La Reine Bicyclette, le film de Laurent Védrine

Le film de Laurent Védrine sera diffusé sur Planète + le 15 mai à 20h45.

Le vélo a accompagné les Français à travers la modernité. D’abord accessoire de luxe, puis merveilleux outil de libération individuelle et politique, la bicyclette a gravi un siècle de l’histoire sociale de notre pays jusqu’à devenir un symbole de l’écologie.

Le vélo est un mythe populaire. Nourri par les souvenirs personnels et familiaux de tous les Français, il incarne quelque chose d’universel et d’intemporel.

C’est aussi un objet qui oppose. Au sens où il a toujours créé des antagonismes: entre vélocipédistes et motorisés, entre féministes et conservateurs, entre bourgeois et ouvriers, entre écologistes décroissants et amoureux de la vitesse aujourd’hui.

La Reine bicyclette raconte notre passion et nos désamours pour « la petite reine », les « bécanes » et les « biclous ». Un regard drôle et affectueux sur tous les Français en selle, de la fin du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui.

Réalisé grâce à une souscription de passionnés de vélos, l’avant-première du film (50mn) sera diffusée en salle le 14 mai à 20 heures au cinéma Grand Action, 5 rue des Ecoles, Paris (5eme)

30, avenue de la Grande Armée

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, 30, avenue de la Grande Armée

A la fin du XIXème siècle, l’avenue de la Grande Armée à Paris
était surnommée le Centre du Monde Vélocipédique.

Tous les constructeurs de cycles y étaient présents.

Jussy, Flavell, Strock, Raleigh, Terront, Griffith, Waverley,
New-Howe,…,et Phebus, les cycles nantais montés à la
Capitale.

L’ambiance des lieux est parfaitement restituée dans « la
Reine Bicyclette » de Jacques Seray
(ed.le Pas
d’Oiseau)
.

La Brasserie de l’Espérance où « il était de règle de
s’arrêter pour boire un bock-out »
au retour des courses
hippiques était « un effroyable entassement…où régnait une
suffocante atmosphère, saturée d’âcre fumée de tabac et de relents
d’absinthes.

« Une épaisse muraille de cycles encombrait la voie et
paralysait la circulation »
(Edouard de Perrodil)

Une préfiguration de la masse critique qui nous attend
demain…On a bien le droit de rêver!