Mois : juillet 2020

Triban: Décathlon me répond

https://contents.mediadecathlon.com/p1538071/k$9fcad2268c580434a24b2e4a6ab1e731/sq/VELO+ROUTE+CYCLOTOURISTE+TRIBAN+RC520+FREIN+DISQUE.webp?f=1000x1000
le TRIBAN de Décathlon se décline en 16 produits de 260 à 1000 euros selon les équipements. En milieu de gamme, le RC500-520 intéresse plus particulièrement les amateurs de Gravel ou de Trekking, deux pratiques à la mode actuellement.

Loin de moi l’idée de faire la pub à Décathlon, il n’en a pas besoin. Cette firme en terme de cycles occupe une place de choix dans la vente de vélos tous segments confondus.

Il ne faut pas croire: Décathlon ne se contente pas de monter en gamme sur ses produits cycles mais aussi en prenant en compte les remarques de ses clients

Si Décathlon a pendant longtemps vendu des vélos réputés « bas de gamme » et de piètre qualité, aujourd’hui la firme souhaite clairement marquer son empreinte avec des produits éprouvés en terme de fiabilité et de moyenne gamme sur le vélo de loisir et de sport. (je modère mon propos pour le VTT: avec ses vélos Rockrider, Décathlon a imprimé sa patte et son savoir-faire)…et le vélo BTwin de ville et de loisir est maintenant très répandu.

Outre les produits BTWIN bien connus, Décathlon souhaite à présent se faire reconnaître avec des vélos siglés TRIBAN et VAN RYSEL

Intéressé par le vélo TRIBAN et à deux doigts de me laisser tenter, (voir mon sujet du 16 juillet) j’avais interrogé Décathlon sur son Triban depuis que je m’étais aperçu que les possesseurs mettaient clairement en doute et à plusieurs reprises la fiabilité des réglages des dérailleurs Shimano SORA (qui est un dérailleur d’entrée de gamme) et aussi les nombreux déboires avec les roues (nombreux éclatements (!) et impossibilité de remonter les pneus sur la jante).

https://contents.mediadecathlon.com/p1593133/k$6e41a62c0ad676b335d84652958be8ed/sq/TRIBAN+RC500+FLATBAR.webp?f=1000x1000
Le dérailleur SORA Shimano du Triban 500 a donné beaucoup de fil à retordre à ses possesseurs. On sait pas expérience que le point faible de Décathlon, c’est le SAV puisqu’il faut prendre RDV et attendre parfois longtemps pour être servi alors qu’un simple coup de tournevis pourrait suffire.

Hier, j’ai reçu un courrier électronique personnalisé de …

Pierre-Alain FERU de ROAD CYCLING TEAM que je vous livre in extenso

Bonjour Monsieur

Effectivement nous avons rencontré quelques problèmes aux débuts de notre offre RC 500& 520.

Le dérailleur Sora, si il est bien réglé à l’origine, ne vous posera aucun soucis bien sûr le 105 sur le RC520 sera beaucoup plus précis et fiable dans la durée
Concernant le changement de pneu & chambre à air, nous avons progressé sur le sujet, il reste encore quelques ajustements à faire sur la jante mais nous ne sommes plus sur les problématiques du début, la petite astuce pour remettre un pneu dans une jante est de bien pincer le pneu afin de faciliter le remontage, tous les détails dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=Tt1WHA7gHEE

Je roule personnellement sur un RC520 lors de mes bikepacking, et n’ai jamais été déçu par ce vélo j’espère que ce mail vous confortera dans votre achat bonne route.

Voila qui est dit!

Blow Patcher, rénover sa rue

Ce matin, panneaux sur mon trajet urbain. Une des rues la plus pourrie de la ville, la rue du Commandant Cluny, va se refaire une beauté à l’aide d’une technique appelée Blow Patcher. Autrement dit « un pansage des plaies » qui affectent nombre de nos chaussées par manque d’entretien programmé.

Ironie de l’histoire cette rue qui comporte une douzaine de maisons a la largeur d’un boulevard et abrite le centre technique municipal et les services de l’Equipement Départemental.

Un camion, deux employés, un compacteur.

Et voila le travail!

En une journée la chaussée est rendue dans un état acceptable pour les vélos

Le seul problème c’est qu’il a fallu attendre longtemps et slalomer entre les nids de poule pendant en moins trois ans avec ma bécane..

VanMoof, la pub interdite

Cette pub pour le vélo de marque VanMoof a été interdite en France par l’Autorité de la Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP).

Pourquoi?…parce qu’elle «créerait un climat d’anxiété»…

Anxiété? comment ça?

En fait si cette pub pour le vélo a été interdite c’est tout simplement parce qu’elle déplait au monde de la bagnole et alors même que le gouvernement inonde les fabricants de subventions par milliards pour faire repartir le marché de l’automobile.

Allez sur le site de cycles VanMoof

VanMoof S3

Des cols tous doubiens

Amusant, en parcourant le département du Doubs, on croise la rivière du même nom à plusieurs reprises comme si elle hésitait sur sa destination. Normal, le Doubs (la rivière) décrit un grand M. Venant de Suisse, le Doubs change de cap à Montbéliard puis file rejoindre la Saône en passant par Besançon

Mes sept cols de la semaine passée sont tous doubiens, c’est à dire du Doubs. Le Doubs recèle 17 cols recensés sur le catalogue du Club des Cent Cols.

Au départ de Morteau

Pour accéder aux plateaux au-dessus de Morteau, il faut grimper 200 m de dénivellation et quitter les rives du Doubs encaissé.On est alors sur des hauts-plateaux situés entre 900 et 1000m d’altitude.

Aller chercher un col en face dans le Bois de la Joux dessus consiste donc à slalomer entre d’immenses hameaux.

paysage typique du coté des Combes
clocher comtois
Etable fleurie? adossée à la forêt, l’ensemble est magnifique. On remarquera la cheminée appelée tuyé où l’on fume les saucisses.

Au départ de Montperreux

Lorsque j’arrive aux Hôpitaux, je me réfugie sur une prairie pour atteindre le premier col après avoir longé la RN 57 (Pontarlier-Vallorbe) sur plusieurs kilomètres. Mauvais plan!
Une fois au col de Jougne, je réfléchis au retour…pas question de reprendre la Nationale!

Je rentrerai par Métabief.

Au départ de Belvoir

Ce matin, le ciel menace. Je pars en direction du champ éolien.

A la ferme du Mont de Belvoir, aucun chemin pour descendre à Vyt-lès-Belvoir. J’ai tenté de ruser car le GPS n’indiquait rien pour se faufiler à travers le bois. J’ai perdu mon pari.

Quand je m’apprête à faire demi-tour, le paysan vient vers moi…vous êtes perdu?…non, je voudrais descendre dans la vallée…

Il ouvre son parc et me dit « vous voyez au coin du bois en bas, il y a un sentier privé, vous y allez à condition de bien refermer le parc…

Je ne me fais pas prier. Le chemin est une glaise solidifiée jonchée des empreintes de vaches. Je me cramponne au guidon.

Me voici sur la terre ferme à l’entrée de Vyt. Là-haut les éoliennes battent des ailes

A Vellerot-lès-Belvoir, il ne me reste plus qu’à grimper sur le GRP Tour du Pays de Montbéliard où se trouve le col de Pas de Boeuf.

Le GRP (Grande Randonnée Pédestre) est jalonné de bornes métalliques Lomont.
Je pousse jusqu’au col de Ferrière qui est une formalité sans intérêt

Mais en revenant je m’offre un passage au pied d’une ferme éolienne…le site de production de Lomont-Vellerot comportant 6 éoliennes.

La hauteur en bout de pale atteint 175 mètres
C’est élégant. Pour le reste, je n’entrerai pas dans une polémique sachant que ça ne marche que quand il fait du vent et que l’investissement est largement rentabilisé par les taxes perçues sur les factures des cochons de payants

Personnellement je trouve que les éoliennes ne déparent pas les sites même si les « locaux » évoquent des nuisances autres (bruit, trouble à l’avifaune,…). Cela dit les éoliennes coûtent bonbon: en 2020 le surcoût annuel de l’éolien a été estimé à plus de 3 milliards par an par la CSPE (taxe perçue sur nos factures). Soit le coût d’une petite danseuse entretenu aux frais du consommateur.

Finalement, elle me donne le vertige cette éolienne

Pour se faire une opinion sur les éoliennes, voir ici ce site qu’on ne peut suspecter d’être défavorable

Je termine ma balade. Le château de Belvoir (XVeme). Image Pascal Baufle

Les potins du lundi

Dessin de Tomi Ungerer

Farniente estival. Non je ne sais pas rester sans rien faire. J’admire ceux qui s’abandonnent à la lecture pendant des heures sans se laisser distraire par l’environnement familial ou par un paysage de vacances tellement séduisant qu’on peine à rester le nez sur son bouquin.

La lecture, je ne la vis bien que confiné. Quelle révélation! Il me faut une autarcie comme le soir quand tout s’endort.

Je me suis attelé à la lecture du Château de Kafka. Comment appréhender la distanciation? C’est ténébreux. Pour amateur de suspense

Alors fatalement ne rien faire, je sais faire. Il me faut « vacancer » actif. Je me rends pourtant compte que la rouille du squelette m’handicape cette année. Alors fatalement, je mets une pédale douce sur le vélo si je veux le faire durer.

Durer? Oui, c’est ça que je veux dans l’instant présent, durer. Un peu comme une vieille chaussette que nos grands-mères reprisaient. A l’infini.

Alors je fais mon vélo en mode doux. Mon mode Doubs pourrais-je dire puisque j’ai passé quelques jours dans le Doubs. A deux enjambées de chez moi.

Vu à Besançon ce convoi exceptionnel. C’est fabuleux

Ce département mérite son nom: le Doubs l’envahit avec de grandes courbes sinueuses. Les amateurs de vélo le connaissent puisque l’Eurovéloroute 6 le longe en partie.

J’ai vu le Saut du Doubs. Mais il ne sautait pas, faute d’eau. C’est un phénomène étrange de voir cette rivière à sec et ses gros galets à découvert comme une mer qui se retire.

Le Doubs dans le dur

Le Doubs surprend par la vigueur de son élevage et ses belles « montbéliardes » aux poils roux.

Mais on sent encore la souffrance des industries disparues et notamment de l’horlogerie. Les Lip partis en1973 font déjà l’objet d’un étage au Musée du Temps à Besançon. Et l’on a récupéré comme un trophée la lourde enseigne des montres Kelton.

Même les statues se protègent de l’hystérie du déboulonnage

Ce qu’on sait moins, c’est que la famille Ungerer, celle de Tomi, est celle d’une dynastie d’horloger, la grosse horlogerie des églises.

Tout à coté, on expose les dessins de Tomi. Ceux où il défie la mort. Tomi était malade cardiaque sur la fin de sa vie, alors il dessine finement son électrocardiogramme dans lequel apparaît la silhouette de la cathédrale de Strasbourg.

Les commerces sont boudés, le monde a peur. Le virus rôde mais on ne le voit pas. On s’évite, on s’écarte pour visiter la ville.

La mobilité douce en vogue dans les Offices de Tourisme

Les corps publics font de gros efforts pour faire revenir le public dans ses espaces, jardins et musées. La distanciation est plutôt bien acceptée. Mais subitement des attroupements de jeunes nous interpellent comme si l’épidémie ne les concernaient pas.

18h porte fermée. Le châtelain de Belvoir respecte les consignes
J’aime ces grandes étendues d’altitude sillonnées à VTT à la chasse aux cols. Un Gravel aurait mieux fait l’affaire car j’ai fait davantage de route que de chemin.

Les potins du lundi

Faire 100 kilomètres de montagne à vélo est une épreuve largement récompensée par la beauté du paysage

La montagne prête à consommer

Le « Monsieur Motard » venu parlementer hier à la Schlucht chez les « anti-nuisances sonores » s’offusquait qu’on puisse mettre en danger l’économie des fermes-auberges en tentant de limiter les flux de véhicules sur la route des Crêtes. A quoi je lui ai répondu que les fermes-auberges, je m’en foutais. On peut très bien profiter de la montagne sans avoir besoin de venir s’y goinfrer d’un ragout de porc agrémenté de pomme de terre.

La gastronomie de montagne n’est pas spécialement diététique

Finalement le Parc Naturel Régional des Ballons n’a plus rien de naturel. Nous sommes arrivés au bout du bout de la logique d’une authenticité frelatée. Le Parc, j’y étais encore hier pour participer à ce pique-nique protestataire contre les nuisances sonores et je me suis aperçu une nouvelle fois combien ce vocable de naturel était usurpé.

Oui, il y a tromperie sur la marchandise!

De l’air pur sur la route des Crêtes? oui, mais en bagnole.

Beau dans le paysage!

Le massif vosgien est devenu certains jours un immense bazar où déferlent des foules avides de montagne prête à consommer. C’est triste de voir ces hordes de touristes venus à bord de leurs voitures pour finir empilées le long des crêtes à proximité des « fermes-auberges ». Des fermes-auberges devenues des entreprises commerciales de la bouffe à gogo. Car il faut l’admettre les fermes-auberges sont des alibis de la tradition, beaucoup d’auberge et peu de ferme. Au point qu’un cahier des charges strict impose un minima pour respecter le coté fermier de la chose…et bénéficier d’un statut fiscal avantageux. Une dizaine de vaches, cinq cochons…et le rateau-faneur attelé au tracteur qui trône au milieu du champ tout le week-end. Cette économie fermière, on le sait, est entièrement subventionnée pour faire beau dans le paysage.

La gestion du parc des Ballons et l’inaction des pouvoirs publics sont clairement en question depuis 30 ans. Et pourtant rien ne se passe.

Ce ne sont pas quelques trublions vociférants contre les nuisances sonores qui vont changer les choses, j’en suis conscient. Ce qui est en cause, c’est le modèle de gestion du Parc Régional et son insupportable inaction pour réguler les flux de visiteurs. Bien sûr, ce qui choque en premier, c’est l’esthétique des lieux envahis de voitures, ce ne sont pas les promeneurs qui surmarchent sur le chaume. Outre l’esthétique, sujet mineur, c’est la pollution sonore, le dérangement de la faune et la piétonisation à outrance des sentiers qui pose question. Au point qu’on en arrive à canaliser les randonneurs à l’aide de clôture électrique!

Malentendants

C’est donc ce matin que le port du masque obligatoire prend effet dans les lieux fermés publics. A quoi des malentendants trouvent le moyen de se faire préciser ce qu’est un lieu fermé public. Ça en dit long sur la connerie humaine.

Cela dit, l’imposition du port du masque n’est pas du goût de tout le monde puisque cet accessoire rentre peu à peu dans la norme vestimentaire en toutes occasions. Ne pas l’avoir sur soi et ne pas le porter pourra vous coûter jusqu’à 135 euros.

Il n’est pas du goût de ceux qui pensent que ça ne sert à rien de le porter puisque le contraire a été dit par les autorités lorsque le produit faisait défaut. Le malentendu est sérieux. Surtout dans une catégorie de la population, la plus jeune, pour laquelle les gestes-barrières ne concernent que les vieux puisque eux seuls sont vulnérables face à l’épidémie. Nos jeunes prennent délibérément le parti d’accepter la contamination puis de la colporter aux anciens à commencer par ceux de leur propre famille.

Reste une question non résolue: comment se comporter vis à vis des réfractaires? Allons-nous les interpeller au risque de se prendre une correction ou interpeller le commerçant derrière son comptoir ou tout simplement renoncer à aller faire ses courses? Il est manifeste qu’un conflit d’usage est en train de naître.

Une économie à la soviétique

31 janvier 1990, file d’attente pour l’ouverture du premier MacDo à Moscou

Ha! ha!ha!

Quand j’écris ha!ha!ha! ça veut dire que je rigole. Alors oui, je rigole. C’est exceptionnel que je rigole. On n’est plus là pour rigoler m’a dit l’autre. Depuis que la gauche plurielle, devenue caviar, s’est noyée dans les limbes du capitalisme libéral, je ne ris plus. Si je ris encore, mais jaune. Comme un Kirghize de kolkhoze. Depuis ce jour, je vis en ermite dans un igloo où sont conservés les derniers anticapitalistes du monde moderne comme un spécimen de Cro-Magnon dans du formol. Alors fatalement ça ne me fait pas rire, le formol anesthésiant.

Figurez-vous que le Covid a des effets inattendus sur notre consommation domestique. J’en veux pour exemple que depuis que les magasins comptent leurs clients, il y en a moins à la fois. Pas plus de trois chez mon vélociste.

C’est une restriction qui contrarie gravement l’économie libérale.

Avec l’affichette « 3 clients à la fois » en vitrine, fatalement les petits commerces trinquent. Même Décathlon où le vigile compte les entrées et régule la file. Idem pour acheter un bouquin à coté chez Cultura.

Le constat est là: des files se forment au moment des pointes. Je vous rassure tout de suite, dès qu’une file apparaît, j’évite d’y entrer et « je me passe » de mon achat. Je commande chez Amazon en bon consumériste connecté. Mais les irréductibles restent. Il faut du lait, du beurre…ou de la bière. Coûte que coûte dirait Macron.

Alors dans la file, il faut (se) passer le temps. Heureusement il y a le smartphone. Et celui qui n’a pas de smartphone n’a plus qu’à écouter devant ou derrière ce qui se raconte d’intéressant.

Ces files auxquelles il va falloir s’habituer en rappellent d’autres. Celles de l’Union Soviétique. Qui dit queue dit produit rare, pas cher, ou intéressant. Alors autant prendre la queue diront ceux qui n’ont rien d’autre à faire!

En URSS, c’est la pénurie de produits qui générait les files d’attente. Parfois nuit et jour. Et même pendant plusieurs mois s’il s’agissait d’obtenir un billet de train pour Cracovie ou Budapest. En économie libérale, c’est le Covid qui provoque les queues, plus exactement la distanciation physique qui nous est imposée par le virus redoutable. Mais alors me direz-vous, participer à une file c’est aussi s’exposer à la contamination si l’on n’a pas le compas dans l’œil capable de mesurer un mètre ou si l’autre derrière vous colle au train comme au feu vert pour échapper à l’orange?

Loueur de queue

Je ne plaisante pas, si le Covid persévère, les loueurs de queue, ces indigents sans boulot pourront prendre la queue à votre place le temps que vous puissiez aller boire un coup. Un euro le quart d’heure de queue!

Les mécanismes capitalistes de gestion de l’offre et de la demande vont fonctionner à merveille au cours de cet épisode Covid qui pourrait durer. Raréfier les produits pour susciter le besoin est une veille ficelle du marketing. Alors attendons-nous à voir les files prospérer et les coupons promotionnels réapparaître une fois l’attente terminée. Pour être sûr que vous ne partez pas en cours de queue.

Alors pourquoi ne pas engager des orchestres de rue, des saltimbanques, des danseuses à plumes en manque de contrat?

On a vu une forme de soviétisation des attentes lors du Covid avec les personnels soignants gratifiés de passages réservés aux caisses de magasins comme pouvaient l’être les officiels eu URSS ou comme le sont en France, les handicapés ou les femmes enceintes.

Dans les moments d’exacerbation prostatique il faut s’absenter momentanément et urgemment. Et donc négocier un compromis pour retrouver sa place une fois revenu. Pas facile. C’est là que le remplaçant bénévole aura toute sa place, moyennant rétribution, cela va de soi.

On imagine que le marché noir aura de beaux jours devant lui si cette gestion des files dues à la pandémie devait perdurer…à moins de se doter d’un coupon numéroté comme à la coupe du fromage dans les grands magasins.

Pour en savoir davantage sur la gestion des files en Russie soviétique

Pour se détendre un peu, rions avec 1917 une passion russe de Max Gallo. Rire jaune de rigueur!

Sortie motos à la Schlucht

Titre humoristique pour dire que même si vous n’êtes pas motards, on va faire aujourd’hui de la moto.

Je suis parti de Thann en direction de Wildenstein puis j’ai gravi le col de Bramont et son tapis d’enrobés tout neuf. Ensuite j’ai pris « la route des Américains » pour me hisser sur la route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht.

J’ai compté: onze motos en file m’ont dépassé sur ce tronçon pénible à 7% sur sa deuxième moitié. C’est pour cette raison que nous sommes nombreux à ne plus « faire » la montagne vosgienne le WE à vélo.

Dommage que le Parc n’arrive pas à promouvoir « les mobilités douces » comme cela se fait dans d’autres régions. Par exemple pourquoi ne pas réserver des petites routes comme la route forestière du col Amic depuis Wuenheim aux cyclistes?

Un motard courageux est venu parlementer sous les objectifs de FR3

D’autres s’étonnent que la navette en bus soit supprimée cette année et d’autres préconisent des solutions radicales comme interrompre la route des Crêtes au col du Haag et après la Schlucht avant la réserve naturelle de Tanet-Gazon du Faing.

Tous s’insurgent de la passivité de l’état et de l’absence de contrôles des autorités…alors que pendant le confinement on était capable d’arrêter un vététiste en montagne à l’aide d’un hélicoptère! Comme on dit « deux poids-deux mesures »

Au retour, j’ai repris la route des Crêtes jusqu’au col Amic où j’ai rejoint Thann ensuite.

De nombreux motards comme d’hab! mais pas seulement. Cet après-midi des centaines de voitures et de camping-cars stationnés le long de la route et à proximité des auberges…et des cyclistes venus nombreux des Pays-Bas qui adorent pédaler ici. Ceux qui montaient le Grand Ballon n’étaient pas tous en état d’affronter la pente dans son intégralité. Après l’auberge du Ballon, j’en ai vu s’arrêter et « méditer » la tête affaissée sur le guidon. Je compatis car je sais que le GB est redoutable surtout sous la chaleur.

La route des Crêtes vosgiennes est propice aux motos s’il fait beau et si c’est le week-end. Quoi de plus normal! Seulement les autres utilisateurs de la montagne ont en marre de ce bruit infernal.

Alors aujourd’hui ils l’ont dit.

Loïc Minery a pris la parole après être venu en marcheur depuis Munster

Regroupés au col de la Schlucht, marcheurs, randonneurs et cyclistes s’étaient donnés rendez-vous pour un pique-nique protestataire sous l’égide du Collectif SOS Massif des Vosges (le collectif pour la quiétude et la sécurité dans le massif des Vosges)

Marie-Paule Gay, maire d’Aubure
Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut

Environ 200 personnes sont venues écouter les intervenants parmi lesquelles quelles personnalités politiques et élues et une représentation du groupe local Thur-Doller d’Alsace Nature.

Notamment…

  • Antoine Waechter, conseiller municipal à Fulleren. Il s’étonne de voir Mulhouse silencieux et désert le dimanche. Il sait que les habitants se réfugient en masse sur le massif où ils retrouveront…le bruit de la ville qu’ils ont cherché à fuir.
  • Marie-Paule Gay, maire d’Aubure
  • Joël Mansuy, maire de Bourbach-le-Haut
  • Frédéric Hilbert, adjoint au maire de Colmar chargé des mobilités venu à vélo depuis Colmar
  • Loïc Minery, élu mulhousien, vice-président à M2A venu à pied depuis Munster

Étrangement aucun représentant du Parc Naturel Régional des Ballons Vosgiens (PNRBV) et aucun représentant du Club Vosgien.

Le PNRBV fait la fine bouche, il propose une table ronde à laquelle le Collectif s’oppose estimant qu’on a trop tergiversé sur ce dossier des nuisances…et Le Club Vosgien préfère s’attaquer aux VTT semble t-il plutôt qu’aux nuisances sonores.

La maire d’Aubure est venue dire que sa commune voit passer jusqu’à 800 motos en une journée tandis que le maire de Bourbach-le-Haut demande plus de contrôles sur les émissions sonores des motos tout en annonçant une réduction de la vitesse à 30km/h dans la traversée de sa commune.

toutes les banderoles de dangereux activistes filmées par la gendarmerie.

Un important service d’ordre encadrait cette manifestation pourtant bon-enfant, un dispositif qui a surpris les habitués de la Schlucht.

Puis j’ai repris ma route…

Xonrupt depuis le Chitelet
Scènes habituelles les jours d’été sur la route des Crêtes
Le Markstein
Pas de doute, on comprend pourquoi les motards ont la cote auprès des aubergistes
Le Grand Ballon

On peut encore signer la pétition en ligne contre les nuisances sonores ici

Monter un pneu avec douceur

Les réseaux sociaux s’en font parfois l’écho: monter un pneu serait de plus en plus difficile. Je ne doute pas qu’avec l’avènement du VTT, on a affaire souvent à des pneus récalcitrants dès lors que les structures sont nerveuses et plutôt raides. Mais aussi sur certains pneus de route où les tolérances dimensionnelles du fabricant de jante et de pneu sont étroites.

Idem pour gonfler un pneu sans chambre, il faut un certain savoir-faire.

Ces deux vidéos pourront peut-être nous rafraîchir la mémoire.

Mont Saint-Michel, retour des vélos!

C’est sur le blog d’Isabelle et le vélo qu’on apprend que les cyclistes vont pouvoir à nouveau atteindre le Mont Saint-Michel jusqu’au pied depuis qu’un arrêté scélérat les avait sommés de finir le trajet à bord d’une navette en laissant les vélos à 2 km de là.

Cette mesure d’interdiction est provisoirement levée. S’agit-il d’un effet Covid? on ne le sait pas. On peut lire toute l’histoire de cette affaire ténébreuse commencée en 2012 avec les travaux de désensablage du Mont sur le blog d’Isabelle.

A lire chez Isabelle et le vélo

A vélo, le Mont Saint-Michel et sa baie sont l’arrivée et l’étape de trois grands itinéraires vélo balisés :
– La Véloscénie, itinéraire grand spectacle : 450 km d’itinéraire vélo de Paris au Mont-Saint-Michel.– La Véloroute des plages du Débarquement au Mont Saint-Michel : sur les traces de l’Histoire et de la bataille de Normandie.
– La Vélomaritime® EuroVélo4 : environ 1 500 km de balade à vélo de la Manche à la Mer du Nord.

(source Office de Tourisme Mont Saint-Michel Normandie)

Que vaut le vélo Triban?

https://contents.mediadecathlon.com/p1538071/k$9fcad2268c580434a24b2e4a6ab1e731/sq/VELO+ROUTE+CYCLOTOURISTE+TRIBAN+RC520+FREIN+DISQUE.webp?f=1000x1000
Il a l’air mignon le Triban de Décathlon. Pourtant il semble souffrir de malfaçons rédhibitoires

Cet après-midi je suis allé voir le Triban de Décathlon. Un vélo de route avec des pneus de 28 et des freins à disques. Incontournable cette mode des freins à disques. Le cadre alu est de géométrie sloping, c’est à dire à la mode tube supérieur incliné vers l’arrière, à mi-chemin entre le course et le VTT.

A part voir le vélo en live, la vendeuse consulte son iphone pour me renseigner comme je le ferai chez moi sur mon ordi.

Décathlon a supprimé son appli qui permet de comparer les vélos entre-eux. Pourquoi? c’était pourtant pratique pour comparer deux vélos identiques ou presque mais dont l’écart de prix est de 200 euros. A la place, on a une page qui peine à nous décrire les caractéristiques du vélo et qui préfère nous imposer de belles images.

Comparer le modèle 500 et le modèle 520?…Attendez faut k’j’regarde!…

De toute façon faut commander en ligne car en magasin, y’en a pas et pis on n’a pas vot’taille, on n’a que le grand exposé.

Et les pneus tubeless ready, c’est compris dans le prix?

Attendez je regarde…faut changer la valve, mettre une étanchéité, changer les pneus,…

Bref, j’en sais assez, je m’en vais.

A la maison, je commence à éplucher le site Décathlon et je vois que pour 650 euros on a le bas de gamme avec du dérailleur SORA en 9 vitesses et des freins plus lourds de 200 gr que la gamme 520.

Ce n’est pas grave, c’est pour voyager avec bagages et pour le prix on en a pour son argent, me dis-je… Ce qui est bien avec ce vélo, c’est qu’on peut monter des gros pneus et monter des garde-boues…avec en plus de nombreux points d’ancrage sur le cadre alu pour les bagages.

Mais gros problème lorsqu’on se penche sur les avis des acheteurs sur le site D4L…

1/ les chambres explosent en pleine nuit sans prévenir et un client qui dort à coté de son vélo (!) a manqué de perdre l’ouïe!

2/ impossible de remplacer les pneus sur la jante

3/ les dérailleurs se dérèglent pour un oui pour un non

4/ un client perd une manivelle et manque de se tuer

C’est une vraie litanie de clients dépités. Que fait Décathlon? rien! il compatit tout en se gardant de rappeler ses produits.

Alors méfiance avant d’acheter ce vélo Triban qui manifestement n’est pas au point. Relativisons, les acheteurs de ce vélo sont souvent des débutants qui n’y connaissent pas grand chose en vélo, incapables de régler un dérailleur eux-mêmes…et c’est bien normal.

En revanche un pneu immontable, on imagine pourquoi mais c’est fâcheux…parce que le fond de jante est trop gros et empêche « de gagner du diamètre » au montage. Pourquoi Décathlon ne corrige t-il pas le problème? mystère!

…et les chambres qui explosent? manifestement, il y a des bavures dans le fond de jante.

Reste la légendaire mise au point bâclée des vélos. Des roues voilées, des fourchettes de dérailleurs qui frottent, des pédales qui se barrent en route, des freins mal centrés…On le savait déjà.

Donc allons voir ailleurs!…en attendant que Décathlon mette son vélo au point. Ou arrête de le vendre.

Pendix, le kit VAE

La firme Pendix commercialise un kit d’adaptation VAE qui nécessite peu de transformations. Absence de rayonnage de la roue ou de changement de roue puisque le moteur est ajouté au pédalier.

Reconnaissons-le tout de suite, le résultat n’est pas beau.

Le kit Edrive 300 est vendu 1550€ et la batterie additionnelle …600 euros. Glups! L’autonomie est annoncée à 105 km…en mode ECO!

/https://www.velo-assistance-electrique.com/

En cours de montage aux cycles Mannheim de Vieux-Thann. On notera la batterie à la taille généreuse.

Le voyage à vélo pour les nuls

Le voyage à vélo, découvrir des paysages inoubliables

Comment voyager autrement ? à vélo, bien sûr ! C’est décidé, vous avez pris la résolution de partir à vélo. Pas au bout de la rue. Pas pour toujours. Juste quelques jours cet été.

Si vous êtes déjà cycliste et que vous savez pédaler cinquante kilomètres en une journée pas de problème! car faire un premier saut de puce de 50 kilomètres va vous offrir tout de suite une dose d’exotisme.

Sinon entrainez-vous autour de chez vous en attendant de pouvoir franchir ce cap. On s’entraine sans les bagages, c’est moins difficile et on s’assure que le vélo est à sa taille et que la selle ne vous fait pas (ou plus) mal aux fesses.

Comment voyager à vélo simplement? avec des sacoches…

Une selle qui fait mal continument doit vous interroger et signale souvent un vélo pas fait pour votre morphologie. Revoyez la question.

Mais l’autre question c’est évidemment celle du vélo. Quel vélo choisir pour voyager? Ne prenez pas l’exemple des baroudeurs au long cours qui transportent des bagages (jusqu’à 40 kg! )pour faire le tour du monde. C’est inutile.

Avec un bagage léger, des transits de 100 km sont possibles à la condition d’être entraînés. Compter six heures de pédalage.

Quelques voyageurs à vélo font des raids puis, une fois sur place, visitent les lieux. Dès lors certains préfèrent le train, puis une fois rendus prennent le vélo. Pourquoi pas! Mais sachez qu’en France, un vélo dans le train c’est très mal vu…et souvent on vous en dissuade.

D’autres, comme moi, veulent tout faire à vélo sans pour autant le soir ramper à quatre pattes sous la tente et sortir le réchaud. Songer que ce genre de voyage qu’on appelle cyclo-camping s’adresse avant tout à des amateurs de vélo ET de camping.(aller sur le site de cyclo-camping)

Un vélo comme celui-là tout équipé pèse 20 kg. Il est préférable d’opter pour des pneus plus larges et donc plus confortables (détails)

Je n’ai pas une âme de campeur alors je dors à l’hôtel et je mange, au besoin, sur le pouce à midi.

Attention, une journée de cyclo-voyageur peut coûter entre 70 et 100 euros!

Si c’est ce voyage là que vous recherchez, alors il vous faut un vélo ni de course, ni un VTT…ni de ville. Le vélo doit être à mi-chemin sans être Tous Chemins. Prenez donc un vélo bien chaussé avec des pneus confortables de 35C en diamètre 650 ou 700… et assurez-vous que les haubans et la fourche sont équipés de fixations pour les sacoches.

Voila le type de vélo que je vous recommande pour faire de la route avec un bagage léger (KONA SUTRA AL SE DIAMANT (13kg) 1100 euros)

Choisissez vos sacoches vous-mêmes!

J’ai fait le test des sacoches et du bike-paching. Les deux sont bien mais le bike-packing s’adresse plutôt à celui qui veut aller vite et loin et qui n’emporte pas son smoking pour des soirées huppées.

le bike-packing est plus rustique mais plus léger. C’est à vous de voir.

En revanche les sacoches vous permettent d’emporter davantage de choses…et donc des vêtements. Car ce sont d’abord les vêtements qui sont les plus utiles si l’on veut voyager en restant propre sur soi.

Itinéraires: méfiance! étudiez avant de partir votre itinéraire et évitez les grands axes!

les véloroutes sont souvent sources de déconvenues désagréables et les autorités françaises n’ont pas pris conscience que le cycliste est aussi un voyageur

Les itinéraires qu’on vous vend en France sont souvent imparfaits, encombrés, en tronçons disjoints, jonchés d’intersections non prioritaires. Sans parler des piétons, des pêcheurs, des rollers…et des chiens qui divaguent. Si vous aimez tout ça, prenez les véloroutes! Mais en retour ne vous attendez pas à faire une moyenne sur des itinéraires de transit. C’est à vous de voir…

Warmshovers

c’est un réseau de sympathisants du vélo qui vous accueillent pour vous laver et éventuellement pour vous loger

Si vous allez à l’hôtel, réservez au plus tard la veille! A vélo ne pas trouver d’hôtel peut vous conduire à dormir sous un pont car vous n’aurez pas le temps de prospecter autour de vous…et n’oubliez pas de demander un abri sûr pour votre monture. J’ai déjà monté mon vélo dans l’ascenseur jusqu’à ma chambre avec l’assentiment de l’hôtelier! Dormir avec son vélo, le rêve!

Tous les hôtels ne permettent pas de laver son linge. Ayez de la lessive en berlingot et empressez-vous de le faire sécher à la fenêtre si le soleil est encore là, puis au-dessus de la douche la nuit. On aussi s’aider du sèche-cheveux ou du sèche-serviette.

Gîtes

le gîte à la campagne vous permet de faire des haltes familiales agréables et abordables

Le gîte est aussi un bon plan. Rester deux ou trois jours est apprécié.

Le voyage à VTT

Voyager à VTT, c’est possible. Dans ce cas il faut avoir l’âme d’un baroudeur qui utilise les chemins muletiers ou de grande randonnée. Priorité aux marcheurs!

Voyager à VTT, la nature à l’état pur!

Si vous souhaitez préparer un voyage à VTT, article en relation

Le chat noir

Je déambule dans la rue des Vignerons. Les façades sont crados, rongées par la pollution ambiante. On voit que Turkheim ne respire pas la santé. Aucun touriste ne vient se hasarder par là en ce 14 juillet, jour de fête nationale.

Voila trois fois que l’affiche A4 collée sur les poteaux de la ville attire mon regard. Un chat noir perdu le 2 juillet.

Justement, j’entreprends de redescendre la Grand’rue. Déserte. Un chat noir le long d’un mur qui semble craintif et qui se réfugie sous une voiture à l’arrêt dès que je m’approche de lui. Je le prends en photo et je retourne à l’affiche la plus proche.

J’envoie un SMS au numéro indiqué avec la photo du chat…

Des chats noirs avec des yeux jaunes, il en existe des milliers, mais sait-on jamais? Aucune réponse, aucun remerciement.

A Guebwiller, la ville est à l’arrêt. Les terrasses sont peuplées de quelques riverains venus là en observateurs. C’est le marasme. Les poubelles urbaines débordent le long des rives de la Lauch qu’on aimerait agréables et paisibles. Manifestement, nous n’avons pas les moyens ou la volonté d’organiser un service de ramassage adapté de tous ces déchets. Toutes ces villes de nos vallées vosgiennes sont en déshérence touristique. L’effet Covid est-il passé par là? Pas seulement! l’état catastrophique de notre patrimoine foncier est à faire fuir. Au fond de nous, on se rend compte de notre pauvreté chronique et de notre incapacité à entretenir ces architectures qui sombrent sous la crasse de notre civilisation.

Je vais vous faire une confidence tout à fait insignifiante et personnelle. Mon ophtalmo prend sa retraite. Oui, quoi de plus banal! Le problème est qu’il lâche dans la nature ses patients, aucun repreneur ne veut de son cabinet, pas assez grand? trop cher? je ne sais pas. C’est donc le fameux « demerden-sie sich » auxquels nous sommes conviés. Je serais tenté de laisser tomber ces gouttes quotidiennes dans l’œil qui protègent mon nerf optique du glaucome. C’est ce que feront immanquablement tous ceux qui n’ont pas les moyens de chercher un successeur à leur ophtalmo.

Au bout du quatorzième coup de fil, j’ai abandonné la tournée des ophtalmos de la place mulhousienne.

C’est le quinzième ophtalmo qui m’a trouvé un créneau inespéré en avril 2021, une place s’étant libérée (un patient décédé sans doute?).

Donc en 2021, mon ophtalmo sera belfortain.

Sur le même thème, la chasse au chirurgien-dentiste n’est pas mieux. A Thann tout est verrouillé. D’abord un répondeur impersonnel, puis envoyer un mail et prière de ne pas se déplacer pour prendre rendez-vous. Vous l’avez compris, le système dissuade en priorité les plus démunis.

Écrire un mail dicté au téléphone ainsi libellé: cabinetdentaire.sillonheinrich@orange.fr ne garantit pas que vous réussissiez du premier coup…mais la réponse est instananée

Bonjour, Nous sommes malheureusement contraints de vous dire que nous ne pouvons plus accepter de nouveaux patients. Merci de vous retourner vers un confrère.

Encore de nos jours, voir un chat noir est considéré par certains comme un mauvais présage. Cette croyance, bien qu’anecdotique au vingt-et-unième siècle, repose sur une longue histoire de superstition qui remonte à d’anciens temps et particulièrement au Moyen Age, époque de la « chasse aux sorcières ». (source)

Et alors?

Alors, ces signes démontrent l’incroyable déclin de cette France dont on nous vante encore la place de super-puissance.

Les potins du lundi

Le voyage à vélo, les vacances anti-Covid

C’est l’été, ce sont les vacances. On pourrait dire les vacances anti-Covid tellement l’impact économique de l’épidémie retentit partout. Surtout dans le secteur du tourisme.

Le malheur des uns fera le bonheur des autres. Les grands tour-operators font grise mine tandis que les promoteurs de voyages alternatifs se frottent les mains. Le tourisme français risque d’être le grand gagnant du « restez chez vous! » et le vélo aussi a tout à y gagner.

Des vacances à vélo dans l’hexagone, voila une idée toute simple pour rester confiné en voyage. Il suffit d’avoir son masque pour faire quelques emplettes de bouche et le tour est joué.

Ma consœur blogueuse Isabelle et le vélo fait le point sur les guides vélo.

Les bons et les moins bons. Ceux qui se glissent dans la pochette du guidon et les autres. Ceux qui font du baratin et ceux qui vous disent où passer sans se retrouver sur la rocade, ceux qui vous disent où trouver un vélociste ouvert l’été et ceux qui vous envoient chez Midas.

On ne s’en doute pas toujours, mais aller dans un hôtel bien situé en zone touristique peut nous permettre de constater que le voyage à vélo se démocratise. Surtout chez les CSP+ à la retraite avec vélo électrique qui font des bonds de quarante kilomètres de ville à ville, histoire d’abandonner bagnole, avion et ferry.

Retrouver ses racines autour de chez soi, après les avoir perdues pendant plusieurs décennies, quoi de plus tonifiant!

Reste les bourlingueurs, les rebelles à la norme, ceux qui comme moi préfèrent jouer les robocops à vélo, franchir les frontières les plus impénétrables à la recherche de contrées inconnues et improbables.

L’été est encore là, mieux vaut voyager loin du tohu-bohu frénétique qui ravivera l’épidémie.

A nous de choisir!

Tour du Haut-Rhin à VTT, l’histoire

A Notre-Dame du Ballon d’Alsace

Un post-confinement à vélo

L’idée avait germé à la suite du confinement lié au Covid-19. Puisqu’il fallait nous inscrire dans une limite administrative arbitraire de 100 km ou à celle de son département afin de ne pas colporter le virus, pourquoi ne pas appliquer cette contrainte à nos circuits à vélo!

Ce faisant, j’ai pris une carte du Haut-Rhin et j’en ai tracé les contours d’un itinéraire vélo.

A VTT car le terrain de nos frontières est accidenté. Vicissitudes de notre histoire géologique, de notre histoire politique et militaire, le Haut-Rhin se compose au sud de l’Alsace d’une plaine installée dans le sillon rhénan et de contreforts de montagnes usées, à l’Ouest avec le massif vosgien, au sud le Sundgau, zones de collines ayant échappées à l’effondrement du fossé rhénan.

Un VTT s’imposait donc pour épouser finement les contours de notre département du Haut-Rhin.

En 1871, la France perd la guerre qu’elle a déclenchée le 19 juillet 1870 contre le royaume de Prusse. La perte de l’Alsace-Lorraine est consacrée et une nouvelle frontière franco-allemande est établie le long des crêtes vosgiennes.

Les bornes-frontière sont toujours présentes sur les cimes vosgiennes. On les suivra du mieux qu’on pourra.

Le programme du parcours étant établi, il reste l’évidence: de nombreux passages le long de cette ligne frontière ne sont praticables qu’à pied. Avec un vélo et des bagages, c’est un défi difficile à certains endroits surtout dans les zones rocheuses accidentées où il faut pousser ou porter son vélo.

Je ne chercherai pas une « labellisation » d’un tel parcours car je sais que de nombreux obstacles s’y opposeraient. D’abord l’hostilité des marcheurs qui exercent une sorte d’exclusivité sur l’usage des sentiers de randonnée, ensuite des autorités diverses qui posent des interdits un peu partout à coups de panneau B0 (rond blanc à liseré rouge) ou d’article 331.3 du code forestier.

Enfin, cette sorte d’auto-censure de la société vis à vis des sports à risques, une forme d’hygiénisme moral qu’on voudrait nous imposer dans le cadre d’une optimisation des coûts sociaux ne prêchent pas en faveur de ce genre de raids à vélo. Le Covid-19 a en ce sens constitué un véritable frein à nos libertés individuelles et collectives en désignant du soupçon tous ceux franchissant les limites d’une ligne jaune infranchissable.

Cela dit, roulons et manifestons notre droit de rouler!

Les parcours

Au total le Tour du Haut-Rhin à VTT mesure 330 km et 6300 m de dénivélés positifs. Décomposés en 5 parcours, nous n’en effectuerons que les trois premiers.

Les deux dernières étapes (Vogelgrün-Ferrette et Ferrette- Sentheim) n’ont pas été réalisées

Les cols

Le Haut-Rhin dans sa partie vosgienne comporte de nombreux cols. On en franchira 37. Les chasseurs de cols que nous sommes seront donc comblés.

  1. col du Montori 758m
  2. col du Lochberg 978m
  3. col de Fennematt 946m
  4. col du Hirtzelach 930m
  5. col Sans Nom 935m
  6. col du Ballon d’Alsace 1171m
  7. col de Ronde Tête 1091m
  8. col de Morteville 1035m
  9. col du Moinechamp 1085m
  10. col de la Petite Chaume 1087m
  11. col des Charbonniers 1105m
  12. col du Rouge Gazon 1086m
  13. col des Allemands 915m
  14. col de Bussang 727m
  15. Der Sattel 1095m
  16. col du Bockloch 1015m
  17. col de la Vierge 1067m
  18. col de Bramont 956m
  19. col de l’Etang 1018m
  20. col du Rothenbach 1205m
  21. collet du Rainkopf 1192m
  22. collet du Hohneck 1275m
  23. col de Falimont 1298m
  24. col de la Schlucht 1139m
  25. collet du Lac Vert 1225m
  26. col du Calvaire 1144m
  27. col du Louschbach 978m
  28. col du Bonhomme 949m
  29. col du Pré de Raves 1005m
  30. col de Saint-Marie 772m
  31. col de Ralaine 806m
  32. col de la Hingrie 747m
  33. col du Creux-Chêne 570m
  34. col de Schlingoutte 664m
  35. col de Noirceux 732m
  36. col de Fouchy 608m
  37. col du Schaentzel 584m

Le vélo

J’utilise un vélo tout suspendu (un amortisseur avant et arrière) qui présente l’avantage de mieux absorber les zones caillouteuses et ajoute de la motricité tout en préservant le dos et les bagages des tressautements. Pneus de 26/2.25 Maxxis sans chambre insensibles aux épines, débordant préservant les jantes des « coups de cailloux ». La surlargeur du pneu, malgré le surpoids, est un atout pour le contrôle de la trace sur sol encombré.

Les bagages

Mon sac de selle fermé
Un contenu ordonné méthodiquement.

J’ai expérimenté le bike-packing, c’est à dire un sac de selle de 17 litres de marque Zéfal. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.

Ce dispositif fixé sur le tube de selle et sous la selle présente l’avantage d’être profilé et de pouvoir passer plus facilement aux tourniquets de parc et sur les passerelles « anti-vaches ».

Mais il faut savoir ranger ses affaires à l’intérieur où un seul compartiment est disponible avec une longueur modulable jusqu’à 60 cm de long. J’ai opté pour un rangement des vêtements par sacs plastique, les plus petits dans la pointe du bag à l’avant, les plus volumineux à l’arrière avec en dernier l’imperméable. J’ai renoncé à utiliser le filet extérieur car en passant sous des branchages, on risque de perdre l’imper (ce qui m’est arrivé, heureusement je m’en suis aperçu). Ensuite, il faut savoir que le bag inévitablement fait balourd au pédalage, c’est à dire qu’il balance. C’est surtout dérangeant sur route. Pas en chemin. Enfin par rapport à des sacoches, le bag est supérieur au poussage dans les montées car il vous libère le coté latéral du vélo et il ne se décentre pas.

Point important: si vous partez avec un bag droit (horizontal) il va rapidement s’affaisser et finir par frotter sur le pneu. Il faut donc le contraindre avec les sangles latérales à prendre une courbure vers le haut et il conservera cette forme jusqu’à l’arrivée.

Quand vous déballez, il faut évidemment tout sortir pour accéder au fond du sac, mais avec de la méthode on y arrive

  • le sac gants et les sous-casques
  • le sac chaussettes
  • le sac pyjama
  • le sac cuissards
  • le sac maillots
  • le sac « fringues civiles » pour les soirées de gala. En général c’est celui qui pèse le plus lourd, surtout le lendemain, alors méfiance! Les tongs pour le resto, c’est pas top, mieux vaut des espadrilles, un pantalon long ou short, un sous-vêtement, un tee-shirt, un chandail ou une veste de vélo à manches longues,…

Après expérimentation, je constate que pour cinq jours j’ai emporté trois jours de fringues pour optimiser le poids en comptant laver deux fois…et en priant pour que ça sèche la nuit.

Les hébergements, les gestes-barrières

Nous ne sommes pas campeurs. Transporter son couchage sur les cimes, nous n’y sommes pas préparés et on ne dort pas n’importe où dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges (PNRBV).

Covid oblige, les établissements hôteliers ont du se plier à un ensemble de règles destinées à éviter la contamination de se disséminer parmi les clients et le personnel. Plutôt bien appliquées dans l’ensemble. Pour entrer, il faut un masque, du gel est placé aux endroits de passage, un sens de circulation établi lorsque la place le permet. Pas plus de deux personnes à la fois à l’accueil…

Ça coûte combien?

Ne pas se voiler la face: voyager à vélo n’est pas gratuit. Surtout si on pratique un vélo « dynamique »…

Auberge du Ballon20.00
Moto-Hôtel81.25
Auberge Firstmiss La Bresse19.60
Auberge du col Bonhomme Plainfaing79.65
Marche Château Saint-Hippolyte16.20
Hôtel Caballin Vogelgrün80.38
Total trois jours297.08

Nous avons fréquenté trois hôtels-restaurants au col de Bussang le Moto-Hôtel, à l’auberge du col du Bonhomme, au Caballin à Vogelgrün aussi appelé Ranch du Rhin, et à l’heure méridienne l’auberge du Ballon d’Alsace (cne Urbès), l’auberge Firstmiss route des Crêtes (cne La Bresse), le Marché Château à Saint-Hippolyte.

Focus sur les hôtels

Moto-Hôtel de Bussang: je recommande!

On arrive par le col des Allemands, on traverse la nationale en faisant attention au trafic routier et on est à demeure. Inutile de descendre à Bussang car le le lendemain il faudra grimper au Drumont. Terrible à froid!

Il n’est pas banal de voir des cyclistes dans l’antre des motards du Moto-Hôtel du col de Bussang. L’hôtel est situé dans l’ancienne douane à l’entrée de l’ancien tunnel. Le patron hollandais nous attend et nous connait déjà à notre arrivée en nous appelant par notre prénom. On est surpris! Il a sa clientèle d’habitués, une trentaine de motards venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche…de Hollande. Les motos sont toutes abritées par quatre, toutes de prix, bichonnées le soir jusqu’au repas par les voyageurs. Et nos vélos dormiront à la cave. Belle ambiance rétro au restaurant, petit parc au pied de la RN66 (ça ne s’invente pas!) et si l’on a de la chance, dans l’abrupt rocheux on aperçoit les chamois, une mère et ses deux petits. Après vingt ans d’exploitation, l’hôtel est en vente, la patron et sa femme veulent se retirer aux Canaries.

Auberge du col du Bonhomme: à la rigueur!

Il y a un problème au Bonhomme. Le commerce ne repart pas. C’est une misère. Deux clients, nous! L’établissement est bien tenu, les gestes-barrières en place. Un menu sur ardoise, des patrons accueillants, chambre et sanitaires propres.Certes l’ambiance est loin d’être celle de Bussang

Le Caballin Vogelgrün: oui sans hésiter!

Lorsqu’on choisit son point de chute à vélo, il ne faut pas se tromper et ne pas devoir faire des kilomètres en plus. Donc à Vogelgrün, ce sera Caballin. Cet hôtel trois étoiles est situé sur l’Ile du Rhin entre Vieux et Neuf Brisach. Tout le personnel est bilingue, normal puisque les Allemands y sont nombreux. On sera logés près de notre garage à vélos (une dizaine de vélos) au sous-sol mais avec accès au plan d’eau. Une clientèle locale et familiale vient se restaurer le soir, la terrasse sera pleine. J’ose demander si on peut laver son linge…la directrice me dit non, il n’y a de machine à laver le linge ni de sèche linge…« mais si vous voulez, apportez moins un sac, je laverai votre linge chez moi et vous l’aurez sec demain matin ». Le lendemain matin, un sac de linge à ma porte. Propre. Il y a un atout commercial majeur pour les hôteliers de proposer ce service à la clientèle cycliste. Le Caballin a eu le bon réflexe. Malgré le luxe de l’établissement, les prix sont comparables avec les auberges de montagne.

Les images

Sentheim-Bussang

Masevaux, les premières grimpées sont proches
Voici la première grimpée jusqu’au col de Montori
D’où l’avantage d’avoir un bagage léger
Les vues sur la vallée de la Doller sont magnifiques
Nous voici dans un cadre paisible et verdoyant sur le Baerenkopf
le site en travaux très controversé de Fennematt
Une des fameuses bornes de l’ancienne frontière allemande de 1871 que nous longerons jusqu’au col de Fouchy
La féérie des Hautes-Vosges du coté de Wissgrut
Wissgrut et au loin le Ballon d’Alsace
arrivée au Ballon d’Alsace
Nous voici routiers le temps de grimper en haut du Ballon
Il fait très chaud à l’auberge du Ballon d’Alsace
Sewen, la vallée de la Doller et la plaine d’Alsace depuis le Ballon
Du Ballon jusqu’à la Roche de l’Enfer au col des Charbonniers: l’enfer pour un cycliste! C’est pourquoi je ne recommanderai pas ce parcours à un néophyte.
Porter son vélo de 25kg, seul un cyclo-muletier des Cent Cols sait le faire. Calculer son itinéraire pédestre, assurer son pas, assurer la réception, se servir d’appui avec son vélo, tout cela est un art
Cette épreuve rocheuse a entamé nos forces
Heureusement le chaume du Rouge Gazon est en vue
Le kiosque du Sotré au-dessus de Bussang, il est déjà tard

Bussang-Bonhomme

Départ depuis le Moto-Hôtel du col de Bussang. Derrière nous les motards se préparent eux-aussi
La montée au Drumont de 721 à 1144m « à froid » est une épreuve pour moi. Je mettrai trois fois pied à terre
A l’auberge de Grand Ventron, nous allons avoir une jolie route forestière jusqu’au col de Bramont
Vue sur le lac de Kruth-Wildenstein et la vallée de la Thur
Tourbière de Machais
Une passerelle bienvenue à la tourbière
Nous voici le long de la Route des Crêtes et son enfilade de cols
Manger à Firstmiss
Ne pas s’approcher trop près de la falaise
col de la Schlucht quia subi un relookage
L’entrée déplacée du sentier des Roches que je n’ai pas encore essayé à VTT. J’y songe…
Au col du Bonhomme, fin de la deuxième étape

Bonhomme-Vogelgrün

Sur le GR531 en direction de la Tête du Violu
Les ouvrages militaires de 14-18 sont nombreux dans ce secteur de la Tête du Violu (Le Rentnerturm abri de mitrailleuse 400 à 600 balles/minute) )
Il attend le patron
Le Val d’Argent, parcours de découverte des installations militaires de 14-18
Le col de Sainte-Marie est en ruine
A la mémoire du soldat Max Richter tombé à 22 ans
Un édifice supportant un curieux lion
Devant une borne frontière et Saint-Dié au loin
Quelle ânerie de descendre au col de Creux-Chêne! Au moins une demie-heure pour remonter au col de Schlingoutte par le hameau de la Hingrie. C’est de ma faute, qu’on me pardonne!
Descendre au col de Creux-Chêne n’était pas dans notre plan. On l’a payé comptant pour remonter sur la crête. Bien fait!
La Hingrie, un hameau planqué et peinard.
Au bout de la Hingrie
Le col de Noirceux a subi les outrages d’un vandale
Au col de Fouchy, on prend la route. Direction Liepvre et une grande descente.
La montée au col du Schaentzel au pied du Haut-Koenigsbourg nous assomme. On est fatigués, on a faim. Monter par là c’est obligatoire, sinon de l’autre coté à Bois l’Abbesse, c’est déjà le Bas-Rhin. Respectons la règle!
On plonge à Saint-Hippolyte, affamés
Traverser la plaine d’Alsace jusqu’au Rhin, une formalité
Bernard sait que le plus dur est derrière nous. C’est agréable de rouler vent dans le dos. On souffle un peu
Une curiosité militaire en chemin (Grussenheim)
Clocher d’inspiration byzantine comme on en trouve en Alsace. très beau.(Grussenheim)
La signalétique vélo en Alsace a été relookée. La EVR15 c’est Rotterdam/Andermatt
Nous voici arrivés au bord du Rhin. Ici il s’agit du Grand Canal d’Alsace qui jouxte le Rhin sauvage à Vogelgrün
Sympa l’hôtel Caballin avec ses salons alvéolés

Vogelgrün-Ferrette

Quatrième journée de vélo. C’est le départ pour 100 km de VTT. On est confiants car on longe le Rhin jusqu’à Bâle avant de tourner vers l’ouest dans le Sundgau
Une famille de cygnes
Le club d’avirons de Colmar
Le bel estuaire de Fessenheim avec au fond l’usine hydraulique
Bernard est devant. Et moi je flâne devant cette petite mer intérieure
Chalands sur le grand canal d’Alsace
Borne myriamétrique sur la rive du vieux Rhin (mesure de la Révolution 1 myriamètre/10km)
Brutalement, au km 26 de a journée, notre voyage s’arrête prématurément ici devant les anciennes habitations de VNF au pont de Chalampé sur la petite route qui mène au Golf du Rhin.
Je suis tout seul ici devant ce pont de Chalampé que j’ai traversé tant de fois pour me rendre en Allemagne.Que faire? J’abandonne, je n’ai plus le moral pour continuer.
J’évite Mulhouse méthodiquement pour rejoindre mon domicile là-bas au pied des Vosges

Bernard est tombé en traversant un ralentisseur de vitesse métallique. On appellera une ambulance. Notre Tour du Haut-Rhin à VTT s’achève ici. C’était une belle expérience. Bernard a fait soigner son doigt abimé à Mulhouse. J’ai repris ma route à vélo et je suis rentré chez moi directement. Un peu triste.

La fin de l’histoire

Notre histoire a une fin…mais ce n’est pas un terme final puisqu’une chute a du nous conduire à l’interrompre.

Nous avons longé le Rhin sauvage coté français pendant 26 kilomètres jusqu’à Chalampé où une chute malencontreuse a mis fin à notre Tour du Haut-Rhin à VTT comme je viens de l’expliquer.

J’hésite encore sur le statut de cette Ile du Rhin. On me dit qu’elle est interdite à la circulation. Il est vrai qu’un panneau B0 est positionné sans autre interdit explicite aux vélos et randonneurs à pied.

Tour du Haut-Rhin à VTT kilomètre 26

Partis à 8h30 de Vogelgrün, nous abordons le club nautique du Rhin de Colmar

Nous devions encore rapporter de belles images aujourd’hui et demain. Mais l’essentiel était déjà fait au cours des trois journées précédentes.

Aujourd’hui, nous longions le Rhin sauvage, tranquillement, depuis Vogelgrün jusqu’à la frontière suisse. Puis il était prévu de rejoindre Ferrette dans le Sundgau.

trace du parcours prévu aujourd’hui

Et demain, il restait un petit parcours bucolique entre Ferrette et Masevaux pour achever le Tour du Haut-Rhin à VTT.

Hélas au km 26 à 500m du pont de Chalampé, mon ami est tombé. Bêtement, comme on dit, sans qu’on s’y attende, tout simplement sur un « gendarme couché », ralentisseur de vitesse, sur la petite route qui conduit au Golf du Rhin. Il a voulu le contourner pour éviter le tressautement des sacoches en mordant le bas-coté, puis le vélo est sorti en travers sur la chaussée en macadam et patatras, c’est la chute. Brutale!

Moi qui suivait derrière à quelques mètres, j’ai suivi pour contourner aussi le ralentisseur comme on le fait souvent en pareil cas et voyant la chute, je suis sorti lentement de l’ornière.

Il existe deux ralentisseurs successifs sur cette route étroite empruntée par les golfeurs avec de nombreux refuges car la largeur ne permet pas aux voitures de se croiser. Ces ralentisseurs occupent toute la largeur sans sas pour les vélos. Dommage!

Mon collègue debout tout de suite. Je ramasse son vélo, les sacoches qui frottent la roue, le support GPS cassé…et mon collègue qui s’écrie « j’ai le pouce cassé! »

Le 112 me répond en allemand, le 15 ou le 17 numéro inconnu du relais allemand et pourtant je suis à Chalampé en France!

Les habitants des immeubles de VNF arrivent à appeler les pompiers…une ambulance arrivera trois quarts d’heure plus tard.

Bernard a ramené lui-même son vélo aux habitations. Il dit ne pas souffrir. Il est très courageux et fait le diagnostic lui-même devant les ambulanciers, médusés.

Notre Tour du Haut-Rhin à VTT est terminé.

Je rentre à Thann sur mon vélo, je n’ai pas le cœur à poursuivre seul. Je raconterai notre voyage plus tard. Nous avons tellement « galéré » là-haut sur les cimes que c’est triste de terminer ainsi alors que nous avons traversé des endroits bien plus périlleux.

Bernard m’a donné de ses nouvelles. Son pouce va être opéré.

Tour du Haut-Rhin à VTT

Le canal du Rhin à Vogelgrun

Le troisième jour du tour est accompli . Mi montagne,mi plaine d’Alsace. Terminés les cols Vosgiens. Nous sommes sur les bords du Rhin. À Vogelgrun tout près de Neuf-Brisach,

Hier nous avons parcouru 94 km et 1200m. Aujourd’hui nous longeons le Rhin jusqu’à la frontière suisse puis on prendra le Sundgau au sud avec trois cols programmés avant d’arriver à Ferrette. 100km,

Col du Creux Chêne

Tour du Haut-Rhin à VTT

Deuxième journée beaucoup plus roulante que la veille. Montée au Drumont puis Chaume de Ventron, puis Col d’Oderen, puis aller au col de Bramont, montée aux tourbières de Machais, rejoindre la route des Américains et Accéder à la route des Crêtes. On fait tous les cols de la crête. À la Schlucht on prend la direction du col du Calvaire et on descend au col du Bonhomme.60km et 1600m. Vitesse commerciale : 10,6 km/h

Grand beau sur les crêtes vosgiennes. Les touristes sont là. On fait les cols l’un après l’autre en quittant la route

Tour du Haut-Rhin à VTT

Épreuve difficile pour ce premier jour. De très beaux paysages. Point d’orgue: le Ballon d’Alsace. Le parcours est très accidenté et demande de l’entraînement.

Au sommet du Ballon d’Alsace

Au total aujourd’hui 52 km et 1800m. Vitesse moyenne 7km/h!!!on a galèré toute la journée dans des dédales de pierres et de roches

Pas toujours facile avec les bagages
Vue sur la vallée de la Doller avec le lac d’Alfeld
Au Sotré rejoindre le col de Bussang.

Ce jour là, récits de voyages

Ce jour là, la route était absente. Pour traverser Monesi, nous avons pris nos vélos à bras le corps.

Ils n’ont rien dit.

Le premier de cordée a tâté le terrain, puis les autres ont suivi parmi le village dévasté. Un village coupé en deux, ça surprend. Les autorités italiennes sont parfois impuissantes devant les éléments. Les crédits venus de la capitale sont loin à acheminer. Tout ça je l’imagine.

revoir ce récit de septembre 2018

Refuge de Barbera (2108m)

Lorsque nous arrivons à Dom Barbera, il est déjà tard et la brume tombe sur le massif.

Le refuge est là dans ce creux frontalier, le col du Seigneur à 2108m. Ce que je n’ai pas raconté, c’est la vie au refuge. Plus précisément la nuit. Dans un refuge de haute-montagne, il faut se plier à l’austérité des lieux. On repart plus ou moins crasseux le lendemain faute d’eau pour se laver. La pompe du puits est en panne, faute de carburant, le groupe électrogène ne fonctionne pas, pas de réseau téléphonique, laisser ses pompes dehors et frugal souper. Chambre commune pour une dizaine et pas de lumière la nuit.

Nos vélos ont dormi avec les chevaux.

Je ne crois pas que nous sommes arrivés le jour le plus favorable.

Dernier de cordée, ce patou nous a accompagnés pendant des kilomètres avant de rebrousser chemin, seul dans l’immensité de la montagne

revoir ce récit de septembre 2018

Les Vosges à vélo, tour en projet

Les Vosges à vélo, un projet en germe

Avoir un tour d’avance, ça motive. Alors même que je n’ai pas encore commencé mon tour du Haut-Rhin à VTT (départ demain), l’idée germe en moi de faire le tour des départements voisins.

A commencer par celui des Vosges. Un grand département dont le périmètre représente près de 350 km. Les Vosges, c’est le massif à l’est mais c’est aussi la plaine à l’ouest

Ce tour là, je le ferais volontiers avec un vélo de route. L’idée n’est pas de le faire au galop mais de visiter les sites traversés.

Le tour des Vosges à vélo? pourquoi pas?

J’ai un faible pour Neufchâteau puisque j’y suis né.

  • Partir de Bussang puis monter au nord par la route des Crêtes
  • atteindre Raon sur Plaine
  • descendre vers Raon l’Etape
  • puis Charmes, Repel
  • remonter plein nord sur Autreville
  • filer à Domrémy-la-Pucelle, puis Grand et son amphithéâtre gallo-romain
  • le bas des Vosges nous conduit aux confins du Bassigny à Lamarche tout près de Nogent-en-Bassigny (Haute-Marne)
  • puis viendront Plombières et le Val d’Ajol situé dans la Vôge avec son versant méditerranéen
  • et pour finir Saint-Maurice-sur-Moselle

Ne pas s’enfermer dans un jeu de frontières limitrophes trop étroites. Ne pas s’interdire des écarts.

Gérardmer, Saint-Dié, Vittel, Epinal et Remiremont ne sont pas à exclure

Les motards nous mettent en colère

C’est Gérard qui m’écrit.

sauf si je l’ai loupé, je n’ai pas vu de billet sur la pétition

en cours de sos-massifdesvosges.fr  ici :

http://www.sos-massifdesvosges.fr/?p=1015

Cela me semble pourtant une cause à défendre; samedi j’ai fait le

Platzerwazel puis la route des crêtes jusqu’au Grand Ballon et retour

par le HWK : c’était affolant toutes ces motos !

Je ne peux évidemment pas me défiler. Ce Collectif auquel je viens d’adhérer vise à protester contre les nuisances des motards sur le massif vosgien.

J’ai consacré des dizaines d’articles à ce sujet sur mon blog.

Montée du Grand Ballon (images 2012)

Voila un thème qui revient en débat épisodiquement quand les beaux jours arrivent. Ne pas s’emballer trop vite, le 19 avril 2012 j’écrivais sur mon blog « la routes des Crêtes va être limitée à 70km/h sous l’impulsion de deux conseillers généraux, Jean-Jacques Weber (Saint-Amarin) et Alain Grappe (Guebwiller)(web l’Alsace 19/04). » (voir l’article)

Le 22 janvier 2013, on évoque à nouveau les motards dans le journal DNA. Le but serait de  limiter l’usage des motocyclettes dans les cols vosgiens . Plus particulièrement les samedis et les dimanches dans les cols haut-rhinois du massif, à l’exception de trois passages importants : les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme et de Bussang (RN 66) (DNA 22 janvier).

En 2013 toujours, on sentait poindre à nouveau la montée du mécontentement et j’écrivais « la question revient sur la place publique aujourd’hui avec une pétition visant à demander que dès le printemps 2013, un dimanche de chaque mois, d’avril à novembre, soit exempt de tout véhicule à moteur sur la Route des Crêtes.« (voir l’article du 25/2/2013)

La limitation de la vitesse à 70 km/h aurait pu constituer une alternative acceptable au tout interdit. Oui mais voila depuis bientôt huit ans que la mesure est prise, aucun motard ne la respecte et les verbalisations sont rares. Installer des radars fixes sur la route des Crêtes? on sait ce qu’il en adviendrait…

Alors, soit pour un pique-nique à la Schlucht le 19 juillet!

Et comment on y va à la Schlucht? A vélo bien sûr!

J’organise un départ depuis Thann. Départ 8h30 heures école maternelle du Kattenbach au bout de la piste cyclable du Rangen . Repas tiré du sac. Possibilité de prendre le circuit en cours de route à…

  • Saint-Amarin devant Hôtel du Cheval Blanc 9h15
  • Kruth piste cyclable derrière l’église 9h45
  • Wildenstein mairie 10 heures
  • à partir du pied du col de Bramont, chacun monte à sa main. Je grimpe à allure bucolique. Ne pas se presser nous avons deux heures pour parcourir les 20 km restants.
  • arrivée prévue à la Schlucht 12h.
  • retour par itinéraire libre.

On longe la Thur jusqu’à Kruth, puis col de Bramont (avec enrobés tout neuf), puis La Bresse, puis col des Feignes, col de la Schlucht soit 45 km et 1100 m

accéder à la trace du parcours

Si c’est pour se retrouver avec un océan de bagnoles garées sur des kilomètres le long de la route, qu’on ne compte pas sur moi pour venir aggraver le problème.

Les potins du lundi

Voyager à vélo? le bon plan à coup sûr pour cet été

Le Covid s’est-il envolé?

Sans nous en rendre compte, nous sommes entrés à pas feutrés en vacances après des semaines d’inactions forcées pour beaucoup. Je veux dire en période de vacances, comme si le Covid s’était envolé. Non le Covid ne s’est pas envolé, il fait du sur-place. Et les corps constitués, destitués provisoirement le temps de changer de gouvernement, vont avoir fort à faire pour assurer la police sanitaire sur les plages et partout où le vacancier s’abandonne à l’oisiveté rapprochée avec ses semblables.

Des corps professionnels entiers continuent de vivre dans la crainte non pas du Covid mais du chômage. Les soignants qui s’attendent à une réactivation de l’épidémie et aussi tous ceux qui sont interdits d’exercer. Je pense notamment au spectacle vivant privé de tout cet été et pour lequel le chômage forcé se prolonge. Pas de bals populaires, pas de fêtes de rues, pas de théâtres, pas de concerts,…

La distanciation à l’épreuve

Roulez à trois, quatre, …dix mètres l’un de l’autre, c’est possible à vélo.

Mercredi, je pars donc pour de petites vacances à vélo. En compagnie d’un ami. Un voyage autour de chez moi qui ne sera pas étranger à cet apprentissage du confinement que nous avons connu au cours des dernières semaines. La distanciation, nous gens de montagne et de vélo solitaire, nous la pratiquons déjà! Oui, là-bas, au fond du chaume sur les crêtes du massif, nous verrons des silhouettes à l’approche face à nous, peut-être davantage en cette saison d’été où nos grands impérators vainqueurs de la pandémie ont recommandé de restez chez soi plutôt que de choisir Phuket ou Agadir. Un peu comme ces médecins démunis du siècle passé qui écrivaient sur la prescription « garder la chambre! »

Quelle est la bonne distance? Je ne sais pas. On me dit qu’il faut lire « le Château » de Kafka pour mieux aborder le corpus de la distance. Soit! (gratuit sur Kindle)

Alors oui, je vais garder mes distances inter-personnelles du mieux que je pourrai le long de ma frontière haut-rhinoise. Je n’aurai pas de regret: je laisse toutes les plages du littoral, les campings bondés et les contrées exotiques aux inconditionnels du tohu-bohu estival.

Du Havre à Prades

J’ai bien noté. Le nouveau premier ministre s’appelle Castex. Un nom bien de là-bas et l’accent chantant du terroir pyrénéen. A part ça, on ne s’explique pas vraiment en quoi ce nouveau serviteur de l’Etat va changer quoi que ce soit à la donne. Passer du Havre à Prades, est-ce une garantie supérieure d’authenticité patriotique? Ce que les Français demandent, nous dit-on, ce sont des gens d’en-haut en lien avec les territorialités. Alors va pour Castex! Castex, c’est une consonance qui en rappelle d’autres comme Rolex, Solex, latex,…on imagine déjà toutes les confusions que ne vont pas manquer d’habiles plaisantins tentés de chambrer le nouveau premier ministre pour peu qu’il s’avise d’exhumer des dossiers laissés opportunément en jachère. En même temps, j’ai une méfiance naturelle pour les « gens du sud » et qui s’en revendiquent. Ça commence mal.

L’orage va t-il gronder à nouveau à la rentrée? c’est à craindre puisque tous les commentateurs annoncent de grandes difficultés en cascades sur le plan économique et social. La crise sanitaire est passée par là, juste après celles des Gilets jaunes et des retraites.

On va donc attendre de voir comment la nouvelle task-force gouvernementale va prendre les choses en mains cette semaine. Ministre? pas spécialement un poste enviable par les temps qui courent.

Des villes à la campagne?

Bien sûr, on ne peut pas passer sous silence l’incroyable percée des écologistes dans les grandes villes, roues dans roues derrière leur précurseur Eric Piolle à Grenoble. Le vélo en sortira donc gagnant puisqu’il est devenu le symbole « fourre-tout » du changement environnemental en ville. Contre le gré souvent d’une majorité silencieuse qui constate désabusée la disparition des facilités accordées aux voitures, de larges avenues amputées d’une ou deux voies, des parkings rationnés et la fin des tolérances en tous genres pour grappiller des espaces sur le terrain des piétons, des cyclistes et des espaces verts.

Pour ceux-là, les adeptes du tout voiture, il faudra donc battre en retraite face à des municipalités vertes qui choisissent parfois d’imposer brutalement des interdits sans concessions pour parvenir à leur but: redonner du bien-être à la ville.

Ce qui est manifeste, c’est que l’effet Covid a facilité les victoires écologistes, les électeurs s’étant rendus compte que la ville était porteuse de la pandémie, on aimerait adopter un mode vie plus rural qui nous dispense des transports en commun et de la promiscuité. Pas facile! La France est donc devant une grande complexité territoriale: des villageois qui veulent toutes les commodités de la ville et des urbains qui veulent des champs à la place des grands boulevards.

Quelle est sa faute?

La mort pour ce vélo a été votée. Bêtement.

Chaque jour en passant devant sa dépouille, je me recueille.

Mon petit-fils a tâté la roue. « Elle est encore dure, papy », me dit-il. C’était un vélo. Abandonné, il a fini entre les mains des gamins du quartier.

C’est fou ce qu’un vélo est susceptible d’encaisser comme coups, comme mauvais coups. Je ne sais pas pourquoi cette graine de violence se déchaîne ainsi sur une chose aussi ordinaire qu’un vélo Micmo. Peut-être parce qu’elle n’est pas capable de se défendre? je ne sais pas. Le vandalisme sur un vélo me révulse. S’acharner ainsi doit certainement répondre à une nécessité de faire le mal. Le mal pour le mal. Le mal gratuit. Et chaque jour qui passe, il faut lui enlever encore une raison d’espérer, de ressusciter entre les mains de celui qui l’a perdu ou abandonné entre des mains vengeresses.

Chaque jour, il subit de nouveaux coups. Et pour qu’il ne s’échappe pas, on l’a attaché à un pieu. Un pieu, comme ces condamnés qu’on exhibe après leur condamnation, leurs meurtrissures, le temps qu’ils expient je ne sais quelle faute.

J’imagine qu’il existe une sociologie du vandalisme, peut-être une explication freudienne qui pourrait nous dire pourquoi un tel acharnement à détruire. Ou plus simplement s’agit-il d’un rite expiatoire en réparation d’une infortune? ou des joies qu’auraient pu apporter ce vélo à son propriétaire?

Que l’on m’aide à comprendre!

Court tour à VTT

Juste de quoi essayer la mécanique et les réglages.

Mercredi je pars pour cinq jours faire mon tour du Haut-Rhin, je dois donc mettre toutes mes chances de mon coté pour réussir. Je sais que je vais avoir du poids à transporter, des bagages, de l’eau et l’on annonce de la chaleur. Donc fatalement chaque pente sera difficile et je m’attends à pousser souvent l’ensemble.

Fatalement, le sac à dos, l’eau du voyage, le bikepacking derrière la selle, tout ça change la donne du voyage

Mon premier but sera d’atteindre la fin du troisième jour à Vogelgrün, j’aurais quitté la montagne avant de retrouver le Sundgau à la fin du quatrième jour.

Le quatrième jour est long car il y a 100 km. Je ne l’ai pas fait à VTT depuis longtemps. Depuis ma Traversée des Vosges à VTT en 2013 où le premier jour on avait eu 94km et 2200m entre Wissembourg et la Petite Pierre.

Rappel de mes étapes du Tour du Haut-Rhin…

https://velomaxou.com/2020/05/22/tour-du-haut-rhin-a-vtt/

Non, je ne suis pas ami avec tout le monde

Faut pas croire, on n’est pas devenus tous amis parce qu’on est sur Facebook.

Le réseau Facebook qu’on dit social est facilement irritant pour peu qu’on y trouve des thèses à l’exact contraire de celles que vous défendez. Et en plus, je ne parle même pas de ceux qui colportent n’importe quelle nouvelle bidonnée pourvu que ça amuse la toile. L’ortografe nivo maternelle supérieure? faut faire avec. Quand mon mental correcteur plante, je zappe.

C’est pourquoi de temps à autre…

  • je me fais virer de certaines listes tellement je suis pénible et intègre vis à vis de moi-même comme la liste FB de Pascal Bride alias « BridoUltra« . Pascal Bride est un grand cycliste mais ses émotions à deux balles m’irritent. C’est plus fort que moi.
  • j’abandonne certains groupes franchement à l’opposé de mes orientations politiques comme « nous sommes 16 millions de retraités » qui est très orientée facho, gilets jaunes
  • je réfléchis à me barrer de « Gravel Bike France » tellement ils sont chiants avec leurs questions à 5 balles
  • et pire, je vire de ma modeste liste des emmerdeurs qui pensent pouvoir s’essuyer les pieds sur mes convictions et à qui en plus je devrais dire merci. Dehors!

Ce qui fait dire à une de mes petites nièces que j’adore « tu râles tout le temps ».

Comme elle a raison!

Les plus paranos parmi les groupes, ce sont les groupes de vigilance du quartier de Tartempion. Ceux-là se sont constitués en milice Facebook et ça flippe dur toutes les nuits dès qu’un chien aboie. Ceux-là aussi, je les quitte.

Bon ça c’est fait.

Aujourd’hui jogging. Quel vilain mot!

Le jogging pour les vieux est-il ringard?

J’ai fait dix bornes après avoir mijoté une bonne partie de la journée. Vélo? rien? VTT? rien?…ce sera un jogging. Brutal: déshabillé en 10 secondes, en tenue en 20 secondes. Pas le temps de changer d’avis.

Et run!

Au bout de cinq bornes, je rallonge. Le métronome interne fait dong-dong-dong. Je le respecte dans les montées en faisant patiner l’embrayage comme si j’appuyais sur la pédale…et je débraie dans les descentes.

Le jogging pour les vieux, une ringardise à la mode

C’est clair, je fais grand-père avec mon score. Les mômes se marrent dès que je les ai croisés.

Être sportif à partir d’un certain âge, ça vous décote. C’est comme celui qui a trois plateaux, ça fait ringard. (lire l’article)

Voyage à vélo, la pesée

Le bikepacking de Zefal 16litres est impressionnant avec 60cm de longueur. A l’intérieur, j’ai mis tous mes vêtements pour cinq jours.

Je me prépare à un voyage de cinq jours à VTT, le tour du Haut-Rhin en épousant les limites territoriales. J’espère y arriver en dépit du fait que les contraintes physiques seront éprouvantes.

Avant de partir, j’aime savoir combien pèsent mes bagages. C’est pour moi une préparation « mentale » qui me fera comprendre pourquoi c’est plus difficile de grimper une bosse ou un col ou franchir un tourniquet de parc sur le chaume vosgien avec mon VTT. Je serai donc indulgent avec moi-même.

En mai 2018, j’avais entrepris un voyage routier à Valjoly

Ni train, ni camping et neuf jours de vélo.

Le voyage routier est moins lourd qu’à VTT. J’avais 19.500 kg seulement au total à traîner. Sans l’eau.

Mon équipement routier en 2018. Le vélo pèse 12,400 kg avec son armement…et les sacoches Topeak 7,100 kg soit 19,500 kg sans le pédaleur.
pesée
La merdouille électronique comme dirait Lomoberet n’est pas négligeable

Bilan de la pesée

Vélo13100 gr
Bikepacking2850 gr
Sac à dos3040 gr
Electronique embarquée1165 gr
Trousse de toilette360 gr
Camelbak (max 3000)1000 gr
Bidon800 gr
Total22315 gr
221,3 kg plus…le pilote Je pèse l’eau car je pars du principe que je ne trouve pas nécessairement un ravitaillement en eau en montagne.

J’ai une faible expérience du voyage à VTT avec bagages autour de Tende en 2018

Seulement deux jours de bagages à transporter sur le vélo en 2018, les autres jours nous avons profité d’un transporteur pour nos bagages

Tout est beau

Belle écluse à Retzwiller
C’est où ce beau tuyau? je ne sais plus. Vers Strueth…
Bel Hirtzbach
Belle demeure à Carspach
Belle signalétique à Carspach
Belle auto-mitrailleuse à Altkirch
Beau quartier Plessier à Altkirch

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