Thann-Molkenrain à VTT

refuge du Molkenrain ouvert à tous

Aujourd’hui, pluie au programme. C’était annoncé, donc pas de surprise. Après le col de Grumbach, un déluge jusqu’à Camp Turenne.

Vue sur la plaine depuis le Molkenrain (en bas la Croisière de Cernay)
pas de doute, c’est de la pluie qui mouille

La randonneuse arrive vers moi avec le sourire et s’arrête. C’est une Thannoise habituée des lieux. Elle a son grand imperméable et deux bâtons. Du bon cornouiller. On se souhaite bonne route, elle descend et moi je continue ma grimpée.

Problème niveau certof

Il faut que je vous dise ma constante mathématique, je monte deux fois moins vite que je ne descends.

Sachant que j’ai mis trois heures pour boucler mon itinéraire et parcouru 28 km, quelle est ma vitesse de grimpée? ma vitesse de descente? (par simplification, on considère les distances aller et retour identiques)

Vous avez une heure.

Solution de notre jeu…

Il est défendu de retourner l’ordi!

Mon itinéraire

Je rejoins Bitschwiller-lès-Thann et face au pont de la Thur, je prends la rue des Vignes.

c’est parti

ça monte tout de suite dans la rue. ça monte même bien. jusqu’à la place du Grumbach (km6.7/alt 522m), je fais des pauses puis je pousse quand mon cardio grimpe trop.

Après la place du Grumbach, ça roule pour moi. Jusqu’au col de Grumbach (km7.7/alt 588). Après le col je deviens quasiment marcheur jusqu’au Molkenrain

sans légende

Bifurquer à gauche jusqu’à la fontaine Rehbrenla (km 9.6/alt 745)

A la fontaine bifurquer à gauche jusqu’à Camp des Pyramides (km 10.10/alt 790)

de la lecture

Ensuite prendre Camp Turenne. Entre Pyramide et Turenne (GR5), je roule enfin.

un tronçon où j’ai la force suffisante pour rouler

Arrivé à Turenne (km 12/alt 913), single pierreux impossible de cycler. C’est long et glissant.

après Turenne, je deviens un marcheur encombré d’un vélo
parcours balisé pour cueillette de champignons
Humour de marcheuses? J’apprécierais un s à la fin.

Arrivé au refuge du Molkenrain (km13.4/alt 1082), je contourne le sommet par le chemin du refuge qui rejoint la ferme-auberge.

J’entame la descente

Par la route j’arrive au col du Herrenfluh (km15.8/alt 837)

Puis je m’embarque dans le sentier rectangle « rouge/blanc/rouge » amélioré en 2021 dans une action conjointe « Club Vosgien-MBF ».

une action conjointe CV-MBF de 2021

Je suis incapable de descendre le début de ce parcours très technique sur le vélo. Trop dangereux pour moi surtout avec la roche mouillée. Je sais que si je chute, il y a aura de la casse. Mieux vaut éviter!

on avait pas mal travaillé ce jour là

Puis, le tracé s’améliore jusqu’à l’entrée de Uffholtz. On suit la route parallèlement.

cette roche est extrêmement glissante, je sursois.

Pendant que je m’escrime à descendre dans la roche à coté de mon vélo, un runner arrive derrière moi. Il court vêtu d’un short et d’un maillot trempés, me dépasse comme une gazelle. Je suis admiratif. Plus bas je le retrouve après avoir enfin pu remonter sur mon vélo.

je suis en bas, les bois fument encore sur mon passage. c’est dire si je suis descendu vite!

Je contourne Cernay par le vignoble.

Voir le parcours ici en cliquant sur ce lien…

https://www.openrunner.com/route-details/15552337

Train+vélo à Thann

Venir faire du vélo en train à Thann, c’est possible.

Prendre le TER ou le tram-train à Mulhouse et en 30 minutes vous êtes à Thann.

Entre les feux SNCF à la gare de Thann, la Collégiale et plusieurs siècles d’histoire

A Thann, un beau panneau informatif à la sortie de la gare vous propose trois parcours vélo

  • Un vers Rammersmatt et Sentheim
  • Un remontant la vallée en direction de Kruth et retour possible en TER
  • Un dernier gratiné qui conduit à Wattwiller, le Hartmannswillerkopf, le col Amic et Goldbach pour le retour par Willer-sur-Thur

Les marcheurs sont aussi les bienvenus

Camping à vélo, l’histoire

J’ai tenté l’expérience du camping à vélo à partir du 14 juillet dernier. Une séquence de cinq jours dans une atmosphère pas favorable au vélo…et au camping puisque nous étions dans une vague de chaleur avec de nombreux feux ça et là, notamment dans les Landes. J’ai moi-même assisté à l’embrasement d’un champ à Prez-sous-Lafauche.

Mais j’étais parti, il fallait donc assumer mon projet.

Pourquoi camper alors que les fois précédentes j’allais à l’hôtel ou en gîte?

Pour voir!

Pour mieux faire corps avec le plus basique des voyages, aller à vélo et dormir simplement. Pas à la belle étoile cependant comme le font certains baroudeurs à vélo seulement équipés d’un sac de couchage avec bivy et tarp.

Alternative à la tente

voila un bivy qui coûte 185 euros (poids 1130gr)
tarp, abri sommaire 24euris, 1.350 gr

J’ai donc emporté avec moi une tente basique et peu chère de chez Décathlon

tente MH100 Decathlon 30€ de 2.600gr
  • un sac de couchage 800 gr
  • un matelas autogonflant 800 gr
  • l’oreiller gonflable 93 gr indispensable pour dormir de coté

Etonnamment si, le miracle s’est produit. Arrivé fatigué, ce n’est pas une corvée supplémentaire. Le matelas remplit son office en soufflant juste pour ajuster la pression à votre convenance et la tente est montée instantanément du fait de ses tringles de soutènement sans être obligé d’installer tous les piquets et les galons d’arrimage.

C’était donc peu onéreux et je me doutais qu’il ne fallait pas en attendre des miracles.

Mon vélo de route à pneus fins chargés à l’extrême pesait 22kg, plus moi 78kg plus un sac à dos contenant mes vêtements 2.800kg.

  • soit au total 102 kg. C’est donc moi qui fait le poids!

Un vélo pas vraiment adapté à la formule cyclo-camping, je m’en apercevrai plus tard, mais dont la légèreté m’a permis d’assurer une certaine motricité. De façon régulière, j’ai voyagé à 18 km/h et pédalé en tout 36h30 pendant ces cinq journées. Autrement dit « j’ai fait » 7 heures de vélo tous les jours… Pour approfondir le sujet du vélo, il faudrait se tourner vers le gravel avec des pneus acceptant les pistes dégradées, pourvu d’ancrages sacoches à l’avant et plus facile à enjamber.

L’autre inconnue était: mes dérailleurs Di2 allaient-ils résister?

La réponse est oui. Je suis en effet équipé de dérailleurs électriques et il y a donc une batterie qui les alimente. Je l’ai chargée avant le départ et j’ai emporté le chargeur (très léger) avec moi. Je n’en ai pas eu besoin. Installés en 2014, ils me donnent toujours satisfaction. Ma crainte était leur forte sollicitation au cours du voyage. En vélo-camping, il faut jouer du braquet souvent.

Pourquoi je suis contre le cintre plat qui équipe de nombreux cycles de voyage?

Je tiens à mon cintre course car j’ai trois positions à ma disposition pour placer mes mains (je n’utilise pas la quatrième en bas du cintre). Avoir trois positions, c’est du confort pour les mains, les épaules et le dos car au bout de plusieurs heures de pédalage, on cherche à éviter les douleurs naissantes en changeant de position pour se décontracter

  • position classique
  • position cocotte
  • position bossage de cocotte pour un peu d’aérodynamisme

Je ne suis pas allé au bout de l’autonomie totale puisque je n’avais pas de quoi cuisiner. Je me suis donc approvisionné en nourriture au gré de ce que je trouvais le long de mon périple. Tous les campings ne font pas de restauration, il faut donc avoir de quoi manger froid avec soi ou retourner à la ville avec son vélo (ou à pied, cas rare)

14 juillet Thann-Besançon

https://www.openrunner.com/route-details/15171853

A vrai dire, je ne sais pas vraiment jusqu’où j’irai en quittant Thann. Besançon est un vague point d’aboutissement trop incertain en fonction des conditions rencontrées.

1/ je n’ai plus d’expérience telle depuis 2018 avec le vélo de route où je suis allé à Valjoly

2/ je ne sais pas comment va se comporter mon chargement nouveau avec la tente, le matelas et le sac de couchage…sans compter avec un sac à dos qui me rend la vie encore plus difficile. J’ai bien conscience que mon équipage est hors norme: un centre de gravité haut, pas de poids à l’avant contrairement à tous les préceptes du cyclo-camping.

3/ dernière inconnue: le cycliste. Mon entraînement physique avant de partir

  • 1481 km de route
  • 978 km de VTT
  • 169 km de CAP (course à pied)

et aussi un handicap lié à la chaleur rencontrée, et l’adaptation à gérer des braquets réduits en permanence. J’ai un 33×32 max. pour les pentes soit sensiblement un rapport de un tour de pédale pour un tour de roue. (développement approximatif en roue de 700 :2.10m, en roue de 26 : 2m)

Le camping le plus près de Chalindrey est à 10km

En 2018, j’ai réservé mes gites à l’avance; cette fois avec une tente, je me suis senti plus libre de mon itinéraire et de mon point d’arrivée. Cependant mieux vaut localiser les campings sur l’itinéraire avant le départ car j’ai dû parcourir parfois jusqu’à dix kilomètres en plus ou revenir sur mes pas. Enfin certaines petites villes n’ont pas de camping et c’est fâcheux de le découvrir une fois sur place comme à Chalindrey où le camping le plus proche (La Croix d’Arles) est à 10 km.

Dès que je quitte Thann, je monte Michelbach avec mon bagage arrière qui oscille dès que je tente de grimper en danseuse. C’est le défaut de cette sacoche Topeak fixée sur le tube de selle sur une plate-forme.

Donc rester assis!

Puis vient la côte de Soppe-le-Bas, redoutable! Une bonne côte qui vous permet de mesurer le poids de la bête. C’est mathématique, la composante poids vous ralentit dans les montées…et vous accélère dans les descentes comme si vous aviez un tandem.

Tout de suite, j’ai pensé à mes roues légères et à les préserver. L’accélération centripète sur les jantes, les moyeux et les rayons peut vous conduire à la casse du fait de la charge en passant sur les aspérités…et aussi en premier lieu à l’éclatement.

Autre phénomène connu, le guidonnage. Votre guidon se met à trembler par un défaut d’équilibrage des masses. Il faut donc le maintenir en permanence.

Mon premier apprentissage étant réalisé, j’atteins Sevenans au sud de Belfort et la fameuse « Coulée Verte » aussi dénommée « Eurovélo 6 » qui va me mener à Montbéliard.

Coulée Verte ou Eurovélo 6

Mon GPS me fait traverser Montbéliard.

Le Grand Hôtel et l’immeuble Lion Peugeot face à la gare de Montbéliard
Montbéliard, le château des ducs de Wurtemberg est un château fort français du xiiie siècle 

Puis je longe à nouveau le canal du Rhône au Rhin. Pas longtemps. A Bavans, je pars sur Lougres, j’ai du me tromper de coté…puis après L’Isle-sur-le-Doubs, je suis dévié, piste cyclable fermée. Au km 91, on nous dirige vers Soye qui comporte 150 mètres de dénivelée. Manifestement, les services de la voirie s’en foutent de la dénivelée infligée aux cyclistes.

Finalement à la sortie de Soye, je suis dégoutté et surtout mort de fatigue. Je n’arrive même pas à manger la pizza froide que je traîne sur le toit de mes sacoches. Je m’allonge par terre sous un arbre, mon sac à dos comme oreiller et je dors.

A Pompierre-sur-Doubs, je reprend goût à la vie

La petite mairie est à croquer

La maison commune des citoyens de Pompierre-sur-Doubs
Un crucifix et un clocher comtois

Me voici sur les rives du Doubs

Le Doubs devenu navigable

A Clerval, je cherche de l’eau

Il faut le savoir, les pistes cyclables souvent dénommées Voies Vertes ne comportent que très peu de services. Comme la délivrance d’eau par exemple. Comment faire du vélo en plein été alors que notre seul carburant, l’eau, est absent!

Alors on cherche. On quitte la piste, on cherche un cimetière ou une fontaine d’eau potable, ce qui est devenue très rare.

Je m’arrête au musée de Clerval…rien!

pas un point d’eau au musée de la mémoire et de la paix de Clerval

…alors je grimpe jusqu’au camping où je ne trouve que le robinet destiné à rincer les cassettes des WC de camping-cars. Bonjour l’hygiène!

Je reviendrai bientôt sur l’accueil des cyclistes dans les campings.

A Baume-les-Dames, je passe devant la Capitainerie, un gite agréable où j’ai fait une halte en 2015 avec mon ami Prosper

La Capitainerie, Baume-les-Dames

Rapidement, je viens à nouveau à manquer d’eau. J’ai un bidon de 800ml (j’ai calculé avoir consommé 4l/100 d’eau!). Tout est affaire de compromis et de spéculation. A VTT, méfiance, il faut prendre des réserves dans un Camelbag, en route on compte sur un point d’eau qui en définitive tarde à arriver.

Je quitte à nouveau la Voie Verte et arpente un village où tout est clos. Enfin une dame me signale une pompe à la sortie du village. J’y file.

Enfin une pompe! il faudrait signaler les points d’eau sur la VV comme on signale les pompes à essence sur autoroute.

J’arrive à Besançon. A l’entrée de la Voie Verte sous la Citadelle, je m’arrête. Il est déjà tard. J’ai 161km dans les jambes. Je n’ai qu’une envie, trouver un camping.

J’interroge mon internet. C’est compliqué. Je n’arrive pas à trouver vers lequel aller. Finalement j’opte pour celui qui se fait appeler « Camping Besançon Chalezeule ».

Celui-là, je ne l’ai pas tracé sur mon GPS…et je comprends qu’il faut faire demi-tour.

Et vlan! 8km de rab pour trouver le camping Besançon Chalezeule. Au total pour cette journée 169 km.

Je vous passe les détails pour rejoindre le camping.

Arrivé sur place, la queue à la réception. J’ai réussi à payer ma facture de 16,25€ à 19h10.

L’entrée du camping de Besançon-Chalezeule

Il faut que je vous conte l’épisode de la réception…

La réception du camping est à l’étage, idéal pour les voyageurs fourbus. Alors commence un scénario kafkaïen. Ce camping est un établissement public local (code NAF 5530Z) et j’imagine que son personnel relève de l’administration publique. On est donc réglo sur les horaires. Alors que les vacanciers arrivent, deux employés derrière le comptoir. Une personne attend au premier guichet, je me poste devant le second…rien ne se passe. Puis le premier employé lève la tête et dit à mon voisin  » j’ai fini mon service, c’est mon collègue qui va vous prendre« . Comme je n’ai pas encore commencé mes tractations, je laisse la place à mon voisin par amabilité et il me remercie.

Mais un nouveau problème surgit. Etant déjà installé dans les lieux, le client voudrait simplement qu’on lui délivrât la prise électrique adhoc qui permet d’obtenir le courant électrique sur sa caravane…

  • à louer ou à acheter? lui demande l’employé
  • à acheter, répond le vacancier
  • ça ne va pas être simple car les prises sont nouvelles et elles sont plus chères, c’est 12 euros au lieu de 10
  • ce n’est pas grave, je suis prêt à mettre 12 euros dit le vacancier
  • oui, mais sur mon écran c’est toujours l’ancien prix…
  • ce n’est pas grave, je vous donne 10 euros et je vous donne une pièce pour vous de 2 euros
  • !!!vous n’y songez pas Monsieur, j’ai des enfants, je ne mange pas de ce pain là

La situation semble bloquée quand le deuxième employé sur le départ vient débloquer la situation, le monsieur paiera 10 euros et il aura la prise à 12 euros.

Ouf! mon tour arrive alors que les Néerlandais derrière moi s’impatientent

D’abord présenter sa carte d’identité et attendre que l’employé rentre toutes vos cordonnées dans sa base de données…je m’interroge est-ce légal? La réponse est que les fiches de police ne sont applicables qu’aux étrangers (plus de détails ici sur le site de la CNIL)

Je paie donc 16euros 25 et je dois attendre l’impression de ma facture sur deux pages format A4, la deuxième page servant à imprimer la mention « Merci de votre visite, à bientôt ».

Je vais pouvoir expérimenter le montage de ma tente pas encore déballée de son étui.

Hourra! j’ai réussi à monter ma tente du premier coup et j’ai un excellent appui pour mon vélo où je peux y accrocher les antivols.

Se doucher vite car le resto n’attend pas. Aujourd’hui, 14 juillet, c’est repas amélioré, c’est à dire 20 euros…pour une fricassée de poissons avec des frites. Sur la terrasse, c’est possible? non, c’est complet. A l’intérieur.

Dehors une bande sons des années 70 défile avec la voix du DJ qui s’époumone. Parfois sa compagne vient à son secours.

Je vais m’endormir vers minuit avec Polnareff qui me crie qu’on ira tous au paradis. Même moi.

Cinq heures du matin, je sursaute. J’ai pas fait gaffe, le camping est au bord de la voie rapide D683. L’activité routière sous les pétarades des motos et des camions démarre à fond comme s’il fallait rattraper le temps perdu du 14 juillet.

Je démonte la tente. Je fuis.

15 juillet Besançon-Langres

https://www.openrunner.com/route-details/15171856

Plus question de Voie Verte. Quitter Besançon vers le nord est un parcours du combattant. J’arrive enfin à traverser la A36 et à rejoindre les Auxons.

J’ai entretemps avalé un café et mangé un croissant en quittant la périphérie de la ville non loin de Carrefour.

quitter Besançon par le nord, un parcours du combattant

Comment le dire? Traverser à vélo la Haute-Saône dans le sens sud-nord n’a rien de folichon.

je vais affronter de longues rampes sans âme

Pas grand chose pour satisfaire le voyageur à vélo. Quelques autos me dépassent à des vitesses folles, bien au-delà de ce qui est permis.

A la Chapelle-Saint-Quillain, la fontaine-abreuvoir a été mise en valeur.

Finalement au km 55, je vais trouver un endroit sympa où déjeuner, le port de plaisance de Savoyeux sur la Saône.

A Seveux-Mothey, peu avant le port, la boulangère m’a chauffé une pizza, encore une! et a consenti à me vendre sa dernière banane ainsi qu’un paquet de madeleines longues.

Au port, une pizza rectangulaire, une banane…et de l’eau aux sanitaires du port.

Puis je sors mon linge mouillé je le fais sécher sur le plan et je fais la sieste.

A propos de linge, j’ai emporté deux tenues cyclistes avec casquette et manchettes (les manchettes évitent les coups de soleil quand il est au zénith) dont une portée sur moi et une tenue « civile » ainsi qu’une paire d’espadrilles. Pour compléter le sujet des bagages, j’ai à l’avant dans le sac de guidon le matériel électrique, batteries, cordons divers, chargeurs; dans le sac de cadre le téléphone, le matériel de réparation sommaire; dans le sac à dos les vêtements; dans les sacoches: la tente, le matelas, le sac de couchage, les espadrilles, la trousse de toilette, les antivols; dans la boite ronde de porte-bidon l’imperméable. Penser à vous enduire de crème solaire plusieurs fois chaque jour. Le bandana avec rabat sur la nuque protège aussi du soleil. Ne discutons pas, j’ai fait mes 650km avec le casque.

Je ne rentre plus dans cette polémique qui resurgit périodiquement entre les pro et les anti-casques. Il est vrai que nombre de cyclo-campeurs voyagent avec des chapeaux de brousse sur les Voies Vertes.

Avant de partir, je réussis à recharger mon téléphone sur la prise du lavabo. Recharger son téléphone est un vrai problème si on ne dispose pas d’une source additionnelle. Ma batterie solaire s’avère insuffisante et mon vélo n’est pas équipé d’un alternateur de moyeu.

Pour mon GPS, c’est différent. C’est un Garmin 62S équipés de batteries amovibles. J’ai avec moi 10 batteries qui m’assurent largement le voyage sur cinq jours. En dernier recours, je peux me procurer des piles AA dans le commerce.

Puis mon parcours se poursuit dans la même monotonie sous un soleil de plomb

Larret, une minute…d’arrêt

Larret

A Grenant, il me faut absolument trouver de l’eau

Mes forces manquent et j’épargne mes dernières gorgées d’eau déjà depuis plusieurs kilomètres. Le signe qui ne trompe pas, c’est la sécheresse de la bouche et des lèvres. Il faut vite agir. Les gens m’observent, les chiens aboient. Un touriste à vélo ici, c’est incongru.

Généralement, le cimetière est à coté de l’église. On n’a donc pas loin à aller pour le dernier voyage. Là c’est le cas. Un tuyau et un robinet m’attendent. Je fais couler. Au centre du village, on a de l’eau plutôt correcte tout de suite sur le plan bactériologique. A la sortie des villages, faire couler pour purger les moisissures qui s’accumulent dans la conduite et qui conviennent très bien aux défunts mais pas aux cyclistes.

L’eau salvatrice de Grenant

Je suis au km 83 soit 5 heures de pédalage. Je reprends ma route.

Enfin Langres!

J’avais envisagé faire halte à Chalindrey mais aucun camping signalé. Alors ce sera Langres.

Langres, 8000 hab., ville d’histoire et sous-préfecture de la Haute-Marne

Je ne vais pas monter là-haut, je suis trop fatigué. Comme à Besançon, je vais chercher un camping. Je suis au km 105. L’internet me signale Hautoreille à Bannes. Je n’ai pas vu le camping de la Liez tout près.

Résultat, 10 km de plus. Ce qui me fera 115 km aujourd’hui.

A Hautoreille, je suis content d’être arrivé. Deux caravanes hollandaises me précèdent devant la barrière. Je me dis qu’attendre sur mon vélo va prendre du temps. Surtout que la borne automatique semble rétive aux Bataves*

*Les Bataves sont vus à tort comme les ancêtres des Néerlandais..

Camping Hautoreille à Bannes occupé principalement par des Néerlandais et des Allemands

Je me faufile jusqu’au bar. Assoiffé, on me sert une bière de la Choue excellente.

Puis je somnole, attendant la fin du bouchon de caravanes. La réception est juste à coté de moi. Plutôt que la borne automatique, je tente l’accueil physique…

  • Une tente, une personne, un vélo, s’il vous plaît…
  • 11 euros, un croissant demain matin?
  • oui
  • 12.50

Je règle avec mon Apple Pay

  • vous vous installez où vous voulez

J’ai rarement vu plus efficace et aussi peu formaliste. C’est le groupe Pitchup

Wifi poussif comme dans tous les campings. Dommage (!) et toujours pas de courant pour recharger les téléphones ailleurs qu’aux sanitaires.

16 juillet Langres-Saint-Dizier

https://www.openrunner.com/route-details/15171867

C’est un itinéraire réputé facile que j’aborde ce matin, la traversée de la Haute-Marne du sud au nord en longeant le canal de la Marne à la Saône appelé désormais canal entre Champagne et Bourgogne. C’est donc le sens descendant et je perds 50 mètres d’altitude sur les 119 km.

Longer un canal sur l’ancienne voie de halage des bateaux a ceci d’intéressant, c’est qu’on rencontre peu de carrefours routiers, en théorie et qu’en pratique on a rarement vu le canal monter et descendre comme une route vosgienne. Sauf à l’écluse d’Arzviller.

Au préalable je dois quitter Bannes, où j’ai dormi, en longeant le réservoir de Charmes, l’un de quatre réservoirs qui alimentent le bief supérieur du canal de la Marne à la Saône

je pars de bon matin de Bannes et je profite de la fraîcheur
le barrage-réservoir de Charmes tôt le matin
le niveau semble bien bas

Le canal comporte 71 écluses coté Marne, toutes automatisées pour la navigation de plaisance. Chaque navigateur dispose d’un boitier de télécommande à distance à l’approche de l’écluse.

Entré à Rolampont sur la Voie Verte, il me faut vite déchanter car l’infrastructure est en jachère et impraticable avec mon vélo à pneus fins

Une infrastructure où il est mentionné des travaux mais impraticable avec mon vélo

Travaux ou pas je suis obligé de sortir au plus vite si je ne veux pas crever un pneu, chuter ou me ralentir à l’excès.

Je quitte la VV au km 21 à l’écluse de Marnay et je me retrouve sur la route D619 jusqu’à St Gall où je tente à nouveau la voie verte.

A Chamarandes-Choignes (non loin de Chaumont), un paysage agréable

J’arrive à Condes. Ô surprise, les cyclistes ne peuvent pas passer. Etrange pour une Voie Verte. Je passe quand même.

C’est le tunnel de Condes. Les lampes s’allument sous le tunnel rien que pour moi.

Tunnel de Condes
Manifestement, la gestion de cette voie est perfectible puisque rien n’explique l’interdiction de passer sous ce tunnel ni même comment se dévier

Les grands silos à grains de Bologne sont-ils toujours en service? je ne vois aucun bateau

silos de Bologne
tourisme fluvial
église de Roôcourt-la-Côte
famille en vacances fluviales

Joinville-en-Vallage

Une petite ville qui m’est chère. Dans les années 90, j’y étais employé et la ville comprenait 4700 habitants. Elle n’en compte plus que 3000 (en 2019). La désertification du monde rural s’attaque même aux bourgades.

le centre est irrigué par un bras de la Marne, le quai des Péceaux

Le pont dit du Poncelot est un petit pont à quatre arches en pierre de Savonnières. Il est aujourd’hui le plus ancien pont de Joinville, puisqu’il date de la deuxième moitié du XVIe siècle. Dommage que l’immeuble hideux à droite ne le mette pas en valeur.
le château du Grand Jardin et son jardin « à la française »

Entre 1533 et 1546, Claude de Lorraine, premier duc de Guise, construit le château du Grand Jardin, grand pavillon dédié aux fêtes, un des fleurons de l’architecture de la Renaissance. Il constituait une annexe du château fort situé sur les hauteurs de Joinville et qui fut détruit à la Révolution. C’est là que le duc donnait ses fêtes, et où les artistes de sa cour se produisaient.

Saint-Dizier, 7 km

J’arrive au terme de ma journée. A Saint-Dizier 119km parcourus.

17 juillet Saint-Dizier- Vittel

https://www.openrunner.com/route-details/15171863

Aujourd’hui plus de Voie Verte. Je vais me diriger vers Vittel, la ville thermale plus connue pour ses eaux minérales commercialisées par Nestlé-Waters, la société suisse.

Pour y parvenir, mon traceur de route me fait passer légèrement au sud de Neufchâteau.

Encore faut-il arriver jusque là. La chaleur sévit toujours autant que les jours précédents. Je quitte Saint-Dizier à neuf heures du matin.

Poissons
Poissons

D’abord je crois être rapidement dans les Vosges. Non, il me faut auparavant revenir à Joinville où je suis passé la veille, puis rejoindre Poissons (jumelé avec Avril en Meurthe et Moselle!), puis, puis, puis,…je n’en finis pas.

je n’ai pendant longtemps rien d’autre comme horizon qu’un parc éolien qui témoigne que je dois atteindre une crête qui n’en finit pas. J’ai l’impression de faire du sur-place tellement j’avance lentement

A Leurville km 57, je fais une pause à l’ombre d’un joli lavoir.

j’ai deux croissants à manger et c’est tout. Pas vraiment car j’ai aussi de petites gourdes de compote bien sympas au palet
la 2eme DB est passée par là. (Leurville)

Je salue ces communes isolées peu portées sur le tourisme par manque de sites remarquables qui font malgré tout des efforts pour aménager des endroits historiques peu connus.

Le taon

Cette bête est diabolique. La femelle du taon (le mâle n’attaque pas) vous accompagne dès que vous vous arrêtez ou que vous peinez dans une pente. J’en ai encore fait l’expérience sur les hauteurs de Poissons. Elle se pose sur votre cuissard noir, puis vous mord. Inutile de frapper, c’est trop tard. Il faut donc s’en apercevoir avant et la chasser. Pas facile en pédalant. Si vous regardez au sol, vous la voyez vous suivre au niveau du pédalier. Votre odeur de transpiration l’attire. Ce n’est qu’en accélérant qu’on peut s’en débarrasser. Pour en savoir davantage

Mais voici le fameux Cul du Cerf, bien connu des visiteurs locaux. D’un tracé presque circulaire, le ravin large de 200 m, profond de 65 m, avec des pentes supérieures à 45 %, s’ouvre vers le sud. Dans le fond, on trouve l’entrée du gouffre et la source supérieure et temporaire de la Manoise qui s’enfonce ensuite à plus de 70 m de profondeur dans une circulation souterraine.

Le Cul du Cerf à Orquevaux

Me voici à Prez-sous-Lafauche où je trouve un robinet d’eau à coté de la fontaine sur la place du village. Merci d’avoir pensé à moi.

En quittant Prez, j’aperçois un champ en feu, route de Goncourt. Personne sur les lieux, beaucoup de vent qui attise les flammes. Je compose le 18 et j’ai droit à un interrogatoire en règle, le champ est-il déjà coupé ou pas? je dois m’approcher tout en me méfiant. Parlez plus fort je ne vous entends pas avec le vent! C’est un champ coupé? oui!…alors ça semble moins intéresser mon interlocuteur. Des jeunes arrivent et constatent le sinistre.

le feu semble mineur
Le feu s’est propagé à grande vitesse pendant que j’appelais les pompiers

Je pars. Une demi-heure plus tard, je croise un camion de pompiers venant de Goncourt. Et si on me soupçonnait d’avoir mis le feu? un type à vélo en pleine canicule et de passage, c’est louche.

les agriculteurs ont fort à faire avec leurs champs. Des tonnes de paille à ramasser après la moisson

Me voici à Goncourt, le village des frères du même nom (le grand-père s’appelait, Jean Antoine Huot de Goncourt) 

J’ai trouvé le tabac du prix Goncourt

J’interroge une riveraine qui passe. Sait-t-elle où se situe la maison des Goncourt?…inconnue au bataillon! Allez à Neufchâteau!

La rue s’appelle Goncourt, la médiathèque aussi…

Ce n’est qu’à Outremécourt après 86 km et 800m de D+ que j’entre dans les Vosges à Médonville.

Médonville

Elle est mimi mon église de Médonville. J’ai tout de suite remarqué son élégance et sa valeur en arrivant devant.

L’église est citée dès 1043 dans les archives de l’évêché de Toul. L’église fut terminée au xiie siècle. Un incendie a détruit l’église au cours du xviiie siècle et elle fut restaurée tant bien que mal.

C’est après qu’une nouvelle église, de style néo-gothique, fut construite au centre du village, en remplacement de celle-ci, que la nef fut détruite. À son emplacement se trouve aujourd’hui le cimetière de la commune.

Me voici arrivé à Vittel complétement décomposé par la fatigue et la chaleur

112 km et 1050m de D+

Je cherche le camping. Quand vous arrivez à Contrex, on voit que le cycliste n’est pas le bienvenu, juste du menu fretin. Des injonctions de prises de trottoirs sans continuité avec le panneau B22a (rond bleu). Bref, les vélos n’ont rien à foutre ni à Contrex, ni à Vittel.

Comme de juste, le camping est à l’autre bout de la ville près du champ de tir où raisonnent les déflagrations. Super!

Le monsieur à la réception dans sa cabane procède à la même inquisition qu’à Besançon, (nom, prénom, âge, taille, poids) pendant que la queue se forme dehors en plein cagnard.

Comme le receveur n’y pige que couic en Batave, il fait écrire le code postal et la ville sur son clavier par le client. C’est plus sûr.

9 euros 40 la place 44.

Je peine à trouver la parcelle 44. Le camping comporte trois giratoires. Hallucinant! Le 44 est coincé entre deux caravanes et derrière se trouvent des tentes de chahuteurs. Des buissons de séparation. Mon vélo s’enfonce à l’intérieur du buisson sous le poids des bagages. Le soir, la voisine discute au téléphone pendant une bonne demi-heure. Je pars diner en ville. Une pizza. Encore ! Chez tout feu tout flam’ qui est bondé (groupe Restoland) mais qui a consenti à recharger mon portable.

Demain je visiterai Vittel, reposé. J’espère.

18 juillet Vittel-Thann

https://www.openrunner.com/route-details/15171832

Finalement j’ai très mal dormi.

A 10 heures mes voisins qui avaient du forcer sur l’eau de Vittel alambiquée faisaient du raffut. A cinq heures du matin, je me lève ou plutôt je rampe dans ma tente en tentant de rassembler mes affaires dans la pénombre. Le bruit du trafic routier sur la route d’Epinal a eu raison de moi.

En douce, je me barre. Ma tente est rangée à la va-vite. Le camping est silencieux. Il est 5h18.

Je déambule dans les rues de Vittel comme un ethnologue.

J’ai vraiment visité Vittel à l’heure du laitier. Idéal à vélo. Aucun double sens cyclable, des sens interdits partout. Des trottoirs mixtes sans entrées et sans sorties

Et je découvre horrifié que la ville où mes parents m’emmenaient promener il y a soixante ans est morte.

les thermes déserts, à cette heure matinale, c’est normal

Tous les grands hôtels majestueux qui faisaient la richesse de la ville thermale sont en décrépitude. Même le Club Méd, un temps repreneur des Thermes s’est retiré.

Villa Saint-Louis
Le spectre du grand hôtel des Thermes et de sa potentielle résurrection rôde toujours sur la cité thermale. Alors que le sujet revient régulièrement sur la table parmi les grands projets de rénovation, la ville de Vittel a tenu à faire savoir que celui-ci est toujours d’actualité.(Vosges Matin)
Fermé
Fermé
Fermé

Un désastre.

Je n’ai vu que l’Hôtel d’Angleterre ouvert.

Puis j’ai pris la route en direction de Remiremont

La 2eme DB est aussi par là à Escles. Ces bornes s’appellent « borne du serment de Koufra » à lire ici

Je ne suis alors qu’au km 26 en direction de Xertigny.

Je commence à affronter des rampes qui me ralentissent

Regarder derrière, c’est le signe qu’on cherche à comprendre pourquoi on peine à grimper…et aussi une forme d’abattement. J’ai très mal dormi et je suis en train de le payer sans encore avoir rien mangé depuis le départ.

Encore 19 km avant d’atteindre Xertigny. J’aborde la forêt de Charmois L’orgueilleux

En quittant la forêt, une exposition de pompes à essence, symbole précurseur de la fin de la voiture thermique?

Un p’tit coup de pompe?

Enfin Xertigny!

Xertigny, je visite le parc botanique en contrebas de l’hôtel de ville
quitter Xertigny

En fait, j’hésite à quitter Xertigny, je tente de dormir sur un banc.

La sortie de Xertigny en direction de Bellefontaine est une épreuve douloureuse. Je pédale assis désaxé car j’ai le périnée entamé. Dans la montée de la ville un ensemble tracteur me frôle et je manque d’être déséquilibré sur le bas côté de la chaussée dégradée.

Enfin Remiremont!

Un panaché, un sandwich que je dévore au plan d’eau. Pas de robinet, les toilettes fermées. Eviter Remiremont.

Mon sandwich au poulet va me remettre en forme

A présent, la Véloroute des Hautes-Vosges m’attend. Une ancienne voie ferrée qui conduisait à Bussang et à Cornimont. Elle monte lentement, elle est de bonne qualité mais son inconvénient, ce sont les intersections nombreuses où nous ne sommes pas prioritaires.

J’entre sur la Véloroute des Hautes-Vosges
La véloroute est en fait une Voie Verte
sur le giratoire à vélos, ne pas se tromper: à droite Bussang, à gauche Cornimont

Je craque toujours devant la petite gare de Hielle, avant Maxonchamp

Elle a un petit air penché qui la rend encore plus sympathique

Mais je chasse à nouveau après de l’eau, je résiste à entamer ma bouteille de secours de 33cl depuis Saint-Dizier.

Enfin une pompe!

Puis je reprends. Lentement. M’arrêtant dès qu’une ombre m’y invite.

Je vais perdre au cours de cet itinéraire 0.3km/h sur les 500 km précédents tellement je suis fatigué. La chaleur est assommante. On annonçait jusqu’à 39°C aujourd’hui. Je ne sais pas. Puis je sens un gravier dans ma chaussure. J’en profite encore pour m’arrêter. Tout est prétexte. J’inventorie la semelle, la chaussette en la retournant. Rien! C’est une ampoule sous la plante du pied droit.

Voici mes Vosges que j’aime tant qui se profilent devant moi
La Moselle est à sec
Mon destrier me voit songeur. Il compatit. Il reste bien droit. C’est grâce à lui que je suis là. Il attend.
Je lui dois bien mes remerciements

Il est difficile de comprendre son attachement quasi charnel à sa bécane, tellement elle fait corps pendant des heures avec soi. Seuls les connaisseurs comprendront.

Bussang. Fin de la Voie Verte.

Bussang a rénové sa gare comme si l’on entretenait une sépulture, celle de la ligne défunte. Imaginons que ce tortillard comportait trois classes de voyageurs!
A la source Marie, berceau de la Moselle, le cœur n’y est plus.

Je franchis le col de Bussang…et je me laisse glisser jusqu’à Urbès, le vertige à l’âme.

Mon GPS affiche 4652m de D+

Garmin Connect 4193 D+

Openrunner 5606m de D+

Aujourd’hui 134 km

on se repose, les bagages attendront

Ne nous racontons pas de mauvaises histoires: toutes les pratiques de vélo sont bonnes à vivre.

Certains prennent le train, l’avion, le camping-car pour se rendre sur le site où ils veulent voyager. D’autres prennent le vélo de A à Z ou préfèrent faire le retour en train une fois le raid à vélo terminé.

J’apprécie réaliser des boucles, c’est à dire partir et revenir avec mon vélo.

S’agissant de ma pratique, je préfère voyager léger, emporter peu de choses avec moi et donc sacrifier certaines doses de confort au profit de ma motricité.

Mon confrère Thierry Crouzet vient de terminer à VTT son Paris-Sète. Il a parcouru 1 140 km pour 16 000 m grimpés en 10 jours à la vitesse de 13.4km/h. Une prouesse dont je serais incapable car il bivouaque sans dire d’ailleurs comment il assure son hygiène corporelle quotidienne...et j’imagine qu’il dispose d’une capacité physique supérieure

Le départ de la course GFNY est donné

En attendant le départ

Le directeur de la course attendait le feu vert pour donner le départ. Puis le passage à niveau de la rue Kléber s’est abaissé et le TER est passé.

A 8h05, le départ de la course GFNY Grand Ballon est donné à Thann (Haut-Rhin). On renoue un peu avec la défunte Vosgienne.

la ferveur cycliste était au rendez-vous

Les coureurs piaffaient d’impatience place du Bungert, certains depuis au moins une demi-heure.

les engagements, je compte environ 320 signatures (noter le feutre unique à gauche, idéal pour transmettre les virus)

Je n’ai pas su les compter (200 à 300), la rue Anatole Jacquot ressemblait à une longue chenille verte aux couleurs de l’entreprise américaine GFNY Inc.

Pour mémoire l’engagement de dernière minute est à 98 euros.

Le maire de Thann adresse ses encouragements aux coureurs

Le maire de Thann, Gilbert Stoeckel, est venu dire quelques mots d’encouragements et de bienvenue aux participants.

sécurité course

Les motards de la sécurité s’approchaient de leurs machines, tandis que les familles attendaient avec fébrilité le départ du fils, de la cousine ou du papa.

Très peu de féminines dans le peloton.

José de Steinbach qui roule chaque jour, reconnaissait ne plus pouvoir s’aligner sur ce type de manifestation en dépit de ses 14.000 km depuis le début de l’année.

Nous qui sommes du lieu, on sait ce que représente en difficulté cette épreuve de 145 km et de 4000m de D+

  • Monter au plan Diebold par le Steinby (!) puis redescendre à Bitschwiller
  • Monter le col Amic, puis le Grand ballon
  • Au Markstein, descendre à Buhl et monter le col du Bannstein
  • Puis Wintzfelden, Osenbach, le Firstplan
  • Puis le Petit Ballon (que les organisateurs ont dû balayer hier)
  • Puis le Platzerwasen, le Markstein, le Grand Ballon
  • Le Vieil Armand, Cernay, Thann

Après le passage du TER, le départ est donné

Sur le plan touristique, c’est une belle opération pour le commerce local qui a vu ses hôtels et ses restaurants se remplir la veille. On notait aussi la présence de nombreux camping-cars sur les parkings de la ville.

Une passerelle à Thann

la passerelle sera située non loin de la traversée aérienne de la conduite de gaz

Une passerelle devrait voir le jour à Thann pour traverser la Thur à hauteur de Super U Bitschwiller.

 La cote de la crue centennale nécessite surélévation de l’aboutissement rive gauche sur une hauteur estimée à un mètre.

Coût estimé 300 k€ dont 80% de subventions. (source Ville de Thann)

La passerelle prévue sera en amont de Thann à 1.5km. Destinée à permettre aux usagers de rejoindre la zone commerciale à vélo ou à pied par la voie verte sans emprunter la D1066

Bloc-notes 4 juillet 2022

Made In (apprendre l’oubli) à Thann

C’était hier.

l’atelier théâtre Double Sens vous convie au Relais Culturel de Thann, le dimanche 3 juillet à 18h30, pour un spectacle au goût de notre époque, de nos solitudes en manque de présence, de ces atomes que nous sommes, assoiffés de se rapprocher, de nos corps en manque de se toucher, de s’embrasser.

J’étais dubitatif. Le titre « Made In (apprendre l’oubli) » ne me disait rien. Mon vélo garé là où faut pas car le rack à vélos est sur le coté du Relais Culturel et je ne l’ai pas vu.

Les spectateurs arrivent doucement et on nous recommande de s’installer à l’avant pour mieux entendre. La salle est spacieuse et les sièges confortables. Une petite centaine de spectateurs. De quoi ravir l’organisation qui semblait inquiète pour ce spectacle programmé à 18 heures un dimanche soir très chaud.

Finalement mon seul inconfort sera de porter le masque pendant près de deux heures car je sais ces rencontres propices.

J’ai mis un bon quart d’heure pour comprendre où l’on voulait en venir. Un décor sobre, onze acteurs tous épatants.

Vient parfois une farandole, en forme de virgule, qui donne du rythme aux acteurs assis au fond de la scène et qui interagissent comme s’ils étaient éloignés l’un de l’autre. Les écrans ne sont pas là, mais on les devine.

Il s’agit d’une satire du monde moderne, de son économie mondialisée et de l’effrayante déshumanisation et parcellisation des tâches productives d’un bout à l’autre de la planète…et l’incontournable verbiage du marketing américain.

Bon, on a rit, mais les lèvres serrées. Peut-être un peu long sur la fin. Pas sûr que tout le monde aura compris.

Bravo pour un tel spectacle de qualité!

Avec Elodie Bocher-Rajalu, Nathalie Quatrelivre-Lefebvre, Séverin Arnold, Céline Marsibez , Edouard Cousin, Sly Sylvestre , Mathieu Grosjean, Sandrine Ribeiro, Marion Schimpge, Kévin Peter et Sarah Delabesse Boursier .

Proust (Marcel)

A 42% de ma lecture, je dors. Même si la phrase est interrompue

à ne pas confondre avec la selle Proust du même nom. (voir à dimorphisme sexuel)

Je suis à Combray dans le Calvados. Un village imaginé par Proust fortement inspiré par Illiers, devenu Illiers-Combray depuis. En matière de campagne, je m’y connais, j’y suis né.

La côte de la carrière, sa roche creuse à mi-chemin qui héberge un monstre, le tas d’ordures, le champ de petit-pois, le chemin de l’église, la maison à Mimile, le bouif et sa fourche maléfique…je connais tous les registres de mon enfance villageoise et ses imaginaires gravés à jamais dans ma mémoire.

Proust est orfèvre, il est capable d’écrire de longs monologues sur son enfance.

Proust c’est le temps qui passe. Or, au lit le soir, mon temps d’éveil passe vite. Si bien que j’avance comme un âne au pas dans la Recherche du temps perdu de Proust. J’ai commencé par le début, Du côté de chez Swann. Je crois toujours être au début à 42% du livre…et le temps passe.

Pendant toute la journée, dans ces promenades, j’avais pu rêver au plaisir que ce serait d’être l’ami de la duchesse de Guermantes, de pêcher la truite, de me promener en barque sur la Vivonne, et, avide de bonheur, ne demander en ces moments-là rien d’autre à la vie que de se composer toujours d’une suite d’heureux après-midi.

(extraits Du côté de chez Swann)

Proust, tu m’énerves avec ta prose!

Et pourtant je m’y attache. Car Comme Proust, je suis un furtif. Le soir, sort-il du coté Guermantes ou du coté Swann? Parfois je renonce. Je renonce à aller au bout de la phrase. Où est le point de départ? le point d’arrivée. C’est comme un marathon. Mais lent. Proust fignole. J’avoue: parfois je zappe. Mais il ne le sait pas.

Je ne suis qu’à la campagne, celle de Combray, et ses transports à pied et à cheval en cette fin de siècle. Mais les salons parisiens viendront et ce théâtre de sentiments et d’échecs me ravit.

J’ai le côté de Guermantes en version papier qui m’attend sur le bureau depuis des semaines. (imprimé en 94 par Brodard et Taupin ISBN 2-87714-209-4)

La recherche du temps perdu comprend sept tomes! Impossible d’aller au bout?

Etre club ou pas?

Dépité de ne pouvoir suivre le train. A qui la faute?

Entre les deux, mon cœur balance. J’ai écrit des dizaines de billets sur les clubs vélos. Souvent critiques mais toujours bienveillants. Parfois j’ai été jusqu’à la détestation, et je suis revenu sur mes pas

Je me force à rester en club, à en garder l’esprit. Mais le club a t-il encore de l’esprit? ces valeurs de partage, de solidarité, d’amitiés, de bienveillance?

Parfois j’en doute. Un club au départ est une association de membres partageant des intérêts en commun. Par exemple le vélo.

Je m’applique. Je fais des efforts pour m’adapter au groupe.

Mais le vélo, c’est vague. Il faut aussi une homogénéité de pratique pour faire club. La route, le VTT, le VAE, … A trop vouloir rassembler les pratiques, on en arrive à ne plus comprendre le vélo de l’autre.

S’accorder au départ sur la physionomie du parcours, plaine ou montagne ou panachage, semble parfois impossible tant les niveaux sont diffus.

Dans les grand clubs, la notion de groupes de niveau satisfait tout le monde. Dans les petits clubs c’est plus délicat, il faut négocier au cas par cas en fonction des présents, parfois inattendus.

Publier un calendrier des parcours pourrait résoudre le dilemme. Mais on n’est jamais sûr que la difficulté affichée ne va pas en dissuader.

Entre celui qui comme moi fait du vélo trois fois par semaine (la chance!) et celui qui vient au club une fois l’an, de quel club est-il question? il faut que celui qui n’a aucun entraînement ne vienne pas le 3 juillet au club en espérant pouvoir suivre le train. Peut-on rouler ensemble lorsqu’au bout de trois kilomètres, un membre du groupe fait demi-tour? un autre caracole en tête? un troisième a pris son VTT pour faire la sortie routière?

Je m’interroge et me demande si le club a encore sa raison d’être.

Disons demain, 16 heures

  • « Pfizer ou Moderna?… » me demande la pharmacienne
  • « Pfizer »
  • J’ai demain, à 16 heures…
  • Oui, d’accord demain 16 heures
  • Ah non, ça va pas être possible, la rue sera barrée pour la Crémation des Trois Sapins (Thanneverbrenung) et vous ne pourrez pas vous garer devant la pharmacie ni sur les parkings voisins (voir ci-dessous)
  • Non, moi ça ne me dérange pas, je ne me déplace en ville qu’à vélo et je gare mon vélo devant l’officine

Donc demain 16 heures, je serai protégé contre les complications éventuelles d’une maladie qui reprend à grande vitesse juste avant la grande transhumance estivale.

J’entends déjà les commentaires des uns et des autres. Après les élections, il faut bien trouver quelque chose pour emmerder les Français.

En France tout se passe comme si la marche du monde était réglée par un obscur mécanisme de maléfices, ordonnés, programmés. Bref, le complotisme va à nouveau parler et faire les beaux jours des réseaux sociaux.

Cet antagonisme à la vaccination va nécessairement entraver la réussite de l’opération et on va encore se retrouver avec des services hospitaliers en tension.

Comme disait l’autre, c’est vous qui voyez.

La Crémation des Trois Sapins à Thann

Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins demain soir. Un surplus de chaleur. (image d’illustration)

Comme chaque année, la légende de la Ville sera célébrée lors de la Crémation des 3 Sapins jeudi 30 juin. La Place Joffre sera riche en animations avec une Wurst Party, le groupe HolaTrio, un spectacle de fauconnerie équestre, les traditionnels vêpres et cortège, un feu d’artifice et bien d’autres.(source)

Autour de Thann à VTT

Les Allemands disent Fingerhut (dé à coudre) les Français Digitales. Ils y mettent carrément le doigt

Au km3, derrière le parcours Vita, je grimpe à pied sur 400 mètres. Openrunner dit 22%, non c’est trop à mon avis. Mais c’est quand même trop dur pour moi.

Aujourd’hui, la fête des Mères (Leimbach)

Puis je redescends par le parcours VTT très casse-gueule pour un vieux comme moi. Je n’ai plus l’influx nerveux pour ça.

Le Silbertour passe par là. J’ai vu le ravito s’installer ce matin au parcours Vita.
https://www.openrunner.com/r/14857722

Je pars dans la plaine. Mais ceux qui veulent faire le parcours avec du pep’s vont trouver ça plaisant.

D’ailleurs le Silbertour de Steinbach fait passer son 50km par là.

Sur mes 15 bornes, j’ai 300m de D+ quand même.

Difficile à croire

usine Tronox Thann

J’ai trouvé sur le marché des peintures qui purifient l’intérieur des maisons en absorbant les polluants. Mais à l’extérieur, je m’interroge…

Cette peinture absorbe t-elle les polluants du trafic routier qui passe au pied de l’usine, les oxydes divers, les micro-particules et autres joyeusetés? ou bien s’agit-il uniquement de verdir l’image de l’usine Seveso elle-même?

Presque vrai

Bad Bellingen. C’est une esclave, elle est enchaînée

Je suis parti tôt depuis Thann pour aller voir la fameuse passerelle de Chalampé. C’est fait.

Je l’ai eue toute seule pour moi.

Après j’ai traversé Neuenburg en travaux. Direction Bad Bellingen. Puis montée à Blansingen.

A la sortie de Huttingen, stop!

La dame m’explique quelque chose que je ne comprends pas. Mais à force d’essayer, je capte « stein-dynamit« . Bon ok, il va y avoir un dynamitage. Effectivement, une sirène retentit puis « boum! », mes pieds tremblent.

La carrière en haut a pris des proportions gigantesques. Je longe le grillage et je plonge à Efringen-Kirchen.

Puis le parcours habituel du temps jadis. Märkt puis Kembs le long du grand canal. J’ai pris la Hardt pour rejoindre Mulhouse et je me suis faufilé jusqu’à Richwiller, puis Wittelsheim.

124km/500m

Chalampé
cherchez les intrus
Trace GPS OP

Municipales, deux ans d’inaction!

En 2018, Thann m’avait convié à une visite destinée à programmer des ancrages vélo dans différents quartiers.
Pendant la visite, un coup de vent, tous nos vélos se sont renversés. Depuis quatre ans, aucun poteau d’ancrage n’a été installé. Preuve que la ville se moque du monde.
Quand on vous demande vos idées, c’est louche et on sait très bien que ça débouche sur un blanc-seing pour faire n’importe quoi, voire rien du tout.

Il y a deux ans déjà, les Municipales.

A Thann, ma ville, un maire LDVC a succédé à un maire LDVC à la suite d’un combat fratricide. Pour ceux qui ne savent pas LDVC ça veut dire Liste Divers Centre. Autrement dit des gens assis entre deux chaises et qui tentent de ratisser large. A propos de vélo, mon nouveau maire ne s’était pas engagé outre-mesure: on suivra le schéma vélo Thur-Doller avait-il dit et écrit.

Le fameux schéma Thur-Doller a chiffré les investissements de Thann-Cernay dédiés aux mobilités douces à 15 millions d’euros globalement répartis sur 15 ans.

Qu’en est-il?

Le plan vélo Thur-Doller a disparu dans les limbes des intercommunalités et Thann n’a rien fait du tout pour le vélo depuis deux ans. Je peux en attester car je sillonne la ville à vélo chaque semaine.

Article en relation

La collégiale a son histoire

Un fois rentré à la maison, je regarde mes images. Contemporains, nous vivons dans une immédiateté qui laisse parfois peu de place à la réflexion.

Devant la collégiale de Thann, je médite. Il y a de quoi avec tant d’allégories que je suis incapable de traduire concrètement. Alors je me prête à des conjectures sans avoir les base historique et religieuse suffisantes.

D’abord pourquoi la collégiale s’appelle collégiale?

une collégiale, c’est comme une cathédrale sauf qu’il n’y a pas d’évêque et donc pas de cathèdre. Restent les chanoines, qui se réunissent en collège, d’où le nom.

façade ouest

La collégiale de Thann est une œuvre majeure de l’art gothique flamboyant le long du Rhin supérieur.

la Collégiale trône au centre-ville de Thann

Sa construction s’échelonne du XIVe siècle à la fin du XIXe.

Aujourd’hui on l’entretient, c’est à dire qu’elle est en permanence entourée d’échafaudages destinés à restaurer les pierres et les sculptures abîmées par le temps et les acides de la pollution atmosphérique.

Sainte Marie-Madeleine à VTT

A la cote 425, du grand vent. Je fuis en forêt

Ne vous attendez pas à voir Marie-Madeleine sur un VTT. Non! De quoi aurait-elle l’air avec sa coiffe et sa robe. Ça ferait mauvais genre.

Je grimpe à la cote 425 par la rue des Vignes à Cernay. C’est fou ce que je manque de puissance. Je me demande si je ne devrais pas finalement passer au VAE. La puissance musculaire est indispensable pour rester sur le vélo dans les montées. Sinon on grimpe à la limite de l’équilibre puis le moindre pavé vous désarçonne. Pour avoir le temps de réagir je devrais abandonner mes pédales automatiques et prendre des pédales plates à picots, ce dont je suis incapable à me résoudre. Puis après je prends l’oratoire Iffis.

Le parcours du jour. Le VTT a cette faculté de ne pas trop nous éloigner de chez soi. On peut donc rentrer vite si la météo se dégrade.

Alors je pousse chaque année un peu plus. Je sais que le VAE est une autre machine et que je ne passerai pas partout surtout là où il y a du portage. Je tergiverse, je repousse à plus tard. Pour la route rien ne presse, la question de puissance ne se pose pas dans les mêmes termes.

Je ne me plains pas trop car j’ai encore avec moi un grand registre cardio et je suis capable de passer de 65 au repos à 155/160 maximum.

Mais dans les montées quel âne je fais!

Je croisé ce matin des randonneurs à pied, la plupart avec chiens. Le couple homme-chien est un phénomène de société indéniable.

  • un couple avec chien en bas des vignes
  • un couple de femmes avec chien en bas de Iffis
  • un autre couple de femmes avec chien en bas de Iffis
  • un randonneur avec chien arrivant à Iffis par Cernay
  • un joggeuse qui descendait de Waldkapelle
  • un randonneur arrivant à Waldkapelle et venant du Rangen
  • un promeneur avec chien dans les vignes du Rangen

Après l’oratoire Iffis, je prends Waldkapelle et je vois en chemin le panonceau neuf « Ermitage Saint-Marie-Madeleine ».

Je descends le single.

Les ruines de l’ermitage sont dans un petit vallon

Il reste des ruines d’une chapelle et de l’abri de l’ermite. A la Révolution, autorisation de tout détruire. Quelle bande d’ânes, ces Robespierre ramasse-mousses!

Les restes de l’ermitage. Difficile d’imaginer qu’on pouvait vivre ici retiré.

Un peu d’histoire telle que mentionné sur place…

L’Ermitage Sainte Marie-Madeleine de Steinbach Bruderthal

Située sur le ban de Steinbach, la chapelle Sainte Marie-Madeleine est mentionnée dès 1344 dans le Liber Marcarum.
Dans les années 1750, une vive polémique opposa l’ermite d’alors, frère Johann Bresslet, à la commune de Steinbach sujet du bornage de l’ermitage. Cette controverse donna lieu à un abondant échange de lettres et à la réalisation d’un plan détaillé, peint sur parchemin.

borne encore visible marquée S


Le site a été sorti de l’oubli à partir de 2006 par un groupe de bénévoles accompagné par la DRAC et le PAIR, avec l’aide de la SHACE, de chantiers de jeunes de la ville de Cemay, de la Commission Patrimoine de Steinbach et d’un groupe de pelleteurs enthousiastes d’Eguisheim.
Le terrain, aborné par huit pierres (portant les lettres de A à H occupait une surface d’environ 2 hectares.
Du nord au sud, on découvre :

  • un verger clos
  • une grande cour dans laquelle s’élevait une grande croix
  • la chapelle (L), surmontée d’un clocheton,
  • et l’habitation de l’ermite.
  • un jardin divisé en sis parcelles (N).
    • La chapelle et l’ermitage étaient entourés d’une épaisse forêt de feuillus et de sapins. A proximité du verger se trouvait une grande clairière, constituée de prés communaux. De la cour de l’ermitage partaient deux chemins menant l’un à Steinbach 1 et P), l’autre à Thann (K).
      L’ermite menait une vie de solitude et de prières, mais aussi de travail. Il cultivait fruits et légumes, élevait des abeilles et cueillait des plantes médicinales pour soigner les villageois qui venaient prier à la chapelle
      Après la Révolution, en 1794, la la chapelle et l’ermitage furent vendus comme biens nationaux, avec autorisation de démolition.

A Waldkapelle, pas un chat, pas un chien. Je dégringole à Vieux-Thann et je m’offre les vignes du Rangen et sa chapelle. Puis je m’arrête à la Collégiale. Je photographie les bas-reliefs à coté d’un Asiatique avec son télé-objectif.

Portail Ouest Collégiale Saint Thiébaut de Thann

télécharger ce parcours VTT

Thann

acrylique 40×30

Grumbach

Je m’offre le Rangen pour finir

Ce n’était pas le temps idéal. Froid et pluvieux. Mais enfin j’ai tout de même pris le VTT pour tourner « en local ». Après quelques circonvolutions en ville sur macadam, j’ai grimpé les ruines de l’Engelbourg au-dessus de la ville.

Je tente dans la foulée la montée au col de Grumbach. Le petit single rocailleux serait « non compatible VTT/VAE » comme dirait l’ami Pierre Brunner. Mais en poussant ça va. Une fois sur le GR, ça roule. Après le col, je délaisse la Roche Albert et je dévale à Bitschwiller. J’ai froid et les jambes commencent à être mouillées.

Après le col de Grumbach, je dévale

Je m’offre le Rangen pour finir.

https://www.openrunner.com/r/14004463

Balades à vélo autour de Thann

Au pied des Hautes-Vosges

Au départ de Thann (Haut-Rhin), j’ai réuni pour vous mes circuits routiers préférés. Des faciles et des plus difficiles.

Il ne s’agit donc pas de VTT mais de vélo sur routes goudronnées.

(Pour les adeptes de VTT, j’ai réuni 80 parcours autour de Thann ici)

Ces parcours s’adressent à des cyclotouristes entraînés. Ils présentent tous un intérêt touristique et sportif. Ils pourront donc contenter les visiteurs ne connaissant pas les lieux.

Présentation

Thann est situé au pied du massif des Hautes-Vosges, au début de la vallée de la Thur là où la rivière a tracé jusqu’à Cernay un cône de déjection glaciaire avant de rejoindre la plaine d’Alsace. On y trouve donc beaucoup de galets dans le lit de la rivière et aussi dans les champs. Autour de la vallée un beau massif avec le Rossberg, le Thannerhubel et le Grumbachkopf…et bien sûr son magnifique vignoble du Rangen.

C’est donc une région de vélo pour les amateurs de grimpées à la condition de savoir échapper aux routes à grande circulation non protégées pour les cyclistes.

C’est pourquoi vous serez surpris de ne pas y trouver certains itinéraires pourtant attirants a priori.

Par exemple celui qui mène au fond de la vallée de la Thur, jusqu’à Kruth ou au col de Bramont, ou au col de Bussang. La piste qui y mène est vraiment désagréable et non entretenue. Mieux vaut l’éviter et éviter aussi la route départementale RD1066 (ex RN66) qui mène au col de Bussang.

En revanche il faudra tout de même l’emprunter pour aller jusqu’à Moosch où l’on peut grimper à Geishouse et redescendre par Saint-Amarin ou pour rejoindre la montée du Hundsrück par Bitschwiller.

De même que je ne vous présente pas la montée au Grand Ballon sans intérêt autre que sportif et désagréable par son trafic notamment de motos, ni le Markstein qui est moche et un plateau à touristes. Voila qui est dit!

En règle générale, il faut savoir que les infrastructures cyclables sont de mauvaise qualité et non entretenues comme par exemple la piste dite de la Thur qui va de Ensisheim à Kruth ou Urbès.

Pour le dépannage et l’entretien de son vélo, on peut s’adresser aux Cycles Mannheim, route de Roderen à Vieux-Thann qui ne me rétribue pas.

18 beaux parcours

Un choix de parcours est toujours arbitraire. J’ai choisi ceux que j’aime et qu’on peut réaliser en une demi-journée si on a l’âme d’un sportif et en une journée si l’on préfère s’attarder au cadre bucolique de la région. Je vous indiquerai toutes les choses à voir et elles sont nombreuses.

Voici donc 18 circuits de cyclotourisme qu’on empruntera à son allure habituelle et en fonction de la taille de ses mollets et aussi en fonction des sites à visiter. Ces circuits n’ont pas de vocation familiale, il ne faut pas y emmener des enfants. Par ailleurs il faut avoir une première expérience du vélo, savoir parcourir 50 à 80 km avec des dénivelées positives de 700 à 800m pour les parcours montagneux. Ces parcours sont connus de la plupart des cyclistes locaux. Il sont donc éprouvés.

cliquer sur les liens surlignés pour accéder aux détails des parcours

Plaine et bosses

Collines sous-vosgiennes

Côtes remarquables autour de Thann

  • Buissonnets
  • Hilsen
  • Molkenrain
  • Glasshütte
  • Boenlesgrab
  • Schlumpf

Cols

Les cols sont nombreux autour de Thann. Lors du confinement COVID, j’avais compté en avril dernier (2021)que Thann dans son périmètre de 10 km disposait de dix cols à droite de la vallée de la Thur (et même onze avec le col de Rimbach sur la ligne à coté de Masevaux) et douze à gauche dans le sens descendant de la rivière. De quoi faire pâlir les cencolistes de la plaine!

Il s’agit de cols à parcourir en route et VTT.

Pour les « routiers », il existe dix cols à proximité.

Je vais en décrire six.

Les cols routiers autour de Thann au nombre de 10.

Fraternité

Salut à la Fraternité

Juste avant le défilé du 14 juillet, je m’éclipse autour de Thann. Parti tôt car la météo n’est pas vraiment engageante, je reste dans mes murs afin de pouvoir rentrer au plus vite si le temps se dégrade.

Et puis non. Rien n’est venu.

Les cigognes se concertent, cet intrus au loin sur un vélo est-il nuisible? d’un mouvement synchronisé elles font demi-tour
Leimbach au parcours Vita
T’as vu l’autre sur son vélo?
Rangen

https://www.openrunner.com/r/13388582

Thann, rue des Remparts

Thann était jadis fortifiée.

Le château de l’Engelbourg sur les hauteurs, aujourd’hui en ruine, était en charge de contrôler les passages dans la vallée et d’appliquer les péages.

Thann édifié en 1225 comportait des tours le long de ses fortifications dont la tour des Cigognes qui donne sur la RN au bout de la rue des remparts.

Je ne connais pas l’histoire du bâtiment de justice à l’angle avec la rue Saint-Jacques, mais il a fière allure avec sa tourelle

Thann, ses bières et spiritueux

Le Madha, quinquina des Alsaciens-Lorrains fabriqué à Thann. Une affiche illustrée par Hansi et Zislin, deux dessinateurs humoristes pro-français. On reconnait une Alsacienne agitant son mouchoir aux troupes françaises défilant dans la vallée et à l’ombre d’un bois une silhouette d’espion allemand

Le monsieur a sonné à ma porte et m’a tendu son livre « Bières-vins-liqueurs-spiritueux » Thann.

(ISBN 2-9509779-0-1)

image DNA

Jean-Marie Bluntzer fait du porte à porte pour présenter son ouvrage écrit en 2015. A vrai dire, il n’y a pas beaucoup d’écrits mais surtout des images en témoignage de l’histoire des alcools produits à Thann dans le passé.

Si Thann est aujourd’hui encore connu pour son vignoble réputé du Rangen, la ville était au XIX siècle le siège de nombreuses brasseries, telles les brasseurs Altheimer, Humberger, Seitz, Schneider, Jaegger, Claer ou Dufour.

Mais Thann était aussi réputé pour ses distilleries parmi lesquelles La Grande Distillerie Thannoise installée rue des Généraux Ihler. Tenue par Henri Faller et Auguste Heysch, l’établissement sera ensuite repris par la famille Hanss.

Une autre distillerie appelée Grande Distillerie Alsacienne est fondée en 1865 par Charles Hahnart, 9 rue des Cerfs.

On picolait dur à l’époque et même le corps médical encourageait à la consommation…comme ici le docteur Stephan qui vante les bienfaits (pour les débiles et l’estomac) du Madha Quinquina à base de plantes importées de Madagascar.

L’ouvrage est disponible chez son auteur, Jean-Marie Bluntzer, 101, rue Kléber à Thann (03 89 37 03 50).

Vous aimerez peut-être aussi…

journee-du-patrimoine-a-thann

Rivages à VTT

https://www.openrunner.com/r/12333086

Barbouillage

Mon maître dirait « c’est gouaché », autrement dit c’est foutu pour une aquarelle.

Bon je la mets quand même sur mon blog car c’est la rue du Panorama à Thann où j’ai fait mon jogging ce matin, juste après la petite chapelle.

Une petite vigne jeune devant la maison et des paquets de nuages chargés.

Dimanche d’un confiné au cas par cas

Le voyage « Achats » (cas 2) 6h56 passage devant l’usine Tronox
Le voyage « Activité individuelle » promenade à Vieux-Thann (cas 6) 14h28

Tronox Thann

On ne s’interdit pas de peindre des usines.

Après tout, il faut vivre avec, elle est pourvoyeuse d’emplois rares. Alors gardons-la!

On y produit de l’oxyde de titane qui sert à un tas de trucs et c’est un site Seveso. Ceci étant dit, l’usine obéit à des critères techniques et son agencement, son architecture en dépend.

Parfois, ses bâtiments sont porteurs d’une histoire, celle de l’évolution de sa technologie.

Ici c’est le coté rue, le plus avenant pourrait-on dire. J’imagine qu’il y a de l’administration, des cols blancs donnant sur le boulevard.

Derrière, c’est le nerf de la guerre avec ses tuyaux rugissants. Je m’y attaquerai un jour.

Peut-on parler d’insertion paysagère réussie avec ce fond de vignoble? chacun jugera.

Je vous ai fait grâce des voitures des employés qui sont garées devant. Le soir j’assiste souvent aux ballets vers 21h des ouvriers qui partent et de ceux qui arrivent pour la nuit.

Couleurs d’automne

Dès les premiers souffles, les feuilles tombent en masse. Il ne faut pas s’attarder pour photographier ces couleurs automnales.

https://www.openrunner.com/r/12202158

Le tigre vomit ses betteraves

Je suis où, là?

Ce matin à Thann, auto contre vélo. Le match toujours inégal.

C’est toujours triste de voir un cyclo à terre. « Je suis où, là » nous demande le monsieur étendu sur le sol.

Bon, n’épiloguons-pas, c’est la tête qui a frappé en premier. Les jambes remuent. Le Look 795 a souffert: roue arrière morte, selle explosée.

Je ne dis rien d’autre. Les pompiers sont venus. J’ai abrité le vélo du confrère chez moi où il est en sureté.

Dimanche peinture

Les fleurs n’ont jamais été mon terrain de prédilection. Cette peinture abandonnée, je l’ai reprise pour en faire quelque chose d’acceptable à un cours élémentaire. Pourrait convenir dans un retour d’escalier. Mon maître dirait qu’il ne faut pas faire toutes les fleurs de face, je sais.

Le matin, il est rare que je revienne de mon vélo avec moins de 400 mètres de dénivelée.

Alors l’après-midi, je compense avec la peinture. Je poursuis ma reprise des ratés de 2007. Pourquoi 2007? je ne sais pas. C’est tout ce que j’ai gardé. Des trucs pas finis, mal commencés.

Après je suis tombé sur une aquarelle de la librairie Au Lys de Thann qui est à présent fermée. Personne n’a repris la boutique. La rue de la 1ere armée n’est guère vaillante, un magasin sur deux est fermé. Pourtant il y a de nombreux parkings à deux pas…

Chez Au Lys, j’avais déposé des aquarelles, puis ça a fermé. J’ai peut-être fait fuir les clients

Thann

chapelle Saint Urbain Thann (aquarelle 24×32)

C’est une reprise de 2007. Abandonnée et que je viens de bricoler. Une seconde vie?

Thann-Berrwiller-Wattwiller à VTT

On part par le sentier de découverte du cône alluvionnaire de la Thur

C’est un parcours facile de 30 km. Quasiment pas de route.

La première moitié nous mène à Berrwiller, la seconde partie est consacrée au retour avec montée depuis le rond-point d’Ollwiller jusqu’à la fontaine Kauffmann August en direction de la Cantine Zeller. Puis on rentre par le chemin de Compostelle jusqu’à Steinbach.

La seule difficulté est la montée vers la cantine. Mais c’est roulant, alors…

En chemin des blockhaus aux abords nettoyés.

On commence par longer la Thur, ou ce qu’il en reste

La Thur à Cernay. Est-ce le plus bas niveau?
C’est pitoyable de voir une rivière dans cet état

Ensuite après Cernay on rejoint Berrwiller par les champs…et on commence le retour

La belle perspective du château d’Ollwiller qui, dit-on, vient d’être racheté par la famille Mack d’Europa-Park

On monte le chemin de la cantine Zeller en passant devant les beau château d’eau

Je fais une pause pour laisser boire mon cheval. Une nuée de guêpes à la surface
Visite des blockhaus, à la rigueur
Peu avant Wattwiller, un point de vue sur Mulhouse
Marie est attendrissante. Ses yeux sont finement soulignés avec du Rimmel qui lui donne un petit coup de jeune. Je la laisse prier pour notre salut

https://www.openrunner.com/r/12017745

Thann s’engage pour le vélo

Revue de détails pour les cyclistes thannois

La nouvelle municipalité de Thann semble décidée à relever le défi du vélo en ville.

Elle a convié hier 17 août une brochette de cyclistes pour lui faire part de ses projets et recueillir l’expression des divers points de vue des utilisateurs là où des points critiques de circulation sont encore à améliorer.

Pilotée par Sylvie Kempf, adjointe au maire de Thann, déléguée au Développement durable, Nature, Environnement et Démocratie participative ainsi que par Mr Caty directeur des services techniques de la ville, le groupe de cyclistes a parcouru les différentes artères de la ville où nous ont été exposés les projets à venir notamment dans les rues

  • Kléber
  • Malraux
  • Gubbio

L’accent sera porté sur la lisibilité des itinéraires au moyen de signalisation horizontale renforcée ainsi que de panneaux indicateurs facilitant le déplacement en ville des visiteurs.

Certaines voiries comme la rue du Steinby qui est en double sens cyclable seront améliorées afin que les automobilistes fassent davantage attention aux cyclistes arrivant en face. Certains emplacements de stationnement seront supprimés à proximité des intersections.

La rue des Bangards le long du centre culturel sera reformatée et dédiée aux vélos.

La circulation bidirectionnelle sur trottoir non conforme rue de la Paix et rue Jean Flory sera abandonnée et les cyclistes vont retrouver l’usage de la chaussée avec une zone 30.

Cette bande bidirectionnelle sur trottoir rue de la Paix va disparaître pour non conformité. Les piétons vont donc retrouver l’usage de l’intégralité de leur trottoir

Prolongement naturel de cet axe rue de la Paix/ rue Flory, la rue Saint-Georges et la rue des Martyrs sont des point critiques. Rue Saint-Georges, la voirie est étroite en double-sens et avec une bande de stationnement. Personnellement je ne suis pas convaincu.

Remonter la rue des Martyrs pour rejoindre la ville ou remonter la rue Kleber pour rejoindre la rue de la Paix n’est pas une solution performante pour les vélos. Personne ne sera convaincu.

La municipalité est consciente du problème, mais la traversée de la voie ferrée et de la nationale 66 ne permettent pas d’innover.

Cela dit les cyclistes feront « comme avant », ils prendront le chemin piéton (le long de la voie ferrée) en bas de la rue des Martyrs qui est bien plus direct à la condition de traverser aux feux piétons.

Devant le lycée, avenue de Gubbio une voie cyclable en site propre sera créée jusqu’à l’entrée du parking.

L’avenue de Tonneins est appelée à devenir itinéraire cyclable en direction de Leimbach. On traversera ensuite le passage paysager qui rejoint l’avenue Pasteur. Dans le sens Leimbach-Thann, le débouché sur l’avenue de Tonneins n’est pas sécurisé, l’angle des propriétés masque la visibilité.

Le secteur de la place des Alliés traversé par la voie verte est possiblement appelé à être équipé de bornes automatiques d’accès réservées aux riverains…

Le débouché de la rue du vignoble est obstrué par un massif abritant un siphon en traversée du Finsterbach. Une amélioration est attendue pour les cyclistes arrivant de Vieux-Thann

La rue de l’Engelbourg traversée par la voie verte de la Thur pourrait voir son revêtement de surface amélioré, ce qui ne serait pas un luxe…et des bornes escamotables télécommandées pour les seuls riverains.

Il est aussi question de normaliser l’itinéraire vélo de la rue Humberger et ses affreux dos d’âne censés dissuader les automobilistes de l’emprunter pour court-circuiter le trafic de la nationale. Il est envisagé à la place des bornes escamotables télécommandées pour les riverains.

Enfin, il est évoqué (non officiellement) une passerelle en traversée de la Thur depuis la Voie Verte pour rejoindre la zone commerciale « Super U » de Bitschwiller sans devoir emprunter la nationale 66.

Beaucoup de projets en attente pour les usagers cyclistes. Attendons de voir…

Thann tôt

C’est ma sortie tôt. Et je m’arrête, fasciné devant la cathédrale industrielle. Vent froid vif qui descend la vallée et couche les fumées.

%d blogueurs aiment cette page :