Bloc-notes 4 juillet 2022

Made In (apprendre l’oubli) à Thann

C’était hier.

l’atelier théâtre Double Sens vous convie au Relais Culturel de Thann, le dimanche 3 juillet à 18h30, pour un spectacle au goût de notre époque, de nos solitudes en manque de présence, de ces atomes que nous sommes, assoiffés de se rapprocher, de nos corps en manque de se toucher, de s’embrasser.

J’étais dubitatif. Le titre « Made In (apprendre l’oubli) » ne me disait rien. Mon vélo garé là où faut pas car le rack à vélos est sur le coté du Relais Culturel et je ne l’ai pas vu.

Les spectateurs arrivent doucement et on nous recommande de s’installer à l’avant pour mieux entendre. La salle est spacieuse et les sièges confortables. Une petite centaine de spectateurs. De quoi ravir l’organisation qui semblait inquiète pour ce spectacle programmé à 18 heures un dimanche soir très chaud.

Finalement mon seul inconfort sera de porter le masque pendant près de deux heures car je sais ces rencontres propices.

J’ai mis un bon quart d’heure pour comprendre où l’on voulait en venir. Un décor sobre, onze acteurs tous épatants.

Vient parfois une farandole, en forme de virgule, qui donne du rythme aux acteurs assis au fond de la scène et qui interagissent comme s’ils étaient éloignés l’un de l’autre. Les écrans ne sont pas là, mais on les devine.

Il s’agit d’une satire du monde moderne, de son économie mondialisée et de l’effrayante déshumanisation et parcellisation des tâches productives d’un bout à l’autre de la planète…et l’incontournable verbiage du marketing américain.

Bon, on a rit, mais les lèvres serrées. Peut-être un peu long sur la fin. Pas sûr que tout le monde aura compris.

Bravo pour un tel spectacle de qualité!

Avec Elodie Bocher-Rajalu, Nathalie Quatrelivre-Lefebvre, Séverin Arnold, Céline Marsibez , Edouard Cousin, Sly Sylvestre , Mathieu Grosjean, Sandrine Ribeiro, Marion Schimpge, Kévin Peter et Sarah Delabesse Boursier .

Proust (Marcel)

A 42% de ma lecture, je dors. Même si la phrase est interrompue

à ne pas confondre avec la selle Proust du même nom. (voir à dimorphisme sexuel)

Je suis à Combray dans le Calvados. Un village imaginé par Proust fortement inspiré par Illiers, devenu Illiers-Combray depuis. En matière de campagne, je m’y connais, j’y suis né.

La côte de la carrière, sa roche creuse à mi-chemin qui héberge un monstre, le tas d’ordures, le champ de petit-pois, le chemin de l’église, la maison à Mimile, le bouif et sa fourche maléfique…je connais tous les registres de mon enfance villageoise et ses imaginaires gravés à jamais dans ma mémoire.

Proust est orfèvre, il est capable d’écrire de longs monologues sur son enfance.

Proust c’est le temps qui passe. Or, au lit le soir, mon temps d’éveil passe vite. Si bien que j’avance comme un âne au pas dans la Recherche du temps perdu de Proust. J’ai commencé par le début, Du côté de chez Swann. Je crois toujours être au début à 42% du livre…et le temps passe.

Pendant toute la journée, dans ces promenades, j’avais pu rêver au plaisir que ce serait d’être l’ami de la duchesse de Guermantes, de pêcher la truite, de me promener en barque sur la Vivonne, et, avide de bonheur, ne demander en ces moments-là rien d’autre à la vie que de se composer toujours d’une suite d’heureux après-midi.

(extraits Du côté de chez Swann)

Proust, tu m’énerves avec ta prose!

Et pourtant je m’y attache. Car Comme Proust, je suis un furtif. Le soir, sort-il du coté Guermantes ou du coté Swann? Parfois je renonce. Je renonce à aller au bout de la phrase. Où est le point de départ? le point d’arrivée. C’est comme un marathon. Mais lent. Proust fignole. J’avoue: parfois je zappe. Mais il ne le sait pas.

Je ne suis qu’à la campagne, celle de Combray, et ses transports à pied et à cheval en cette fin de siècle. Mais les salons parisiens viendront et ce théâtre de sentiments et d’échecs me ravit.

J’ai le côté de Guermantes en version papier qui m’attend sur le bureau depuis des semaines. (imprimé en 94 par Brodard et Taupin ISBN 2-87714-209-4)

La recherche du temps perdu comprend sept tomes! Impossible d’aller au bout?

Etre club ou pas?

Dépité de ne pouvoir suivre le train. A qui la faute?

Entre les deux, mon cœur balance. J’ai écrit des dizaines de billets sur les clubs vélos. Souvent critiques mais toujours bienveillants. Parfois j’ai été jusqu’à la détestation, et je suis revenu sur mes pas

Je me force à rester en club, à en garder l’esprit. Mais le club a t-il encore de l’esprit? ces valeurs de partage, de solidarité, d’amitiés, de bienveillance?

Parfois j’en doute. Un club au départ est une association de membres partageant des intérêts en commun. Par exemple le vélo.

Je m’applique. Je fais des efforts pour m’adapter au groupe.

Mais le vélo, c’est vague. Il faut aussi une homogénéité de pratique pour faire club. La route, le VTT, le VAE, … A trop vouloir rassembler les pratiques, on en arrive à ne plus comprendre le vélo de l’autre.

S’accorder au départ sur la physionomie du parcours, plaine ou montagne ou panachage, semble parfois impossible tant les niveaux sont diffus.

Dans les grand clubs, la notion de groupes de niveau satisfait tout le monde. Dans les petits clubs c’est plus délicat, il faut négocier au cas par cas en fonction des présents, parfois inattendus.

Publier un calendrier des parcours pourrait résoudre le dilemme. Mais on n’est jamais sûr que la difficulté affichée ne va pas en dissuader.

Entre celui qui comme moi fait du vélo trois fois par semaine (la chance!) et celui qui vient au club une fois l’an, de quel club est-il question? il faut que celui qui n’a aucun entraînement ne vienne pas le 3 juillet au club en espérant pouvoir suivre le train. Peut-on rouler ensemble lorsqu’au bout de trois kilomètres, un membre du groupe fait demi-tour? un autre caracole en tête? un troisième a pris son VTT pour faire la sortie routière?

Je m’interroge et me demande si le club a encore sa raison d’être.

Juin 2022

Un jogging à Autun le 10 juin

Juin a mal commencé avec une sinusite qui a trainé avant que j’utilise les antibiotiques. Mais j’ai fait de mon mieux pour ne pas tout arrêter brutalement.

Course à pied

5 sorties CAP

Route

Orschwihr
4 sorties Route

VTT

Chaumard (Morvan)
4 sorties VTT

13 sorties au total.

Disons demain, 16 heures

  • « Pfizer ou Moderna?… » me demande la pharmacienne
  • « Pfizer »
  • J’ai demain, à 16 heures…
  • Oui, d’accord demain 16 heures
  • Ah non, ça va pas être possible, la rue sera barrée pour la Crémation des Trois Sapins (Thanneverbrenung) et vous ne pourrez pas vous garer devant la pharmacie ni sur les parkings voisins (voir ci-dessous)
  • Non, moi ça ne me dérange pas, je ne me déplace en ville qu’à vélo et je gare mon vélo devant l’officine

Donc demain 16 heures, je serai protégé contre les complications éventuelles d’une maladie qui reprend à grande vitesse juste avant la grande transhumance estivale.

J’entends déjà les commentaires des uns et des autres. Après les élections, il faut bien trouver quelque chose pour emmerder les Français.

En France tout se passe comme si la marche du monde était réglée par un obscur mécanisme de maléfices, ordonnés, programmés. Bref, le complotisme va à nouveau parler et faire les beaux jours des réseaux sociaux.

Cet antagonisme à la vaccination va nécessairement entraver la réussite de l’opération et on va encore se retrouver avec des services hospitaliers en tension.

Comme disait l’autre, c’est vous qui voyez.

La Crémation des Trois Sapins à Thann

Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins demain soir. Un surplus de chaleur. (image d’illustration)

Comme chaque année, la légende de la Ville sera célébrée lors de la Crémation des 3 Sapins jeudi 30 juin. La Place Joffre sera riche en animations avec une Wurst Party, le groupe HolaTrio, un spectacle de fauconnerie équestre, les traditionnels vêpres et cortège, un feu d’artifice et bien d’autres.(source)

Jeunes et insouciants

On se souvient encore de Laurent Fignon. Deux fois vainqueur du Tour et le premier cycliste bachelier, surnommé parfois « l’intello » comme s’il fallait souligner l’origine populaire des coureurs d’alors.

Disparu prématurément à l’âge de cinquante ans en 2010, Laurent Fignon laisse le souvenir d’un type sympa et courageux.

Bloc-notes du 22 juin

la musique populaire va t-elle sombrer dans les débordements de décibels?

Fête de la musique: j’y suis allé, j’en suis revenu.

La ville avait bien fait les choses: elle était dans le noir. La plupart des lampes de rue étaient éteintes et c’est à tâtons qu’on a dû contourner la Collégiale de Thann pour atteindre les festivités.

J’ai compris, après coup, que c’était une manière comme une autre de dissuader les vieux de se risquer dans les rues de la ville et de craindre la fracture d’un col du fémur. Surtout qu’autour de la Collégiale, il y a des fossés profonds non signalés.

La fête de la musique est devenue un boulevard de vociférations amplifiées, tellement amplifiées que même dans mon lit à deux kilomètres du centre-ville, je les entendais encore.

Finalement la fête de la musique à force de « ratisser large » n’a conservé qu’un style de musique, celle des bals du samedi soir. Après avoir parcouru au pas de charge l’avenue de la Première Armée, nerf sensitif de la ville, je me suis enfui par la rue des Généraux Ihler.

Devant le resto Caseus, des danseurs habillés en cow-boys remerciaient le public, le gobelet de bière à la main.

Place de Lattre, le comble: un type sous une tente dans le noir hurlant « les portes du pénitencier » derrière une sono et son déferlement de décibels.

La fête de la musique instituée par Jack Lang le jour du solstice d’été n’est plus ce qu’elle était à l’origine: une fête des musiques où le moindre musicien ou chanteur pouvait s’installer devant chez lui et montrer sans savoir-faire.

Nul quatuor, nul jazz, nulle musique sensible. Tout cela a disparu, noyé dans un conformisme de répertoires convenus.

En 2010 à Mulhouse

Le cycliste se tue bien

18 cyclistes fauchés d’un seul coup en mars 2021

Combien sont-ils les cyclistes à « se tuer » à vélo en 2021? vingt-deux

Aussitôt les statisticiens se ruent sur leurs calculettes et en déduisent que la mortalité du cycliste a quadruplé par rapport à 2019.

Le cycliste a cette particularité: sa mort est remarquable. Les jeunes entassés dans une voiture qu’on peinent à extraire des épaves entourant un arbre ou un poteau au petit matin d’un retour de bal ne font pas l’objet de statistiques ciblées. Les cyclistes, si!

On se demande bien pourquoi il faut à chaque fois dénoncer l’arbre qui cache la forêt. Peut-être existe t-il un renoncement à insister sur l’accidentologie des bals du samedi soir? car très peu en effet rentrent aujourd’hui du bal à vélo. On n’est plus en 36, le Front Populaire n’est plus, itou le Front Républicain.

DNA 22/06

Certes vingt-deux cyclistes tués, c’est vingt-deux de trop, mais ça ne fait pas une statistique.

Parmi ceux qui se tuent seuls, l’ancien président de la Ligue lorraine de cyclotourisme Bernard Monchot et fondateur du Comité régional (CoReg) de la Fédération française de cyclotourisme (FFCT).

D’après la gendarmerie, le cycliste roulait sur la départementale puis s’est subitement orienté vers la gauche pour tourner en direction de l’ancienne commune de Coutures, intégrée à Château-Salins.

Cela a eu pour effet de couper la route à un automobiliste, qui l’a vu arriver de face et n’a pu l’éviter.

Relativisons la dangerosité du vélo: le nombre de cyclistes est en forte augmentation du fait de l’avènement de nouveaux usagers équipés de vélos électriques et l’accidentologie augmente forcément en conséquence. D’autant que les automobilistes ne sont pas toujours aussi respectueux des distances de sécurité à observer.

Canicule et course à pied

revégétaliser ce qui peut encore l’être en ville

Les effets de la canicule

Aujourd’hui à 11 heures, le thermomètre affiche 31°C sous abri à Thann…et l’on annonce jusqu’à 38!

Pourtant la canicule n’est pas encore là: pour y parvenir en France, il faut trois jours consécutifs de fortes chaleurs ET que la température ne baisse pas en-dessous d’un certain seuil la nuit. Mais la canicule n’a pas la même définition selon les régions. A Paris, c’est 31°C le jour et 21°C la nuit, alors qu’à Marseille c’est au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit.

Les villes sont les premières concernées par le réchauffement climatique. Normal, elles ont tout bétonné et macadamisé.

Alors chacun y va de sa solution pour se protéger des épisodes caniculaires. Quand je cours en ville, je choisi le coté de la rue abrité par de l’ombre autant que possible.

Il faut revégétaliser en ville, c’est la première méthode trouvée pour se protéger. Planter des arbres au milieu des chaussées trop larges, équiper les toits, ne rien laisser en surface capable de réverbérer.

Tout ça va coûter plusieurs milliards et entraîner une révision de nos modes de vie, fatalement…puisque nous avons pris beaucoup de retard dans les bonnes mesures visant à diminuer drastiquement l’effet de serre de la planète.

Gare à la déshydratation!

Les sportifs se protègent eux-aussi. Ils font du vélo plus tôt le matin…et il n’oublient pas de boire pour compenser la transpiration. Un « bon » sportif sait tout ça. En revanche, je croise parfois des gens peu protégés.

35 mn de course seulement

J’avais fait mon vélo hier, alors ce matin je me suis contenté d’une course à pied de 5 km selon mon parcours habituel. A mi-parcours, j’ai bu 12 cl (soit un verre) d’eau emporté avec moi. Tout juste assez pour ne pas avoir la bouche sèche. Avoir la bouche sèche est le premier signe qu’il faut boire et il est même mieux de boire avant. Tête couverte évidemment.

Huit pulsations de plus

Courir le long du vignoble présente quelques inconvénients

Avec une telle température, mon rythme cardiaque s’élève de huit pulsations supplémentaires à la minute (147 au lieu de 139). Il ne faut donc pas trop abuser de sa forme relative et se croire insensible à la chaleur.

Courir en ville comme je le fais n’est pas forcément la meilleure formule car je respire, outre de l’ozone, beaucoup de polluants, de micro-particules qui se recombinent entre-elles sous l’effet de la chaleur, sans parler des pesticides des vignerons qui ce matin aspergeaient leurs vignes du Rangen.

En 2008, on traitait encore le Rangen avec un hélico…

O3, mon Amour

je ne m’en lasse pas

A deux pas de chez moi, ce paysage magique au réveil.

Avec les antibiotiques, c’est automatique, je reprends mon vélo. Aujourd’hui partir tôt…et rentrer tôt. Car les organismes vieillissants souffrent plus vite de la canicule.

A dix heures, il fait déjà 28°C.

le cygne chasse l’onde

Il ne faut pas croire que tout va bien, la pollution photochimique sera à son maximum aujourd’hui en Alsace. Notamment avec l’ozone (O3).

L’O3 va nous grignoter les bronches et pas que… (DNA)

Voici ce qu’on peut lire à propos de l’ozone (utilisé par ailleurs dans de nombreuses applications industrielles pour la désinfection)…

Normalement, les cils vibratiles de l’appareil respiratoire ont pour rôle d’éliminer les polluants, tels les particules d’ozone. Cependant, lorsque la pollution devient trop importante, les cils ne peuvent plus conserver leur efficacité et les particules d’ozone vont pouvoir pénétrer jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

Il en résulte une hyper-réactivité bronchique, qui va entraîner des crises d’asthme et un encombrement bronchique.

L’ozone peut être, par ailleurs, à l’origine d’irritations oculaires et naso-pharyngées.

source: le Figaro

Je me présente

Cruel dilemme pour le deuxième tour des Législatives dans ma circonscription, les deux postulants restant en lice n’appartiennent pas à mon bord politique. Vais-je devoir voter pour le moins pire? ou venir gonfler la grande masse des abstentionnistes?

J’aurais certainement dû, moi aussi, me présenter, à l’instar de ceux qui font de la politique à l’aide d’un CV adressé aux états-majors. Dans ma circonscription, d’illustres inconnus ont concouru, sans qu’on sache toujours comment ils ont finalisé leur engagement dans une voie plutôt qu’une autre. Notre sortant a de quoi être déçu, il n’est pas assuré d’être réélu alors qu’il a fait de la politique sa profession. De quoi être dégouté! Les Alsaciens ont cette singularité, ils ne jurent que dans l’extrémisme de droite aux deux extrémités de la région alors même qu’ils sont d’un conservatisme reconnu.

Je me présente.

C’est pour rire évidemment que je choisis ce titre. Car je ne suis candidat à rien. Sauf peut-être à une certaine popularité, très marginale, sur la blogosphère du vélo. Mais celle-là n’a pas besoin de suffrages pour être ou pour paraître. Il suffit d’y dérouler des avis, des histoires illustrées de quelques images.

Mais par le temps de délabrement avancé de notre société qui court, les élections ne manquent pas de susciter l’ire de ceux qui estiment que le vote est « quelque chose qui est consubstantiel à la condition de citoyen » comme le juge Philippe Bilger, ex magistrat, et réputé pour ses postions très à droite.

Philippe Bilger n’a pas tort de s’interroger lorsqu’il déclare « j’ai voté, vais-je changer la France? ».

Certes il n’a pas tort mais il ne changera rien au cours des choses. Pas davantage que celui qui n’aura pas voté et qui pourra se dire si les choses tournent mal, j’ai bien fait de ne pas voter pour eux.

C’est le cas par exemple avec la guerre russo-ukrainienne où l’on découvre tout d’un coup que notre armée ne dispose que de très peu de moyens si par malheur le dictateur Poutine étend son emprise jusqu’à nos portes. Il en est bien capable. Au moins autant qu’Hitler.

On le voit, le choix démocratique n’est pas simple. Surtout que les postulants sont loin d’aborder ces questions pourtant si vitales pour notre lendemain. En sont-ils seulement capables?

La société est ainsi faite que quoi qu’on fasse, notre représentation ne sera jamais à l’image de ce que nous voulons. Notre démocratie est donc imparfaite et ce constat conforte tous ceux qui déclarent que voter ne sert à rien puisque rien ne change. En rester là ne dit pas grand chose sur ce qu’il conviendrait de changer dans l’esprit de ceux qui se réclament du changement. Baisser le prix de l’essence? polluer davantage? attaquer la Russie? le smic à 3000 euros? la retraite à 70 ans?…

Ceux qui ne votent pas n’ont qu’à se taire!

On l’entend souvent dire de la part des électeurs-citoyens qui condamnent au silence les abstentionnistes, estimant que puisqu’ils ne prennent pas part au jeu démocratique, ils s’excluent eux-mêmes du jeu et deviendraient des sous-citoyens, des plébéiens sans droits de l’époque romaine.

Ne pas voter en Belgique équivaut à une amende forfaitaire et revient à s’absoudre d’un déficit de citoyenneté comme si l’on venait de griller un feu rouge. Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 40 à 80 €, et jusqu’à 200 € en cas de récidive.

L’histoire serait trop simple à être résumée ainsi.

« Notre pays est de moins en moins un peuple, de moins en moins une nation, de plus en plus une foule d’individus plongés dans l’anomie. » (Robert Redecker, philosophe)

Comment faire corps avec une société dont on ignore tout? son histoire? ses enjeux? ses règles de vie en commun? Je m’interroge quand j’entends les réponses affligeantes de la vox populi qui ne vote pas estimant ne pas être suffisamment informée, voire pas intéressée, comme si l’offre politique ne correspondait pas aux standards de la consommation courante.

« Faire société », pour beaucoup, est devenu un grand marché d’individus.

Maxou à l’arrêt

C’est un problème désormais récurrent chez moi, on pourrait dire chronique. J’ai encore un problème respiratoire.

Le dernier en date de début mai a été soigné pour une rhinite allergique. Cette fois ci la récidive est bactérienne et ressemble à une sinusite. Donc depuis début juin, je mouche et remouche et je consomme des paquets de mouchoirs.

J’attends avant de consulter ne voulant pas encombrer un généraliste fort peu disponible.

En attendant, je ne roule pas et je ne cours pas car je me sens fatigué.

Je fais donc « de la figuration »

de la figuration depuis début juin

Bloc-notes législatif

candidate Sandrine Mayer






J’ai trainé dans la rue ce soir avec mon vélo. Devant les panneaux de propagande électorale, sept sont occupés (sur treize). Pas facile de s’y retrouver pour les prochaines législatives.

Le monsieur en djellaba s’est arrêté et m’a dit « maintenant il faut cuire le pain… »

Dans le passé, il était convenu de se présenter au nom d’un parti. Ainsi on savait où se situait le candidat, à gauche, au centre, à droite,…

A présent plus rien à quoi se raccrocher pour connaître la tendance. Sauf avec Macron à coté de la bobine de Sandrine Mayer. Avec lui sur l’affiche, je suis sûr de ne pas voter pour elle.

candidat sortant Schellenberger (LR) et candidat Baschung (Unser Land)

A noter qu’ici on préfère évoquer l’Alsace plutôt que le Grand Est tellement c’est repoussoir. Schellenberger a une bonne bouille mais son parti est devenu tellement lilliputien qu’il n’ose même pas l’afficher (LR)

Candidat Bitterlin parti de Martine Wonner antivax notoire
Candidate Lapouble-Barthou (Le Peuple de France), candidat L’écologie au centre (?), Candidate Sylvie Christophe (partis Debout la France, les Patriotes, Frexit)

Martine Lapouble a choisi de s’afficher avec un certain capitaine Alexandre Juving-Brunet. Son nom ne me dit rien. J’ai cherché sur la toile et j’ai trouvé ceci sur le site Agora-Vox

Qui est Alexandre Juving-Brunet, cet ancien capitaine de gendarmerie et membre du renseignement militaire, entrepreneur depuis 8 ans, qui a émergé médiatiquement depuis mai 2021 sur Cnews ? Pourquoi veut-il mettre en place des comités de salut public un peu partout en France ? Pourquoi ne critique-t-il jamais le Parti Communiste Chinois ?

C’est pas très vendeur comme profil.

A trois semaines des élections, la moitié des panneaux vides ne laisse rien augurer de bon pour la participation citoyenne.

Pour ma part j’attends que la candidate Nupes, obscure habitante de Thann, se révèle et nous fasse part de son programme. Si elle en a un.

Parlons foot

Le foot et Darmanin. La préparation des JO est en marche

Si je me suis mis à la course pied, c’est pour sa proximité avec le vélo. Je trouve cette activité sportive bienveillante en ce qu’elle tolère à la fois l’amateurisme et les compétiteurs, le collectif et l’individualisme. Dans mon cas il ne me viendrait pas à l’idée de (con)courir avec d’autres par crainte d’y risquer un accident cardiaque. Je reste zen et je n’envisagerai de courir avec d’autres que lorsque je serai assuré d’être en bonne compagnie.

Mais il y a l’autre jeu de pied, le foot-ball, que je ne mésestime pas et qui donne de plus en plus l’image d’un jeu de vilains.

Les derniers débordements policiers parisiens lors de la finale de la Ligue des champions en témoignent.

Je suis dubitatif car je ne connais rien de ce sport, ou si peu, si ce n’est l’engouement des jeunes autour de moi qui s’activent dans les clubs grâce à de nombreux bénévoles.

Mais à un haut niveau, le foot relève d’enjeux qui interrogent lorsqu’on considère

  • les sommes en jeu brassées par les investisseurs, les Etats, les intermédiaires et les joueurs
  • les exacerbations populaires de divers courants violents, racistes, xénophobes qui s’y développent

Robert Redecker, philosophe, s’en inquiète…

« Notre pays est de moins en moins un peuple, de moins en moins une nation, de plus en plus une foule d’individus plongés dans l’anomie. »

« La France s’est abonnée à la violence […] les pouvoirs publics l’acceptant comme si elle était rituelle »

Quant à notre ministre Darmanin, il peine à convaincre sur les explications qu’il donne pour justifier sa façon de maintenir l’ordre. Comme pour les Gilets jaunes.

La route du Haag sera t-elle rénovée?

la route forestière du Haag permet de rejoindre la route des Crêtes au pied du Grand Ballon de Guebwiller

La rénovation de la route forestière du Haag qui relie Geishouse à la ferme-auberge du Haag est à nouveau à l’ordre du jour.

Il y est question de travaux de rénovation.

En Alsace les routes comme celles du Haag ne relèvent pas du bien commun, on préfère ne pas les entretenir de crainte qu’elles suscitent un appel d’air aux automobiles et aux motos. Les riverains se chargent d’ailleurs de le faire savoir encore aujourd’hui dans la presse locale (DNA 28/05).

la montée à vélo depuis Moosch est gratinée…et encore pire depuis Saint-Amarin!

A vélo, j’y monte de temps en temps mais plutôt à VTT tant le revêtement est détérioré.

la détérioration de la route en septembre 2019

Mais voila qu’une nouvelle donne apparait: le Tour de France cycliste.

« La route du Haag sera transformée en voie verte et en col hors catégorie » titre les DNA dans son édition du 24 mai.

Montant de la réfection de la route, aujourd’hui royaume des nids de mégapoules  : 400 000 €, avec un taux de subvention maximal de 80 % qui pourrait bien être atteint dès cet été. « Le commissariat de massif, via Avenir Montagne Investissement, a donné un accord pour 50 %, nous sommes en attente des réponses de la Région Grand Est et de la Collectivité Européenne d’Alsace », détaille Cyrille Ast (Président de la ComCom St Amarin). « Le projet est de transformer la route du Haag en voie verte.Elle sera interdite à tous les véhicules motorisés, et accessible uniquement aux vélos et vélos à assistance électrique ».(DNA 24/05/2022)

Qu’est-ce qu’une Voie Verte? Les voies vertes sont définies par l’article R110-2 du Code de la route comme étant des routes exclusivement réservées à la circulation des véhicules non motorisés, des piétons ainsi que des cavaliers. Cela signifie que les conducteurs de véhicules motorisés, qu’il s’agisse d’une automobile ou de toute autre catégorie de véhicule, ont l’interdiction formelle de circuler sur une voie verte. Néanmoins, des exceptions peuvent être mises en place par l’autorité détentrice du pouvoir de police. En effet, c’est cette autorité qui détermine les règles de circulation en vigueur dans un espace de circulation, et qui peut par exemple choisir d’exclure certains usagers de ce type de voies.

la route du Haag aboutit à la ferme-auberge

Notons au passage que ce n’est pas la première fois que la région trouve des crédits pour rénover ses routes secondaires soit avec le Tour de France soit avec le Rallye de France automobile. On se souvient que la route du col Amic depuis Soultz est appelée désormais la route Loeb par les cyclistes après avoir été restaurée en une semaine (!) avant la venue du Rallye de France. On n’avait pas d’argent pour les cyclistes. Pour Sébastien Loeb, si! (40 camions de bitume en 2010)

Idem pour la route Joffre de Bitschwiller-sur-Thur à Masevaux, réfection complète pour le passage du Tour de France.

TDF 2019 Bitschwiller-sur-Thur

Mais voila qu’un grain de sable apparait dans la presse de ce matin: quatre habitants de Geishouse (Alain Virlot, Gilbert Herrgott, Jean-Claude Steiger et Rémy Kern, anciens élus municipaux) n’entendent pas laisser leur route devenir une voie verte après le passage du Tour.

« Nous voulons pouvoir accéder en voiture à la ferme du Haag, propriété de la commune, sans avoir à faire 40 km »

Est-ce le vœu de tous les riverains de Geishouse? on ne le sait pas.

Dès qu’on parle de Voie Verte, les oppositions se dressent car elles sont perçues comme une confiscation de la voirie aux seuls profits des engins non motorisés.

Pourtant en Alsace, on sait baptiser « Voie Verte » des voies autorisées aux véhicules comme la VV331 le long de la Thur.

Admettons que les riverains opposés à la transformation en Voie Verte gagnent: – deux cas se présenteront alors:

  • soit les travaux n’auront pas lieu et donc on en restera là avec une route à trous
  • soit ils auront lieu et la route va devenir un boulevard pour les adeptes de course de côte le dimanche…et la quiétude des riverains de Geishouse sera terminée. Comme pour ceux de Bourbach-le-Haut sur la route Joffre. Je me demande qui a le plus à perdre de cette position des opposants à la Voie Verte?

Quelle est ma façon de voir?

Il faut faire des travaux d’amélioration sans qu’ils soient pour autant luxueux et constituer une Voie Verte avec des accès sécurisés constitués de chicanes amovibles permettant aux riverains (éleveurs, forestiers et ferme-auberge) d’accéder ainsi qu’aux services d’urgence.

Les randonneurs à pied ne sont pas lésés: ils garent leurs voitures près du cimetière à la sortie de Geishouse.

Mai 2022

La Bresse depuis la rue du Hohneck

Je n’attends même pas fin mai pour dresser mes états de service du mois tellement c’est futile. Presque insultant pour celui qui n’en a pas les moyens.

  • quatre sorties à pied
  • trois en route
  • huit à VTT
Je ne compte plus ce tour de VTT à deux pas de chez moi

Il faut bien se raccrocher à quelque chose pour se rassurer que, non, je ne régresse pas, je maintiens une routine suffisante pour ne pas sombrer dans un conformisme, une apathie qui confine à une fin de soi-même.

Le statut de retraité, c’en est un, a ceci d’angoissant, c’est qu’il précède une autre fin, une fin définitive. Après la fin professionnelle, vient une fin sociale, marginale, sociétale. Ne pas accepter cette mort sociale pour moi est essentiel dès lors qu’on ne cesse de nous faire ressentir notre charge. Souvenons-nous du Covid, les retraités ont été enfermés dans le rond d’un kilomètre, une prison sans barreaux, mais une cage tout de même. Payé à ne rien faire, c’est insupportable pour ceux qui n’ont rien…et la perspective d’allonger l’âge de départ à la retraite des plus jeunes stigmatise encore plus ceux qui y sont déjà. Dans tous les rayons utilitaristes, les portes sont étroites et l’associatif ne recrute plus autant depuis que le marché s’en occupe. Ne vas pas au Super U le samedi, tu fais chier le monde, ni à la déchet’, ni au Karcher. Les mecs te doublent rageurs: « encore un emmerdeur de retraité! »

A pied, 26km

A vélo, 154km

A VTT, 207km

Bloc-notes

Léon Tolstoï (1887)

Je me lève et j’écris

4 heures 26. Voila déjà plus d’une heure que je me retourne dans mon lit. Je n’y tiens plus. Ma tête va exploser sous l’amoncellement d’informations qui m’assaillent. Mon sac est-il complet? je le révise…il y manque des bricoles, celles qui feront de mon quotidien des journées habituelles. Alors je le complète.

Pour aller où?

Je ne sais pas. Je suis un penseur de la nuit. Au-dehors tout est noir. Ces enfoirés d’élus coupent l’éclairage public, celui qui me dessine des ombres et des lumières pendant mes insomnies.

Alors comme ça on monte?

Les Français se précipitent vers les quarantièmes rugissants de leurs bagnoles. Pour aller où? vers les demeures et châteaux, les mobil-homes à cheminée intégrée, les campings de la plage. Pourvu qu’ils montent, les Français, le jour de l’Ascension! La grande dépression covidesque est derrière, il faut rattraper le temps perdu à tourner en rond. Alors on se casse n’importe où.

Se casser, on saura le faire aussi le jour où les Poutine en puissance vont nous montrer comment ils comptent redevenir des tsars autocrates à la tête des nouveaux empires. L’Ukraine en fait les frais, pour commencer. A force de bombardements, son image se brouille. On n’est plus très sûrs en Occident qu’il faut qu’elle gagne face à Poutine, l’Ukraine. Vendre des armes, oui. Mais se priver de gaz, non. Ce qui me fascine c’est l’extrême détermination des dictateurs face de la mollesse des démocraties. Le dictateur est sûr de son bon droit, il n’est face qu’à lui-même et ne rend compte à personne. Les démocraties se prennent en permanence les pieds dans le tapis de valeurs approchées, confuses et contradictoires. Le moment venu, une grande débandade se produira chez nous, on peut s’y attendre. Toutes sortes de drapeaux sortiront des placards, comme ceux des épisodes sportifs nationaux que je vois à la télé. Dans les stades.

Dans les stades, qui y mettra t-on alors?

Boomers

François de Closets sort Boomers. Voila un type qui n’a cessé de cracher sur sa génération et qui vient encore nous donner des leçons. Forcément, ça le dérange de Closets de ne pas avoir pris quelques bombes sur la tronche depuis 80 ans.

Tchitchikof

Posséder des villages, des gens, c’était quelque chose de normal dans cette Russie là.

Je vais reprendre ma route avec Tchitchikof, tenter de savoir s’il trouve encore des Âmes Mortes (N.Gogol) à s’acheter en parcourant la Russie tsarine. J’ai hâte de retrouver des lectures plus frivoles. J’ai un gros Proust qui m’attend depuis des jours sur le coin du bureau. Mais j’aimerais aussi jeter un œil sur « la condition noire » de Ndiaye, le nouveau ministre qui déstabilise notre universalisme affiché et sur « guerre » de Céline qui vient d’être exhumé. Je sais, c’est très disparate tout ça. Je fais ce que je peux avec un faible bagage. J’allais oublier ma trousse de toilette. Pour me faire beau quand le jour viendra.

Forcément mon jour qui vient, après un sommeil raccourci, sera tout de même moins beau. Je vais l’amputer de mes projets ambitieux de boomer sur le déclin. Le tour de roue sera plus court. Il faudra réduire la voilure car les forces me manqueront.

5h37. Le jour se lève.

L’électrique imposé

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L’électrique et rien d’autre. C’est la seule solution qu’a trouvé le gouvernement pour sa transition écologique: nous vendre des bagnoles électriques à grands renforts de subventions tellement elles sont chères à produire.

Le nouveau gouvernement veut croire à sa planification écologique. Le problème, c’est que les acteurs nommés par Macron,  la première ministre Élisabeth Borne, Amélie de Montchalin et la ministre en charge de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher ont en commun d’être des purs produits de la technocratie industrielle et financière…et qu’en outre aucun ministre des transports n’est nommé!

Comme mes lecteurs le constatent, j’évite plus souvent les sujets « hors vélos » et je n’ai pas commenté ce que je pense de l’exécutif en place puisqu’on sait que, comme le précédent, il va louvoyer à droite et à gauche en tentant de garder son cap mondialiste et néolibéral.

Passons sur les sujets majeurs que sont l’artificialisation des sols, l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture, la rénovation thermique des bâtiments anciens à la traîne (17 % des gaz à effet de serre), et contentons-nous d’observer les problématiques de transport (31 % dans les émissions de gaz à effet de serre): la pollution des villes continue de croître et les encouragements à changer de mode de déplacement conduisent tous à un matraquage publicitaire en faveur de la voiture électrique dès lors qu’on n’habite pas de grandes agglomérations offrant des alternatives.

Regardez la TV aux heures de grande écoute: c’est la voiture électrique qu’on cherche par tous les moyens à nous vendre. A un tel point d’insistance qu’on finit par croire que sans bagnole électrique, nous sommes tous condamnés à faire du sur-place.

Evidemment, ce qui se trame dans notre dos est de toute autre nature, c’est tout simplement la paupérisation du monde rural à qui l’on va interdire le droit de se déplacer faute de moyens.

Alors moi, j’en ai pris mon parti, je vais défendre la voiture traditionnelle, à l’essence, au gasoil et au gaz, car qui va pouvoir demain se payer une voiture électrique une fois qu’on ne pourra plus se payer d’énergie fossile du fait de l’explosion des prix des carburants.

la fin de vie de la bagnole thermique est atteint

Croyez-moi, l’avènement de la voiture électrique est une supercherie du marketing pour renouveler son marché de bagnoles qui ne se vendent plus.

On oublie de le dire, une voiture électrique n’a rien d’écologique: elle pollue tout autant, on n’a fait que déplacer la pollution vers les centrales électriques. Je ne parle pas des batteries et des terres rares qu’on va extraire de la planète, des coûts de fabrication et de démantèlement.

Comprendre le pouvoir russe

Gregori Medvedev, grand physicien et témoin, raconte tout de A à Z

Ô bien sûr je ne suis pas physicien et donc peu à même de tout comprendre des mécanismes qui ont conduit à l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Pourtant l’ouvrage de Grigori Medvedev  » La vérité sur Tchernobyl » (Albin Michel) fait référence en la matière.

Pourquoi se pencher sur cet ouvrage?

J’avais en partie oublié la relation du drame, minute par minute, heure par heure, et les invraisemblables erreurs de conduite des opérateurs obnubilés jusqu’à la mort par la nécessité du secret, du mensonge, de l’incroyable et de l’indicible auprès des autorités et des populations, à savoir que le cœur du réacteur nucléaire N°1 de Tchernobyl avait explosé dans la nuit à la suite d’un essai préventif mal conduit.

Par la suite, tous les opérateurs, les pompiers, mourront du « bronzage nucléaire » dans d’atroces souffrances et les autorités évacueront Pripyat, la localité voisine, avec beaucoup de retard…pour la France, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) nous montre comment le nuage radioactif s’est répandu en Europe dans cette animation.

Les centrales russes sont de type RMBK, un réacteur refroidi à l’eau légère, basé sur les modèles existants de réacteurs militaires au plutonium modérés par du graphite

L’Ukraine est alors partie prenante de l’URSS et c’est Moscou qui commande…et qui est responsable de la nomination à tous les niveaux de gens incompétents qui n’ont pas la qualité suffisante pour conduire de tels équipements nucléaires.

Relire cet ouvrage peut aider à comprendre comment le pouvoir politique russe se comporte encore aujourd’hui à l’égard de son voisin ukrainien.

à lire aussi:

La mobilité douce à l’épreuve

Débarrassée de la voiture, la mobilité douce en ville prend tout doucement sa place dans les hyper-centres

Mobilités montpelliéraines. Montpellier est-elle encore la surdouée ?

Je n’ai pas l’expérience du vélo en grande agglomération (500.000 habitants). Je peux donc faire un rapport d’étonnement sans arrière-pensée. On s’en doute, je suis conquis. Pourquoi? Parce que l’image ringarde du vélo en province est rayée d’un trait. Dans « l’autre France », le vélo a pris sa place, mais ne soyons pas jaloux, la trottinette électrique emporte la palme, c’est un nouveau phénomène de société. L’engin est simple à mettre en œuvre, facile d’usage, moins impliquant qu’un vélo pour se faufiler en zone dense, faible apprentissage, facile à emporter avec soi en mode piéton jusqu’à l’intérieur de sa destination. L’autre phénomène, c’est celui de l’incursion du vélo cargo dans le cœur de ville : vélo taxi, vélo excursion, vélo course et livraison. Place aux images.


Une percée indéniable du vélo cargo et de la trottinette électrique. Une moindre présence du vélo en libre-service. Ce constat n’a rien de statistique. Manifestement une grande agglomération est capable de réaliser une synthèse post-automobile à l’aide des mobilités douces. J’ai un faible pour le couple trottinettes/piétons en zone urbaine dense.

Difficile à croire

usine Tronox Thann

J’ai trouvé sur le marché des peintures qui purifient l’intérieur des maisons en absorbant les polluants. Mais à l’extérieur, je m’interroge…

Cette peinture absorbe t-elle les polluants du trafic routier qui passe au pied de l’usine, les oxydes divers, les micro-particules et autres joyeusetés? ou bien s’agit-il uniquement de verdir l’image de l’usine Seveso elle-même?

Avril 2022

Chateau Honcourt Hugshoffen (Val de Villé)

Vivement mai, pourrais-je dire, car avril n’a pas été brillant.

Trois modestes sorties jogging, 5 de VTT et 5 route. Cependant j’ai renoué avec l’Allemagne que j’aime tant pour ses pistes, ses petites routes verdoyantes et les beaux paysages viticoles.

Riquewihr à vélo, l’idéal
des itinéraires outre-Rhin qui font du bien

Je ne peux quand même pas passer sous silence trois journées décentralisées à VTT dans le Val de Villé.

Finalement, faire un come-back mensuel permet de réviser son jugement tant il est vrai que ces dix derniers jours je suis plutôt en mode dégradé avec une rhinite qui traîne en longueur.

Ce soir c’était donc un galop d’essai avec un footing de 2.5km qui me brûle la trachée…donc je dois encore lever le pied, si je puis dire.

jogging trois modestes sorties
VTT 5 sorties
Route 5 sorties

Je pars en Russie

Je me marre en douce pour ne pas réveiller l’ire de Poutine (qui s’écrit Putin en anglo-saxon).

Je lis actuellement « Les âmes mortes » de Nicolas Gogol paru en 1842. (Николай Васильевич Гоголь en Russe, Микола Васильович Гоголь en Ukrainien).

Mort en 1852 à l’âge de 42 ans, Gogol va vous faire découvrir la vie en Russie d’il y a deux siècles et en même temps comprendre une partie des traditions qui aujourd’hui encore façonnent un ensemble de hiérarchies et de comportements de la culture russe.

Un vocabulaire qui en français donne le vertige par son immense richesse comparé à notre langage moderne.

Quand Tchitchikof, le héros, parcourt la campagne à bord de sa britchka avec son cocher Séliphane pour racheter les morts au seigneur du lieu, vous allez rire des situations cocasses mais aussi tragiques auxquelles il se confronte .

Aventures amusantes d’un petit escroc, satire de la médiocrité humaine, ce roman est aussi une critique impitoyable (et involontaire) de la Russie tsariste.

Toute allusion avec le présent pourrait se vérifier.

Bloc-notes

Donc ce sera Macron, cinq ans de plus.

C’est le Président de tous les Français a t-on pour principe de dire. J’ajouterai de tous les Français et de personne. Notamment de ceux (16 millions) qui comme moi ne se sont pas reconnus dans le catalogue des deux postulants.

Peut-on parler de programme?

Non!

Pour qu’il y ait programme, il faut incarner une idée de la France et assigner un destin. Or ni l’un, ni l’autre n’ont cette posture. Il faut donc accepter ce fouillis , un fatras? de promesses électoralistes de bas niveau attrape et étouffe-tout et aussi continuer à voir s’étioler le Pays, ses valeurs républicaines, les fractures s’étendre entre ceux d’en haut et ceux d’en bas, ceux des métropoles et ceux des déserts ruraux, ceux du tout et ceux du rien.

A force de pousser les feux du mécontentement, la réaction populiste grignote peu à peu toutes les provinces espérant que la prochaine sera la bonne.

Le nouveau Président ne conteste pas la dislocation du Pays. Parler de rassemblement n’est plus à l’ordre du jour vu l’état de l’opinion qui en certains endroits est chauffée à blanc. Le pouvoir va devoir louvoyer « au pif » s’il veut éviter les écueils d’une démocratie branlante qui peine à éclaircir nos lendemains.

Bon vent! monsieur Macron

Amazon-AliExpress à Thann

On avait déjà Amazon Hub Locker (l’Américain) chez Match (Auchan/Mulliez). On a à présent AliExpress (le Chinois) tout à coté.

Le commerce en ligne a plus d’un tour dans son sac. En s’installant à proximité d’enseignes connues, les deux fournisseurs bénéficient d’une galerie marchande bien placée où l’on peut retirer ses commandes à toute heure du jour ou de la nuit à condition d’accepter de faire soi-même « le dernier kilomètre ». Ce qui avec un vélo est très facile.

Voila encore de quoi agacer le petit commerce local.

Personnellement, j’ai davantage confiance en Amazon qu’en AliExpress où des arnaques sont parfois signalées.

Reste pour les petits commerces à devenir dépositaire des livreurs de colis comme Mondial Relais, DPD, Chronopost, DHL,…la liste est longue.

Bloc-notes

J’inaugure ce papier que j’intitule bloc-notes.

Un truc de causeux du vélo. De baveux diront d’autres.

Deliveroo, la centrale de livraison à vélo, va être fixée sur son sort judiciaire aujourd’hui. On lui reproche une forme de salariat déguisé pour ses livreurs. De son coté le centrale parle de travailleurs indépendants à vélo. Je ne suis pas dupe, Deliveroo imposait de telles contraintes à ses collaborateurs qu’on était en face de travail low-cost permettant de déroger aux charges sociales, notamment de retraite

citation des DNA 19/04

Ne nous voilons cependant pas la face, les travailleurs déguisés en autoentrepreneurs sont devenus légion pas seulement dans la livraison à vélo mais aussi dans de nombreux domaines comme les travaux publics.

Un marché de dupes

Avec mon vélo, je me suis entendu, nous n’irons pas voter. Oui je sais c’est facile de se défausser sur son vélo diront ceux qui croient encore à l’utilité d’un vote « plié » d’avance et dont l’orchestration a été écrite par toute la classe politique, gauche comprise.

Lui, c’est moi et moi c’est lui. Si mon vélo le dit, c’est qu’il a raison.

Heureusement, vu mon âge, je n’aurai plus à subir encore longtemps le sabir des politicards qui ne cessent de nous trahir depuis 1981: le tournant de la rigueur, le référendum de Maastricht, le traité de Lisbonne,…vous connaissez la suite.

Mais observons cependant les choses du moment

Si Le Pen, la fille, n’est rien d’autre qu’une imbécile incapable d’ânonner par cœur son bréviaire droitier en exploitante médiocre d’une affaire familiale, Macron n’est pas mieux: c’est un pur produit de la technocratie néo-libérale qui se contrefout de nous et qui ne se prive pas pour le dire et le répéter.

  • traversez la rue et vous trouverez du boulot
  • les ouvrières de Gad illettrées
  • emmerder les non-vaccinés

Il n’y a à rien à attendre demain de Macron qu’un autre extrémisme tout aussi dangereux que celui de Le Pen.

Le Canard Enchaîné

Une entreprise de démolition des acquis sociaux, des services publics, de l’hôpital, de l’école publique. Macron se comporte comme un gobe-tout des idées de ses opposants pour les recracher ensuite vidées de leur substance.

Oui, Macron incarne une politique de classe bourgeoise au détriment des libertés publiques et de la démocratie. C’est un homme dangereux qui n’hésite pas à envoyer sa police couper des mains et éborgner des manifestants au mépris des libertés publiques et syndicales et des oppositions.

Je ne peux pas voter Macron. Mon vélo non plus, lui qui a connu tant de promesses non tenues et de double langage qui chaque fois le pénalise sur la route au profit des bagnoles.

Pour se souvenir

J’ai ressorti ce bouquin de 1996. Je ne le relis que par bribes tellement c’est dur.

Svetlana Alexievitch a fait un travail de journaliste dix ans après 1986, date de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

C’est le récit de gens ordinaires qui ont vécu le drame après la catastrophe puis qui en sont morts pour la plupart. Les habitants qu’on chasse, les soldats sans protections envoyés retourner la terre, détruire les habitations, tuer les animaux, les insectes, les femmes accouchant d’enfants malformés, …

On appelait « les liquidateurs » ceux qui étaient chargés justement de couvrir de terre toute la zone contaminée autour de la centrale et de faire disparaître tous les villages environnants et d’autres « les dosimétristes », ceux qui mesuraient la radioactivité partout et qui en dressaient des états jamais publiés.

L’URSS d’alors (jusqu’en 1996) n’a rien appris depuis. Si l’on veut comprendre la bêtise de cette guerre que Poutine fait à l’Ukraine aujourd’hui, il suffit de relire comment on se comportait déjà au lendemain de Tchernobyl. Le modèle soviétique est toujours là. Secrets, non-dits, mensonges, mépris des droits humains, …la preuve: Poutine en 2022 a laissé ses soldats bivouaquer pendant des semaines dans les bois autour de la centrale et y creuser des tranchées. Puis tout ce petit monde irradié est rentré chez lui en Russie.

Une population rurale complètement ignorante des dangers de la radioactivité

L’historique de ses cols

Au retour d’un voyage de grimpées de cols, se coltiner les cols à l’ordi!

Depuis 2021, il est possible de saisir en ligne ses cols gravis à vélo sur le site du Club des Cent Cols

C’est à dire les enregistrer dans son portefeuille de cols gravis pour s’en souvenir à la fin de la saison lorsque l’heure du bilan annuel viendra.

Le Club est conscient que cette innovation déstabilise un certain nombre d’entre nous: « L’année 2021 a été une « première » pour laquelle il a été possible de déclarer en ligne les cols faits.
Cette nouveauté a déjà été largement utilisée, mais elle a évidemment aussi suscité bien des questions. » (ICC03/2022)

septembre 2009. Nous n’avions qu’un cheval face au gang des 4CV

Une vidéo est disponible pour mieux comprendre…par Patrick Schleppi, responsable informatique du club (durée 25 minutes)

La base de données de cols du club concerne 80 pays, 60 tables de base de données.

Je me prête à ce nouvel exercice numérique et en saisie directe.

Base requise: maîtriser un tableur Excel (Tableur niveau 1) comme auparavant, puis ensuite passer à l’étape « déclaration officielle des cols (liste annuelle) » en ligne.

Le concepteur du truc est un virtuose que je respecte, mais il vit dans une bulle numérique à mille lieues d’un type qui ne pratique pas l’ordi, l’internet et le tableur. L’année dernière en 2021, j’ai appelé au secours car il existait des doutes pour moi dans le processus. Cette année j’ai pris de nouvelles dispositions en essayant de comprendre. Comme j’ai pour principe de travailler en mode « zéro papier », je me suis donc évertué à saisir au fil de l’eau mes cols de l’année.

La saisie de mes cols d’avril 2022 sur l’outil ccWay des Cent Cols

Pas d’affolement: on peut toujours rédiger sa liste sur le coin de la table avec un papier et un crayon comme on rédige sa lettre au Père Noël et l’envoyer à son délégué territorial, notre cher Arsène .

Mes cols à vélo jusqu’à mars 2021

Chasse aux cols en vue

Je prépare quelque sorties à VTT du coté de cols vosgiens bas-rhinois

Je l’ai déjà exprimé, faire une razzia de cols à VTT nécessite de la préparation.

Je m’y attelle actuellement. Il faut d’abord recenser les cols restant à visiter avec l’outil CCWay de mon Club des Cent Cols.

un col que je n’ai pas encore visité

Voici comment la requête est restituée sur ma carto BaseCamp de Garmin.

mes cols restants à grimper dans les Vosges (67 et 88)

Les cols sont figurent sur la carte dans un cadre de la forme FR-67-0453 (qui correspond au col du Banc du Forestier) situé l’ouest de Villé. A noter qu’Openrunner répertorie aussi les cols sur sa cartographie (route ou VTT)

Col du Banc du Forestier. Je vois que mes confrères m’ont déjà précédé (image Cent Cols)

Le travail sur écran consiste ensuite à tracer un parcours reliant plusieurs cols entre eux. Il faut tenir compte de la distance et du dénivelé et faire en sorte de tenir compte de sa capacité physique « à faire ». Il est évident qu’un compétiteur pourra avaler 50 à 60km et 2 à 3000 de dénivelée dans sa journée.

Pour ma part, je deviens décroissant et je me limite à 30 à 40km et 1000 mètres sans trop m’embarrasser du type de revêtement. J’ai des amis qui exploitent les images satellites pour savoir où ils vont mettre leurs roues. Moi non. Je descends du vélo, je pousse,…je porte.

tracer sur Openrunner permet de conserver et de partager ses projets

Si mon traçage apparaît trop difficile, je dois le reconsidérer

  • en diminuant le nombre de cols à grimper, ce qui revient parfois à abandonner son projet s’il manque d’homogénéité
  • en changeant le point de départ, en éliminant un aller-retour inutile
  • en fractionnant l’itinéraire en deux
Suivre une trace bien préparée sur son GPS, le secret d’un voyage réussi

In fine je ne me retrouve parfois qu’avec un seul col en aller-retour.

Donc un col pas très rentable si d’aventure il est éloigné et pas facile à grimper. Mais en contrepartie on peut avoir un beau paysage à l’aller comme au retour.

Ce travail est méticuleux, d’autant que je prends soin soin de passer par des points remarquables, des stèles, des ruines moyenâgeuses,…

Je télécharge mes parcours sur GPS, préalablement déposés sur Openrunner.

Et ensuite je peux partir en connaissance de cause. Si mon GPS venait à tomber en panne, je pourrais me secourir avec mon Iphone et Openrunner en faisant des points de relèvement périodiques.

Comment se servir d’un GPS? (suivre le lien)

Je vais donc ces prochains jours parcourir avec bonheur quelques cols vosgiens

  • Rotenberg
  • Petit Haut
  • Altenberg
  • Banc du Forestier
  • Roffling
  • Gruckert
  • Crax
  • Seelacker

J’avance lentement pour ne rentrer le soir épuisé.

Mes traçages prévisionnels Openrunner qu’on peut retrouver sous ces numéros

Ne pas se perdre à VTT (suivre ce lien)

marquer un point de situation peut vous permettre de noter un point remarquable et de le communiquer si nécessaire (le drapeau bleu ici porte le numéro 28 et vous pouvez y ajouter une note)

Lorsqu’on part seul, ce qui est souvent mon cas, déposer ses parcours en un lieu connu comme Openrunner. Si par malheur il vous arrive un incident, on pourra facilement vous retrouver.

Par exemple: Vous faites une chute à l’arrêt dans un dévers de sentier suite à une faute de décalage pied et vous disparaissez dans l’abîme. Ni vu, ni connu. On retrouve parfois des vététistes plusieurs jours après leur disparition. Comme ici

Tout un programme!

Mélenchon et Jadot en tête

C’est Mélenchon et Jadot qui sont en tête des présidentiables pour le vélo.

Suivis de peu par Roussel et Hidalgo.

C’est le classement de la FUB tel qu’il ressort des réponses des équipes de campagne sur 10 mesures pro-vélo. Du coté de Macron et Pécresse, peu d’enthousiasme, ils sont les plus rétrogrades. Pire, cinq candidats n’ont pas même répondu!

De nombreuses réponses laissent en effet apparaître un profond manque de réflexion sur la question des mobilités, ce que confirme le fait que seuls 4 candidats et candidates sur 12 intègrent explicitement le vélo dans leur programme. Nous notons aussi des reculs sur des priorités majeures largement plébiscitées par les Français (source FUB)

Comme on le sait, les promesses des candidats n’engagent que ceux qui y croient…et ils sont tous aussi pro-bagnoles, preuve que les déclarations de bonnes intentions en faveur du vélo sont à relativiser.

Lire l’enquête sur le site de la FUB

McKinsey a t-il interdit le vélo?

On aimerait connaître l’instigateur de ce logo paru lors de l’épidémie de coronavirus. McKinsey était-il derrière?

On apprend par la presse que le gouvernement a largement utilisé les services de McKinsey, ce cabinet de conseils américain pour l’aider à décider sa politique dans de nombreux domaines.

Alors on peut se demander si les mesures administratives prises par l’Etat pour interdire aux citoyens de se déplacer pendant l’épidémie de Covid n’a pas été inspirée par les consultants de McKinsey.

Souvenons-nous! Nous avons été pourchassé par la police au motif que nous utilisions nos vélos dans la campagne et traités comme de dangereux terroristes.

Au nom de la distanciation sociale, on a interdit aux gens d’aller et venir là où bon leur semblait.

un dangereux criminel arrêté dans la Hardt à VTT

Que des cabinets privés s’instillent dans les décisions prises au nom de l’Etat pose problème. Cela revient à privatiser l’Etat. On parle d’externalisation de l’Etat.

On peut lire par exemple ceci dans Médiapart (1 avril 2022) de la part d’Arnaud Bontemps, l’un des porte-parole du collectif Nos services publics « On a [donc] externalisé la production des cartes grises, les processus de fabrication des visas, on a des programmes entiers d’externalisation des achats dans les hôpitaux publics »

Un sacré poisson d’avril! (1 avril 20121)

Tourner en rond avec nos vélos comme des hamsters dans une cage. C’est la quatrième fois que le gouvernement de Paris nous joue un tour de cochon. Une fois c’était un mini-rond de un kilomètre de rayon, puis un autre de cent kilomètres, puis un de vingt. (vélomaxou)

12 avril 2020, défense de sortir au-delà d’un kilomètre

Une mise en scène?

J’ai relayé l’info du massacre de Boutcha en Ukraine en publiant cette photo d’un cycliste découvert mort.

Selon les autorités ukrainiennes ce sont les soldats russes qui ont commis ces crimes contre des civils en quittant Boutcha.

Mas il y a controverse à présent sur les réseaux sociaux et surtout de la part des Russes. Ce massacre de civils n’en serait pas un. Même avec les images, ça ressemble furieusement à une mise en scène déclare sur Franceinfo Régis de Castelnau, ancien avocat désormais éditorialiste…

Pourtant des images satellites attestent que les cadavres sont bien là le long de la route lorsque les Russes quittent la ville et un creusement de charniers est en cours en plusieurs endroits.

Moi je n’ai relayé que cette image terrible, celle d’un cycliste inerte tombé de son vélo, image diffusée par Dmytro Kuleba, membre du gouvernement ukrainien sur son compte Tweeter

Lorsqu’on reçoit une balle à vélo, tombe t-on comme cela? je ne sais pas. ça ressemble à une chute à l’arrêt ou lorsqu’on roule lentement, sans précipitation. Et donc, ce n’est pas la chute de quelqu’un qui fuit ou qui craint une menace.

Pourquoi ne voit-on pas de sang? je ne sais pas mais le corps peut-être là depuis plusieurs jours sans que personne n’ait osé le déplacer.

A t-on pu installer ce cadavre sur le vélo après son décès? je ne le crois pas.

C’est toujours désagréable qu’on instille le doute dans les esprits sur des faits qui semblent pourtant établis par la communauté internationale.

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