La chikaya tourne autour des commerçants qui veulent travailler. Le gouvernement résiste mollement. Les syndicats ont du mal à se faire entendre. Bref, cette fête du travail n’a plus la cote. D’autant qu’un populisme rageur prend un malin plaisir à cracher sur les syndicats ouvriers. Quels beaux lendemains se préparent !
Si le cœur vous dit, venez voir les coureurs cyclistes derrière chez moi qui vont se disputer la côte de Rammersmatt plusieurs fois de suite.
Faire attention aux accidents cardiaques, la semaine passée un trailer est mort lors du trail du Grand Ballon.
Chaque fois que je grimpe à vélo depuis que je suis passé à la coronarographie, j’y pense. A l’accident cardiaque. Alors je modère mes ardeurs. Je teste les statines accusées de provoquer toutes sortes de désordres comme les crampes, les vertiges, …mon cardiologue m’a dit c’est indispensable car ça fixe les plaques atheromateuses en évitant qu’elles se brisent et viennent causer un AVC ou un infarctus. Je ne conteste pas tout en étant considéré comme un asymptomatique porteur d’un maladie coronaire non obstructive. Il faut faire avec. Jusqu’au bout.
Mon autre préoccupation c’est maintenir un capital musculaire avec mon régime méditerranéen. J’avale beaucoup de protéines pour compenser tout ce que j’ai abandonné sur le plan nutrition, pain, charcuterie, pizza, chips, frites, …Du yaourt, des amandes, de l’emmental, du poulet, des sardines, du lait écrémé
Hier beau temps, j’en profite pour traverser la ville. Une arrivée compliquée à Didenheim par la piste de Morschwiller. Une belle petite passerelle enjambe l’Ill mais son accès n’est pas facile. Puis ensuite viennent les encombrements habituels nécessitant un brevet de bonne conduite avec ma bicyclette légère, je veux dire qu’il s’agit de comprendre tous les pièges urbains qui s’offrent à nous. Le Pont Chinois, l’accès tortueux à la piste du canal puis les piétons, les trottinettes, les chiens,…le décor habituel d’une piste qui n’est plus très roulante.
Cependant depuis la gare en direction d’Illzach, le chemin est agréable avec de beaux immeubles neufs que je n’ai pas vu grandir.
Retour par Battenheim, l’Ecomusée et la Thur.
Je me trouve face à un enfant d’environ deux ans qui déambule sur la piste de façon erratique comme si il était perdu. Mais non Maxou, les parents sont vingt-cinq mètres derrière qui devisent entre eux et des amis.
J’ai « déchaussé » jusqu’à m’arrêter car l’enfant ne m’a vu nullement arriver dans son petit champ de vision qui est très bas.
Je croise les parents qui semblent compatir à ma bienveillance et je leur adresse un salut poli. Cette nouvelle société insouciante me sidère.
Je croise deux cyclosportifs qui mènent bon train sur la piste en direction de cette famille. J’espère qu’aucun drame ne se passera.
Chemin faisant, je me dis que finalement le vélo et sa pratique sont très éloignés du savoir des jeunes générations.
Plus loin alors que je viens de franchir la passerelle de Staffelfelden, une trottinette. Pas celle du supermarché, non: un gros bolide comme on en voit à présent sur les routes. Le pilote me dépasse prestement puis « met les gaz » si on peut dire et l’engin s’échappe à grande vitesse de ma vue.
Nous vivons un monde nouveau avec lequel je peine à m’adapter.
Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
Goût de plastique dans ma gourde souple de course.
Je me suis demandé si j’avalais aussi du plastique avec l’eau.
Decathlon est conscient du problème. Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.
« Nous avons écouté les nombreux avis clients qui se plaignaient du mauvais goût de plastique. Nous avons changé le film plastique du corps de la flasque. Les testeurs ont vraiment apprécié ce changement. J’espère que vous aussi. Si malgré tout, un mauvais goût de plastique vous gène: – lavez la flasque avec du vinaigre ou du bicarbonate, – passez là au congélateur à vide – sécher la correctement avant de la ranger J’espère que ça suffira. »
J’ai vérifié chez ChatGPT l’innocuité du produit.
Les gourdes en TPU (polyuréthane thermoplastique) sont souvent fabriquées en qualité alimentaire (dit “food-grade”), respectant des normes sanitaires (UE ou FDA).
Le matériau est souple, résistant et stable, et ne relargue pas de substances nocives à température normale.
Il est couramment utilisé dans des équipements sportifs (poches à eau, flasques souples).
Je figure parmi les millions d’usagers concernés par les fuites de données personnelles informatisées conservées par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés.
Cet incident a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles associées à votre compte usager dont : – les données relatives à votre état civil (nom et prénom) ; – les identifiants de connexion (identifiant de compte et adresse mail) ; – et d’autres données présentes uniquement dans certains comptes (adresse postale et numéro de téléphone).
Ce courrier minimise l’incident…
Les données transmises dans le cadre de vos démarches de passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise (numéro de demande, statut de demande, pièces justificatives, photographies) ne sont, par ailleurs, pas concernées par cet incident.
Mais la bonne nouvelle arrive à la fin…
Vous n’avez ainsi aucune démarche à accomplir.
Voici comment transformer une magistrale erreur de l’Etat en aubaine puisqu’on n’a rien à faire, sauf attendre les résultats des méfaits des hackers. Plus tard.
Il n’en demeure pas moins vrai que l’Etat continue de se déconsidérer avec ses systèmes informatiques défaillants alors même que ces services sont là pour nous assurer une meilleure protection de nos données personnelles.
Après la Sécurité Sociale, les hôpitaux, les Banques, les opérateurs téléphoniques, les fichiers de la Police, les fausses immatriculations de véhicules, … quelles seront les prochaines institutions victimes de cyberattaques?
Ne nous voilons pas la face (la farce?), un informaticien relève dans Médiapart une forme d’amateurisme chez les programmateurs de l’ANTS…
…l’incompétence évidente de ceux qui ont codé le site de l’ANTS qui a fuité : après une connexion sur le compte perso, un simple identifiant numérique dans la barre d’adresse du navigateur déterminait le compte dont les informations étaient affichées. Il suffisait (est-ce encore le cas?) de changer ce numéro pour accéder aux informations d’un autre compte ! Un petit programme faisant varier ce numéro pour obtenir les informations de millions de personnes. N’importe quel programmeur WEB un tant soit peu compétent sait qu’il ne faut JAMAIS donner accès aux informations d’un autre utilisateur de façon aussi triviale.
Comme vous le savez, je ne peux plus ajouter d’images nouvelles à mon blog, mon quota étant atteint. J’ai donc recours à des images anciennes.
Hier montagne vosgienne. J’ai cette chance d’habiter au pied des Vosges et aussi d’adapter mon circuit au gré de mes motivations et de ma forme physique.
Hier donc, je prends la route en direction de la vallée de la Doller à deux pas de chez moi. A Sentheim, je pouvais déjà imaginer le retour. Mais j’ai tenté cette montée de Masevaux par Houppach.
C’est un parcours encore agréable aujourd’hui pour moi qui ne suis pas un cyclo-sportif « émérite ».
Ensuite Bourbach-le-Haut et le col de Hundsruck.
Tout cela m’a semblé très roulant et j’ai l’impression d’avoir grimpé avec aisance. J’imagine que délesté de l’équivalent d’un pack de Vittel,mon nouveau poids me facilite la tâche.
Au total 45km et 700m de D+
Je me cantonne dans des choses ne prenant pas plus de trois heures.
En grimpant, à la sortie de Bourbach, des gerbes de fleurs fanées et une modeste croix de bois artisanale pour signaler ce drame récent d’un cycliste prénommé Daniel qui a percuté le massif rocheux dans une courbe.
Un dernier mot pour dire que j’ai reçu du Club des Cent Cols une invitation à rejoindre la rencontre régionale de Saint-Amarin le 2 mai prochain où l’ascension du col du Haag est prévue.
Je rappelle que ces rencontres sont ouvertes à tous, pédalants ou non, VAE ou musculaire, amis et sympathisants, anciens membre, etc. y est-il écrit.
Connaissant bien les lieux et l’exigence de cette grimpée, j’imagine que les VAE seront au rendez-vous. D’autant qu’ils sont les bienvenus.
Triste épilogue pour le club des Cent Cols que j’ai adoré.
Continuer d’être dans un endroit, une position, une fonction, etc.
Continuer d’être dans un état.
Subsister après disparition du plus grand nombre, de la plus grande quantité, etc.
Persister dans le temps.
Paradoxalement, l’immobilisme semble l’emporter sur rester. Et pourtant si j’aborde ce verbe ce matin c’est justement parce que rester dormir encore un peu est impossible. Dès potron-minet je suis debout, mes idées en tête.
En revanche, oui, ce qui m’importe c’est de rester « dans le coup »; les heures, les jours, les mois se déroulant inexorablement sans qu’on puisse arrêter le temps.
Alors je prends le temps en charge mon emploi du temps, car j’ai horreur de l’oisiveté. Je continue à m’inscrire dans ce cercle circadien dont on dit qu’il règle nos jours et nos nuits en prenant soin de m’inscrire dans des occupations civiles qui vont me maintenir dans une citoyenneté de bon aloi.
A ce sujet, vous le ressentez certainement comme moi si vous prenez de l’âge, la société me parait plus agressive dans nos comportements individuels, moins respectueuse de l’autre, alors je me garde d’entrer en conflit pour ne pas susciter la controverse.
Mon statut de retraité est déjà en lui-même un problème face à une génération qui s’interroge pour la suite…
Faire le bilan du jour passé, contrôler la date du jour levant et mon calendrier d’activités, c’est mon quotidien matutinal.
Aujourd’hui jeudi comme à l’accoutumée ce sera activité sportive. Vélo de route ou VTT ou course à pied. Il me reste donc encore de la marge pour emplir la journée puisque ces activités de sport ne durent que quelques heures du matin ou l’après-midi.
Ce qui me pèse le plus, c’est de voir les médocs qui s’accumulent de jour en jour et la perspective d’avoir plus tard un pilulier semainier.Ma femme a déjà disposé des coupelles notées « matin », « midi », « soir ». Le pharmacien a précisé « à prendre avant les repas », « avec un grand verre d’eau », « ne pas s’allonger pendant une heure après l’antibiotique », …
Rester dans un état de forme, c’est devenu presque une injonction pour durer dans la vie qui s’avance. La vie parfois choisit de nous devancer alors apprenons à la maitriser. Je suis toujours peiné d’apprendre que tel ou tel a perdu la vie alors qu’il ne demandait rien d’autre que de vivre.
Je pense à des cyclistes que rien ne prédisposait à l’accident fatal.
Il faut donc rester mesuré dans nos ambitions, imaginer le danger et l’anticiper sans s’aventurer dans des postures hors de portée mentale ou physique. J’ai appris cela dans mes anciennes fonctions.
Si comme moi vous venez d’être mordu par une tique, vous serez intéressé par cette vidéo qui fait le point sur les conséquences médicales possibles.
Les risques les plus dommageables pour notre santé sont ceux relatifs aux atteintes neurologiques qui peuvent conduire à une paralysie faciale, à une encéphalite ou à une arthrite du genou.
Pour l’histoire, je repense à mes faits et gestes des semaines passées afin de tenter d’identifier l’origine de la morsure. J’ai tondu le gazon et c’est vraisemblablement en manipulant les sacs de tonte que la bestiole s’est accrochée à mes vêtements. Bien s’inspecter après travaux à la douche.
Reste la question polémique ici en Alsace de l’identification de la maladie de Lyme et des tests PCR qui ne conduisent pas toujours à des sérologies incontestables.
Grosse piqure d’araignée avec large rougeur autour d’un durillon…
Ce soir mon pharmacien m’expédie à la clinique. Fissa.
C’était une tique.
Heureusement l’hôpital local m’a reçu aussitôt et j’ai pu avoir une ordonnance sur le champ et retourner chez mon pharmacien un quart d’heure avant la fermeture.
Extraction de la bestiole et quinze jours d’antibiotiques.
On ne s’en aperçoit pas toujours et c’est indolore. La tique est installée là depuis quand? je ne l’ai pas sentie sous la douche. Au-delà de 48 heures on peut craindre la maladie de Lyme par la suite…
J’ai peint à l’extérieur, j’ai déposé mon blouson sur le porte-bagage du vélo?.. Impossible de dater cette intrusion.
Je suis parmi les victimes du monde moderne en surpoids dont l’IMC ( l’indice de masse corporelle) dépasse 25.
Mon blog comporte épisodiquement des billets relatifs au surpoids. J’ai souvent vanté la méthode YAZIO pour perdre du poids.
Sans jamais rejoindre mon objectif, hélas.
Cette fois je m’y suis pris autrement.
Sans l’aide d’une application. Ni d’un nutritionniste.
J’ai tout simplement demandé à ChatGPT de me proposer un menu méditerranéen. Celui que la médecine recommande car il est démontré que les Crétois vivent mieux et plus longtemps.
Depuis le 26 décembre, bientôt quatre mois, je ne pèse plus ce que je mange en additionnant les calories et en dosant lipides, glucides et protides. Un exercice besogneux avec la balance et l’iPhone à côté de l’assiette.
J’obéis à de nouvelles règles alimentaires qui ne perturbent pas trop les habitudes familiales.
Résultat: j’ai perdu jour après jour 9 kg. Attention! Pour une personne de mon âge il faut se méfier de ne pas perdre du muscle. Et par conséquent il faut surtout ne pas les oublier. 70gr de protéines chaque jour. Des œufs, du lait écrémé, des amandes, du yaourt Skype, du poisson, du poulet.
Evidemment l’autre face du régime méditerranéen, c’est tout ce qu’on enlève, je devrais dire ce qu’on bannit.
Je n’ai pas renouvelé mon adhésion en 2026. Pourquoi le dire, après tant d’histoires passionnantes vécues au sein du club?
Je le quitte avec un peu plus de 1400 cols à mon actif, tous gravis à la force des mollets.
Adhérent vers 60 ans, j’ai commencé tard ce challenge qui consiste à gravir des cols à vélo ça et là au gré de vacances ou de voyages organisés par le club. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour où j’ai compris que, non, c’était impossible de continuer cette chasse aux cols sans admettre que cette course allait de pair avec des déplacements en voiture de plus en plus éloignés et fréquents.
Quelque part ce modèle de pratique cycliste ne me convenait plus, nous étions plus automobilistes que cyclistes. C’est difficile à dire mais c’est pourtant la vérité. Jusqu’à ceux qui se transportaient en avion sous d’autres cieux!
Le fracture est venue plus récemment avec l’avènement massif du vélo électrique. L’âge venant des adhérents ajouté à l’attractivité du VAE ne pouvait qu’ajouter un coin dans l’objet fondateur du club et sa règle de devoir exclusivement grimper à la force musculaire. C’est alors que j’ai compris que la submersion du VAE allait peu à peu détruire notre modèle et qu’il était temps d’en partir. D’ailleurs la direction du club ne pouvait que réagir mollement à cette nouvelle donne du vélo électrique et à son succès.
Voila pourquoi j’ai quitté le club des Cent Cols. Avec le souvenir de bons moments passés à grimper des cols vosgiens, alpins ou pyrénéens.
Cette définition a t-elle encore du sens? Gamin , on poussait fort parfois en changeant de pied pour rattraper le copain.
En souvenir de mon enfance, j’ai craqué. J’ai acheté une belle trottinette à pied. Pas à pédale, car la pédale, c’était pour l’aristocratie « de la pédale ».
Mais voilà que tout s’est gâté avec l’avènement de la fameuse trottinette électrique. Elle s’est largement imposée dans le monde urbain et même inter/urbain comme une alternative aux modes doux , aux transports en commun et à la marche. Outil polyvalent la trottinette électrique est devenue un sésame capable de répondre aux besoins d’usagers las des encombrements urbains.
La trottinette électrique a cependant les inconvénients de son succès: accessible financièrement elle se répand très vite, rapide elle enfreint souvent les limitations imposées, agile elle pose souvent problème au sein du trafic routier et alterne entre chaussée et trottoir.
Cycliste, on passe pour des has-been. Pas grave. En revanche sur les pistes cyclables ça devient un vrai problème.
C’est un exercice banal de grimper ce col à la portée de nombreux cyclistes. Cependant il faut un minimum d’entrainement préalable
Je m’interroge encore ce matin. Serait-ce la dernière fois?
Hier l’Amic pour mes 75 ans. Je me suis encore lancer un défi. Sans préparation. Je veux dire sans entraînement. Résultat : une galère de malade pour arriver au col.
Beaucoup de voitures croisées, allemandes pour la plupart, et un énorme grumier. J’ai l’impression qu’il y a du repérage dans l’air en vue d’une épreuve.
Image d’illustration
Pour ne pas m’exposer au raidillon de la montée de la cave viticole de Wuenheim, je contourne par Bollwiller en arrivant de Cernay.
Puis à Wuenheim je grimpe.
Pas longtemps car j’ai trop chaud. Que faire de ma veste? Je la roule en boule et je la loge sur mon ventre sous le gilet fluo. Finalement le mini sac à dos semble une solution.
Je reprends et je monte comme je peux avec un seul pignon de rab et des cyclos, plus jeunes, qui me remontent sans difficultés.
Je la connais par cœur cette grimpée, ses deux grands lacets, ses ouvrages militaires de 14/18, cette impression qu’on arrive à Kohlschlag et puis non ce n’est pas encore la sortie de la forêt.
Je psychote beaucoup au guidon. Trop certainement…
Finalement, j’aboutis au col. A la table une jeune couple se repose avant d’entamer le Grand Ballon.
Mon accompagnateur des 500 derniers mètres va entreprendre le Hundsruck pour rentrer chez lui à Burnhaupt. Il a encore devant lui un beau challenge personnel…
Je n’ai plus qu’à me laisser guider par la route pour rejoindre Thann.
Je suis à la fois fier et déçu. Fier d’avoir accompli encore une fois cette grimpée pour le jour de mes 75 ans et déçu d’avoir « ramé » ainsi. Je n’ai pas su capitaliser sur mon gain en poids de 9kg et je le regrette. J’attribue ma contre-performance à une perte de masse musculaire, l’écueil du régime amaigrissement lorsqu’on prend de l’âge…et aussi à mon manque d’entrainement (seulement 450km depuis le 1 janvier Route et VTT confondus).
Après une belle aventure partagée ensemble depuis 2006 (10110 articles et 742800 visiteurs), il est venu le temps pour moi de fermer les portes de Vélomaxou.
Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre fidélité et votre soutien au fil des années. Ce fut un véritable plaisir de conter mes pérégrinations à vélo, ce vélo que je continue à aimer même si les vicissitudes de la vie font qu’on devient moins ardent au fil du temps. Je garde en mémoire les moments forts, ceux partagés avec mes clubs successifs, ceux de la montagne vosgienne et au-delà, et les souvenirs de mes engagements personnels à la cause du vélo. Vos commentaires, vos partages m’ont donné foi jusqu’ici en la poursuite de mes récits et je vous en suis profondément reconnaissant.
Mais il est à présent temps de mettre un terme à cette longue expérience car je souhaite me consacrer peu à peu à des choses moins impliquantes comme ma peinture.
Merci encore pour cette belle aventure partagée.
Donnons nous rendez-vous à l’avenir sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook,…)
Ce matin l’Alsace est dans la grisaille avec 10 degrés.
Lors de ma course j’aborde le monsieur qui promène son chien. Je suis derrière lui et le trottoir est étroit en traversée de la Thur. Je m’apprête donc à descendre le trottoir pour le dépasser.
Soudain le chien se serre le long de la balustrade puis s’arrête. Son maître s’arrête de même en serrant le chien.
C’est un non-voyant accompagné de son chien guide prévoyant. Ces chiens sont admirablement doués.
J’ai reçu un mail d’une société allemande qui traque les photos utilisées sur le net sans autorisation ou sans licence à l’aide d’une routine informatique qui tourne nuit et jour, je présume, pour comparer des images déposées par leurs auteurs (copyright) avec celles qui circulent en ligne.
L’image n’y figure plus, je l’ai retirée de l’article en question. Je ne suis pas maso.
Cet article avait pour but de réfléchir sur nos vacances à vélo et de présenter les équipements disponibles sur le marché.
Parmi ceux présentés, une sorte de sac de couchage imperméable dans lequel on peut passer la nuit à coté de son vélo. Je faisais donc indirectement la promotion du produit commercial non pas pour le dénigrer mais pour le suggérer.
C’est cette photo copiée sur un site marchand qui est en cause. Le site qui a repéré cette photo s’appelle Copytrack et je n’en ai jamais entendu parler auparavant. Cependant de nombreux internautes ont affaire à lui si on consulte le net.
En guise de punition, ce site me réclame 350 euros, rien de moins, ou 359 euros si je souhaite garder un an supplémentaire cette image sur mon blog
Nous calculons ces frais en fonction de l’historique de licence de notre client, ainsi que de la durée d’utilisation et du type de violation des droits. Si vous ne fournissez pas de preuve ou ne payez pas pour une licence valide, votre cas peut être renvoyé à notre avocat partenaire et des frais supplémentaires nettement plus élevés.
Depuis 18 ans que j’exploite mon blog, je n’ai jamais eu affaire à une telle situation. Sauf parfois des demandes pour mentionner le nom de la société ou l’auteur d’une œuvre sur un mur peint comme à Rixheim sur le mur de la Poste.
Mais le droit à l’image et le droit de propriété sont là. Je me suis toujours méfié du droit à l’image lorsque je photographie des personnes sans leur accord car c’est intrusif vis à vis de la vie privée surtout s’il s’agit d’enfants; je fais en sorte de m’intéresser à des groupes pour lesquels la complicité de l’action est évidente (par exemple un groupe de cyclistes) ou à des personnes qui acceptent de poser implicitement devant votre objectif. Mais le droit de propriété, c’est plus délicat. Vous avez par exemple des gens qui ne veulent pas qu’on publie l’image de leur maison ou de leur voiture (surtout si le numéro d’immatriculation est apparent) même si vous êtes dans la rue. Idem au cimetière, publier sur le net une sépulture est condamnable. Avec tous les moyens de vidéosurveillance qui se développent actuellement surtout avec la reconnaissance faciale associée, le marché de l’atteinte à la vie privée promet de beaux jours aux sociétés de recouvrement des préjudices.
L’avocat consulté me dit
Après examen, les demandes d’indemnisation de Copytrack me paraissent contestables.
L’idéal est d’éviter de régler les sommes exigées afin de ne pas encourager cette société à vous solliciter ultérieurement (pour d’éventuelles autres images).
En guise de conclusion, le juriste me demande 300 euros HT pour traiter cette affaire.
Beau temps. Je cours ce matin, ma façon de libérer du temps pour autre chose. La course à pied si elle est énergivore me prend moins de temps que le vélo. Je pourrai peindre, une fois débarrassé des obligations domestiques.
comme un petit chat avec une grande queue, tête blanche
J’ai à nouveau une martre qui visite les lieux. Elle grimpe le long de la façade et s’attaque au shingle de la toiture. C’est péible. J’ai un piège, mais elle l’évite. Je redoute en même temps de devoir la transporter dans cette cage au loin.Elle est pénible, elle caracole sur le toit et me réveille la nuit.
une task force dans le vignoble de Thann ce matin
Je fais mes cinq kilomètres puis je m’effondre sur le canapé.
Des états de service modestes en ce mois de septembre. Mais je m’en contente car je suis « en mode décentralisé », c’est à dire que je me déplace le long des côtes bretonnes.
3 modestes sorties VTTMais je me rattrape avec la course à pied plus adaptée au terrain rencontré au cours de mes déplacements
Dans quelques jours je retrouverai mon Alsace d’adoption et j’ai encore à préparer avant la fin de l’année un séjour dans les Vosges du nord pour pêcher quelques cols car ma besace est vide.
Retraité. Je n’aime pas ce mot. La langue anglaise dit retired comme pour mieux signifier que je suis retiré du monde, le monde des actifs.
Ce statut tant envié lorsqu’on exerce des boulots de subsistance sans autre perspective que celui de la retraite est une arme à double tranchant: une fois en retraite c’est souvent la fin alors que pour d’autres c’est un début.
Une seconde vie est possible
La fin de son rôle social, de sa citoyenneté et le plongeon vers un désœuvrement sinistre. Bref une mort lente! C’est ce qu’il faut éviter du mieux que l’on pourra. Je ne méconnais pas les difficultés de la vie, le sort mauvais, l’ingratitude d’une santé défaillante, les affres de la vie.
Pour ceux qui ont encore du ressort, c’est le début d’investissements culturels, sportifs, associatifs, l’opportunité d’entamer une seconde vie.
Echappent à ces considérations les cumulards, ceux qui professent sur les ondes jusqu’à quatre-vingts ans passés ou qui occupent des fauteuils rémunérateurs. Pour ceux-là la retraite est une inconvenance choquante et même incompréhensible.
Parfois j’en reviens à regretter une révolution culturelle imposant aux intellectuels des stages de terrain, manœuvre dans des travaux de voierie ou sur ligne de production.
Du tiers temps ou presque
ma salle d’exposition, un univers tout personnel
Pour ceux qui me suivent, j’ai organisé ma vie de retraité en tiers temps.
une activité extérieure reposant sur le sport
une activité artistique de peintre amateur
une activité tournée vers la compréhension du monde qui m’entoure: suivre l’actualité, participer aux réseaux sociaux, exercer ses devoirs de citoyens
Trois temps qui ne me dispensent pas de rentrer dans le rang des utilités, le travail d’entretien du logis, des objets du quotidien qui me barbent de plus en plus.
La situation démographique de notre société est alarmante puisque nous n’assurons plus le renouvellement de nos générations.
C’est vite dit, mais c’est pourtant vrai.
Je ne méconnais pas les graves conséquences de ce constat que d’autres peuples connaissent avec nous. Le plus caractéristique, c’est celui du Japon.
Comme le Japon n’accepte aucune immigration, sa courbe démographique ne peut que décliner du fait de sa trop faible natalité. C’est élémentaire
Une Europe de vieux
L’Allemagne remporte la palme du vieillissement. Tandis que la France et le Royaume-Uni la rattrape.
Les conséquences de notre vieillissement sont à la source de tous les problèmes qui font l’actualité
Les conséquences du vieillissement de notre population
un déséquilibre du financement des retraites basées sur les cotisations des générations actives
un recours à une immigration souvent mal maitrisée
Les deux éléments semblent indissociables et pourtant beaucoup en contestent la réalité et la nécessité…surtout en matière d’immigration où toutes sortes de questions d’intégration ou de communautarisme apparaissent en déstabilisant nombre de nos valeurs culturelles ou sociales.
Il faudra donc qu’on s’adapte en tenant compte d’un déséquilibre démographique mondial qui génère inévitablement des mouvements de population.
L’Allemagne qui rétablit son contrôle aux frontières donne une bien mauvaise leçon à l’Europe des nations
Et le retraité, qu’est-ce qu’il fait?
mon tableau de bord du mois de septembre, une activité qui je l’espère devrait m’éviter autant que faire se peut de sombrer dans une dépendance physique et mentale à charge de la société
Le retraité n’a guère d’autre choix que d’observer le phénomène. On aurait pu imaginer éviter les retraites-couperets, celles où l’on est mis dehors du jour au lendemain. On n’a pas su le faire et maintenant on le regrette. Le bon sens aurait du conduire à des départs en inactivité progressifs avec des emplois adaptés. Au lieu de cela on continue de plonger des milliers de gens chaque année dans une inactivité brutale et souvent non préparée. A contrario contenir des travailleurs dans l’emploi à temps plein jusqu’à 64 ans va conduire à des graves déconvenues. Imaginez-vous un soudeur, un conducteur routier, une caissière, un lignard en haut d’un pylône haute-tension, …
La pire réforme des retraites
Pourquoi s’est-on entêté à reculer l’âge de la retraite uniformément à 64 ans pour tout le monde sans discernement des états de service en distinguant les trimestres cotisés et la pénibilité des emplois assurés par métiers ou par branches professionnelles.
On ne le saura peut-être jamais.
La situation est bloquée pour l’heure vu que l’intelligentsia au pouvoir est incompétente pour régler le sujet.
Je renoue sans le vouloir avec mes potins du lundi interrompus en aout 2021.
Enfin le mauvais temps! C’est le temps du vieux, celui que je préfère.
La pluie est au rendez-vous; je jubile. Je ne sais pas pourquoi ces semaines de chaleur dont tant de monde se régale, je devrais dire s’est régalé, je les exècre. Tout dans cette chaleur excessive m’indispose, la transpiration, l’insomnie, l’inconfort général de tous les actes quotidiens. Plusieurs semaines à tenter de dormir sur un canapé au sous-sol, les pieds sur un accoudoir, la tête sur l’autre. L’avantage du sommeil sur canapé c’est de pouvoir dormir sur deux cotés, uncoté ventre à l’air et dos appuyé, un coté dos à l’air et ventre appuyé. Le sommeil sur canapé, c’est une forme de chaleur modulaire pour le corps, de la bi-énergie. La sensation de froid se régule facilement, il suffit d’un coussin sur les mollets, les pieds toujours pendants chatouillés par la plante verte.
Une sérénité retrouvée!
Maintenant je suis revenu à mon bien-être. Je reprends mes esprits, je fais des projets continentaux grâce au climat revenu auquel je suis habitué depuis mon enfance. Quoique je ne mésestime par l’air marin, ses vents mauvais, ses effluves iodées comme la Hollande en rencontre. Ou la Bretagne.
Près de 400 décès en excès toutes causes confondues (+5,4 %) ont été estimés durant cette canicule dans les départements concernés. Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent la classe d’âge la plus touchée. (chiffres aout 2023) (source)
Olympimania
12 millions de billets vendus! attendons les commissions d’enquêtes en cours sur le coût réel des JO…
Je suis un mauvais français. Sans aucun doute. Comme ces militants de LFI qu’on aimerait enfermer derrière un cordon sanitaire. Je n’ai pas applaudi les exploits des JO dont nous sommes enfin débarrassés depuis ce matin pour plusieurs décennies, j’espère, nonobstant les hourras suspects de concorde nationale et d’absence d’actes terroristes. Quelle belle France retrouvée!
Mon éthique du sport n’a rien à voir avec la compétition, elle ne l’a jamais été. En revanche oui, le sport, l’exercice physique sont des bienfaits pour le corps humain dit-on. Je n’en suis qu’un modeste pratiquant et je n’ai d’ailleurs aucune preuve que le sport tel que je le pratique m’apporte un quelconque avantage sur le plan santé. Comme beaucoup, l’âge venant, les stigmates de la vieillesse apparaissent peut-être même plus vite dans nos sociétés sédentaires.
Mais s’agissant des JO, le plus pénible pour moi fut cette injonction médiatique de devoir s’intéresser à la chose olympique, de gré ou de force.
Et pour clore ce chapitre du sport-spectacle, nous infliger les jeux para-olympiques était-il nécessaire? je pose la question. Je n’ai toujours pas compris cet attachement à montrer les exploits de gens souffrant d’infirmités, j’y vois une forme de voyeurisme malsain. Qu’en pensent ceux qui sont coincés au fond d’un fauteuil ou d’un lit?
J’ai l’impression de vivre au ralenti et dans la contrainte. Pédaler et courir tôt.
Dernier jour du mois.
Les mois chauds ne sont pas mes préférés. Cette moiteur permanente m’indispose. Mais je sais que le beau temps chaud fait le bonheur des aoutiens. Alors je patiente.
Hier une course autour du lac, ce matin un parcours plat.
De l’ombre avant tout
12 activités recensées dans le mois
un peu de cyclo-camping pour le retour aux sources
6 courses à pied
3 jours de cyclo-camping
1 sortie VTT
2 sorties route
en aout 2023 pour mémoire il y avait Cool Attitude au Vieil Armand. Cette année j’ai renoncé. Grimper autour des VAE, non!
Le phénomène VAE est en train de tuer le vélo à petit feu. Tous ces subterfuges consistent à contourner les difficultés pour se donner une illusion de facilité. Si j’admets qu’il existe des considérations liées à l’âge ou la santé, je constate que le VAE est adopté même par des gens bien portants et dans la force de l’âge. Ca m’attriste. https://velomaxou.com/2023/09/02/cool-attitude-au-vieil-armand/
Si vous savez faire 170 km à vélo, vous devriez pouvoir atteindre 250 km comme moi m’a dit le médecin remplaçant qui avait l’air de s’y connaître en vélo.
Plus mes mollets deviennent mous, plus c’est dur de courir et de pédaler. Le phénomène est lié à l’âge et s’appelle la sarcopénie. Il ne faut donc pas se dire que le déclin des performances est inéluctable.
Ma balance à impédancemètre m’indique une masse muscu de 23.1% de mon poids total. C’est peu. Normalement à plus de 70 ans on devrait être à 30/34%
Oui, je l’avoue, ce matin j’ai réduit mon tour du lac par crainte de ne pas arriver à faire le circuit habituel.
Quelques trucs puisés sur le net pour garder des forces
Pour remédier à cette perte de confiance en soi, il faut bien entendu poursuivre son sport mais aussi penser à apporter des protéines à sa nutrition afin d’y apporter du tonus..
Août se termine déjà. Et depuis bientôt deux semaines, j’ai mis mon blog en sommeil. Il est vrai qu’au fil du temps, après des printemps pluvieux, les étés brûlants me terrassent.
Ils me le disent là-bas, « tu es du nord ». Sachant que pour un sudiste il n’existe que deux points cardinaux, le sud et le nord.
Le sud, c’est le soleil, le beau temps naturellement, une forme de fatalisme à tout…et le nord, après Montélimar, est assimilé à un bagne où l’on expédie les reclus. Comme à « Bienvenue chez les Ch’tis ».
Je chasse l’ombre dès le matin et je m’y installe en attendant d’y être délogé.
Peindre le camping
Oui je peins. Le peintre aussi aime les ombres portées qui apportent du relief et des contrastes à son modèle. Mais il faut peindre vite. Je prends un cliché et je poursuis mon travail sous un platane.
Ah, vous peignez!
la gérante du camping propose un sujet, son camping. Les peintures sur commande sont ma hantise, surtout s’il s’agit de mettre en scène des caravanes et des tentes. Je décline poliment l’offre.
Vélo à tout faire
Mon vélo « à tout faire » m’accompagne. Il est mon porteur universel. La peinture, les courses, les chemins caillouteux, les encombrements urbains, il répond à toutes les situations, une fois débarrassé de ses sacoches. C’est un VTT amélioré qu’on n’oserait pas proposer à la clientèle. D’autant qu’il n’a pas de moteur.
La ville à vélo
grimper le boulevard du Jeu de Paume jusqu’à l’Arc de Triomphe, une épreuve presque olympique pour moi
Je choisis la ville à vélo
Depuis cinquante ans, je suis le client de l’épicier Albert. Albert a donné son nom à la postérité depuis que ses successeurs ont pris la direction de la boutique. Pecorino, harissa, mortadelle, Marsala,…tout loge dans ma sacoche. Puis je flâne sur l’esplanade. Un couple de jazz entame Moon River, alors je m’assois tandis que les enfants attendent que le jet d’eau se ranime. J’ai au fond de ma poche une pièce pour le béret, toujours trop peu généreuse.
Puis je rejoins la mer
L’insouciance de tout vous gagne. Il suffit de regarder le paysage défiler. C’est le but du jeu estival, ne pas penser aux lendemains qui pourraient déchanter.
Un sport imprenable par l’Ethiopie et ses hauts plateaux
Je l’avais prédit. Nous serions convoqués aux JO. De gré ou de force. Nous avons été comblés.
Voici donc le décompte des médailles qui prend fin. Avec une discipline que mon inculture sportive me ferait dire qu’elle est confidentielle. A quoi les spécialistes de la chose me répondront que quand on n’y connaît rien, on peut la fermer.
Enfin force est de considérer que dans le domaine sportif le CIO embrasse tout ce qui passe parmi les disciplines les plus baroques. Baroque, oui c’est bien ça, nos JO sont baroques à l’image de notre époque qui ne craint aucune incursion dans l’histoire ancienne pourvu qu’elle fasse oublier son abîme culturel du temps présent.
Donc le BMX, le breakdance, le mur d’escalades sont aussi hissés au rang de sports olympiques.
L’hippisme aussi depuis longtemps sans qu’on demande en quoi le cheval est un sportif. Pourquoi pas aussi des courses de lévriers? De lièvre et de tortue? Et aussi de chiens? j’oublie les sports mécaniques et les compétitions d’échecs parmi les sports intellectuels.
Comme on pouvait s’y attendre les JO se terminent par un décompte purement comptable. Combien?
Imaginons la Chine avec ses 1,5 milliard d’habitants qui totalise 39 médailles d’or. Seulement ? Si la Chine voulait réellement se prêter à ces jeux là elle raflerait bien davantage. Magnanime elle reste mesurée pour ne pas nous déstabiliser.
Savez-vous que la Chine dispose sur son sol de seize millions de pianistes ? Le quart de la population française ! Messieurs Steinway, Bosendorfer et même Yamaha sont donc assurés de pouvoir perdurer dans leur commerce de pianos tant que la Chine n’aura pas investi dans un transfert de savoir-faire et de technologie comme elle le fait si bien pour une grande part de la production mondiale.
Compter des médailles. Tout ça pour ça. Attendons encore un peu pour reprendre nos mécomptes des dernières législatives et préparer le prochain budget du Pays. Un budget en équilibre instable comme d’hab.
Je me laisse un peu aller au farniente en ce mois de juillet. Normal en cette saison où l’on s’abandonne aux vacances familiales. Cependant tout est relatif car le farniente pour moi est fait de beaucoup de choses comme par exemple encadrer mes tableaux.
Finalement je vais et je viens à mon gré en alternant comme je peux, marche, course et vélo. Les journées chaudes que nous connaissons réduisent les créneaux horaires admissibles aux seniors.
3 sorties route
8 courses à pied
2 VTT
c’est la course à pied qui me sauve le mois
Ce matin je suis parti à 6h45 de telle sorte de pouvoir échapper aux rayons ardents.
A Gildwiller, j’ai choisi de remonter la vallée du Soultzbach, puis j’ai pris la direction de la Seigneurie et Rougemont.
Excusons-nous de cet adjectif archaïque: « les cyclistes d’hier » préfèrent encore rouler « à la fraîche » car à partir de onze heures on commence à frire sur nos bécanes. Je n’ai que mes jambes et un bidon.
Et encore! je lève le pied souvent pour ne pas me mettre « dans le rouge » avec ma moyenne de 21.5.
L’après-midi sera plutôt consacrée à admirer le monde mutant du Tour de France auquel plus personne ne trouve rien à redire depuis les affaires comme si par un étrange phénomène le cyclisme professionnel était devenu vierge de toute dérive.
Je ne résiste pas à parcourir le site cyclisme-dopage.com à propos du fameux Pogacar et les déclarations du soigneur Antoine Vayer, ancien de Festina…
Quand j’étais dans l’équipe Festina, un coureur non dopé développait 400 watts dans les cols. Et les dopés, de 420 à 430 watts. Armstrong quand il faisait ses cures de dopage, il augmentait de 10 % de puissance supplémentaire en watts. On passe alors de 400 à 440 watts, ce que j’appelle la zone miraculeuse. Pogacar, lui, a augmenté de 8 % ce seuil, on est passé à 470 watts lors des ascensions et il bat tous les records.
Pour l’ancien entraîneur de l’équipe Festina, l’omerta est encore de mise dans le peloton professionnel. Encore plus aujourd’hui, parce que les cyclistes ont des salaires qui ne se comparent même plus avec ceux du passé.
J’ai reçu, ce matin, un coup de téléphone d’un coureur français de mes amis qui est sur le Tour. Il est loin au classement général, mais il gagne quand même 250 000 euros par an. Il m’a dit : « Antoine, je ne dis rien, car je me paye un appartement par an et après 10 ans je compte en avoir 10 et être tranquille. » Donc les coureurs ne vont pas parler. Personne n’a intérêt à parler. C’est un milieu qui fonctionne comme autrefois, sur l’omerta.
Avant, il y avait la catégorie des surhommes. Aujourd’hui, on a inventé la catégorie des aliens.
Le cycliste est là, sa roue en huit à la main. Il vient d’être renversé au pont Gustave Eiffel à Cernay.
Il allait chercher son dossard pour le GFNY de demain. son engagement va être perdu. Je lui propose de lui prêter ma roue demain. Pas possible, il a une cassette 11 vitesses.
La signalisation est confuse. Au stop de la Voie Verte, la municipalité a ajouté un « pied à terre » (en octobre 2019).
Je lui fait observer le panneau, il ne l’avait pas interprété comme moi.
Selon moi deux hypothèses:
soit l’on descend de son vélo et on traverse à pied, dans ce cas l’on devient piéton et on bénéficie d’une priorité totale
soit l’on marque le stop avec un pied à terre pour laisser passer les véhicules et on redémarre sur son vélo. Notre responsabilité peut être engagée.
Dans la réalité, beaucoup d’automobilistes s’arrêtent en nous apercevant au stop. Pour moi, les gendarmes s’arrêtent et me laissent passer. Merci. Ils viennent de constater l’accident
Que faut-il comprendre?
Cette signalisation est discutable car le stop est un panneau routier qui s’applique aux véhicules, pas aux piétons. En revanche le « pied à terre » n’est pas réglementaire.
La vraie signalisation serait celle-là:
La morale de l’histoire
Cernay, on le sait, n’a pas de politique de mobilités douces réfléchies puisqu’il fait n’importe quoi en ce domaine. Des ouvrages pharaoniques là où c’est inutile. Comme ici l’avenue Charles de Gaulle qui ne conduit nulle part
Et des investissements pro-bagnoles comme ce pont Gustave Eiffel où l’on a tronçonné la Voie Verte en deux…au lieu de conserver un passage inférieur sous le pont
A l’origine la Voie Verte longeait la Thur là où se trouve l’escalier
Je sors d’une période délicate qui a duré cinq jours. Une éternité pour moi sans pouvoir courir ou faire du vélo.
Bref, ce matin j’ai repris timidement pour marquer le coup, comme on dit.
Je suis atteint de reflux gastrique très dérangeant, brûlures toux, éructations. J’ai rechigné à prendre les inhibiteurs de pompe à protons prescrits qui limitent le flux d’acide gastrique. Puis j’ai eu en même temps une déchirure musculaire au thorax au retour de mon jogging qui m’a fait souffrir énormément m’empêchant de dormir et de respirer sans douleur. Antalgique.
Ce matin tout semble ok. Mais je prends ce nouveau médicament qui vient s’ajouter à l’inhibiteur calcique qui empêche la calcification des vaisseaux. et l’hypertension artérielle.
Ca commence à faire beaucoup toute cette pharmacopée liée je crois à l’âge. Heureux ceux qui échappent à tous ces stigmates que l’on cache comme on peut.
Indéniablement, la décroissance est en marche forcée.
C’est le plus vieux quartier de Thann, celui du Kattenbach. Mais direz-vous tout est vieux à Thann. Même moi!
J’ai manqué d’écrire encore un article vachelard comme de coutume, puis je me suis ravisé en reprenant tous mes angles de vue sur cette ville que j’habite depuis cinq ans.
On ne pourra pas me dire que la critique est facile lorsqu’on ne fait rien. Car cette municipalité a des semelles de plomb avec la RD 1066, son trafic routier, qui la traverse et obère toute évolution.
Enfin, je ne sais comment une vague d’embellissement des façades a été obtenue, tandis que le centre historique tombe en ruine. Seule la Collégiale à grand coups (coûts?) de subventions échappe à la décrépitude.
rue Curiale, l’une des architectures les plus remarquables à l’état de ruine.
Hier au soir, je me promenais à vélo dans les rues de la ville. Les grands parkings déserts. En plein juillet, trois camping-cars seulement à l’aire d’accueil place du Bungert là où d’habitude on se dispute les places en cette période.
L’aire de service, face à Match, qui permet d’accueillir le complément de visiteurs est vide. Incompréhensible!
La Voie Verte passe par là avec ses méandres, sa chaussée défoncée et sa signalisation trébuchante. Mais il faut faire avec depuis que la France doit assumer son déclin territorial et rembourser ses dettes abyssales.
Ca me mine d’en être arrivé là après quarante ans au service du Pays. J’ai l’impression d’être un loser qui s’est fait dévaliser par sa banque.
Mais je ne saurais être juste si je me limitais aux façades lézardées.
Thann a des potentialités mais elle peine à les réhabiliter.
Cela dit, ne le répétez pas, l’impôt foncier y est moitié moindre que dans l’agglomération mulhousienne. Ceci explique peut-être cela.
La Fub rappelle que le vélo favorise l’inclusion sociale et que, parmi nos concitoyens, « 75 % souhaitent utiliser des alternatives à la voiture individuelle et 53 % utiliseraient davantage le vélo si les conditions étaient plus favorables. » Elle précise :
Les propositions portées par l’extrême-droite, en France comme en Italie ou en Autriche, s’opposent à cette vision en s’attaquant aux protections offertes par le code de la route aux plus vulnérables, en affaiblissant les contrôles de vitesse et en s’opposant aux mesures d’apaisement et de convivialité dans nos communes. Fub
On sait que le RN ne dit rien sur les questions environnementales, et en particulier sur le vélo et la défense de sa part modale en ville.
Normal, le RN préconise d’oublier tous les carcans qui visent à réduire l’empreinte écologique de la voiture en ville et sur la route. Baisse du prix des carburants, levée des interdictions de vitesse et de la fin des moteurs thermiques en 2035.
C’est pourquoi, nos voix doivent privilégier au deuxième tour les candidats qui refusent le recul du vélo dans la sphère urbaine.