Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou

On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.

Les potins du lundi

Le Tour de France à peine terminé, voila que les soupçons refont surface dans les médias.

Il y a autre chose qui me fait m’interroger, c’est sur la Slovénie. On sait que c’est un petit pays de deux millions d’habitants, qui n’a pas eu de palmarès immense sur le Tour, et qui arrive tout d’un coup à placer deux coureurs aux deux premières places du Tour ! Il faut aussi se souvenir du passé récent en matière de dopage de ce pays. Borut Bozic, Grega Bole, qui a été un pote pourtant, mais voilà Je ne pense pas qu’ils ont eu la même éducation que nous. Déjà, chez les jeunes, ils avaient des performances très suspicieuses (…) Romain Feillu

la cétone, le nouveau carburant cycliste à la mode

Les affaires de dopage continuent de laisser des traces depuis le fameux « on m’aurait dopé à l’insu de mon plein gré ».

Moi je n’ai rien dit, je suis trop amateur de vélo pour oser me prononcer sur les exploits professionnels de la chose vélo. J’ai toujours considéré que le Tour était une grande foire ambulante, un barnum destiné à amuser les foules le long des routes ou les adeptes de la Petite Reine assis à leur canapé en sirotant une bière.

La montée du col de Porte par Miguel Angel Lopez, de la Planche-des-Belles-Filles par Tadej Pogacar recommencent à alimenter les rumeurs. Parcourir à vélo trois semaines durant l’hexagone à 40 de moyenne, forcément ça interroge.

Quand Proudhon joue au con

Pierre-Joseph Proudhon en 1864

C’est un billet complètement franchouillard. Celui du « petit blanc » pas béké du tout qui défend son patrimoine. J’assume. Le virus rétro s’est-il invité chez nous? sans rien dire? c’est une question qu’on pourrait chaque jour se poser.

Le virus si on pouvait le peindre en rouge autrement que dans une éprouvette, on pourrait le sortir manu militari de nos corps. Et ne plus en parler. Avec les squatters, c’est plus difficile. Ils s’installent comme les morpions sans crier gare. Alors oui, les réfugiés d’accord pour les accueillir dignement avec humanité. Comme les Allemands savent le faire avec Merkel. Mais on a déjà eu des expériences malheureuses avec des populations exogènes qu’on peine encore cinquante après à intégrer.

La preuve: ils sont rares à monter sur un vélo. Des fois, je me dis tant mieux, ça évite qu’ils me mettent des bâtons dans les rayons! Alors oui, la France est méfiante avec les nouveaux postulants. On pourrait à la limite me taxer de xénophobe mais j’observe qu’ils sont nombreux aussi ceux qui se considèrent au-dessus des lois de la République.

Quand un intrus s’invite chez vous à votre domicile, l’État est magnanime. Il laisse faire les choses. Notre petit capital, il s’en fout, l’État. Y’a même un célèbre économiste, Piketti, qui prétend qu’il serait préférablede reprendre tous nos biens à notre mort pour ne pas accroître les inégalités. Évidemment avec un programme de gauche comme celui-là, on comprend que les derniers socialistes font la moue.

La propriété, c’est le vol. Proudhon oserait-il encore venir le dire face à celui à qui on a changé la serrure de son logement en son absence?

Ma femme m’appelle. Je m’arrête. Y’a des gens chez nous…Oui, et alors, qu’est-ce qu’ils veulent? je ne sais pas, je suis dehors, je rentre à l’instant de mes courses.

J’ai compris, ils sont rentrés par le garage et ils ont pris possession des lieux.

Être squatté est très facile en France. En revanche faire sortir le squatteur est quasi-impossible avant des mois.

C’est le constat qui nous est rappelé lors de la mésaventure de Théoule-sur-Mer arrivée à un propriétaire trouvant sa résidence occupée

Le droit de propriété en France est ainsi fait, votre droit est conditionnel. N’importe qui peut s’installer chez vous s’il trouve le moyen d’entrer sans effraction. Même si vous êtes allé au bout de la rue acheter du Ronron à l’Aldi.

Alors restez confinés, chez vous!

La clé sous le paillasson? derrière le pot de fleurs? dans la boîte à lettres? n’essayez jamais!

Idem si vous laissez le Velux de toiture ouvert par les fortes chaleurs, un monte-en-l’air aura tôt fait d’escalader le mur et de rentrer chez vous.

Se faire justice? surtout pas, c’est le meilleur moyen de vous conduire en prison. Le gouvernement dans sa grande bonté donne raison aux squatters. Ça lui donne peut-être bonne conscience, lui qui est incapable de maîtriser le besoin de logements depuis des décennies.

C’est la France.

Je comprends la bonté des associations caritatives qui défendent le droit au logement mais il faudra qu’elles expliquent aussi ce qu’elles font pour les propriétaires expulsés par les squatters. Ne sont-ils pas, eux-aussi, défendables?

La génération Post-it

Quand la fin de l’année cyclo se dessine, l’heure des scores approche. L’effet COVID est passé par là. Heureusement je me rattrape avec le jogging. 3500 km de vélo, c’est déjà beaucoup et…dérisoire pour les grands rouleurs. Ma dégénérescence programmée est en marche.

C’est 3M qui a inventé le fameux bloc auto-adhésif qui s’est répandu en Europe dans les années 80. L’informatique est venue ensuite casser l’essor de la petite feuille colorée. Mais on trouve encore des adeptes du Post-it dans la bureautique des entreprises familiales…et chez les particuliers. C’est souvent collé en bas de l’écran d’ordi ou sur le frigo.

  • Rappelez Nanar
  • Acheter du Sopalin
  • 15 heures, RDV véto

Moi mes Post-it durent parfois plusieurs mois. Je dois ajouter de la Patafix car ils finissent par tomber derrière le bureau. Puis ils passent dans l’aspirateur et le bouchent.

J’ai l’ophtalmo du 2 avril 2021 à Belfort en ligne de mire et le dentiste? Victoire! je l’ai enfin trouvé le dentiste prêt à me prendre sur sa chaise électrique. « Pas avant le 2 décembre! » m’a dit l’assistante. Plein de hardiesse, j’ai osé demander l’année… « ben 2020, pas 2025! » m’a t-elle asséné sèchement.

Titiller le corps médical en perdition, c’est pas l’heure.

En attendant, mon Post-it « dentiste » devrait tenir tout seul jusqu’au 2 décembre.

Le corps médical dans son ensemble a pris un grand coup sur la tête avec la Covid. Après nos usines fermées, nos routes qui partent en quenouille, notre armée qui rafistole ses chars, notre porte-avions décimé par le virus, notre école républicaine à la peine, voici venir la santé qui au grand jour nous offre un spectacle d’incapacité. Les professeurs vibrionnent sur LCI et BFM, Raoult cause à la Chambre, les infirmières se cassent. C’est l’hôpital du XXIème siècle. Vive le virus!

On se demande jusqu’à quand va tenir le petit fusible Véran, successeur d’Agnès Buzyn…L’État est aux abois, il est brouillon, sa réputation est en jeu; on ne sait pas si le pire est derrière ou devant nous tellement les avis divergent.

L’argile contre l’arthrose

C’est Jean-Paul d’Heimsbrunn qui me l’écrit:

De temps en temps, je fais un traitement de mon genoux et cela marche.
En fait je fais peu de vélo, surtout de la rando et je vise 30 km la
semaine.

Le traitement est avec de l’argile verte, voir fichier-joint.

Merci Jean-Paul, je vais essayer.

Jardinez avec Nicolas

J’ai trouvé un jardinier super sur le net. Il s’appelle Nicolas et son blog « Potager durable ».

En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager

C’est le titre de son dernier article. Super! Terminé les labours à la bêche, laissez tout en plan et votre potager s’en portera mieux.

Moi aussi.

Post-scriptum:

Les moins jeunes qui me lisent, évitez les rassemblements. La Covid n’a pas dit son dernier mot et nos grands sachants sont à la peine pour nous sortir de ce guêpier. Nous avons encore le temps d’attendre sans nous exposer inutilement en privé ou en public.

Vélo et vélo

Voila à quoi ressemble le premier vélo thaïlandais du moteur de recherche Google. La culture vélo est différente selon les pays.

A chaque pays, son image du vélo.

Je me suis laissé dire que le terme vélo n’a pas le même sens ou la même utilisation selon le pays où on le pratique.

Alors j’ai voulu le vérifier à l’aide du moteur de recherche Google en tapant vélo…

Pour ne pas que mon adresse IP influence la recherche, j’ai changé de pays à chaque fois (à l’aide d’un VPN)

Pour la France voici les images obtenues…

En France, Google vous présente en priorité trois vélos de course, puis un Cruiser, puis un autre vélo de course, et enfin un vélo de ville

Pour les Pays-Bas, en tapant fiets ce qui est l’équivalent de vélo…

Au Pays-Bas, le vélo est d’abord un vélo urbain, un Cruiser symap, une cohorte de vélo de ville…et aucun vélo de course

Je ne veux pas en rester là, je vais aller voir en Allemagne. Et je recherche Fahrrad, l’équivalent de vélo…

Fahrrad en Allemagne conduit à vous présenter deux VTT, un vélo de course et un vélo de ville pour femme qui semble démontrer que le vélo allemand est genré

Et en Thaïlande, notre premier fabricant mondial de cadre en carbone?

Vélo en Thaïlandais s’écrit จักรยาน.

En Thaïlande le moteur de recherche Google ne présente d’abord que des cadres mixtes

Pour Stein Van Oosteren, représentant de l’ambassade des Pays-Bas en France, la raison est essentiellement culturelle: «En France, le vélo n’est pas considéré comme un moyen de déplacement mais comme un loisir. Je vais vous donner un exemple: si vous tapez le mot “cycliste” dans Google ou dans n’importe quel moteur de recherche, vous allez immédiatement voir des images d’homme en lycra, entre 30 et 40 ans, sportifs, en train de faire du vélo de course. Si vous tapez le même mot en néerlandais, vous allez voir des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, qui sont en train de se déplacer, d’aller au théâtre, de faire des courses.» (source Slate)

Les potins du lundi

On connait déjà la chanson

Il est loin le temps de Louis Pradel, ancien maire de Lyon, qui s’enorgueillissait d’avoir construit une autoroute sous Fourvière en 1971*

Écolo pas rigolo

On a déjà le Covid qui nous plombe la rentrée, alors si en plus on dézingue le Tour de France, où va t-on! Jusqu’alors les écolos amusaient par leur intransigeance et leur vision décalée du monde de demain. Il voulaient mettre en question ce qui fait le fond de commerce de notre classe politique: surtout ne rien changer à notre mode vie et de développement.

Avec les Verts nouvellement élus, la donne change. On est dans la phase pratique de leur programme.

Les écolos que je ne vénère pas viennent de marquer des points. On pourra les taxer d’être des bobos gâtés, force est de reconnaître qu’il y a dans leurs rangs de vrais gauchos capables de réveiller nos enthousiasmes de l’extrême. Dézinguer la bagnole en ville au lance-flammes, j’adore…et corrélativement faire marcher le bon peuple endormi à la baguette plutôt qu’à coups de primes à la casse pour s’acheter une bagnole nucléaire.

Voila ce que j’aime puisque qu’il est avéré que nous sommes devenus des mous du bulbe. C’est vraisemblablement ce que pense Grégory Doucet qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy avec « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Depuis que le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat du quant-à-soi politique et médiatique, plus rien ne ne va plus dans le en même temps ou comment concilier l’inconciliable entre environnement et développement. C’est un déferlement de protestations. Les premiers à tirer sont le RN, c’est leur jeu politique. « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur comme une pastèque » disent-ils en parlant de l’écologie politique.

Damien Abad, LR, emboite le pas au RN: Selon lui, le Tour de France incarne la France des territoires. Alors mesdames et messieurs les maires Verts, arrêtez de stigmatiser bourgeoisement ce qui est une passion française.

La France des territoires est devenue avec Jean Castex une prise de guerre de la caste politique qui lui fait dire n’importe quoi.

Qu’a t-il osé dire Grégory Doucet?

Voici tout le gotha du conservatisme de droite et de gauche, LREM en tête, qui s’acharne sur le maire de Lyon Grégory Doucet.

  • Il a qualifié le Tour de France de « machine véhiculant une image machiste »
  • Il regrette « les goodies jetés par la caravane »
  • il dénonce « l’empreinte écologique du Tour », qui n’est d’après lui « pas écoresponsable »
  • il fustige « les véhicules à moteur thermique »
  • il regrette « les déchets engendrés »

Rien d’autre que la vérité. Il n’a même pas dit du mal des coureurs cyclistes qui font tant de tort au vélo de tous les jours. Mais dire du mal du Tour de France lorsqu’on est maire de la troisième ville de France, c’est inopportun en plein marasme économico-sanitaire.

Cochonou. Tout est bon dans le cochon

Le Tour de France a en effet une particularité, il incarne une vision franchouillarde de la tradition populaire. Sport alibi au profit d’une cause mercantile assumée: celle de la consommation de bagnoles et de saucissons.

Mais d’année en année, le vent tourne. L’image du Tour de France se ringardise et en plus cette année il ne profite pas de tous ses affidés qui lui collent au train à bord de camping-cars le long des cols alpins. En plus les municipalités, comme Lyon, font la fine bouche, (600.000 euros pour l’étape de Lyon) le Tour ne serait plus aussi porteur qu’en plein été et la distanciation sociale est menacée dès lors que la foule se masse aux abords du passage du Tour. Le Tour pourrait donc devenir un cluster ambulant, c’est la crainte.

Machiste le Tour? oui, bien sûr comme dans de nombreux sports dont le football ou le patinage sur glace. La dernière a en faire les frais fut Marion Rousse, chroniqueuse et ancienne championne de vélo, caricaturée en image sexiste dans le journal…l’Humanité. L’Humanité qui écorne l’image de la femme, ça la fout mal.

Je me garderai ici d’exprimer en détail ma détestation du Tour, chacun le sait. Pour l’image qu’il donne du vélo et pour les gamelles qu’il traîne en terme de dopage, le fric qu’il draine avec sa caravane publicitaire et sa promotion de la bagnole et de la moto. Pire, je ne lui reconnais même pas une valeur sportive! Je le sais, je suis irrécupérable à la cause du Tour. Et pourtant, j’aime le vélo. Mon vélo!

Alors oui, Grégory Doucet a eu raison de mettre les pieds dans le plat de ce cirque ambulant où les municipalités sont invitées à casquer si elles postulent à une étape du Tour.

Peu à peu, le monde politique découvre horrifié que les Verts sont capables de dire ce qu’ils font et de faire ce qu’ils disent. Mais où va t-on!

Après avoir conquis Grenoble, Marseille, Bordeaux et Lyon, on voudrait à présent discuter la légitimité des nouveaux maires Verts. Ils seraient élus par défaut parce que leurs adversaires étaient trop nuls. «C’est une vision trop idéologisée», a réagi Stanislas Guerini (LERM) à propos de Lyon. Reste à savoir si l’opinion favorable au Tour de France pèsera plus lourd dans la balance face à ces maires qui ont choisi de débarrasser leurs rues de la pollution et des sales habitudes du passé.

*Tunnel construit sous le mandat du maire de Lyon Louis Pradel, son rôle est alors de créer une voie rapide desservant le centre-ville pour faire séjourner les touristes en transit du nord au sud dans la capitale des Gaules.

article en relation dans Slate

Comment j’ai vécu la pandémie…

Du Sopalin en guise de masque, la pandémie a réveillé le système D français

Elle commence comme ça, la pandémie…

ça a commencé par une économie de guerre

La gravité de la situation est telle que le gouvernement entreprend de mettre en question nos habitudes de vie. Notre droit d’aller et venir n’est pas remis en question, pas encore, mais on comprend qu’il faut éviter de se déplacer « pour rien » et là où ce n’est pas nécessaire. Les manifestations artistiques, sportives qui sont pour la plupart annulées ou les déplacements professionnels qu’on peut différer.

Je les ai réunies dans l’ordre chronologique. Cette pandémie m’a ébranlé tant elle a mis en question notre quotidien, nos habitudes de vie tout en faisant peser des incertitudes sur notre lendemain.

Peu à peu, nos générations qui n’ont pas connu la guerre se sont trouvées confrontées à des restrictions jusqu’alors inédites. Restriction de déplacement, restriction de réunion, restriction de travail. Beaucoup de ressemblances avec une guerre pour la population et aussi des conséquences sanitaires dramatiques.

Dans mon humble espace de liberté, j’ai tenté de m’organiser jour après jour en fonction des aléas de l’épidémie.

La comprendre. Chercher des références bibliographiques, construire des barrières artisanales, prendre de la distance à l’égard de quiconque, s’inventer de nouvelles formes d’activités physiques,…

On ne pourra pas taire tous ces invraisemblables ratages de nos experts, de nos politiques, de nos administrations face à un événement mondial où les démocraties ont montré une grande fragilité.

Mes quatre-vingt treize chroniques commencent le 31 janvier 2020.

Je les ai arrêtées le 9 mai 2020.

Ma pandémie se termine provisoirement ainsi le 9 mai dernier

Je devrais être content. Comme mon vélo. Mais je dois être de ceux qui ont « le vin triste » avec cette perspective de fin de confinement qui s’annonce lundi sans vraiment me rendre heureux.

Je sens pourtant l’allégresse monter autour de moi et sur les réseaux sociaux alors que le jour J approche. Mais dans notre famille, on ne fait pas de projet de rencontres comme si le confinement devait se prolonger. Oui cet épisode coronavirus a déjà modifié en profondeur notre rapport à l’autre. La distanciation sociale a fait son œuvre.

Janvier et février

https://velomaxou.com/2020/01/31/coronaviral/

https://velomaxou.com/2020/02/10/les-potins-du-lundi-179/

Mars

https://velomaxou.com/2020/03/02/les-potins-du-lundi-182/

https://velomaxou.com/2020/03/03/le-coronavelo-est-il-a-craindre/

Mon vélo est-il contagieux?

https://velomaxou.com/2020/03/03/coronavirus-la-petoche/

https://velomaxou.com/2020/03/04/autorise-ou-pas/

https://velomaxou.com/2020/03/09/les-potins-du-lundi-183/

https://velomaxou.com/2020/03/11/chronique-ordinaire-de-la-vie-locale/

https://velomaxou.com/2020/03/12/je-suis-venu-a-bout-de-la-peste/

https://velomaxou.com/2020/03/13/chronique-epidemique/

le 13 mars on nous exhorte à aller voter aux Municipales

https://velomaxou.com/2020/03/14/vivre-encore-un-peu/

https://velomaxou.com/2020/03/16/les-potins-du-lundi-184/

https://velomaxou.com/2020/03/17/jarrete-le-velo-pour-cause-de-coronavirus/

https://velomaxou.com/2020/03/18/dans-lenveloppe-de-confinement/

Les Français en déplacements contrôlés

https://velomaxou.com/2020/03/19/chronique-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/19/le-sport-confine-a-la-maison/

https://velomaxou.com/2020/03/20/chronique-de-pandemie-3/

https://velomaxou.com/2020/03/20/confine-a-lile-de-re/

https://velomaxou.com/2020/03/20/le-bon-motif-de-deplacement/

Beaucoup d’hésitations face au dispositif policier

https://velomaxou.com/2020/03/20/cyclistes-irreductibles/

https://velomaxou.com/2020/03/21/chronique-de-pandemie-4/

https://velomaxou.com/2020/03/22/chronique-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/03/22/un-havre-de-paix/

L’Alsace a commencé par prendre ses distances

https://velomaxou.com/2020/03/23/les-potins-du-lundi-de-pandemie/

https://velomaxou.com/2020/03/23/un-virus-resistant/

https://velomaxou.com/2020/03/23/ma-zone-de-confinement-k5/

https://velomaxou.com/2020/03/24/chronique-de-pandemie-6/

https://velomaxou.com/2020/03/24/comment-fuir-le-coronavirus/

Stigmatiser les cyclistes était-il juste?

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https://velomaxou.com/2020/03/25/parcours-de-confinement/

https://velomaxou.com/2020/03/25/comment-les-pays-bas-vivent-le-confinement/

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https://velomaxou.com/2020/03/27/chronique-de-pandemie-9/

https://velomaxou.com/2020/03/27/le-velo-de-ville-oui/

https://velomaxou.com/2020/03/27/confinement-et-poids/

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https://velomaxou.com/2020/03/28/velo-de-ville-oui/

https://velomaxou.com/2020/03/29/chronique-de-pandemie-11/

https://velomaxou.com/2020/03/29/jogging-dans-lenceinte-de-confinement/

L’invraisemblable confinement des populations rurales

https://velomaxou.com/2020/03/30/les-potins-du-lundi-de-pandemie-2/

https://velomaxou.com/2020/03/31/chronique-de-pandemie-12/

Rattrapé en en zone rouge à plus d’un kilomètre de son domicile

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Avril

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https://velomaxou.com/2020/04/03/chronique-de-pandemie-15/

Laisser ses courses reposer…

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https://velomaxou.com/2020/04/05/chronique-de-pandemie-17/

https://velomaxou.com/2020/04/05/comment-sortir-discretement/

https://velomaxou.com/2020/04/05/dubai-londres-sans-confinement/

relire Camus

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https://velomaxou.com/2020/04/09/le-masque-velomaxou/

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https://velomaxou.com/2020/04/10/maxou-pourquoi-tu-cours/

je cours pour oublier depuis qu’on m’a privé de vélo

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https://velomaxou.com/2020/04/23/chronique-de-pandemie-30/

La FFCT spontanément interdit le vélo

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https://velomaxou.com/2020/04/25/chronique-de-pandemie-32/

la couture artisanale au secours de la pénurie de masques

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https://velomaxou.com/2020/04/27/les-potins-du-lundi-de-pandemie-5/

https://velomaxou.com/2020/04/28/chronique-de-pandemie-33/

https://velomaxou.com/2020/04/29/chronique-de-pandemie-34/

29 avril, l’étau se desserre,100km mais pas plus

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https://velomaxou.com/2020/04/30/pour-qui-sonne-le-glas/

Mai

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C’est la guerre, l’invasion épidémique attaque par le Grand Est

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https://velomaxou.com/2020/05/03/chronique-de-pandemie-38/

Le 3 mai. Oui, on s’est trompés. Vous pouvez faire du vélo dans un rayon d’un kilomètre

https://velomaxou.com/2020/05/04/les-potins-du-lundi-de-pandemie-6/

https://velomaxou.com/2020/05/05/chronique-de-pandemie-39/

https://velomaxou.com/2020/05/06/chronique-de-pandemie-40/

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https://velomaxou.com/2020/05/07/chronique-de-pandemie-41/

https://velomaxou.com/2020/05/07/caradisiac-donne-dans-le-velo/

https://velomaxou.com/2020/05/07/masque-et-dissimulation/

https://velomaxou.com/2020/05/08/lundi-11-mai-100-km-et-plus/

Les sprinters sont chauffés à blanc. Ils piaffent d’impatience sur leurs pompes à bascule en attendant le 11 mai

https://velomaxou.com/2020/05/09/chronique-de-pandemie-42/

Faut-il faire confiance aux Voies Vertes?

Je voyage léger et vite. Trop vite peut-être pour faire un bon client de la Voie Verte

Posée comme ça, la question va hérisser le poil de tous les militants de la cause vélo. Ceux du voyage à vélo, ceux qui recherchent des voyages à l’abri du tohu-bohu de la circulation routière et des grands axes.

Mais encore une fois, je suis obligé de constater que les véloroutes sont loin de satisfaire leur public. Faut-il continuer à exiger une exclusivité de la part des pouvoirs publics qui, reconnaissons-le, ne cessent de nous bercer d’illusions, de nous livrer des choses imparfaites, inachevées, peu considérées? et dont les objectifs sont peu clairs.

En un mot, veut-on créer des véloroutes sur le mode des autoroutes qui vous garantissent un transit sécurisé, rapide, confortable ou bien des voies qui vous assurent de rester amarrés au territoire dans d’invraisemblables circonvolutions dont on ne sait comment sortir?

Ceux qui connaissent la réponse seront les bienvenus ici.

Isabelle et le vélo en parle cette semaine sur son blog. Il s’agit cette fois de la FlowVélo qui parcourt la Charente-Maritime, la Charente et la Dordogne. Encore une véloroute qui baigne dans son jus depuis plusieurs années!

Les « professionnels du voyage à vélo au long cours », ce que je ne suis pas, ne cessent de rapporter des désagréments, d’évoquer des revêtements sommaires, et de s’interroger face à des signalisations confuses,…

Des beaux panneaux qui font rêver d’excursions lointaines. L’Eurovéloroute 5 à Pulversheim (Haut-Rhin)

Chercher à s’organiser des raccourcis quasiment à l’aveugle, alors que l’itinéraire fait un tas de détours (Saint-Savignien à Cabariot), le dernier de 5 km dont une côte correspondant à 300 mètres de canal en cul de sac sans passerelle (Romegoux), rouler sur du goudron fendillé, puis envahi d’herbes, monter une côte pour rien à Châtelaillon, et finir épuisée à La Rochelle, tout cela a fait partie du programme.

(lire l’article d’Isabelle et le vélo)

Alors que faire si on constate qu’après tant d’efforts militants, les choses n’avancent pas?

EVR6 barrée pendant des années à Valdieu-Lutran sans autre forme de procès

Je vais vous faire une confidence: je n’ai jamais eu aucune confiance dans les itinéraires vélo qu’on voudrait m’imposer. Je ne prends que ceux qui a priori semblent correspondre à mon projet et j’abandonne tout le reste.

Aller de A à B sans prendre le chemin des écoliers n’est pas toujours agréable, je le confesse

Les cartes? les guides? non je ne veux pas m’en embarrasser. Je navigue du point A au point B avec un GPS qui me donnent des indications fiables et précises et sur lequel j’ai repéré d’un waypoint ce que j’ai envie de voir et de visiter.

Londres-Rome. L’EVR5 dans sa déclinaison alsacienne vous garantira de faire du sur-place avec votre vélo.Longer le vignoble jusqu’à Cernay, puis retourner à Ensisheim avant de rejoindre Mulhouse, de quoi vous donner le vertige! J’ai déjà accompagné des cyclistes venant du nord complètement perdus alors qu’ils s’appliquaient à suivre cet itinéraire bucolique mais très peu évident. On voit bien que les Offices de Tourisme font tout pour nous retenir comme dans le Triangle des Bermudes.

Ce qui parfois aussi me place contre mon gré dans des situations peu confortables aux entrées de ville à grande circulation. Alors je prends des « chemins flous » de traverse lorsqu’un grillage scélérat ne me barre pas la route.

Les potins du lundi

La route des vins d’Alsace à VAE, un nouveau créneau touristique en plein essor

Take a new breath (prenez un nouveau souffle) titre le catalogue O2feel bikes

extrait d’un catalogue O2feel bikes périmé (2019) qui traine sur le comptoir de mon vélociste. Il s’agit de VAE

Moi aussi je me suis dit « tiens, je vais optimiser mon autonomie… » avant de grimper cette côte tenace qui me fait souffrir.Alors j’ai appuyé sur le bouton 5-6. Mon exosquelette 3.0 a tout de suite pigé qu’il fallait souquer ferme. Autrement dit actionner le micro-turbo contenu dans mes rotules, invisible à l’extérieur de ma personne.

C’est une fable bien entendu. Gérer son autonomie à vélo repose sur nombre de paramètres qui relèvent de l’entraînement, de l’expérience, de sa connaissance de soi, de son flair pour apprécier sa capacité à affronter les difficultés d’un itinéraire pentu ou venteux, des impondérables, des incidents, « des coups de mou » du jargon cycliste.

Finalement j’ai quitté le magasin avec mon câble de dérailleur à trois euros. Nos vélocistes ont perdu leur âme, le renouveau de leurs commerces avec le vélo électrique a plombé l’ambiance cyclo bon-enfant, mais la nouvelle clientèle a boosté les ventes.

Alors je ne fais plus que passer sans m’attarder pour ne pas entraver les négociations en cours. Je suis devenu le cyclo has-been adepte de produits en extinction. Plus de temps à perdre!

Il ne faut pas négliger le phénomène VAE et ses répercussions sur le vélo. Ne pas avoir un moteur à bord de son vélo va vite devenir l’exception. Les répercussions? elles seront sociales, économiques et sportives, oserais-je morales?

On sait déjà que la plupart des régions touristiques font assaut d’amabilité pour accueillir cette nouvelle clientèle qui va pouvoir explorer en profondeur toutes les richesses de son terroir. La route des vins d’Alsace par exemple avec ses bosses redoutables à Vœgtlinshoffen, à Schauenberg, au couvent Saint-Marc,…

voir le site Alsace à vélo

Moi je fais le dos rond. Je reste sourd aux sirènes mercantiles. Me mettre au vélo électrique à bientôt 70 ans? non, je n’y suis pas prêt. Quand je sentirai mes forces me lâcher, je me contenterai vraisemblablement de la marche comme beaucoup d’autres sans nier l’intérêt que beaucoup portent au VAE pour s’offrir une seconde jeunesse. J’ai par ailleurs un autre argument que celui des forces en diminution, c’est celui de la dangerosité de la route. On va me dire qu’apprécier le danger sur la route repose beaucoup sur le ressenti. Oui mon ressenti est négatif. D’ailleurs les statistiques l’attestent: les morts à vélo augmentent. Pourtant je frôle les bordures des départementales avec attention et malgré tout je m’attends toujours à être percuté par un pressé qui va me serrer de près, de trop près. C’est à n’en pas douter un ressenti lié à l’âge. Qu’importe!

Le VAE est-il un simple vélo?

On se le demande parfois. Faut-il ranger le vélo à assistance au rang des simples vélos ou alors des cyclomoteurs? Lorsque le Vélosolex est né, on s’est posé la question puisque le Solex peu puissant dans les côtes pouvait être soulagé par un pédalage synchronisé. Finalement le Solex a rejoint la réglementation des cyclomoteurs.

Même les clubs cyclos s’y laissent prendre. La polémique enfle au Club des Cent Cols qui s’interroge: faut-il accepter des grimpeurs de cols avec vélos électriques en son sein? Le débat n’est pas clos et l’on sent que le Club est prêt à transiger sur sa règle fondatrice qui est qu’un col doit être franchi soit sur son vélo soit en le poussant avec en tous cas sa seule force musculaire.

Le vélo électrique est assimilé à un vélo parce qu’il ne dépasse pas par construction 25 km/h et parce que sa puissance est limitée à 250 watts. Il peut donc utiliser les pistes cyclables.

Conséquences: pas d’assurance et pas de casque obligatoire. Prudence! nos amis suisses commercialisent des vélos capables de rouler à 45 km/h qu’on peut confondre facilement et qui posent nombre de questions sur la gestion des risques. Des automobilistes trompés par la vitesse de ces engins, des cyclistes qui perdent le contrôle de leurs machines,…

Sur le plan assurantiel, le site Benezra Avocats fait observer que de nombreux VAE (vélo à assistance électrique) ont été commercialisés et vendus par millier, et ce dernier produit est en réalité considéré à part entière comme un véhicule terrestre à moteur, donc en aucun cas comme un vélo simple (source)

Mon confrère Becancaneries lance son opération 2020 KGB. Les électrocyclettes y sont admises. Alors soit!

Les potins du lundi

Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. Comment gérer le paradoxe?

Jour de rentrée sociale et scolaire

Pas question de tomber les masques! Au contraire, on va devoir les porter de plus en plus et en toutes situations, dans les lieux fermés, à l’école, au travail, dans les salles de spectacles, dans les trains, dans les magasins. Il ne reste plus qu’au dehors, alors?

Non, au dehors aussi, on va devoir porter le masque dans certains quartiers, certaines rues et même certaines villes.

Au delà de cette limite il faut porter le masque (Nancy)

Il faut s’en convaincre, le masque va marquer profondément notre mode de vie, notre rapport à l’autre et alimenter nos craintes que le virus reparte et fasse de nouveau des ravages.

Les moins jeunes comme moi se mettent à l’abri. On a cette chance, pourrait-on dire, d’être en dehors de la société active et de pouvoir s’extraire des situations à risques. Je me garde bien d’aller en ville là où il y a du monde et dans les zones commerciales.

Je n’ai donc pas à porter un masque sur le nez des heures durant. Je porte toujours mon masque bricolé dans un vieux tee-shirt lorsque l’État peinait à nous en trouver. Celui offert par ma ville n’est pas confortable et celui acheté au supermarché me fait éternuer.

J’observe de loin l’âpre négociation sur la gratuité qui révèle le coût faramineux qui vient s’ajouter au budget des familles. Notre gouvernement est devenu socialiste sans le savoir: ils paient les masques aux plus démunis. Et ce faisant il le revendique. Le combat pour les masques est sanitaire mais aussi politique.

A présent qu’on sait qu’on ne sait pas, que les experts se perdent en conjectures sur la poursuite de la pandémie ou sa disparition proche, il y a ceux qui savent que tout ce capharnaüm n’est qu’une diabolique orchestration venue d’en haut.

Pour les anti-masques, tout est téléguidé par une puissance occulte et cette farce est destinée à peser sur nos libertés. A l’appui de leur thèse, ils ne cessent de commenter les graphiques qui attestent que le Covid ne fait plus de morts et que les hôpitaux sont vides.

C’est un agrégat de profils variés, dans lesquels on retrouve ce qu’on appelle la fachosphère et la complosphère… selon Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l’Université de Paris, spécialistes des cultures numériques (Est-Eclair 26/08)

Les anti-masques font des dégâts sur le terrain: ils sont à l’origine de conflits d’usage fréquents et beaucoup en font les frais, un chauffeur de bus tué, des commerçants frappés, des clients tabassés,…et ils font des dégâts aussi dans les consciences. J’ai décidé de moins me déplacer là où je sais qu’il y aura des réfractaires au port du masque puisque ma distanciation ne sera pas suffisante à elle-seule pour me protéger.

Tout mon quotidien est donc fait de méfiance à l’égard de l’autre. Et c’est triste.

Le pire est-il à venir? Personne ne le souhaite. Ceux qui se réjouissent de voir les cas prospérer sans conséquences médicales sévères cherchent à s’en convaincre, l’épidémie serait derrière nous. Attendons de voir!…

Les cyclistes ont de la chance. Ils ont pu reprendre leurs vélos et s’égayer dans la campagne. Certes les scores des compétiteurs sont en berne puisque le confinement est passé par là. Mais faisons contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’on va avoir droit à un Tour de France new-look en pleine rentrée. Un Tour? juste une moitié de Tour puisque la seule incursion au nord du pays sera pour la Planche-des-Belles-Filles avec un final à Paris en pleine résurgence du virus.

Remodeler le cœur de la ville sur la base de transports doux, les piétons, les cyclistes en rêvent. L’occasion est trop belle. Les pouvoirs publics après avoir enfermés les cyclistes chez eux redécouvrent le bienfait du vélo pour lutter contre l’épidémie: à vélo on se contaminerait moins qu’à bord d’un bus ou d’un tram. Alors on a vu fleurir en une nuit des pistes cyclables inattendues dans les cités au grand dam des automobilistes, des taxis et des conducteurs de bus. Mais les cyclistes parisiens devront tout de même porter le masque. De quoi en dissuader plus d’un de prendre son vélo!

Non, finalement les cyclistes ne porteront pas le masque aux dernières nouvelles !

« Pour les cyclistes, c’est plutôt positif. Beaucoup de choses ont pu être possibles alors qu’on les réclamait depuis des années et que tout était toujours refusé… », déclare Marc Arnold, le président de l’ association CADRes (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) (DNA 27/08)

La réaction a eu tôt fait de s’organiser. A Mulhouse, « les gens normaux », ceux qui n’imaginent pas la ville autrement, se sont offusqués contre cette nouvelle chienlit cycliste. Les choses vont rentrer dans l’ordre une fois que les municipalités auront trouvé la bonne adéquation entre vélos et voitures. Elles ont encore du temps devant elles, les élections sont loin.

Mon article du 18 août sur Thann et le vélo a déplu.

Je n’aurais pas du raconter en long et en large sur le net ce qui se trame pour nous les cyclistes à Thann…avant même que la municipalité en débatte officiellement dans ses instances.

C’était mal me connaître. Attendons de voir si les bonnes résolutions seront suivies d’effets…

Les potins du lundi

VAP 1948, l’ancêtre du VAE

Des cols à VAE?

Passer des cols à VAE, pourquoi pas! On n’imagine pas que le phénomène du vélo électrique s’arrête à l’enceinte urbaine. D’ailleurs, je le constate chaque jour, le VAE c’est à dire le Vélo à Assistance Electrique gagne de mois en mois de nouveaux adeptes du plein air à vélo. Je constate aussi que cette machine dans sa version tout terrain rencontre un vif succès. J’en croise souvent autour de chez moi le long des chemins.

Au Club des Cent Cols la tentation est grande. Il s’agirait d’accepter que les membres moins jeunes puissent se doter de telles machines. Les moins jeunes…et tous les autres ensuite.

si les classements des 2 catégories étaient totalement séparés, accepteriez-vous la création d’une section « VAE » à côté de la section des membres « musculaires » actuelle ?

C’est ainsi libellé qu’un confrère lance son enquête en ligne histoire de tâter le terrain. Une enquête qui laisse peu de place à la réflexion puisque tout de suite après, la mécanique est enclenchée pour savoir comment accueillir les futurs postulants.

En quelques années, la fameuse section VAE aura tôt fait de supplanter le vélo sans assistance et grimper un col n’aura plus aucune signification sur le plan physique…

Il est clair qu’en acceptant une telle adaptation de la règle du club, qui veut qu’un col soit franchi avec son vélo et sa seule force musculaire, il n’y aura plus de club du tout car il aura perdu ses valeurs fondatrices qui ont fait son succès.

Attendons donc sereinement de voir comment la direction du Club des Cent Cols va réagir face à cet entrisme insidieux que tentent d’instaurer certains membres.

A quand le Tour de France à VAE?

Les choses sont ainsi: la déferlante du VAE est en train de grignoter petit à petit le cyclisme de loisir. On se demande même si le monde professionnel ne va pas y passer aussi lorsqu’on voit Julien Absalon faire la promo du VTT électrique.

Ayatollah ou Khmer vert?

Il est de bon ton de nos jours de railler les écologistes et de les affubler de toutes sortes de quolibets capables d’atteindre la justesse de leur combat politique.

Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est taillé une belle renommée dernièrement en prenant la défense des chasseurs et en traitant les écologistes d’Ayatollah. C’est un signe des temps, les idées contraires à la défense de l’environnement font recettes.

C’est toujours ainsi dans les temps de guerre: on taille dans les plans à long terme, on oublie ses engagements vertueux. La planète vit à crédit depuis aujourd’hui mais tant pis on rétablit les néonicotinoïdes pour assurer la récolte betteravière. Le sucre, en temps de crise, a toujours été une valeur refuge et les magnats de la betterave le savent.

L’écologie politique attendra encore un peu avant de revenir au cœur de l’actualité mais en invitant le Garde des Sceaux a ses journées d’été, elle a perdu une manche.

Avancer masqué

L’épidémie semblait marquer le pas, et puis voila qu’on nous annonce qu’elle repart. Cette épidémie semble incontrôlable…et notre équipage gouvernemental ressemble à un bateau ivre qui vire de bord à chaque coup de mer. Masque, pas masque, Puy du Fou, pas Puy du Fou, pas de maillot PSG, maillot PSG, test pour les symptomatiques, test pour tout le monde,… les Français ont le vertige.

Les vacances d’été se terminent et les Français ne se sont pas privés de faire comme avant en envahissant les plages, en organisant des fêtes de famille ou des retrouvailles après des mois de privations.

Seulement les épidémiologistes restent sur leurs gardes et maintiennent la pression auprès du pouvoir politique. Il faut continuer de se méfier, disent-ils.

Le professeur Pialoux l’admet: nous n’étions pas prêts.
Le sommes-nous aujourd’hui?

Le discours est diffus parmi les scientifiques. Le peuple d’en bas s’en rend compte et croit y voir une sorte de conspirationnisme de nature à restreindre nos libertés publiques et individuelles.

Limiter le droit de réunions à moins de 10 personnes, ne pas rouvrir les salles de spectacles et les stades, imposer le port du masque en ville et à vélo, toutes ces contraintes vont peser lourdement dans le débat public à la rentrée.

Moi qui suis d’un naturel contestataire, j’observe les choses…et j’attends de voir du haut des vignes du Rangen comment le pouvoir politique va opérer. Je ne conteste pas pour le plaisir de contester car je comprends que la situation est complexe et que d’habiles agitateurs prennent plaisir à savonner la planche. Se laver les mains 20 fois par jour, porter un masque dans les enceintes closes et éviter les rassemblements, si c’est le prix à payer pour réduire l’épidémie, alors je suis pour dès lors qu’on a rien de mieux. D’autant que dans quelques semaines les populations à risques que sont les retraités vont devoir se protéger contre la grippe!

Pascal Bride est arrivé

Pascal Bride souriant à son arrivée au Touquet le 23 août après 2600 km de vélo

DEPART ET ARRIVEE
Départ : Mandelieu-La Napoule
Arrivée : Le Touquet Paris Plage
Date de départ : 14 Août 2020 // 22h
Délai Maximum : 11 Jours
Points de contrôle : 4

Tout le monde ici à Mulhouse retenait son souffle car Pascal Bride avait dans le passé accumulé les déconvenues dans des entreprises de vélo « hors normes » où la barre était placée très haut.

Mais l’homme est tenace.

Pascal Bride a gagné sa victoire sur lui-même: parcourir les 2600 km et quelques 35000 m de dénivelés alpins sans assistance à la Race Across France depuis Mandelieu jusqu’au Touquet. A son arrivée, le dernier concurrent en lice en 32eme position, Cyril Blondin, devait encore parcourir 476 km avant d’atteindre le Touquet.

C’est Clément Clisson qui est arrivé le premier au bout de l’épreuve avec 5 jours 16 heures 58 minutes (moy.18.49km/h)

Arrivé en 16eme position, le Mulhousien a bouclé le périple en 8 jours -11 heures -16 minutes. Un exploit, sans aucun doute et beaucoup de souffrances.(vitesse moyenne 12,18 km/h).

S’arrêter sur une aussi belle victoire, Pascal Bride en sera t-il capable?

Les potins du lundi

Suite à l’arrêté du 13 août 2020 pris par le préfet de Seine-Maritime, le port du masque est obligatoire en extérieur sur certaines zones à Rouen. Pour les piétons certes, mais les cyclistes n’échappent pas à la règle. Une décision que le groupe des Écologistes, solidaire et citoyen de la Métropole associés aux élus rouennais du groupe Rouen – l’écologie en actes qualifient d’« autoritaire, injuste, inefficace et contre-productive».(Paris Normandie 14/08)

Inspirez! Expirez!

Le masque anti-Covid pour cycliste a une double fonction. D’un part il sépare la vapeur d’eau expirée de l’air vicié rejeté par le cycliste et d’autre part l’eau récupérée dans un bidon peut ensuite servir à se désaltérer.La séparation de l’air et de l’eau expirés se fait par un filtre à membrane. (Breveté SGDG)

Les grandes capitales européennes peinent à trouver une solution pour les cyclistes en ville. Madrid ne veut pas entendre parler d’exception pour le vélo, ni la trottinette. Il faut porter le masque

C’est tout le problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés, nous les cyclistes. En rendant le port du masque obligatoire dans certaines rues fréquentées, les cyclistes n’échappent pas à la règle.

On ne va pas faire un cours ici de mécanique respiratoire, mais chacun sait qu’un cycliste respire beaucoup plus qu’un piéton rien que pour animer le mouvement de son vélo.

Donc fatalement le cycliste rejette un plus grand volume d’air, de même qu’il « avale » tout ce qui est à sa portée. Ce que nous avalons comme cochonneries, on le savait déjà: toutes sortes de polluants chimiques générés par la ville et ses encombrements.

Là où ça devient très compliqué, c’est que le masque en tissu qu’on voudrait nous imposer est trempé en quelques minutes du fait de la vapeur d’eau rejetée par notre respiration.

Il va donc falloir imaginer un système plus élaboré qui récupère la vapeur d’eau avant d’atteindre le système filtrant l’air expiré …d’autant qu’il apparait de plus en plus que le phénomène Covid est là pour durer.

Les néocyclistes

Il existe une nouvelle race de cyclistes, les néocyclistes. Florent Laroche dans le Journal l’Opinion les a rencontrés. Ces néocyclistes dotés de vélos électriques, comme il va de soi de nos jours, découvrent l’univers kafkaïen du réseau français de pistes cyclables

Intéressant! Ces nouveaux cyclistes vont-ils venir empêcher de tourner en rond le microcosme politique et sa constellation d’acteurs qui nous bercent d’illusions depuis des décennies?

« Si vous souhaitez rejoindre la Bourgogne depuis la capitale, il faudra s’armer de patience, de pneus adaptés et d’un bon GPS pour composer avec les chemins de traverse terreux, les pistes de halages condamnées et les routes départementales aux trafics équivalents à ceux des nationales»

Je vous invite à lire Florent Laroche (maître de conférences en économie à l’université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’aménagement et d’économie des transports (LAET)) qui tente de traverser la France du Jura à la Normandie. C’est une rigolade d’un bout à l’autre.

Du coté de Fontainebleau: on trouve plus de prostituées sur le bord des départementales au trafic routier étonnement dense que d’itinéraires cyclables.

La conclusion est optimiste:« A quand une politique nationale de déploiement coordonnée des principaux axes cyclables pour mailler la France d’un véritable réseau, pour faciliter l’entrée dans les villes, encourager aux nouvelles mobilités, douces et électriques, aux nouveaux modes de voyage ? »

On a bien le droit de rêver, non?

C’est ici,ici

La Montagne magique

Je poursuis ma rencontre avec les grands auteurs contemporains, ceux qui marquent.

C’est un pavé qui prend au moins cent mégaoctets de mémoire!

C’est tout à fait fortuit. Mon inculture littéraire me conduit à Thomas Mann et sa Montagne magique (der Zauberberg). Ma liseuse indique encore 19 heures de lecture, à condition de lire vite, sans s’égarer entre les lignes.

Thomas Mann me rendra moins bavard pendant le temps d’avaler ce roman moderne que je lis petit à petit. J’avais vu « la Mort à Venise » (du même auteur) adapté au cinéma et je m’étais ennuyé. Là je suis en sanatorium à Davos au milieu de malades friqués qui se reposent et qui mangent.

La phtisie va en emporter plusieurs. Sans nul doute! Vu qu’à Davos en 1920 on lutte avec le pneumothorax artificiel intrapleural : par une injection d’air dans la cavité thoracique, entraînant la rétraction du poumon infecté, [on]obtient une amélioration de la maladie.Ce n’est qu’en 1943 qu’on guérira de la tuberculose avec de la streptomycine. Le héros Hans Castorp est venu rendre visite à son cousin malade Joachim. Mais Castorp peine à nous convaincre qu’il est bien portant. Va t-il faire le jeu des médecins?

Faire du vélo autour de Davos est quand même plus agréable que séjourner au sana. C’est d’ailleurs le sana qui a fait au début du siècle passé la réputation du village. Puis plus tard les congrès de milliardaires. En 1952 Thomas Mann a été pressenti pour devenir Président de la République fédérale d’Allemagne.

12 minutes!

le 5 kilomètres en 12 minutes

Je dois vous faire une confidence qui ne vous étonnera pas: la compétition n’est pas mon truc. Je ne vous apprends donc rien. C’est une question plus morale que physique car je considère que la compétition détruit l’homme plus qu’elle ne le sert. Vaste sujet qui fera réagir certainement.

En revanche je n’ai rien contre la culture physique et ses développements sportifs dès lors qu’ils échappent à tout esprit de concurrence.

J’ai relu plusieurs fois l’article dans l’Equipe : l’Ougandais Joshua Cheptegei bat le record du monde du 5000m dans un meeting exceptionnel (12’35 »36)

J’ai fait de tête un rapide calcul, 12 minutes pour parcourir 5 kilomètres équivaut à une vitesse de 25 km/h. Autant que moi à vélo!

L’Ougandais Joshua Cheptegei s’il habitait Thann pourrait mettre 12 minutes pour aller à Leclerc Cernay acheter une tablette de beurre. Mais du beurre, Joshua ne doit pas en manger.

Si Joshua parcourt cinq kilomètres en 12 minutes, moi qui me suis mis au jogging pendant le confinement j’ai encore besoin de…40minutes.

J’ai devant moi une belle marge de progression.

Comparaison n’est pas raison.

Entre les deux, mon cœur balance

RC520 GRAVEL LTD2 SRAM APEX 1×11

Il faut laisser mûrir son choix. A force de me convaincre qu’il me faut du neuf, j’aboutis à une formule « mi figue-mi raisin » qui consiste à se tourner vers le Gravel.

Mon raisonnement est très personnel. Il n’est donc pas partageable. Ma situation est la suivante…

1/ j’ai un vélo de route en carbone équipé en dérailleurs électriques (2009) qui me donne entière satisfaction même s’il est un peu démodé et j’ai de moins en moins envie de route à cause de sa dangerosité. Ben oui, en prenant de l’âge, on a la pétoche!

Je ne vais pas épiloguer trop longtemps: le comportement routier et des automobilistes et des cyclistes n’est plus acceptable. Je botte en touche sachant que le trafic en Alsace est de plus en plus accidentogène. C’est fou le nombre de types qui commettent des délits de fuite après vous avoir accroché. Notre vie ne compte plus.

2/ j’ai un VTT tout suspendu (de 2013) entretenu en 650 qui ne se fabrique plus mais qui me convient très bien aussi pour aller partout où le terrain est accidenté. Pour sûr à bientôt 70 ans je n’ai plus la force pour faire de grands trucs

3/ il me manque un polyvalent pour faire à la fois la route et les chemins…quitte à le porter sur mon dos quand ça devient « chaud ». Exemple grimper sur le massif par la route et m’éclipser dès qu’il y a trop de monde et dénicher des coins perdus.

C’est ma stratégie pour les prochaines années et peut-être aussi du bike-packing de temps à autre.

Ce sera donc un Gravel puisqu’on les nomme ainsi. Des vélos plus légers que le VTT, moins confortables aussi puisque non suspendus. Avec des gros pneus jusqu’à 38 et des freins à disques.

J’ai encore du temps pour réfléchir, il faut précommander. Inutile d’investir dans des composants dispendieux trop raffinés vu l’usage qui lui sera réservé et en tenant compte aussi de mon inévitable « décroissance » cycliste due à l’âge.

J’ai donc encore le temps de changer d’avis.

Pour nous permettre d’avancer dans la réflexion…

Quel vélo pour demain?

Gravel, réfléchissons avant!

Giratoire à Thann

Pas facile de faire un rond en pente.

Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.

C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.

Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.

Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.

Dommage!

La vélorue en question

vélorue à Mulhouse

Si la rue piétonne est à présent passée dans les mœurs, il n’en va pas de même pour la vélorue.

La vélorue est une rue affectée aux vélos prioritairement et où les voitures doivent rester derrière.

C’est une façon de limiter peu à peu le trafic automobile dans les centres urbains sans pour autant l’interdire totalement.

Seulement la réaction des riverains ne s’est pas fait attendre là où le dispositif est expérimenté.

Ainsi qu’en témoigne cette habitante de Mulhouse qui s’exprime dans les colonnes du journal DNA…

CES VÉLORUES QUI FONT FULMINER.- La Mulhousienne Cynthia semble particulièrement remontée contre les vélorues. « Nous habitons au Nouveau Bassin et sommes pour le moins gâtés par ce nouveau dispositif. De chez nous au Diaconat Roosevelt, c’est un parcours du combattant, notamment avenue de Colmar, devant le cinéma Palace. Et pour le retour par l’avenue Kennedy, c’est encore pire. Une seule voie avenue de l’Europe et allée Nathan-Katz, la deuxième étant déclarée vélorue également. Ces deux parcours sont des entrées/sorties de ville, faut-il le préciser ? Est-ce que les concepteurs de cette idée fumeuse se rendent compte qu’ils isolent le centre-ville des visiteurs venus des villes voisines ? Notre municipalité veut-elle tuer le commerce du centre-ville ? On me rétorquera qu’il y a le P + tram, sauf que tout le monde ne veut pas utiliser ce système. Cette soi-disant politique verte me révulse, d’autant plus que nous avons le premier constructeur automobile à une dizaine de kilomètres qui procure un travail à des milliers de personnes […] Depuis quand les cyclistes sont-ils les meilleurs touristes et consommateurs ? On n’entend parler que de recul du tourisme en France du fait de la désaffection des étrangers et on dégoûte les locaux par des mesures débiles. De grâce, madame, messieurs les politiques, appliquez votre programme et arrêtez cette politique prétendument écologique qui n’est en fait qu’une immense démagogie. »

L’argument de la perte de vitalité commerciale est souvent évoqué sans jamais qu’une preuve y soit apportée. Sans Vélorue, le commerce mulhousien est déjà en berne du fait des grande surfaces périurbaines. Derrière cet argument se cachent en fait ceux qui refusent de considérer que la voiture est une source importante de pollution en ville préjudiciable à tous, riverains comme visiteurs.

En revanche on comprend que les citadins qui misent sur le tout-voiture pour se déplacer soient particulièrement circonspects face à cet intrusion du vélo en ville devenu outil de distanciation physique du fait de la Covid.

Une vélorue à Oss. Les bandes situées de chaque côté de la rue font office de bandes rugueuses et rétrécissent visuellement la chaussée. La bande centrale est légèrement surélevée pour servir également de bande d’avertissement et pour obliger les automobilistes à dépasser à bonne distance (en se déportant complètement sur la voie opposée).

SOURCE Jeanne à Vélo

Les potins du lundi

Derrière le masque anti-covid se cache l’impuissance scientifique face à l’épidémie

C’est une mascarade.

Après la crise de Covid, la crise de masque!

La République est saisie d’une épidémie aiguë de masques. On en trouve dorénavant partout, des masques. Et la grande question qui se pose est de savoir si le Pays va offrir le masque aux plus nécessiteux de nos concitoyens. La France est une terre fraternelle, elle ne l’oublie pas. Elle est même socialiste jusqu’au bout du nez.

Soyons généreux avec nos masques depuis que nous croulons sous les arrivages. Les têtes de gondoles des grandes surfaces rivalisent d’audace depuis que le marché du masque est devenu une marque de salubrité publique.

  • Et vous ma chère, où achetez-vous vos masques?
  • A l’Aldi, pourquoi?

Le port du masque est devenu très tendance. Les quartiers chics en sont friands. Les marchés aussi. Les grandes villes commencent à édicter des règles très sélectives selon le quartier, la rue et aussi selon les heures…comme à Paris ou à Nice.

Égoutiers en colère

Les égoutiers sont en émoi et commencent à alerter leurs syndicats: si le masque jetable se généralise, on risque de boucher les égouts et même les stations d’épuration. Quelle chiotte si les WC se bouchent à cause des masques! Normal: un masque jetable et bientôt gratuit, comment s’en débarrasser autrement? De quoi rendre les Verts fous de rage!

Une appli pour smartphone va bientôt sortir. Couplée à votre géolocalisation, votre vibreur vous avertira quand le port du masque sera exigé…en attendant la sortie du masque automatique qui remontera tout seul sur votre nez grâce à un ingénieux système connecté.

Je me prépare à porter le masque pour mon jogging du soir et pour ma sortie VTT du dimanche matin, un genre de toro-piscine pour le nez et la bouche

Finalement je me demande si l’Etat n’a pas choisi de botter en touche avec le Covid. Comme plus personne parmi les sachants ne sait comment venir à bout de cette épidémie depuis que le professeur Raoult a choisi de se taire, alors on a finalement choisi le masque comme antidote. Une sorte de cautère sur une jambe de bois.

Et maintenant, lavez-vous les mains!

Les inconduites à risques

Le mal se diffuse à nouveau mais on se garde de nous dire où. Je veux parler encore une fois du Covid-19. Tout se passe comme si plus personne ne maitrisait rien dans la reprise de l’épidémie. Maintenant qu’on a ouvert les vannes en grand de la transhumance estivale, chacun fait comme il veut. Mes voisins turcs partis chez eux pour leurs vacances vont-ils pouvoir revenir sans encombre? Les règles évoluent de jour en jour…

On verra bien à la rentrée lorsqu’il va falloir affronter ensemble toutes les thromboses du virus maléfique, les surcharges de Pôle-Emploi…et la petite grippe saisonnière annuelle en prime.

Cycliste malgré tout

Je ne sais pas si le Tour de France aura lieu. Pour faire un peu de vélo, j’imagine tous les miasmes que rejette un cycliste de compétition lors d’un sprint. Pas seulement parmi le peloton mais aussi parmi les spectateurs avec les bidons projetés en l’air. Pour que le Tour reste inoffensif, il faudrait écarter les spectateurs ou les protéger derrière d’immenses plaques de plexiglas.

Le Tour commencera pas un prologue à Nice. Se tirer la bourre sur l’Esplanade, voila de quoi tester l’efficacité des masques par les Niçois! Réponse avant l’arrivée aux Champs…

Les Niçois sont invités à tester leurs masques lors de la première étape du TDF 2020

Sinon, il reste l’impensable: que le Tour se fasse avec lenteur, sans dépasser les 20 km/h, le maillot jaune devant fermer la marche

Ce ne sont pas les assemblées de cyclistes qui inquiètent dès lors qu’on ne se crache pas à la figure et qu’on évite « de toucher à tout » sans discernement. Si nous gardons nos distances tout ira bien. Mais plutôt éviter les pots de fin de journée où l’on se raconte des histoires.

En revanche, j’ai des craintes pour les assemblées rapprochées, celles des plages, des bars et des équipes de foot. On a vu que l’équipe du Racing de Strasbourg est à genoux et qu’elle est suspectée d’avoir contaminé Montpellier lors d’un jeu amical et sans troisième mi-temps, dit-on! Des joueurs qui coûtent bonbon sur le flanc, ça fait désordre et nul doute que les tribunaux vont avoir du mal à rétablir les scores des parties en présence.

Finalement je vais choisir l’inconduite intérieure. Beaucoup moins risquée!

Samedi 8 août, Joux

Lac de Joux

Samedi, nos amis suisses des Cent Cols organisent une randonnée à VTT autour du lac de Joux.

Voila de quoi parcourir de beaux paysages jurassiens.

Une brochette de cols à VTT

Je ne prépare pas. Ou presque. Je me contente d’un vague croquis puisqu’il suffit de suivre le mouvement de nos organisateurs. Je vais malgré tout charger l’emplacement des cols sur le GPS, on ne sait jamais…même sans un fond de carte, ça peut toujours servir.

Je pourrais charger une carte suisse en open-source, mais j’ai la flemme.

Les potins du lundi

Berlin, manif anticorona

Anticorona. C’est nouveau comme mot. Les anticoronas, à ne pas confondre avec les anticorridas, sont ceux qui refusent les gestes-barrières pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus.

C’était prévisible.

Ne pas avoir peur, s’exposer à la maladie, c’est tout à fait un réflexe de « trompe-la-mort » auquel sont tentées les jeunes générations. Estimer que le virus perd de sa vigueur, mettre en cause son existence même, refuser des mesures sanitaires jugées excessives, c’est le lot des objections entendues parmi ceux qui manifestent et qui ne veulent pas se laisser imposer un nouveau mode relationnel dans la vie courante.

C’est du même ordre que ceux qui s’opposent à la vaccination. On oublie que sa propre défiance puisse mettre les autres en danger. Un peu comme si l’on habitait une contrée déserte de la planète. Ce mouvement anticorona qui prend naissance inquiète en Allemagne, pays peu touché par l’épidémie jusqu’alors. La distanciation sociale imposée par les autorités passe mal. On comprend pourquoi puisque ces mesures ont pour corolaire d’empêcher un certain nombre de libertés de se pratiquer normalement. Comme par exemple le droit de se réunir ou de se croiser dans la rue sans être muni d’un masque.

Mais cette fronde indirectement contribue à marginaliser les populations fragiles au virus que sont les plus âgés. On pourrait y voir une forme de contestation générationnelle vis à vis des mesures sanitaires. Comment vont réagir les États face à ce nouveau grain de sable dans la lutte contre la pandémie?…

Le cycliste décroissant

Vieux vélo ou vélo de vieux?

Une évidence s’impose: la culture physique du sujet vieillissant est mise en question année après année. Il faut réduire le niveau. Ceux qui ne l’entendent pas préfèrent faire comme avant. C’est leur droit. C’est du même ordre que la défiance vis à vis du coronavirus. L’acceptation de moindres limites pour son corps est pourtant une fatalité avec laquelle il faut composer.

Mais le culte de la performance du monde moderne laisse peu de place au sportif « décroissant », je veux qui dire à celui qui prenant de l’âge doit choisir des modes doux.

Faire comme avant, c’est s’imposer à vélo des dénivelés vertigineux et des kilométrages qui vous tiennent jusqu’à la nuit tombante. Et puis, un jour, vient l’accident. L’accident cardiaque? non généralement pas car ces cyclos sont entraînés et surveillés. Mais l’accident articulaire, c’est à dire celui où sournoisement le squelette coince. C’est le corps qui refuse. Je me souviens de mon médecin traitant qui le lundi dans son cabinet recevait des jeunes sportifs que la compétition du dimanche usait prématurément et de façon irrémédiable.

Certes, on le voit venir le moment où il faut réduire le niveau, il y a des signes avant-coureurs, oserais-je dire. Des douleurs passagères, une frilosité à se mettre au guidon l’hiver, sous la pluie et tous les autre symptômes qu’on feint d’ignorer: de moindres réflexes à l’évitement des nids de poule, une moins bonne perception de son équilibre, une surdité progressive et une vue moins précise et quelques raideurs à enjamber sa bécane.

Tous ces symptômes doivent nous faire prendre conscience qu’il faut adapter ses pratiques…quand d’autres s’arrêtent tout simplement et parfois brutalement. Pour ceux-là le phénomène déclencheur, c’est la chute dont on gardera des séquelles, un mauvais souvenir ou un presqu’accident de la route évité de justesse.

Et puis il y a la gestion adaptée. Celle que je souhaite pour moi comme pour beaucoup de mes confrères qui prennent des postures mesurées. Le vélo le permet et c’est une chance.

C’est notre décroissance cycliste.

Faire moins de vélo, mais en mieux

La décroissance est un mot moderne. On l’entend beaucoup actuellement face aux dangers qui menacent la planète. On l’entend et pourtant très peu sont prêts à la mettre en œuvre tout simplement parce qu’elle met en question nos modes de vie dans les pays riches et qu’elle pèse sur nos choix politiques. Décroître, on le sait, passe par une remise en question de notre rapport à la consommation du bien commun.

Par exemple moins prendre sa voiture semble irréaliste à un péri-urbain dès lors qu’il n’a pas d’autre choix que d’aller chaque jour à son travail avec sa voiture. On voit bien que tout est lié. Pourtant la malédiction du Covid a fait jour de façon tout à fait inattendue à de nouveaux modes de rapport au travail avec le télétravail réduisant le recours à la voiture et aux transports en général.

La décroissance de ses moyens physiques est aussi inéluctable…et c’est parfois un crève-cœur que de l’admettre. C’est d’autant plus difficile que dans notre monde qu’on dit moderne, la place de senior est à assumer; il doit rester autonome le plus longtemps possible. C’est déjà une performance.

extraits de ma chronique de 2016

C’est un vrai boulet à traîner, tous ces vieux désœuvrés qui nous font chier avec leurs vélos sur le bord des routes.

Heureusement qu’il y en a un de temps à autre qui pète une durite dans le Boenlesgrab ou le Molkenrain!

Comme le dit Nathalie Kosciusko-Morizet chez Cohen ce matin, « ils ont en marre, les jeunes, de payer des retraites qu’ils n’auront pas quand on ne sera plus là… »

Comme on le voit l’image du vieux n’est pas toujours reluisante vis à vis des plus jeunes!

Adapter son vélo à l’âge

Je tente un vélo fugace, celui où je ne me fais pas trop remarquer par la génération active, celle qui produit des biens, comme si je devais m’excuser d’être mis réglementairement sur la touche.

Si le vélo maintient en forme, il faut aussi l’adapter à sa forme. C’est ainsi que je résume ma façon de voir les choses, je la traduis en quelques préceptes qui vont tous vers une adaptation ciblée de mes pratiques:

  • Pas de sorties cyclo-sportives du type « la tête dans le guidon » tant décrié dans les clubs
  • Des circuits plus courts et moins énergivores
  • Privilégier le vélo tout chemin à l’abri des itinéraires peu sécurisés
  • Opter pour le voyage itinérant doux
  • Recourir à l’assistance électrique si l’on est tenté par la découverte de la discipline

Conserver son autonomie

Ne rien s’interdire plutôt que tout arrêter, c’est un peu mon credo. Ma tentative de recourir à des activités annexes comme la marche, le jogging ou la natation est en partie assurée. Mais le jogging, je l’assume, après 350 premiers kilomètres depuis le confinement est un sport très impactant pour le squelette et le système cardio-vasculaire; je ne saurais donc trop le recommander. En revanche, la natation est un bon plan à condition d’aimer l’eau. Interrompue à cause du Covid, je n’ai pas encore repris la piscine.

Bref, en prenant de l’âge sachons prendre aussi les bonnes directions en terme de sport pour conserver le plus longtemps possible son autonomie.

Blow Patcher, rénover sa rue

Ce matin, panneaux sur mon trajet urbain. Une des rues la plus pourrie de la ville, la rue du Commandant Cluny, va se refaire une beauté à l’aide d’une technique appelée Blow Patcher. Autrement dit « un pansage des plaies » qui affectent nombre de nos chaussées par manque d’entretien programmé.

Ironie de l’histoire cette rue qui comporte une douzaine de maisons a la largeur d’un boulevard et abrite le centre technique municipal et les services de l’Equipement Départemental.

Un camion, deux employés, un compacteur.

Et voila le travail!

En une journée la chaussée est rendue dans un état acceptable pour les vélos

Le seul problème c’est qu’il a fallu attendre longtemps et slalomer entre les nids de poule pendant en moins trois ans avec ma bécane..

Les potins du lundi

Dessin de Tomi Ungerer

Farniente estival. Non je ne sais pas rester sans rien faire. J’admire ceux qui s’abandonnent à la lecture pendant des heures sans se laisser distraire par l’environnement familial ou par un paysage de vacances tellement séduisant qu’on peine à rester le nez sur son bouquin.

La lecture, je ne la vis bien que confiné. Quelle révélation! Il me faut une autarcie comme le soir quand tout s’endort.

Je me suis attelé à la lecture du Château de Kafka. Comment appréhender la distanciation? C’est ténébreux. Pour amateur de suspense

Alors fatalement ne rien faire, je sais faire. Il me faut « vacancer » actif. Je me rends pourtant compte que la rouille du squelette m’handicape cette année. Alors fatalement, je mets une pédale douce sur le vélo si je veux le faire durer.

Durer? Oui, c’est ça que je veux dans l’instant présent, durer. Un peu comme une vieille chaussette que nos grands-mères reprisaient. A l’infini.

Alors je fais mon vélo en mode doux. Mon mode Doubs pourrais-je dire puisque j’ai passé quelques jours dans le Doubs. A deux enjambées de chez moi.

Vu à Besançon ce convoi exceptionnel. C’est fabuleux

Ce département mérite son nom: le Doubs l’envahit avec de grandes courbes sinueuses. Les amateurs de vélo le connaissent puisque l’Eurovéloroute 6 le longe en partie.

J’ai vu le Saut du Doubs. Mais il ne sautait pas, faute d’eau. C’est un phénomène étrange de voir cette rivière à sec et ses gros galets à découvert comme une mer qui se retire.

Le Doubs dans le dur

Le Doubs surprend par la vigueur de son élevage et ses belles « montbéliardes » aux poils roux.

Mais on sent encore la souffrance des industries disparues et notamment de l’horlogerie. Les Lip partis en1973 font déjà l’objet d’un étage au Musée du Temps à Besançon. Et l’on a récupéré comme un trophée la lourde enseigne des montres Kelton.

Même les statues se protègent de l’hystérie du déboulonnage

Ce qu’on sait moins, c’est que la famille Ungerer, celle de Tomi, est celle d’une dynastie d’horloger, la grosse horlogerie des églises.

Tout à coté, on expose les dessins de Tomi. Ceux où il défie la mort. Tomi était malade cardiaque sur la fin de sa vie, alors il dessine finement son électrocardiogramme dans lequel apparaît la silhouette de la cathédrale de Strasbourg.

Les commerces sont boudés, le monde a peur. Le virus rôde mais on ne le voit pas. On s’évite, on s’écarte pour visiter la ville.

La mobilité douce en vogue dans les Offices de Tourisme

Les corps publics font de gros efforts pour faire revenir le public dans ses espaces, jardins et musées. La distanciation est plutôt bien acceptée. Mais subitement des attroupements de jeunes nous interpellent comme si l’épidémie ne les concernaient pas.

18h porte fermée. Le châtelain de Belvoir respecte les consignes
J’aime ces grandes étendues d’altitude sillonnées à VTT à la chasse aux cols. Un Gravel aurait mieux fait l’affaire car j’ai fait davantage de route que de chemin.

Les potins du lundi

Faire 100 kilomètres de montagne à vélo est une épreuve largement récompensée par la beauté du paysage

La montagne prête à consommer

Le « Monsieur Motard » venu parlementer hier à la Schlucht chez les « anti-nuisances sonores » s’offusquait qu’on puisse mettre en danger l’économie des fermes-auberges en tentant de limiter les flux de véhicules sur la route des Crêtes. A quoi je lui ai répondu que les fermes-auberges, je m’en foutais. On peut très bien profiter de la montagne sans avoir besoin de venir s’y goinfrer d’un ragout de porc agrémenté de pomme de terre.

La gastronomie de montagne n’est pas spécialement diététique

Finalement le Parc Naturel Régional des Ballons n’a plus rien de naturel. Nous sommes arrivés au bout du bout de la logique d’une authenticité frelatée. Le Parc, j’y étais encore hier pour participer à ce pique-nique protestataire contre les nuisances sonores et je me suis aperçu une nouvelle fois combien ce vocable de naturel était usurpé.

Oui, il y a tromperie sur la marchandise!

De l’air pur sur la route des Crêtes? oui, mais en bagnole.

Beau dans le paysage!

Le massif vosgien est devenu certains jours un immense bazar où déferlent des foules avides de montagne prête à consommer. C’est triste de voir ces hordes de touristes venus à bord de leurs voitures pour finir empilées le long des crêtes à proximité des « fermes-auberges ». Des fermes-auberges devenues des entreprises commerciales de la bouffe à gogo. Car il faut l’admettre les fermes-auberges sont des alibis de la tradition, beaucoup d’auberge et peu de ferme. Au point qu’un cahier des charges strict impose un minima pour respecter le coté fermier de la chose…et bénéficier d’un statut fiscal avantageux. Une dizaine de vaches, cinq cochons…et le rateau-faneur attelé au tracteur qui trône au milieu du champ tout le week-end. Cette économie fermière, on le sait, est entièrement subventionnée pour faire beau dans le paysage.

La gestion du parc des Ballons et l’inaction des pouvoirs publics sont clairement en question depuis 30 ans. Et pourtant rien ne se passe.

Ce ne sont pas quelques trublions vociférants contre les nuisances sonores qui vont changer les choses, j’en suis conscient. Ce qui est en cause, c’est le modèle de gestion du Parc Régional et son insupportable inaction pour réguler les flux de visiteurs. Bien sûr, ce qui choque en premier, c’est l’esthétique des lieux envahis de voitures, ce ne sont pas les promeneurs qui surmarchent sur le chaume. Outre l’esthétique, sujet mineur, c’est la pollution sonore, le dérangement de la faune et la piétonisation à outrance des sentiers qui pose question. Au point qu’on en arrive à canaliser les randonneurs à l’aide de clôture électrique!

Malentendants

C’est donc ce matin que le port du masque obligatoire prend effet dans les lieux fermés publics. A quoi des malentendants trouvent le moyen de se faire préciser ce qu’est un lieu fermé public. Ça en dit long sur la connerie humaine.

Cela dit, l’imposition du port du masque n’est pas du goût de tout le monde puisque cet accessoire rentre peu à peu dans la norme vestimentaire en toutes occasions. Ne pas l’avoir sur soi et ne pas le porter pourra vous coûter jusqu’à 135 euros.

Il n’est pas du goût de ceux qui pensent que ça ne sert à rien de le porter puisque le contraire a été dit par les autorités lorsque le produit faisait défaut. Le malentendu est sérieux. Surtout dans une catégorie de la population, la plus jeune, pour laquelle les gestes-barrières ne concernent que les vieux puisque eux seuls sont vulnérables face à l’épidémie. Nos jeunes prennent délibérément le parti d’accepter la contamination puis de la colporter aux anciens à commencer par ceux de leur propre famille.

Reste une question non résolue: comment se comporter vis à vis des réfractaires? Allons-nous les interpeller au risque de se prendre une correction ou interpeller le commerçant derrière son comptoir ou tout simplement renoncer à aller faire ses courses? Il est manifeste qu’un conflit d’usage est en train de naître.

Une économie à la soviétique

31 janvier 1990, file d’attente pour l’ouverture du premier MacDo à Moscou

Ha! ha!ha!

Quand j’écris ha!ha!ha! ça veut dire que je rigole. Alors oui, je rigole. C’est exceptionnel que je rigole. On n’est plus là pour rigoler m’a dit l’autre. Depuis que la gauche plurielle, devenue caviar, s’est noyée dans les limbes du capitalisme libéral, je ne ris plus. Si je ris encore, mais jaune. Comme un Kirghize de kolkhoze. Depuis ce jour, je vis en ermite dans un igloo où sont conservés les derniers anticapitalistes du monde moderne comme un spécimen de Cro-Magnon dans du formol. Alors fatalement ça ne me fait pas rire, le formol anesthésiant.

Figurez-vous que le Covid a des effets inattendus sur notre consommation domestique. J’en veux pour exemple que depuis que les magasins comptent leurs clients, il y en a moins à la fois. Pas plus de trois chez mon vélociste.

C’est une restriction qui contrarie gravement l’économie libérale.

Avec l’affichette « 3 clients à la fois » en vitrine, fatalement les petits commerces trinquent. Même Décathlon où le vigile compte les entrées et régule la file. Idem pour acheter un bouquin à coté chez Cultura.

Le constat est là: des files se forment au moment des pointes. Je vous rassure tout de suite, dès qu’une file apparaît, j’évite d’y entrer et « je me passe » de mon achat. Je commande chez Amazon en bon consumériste connecté. Mais les irréductibles restent. Il faut du lait, du beurre…ou de la bière. Coûte que coûte dirait Macron.

Alors dans la file, il faut (se) passer le temps. Heureusement il y a le smartphone. Et celui qui n’a pas de smartphone n’a plus qu’à écouter devant ou derrière ce qui se raconte d’intéressant.

Ces files auxquelles il va falloir s’habituer en rappellent d’autres. Celles de l’Union Soviétique. Qui dit queue dit produit rare, pas cher, ou intéressant. Alors autant prendre la queue diront ceux qui n’ont rien d’autre à faire!

En URSS, c’est la pénurie de produits qui générait les files d’attente. Parfois nuit et jour. Et même pendant plusieurs mois s’il s’agissait d’obtenir un billet de train pour Cracovie ou Budapest. En économie libérale, c’est le Covid qui provoque les queues, plus exactement la distanciation physique qui nous est imposée par le virus redoutable. Mais alors me direz-vous, participer à une file c’est aussi s’exposer à la contamination si l’on n’a pas le compas dans l’œil capable de mesurer un mètre ou si l’autre derrière vous colle au train comme au feu vert pour échapper à l’orange?

Loueur de queue

Je ne plaisante pas, si le Covid persévère, les loueurs de queue, ces indigents sans boulot pourront prendre la queue à votre place le temps que vous puissiez aller boire un coup. Un euro le quart d’heure de queue!

Les mécanismes capitalistes de gestion de l’offre et de la demande vont fonctionner à merveille au cours de cet épisode Covid qui pourrait durer. Raréfier les produits pour susciter le besoin est une veille ficelle du marketing. Alors attendons-nous à voir les files prospérer et les coupons promotionnels réapparaître une fois l’attente terminée. Pour être sûr que vous ne partez pas en cours de queue.

Alors pourquoi ne pas engager des orchestres de rue, des saltimbanques, des danseuses à plumes en manque de contrat?

On a vu une forme de soviétisation des attentes lors du Covid avec les personnels soignants gratifiés de passages réservés aux caisses de magasins comme pouvaient l’être les officiels eu URSS ou comme le sont en France, les handicapés ou les femmes enceintes.

Dans les moments d’exacerbation prostatique il faut s’absenter momentanément et urgemment. Et donc négocier un compromis pour retrouver sa place une fois revenu. Pas facile. C’est là que le remplaçant bénévole aura toute sa place, moyennant rétribution, cela va de soi.

On imagine que le marché noir aura de beaux jours devant lui si cette gestion des files dues à la pandémie devait perdurer…à moins de se doter d’un coupon numéroté comme à la coupe du fromage dans les grands magasins.

Pour en savoir davantage sur la gestion des files en Russie soviétique

Pour se détendre un peu, rions avec 1917 une passion russe de Max Gallo. Rire jaune de rigueur!

Le voyage à vélo pour les nuls

Le voyage à vélo, découvrir des paysages inoubliables

Comment voyager autrement ? à vélo, bien sûr ! C’est décidé, vous avez pris la résolution de partir à vélo. Pas au bout de la rue. Pas pour toujours. Juste quelques jours cet été.

Si vous êtes déjà cycliste et que vous savez pédaler cinquante kilomètres en une journée pas de problème! car faire un premier saut de puce de 50 kilomètres va vous offrir tout de suite une dose d’exotisme.

Sinon entrainez-vous autour de chez vous en attendant de pouvoir franchir ce cap. On s’entraine sans les bagages, c’est moins difficile et on s’assure que le vélo est à sa taille et que la selle ne vous fait pas (ou plus) mal aux fesses.

Comment voyager à vélo simplement? avec des sacoches…

Une selle qui fait mal continument doit vous interroger et signale souvent un vélo pas fait pour votre morphologie. Revoyez la question.

Mais l’autre question c’est évidemment celle du vélo. Quel vélo choisir pour voyager? Ne prenez pas l’exemple des baroudeurs au long cours qui transportent des bagages (jusqu’à 40 kg! )pour faire le tour du monde. C’est inutile.

Avec un bagage léger, des transits de 100 km sont possibles à la condition d’être entraînés. Compter six heures de pédalage.

Quelques voyageurs à vélo font des raids puis, une fois sur place, visitent les lieux. Dès lors certains préfèrent le train, puis une fois rendus prennent le vélo. Pourquoi pas! Mais sachez qu’en France, un vélo dans le train c’est très mal vu…et souvent on vous en dissuade.

D’autres, comme moi, veulent tout faire à vélo sans pour autant le soir ramper à quatre pattes sous la tente et sortir le réchaud. Songer que ce genre de voyage qu’on appelle cyclo-camping s’adresse avant tout à des amateurs de vélo ET de camping.(aller sur le site de cyclo-camping)

Un vélo comme celui-là tout équipé pèse 20 kg. Il est préférable d’opter pour des pneus plus larges et donc plus confortables (détails)

Je n’ai pas une âme de campeur alors je dors à l’hôtel et je mange, au besoin, sur le pouce à midi.

Attention, une journée de cyclo-voyageur peut coûter entre 70 et 100 euros!

Si c’est ce voyage là que vous recherchez, alors il vous faut un vélo ni de course, ni un VTT…ni de ville. Le vélo doit être à mi-chemin sans être Tous Chemins. Prenez donc un vélo bien chaussé avec des pneus confortables de 35C en diamètre 650 ou 700… et assurez-vous que les haubans et la fourche sont équipés de fixations pour les sacoches.

Voila le type de vélo que je vous recommande pour faire de la route avec un bagage léger (KONA SUTRA AL SE DIAMANT (13kg) 1100 euros)

Choisissez vos sacoches vous-mêmes!

J’ai fait le test des sacoches et du bike-paching. Les deux sont bien mais le bike-packing s’adresse plutôt à celui qui veut aller vite et loin et qui n’emporte pas son smoking pour des soirées huppées.

le bike-packing est plus rustique mais plus léger. C’est à vous de voir.

En revanche les sacoches vous permettent d’emporter davantage de choses…et donc des vêtements. Car ce sont d’abord les vêtements qui sont les plus utiles si l’on veut voyager en restant propre sur soi.

Itinéraires: méfiance! étudiez avant de partir votre itinéraire et évitez les grands axes!

les véloroutes sont souvent sources de déconvenues désagréables et les autorités françaises n’ont pas pris conscience que le cycliste est aussi un voyageur

Les itinéraires qu’on vous vend en France sont souvent imparfaits, encombrés, en tronçons disjoints, jonchés d’intersections non prioritaires. Sans parler des piétons, des pêcheurs, des rollers…et des chiens qui divaguent. Si vous aimez tout ça, prenez les véloroutes! Mais en retour ne vous attendez pas à faire une moyenne sur des itinéraires de transit. C’est à vous de voir…

Warmshovers

c’est un réseau de sympathisants du vélo qui vous accueillent pour vous laver et éventuellement pour vous loger

Si vous allez à l’hôtel, réservez au plus tard la veille! A vélo ne pas trouver d’hôtel peut vous conduire à dormir sous un pont car vous n’aurez pas le temps de prospecter autour de vous…et n’oubliez pas de demander un abri sûr pour votre monture. J’ai déjà monté mon vélo dans l’ascenseur jusqu’à ma chambre avec l’assentiment de l’hôtelier! Dormir avec son vélo, le rêve!

Tous les hôtels ne permettent pas de laver son linge. Ayez de la lessive en berlingot et empressez-vous de le faire sécher à la fenêtre si le soleil est encore là, puis au-dessus de la douche la nuit. On aussi s’aider du sèche-cheveux ou du sèche-serviette.

Gîtes

le gîte à la campagne vous permet de faire des haltes familiales agréables et abordables

Le gîte est aussi un bon plan. Rester deux ou trois jours est apprécié.

Le voyage à VTT

Voyager à VTT, c’est possible. Dans ce cas il faut avoir l’âme d’un baroudeur qui utilise les chemins muletiers ou de grande randonnée. Priorité aux marcheurs!

Voyager à VTT, la nature à l’état pur!

Si vous souhaitez préparer un voyage à VTT, article en relation

Les potins du lundi

Le voyage à vélo, les vacances anti-Covid

C’est l’été, ce sont les vacances. On pourrait dire les vacances anti-Covid tellement l’impact économique de l’épidémie retentit partout. Surtout dans le secteur du tourisme.

Le malheur des uns fera le bonheur des autres. Les grands tour-operators font grise mine tandis que les promoteurs de voyages alternatifs se frottent les mains. Le tourisme français risque d’être le grand gagnant du « restez chez vous! » et le vélo aussi a tout à y gagner.

Des vacances à vélo dans l’hexagone, voila une idée toute simple pour rester confiné en voyage. Il suffit d’avoir son masque pour faire quelques emplettes de bouche et le tour est joué.

Ma consœur blogueuse Isabelle et le vélo fait le point sur les guides vélo.

Les bons et les moins bons. Ceux qui se glissent dans la pochette du guidon et les autres. Ceux qui font du baratin et ceux qui vous disent où passer sans se retrouver sur la rocade, ceux qui vous disent où trouver un vélociste ouvert l’été et ceux qui vous envoient chez Midas.

On ne s’en doute pas toujours, mais aller dans un hôtel bien situé en zone touristique peut nous permettre de constater que le voyage à vélo se démocratise. Surtout chez les CSP+ à la retraite avec vélo électrique qui font des bonds de quarante kilomètres de ville à ville, histoire d’abandonner bagnole, avion et ferry.

Retrouver ses racines autour de chez soi, après les avoir perdues pendant plusieurs décennies, quoi de plus tonifiant!

Reste les bourlingueurs, les rebelles à la norme, ceux qui comme moi préfèrent jouer les robocops à vélo, franchir les frontières les plus impénétrables à la recherche de contrées inconnues et improbables.

L’été est encore là, mieux vaut voyager loin du tohu-bohu frénétique qui ravivera l’épidémie.

A nous de choisir!

Ce jour là, récits de voyages

Ce jour là, la route était absente. Pour traverser Monesi, nous avons pris nos vélos à bras le corps.

Ils n’ont rien dit.

Le premier de cordée a tâté le terrain, puis les autres ont suivi parmi le village dévasté. Un village coupé en deux, ça surprend. Les autorités italiennes sont parfois impuissantes devant les éléments. Les crédits venus de la capitale sont loin à acheminer. Tout ça je l’imagine.

revoir ce récit de septembre 2018

Refuge de Barbera (2108m)

Lorsque nous arrivons à Dom Barbera, il est déjà tard et la brume tombe sur le massif.

Le refuge est là dans ce creux frontalier, le col du Seigneur à 2108m. Ce que je n’ai pas raconté, c’est la vie au refuge. Plus précisément la nuit. Dans un refuge de haute-montagne, il faut se plier à l’austérité des lieux. On repart plus ou moins crasseux le lendemain faute d’eau pour se laver. La pompe du puits est en panne, faute de carburant, le groupe électrogène ne fonctionne pas, pas de réseau téléphonique, laisser ses pompes dehors et frugal souper. Chambre commune pour une dizaine et pas de lumière la nuit.

Nos vélos ont dormi avec les chevaux.

Je ne crois pas que nous sommes arrivés le jour le plus favorable.

Dernier de cordée, ce patou nous a accompagnés pendant des kilomètres avant de rebrousser chemin, seul dans l’immensité de la montagne

revoir ce récit de septembre 2018

Les Vosges à vélo, tour en projet

Les Vosges à vélo, un projet en germe

Avoir un tour d’avance, ça motive. Alors même que je n’ai pas encore commencé mon tour du Haut-Rhin à VTT (départ demain), l’idée germe en moi de faire le tour des départements voisins.

A commencer par celui des Vosges. Un grand département dont le périmètre représente près de 350 km. Les Vosges, c’est le massif à l’est mais c’est aussi la plaine à l’ouest

Ce tour là, je le ferais volontiers avec un vélo de route. L’idée n’est pas de le faire au galop mais de visiter les sites traversés.

Le tour des Vosges à vélo? pourquoi pas?

J’ai un faible pour Neufchâteau puisque j’y suis né.

  • Partir de Bussang puis monter au nord par la route des Crêtes
  • atteindre Raon sur Plaine
  • descendre vers Raon l’Etape
  • puis Charmes, Repel
  • remonter plein nord sur Autreville
  • filer à Domrémy-la-Pucelle, puis Grand et son amphithéâtre gallo-romain
  • le bas des Vosges nous conduit aux confins du Bassigny à Lamarche tout près de Nogent-en-Bassigny (Haute-Marne)
  • puis viendront Plombières et le Val d’Ajol situé dans la Vôge avec son versant méditerranéen
  • et pour finir Saint-Maurice-sur-Moselle

Ne pas s’enfermer dans un jeu de frontières limitrophes trop étroites. Ne pas s’interdire des écarts.

Gérardmer, Saint-Dié, Vittel, Epinal et Remiremont ne sont pas à exclure

Les motards nous mettent en colère

C’est Gérard qui m’écrit.

sauf si je l’ai loupé, je n’ai pas vu de billet sur la pétition

en cours de sos-massifdesvosges.fr  ici :

http://www.sos-massifdesvosges.fr/?p=1015

Cela me semble pourtant une cause à défendre; samedi j’ai fait le

Platzerwazel puis la route des crêtes jusqu’au Grand Ballon et retour

par le HWK : c’était affolant toutes ces motos !

Je ne peux évidemment pas me défiler. Ce Collectif auquel je viens d’adhérer vise à protester contre les nuisances des motards sur le massif vosgien.

J’ai consacré des dizaines d’articles à ce sujet sur mon blog.

Montée du Grand Ballon (images 2012)

Voila un thème qui revient en débat épisodiquement quand les beaux jours arrivent. Ne pas s’emballer trop vite, le 19 avril 2012 j’écrivais sur mon blog « la routes des Crêtes va être limitée à 70km/h sous l’impulsion de deux conseillers généraux, Jean-Jacques Weber (Saint-Amarin) et Alain Grappe (Guebwiller)(web l’Alsace 19/04). » (voir l’article)

Le 22 janvier 2013, on évoque à nouveau les motards dans le journal DNA. Le but serait de  limiter l’usage des motocyclettes dans les cols vosgiens . Plus particulièrement les samedis et les dimanches dans les cols haut-rhinois du massif, à l’exception de trois passages importants : les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme et de Bussang (RN 66) (DNA 22 janvier).

En 2013 toujours, on sentait poindre à nouveau la montée du mécontentement et j’écrivais « la question revient sur la place publique aujourd’hui avec une pétition visant à demander que dès le printemps 2013, un dimanche de chaque mois, d’avril à novembre, soit exempt de tout véhicule à moteur sur la Route des Crêtes.« (voir l’article du 25/2/2013)

La limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pu constituer une alternative acceptable au tout interdit. Oui mais voila depuis bientôt huit ans que la mesure est prise, aucun motard ne la respecte et les verbalisations sont rares. Installer des radars fixes sur la route des Crêtes? on sait ce qu’il en adviendrait…

Alors, soit pour un pique-nique à la Schlucht le 19 juillet!

Et comment on y va à la Schlucht? A vélo bien sûr!

J’organise un départ depuis Thann. Départ 8h30 heures école maternelle du Kattenbach au bout de la piste cyclable du Rangen . Repas tiré du sac. Possibilité de prendre le circuit en cours de route à…

  • Saint-Amarin devant Hôtel du Cheval Blanc 9h15
  • Kruth piste cyclable derrière l’église 9h45
  • Wildenstein mairie 10 heures
  • à partir du pied du col de Bramont, chacun monte à sa main. Je grimpe à allure bucolique. Ne pas se presser nous avons deux heures pour parcourir les 20 km restants.
  • arrivée prévue à la Schlucht 12h.
  • retour par itinéraire libre.

On longe la Thur jusqu’à Kruth, puis col de Bramont (avec enrobés tout neuf), puis La Bresse, puis col des Feignes, col de la Schlucht soit 45 km et 1100 m

accéder à la trace du parcours

Si c’est pour se retrouver avec un océan de bagnoles garées sur des kilomètres le long de la route, qu’on ne compte pas sur moi pour venir aggraver le problème.

Non, je ne suis pas ami avec tout le monde

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.

Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.

C’est pourquoi de temps à autre…

  • je me fais virer de certaines listes tellement je suis pénible et intègre vis à vis de moi-même comme la liste FB de Pascal Bride alias « BridoUltra« . Pascal Bride est un grand cycliste mais ses émotions à deux balles m’irritent. C’est plus fort que moi.
  • j’abandonne certains groupes franchement à l’opposé de mes orientations politiques comme « nous sommes 16 millions de retraités » qui est très orientée facho, gilets jaunes
  • je réfléchis à me barrer de « Gravel Bike France » tellement ils sont chiants avec leurs questions à 5 balles
  • et pire, je vire de ma modeste liste des emmerdeurs qui pensent pouvoir s’essuyer les pieds sur mes convictions et à qui en plus je devrais dire merci. Dehors!

Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».

Comme elle a raison!

Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.

Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

Le jogging pour les vieux est-il ringard?

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.

Et run!

Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.

Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode

C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.

Être sportif à partir d’un certain âge, ça vous décote. C’est comme celui qui a trois plateaux, ça fait ringard. (lire l’article)

Voyage à vélo, la pesée

Le bikepacking de Zefal 16litres est impressionnant avec 60cm de longueur. A l’intérieur, j’ai mis tous mes vêtements pour cinq jours.

Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.

Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.

En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly

Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.

Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Mon équipement routier en 2018. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.
pesée
La merdouille électronique comme dirait Lomoberet n’est pas négligeable

Bilan de la pesée

Vélo13100 gr
Bikepacking2850 gr
Sac à dos3040 gr
Electronique embarquée1165 gr
Trousse de toilette360 gr
Camelbak (max 3000)1000 gr
Bidon800 gr
Total22315 gr
221,3 kg plus…le pilote Je pèse l’eau car je pars du principe que je ne trouve pas nécessairement un ravitaillement en eau en montagne.

J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018

Seulement deux jours de bagages à transporter sur le vélo en 2018, les autres jours nous avons profité d’un transporteur pour nos bagages

Fessenheim, un astre mort

Fessenheim s’est arrêtée définitivement

Pour les cyclistes habitués des lieux, la centrale nucléaire de Fessenheim n’était rien d’autre qu’un grand bâtiment blanc qui brillait dans le lointain, depuis les hauteurs du Blauen allemand ou encore depuis la terrasse de Notre-Dame de Schauenberg à Pfaffenheim.

Pour les écologistes, purs et durs, c’est une victoire assumée. Avoir pu abattre cette carapace de béton radioactif après des années de protestations alors même que le nucléaire est devenu aujourd’hui un argument pour lutter contre le réchauffement climatique rend cette victoire beaucoup moins évidente.

C’est presque une victoire triste.

Car aux 1800 MW dont se prive la France, il faudra bien trouver une alternative un jour quand la croissance en berne voudra redémarrer. Les Allemands en font la cruelle expérience. En choisissant de fermer toutes leurs centrales nucléaires, ils peinent à desservir leur complexe industriel à l’aide de centrales au lignite qui dévorent le paysage et polluent gravement l’air et la santé.

La perte de quelque six-cents emplois à Fessenheim n’est qu’un épiphénomène des conséquences de la fermeture de la centrale. Dans l’océan des pertes d’emplois annoncés après l’épidémie de Covid, ces chômeurs ne seront qu’une goutte d’eau vite oubliée.

Les vraies conséquences de cette fermeture se feront sentir lorsqu’on aura besoin de mobiliser tout notre outil industriel pour faire repartir l’économie.

Finalement si Fessenheim ferme aujourd’hui, c’est parce qu’il fallait l’immoler au nom d’une idéologie qui est encore loin de convaincre. Le silence des écologistes nouvellement élus aux Municipales, tous fervents adeptes de la sortie nucléaire, est assourdissant. Comme un lendemain de victoire avec la gueule de bois.

Les potins du lundi

Électrifier l’accès aux Diables Bleus, la dernière trouvaille pour effaroucher le promeneur

Le Grand Ballon sous tension

La clôture électrique décidée au Grand Ballon pour obliger les touristes à suivre les itinéraires est une honte.

Qui plus est cette clôture habituellement réservée aux bovins n’est nullement destinée à un tel usage: dissuader les badauds, comme des baudets, d’aller là où bon leur semble!

Qu’on en arrive à une telle extrémité est pour le moins révélatrice d’une fracture entre les représentants des parcs régionaux et les usagers de la montagne. Nous prend-on pour des animaux? des ânes? au point de nous destiner des itinéraires sous haute-tension (4000 volts) sur les chaumes des ballons dès qu’on vient à s’en écarter? Sans doute la mesure sera t-elle retoquée pour des motifs de sécurité publique et rapidement mise en échec par des vandales éclairés, mais ce qui est plus grave c’est que l’imagination des administrateurs du Parc puisse s’inspirer de celle du monde carcéral. On sent partout poindre dans le monde patenté des défenseurs de la montagne des tentatives d’interdits diverses qui s’apparentent à un monde réac-écolos comme par exemple Alsace Nature qui s’offusque qu’on projette un Bike-Park au Markstein. Avant de s’attaquer aux descendeurs de montagne à vélo, Alsace Nature n’a t-il pas autre chose à faire au niveau de ceux qui prennent la route des Crêtes pour un circuit de vitesse?

Non la montagne n’est pas une prison!

Mieux vaut en rire…

les clôtures électriques mal entretenues ou mal conçues peuvent sérieusement blesser voir tuer les animaux comme les Hommes.(lire l’article qui devrait faire réfléchir le PNBV avant de mettre sa clôture en service)

De la distance sociale

Oui, peu à peu la distanciation sociale s’installe. Mais ce n’est pas vraiment celle à laquelle s’attendait les pouvoirs publics.

En fait cette fameuse distance sociale devenue distance physique ne s’applique que de façon différenciée. Je veux parler de toutes ces habitudes communautaires qui reprennent ça et là. Les restaurants, les rassemblements sportifs improvisés, les fêtes de quartier, les fêtes familiales…et les entreprises dont les back-office sont comme avant: des habitudes de travail inchangées, des pauses à la machine à café ou cigarettes sans restrictions.

Alors si je comprends bien les gestes barrières tant recommandés sont déjà oubliés et dans de nombreuse situations on fait comme avant.

A bas bruit, je sens le virus revenir. Sans qu’on le dise. Le cluster est devenu un terme passe-partout commode pour désigner ce qui n’est rien d’autre qu’une résurgence de la maladie dans des milieux où les gestes barrières sont absents. La contamination qui guette chacun d’entre-nous risque donc à nouveau de se propager et la période de relâchement des vacances d’été n’est pas de bon augure.

Du vélo à gogo

Pascal Bride, fameux baroudeur à vélo, et non moins violoniste alto à l’Orchestre Symphonique de Mulhouse ne cesse de nous rendre admiratif. A la condition de concevoir le vélo en mode +++, c’est à dire comme une succession de défis permanents. C’est son truc à Pascal Bride, se lancer le défi qu’il est cap de le faire. Pourquoi pas, si c’est son art de vivre!

Sur son fil Facebook il écrit…

4 jours en mode sacoches » Ultra Dénivelé « .

😜 1014 km / 21 000 m…découpé comme ceci :

jour 1 / 374 km .8000 m

jour 2 / 217 km .4500 m

jour 3 / 184 km. 3200 m

jour 4 / 239 km. 5000 m

1014 kilomètres de vélo en quatre jours!…et 21000 mètres de dénivelés! soit 21 fois la montée du Grand Ballon.

Chapeau l’artiste!

Pascal Bride organise du 6 au 12 juillet « La route du diable », une épreuve en autonomie totale qui comporte deux niveaux de performances soit 739 km soit 1424 km à réaliser dans des temps impartis.

Pascal Bride est entouré d’un groupe de zélotes fanatiques de l’exploit. Ils se définissent volontiers comme des fous furieux de vélo. Soyons donc fous avec eux: qu’ils réussissent encore une dernière fois à vivre le vélo qu’ils aiment.

Les grandes villes en Vert

Le mouvement écolo continue de séduire dans les grandes villes au lendemain des Municipales. Avec de nombreuses poussées de la couleur verte, EELV le parti de Jadot fait la nique à la droite, à LREM et…à la gauche.

Derrière cette votation d’une population CSP+ attachée au bien-vivre urbain, on comprend que le Covid 19 a laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de citadins ont compris que la ville est devenue outre ses problèmes endémiques d’environnement, un repaire à clusters dans nombre de situations. Alors il faut vite mettre les bouchées doubles pour changer la ville. S’attaquer aux pollutions diverses, aux bouchons, à la malbouffe, au mal-être,…que sais-je encore! La ville pour les Verts a toujours été un terrain d’expérimentations diverses pas toujours convaincantes.

Hélas, à Mulhouse malgré un bon score de son jeune écologiste Loïc Minery (ex Modem), c’est la remplaçante de Jean Rottner, Michèle Lutz, qui garde le pouvoir. Il ne faudra donc pas s’attendre à de grands changements en matière de pollution et de mobilités urbaines.

Idem à Colmar où Straumann prend le fauteuil laissé vacant par le maire sortant. A noter le bon score du Vert Frédéric Hilbert (cycliste affirmé et membre du Cadres Colmar) avec 36% des voix.

Comme Bach

Wissembourg 2013

C’est comme Bach qui aimait revenir dans sa Saxe natale au nord du pays, je pars faire un come back à Wissembourg au nord de l’Alsace. Bon ok, vanne foireuse.

Je vais me mettre au vert. La forêt y est protectrice, elle nous protège du soleil dardant annoncé.

quatre collinets à Climbach que je vais escalader

J’ai prévu des mini-circuits de cols à grimper que je mettrai bout à bout au gré de mes ambitions.

Pour l’heure, mes circuits se résument à des post-it griffonnés.

Les potins du lundi

Les gros cubes en vadrouille à Thann samedi

Qui se ressemble s’assemble.

Ce serait réducteur de n’imputer qu’une vision négative à des communautés qui partagent les mêmes passions, voire le même mode de vie.

L’effet motard est en lui-même exemplaire des besoins de notre société car à travers ce mimétisme des apparences, même moto, même habillement, même casque, cette anonymisation du motard le rend presque suspect à vouloir ressembler à son autre. Ceux-là ne semblaient pas en colère; au contraire, ils semblaient plutôt pacifiques.

Oui mais le problème demeure; je veux parler des itinéraires pris par ces gros cubes tous ensemble réunis. D’où viennent-ils? où vont-ils? je vous laisse deviner…Sur les routes des Crêtes vosgiennes. On comprendra donc que plus le phénomène se réitère, plus la réaction avec les autres usagers de la nature sera frontale. Le relâchement observé après l’épisode confinement est particulièrement marqué cette année. Tout le monde veut sa part de montagne. Comme on le comprend!

Les cyclos, eux, préfèrent les tenues chamarrées capables de les distinguer les uns des autres.

Ils ne fondent d’ailleurs pas une communauté comme celle des motards puisqu’il existe une grande variété de cyclistes dont la plus représentative en France est celle des coureurs cyclistes.

Heureusement, il y a tous les autres. Et j’en suis. Ceux-là sont souvent discrets. Ils prennent des chemins fous où personne ne va, des ruelles secrètes, évitent les sentiers battus et les grands axes urbains et se saluent silencieusement d’un bonjour complice de la main ou d’un hochement de tête.

Nulle communauté en vue! Et c’est tout le problème, on l’aura compris. Comment partager sa joie et son art de vivre le quotidien à vélo sans représentation affirmée?

Devrons-nous aussi inventer une mutuelle comme les motards? une mutuelle des cyclistes enchantés?

Cliché Pierre Brunner

Un dernier mot. Vous l’avez vu, le blog Vélomaxou a reçu un nouvel environnement graphique avec un fond coloré. J’espère qu’il plaira à mes lecteurs. J’ai également en projet une refonte de mes rubriques afin de mieux rassembler mes parcours à VTT et routiers.