Canicule

Jean en 2015 grimpant allègrement le Molkenrain

Le 3 juillet 2015, nous parlions déjà de canicule. C’est dire si en 2026 ce phénomène n’est pas nouveau pour les cyclistes.

(voir ici les Vosges sous canicule)

Entretemps, nous avons pris de l’âge et, fatalement, nous sommes devenus plus économes de nos efforts.

Ne pas tenter le diable qui pourrait nous terrasser en grimpant les sommets vosgiens.

Ce matin, je me suis contenté d’un « tour de canicule » d’une vingtaine de kilomètres

A VTT autour de chez moi (voir ce lien). La route ne m’inspire plus avec cette chaleur.

Finalement la décroissance de moyens physiques accompagne les nouveaux épisodes de chaleur.

Mais, en même temps, il me semble que la presse fait état de mises en garde plus soutenues à l’égard des sportifs, jeunes ou vieux. Cette forme « de mise au pas » de notre quotidien n’est pas du goût de tout le monde.

Ici un maire interdit les vélos sportifs dans sa commune (les Monts d’Or),

là, on interdit la fête de la musique, chez cet autre, pas d’alcool festif dans la rue. Ne sommes-nous pas en train de redécouvrir une forme de caporalisme citoyen comme pour la COVID où l’on ne pouvait sortir ses vélos?

Il reste que les jeunes générations découvrent que, finalement, la planète est incapable de juguler le réchauffement climatique que d’aucuns continuent de contester avec le concours des gouvernements illibéraux comme celui de Trump.

Alors soit: un nouveau marché juteux va s’ouvrir en Europe, celui de la climatisation à outrance pour nous faire avaler la pilule « du trop chaud ».

La société ersatz

le vieux n’a plus la cote, il coute cher à entretenir.

Ils me font pitié les vieux. Surtout avec l’espérance de vie qui s’allonge. Fatalement ils vont se faire chier plus longtemps. (Blanche Gardin, humoriste)

Hier encore, je n’ai pas pu m’empêcher de constater combien notre société s’est affadie face à l’effort. C’est un peu comme si nous cherchions des ersatz à nos courages en berne. Je suis déstabilisé par ces nouveaux modes de déplacement.

A quand l’exosquelette?

Je grimpe un petit raidillon avec mon VTT non loin de chez moi quand un couple motorisé me dépasse. Quoi de plus naturel? la fée électricité est passée parmi nous et parmi ceux qui n’ont jamais imaginé faire du vélo autrement. Pour autant ne pas chercher à falsifier une vérité, l’âge avance et rien ne l’arrête. Pas même ces vélos transgressifs qu’on équipe discrètement de batteries pour faire comme si. Des gens qui trimballent des masses corporelles dans lesquelles le corps médical ferait des mises en garde. L’alibi de beaucoup parmi nous est de dire je prolonge mon activité grâce à un artifice faute de quoi l’âge ne me permettrait plus de poursuivre. J’imagine qu’un jour aussi les marcheurs disposeront d’exosquelettes, pourquoi pas!

L’exosquelette, c’est l’homme augmenté. On lui prête des forces, un équilibre perdu et run!

Et alors?

Alors il est conseillé de la fermer. Car les canons du sport, la sveltesse, l’hygiène sportive, le soin corporel ne sont plus que des valeurs lointaines.

Oui je campe à présent sur des valeurs éculées. Et pourtant! Pourtant je n’ai jamais appartenu à ce monde sportif de la compétition. Mes capacités sont limitées et je les entretiens du mieux que je peux. Mais je félicite les exploits de ceux qui font du sport « dans l’ombre » rien que pour eux-mêmes.

Des Voies Vertes pour squatters

L’autre jour alors que je peignais le long de la Voie Verte, surprise!, un trottinetteur s’arrête. Son engin est celui inscrit au rang des modèles prohibés, il en convient. La Voie Verte pour lui c’est une autoroute extra. Il en convient mais il avoue se faire peur parfois aux abords des usagers habituels que sont les marcheurs et les cyclistes.

Bref lorsque je lui indique qu’outre mes peintures, je suis aussi cycliste, spontanément il devine qu’on n’aime pas sa présence sur les Voies Vertes. J’aime sa sincérité. Il faudra donc compter, en plus des VAE, avec les trottinettes « turbocompressées ».

Dès lors nos concepts de déplacement en modes doux sont peu à peu battus en brèche puisque les espaces dédiés sont de plus en plus souvent « squattés » par ces nouveaux usagers qui n’ont absolument rien à voir avec notre idéal primitif: se déplacer sans pollution et améliorant la santé publique.

On pourra le regretter.

Accidentologie cycliste

Je parcours les réseaux sociaux. La période regorge de récits dramatiques de cyclistes renversés et tués par des voitures qui ne s’arrêtent même plus. Fuir pour éviter d’avoir à rendre des comptes, c’est devenu courant comme le refus d’optempérer.

Je l’avoue une fois encore, j’ai la trouille de la route. J’y vois la conjonction de deux phénomènes:

  • une moins grande assurance au pilotage du vélo sur route
  • une croissance de comportements routiers dangereux

Les réseaux sociaux nous rapportent une conflictualité soigneusement entretenue entre les automobilistes et les autres… La haine est féroce à un tel point qu’on a compris que le cycliste dérange et qu’il est temps de l’exclure. S’y ajoute l’état déplorable de certains axes routiers.

Alors je me réfugie sur le VTT et la cours e à pied.

Patatras

Moi qui croyais si bien dire, voila que ce matin je m’étale de tout mon long sur le trottoir.

En cause un client de la boulangerie qui débouche inopinément. Je me relève prestement comme un gamin alors que le monsieur vient me secourir.

Je fais celui qui n’a rien et qui dit « même pas mal ».

Mais la paume gauche a morflé. Et le genou aussi.

Sparadraps pour étancher le préjudice.

Une fierté mal placée

Je n’en dis rien à personne. Sauf à vous.

Le vélo, comme j’ai coutume de le dire, c’est mon dada. Alors hier encore, j’ai sorti mon routier, mon dada routier, et je me suis coltiné la route. Difficile en Alsace d’éviter les tronçons malsains car l’Alsace est plus peuplée que ne l’est la Haute-Marne, par exemple.

Alors je tends le dos.

C’est le cas de le dire lorsque j’entends derrière moi un poids lourd qui roule lentement, incapable de doubler le cycliste que je suis. Pourtant je frise les bordures blanches en espérant qu’une branche mal tombée ne me fera pas dévier.

Et quand le mastodonte déboite, j’observe le long convoi me dépasser (entre Burnhaupt et Bernviller). C’est long et parfois très lent. J’imagine le chauffeur l’œil dans son rétro qui doit lui aussi craindre que je passe sous les roues.

Certains camions prévenants passent au large, ils anticipent leur trajectoire profitant de leur vitesse et de la vue qu’ils ont au loin. Merci à ceux là.

Le chauffeur routier doit vitupérer au volant. Que vient foutre un vieux à vélo ici!

Donc hier encore, je suis rentré indemne.

Indemne de faire du vélo! Quel monde absurde! Vingt ans en arrière je ne voyais pas les choses comme ça avec mes copains de route. Peut-être que les conditions n’étaient-elles pas les mêmes?

Les quelques montagnes russes du Sundgau m’ont rappelé les sorties longues de jadis. J’avais calculé que les routes du Sundgau (le sud de l’Alsace) équivalait à mille mètres de dénivelé tous les cent kilomètres…

Au loin arrivant à Galfingue, j’ai aperçu quatre cyclos tous de jaune vêtus. A leur hauteur, j’ai vu qu’ils étaient du club de Staffelfelden. Tous munis de cycles électriques.

L’époque a bien changé.

Ce que je croise le plus fréquemment aujourd’hui pendant la semaine, ce sont des vélos électriques. Inimaginable vingt ans plus tôt!

Mentalement, je construis ma boucle routière. Pourvu qu’elle fasse cinquante kilomètres! C’est mon objectif du jour. Cette vanité là pourra paraître futile pour un si petit nombre de kilomètres à vélo…penseront les connaisseurs.

C’est pourtant ce paramètre que je m’assigne avant d’atteindre mon point de départ. Ce genre d’exercice devient de plus en plus fastidieux pour moi. Pour tout dire « sur la route je m’emmerde ». D’autant que juin cette année est moche et que j’ai mis les manchettes au maillot. Vent frais qui oblige au retour à ruser face à l’ouest en cherchant des lisières. Quitte à prendre des portions pourries, bosselées, rapiécées, gravillonnées…

Notre décadence routière, je la vis à chaque fois, signe d’une société qui décline. Car l’état routier est une preuve de notre dépérissement économique. Sans parler des friches industrielles qui enlaidissent nos campagnes d’Alsace. J’aimerais être contredit.

PIB/hab de l’Alsace:

PériodeÉvolutionCommentaire
2000–2007+5 % cumuléCroissance très faible
2008–2010Stagnation / baisseImpact de la crise mondiale
2010–2017Reprise lenteTransition industrielle
201731 700 €Dernier chiffre disponible sur la page
2017–2020Faible croissanceRégion en reconversion
tableau Copilot

Une fierté mal placée?

C’est lorsque j’aborde ma rue en zigzagant dans le quartier pour faire un compte rond imbécile sur le cadran du compteur que je savoure ma performance. Une performance capable d’interroger les spécialistes de la route habitués à tourner les manivelles pendant des heures à grand train. 50 km

Mourir vieux

Les sportifs âgés s’interrogent. Vaut-il mieux mourir malade et vieux ou vieux en bonne santé?

Cette question philosophique est complexe. Edgard Morin mort récemment à 104 ans se l’est-il posée? Il a eu le temps puisque à 75 ans comme moi, il était encore jeunot.

Notre société vieillissante se dote d’une arme massive pour accroitre notre confort du vieillissement. Des retraites qu’on ne cesse de pointer du doigt parce qu’elles coûtent de plus en plus chères et des soins ciblés toujours plus sophistiqués pour ralentir les maladies fatales et traiter celles devenues chroniques.

Le statut du vieux est de plus en plus montré du doigt; c’est lui qu’on accuse de tous nos maux. Ce sujet me taraude, vous l’avez compris. Pourtant dans ma carrière active, j’ai tout bien fait, cotisé tous mes trimestres, payé ma maison, élevé mes enfants en couple avec mon épouse…et j’ai même regretté un statut qui ne permettait pas de poursuivre quelques mois, quelques années…Oui j’ai profité de ce qu’on appelle « les trente glorieuses », un Etat entreprenant, des projets de développement, des valeurs politiques assumées, un monde bilatéral convenu avec une guerre froide où chacun restait à sa place.

Maintenant qu’un bazar international est installé sur la planète, maintenant qu’on nous a vendu un libéralisme mondialisé, bradé notre industrie de base, confondu le monde libre avec un mercato déréglementé, nos jeunes générations commencent à se plaindre que rien ne va plus.

Mourir en bonne santé, c’est quoi déjà comme mort?

Je pense à la mort violente; par exemple un virage manqué en descendant le Grand Ballon à fond la caisse, un feu rouge grillé, un chasseur qui me prend pour un sanglier dans la Hardt…

Mais une mort douce en bonne santé? est-ce que ça existe? Je redoute cette hypothèse. Oui, je sais, certains préfèrent éluder la question et, pourquoi pas, se réfugier dans une croyance céleste.

Moi pas!

Alors en attendant je continue d’exploiter cette voie active qui consiste à courir et à pédaler, comme d’autres qui marchent ou qui nagent. des activités qu’il convient de conjuguer avec son mental.

Ne nous mentons pas: l’action mécanique de nos exploits sportifs n’est pas gratuite car un jour ou l’autre, il faut payer le prix de nos articulations déglinguées, arthrosées et de nos fractures de fatigue.

De mon coté, je me surprends de plus en plus souvent à radoter et à soliloquer. Se parler à soi-même sur son vélo, c’est ce qui me fait le plus peur. J’en profite pour ressasser de vieilles rancœurs et m’insurger. Ce qui fait aboyer les chiens à l’entrée des villages et détourner la tête des vaches dans les prairies.

Les chevaux sont plus compréhensifs, ils ne tendent que les oreilles.

Alors je me dis, la décrépitude mentale me guette t-elle? Ce sont peut-être des signes avant-coureurs.

L’ordre et le désordre sont-ils des prémisses d’une crainte de perdre une forme d’autonomie dans son quotidien?

Héritée de ma période professionnelle, du suivi managérial des mes affaires par objectifs, j’ai tout converti chez moi en résultats. C’est un enfer dont je peine à m’extraire. Pire, l’absence de rationalité me déstabilise, j’ai besoin de repères quotidiens. J’écris ce qui me semblera plus tard utile dans un mois, un an et je récapitule mentalement le bon usage de mon emploi du temps journalier.

Un boulot de dingue!

Pendant ce temps là, je ne pense plus à disparaître.

Mais j’ai encore des axes de progrès.

Ma culture livresque au demeurant modeste, car je lis lentement jusqu’à mon sommeil, me cantonne dans des évocations historiques, les romans de nos auteurs contemporains comme Camus actuellement. Comment vivre à Oran au temps de l’empire colonial?

Juin s’annonce médiocre après l’épisode caniculaire de mai. Je vais tout de même sauter dans mes baskets après ces digressions éloignées.

Maxou, t’es pas drôle à la fin!

Le sport à 75 ans est-il mal vu?

Résister à l’âge, un challenge personnel

C’est un sujet délicat. Faire du sport à 75 ans et plus est plutôt mal vu par une forme de bien-pensance conformiste héritée du temps jadis.

Toute question générationnelle est devenue aujourd’hui sujette à caution. La société aime bien nous ranger dans des cases, les jeunes, les actifs, les retraités.

Depuis qu’on stigmatise les uns et les autres, on ne sait plus très bien comment se comporter, d’autant que plus on vit longtemps plus on coûte cher à la collectivité avec le renchérissement du coût des retraites.

Il suffit de parcourir les gazettes pour comprendre qu’à partir d’un certain âge, il est de bon ton de se mettre en marge de certaines activités.

Avant même le sport, la société et les pouvoirs publics montrent facilement du doigt ceux qui conduisent encore leur voiture…et les journaux ne se privent pas de décrire tel ou tel dans les chroniques par le septuagénaire ou l’octogénaire dès lors qu’ils sont impliqués dans un accideent de la route.

Alors pour le sport…c’est pire

On a parmi nous, « les personnes âgées », des vedettes. Des champions du Tourmalet à vélo ou des marathoniens endurcis qui donnent parfois de mauvais exemples.

Tiens, si je faisais du vélo!…

Ne nous emballons pas trop vite, comme toutes les disciplines sportives, il faut pratiquer avec mesure et sécurité. Savoir que notre corps ne réagit plus comme à vingt ans. J’ai cinquante ans de vélo derrière moi et je n’ai jamais fait de compétition. Ce n’est donc pas à 75 ans que je vais m’y mettre.

Au contraire, j’ai acquis une certaine modestie face à mes pratiques; comme savoir que lors d’une canicule, il est préférable de s’abstenir de grimper des cols vosgiens ou alpins et connaître son état cardio-vasculaire.

Quelle ne fût pas ma (mauvaise) surprise d’apprendre récemment que mon score calcique était de 650, ce qui équivaut à une bonne dose de cholestérol accrochée à mes artères coronaires.

En dépit de sa pratique sportive régulière, on tombe parfois de haut.

Donc avant de continuer le sport, vérifions qu’on est toujours apte. Pour ma part, il s’agit de continuer mon activité tout en ajoutant un régime « méditerranéen » et les tant décriées statines qui fixent le cholestérol et font baisser le mauvais cholestérol LDL en dessous de 0,7.

J’y ai mis du coeur

Pour me maintenir dans le coup, je me suis donc plié aux injonctions médicales. Respectez les traitements qui surviennent souvent dans la cinquantaine, contrôle du poids, de la tension, de la glycémie, et du cholestérol.

C’est difficile, je le sais. Car les réseaux sociaux polluent les recommandations médicales en colportant des critiques sur le traitements.

Course à pied, danger!

La course à pied, gardons nous des excès!

L’autre critique qui revient souvent c’est celle de la course à pied des seniors. Très mal vue par une partie du corps médical. Ce qui vient alimenter le débat, ce sont les innombrables accidents cardiaques qui frappent le monde de la compétition. On y apprend qu’untel inscrit au semi-marathon s’est subitement effondré au bout de six kilomètres et que personne n’a pu le ranimer. Et pourtant il n’avait pas même quarante ans!

Mais ce qu’on reproche aussi à la CAP, ce sont les troubles musculosquelettiques causés par la rudesse des contacts avec le sol.

Si je me suis retrouvé en 2020 à tenter de courir dans mon quartier, c’est tout simplement parce que des imbéciles nous ont privés de vélo lors du Covid. Et depuis je cours.

Pas en compétition, tout seul!

Je ne veux pas me laisser entraîner dans un univers qui n’est pas le mien et que je ne connais pas. Je pratique donc des mini-courses à pied de 5 à 8 km qui me satisfont amplement. Et en plus je m’arrête souvent tous les 300 ou 400 mètres, puis je reprends.

Mon expérience personnelle

Si je fais part de mon expérience, c’est pour dire que chacun de nous en fonction de son âge avancé doit avoir ses propres repères et la connaissance de sa condition physique qui exige une certaine hygiène de vie. N’écoutons pas les qu’en dira t-on, préférons les avis autorisés du monde médical.

Et acceptant aussi une décroissance naturelle de nos forces physiques et que certains jours s’abstenir n’est pas grave parce qu’on a mal dormi ou qu’on n’a pas la motivation pour sauter sur son vélo ou dans ses baskets.

La société Wouah!

J’ai écrit maints articles sur cette nouvelle mode qui veut qu’on ne peut sortir sans son chien. Tous mes billets sont là…

Jusque là le phénomène était circonscrit à quelques aimables retraités désœuvrés heureux de pouvoir encore randonner matin et soir dans le quartier laisse en main. Tout en profitant de l’aubaine Covid.

Monsieur Chien

Puis, à la périphérie des agglomérations nous avons vu apparaître « monsieur chien » sur les voies vertes avec tous les inconvénients qu’on imagine pour le monde cycliste.

Mais force est d’admettre que la loi doit être respectée: un piéton a parfaitement le droit de circuler sur une voie verte combien même il est accompagné de un ou plusieurs chiens.

Pour les cyclistes, là où ça se corse, c’est que le phénomène Ouah s’est généralisé. On n’a pas seulement son chien, on en a plusieurs jusque trois voire quatre à la fois!

Un phénomène sociétal

Le phénomène est devenu sociétal, ce n’est plus une question générationnelle, c’est toute la société qui possède et voyage avec ses chiens. Evidemment le chien sature tous les îlots arbustifs de ma rue au point que des protections sont installées sur les troncs.

C’est à Béziers que le maire impose dorénavant un passeport génétique aux propriétaires de chiens. Le service revient selon la mairie à 80.000 euros par an. On prélève un peu de salive dans la gueule du chien et on établit un passeport qui permettra de retrouver le proprio indélicat qui n’a pas ramassé ses crottes.

En voiture, en camping-car, à vélo, en train,…A vélo, il n’est plus rare de voir le cycliste et sa remorque pour chien.

Le chien est devenu le nouvel enfant des couples modernes. De là à expliquer notre déroute démographique, je ne sais pas…Je m’interroge cependant sur ce besoin du compagnon canin pour assumer son quotidien.

Si le chien est accepté au resto, pour l’enfant c’est plus délicat. Le merchandising du chien (et des chats) est surprenant; la nourriture pour toutou représente un marché considérable.

Entendons-nous, j’aime les animaux et les chiens en particulier et mon enfance a été accompagnée par mon adorable kiki alors que bébé je lui tirais les poils pour m’agripper à lui sans jamais qu’il m’ait mordu.

La société Wouah

L’autre jour, en voyage, j’observe deux cyclistes sur la route accompagnés de leur chien qui gambade devant. Une voiture s’approche devant et une derrière eux…

  • « à droite, à droite » s’écrient les deux cyclistes à leur chien…

Mais le chien a aperçu deux congénères à gauche de la chaussée. Il traverse.

Les deux voitures stoppent.

Un accident vient d’être évité tandis que les deux cyclistes descendent de leur vélo pour rappeler leur chien.

Ce matin encore, dans un faubourg de Thann, j’ai constaté que la plupart des gens de passage étaient accompagnés de leurs chiens. Evidemment les rencontres entre chiens sont souvent houleuses et les maîtres peinent à contenir leur animal, nonobstant leur excellent dressage.

Aujourd’hui 10 millions de chiens

Selon les sources I-CAD et FACCO, nous atteignons 10 millions de chiens en France soit 1/3 des foyers français. En cinquante ans le chiffre des animaux de compagnie a été multiplié par 2,5.

Mais ce chiffre recule sous le coût croissant de l’entretien, l’urbanisation … et la montée en puissance de monsieur chat!

Cette société animale me fait penser à la divinité qu’est la vache en Inde. Et en même temps elle révèle une curieuse mutation de nos esprits cartésiens qui se perdent dans une pensée idolâtre envers le genre canin.

Un vélo à moteur nommé VAE

Je ne sais pas pourquoi on a inventé le mot VAE pour décrire ce que la langue française avait désigné il y a au moins un siècle un vélo auquel on avait adjoint un moteur, c’est à dire un vélomoteur. En France, un sous-ensemble appelé cyclomoteur possédant un moteur de moins de 50 cm3 de cylindrée.

A la place on a eu droit à l’acronyme VAE pour vélo à assistance électrique.

Oui on pédale en plus. Mais si faiblement qu’on peut se permettre de faire des mouvements de moulinet si l’on est fatigué.

Soit, appelons-le VAE!

Le VAE est devenu aujourd’hui une réussite. J’en ai encore eu la preuve cette semaine où fréquentant des milieux touristiques, le VAE s’adapte naturellement à tous ceux qui veulent se doter d’un engin de déplacement personnel non polluant et ne nécessitant pas de grands efforts dès lors que les déclivités se présentent.

Mais le plus, c’est de voir nombre de retraités à VAE dont des femmes retrouver une jeunesse oubliée et capable d’accompagner le mari sportif lors des balades.

On pourrait donc dire que le VAE a trouvé son public et une certaine forme de « libération » de la femme.

Mais d’autres ont choisi de faire du VAE de véritables challenges en direction de la montagne comme un voisin de Thann, Roland Petitjean, qui teste avec son VAE la prochaine montée du Tour de France au Grand Ballon…(voir sa vidéo ci-dessous) et qui conclut un peu hâtivement « j’aurai fait un peu plus de 1000 mètres de dénivelé ». C’est dire si le moteur sait se faire oublier!

Evidemment rien de commun avec la montée sur un vrai vélo. Je le sais pour en parler en connaissance de cause.

Mais pourquoi pas!

Donc le VAE est devenu aujourd’hui l’incontournable reléguant notre pratique musculaire aux oubliettes.

Il faudra s’y faire. Encore quelques années et le vélo musculaire ne sera plus que de l’histoire ancienne.

Idem pour le cyclo-camping où les cyclos à sacoches sont devenus légion.

Le plus insidieux, c’est de constater qu’une grande fédération comme la FFCT a décidé, avec ses clubs, de transiger. Oui le VAE fait dorénavant sans réserve partie de la famille.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai quitté le Club des Cents Cols qui se préparait à accepter des cols gravis à VAE dans son règlement.

Pontbéliard

C’est un sujet qui m’affecte.

Tout en roulant, je revisite mon chemin parcouru. C’est une façon pour moi de me complaire dans une sorte d’autosatisfaction après tant d’efforts face à l’adversité du temps mauvais où l’eau et le vent s’ingénient à vous abîmer force et conscience.

J’étais encore dans le Doubs que je trouvais si rude. Lorsque j’ai croisé aux abords d’une chicane de la voie verte, le chemin des trains (de Arçon à Gilley), un aimable compatriote m’a interpellé « vous allez où comme ça? ».

On me parle?

Mon voyage silencieux soudain mobilise ma mémoire et ma voix simultanément.

Je vais à Montbéliard

Spontanément, j’ai su. J’ai su dire en trois syllabes vers où je me dirigeais, Montbéliard. Un mont qui, je suppose, s’appelait Béliard à l’origine…

Alors j’ai cru pouvoir ajouter d’où je venais…

Je viens de Pont…, Pont…,Pont…

Impossible de me souvenir du nom de la ville que je venais de quitter. Mon interlocuteur spontanément m’est venu en aide pour me dire Pontarlier.

Pourquoi suis-je incapable d’articuler Pontarlier? Vexé, j’ai abrégé la conversation et j’ai repris ma route.

Moi qui aime verbaliser mes voyages, les raconter, j’étais complètement bloqué sur ce mot de trois syllabes Pont-ar-lier.

Chemin faisant, j’ai encore trébuché sur Pontarlier. Impossible souvenir! Puis en ayant marre et souhaitant changer de sujet dans mes pensées, j’ai construit un mot provisoire, ce sera Pontbéliard.

Mais mon exercice mental m’a taraudé. J’ai tenté d’associer à Pont toutes le voyelles disponibles. Le a convenait mais la suite logique restait absente. Il faut ensuite trouver la consonne qui va bien…

Bref, je me suis inventé un moyen mnémotechnique de retrouver dans mon vocabulaire Pontarlier, associer Pont à Antar (comme antartique) ce qui phonétiquement est acceptable Pantar-lier.

L’absence de mot-clé dans une phrase est pour moi devenu un handicap social qui me dissuade de m’aventurer dans une conversation hasardeuse où un mot risque de me manquer.

La Fondation Alzheimer dit la chose suivante…

Oublier un nom, poser un objet au mauvais endroit ou prendre un peu plus de temps pour réfléchir arrive à tout le monde, et encore plus en avançant en âge. Ces changements peuvent faire partie du vieillissement cérébral normal.

Plusieurs jours après ma mésaventure vocale, je répète encore Pontarlier, Pontarlier, Pontarlier.

1er mai

Demain 1er mai.

La chikaya tourne autour des commerçants qui veulent travailler. Le gouvernement résiste mollement. Les syndicats ont du mal à se faire entendre. Bref, cette fête du travail n’a plus la cote. D’autant qu’un populisme rageur prend un malin plaisir à cracher sur les syndicats ouvriers. Quels beaux lendemains se préparent !

Si le cœur vous dit, venez voir les coureurs cyclistes derrière chez moi qui vont se disputer la côte de Rammersmatt plusieurs fois de suite.

Faire attention aux accidents cardiaques, la semaine passée un trailer est mort lors du trail du Grand Ballon.

Chaque fois que je grimpe à vélo depuis que je suis passé à la coronarographie, j’y pense. A l’accident cardiaque. Alors je modère mes ardeurs. Je teste les statines accusées de provoquer toutes sortes de désordres comme les crampes, les vertiges, …mon cardiologue m’a dit c’est indispensable car ça fixe les plaques atheromateuses en évitant qu’elles se brisent et viennent causer un AVC ou un infarctus. Je ne conteste pas tout en étant considéré comme un asymptomatique porteur d’un maladie coronaire non obstructive. Il faut faire avec. Jusqu’au bout.

Mon autre préoccupation c’est maintenir un capital musculaire avec mon régime méditerranéen. J’avale beaucoup de protéines pour compenser tout ce que j’ai abandonné sur le plan nutrition, pain, charcuterie, pizza, chips, frites, …Du yaourt, des amandes, de l’emmental, du poulet, des sardines, du lait écrémé

Mulhouse

Je retourne parfois à Mulhouse à vélo.

Hier beau temps, j’en profite pour traverser la ville. Une arrivée compliquée à Didenheim par la piste de Morschwiller. Une belle petite passerelle enjambe l’Ill mais son accès n’est pas facile. Puis ensuite viennent les encombrements habituels nécessitant un brevet de bonne conduite avec ma bicyclette légère, je veux dire qu’il s’agit de comprendre tous les pièges urbains qui s’offrent à nous. Le Pont Chinois, l’accès tortueux à la piste du canal puis les piétons, les trottinettes, les chiens,…le décor habituel d’une piste qui n’est plus très roulante.

Cependant depuis la gare en direction d’Illzach, le chemin est agréable avec de beaux immeubles neufs que je n’ai pas vu grandir.

Retour par Battenheim, l’Ecomusée et la Thur.

Je me trouve face à un enfant d’environ deux ans qui déambule sur la piste de façon erratique comme si il était perdu. Mais non Maxou, les parents sont vingt-cinq mètres derrière qui devisent entre eux et des amis.

J’ai « déchaussé » jusqu’à m’arrêter car l’enfant ne m’a vu nullement arriver dans son petit champ de vision qui est très bas.

Je croise les parents qui semblent compatir à ma bienveillance et je leur adresse un salut poli. Cette nouvelle société insouciante me sidère.

Je croise deux cyclosportifs qui mènent bon train sur la piste en direction de cette famille. J’espère qu’aucun drame ne se passera.

Chemin faisant, je me dis que finalement le vélo et sa pratique sont très éloignés du savoir des jeunes générations.

Plus loin alors que je viens de franchir la passerelle de Staffelfelden, une trottinette. Pas celle du supermarché, non: un gros bolide comme on en voit à présent sur les routes. Le pilote me dépasse prestement puis « met les gaz » si on peut dire et l’engin s’échappe à grande vitesse de ma vue.

Nous vivons un monde nouveau avec lequel je peine à m’adapter.

J’ai ressorti ma gourde

Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.

Goût de plastique dans ma gourde souple de course.

Je me suis demandé si j’avalais aussi du plastique avec l’eau.

Decathlon est conscient du problème. Depuis l’histoire des biphenols de nos gourdes vélo, je me méfie.

« Nous avons écouté les nombreux avis clients qui se plaignaient du mauvais goût de plastique. Nous avons changé le film plastique du corps de la flasque. Les testeurs ont vraiment apprécié ce changement. J’espère que vous aussi. Si malgré tout, un mauvais goût de plastique vous gène: – lavez la flasque avec du vinaigre ou du bicarbonate, – passez là au congélateur à vide – sécher la correctement avant de la ranger J’espère que ça suffira. »

J’ai vérifié chez ChatGPT l’innocuité du produit.

  • Les gourdes en TPU (polyuréthane thermoplastique) sont souvent fabriquées en qualité alimentaire (dit “food-grade”), respectant des normes sanitaires (UE ou FDA).
  • Le matériau est souple, résistant et stable, et ne relargue pas de substances nocives à température normale.
  • Il est couramment utilisé dans des équipements sportifs (poches à eau, flasques souples).

France Titres, l’agence nationale des titres sécurisés m’écrit…

quand l’informatique nous tire les vers du nez

Je figure parmi les millions d’usagers concernés par les fuites de données personnelles informatisées conservées par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés.

Cet incident a entraîné un accès non autorisé à certaines données personnelles associées à votre compte usager dont :
–    les données relatives à votre état civil (nom et prénom) ;
–    les identifiants de connexion (identifiant de compte et adresse mail) ;
–    et d’autres données présentes uniquement dans certains comptes  (adresse postale et numéro de téléphone).

Ce courrier minimise l’incident…

Les données transmises dans le cadre de vos démarches de passeport, carte d’identité, permis de conduire et carte grise (numéro de demande, statut de demande, pièces justificatives, photographies) ne sont, par ailleurs, pas concernées par cet incident.

Mais la bonne nouvelle arrive à la fin…

Vous n’avez ainsi aucune démarche à accomplir.

Voici comment transformer une magistrale erreur de l’Etat en aubaine puisqu’on n’a rien à faire, sauf attendre les résultats des méfaits des hackers. Plus tard.

Il n’en demeure pas moins vrai que l’Etat continue de se déconsidérer avec ses systèmes informatiques défaillants alors même que ces services sont là pour nous assurer une meilleure protection de nos données personnelles.

Après la Sécurité Sociale, les hôpitaux, les Banques, les opérateurs téléphoniques, les fichiers de la Police, les fausses immatriculations de véhicules, … quelles seront les prochaines institutions victimes de cyberattaques?

Le plus grand risque étant l’accès à nos données bancaires comme c’était le cas lors du piratage de Free avec des millions d’IBAN qui se sont retrouvés dans la nature.

Ne nous voilons pas la face (la farce?), un informaticien relève dans Médiapart une forme d’amateurisme chez les programmateurs de l’ANTS…

l’incompétence évidente de ceux qui ont codé le site de l’ANTS qui a fuité : après une connexion sur le compte perso, un simple identifiant numérique dans la barre d’adresse du navigateur déterminait le compte dont les informations étaient affichées. Il suffisait (est-ce encore le cas?) de changer ce numéro pour accéder aux informations d’un autre compte ! Un petit programme faisant varier ce numéro pour obtenir les informations de millions de personnes. N’importe quel programmeur WEB un tant soit peu compétent sait qu’il ne faut JAMAIS donner accès aux informations d’un autre utilisateur de façon aussi triviale.

Montagne

image d’illustration

Comme vous le savez, je ne peux plus ajouter d’images nouvelles à mon blog, mon quota étant atteint. J’ai donc recours à des images anciennes.

Hier montagne vosgienne. J’ai cette chance d’habiter au pied des Vosges et aussi d’adapter mon circuit au gré de mes motivations et de ma forme physique.

Hier donc, je prends la route en direction de la vallée de la Doller à deux pas de chez moi. A Sentheim, je pouvais déjà imaginer le retour. Mais j’ai tenté cette montée de Masevaux par Houppach.

C’est un parcours encore agréable aujourd’hui pour moi qui ne suis pas un cyclo-sportif « émérite ».

Ensuite Bourbach-le-Haut et le col de Hundsruck.

Tout cela m’a semblé très roulant et j’ai l’impression d’avoir grimpé avec aisance. J’imagine que délesté de l’équivalent d’un pack de Vittel,mon nouveau poids me facilite la tâche.

Au total 45km et 700m de D+

Je me cantonne dans des choses ne prenant pas plus de trois heures.

En grimpant, à la sortie de Bourbach, des gerbes de fleurs fanées et une modeste croix de bois artisanale pour signaler ce drame récent d’un cycliste prénommé Daniel qui a percuté le massif rocheux dans une courbe.

Un dernier mot pour dire que j’ai reçu du Club des Cent Cols une invitation à rejoindre la rencontre régionale de Saint-Amarin le 2 mai prochain où l’ascension du col du Haag est prévue.

Je rappelle que ces rencontres sont ouvertes à tous, pédalants ou non, VAE ou musculaire, amis et sympathisants, anciens membre, etc. y est-il écrit.

Connaissant bien les lieux et l’exigence de cette grimpée, j’imagine que les VAE seront au rendez-vous. D’autant qu’ils sont les bienvenus.

Triste épilogue pour le club des Cent Cols que j’ai adoré.

Point final pour moi avec les CC.

Rester

Rester:

  1. Continuer d’être dans un endroit, une position, une fonction, etc.
  2. Continuer d’être dans un état.
  3. Subsister après disparition du plus grand nombre, de la plus grande quantité, etc.
  4. Persister dans le temps.

Paradoxalement, l’immobilisme semble l’emporter sur rester. Et pourtant si j’aborde ce verbe ce matin c’est justement parce que rester dormir encore un peu est impossible. Dès potron-minet je suis debout, mes idées en tête.

En revanche, oui, ce qui m’importe c’est de rester « dans le coup »; les heures, les jours, les mois se déroulant inexorablement sans qu’on puisse arrêter le temps.

Alors je prends le temps en charge mon emploi du temps, car j’ai horreur de l’oisiveté. Je continue à m’inscrire dans ce cercle circadien dont on dit qu’il règle nos jours et nos nuits en prenant soin de m’inscrire dans des occupations civiles qui vont me maintenir dans une citoyenneté de bon aloi.

A ce sujet, vous le ressentez certainement comme moi si vous prenez de l’âge, la société me parait plus agressive dans nos comportements individuels, moins respectueuse de l’autre, alors je me garde d’entrer en conflit pour ne pas susciter la controverse.

Mon statut de retraité est déjà en lui-même un problème face à une génération qui s’interroge pour la suite…

Faire le bilan du jour passé, contrôler la date du jour levant et mon calendrier d’activités, c’est mon quotidien matutinal.

Aujourd’hui jeudi comme à l’accoutumée ce sera activité sportive. Vélo de route ou VTT ou course à pied. Il me reste donc encore de la marge pour emplir la journée puisque ces activités de sport ne durent que quelques heures du matin ou l’après-midi.

Ce qui me pèse le plus, c’est de voir les médocs qui s’accumulent de jour en jour et la perspective d’avoir plus tard un pilulier semainier. Ma femme a déjà disposé des coupelles notées « matin », « midi », « soir ». Le pharmacien a précisé « à prendre avant les repas », « avec un grand verre d’eau », « ne pas s’allonger pendant une heure après l’antibiotique »,

Rester dans un état de forme, c’est devenu presque une injonction pour durer dans la vie qui s’avance. La vie parfois choisit de nous devancer alors apprenons à la maitriser. Je suis toujours peiné d’apprendre que tel ou tel a perdu la vie alors qu’il ne demandait rien d’autre que de vivre.

Je pense à des cyclistes que rien ne prédisposait à l’accident fatal.

Il faut donc rester mesuré dans nos ambitions, imaginer le danger et l’anticiper sans s’aventurer dans des postures hors de portée mentale ou physique. J’ai appris cela dans mes anciennes fonctions.

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Ils me font pitié, les vieux – velomaxou

Le vieux n’a plus la cote – velomaxou

Borreliose de Lyme

Si comme moi vous venez d’être mordu par une tique, vous serez intéressé par cette vidéo qui fait le point sur les conséquences médicales possibles.

Les risques les plus dommageables pour notre santé sont ceux relatifs aux atteintes neurologiques qui peuvent conduire à une paralysie faciale, à une encéphalite ou à une arthrite du genou.

Pour l’histoire, je repense à mes faits et gestes des semaines passées afin de tenter d’identifier l’origine de la morsure. J’ai tondu le gazon et c’est vraisemblablement en manipulant les sacs de tonte que la bestiole s’est accrochée à mes vêtements. Bien s’inspecter après travaux à la douche.

Reste la question polémique ici en Alsace de l’identification de la maladie de Lyme et des tests PCR qui ne conduisent pas toujours à des sérologies incontestables.

Tik-Tok

La tique s’invite chez moi

Ce matin, je me gratte le dos.

Grosse piqure d’araignée avec large rougeur autour d’un durillon…

Ce soir mon pharmacien m’expédie à la clinique. Fissa.

C’était une tique.

Heureusement l’hôpital local m’a reçu aussitôt et j’ai pu avoir une ordonnance sur le champ et retourner chez mon pharmacien un quart d’heure avant la fermeture.

Extraction de la bestiole et quinze jours d’antibiotiques.

On ne s’en aperçoit pas toujours et c’est indolore. La tique est installée là depuis quand? je ne l’ai pas sentie sous la douche. Au-delà de 48 heures on peut craindre la maladie de Lyme par la suite…

J’ai peint à l’extérieur, j’ai déposé mon blouson sur le porte-bagage du vélo?.. Impossible de dater cette intrusion.

Maigrir

La balance en moins

C’est cyclique chez moi.

Je suis parmi les victimes du monde moderne en surpoids dont l’IMC ( l’indice de masse corporelle) dépasse 25.

Mon blog comporte épisodiquement des billets relatifs au surpoids. J’ai souvent vanté la méthode YAZIO pour perdre du poids.

Sans jamais rejoindre mon objectif, hélas.

Cette fois je m’y suis pris autrement.

Sans l’aide d’une application. Ni d’un nutritionniste.

J’ai tout simplement demandé à ChatGPT de me proposer un menu méditerranéen. Celui que la médecine recommande car il est démontré que les Crétois vivent mieux et plus longtemps.

Depuis le 26 décembre, bientôt quatre mois, je ne pèse plus ce que je mange en additionnant les calories et en dosant lipides, glucides et protides. Un exercice besogneux avec la balance et l’iPhone à côté de l’assiette.

J’obéis à de nouvelles règles alimentaires qui ne perturbent pas trop les habitudes familiales.

Résultat: j’ai perdu jour après jour 9 kg. Attention! Pour une personne de mon âge il faut se méfier de ne pas perdre du muscle. Et par conséquent il faut surtout ne pas les oublier. 70gr de protéines chaque jour. Des œufs, du lait écrémé, des amandes, du yaourt Skype, du poisson, du poulet.

Evidemment l’autre face du régime méditerranéen, c’est tout ce qu’on enlève, je devrais dire ce qu’on bannit.

Exit: pain blanc, viennoiseries, pâtes blanches, riz blanc, huile colza ou arachide, sucre, alcools, viandes grasses, chips, pommes de terre frites, charcuterie, biscuits, préparations industrielles

Quatre vingt dix jours, neuf kilos

Au début on a faim, c’est vrai. Mais chaque jour on est content sur la balance de perdre 100gr.

Pourquoi le dire?

J’ai quitté le Club des Cent Cols.

Je n’ai pas renouvelé mon adhésion en 2026. Pourquoi le dire, après tant d’histoires passionnantes vécues au sein du club?

Je le quitte avec un peu plus de 1400 cols à mon actif, tous gravis à la force des mollets.

Adhérent vers 60 ans, j’ai commencé tard ce challenge qui consiste à gravir des cols à vélo ça et là au gré de vacances ou de voyages organisés par le club. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour où j’ai compris que, non, c’était impossible de continuer cette chasse aux cols sans admettre que cette course allait de pair avec des déplacements en voiture de plus en plus éloignés et fréquents.

Quelque part ce modèle de pratique cycliste ne me convenait plus, nous étions plus automobilistes que cyclistes. C’est difficile à dire mais c’est pourtant la vérité. Jusqu’à ceux qui se transportaient en avion sous d’autres cieux!

Le fracture est venue plus récemment avec l’avènement massif du vélo électrique. L’âge venant des adhérents ajouté à l’attractivité du VAE ne pouvait qu’ajouter un coin dans l’objet fondateur du club et sa règle de devoir exclusivement grimper à la force musculaire. C’est alors que j’ai compris que la submersion du VAE allait peu à peu détruire notre modèle et qu’il était temps d’en partir. D’ailleurs la direction du club ne pouvait que réagir mollement à cette nouvelle donne du vélo électrique et à son succès.

Voila pourquoi j’ai quitté le club des Cent Cols. Avec le souvenir de bons moments passés à grimper des cols vosgiens, alpins ou pyrénéens.

Trottiner


1. 

Avoir un trot très court.

Ânes qui trottinent.

2. 

Marcher à petits pas courts et pressés.

Cette définition a t-elle encore du sens? Gamin , on poussait fort parfois en changeant de pied pour rattraper le copain.

En souvenir de mon enfance, j’ai craqué. J’ai acheté une belle trottinette à pied. Pas à pédale, car la pédale, c’était pour l’aristocratie « de la pédale ».

Mais voilà que tout s’est gâté avec l’avènement de la fameuse trottinette électrique. Elle s’est largement imposée dans le monde urbain et même inter/urbain comme une alternative aux modes doux , aux transports en commun et à la marche. Outil polyvalent la trottinette électrique est devenue un sésame capable de répondre aux besoins d’usagers las des encombrements urbains.

La trottinette électrique a cependant les inconvénients de son succès: accessible financièrement elle se répand très vite, rapide elle enfreint souvent les limitations imposées, agile elle pose souvent problème au sein du trafic routier et alterne entre chaussée et trottoir.

Cycliste, on passe pour des has-been. Pas grave. En revanche sur les pistes cyclables ça devient un vrai problème.

L’Amic de trop?

C’est un exercice banal de grimper ce col à la portée de nombreux cyclistes. Cependant il faut un minimum d’entrainement préalable

Je m’interroge encore ce matin. Serait-ce la dernière fois?

Hier l’Amic pour mes 75 ans. Je me suis encore lancer un défi. Sans préparation. Je veux dire sans entraînement. Résultat : une galère de malade pour arriver au col.

Beaucoup de voitures croisées, allemandes pour la plupart, et un énorme grumier. J’ai l’impression qu’il y a du repérage dans l’air en vue d’une épreuve.

Image d’illustration

Pour ne pas m’exposer au raidillon de la montée de la cave viticole de Wuenheim, je contourne par Bollwiller en arrivant de Cernay.

Puis à Wuenheim je grimpe.

Pas longtemps car j’ai trop chaud. Que faire de ma veste? Je la roule en boule et je la loge sur mon ventre sous le gilet fluo. Finalement le mini sac à dos semble une solution.

Je reprends et je monte comme je peux avec un seul pignon de rab et des cyclos, plus jeunes, qui me remontent sans difficultés.

Je la connais par cœur cette grimpée, ses deux grands lacets, ses ouvrages militaires de 14/18, cette impression qu’on arrive à Kohlschlag et puis non ce n’est pas encore la sortie de la forêt.

Je psychote beaucoup au guidon. Trop certainement…

Finalement, j’aboutis au col. A la table une jeune couple se repose avant d’entamer le Grand Ballon.

Mon accompagnateur des 500 derniers mètres va entreprendre le Hundsruck pour rentrer chez lui à Burnhaupt. Il a encore devant lui un beau challenge personnel…

Je n’ai plus qu’à me laisser guider par la route pour rejoindre Thann.

Je suis à la fois fier et déçu. Fier d’avoir accompli encore une fois cette grimpée pour le jour de mes 75 ans et déçu d’avoir « ramé » ainsi. Je n’ai pas su capitaliser sur mon gain en poids de 9kg et je le regrette. J’attribue ma contre-performance à une perte de masse musculaire, l’écueil du régime amaigrissement lorsqu’on prend de l’âge…et aussi à mon manque d’entrainement (seulement 450km depuis le 1 janvier Route et VTT confondus).

49,35 km/670m/15,4 km/h

Vélomaxou, le clap de fin

Chers amis,


Après une belle aventure partagée ensemble depuis 2006 (10110 articles et 742800 visiteurs), il est venu le temps pour moi de fermer les portes de Vélomaxou.

Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour votre fidélité et votre soutien au fil des années. Ce fut un véritable plaisir de conter mes pérégrinations à vélo, ce vélo que je continue à aimer même si les vicissitudes de la vie font qu’on devient moins ardent au fil du temps.
Je garde en mémoire les moments forts, ceux partagés avec mes clubs successifs, ceux de la montagne vosgienne et au-delà, et les souvenirs de mes engagements personnels à la cause du vélo. Vos commentaires, vos partages m’ont donné foi jusqu’ici en la poursuite de mes récits et je vous en suis profondément reconnaissant.

Mais il est à présent temps de mettre un terme à cette longue expérience car je souhaite me consacrer peu à peu à des choses moins impliquantes comme ma peinture.

Merci encore pour cette belle aventure partagée.

Donnons nous rendez-vous à l’avenir sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook,…)

Avec toute ma gratitude,

Vélomaxou

Chien prévoyant

Ce matin l’Alsace est dans la grisaille avec 10 degrés.

Lors de ma course j’aborde le monsieur qui promène son chien. Je suis derrière lui et le trottoir est étroit en traversée de la Thur. Je m’apprête donc à descendre le trottoir pour le dépasser.

Soudain le chien se serre le long de la balustrade puis s’arrête. Son maître s’arrête de même en serrant le chien.

C’est un non-voyant accompagné de son chien guide prévoyant. Ces chiens sont admirablement doués.

Une prune de 350 euros pour vélomaxou

J’ai reçu un mail d’une société allemande qui traque les photos utilisées sur le net sans autorisation ou sans licence à l’aide d’une routine informatique qui tourne nuit et jour, je présume, pour comparer des images déposées par leurs auteurs (copyright) avec celles qui circulent en ligne.

L’image en question est ancienne, elle figure dans un de mes articles daté de juillet 2022 « Camping à vélo, l’histoire ».

L’image n’y figure plus, je l’ai retirée de l’article en question. Je ne suis pas maso.

Cet article avait pour but de réfléchir sur nos vacances à vélo et de présenter les équipements disponibles sur le marché.

Parmi ceux présentés, une sorte de sac de couchage imperméable dans lequel on peut passer la nuit à coté de son vélo. Je faisais donc indirectement la promotion du produit commercial non pas pour le dénigrer mais pour le suggérer.

C’est cette photo copiée sur un site marchand qui est en cause. Le site qui a repéré cette photo s’appelle Copytrack et je n’en ai jamais entendu parler auparavant. Cependant de nombreux internautes ont affaire à lui si on consulte le net.

En guise de punition, ce site me réclame 350 euros, rien de moins, ou 359 euros si je souhaite garder un an supplémentaire cette image sur mon blog

Nous calculons ces frais en fonction de l’historique de licence de notre client, ainsi que de la durée d’utilisation et du type de violation des droits. Si vous ne fournissez pas de preuve ou ne payez pas pour une licence valide, votre cas peut être renvoyé à notre avocat partenaire et des frais supplémentaires nettement plus élevés.

Depuis 18 ans que j’exploite mon blog, je n’ai jamais eu affaire à une telle situation. Sauf parfois des demandes pour mentionner le nom de la société ou l’auteur d’une œuvre sur un mur peint comme à Rixheim sur le mur de la Poste.

Mais le droit à l’image et le droit de propriété sont là. Je me suis toujours méfié du droit à l’image lorsque je photographie des personnes sans leur accord car c’est intrusif vis à vis de la vie privée surtout s’il s’agit d’enfants; je fais en sorte de m’intéresser à des groupes pour lesquels la complicité de l’action est évidente (par exemple un groupe de cyclistes) ou à des personnes qui acceptent de poser implicitement devant votre objectif. Mais le droit de propriété, c’est plus délicat. Vous avez par exemple des gens qui ne veulent pas qu’on publie l’image de leur maison ou de leur voiture (surtout si le numéro d’immatriculation est apparent) même si vous êtes dans la rue. Idem au cimetière, publier sur le net une sépulture est condamnable. Avec tous les moyens de vidéosurveillance qui se développent actuellement surtout avec la reconnaissance faciale associée, le marché de l’atteinte à la vie privée promet de beaux jours aux sociétés de recouvrement des préjudices.

L’avocat consulté me dit

Après examen, les demandes d’indemnisation de Copytrack me paraissent contestables.

L’idéal est d’éviter de régler les sommes exigées afin de ne pas encourager cette société à vous solliciter ultérieurement (pour d’éventuelles autres images).

En guise de conclusion, le juriste me demande 300 euros HT pour traiter cette affaire.

Je vais réfléchir…

Vendanges en Alsace

C’est jour de vendanges sur notre Rangen de Thann.

Pour en savoir plus

Je consomme 500 kilocalories en 35 minutes.

Beau temps. Je cours ce matin, ma façon de libérer du temps pour autre chose. La course à pied si elle est énergivore me prend moins de temps que le vélo. Je pourrai peindre, une fois débarrassé des obligations domestiques.

comme un petit chat avec une grande queue, tête blanche

J’ai à nouveau une martre qui visite les lieux. Elle grimpe le long de la façade et s’attaque au shingle de la toiture. C’est péible. J’ai un piège, mais elle l’évite. Je redoute en même temps de devoir la transporter dans cette cage au loin. Elle est pénible, elle caracole sur le toit et me réveille la nuit.

une task force dans le vignoble de Thann ce matin

Je fais mes cinq kilomètres puis je m’effondre sur le canapé.

Septembre 2024

Des états de service modestes en ce mois de septembre. Mais je m’en contente car je suis « en mode décentralisé », c’est à dire que je me déplace le long des côtes bretonnes.

3 modestes sorties VTT
Mais je me rattrape avec la course à pied plus adaptée au terrain rencontré au cours de mes déplacements

Dans quelques jours je retrouverai mon Alsace d’adoption et j’ai encore à préparer avant la fin de l’année un séjour dans les Vosges du nord pour pêcher quelques cols car ma besace est vide.

Retraité mais actif

la route est parfois longue

Retraité. Je n’aime pas ce mot. La langue anglaise dit retired comme pour mieux signifier que je suis retiré du monde, le monde des actifs.

Ce statut tant envié lorsqu’on exerce des boulots de subsistance sans autre perspective que celui de la retraite est une arme à double tranchant: une fois en retraite c’est souvent la fin alors que pour d’autres c’est un début.

Une seconde vie est possible

La fin de son rôle social, de sa citoyenneté et le plongeon vers un désœuvrement sinistre. Bref une mort lente! C’est ce qu’il faut éviter du mieux que l’on pourra. Je ne méconnais pas les difficultés de la vie, le sort mauvais, l’ingratitude d’une santé défaillante, les affres de la vie.

Pour ceux qui ont encore du ressort, c’est le début d’investissements culturels, sportifs, associatifs, l’opportunité d’entamer une seconde vie.

Echappent à ces considérations les cumulards, ceux qui professent sur les ondes jusqu’à quatre-vingts ans passés ou qui occupent des fauteuils rémunérateurs. Pour ceux-là la retraite est une inconvenance choquante et même incompréhensible.

Parfois j’en reviens à regretter une révolution culturelle imposant aux intellectuels des stages de terrain, manœuvre dans des travaux de voierie ou sur ligne de production.

Du tiers temps ou presque

ma salle d’exposition, un univers tout personnel

Pour ceux qui me suivent, j’ai organisé ma vie de retraité en tiers temps.

  • une activité extérieure reposant sur le sport
  • une activité artistique de peintre amateur
  • une activité tournée vers la compréhension du monde qui m’entoure: suivre l’actualité, participer aux réseaux sociaux, exercer ses devoirs de citoyens

Trois temps qui ne me dispensent pas de rentrer dans le rang des utilités, le travail d’entretien du logis, des objets du quotidien qui me barbent de plus en plus.

La situation démographique de notre société est alarmante puisque nous n’assurons plus le renouvellement de nos générations.

C’est vite dit, mais c’est pourtant vrai.

Je ne méconnais pas les graves conséquences de ce constat que d’autres peuples connaissent avec nous. Le plus caractéristique, c’est celui du Japon.

Comme le Japon n’accepte aucune immigration, sa courbe démographique ne peut que décliner du fait de sa trop faible natalité. C’est élémentaire

Une Europe de vieux

L’Allemagne remporte la palme du vieillissement. Tandis que la France et le Royaume-Uni la rattrape.

Les conséquences de notre vieillissement sont à la source de tous les problèmes qui font l’actualité

Les conséquences du vieillissement de notre population

  • un déséquilibre du financement des retraites basées sur les cotisations des générations actives
  • un recours à une immigration souvent mal maitrisée
  • Les deux éléments semblent indissociables et pourtant beaucoup en contestent la réalité et la nécessité…surtout en matière d’immigration où toutes sortes de questions d’intégration ou de communautarisme apparaissent en déstabilisant nombre de nos valeurs culturelles ou sociales.

Il faudra donc qu’on s’adapte en tenant compte d’un déséquilibre démographique mondial qui génère inévitablement des mouvements de population.

L’Allemagne qui rétablit son contrôle aux frontières donne une bien mauvaise leçon à l’Europe des nations

Et le retraité, qu’est-ce qu’il fait?

mon tableau de bord du mois de septembre, une activité qui je l’espère devrait m’éviter autant que faire se peut de sombrer dans une dépendance physique et mentale à charge de la société

Le retraité n’a guère d’autre choix que d’observer le phénomène. On aurait pu imaginer éviter les retraites-couperets, celles où l’on est mis dehors du jour au lendemain. On n’a pas su le faire et maintenant on le regrette. Le bon sens aurait du conduire à des départs en inactivité progressifs avec des emplois adaptés. Au lieu de cela on continue de plonger des milliers de gens chaque année dans une inactivité brutale et souvent non préparée. A contrario contenir des travailleurs dans l’emploi à temps plein jusqu’à 64 ans va conduire à des graves déconvenues. Imaginez-vous un soudeur, un conducteur routier, une caissière, un lignard en haut d’un pylône haute-tension, …

La pire réforme des retraites

Pourquoi s’est-on entêté à reculer l’âge de la retraite uniformément à 64 ans pour tout le monde sans discernement des états de service en distinguant les trimestres cotisés et la pénibilité des emplois assurés par métiers ou par branches professionnelles.

On ne le saura peut-être jamais.

La situation est bloquée pour l’heure vu que l’intelligentsia au pouvoir est incompétente pour régler le sujet.

Le potin du jour

Vive la pluie!

les moulins de Grootschermer (aquarelle 2019) 

Je renoue sans le vouloir avec mes potins du lundi interrompus en aout 2021.

Enfin le mauvais temps! C’est le temps du vieux, celui que je préfère.

La pluie est au rendez-vous; je jubile. Je ne sais pas pourquoi ces semaines de chaleur dont tant de monde se régale, je devrais dire s’est régalé, je les exècre. Tout dans cette chaleur excessive m’indispose, la transpiration, l’insomnie, l’inconfort général de tous les actes quotidiens. Plusieurs semaines à tenter de dormir sur un canapé au sous-sol, les pieds sur un accoudoir, la tête sur l’autre. L’avantage du sommeil sur canapé c’est de pouvoir dormir sur deux cotés, uncoté ventre à l’air et dos appuyé, un coté dos à l’air et ventre appuyé. Le sommeil sur canapé, c’est une forme de chaleur modulaire pour le corps, de la bi-énergie. La sensation de froid se régule facilement, il suffit d’un coussin sur les mollets, les pieds toujours pendants chatouillés par la plante verte.

Une sérénité retrouvée!

Maintenant je suis revenu à mon bien-être. Je reprends mes esprits, je fais des projets continentaux grâce au climat revenu auquel je suis habitué depuis mon enfance. Quoique je ne mésestime par l’air marin, ses vents mauvais, ses effluves iodées comme la Hollande en rencontre. Ou la Bretagne.

Près de 400 décès en excès toutes causes confondues (+5,4 %) ont été estimés durant cette canicule dans les départements concernés. Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent la classe d’âge la plus touchée. (chiffres aout 2023) (source)

Olympimania

12 millions de billets vendus! attendons les commissions d’enquêtes en cours sur le coût réel des JO…

Je suis un mauvais français. Sans aucun doute. Comme ces militants de LFI qu’on aimerait enfermer derrière un cordon sanitaire. Je n’ai pas applaudi les exploits des JO dont nous sommes enfin débarrassés depuis ce matin pour plusieurs décennies, j’espère, nonobstant les hourras suspects de concorde nationale et d’absence d’actes terroristes. Quelle belle France retrouvée!

Mon éthique du sport n’a rien à voir avec la compétition, elle ne l’a jamais été. En revanche oui, le sport, l’exercice physique sont des bienfaits pour le corps humain dit-on. Je n’en suis qu’un modeste pratiquant et je n’ai d’ailleurs aucune preuve que le sport tel que je le pratique m’apporte un quelconque avantage sur le plan santé. Comme beaucoup, l’âge venant, les stigmates de la vieillesse apparaissent peut-être même plus vite dans nos sociétés sédentaires.

Mais s’agissant des JO, le plus pénible pour moi fut cette injonction médiatique de devoir s’intéresser à la chose olympique, de gré ou de force.

Et pour clore ce chapitre du sport-spectacle, nous infliger les jeux para-olympiques était-il nécessaire? je pose la question. Je n’ai toujours pas compris cet attachement à montrer les exploits de gens souffrant d’infirmités, j’y vois une forme de voyeurisme malsain. Qu’en pensent ceux qui sont coincés au fond d’un fauteuil ou d’un lit?

Tout le monde ne partagera pas mon avis.

Rentrée des classes

Août 2024

Remiremont, la veille du Tour Féminin.

J’ai l’impression de vivre au ralenti et dans la contrainte. Pédaler et courir tôt.

Dernier jour du mois.

Les mois chauds ne sont pas mes préférés. Cette moiteur permanente m’indispose. Mais je sais que le beau temps chaud fait le bonheur des aoutiens. Alors je patiente.

Hier une course autour du lac, ce matin un parcours plat.

De l’ombre avant tout

12 activités recensées dans le mois

un peu de cyclo-camping pour le retour aux sources
  • 6 courses à pied
  • 3 jours de cyclo-camping
  • 1 sortie VTT
  • 2 sorties route
  • en aout 2023 pour mémoire il y avait Cool Attitude au Vieil Armand. Cette année j’ai renoncé. Grimper autour des VAE, non!
  • Le phénomène VAE est en train de tuer le vélo à petit feu. Tous ces subterfuges consistent à contourner les difficultés pour se donner une illusion de facilité. Si j’admets qu’il existe des considérations liées à l’âge ou la santé, je constate que le VAE est adopté même par des gens bien portants et dans la force de l’âge. Ca m’attriste. https://velomaxou.com/2023/09/02/cool-attitude-au-vieil-armand/

Plus c’est mou, plus c’est dur

ce n’est pas moi

Mon toubib me l’a dit, prenez des protéines.

Si vous savez faire 170 km à vélo, vous devriez pouvoir atteindre 250 km comme moi m’a dit le médecin remplaçant qui avait l’air de s’y connaître en vélo.

Plus mes mollets deviennent mous, plus c’est dur de courir et de pédaler. Le phénomène est lié à l’âge et s’appelle la sarcopénie. Il ne faut donc pas se dire que le déclin des performances est inéluctable.

 La diminution de la masse musculaire entraîne une baisse de la force, une augmentation du risque de chutes et de fractures, et peut affecter la qualité de vie globale

Ma balance à impédancemètre m’indique une masse muscu de 23.1% de mon poids total. C’est peu. Normalement à plus de 70 ans on devrait être à 30/34%

Oui, je l’avoue, ce matin j’ai réduit mon tour du lac par crainte de ne pas arriver à faire le circuit habituel.

Quelques trucs puisés sur le net pour garder des forces

Pour remédier à cette perte de confiance en soi, il faut bien entendu poursuivre son sport mais aussi penser à apporter des protéines à sa nutrition afin d’y apporter du tonus..

Augmentez votre apport en protéines, essentielles pour la croissance musculaire. Consommez des viandes maigres, poissons, œufs, légumineuses et produits laitiers faibles en gras

Assurez-vous de dormir suffisamment (7 à 8 heures par nuit) car c’est pendant le sommeil que les muscles se reconstruisent

Viandes maigres: poulet, dinde, veau, filet roti de porc

Légumineuses: haricots, pois, lentilles

Produits laitiers faibles en gras: fromage et yaourt 0%, lait écrémé