190 watts au test d’effort

l’effort du cycliste, un risque calculé à ne pas dépasser

Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de
Cyclotourisme, François le Van en janvier 2011: « Avec l’âge et la surcharge
pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car
il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les
conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif »

(Cyclotourisme N°598 janvier 2011).

Cette déclaration aussi pertinente et éclairée soit-t-elle a dû décourager plus d’un cycliste et certains ont préféré le canapé devant la télé au vélo.

Cela dit faire des efforts à vélo sans surveillance médicale périodique est à déconseiller. Chaque année je vois un cardiologue et nous sommes nombreux à le faire. C’est d’autant plus nécessaire qu’habitant une zone montagneuse, la grimpée des cols est éprouvante pour le système cardio-vasculaire.

Un coureur cycliste dans le Ventoux développe jusqu’à 400 watts. Au-delà de ces 400 watts, les experts de la chose considèrent qu’il y a un doute…

Un cyclotouriste sur le plat n’a besoin que de 70 watts pour se déplacer. On est donc loin de consommer l’équivalent du moindre moyen motorisé puisqu’un VAE appelle 250 watts à pleine puissance. On peut donc très bien se déplacer avec 4 fois moins de watts et juste avec sa force musculaire.

Ce petit préambule étant posé, il faut rester zen, je ne suis pas un superman du vélo et je ne l’ai jamais été.

Habituel test d’effort cardiaque sur un vélo d’hôpital ce matin.

D’année en année, ma performance décroît. En 2007, j’atteignais 235 watts au pédalage. A présent seulement 190 watts.

190 watts, c’est un quart de cheval-vapeur pour ceux qui s’interrogent. C’est la puissance que je peux encore développer en plein effort. Pas longtemps!

Bien entendu, en prenant de l’âge, la capacité cardiaque décroît aussi. Aujourd’hui, à force de charger la puissance appelée palier par palier sur la machine, à 146 pulsations j’ai décroché au 6eme palier. Il faut admettre que pédaler sur un engin qui n’est pas confortable ne permet pas d’exprimer son potentiel optimal. Je cherchais une meilleure position de pédalage mais c’est impossible, on est assis debout. Tout est inconfortable, même la selle. On a l’impression d’être sur un vélo hollandais. Je ne cherche pas d’excuses mais je sais sur mon vélo, je saurais faire mieux.

Le Groupe Hospitalier (GHRSHR) de Mulhouse est une vaste structure à malades

Appelé « Moenchsberg », rien que pour y accéder sur les hauteurs du Rebberg, il faut affronter les embouteillages de la ville, puis se livrer à un jeu de piste dans l’immense hall d’entrée. Cette année le plateau technique avait déménagé au second étage et j’ai dû chercher avant de revenir au point de départ et me renseigner. La lecture des panneaux de signalisation, urologie, cardiologie, chirurgie viscérale, thoracique, oncologie suffit à vous plonger dans un univers irréel et dramatique où l’on côtoie les habitués impassibles que sont les employés et les ambulanciers et de pauvres hères hagards trainant leur chariot d’oxygène ou de perfusion. L’un d’eux m’interpelle « ausgang? » en me montrant l’ascenseur…« ya, ausgang! »

Entré avec un tension de 15/9 à force de déambuler dans les couloirs et de chercher le plateau technique de cardio, j’ai cru manquer l’heure de rdv. Puis une fois en place, j’ai dû attendre mon tour pendant 25 minutes.

Bref j’ai démarré avec un handicap de tension haute. Par la suite, les praticiens discutaient entre eux et ça ma déconcentré.

Je ne sais pas si j’y retournerai dans deux ans.

Comme je m’y attendais, mon cardiologue a été plutôt surpris de ma décision de faire de la course à pied, sans toutefois me l’interdire. Il a pointé l’arthrose possible…je lui ai répondu que le mal était déjà fait.

A vélo, à cheval, en voiture…

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Daihatsu Cuore

Ce matin, calcul mental.

Oui, dix cyclistes consomment l’équivalent d’un cheval-vapeur
(un cheval-vapeur vaut 736 watts et un cycliste de 75 kg développe environ 75 watts pour
avancer à 20 km/h).

Ce calcul, simpliste certes, mérite quand même qu’on s’y arrête
à l’heure où l’on parle d’instaurer un tarif social pour acheter l’essence à
mettre dans sa voiture. D’ailleurs ne faudrait-il
pas plutôt instaurer un tarif différencié à l’usage? Vaste sujet
qui rappellera aux plus anciens les tickets de
rationnement!
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Songeons que nos voitures les moins gourmandes consomment au
moins 5 litres d’essence aux 100 km en ville.

Ainsi la Daihatsu Cuore 3 portes  consomme
5,8 litres en cycle urbain … et produit 113 grammes de CO2 au
kilomètre.

Oui, et alors?

Alors, prenons conscience de l’incomparable supériorité
économique et environnementale du vélo!

Pour en revenir à notre exemple ci-dessus, le cycliste consomme
75 wattheures au kilomètre (grâce à deux
biscottes beurrées)
et la petite Daihatsu…640
wattheures soit près de 10 fois plus (sur la base
d’un litre de carburant produisant 11 kWh)
.

On m’objectera qu’en Daihatsu, on peut transporter quatre
passagers.

Exact!

Mais relativisons; le taux d’occupation d’une voiture est
actuellement de 1,2 pour le trajet domicile-travail.

La voiture à pédales écolo

Velomobiel.nl commercialise des voiturettes à
pédales.

Le concept n’est pas nouveau.

Mais avec l’aérodynamique de la machine, on obtient un bon
compromis puissance/vitesse.

Ainsi avec un tel engin vous pouvez atteindre 30 km/h avec
seulement 79 watts de puissance musculaire.

Compter 6000 euros et un peu de sueur dans les côtes!

En comparaison, un coureur cycliste devra fournir 137 watts.

 A 20km/h, avec un bon vélo de route,
sur route plate sans vent, il faut délivrer une puissance 100
watts
, soit 0.5 kWh aux 100km,
l’équivalent énergétique de 5 cl d’essence!

L’homme est vraiment une machine
formidable…sur son vélo.

Plus de précisions ici

Question de sueur…

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, Question de sueur...

Après un test d’effort, on s’interroge toujours un peu.

Est-on doté d’une force surnaturelle ?

Les grands champions développent des puissances de 400 à 500
watts.

Les cyclos athlétiques sont capables de produire 350 watts.

Et nous?

Nous, petits cyclos qui nous échinons à grimper la ferme du Haag
par Geishouse?

On nous dit qu’il faut se contenter de 250 watts.

Et encore, pas de manière permanente!

J’ai trouvé ce site qui permet théoriquement de savoir
quelle puissance on a fourni en ascensionnant un col…

Evidemment, il faut entrer tous les paramètres et notamment
votre poids et celui de votre vélo et aussi la résistance au
roulement et la résistance à l’air de votre gracile silhouette.

Bref, quand tout ceci est renseigné, vous découvrez que vous
montez théoriquement votre carcasse et votre demoiselle en carbone
de Wuenheim au Grand Ballon avec seulement 160 watts!

Evidemment, nous sommes loin des « gros cubes » et des cylindrées
fabuleuses développées par les pros de la montagne…