Je m’interroge encore ce matin. Serait-ce la dernière fois?
Hier l’Amic pour mes 75 ans. Je me suis encore lancer un défi. Sans préparation. Je veux dire sans entraînement. Résultat : une galère de malade pour arriver au col.
Beaucoup de voitures croisées, allemandes pour la plupart, et un énorme grumier. J’ai l’impression qu’il y a du repérage dans l’air en vue d’une épreuve.
Pour ne pas m’exposer au raidillon de la montée de la cave viticole de Wuenheim, je contourne par Bollwiller en arrivant de Cernay.
Puis à Wuenheim je grimpe.
Pas longtemps car j’ai trop chaud. Que faire de ma veste? Je la roule en boule et je la loge sur mon ventre sous le gilet fluo. Finalement le mini sac à dos semble une solution.
Je reprends et je monte comme je peux avec un seul pignon de rab et des cyclos, plus jeunes, qui me remontent sans difficultés.
Je la connais par cœur cette grimpée, ses deux grands lacets, ses ouvrages militaires de 14/18, cette impression qu’on arrive à Kohlschlag et puis non ce n’est pas encore la sortie de la forêt.
Je psychote beaucoup au guidon. Trop certainement…
Finalement, j’aboutis au col. A la table une jeune couple se repose avant d’entamer le Grand Ballon.
Mon accompagnateur des 500 derniers mètres va entreprendre le Hundsruck pour rentrer chez lui à Burnhaupt. Il a encore devant lui un beau challenge personnel…
Je n’ai plus qu’à me laisser guider par la route pour rejoindre Thann.
Je suis à la fois fier et déçu. Fier d’avoir accompli encore une fois cette grimpée pour le jour de mes 75 ans et déçu d’avoir « ramé » ainsi. Je n’ai pas su capitaliser sur mon gain en poids de 9kg et je le regrette. J’attribue ma contre-performance à une perte de masse musculaire, l’écueil du régime amaigrissement lorsqu’on prend de l’âge…et aussi à mon manque d’entrainement (seulement 450km depuis le 1 janvier Route et VTT confondus).
49,35 km/670m/15,4 km/h


