
Une petite souris avec laquelle un gros chat s’amuse.
Avant de la croquer.
C’est ma façon de voir comment évolue le comportement routier automobiliste vis à vis des cyclistes.
La conduite automobile est devenu un défouloir pour nombre d’usagers.
Les cyclistes peuvent témoigner: excès de vitesse, comportement dangereux, frôlement délibéré.
Tout se passe sur la route comme si le cycliste était un gêneur à éliminer.
On avait déjà les terroristes de la parole, ceux qui vociféraient au volant, empêchés de ne pouvoir dépasser selon leur bon vouloir, ceux qui nous montraient le trottoir, d’autres le poing…
A présent, on peut s’attendre carrément au « rentre dedans »…ou au je passe en te serrant et si tu n’es pas tombé, un grand coup de frein pour achever le travail!
C’est comme ça qu’on rencontre de plus en plus de conducteurs offensifs pressés d’en découdre et de se rendre justice eux-mêmes.
On a affaire à présent à de vrais terroristes du vélo…où les agresseurs sont des gens bien sous tous rapports, des pères de famille attentionnés ou encore des jeunes femmes modernes et pressées sachant tâter du volant d’une main et taper du textos de l’autre.
Des gens bien, sauf au volant!
Au volant, ils (ou elles) sont tout autre. Ils se comportent en délinquants sans souvent s’en rendre compte.
On ne sait pas pourquoi, la bagnole est devenu un champ clos d’incivilités où tout le monde s’accorde tout.
Ce sont ces gens là qui aujourd’hui sont devenus des tueurs en puissance dès lors qu’ils sont au volant.
Certes le cycliste n’est pas seul à faire les frais de la délinquance routière, il y a aussi le carjacking où les voyous excellent.
Dans les ronds-points, on vous serre; à l’approche des rétrécissements, on double quand même; sur route étroite, le cycliste est la variable d’ajustement: c’est lui qu’on vise pour ne pas accrocher celui qui vient en face.
Il faut, avant de prendre son vélo, être conscient que ce genre de comportement routier est la règle et non plus l’exception.
Cyclistes, sachez que rien ne peut plus changer en votre faveur dans ce mouvement généralisé d’inhumanité de l’automobiliste à l’égard de l’autre!
La cause, on devrait dire les causes, on la connait: un grand mouvement individualiste qui s’empare de la société entière allié à une désobéissance des règles de conduite, à une méconnaissance du fait cycliste.
S’entêter à vouloir prendre son vélo est devenu une incongruité du monde moderne.
Le peu de cas de nos gouvernants pour le vélo, son extrême confidentialité lors de la COP21, des déclarations assassines comme celle de Ségolène Royal déclarant « j’ai peur du vélo »…et voila le vélo relégué aux oubliettes de l’histoire.

Luttons ! Luttons contre la disparition du savoir vivre au profit de l’individualisme !
Le vélo n’a que peu de poid face aux imbéciles de la route.
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Maxou, je vois que mes mésaventures t’inspirent …
Le mien, je le vois comme « un justicier de la route », quelqu’un investi d’une mission : bouter le cycliste, le gêneur, là où il devrait être, cad sur la « piste cyclable » même si elle n’en a que le nom (quel nom d’ailleurs, en l’occurrence c’était un trottoir d’un mètre de large rasant les haies des maisons avec d’innombrables abaissements de trottoir, des piétons, des chiens, des poubelles parfois…) et n’est sûrement obligatoire que parce que le panneau B22a (rond) a été mis à la place du C113 (carré) sans que l’arrêté ait été pris.
Dans notre monde d’aujourd’hui, je crois que ce qui manque avant tout, c’est le respect : respect de la vie, respect de l’autre, de ses opinions, du « code » de la route (le mot code sous-entend bien des choses), de la propreté des rues (crottes, papiers, crachats, …), des biens d’autrui, etc… etc…
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