixe.

Je ne vais donc pas me précipiter en attendant de voir comment les promoteurs de la fibre vont s’y prendre pour nous faire sauter le pas. Peut-être tout simplement en dégradant le service ADSL?

Trois cols suisses

https://www.openrunner.com/r/13154861

C’est un projet dont la date n’est pas finalisée.

C’est du VTT.

27km/800m au départ de Leymen.

Trois cols dont deux nouveaux pour moi….

  • Blatte
  • Kremer
  • Blaue

A voir le Landskron, Mariastein, Burg

Avec pique-nique

On ne sait encore ni qui ni qui.

Si intéressé me faire signe…

Burg

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Vélo-people

« C’est un clin d’œil à la mobilité douce, qui fait partie intégrante du programme de Carole Delga »,

On connait l’adage: les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient.

C’est reparti. En France on n’a pas d’idées mais on a le vélo!

C’est en substance ce qui sauve le message politique à la veille des élections territoriales.

Ici c’est Carole Delga la présidente sortante de la liste l’Occitanie qui fait porter son programme à vélo sur la corniche de Sète. Le vélo fascine le monde politique au moment des élections car il est porteur de sens sur le plan environnemental, un message qui plait auprès du public mais qui dans sa traduction est vite oublié.

Des ouvrages ratés ou inexistants, tous les cyclistes pratiquants connaissent ça.

Dans ma ville à Thann, les promesses de campagne en faveur du vélo peinent à se traduire dans les faits.

Bientôt un an après avoir dévoilé ses projets, Thann n’a toujours pas mis en œuvre les projets présentés aux cyclistes…

le 17 août 2020, les cyclistes thannois étaient invités à découvrir les projets de la nouvelle équipe dirigeante

L’effet Covid sur la conscience

Un début 2021 en demi-teinte

Je me penche moins souvent sur mes statistiques vélo. Mais force est de constater que ce début d’année 2021 n’est pas bon.

Il n’est pas bon à cause actuellement à cause de la météo qui n’incite pas à sortir et il n’est pas bon en terme de vélo tout court: j’en fais moins que d’habitude tout simplement.

Le temps médiocre n’est pas une invitation, c’est vrai. Mon rythme de quatre sorties par semaine est rompu. Je saute le pas certains jours. La sortie du mardi passe au mercredi. Et hop! ni vu, ni connu, je n’ai plus que trois sorties par semaine. Et je fais même pire: je m’estime dispensé de vélo lorsque je le remplace par un jogging de quatre kilomètres autour de chez moi.

L’effet Covid a t-il fait en plus de dégâts sur nos consciences?

En partie. Les restrictions m’ont cassé physiquement et moralement, c’est indéniable. Je ne dois pas être seul dans ce cas si j’en juge par le mutisme des clubs.

Ce machin là nous a rongé jusqu’au plus profond de l’âme. La reprise? peut-on parler de reprise alors qu’il faut continuer de craindre l’autre et soi-même dans son quotidien? boire un verre le masque sous le menton avant de le remonter?

Maintenant que nous n’avons plus de contraintes géographiques pour nous déplacer, le mauvais temps sévit depuis des semaines. On n’ose plus sortir dans les chemins détrempés à VTT et les voyages en route sont compromis par des météos incertaines.

En cette fin mai, je dois me contenter d’un tout petit 953km routier (5577m), de 521km de VTT (6184m) et de 88km de jogging.

Pas de quoi pavoiser!

J’ajouterai pour clore le chapitre l’indicible ressenti de l’âge qui passe et qui révèle d’étranges manifestations articulaires et douloureuses.