J’ai quitté le Club des Cent Cols.
Je n’ai pas renouvelé mon adhésion en 2026. Pourquoi le dire, après tant d’histoires passionnantes vécues au sein du club?
Je le quitte avec un peu plus de 1400 cols à mon actif, tous gravis à la force des mollets.
Adhérent vers 60 ans, j’ai commencé tard ce challenge qui consiste à gravir des cols à vélo ça et là au gré de vacances ou de voyages organisés par le club. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour où j’ai compris, que non, c’était impossible de continuer cette chasse aux cols sans admettre que cette course allait de pair avec des déplacements en voiture de plus en plus éloignés et fréquents.
Quelque part ce modèle de pratique cycliste ne me convenait plus, nous étions plus automobilistes que cyclistes. C’est difficile à dire mais c’est pourtant la vérité. Jusqu’à ceux qui se transportaient en avion sous d’autres cieux!
Le fracture est venue plus récemment avec l’avènement massif du vélo électrique. L’âge venant des adhérents ajouté à l’attractivité du VAE ne pouvait qu’ajouter un coin dans l’objet fondateur du club et sa règle de devoir exclusivement grimper à la force musculaire. C’est alors que j’ai compris que la submersion du VAE allait peu à peu détruire notre modèle et qu’il était temps d’en partir. D’ailleurs la direction du club ne pouvait que réagir mollement à cette nouvelle donne du vélo électrique et à son succès.
Voila pourquoi j’ai quitté le club des Cent Cols. Avec le souvenir de bons moments passés à grimper des cols vosgiens, alpins ou pyrénéens.
