La politique du vélo, le vélo de la politique


Cette période de pluie qui traverse la pays est propice à la réflexion.

L’avenir de l’auto?

En lisant le dernier billet d’Isabelle et le vélo, je découvre ses images du Salon de l’Auto…et tous les vélos exposés sur les barres de toit des voitures.

Je me marre toujours en voyant ces vélos monter des sommets sur le toit d’une voiture…

Et alors?

On promène bien son chien, pourquoi pas son vélo?

Dorénavant la solution existe: enfermer le vélo, on ne le verra pas.

Isabelle est optimiste devant ce spectacle, l’avenir de l’auto, c’est le vélo! s’exclame t-elle.

On aimerait le croire avec elle.

Ces vélos dispersés ça et là au salon de l’auto ne sont-ils pas rien d’autre que des alibis pour se donner une vague image écolo et exhibés par des marketeurs facétieux?

Devine ce que j’ai dans le ventre?

Idem au Salon des Véhicules de Loisirs du Bourget qui s’y est tenu simultanément à celui de la bagnole: les camping-cars offrent dorénavant des soutes généreuses pour y loger des bicyclettes et même des scooters, des motos et…des voitures.

Ces véhicules « gigognes » cachent bien leur jeu; ces possesseurs de véhicules « à habiter » ne sont pas tous des pollueurs invétérés mais la marge est étroite; les camping-cars sont équipés de gros turbos diesel et la réglementation permet maintenant d’accéder à des véhicules de 5 tonnes avec un permis auto (sous conditions).

Dès lors, on imagine la joie des vacanciers lorsqu’ils voient surgir au bout de l’allée du camping ce nouveau monstre caravanier venir occuper une place à coté de sa tente…

La politique du vélo

Et nos politiques, que font-ils en haut lieu pour promouvoir le vélo?

La réponse est simple: rien de tangible!

On fait du surplace.

Je garde cependant en mémoire deux déclarations choc de politiques…

… celle de Christine Lagarde, ex ministre de l’Economie, déclarant en 2007 que si l’essence était trop chère, les Français pouvaient rouler à vélo…et ce à quoi un certain François Hollande avait ironisé par Presse interposée en comparant Christine Lagarde à Marie-Antoinette, « Marie-Antoinette, lorsqu’on lui demandait du pain parce que le pays était affamé, disait ‘il n’y a pas de pain, qu’on leur donne de la brioche’. Eh bien maintenant il n’y a pas de carburant, ‘qu’on leur donne du vélo' ».

Franchement, le susnommé François Hollande n’a pas eu une répartie à la hauteur du futur homme d’État qu’il est devenu depuis.

L’autre déclaration, c’est celle du sieur Guaino, ex plume de Sarkozy, qui pour moquer les économies automobiles engagées par les ministères du gouvernement Ayrault s’est exclamé « c’est ridicule, pourquoi pas rouler à vélo! »

Les vélos de nos politiques

Bref, dès qu’il s’agit du vélo, nos politiques ont un mal fou à être crédibles.

Cette image du vélo ringard colle à la peau de nos hommes politiques, ils n’arrivent pas à en donner une image positive dès lors qu’il s’agit du vélo urbain.

Sont-ils à ce point inaptes à promouvoir le vélo là où d’autres Pays donnent l’exemple?

En dehors de leurs activités politiques, nos ministres ne sont pourtant pas tous rétifs à l’usage du vélo…

La preuve en images…

Cécile Duflot en met un coup pour ne pas être en retard à son rendez-vous…

Alain Juppé préfère emprunter le trottoir …

Un bon point cependant pour notre ministre de la Justice; Christine Taubira porte le gilet réglementaire et se rend à son travail à vélo.

Faudra penser à gonfler un peu les pneus, Christine…

Au milieu des berlines de luxe, une étrange bicyclette jaune s’extrait de la circulation. Comme tous les matins, Madame la ministre traverse la place Vendôme à vélo, presque incognito, suivie par ses officiers de sécurité (source)

Cet homme là est à la fois « un pro » de la politique…et du vélo.

C’est rare.

Alain Besancenot en pleine action…

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