Mon séjour italien à VTT


Un séjour à la Confrérie des Cent Cols et vous voila ragaillardi! (le site des Cent Cols)

Pour l’heure, je reste encore meurtri de ce stage VTT en Ligurie à Cériale du 9 au 14 mai 2017.

On ne revient pas indemne de ce genre d’expérience où il convient d’enchaîner, jour après jour, des circuits muletiers tous plus sélectifs les uns que les autres.

Edelweiss

La chape de nuage pour nous et le soleil en contrebas, un paysage fantastique

Pour moi qui ne suis pas un grand adepte de la formule, ne disposant pas de grandes qualités athlétiques, je dois pouvoir affronter six jours durant cinquante à soixante kilomètres de vélo et entre 1600 et 1800 mètres de dénivelées sur des chemins de cailloux, de boue et de grandes pentes dont on ne voit jamais la fin.

La Ligurie, tout de suite après Vintimille, est une terre étroite qui longe la Méditerrannée en direction de Gènes et bordée par le massif alpin et l’Apennin.

En bordure côtière, aucun intérêt pour le vélo: l’urbanisation a dévoré les terres.

En revanche dès qu’on aborde la montagne, le paysage est intéressant avec ses pitons sur lesquels perchent les villages, ses immenses failles calcaires et sa forêt qui ondule à perte de vue.

D’étranges chevaux venus de nulle part

Bref, les cols muletiers y sont légion et le vététiste y trouve son élément.

La journée type consiste à se lever tôt.

Six heures trente.

Petit-déjeuner dès sept heures.

Puis partir avec les autos au point de départ.

Ce grand cortège de bagnoles n’a absolument rien d’enthousiasmant, ce n’est pas grave, le centcoliste est avant tout un intégriste du col à vélo, pas un écolo anti-diesel!

Il convient donc au préalable de mettre sa fibre écolo de coté.

Ce mauvais moment passé, on peut attaquer le hors d’oeuvre: grimper les cols.

dernier névé à 1800m

Six à sept heures de vélo puis retour au bercail.

Douche, repas, dodo.

Ce qui relève pour moi du stage-commando ne rebute pas les plus endurcis de mes confrères.

Pour ma part, au bout de cinq jours, mes limites seront atteintes…je rentre.

Quand je parle de limites, il s’agit bien sûr de mon état physique et mental; pousser un vélo, le tirer, le porter à l’épaule ne s’improvise pas; même avec de l’entraînement, j’avoue ne plus pouvoir suivre le rythme. On voit petit à petit l’équipe partir devant soi et on se raccroche aux suivants pour ne pas être seul, ce qui nous redonne un sentiment d’un peu de solidarité dans l’effort.

Car des efforts, il en faut!

Quand vient en face de soi une grande rampe derrière laquelle on ne sait pas quoi trouver, forcément l’esprit cogite et l’on s’interroge…le col est en bas dans ce creux, après un défilé d’éboulis qu’il faudra descendre à pied en prenant appui sur son guidon et en choisissant son itinéraire pierre après pierre.

Cet exercice là, le routier l’a en horreur. Je le sais. Et ceux qui s’aventurent sur nos chemins muletiers voient tout de suite de quoi il s’agit.

Je pense souvent à la mule d’antan, l’animal de bât, qui devait se jouer de la caillasse et de la ronce.

Être à coté de son vélo plutôt que dessus, difficile à s’y résoudre quand on ne peut faire autrement.

Monter pendant trois heures, oui, pourquoi pas, on a le temps de méditer…tout en interrogeant son altimètre.

On se dit qu’on rattrapera un peu de temps dans la decente…peine perdue! la descente est souvent aussi un exercice périlleux qui oblige à aller à pied.

Vite! redescendons

Tant et si bien que je me suis fait une raison, le vététiste de montagne est avant tout un marcheur qui traîne son vélo!

Après 56 cols, 260 km et 9000 mètres de dénivelées, j’ai levé le camp.

D’autres préfèrent construire des circuits sur mesure et s’octroyer une journée de repos intermédiaire.

Car la problématique des Cent Cols est la même qu’à la FFCT: les membres ne rajeunissent pas, hélas!

Est-ce à croire que ce genre de discipline cycliste n’intéresse plus?

Outre mon investissement physique pour franchir des cols, je rapporte avec moi un album de belles images…et c’est un inestimable trésor de guerre, bien supérieur à mes exploits de modeste grimpeur.

Mes parcours GPS sont là

Mes images…

Stellanello

Madonna delle Neve

Pieve di Teco

Molini di Triora

Dolceacqua

Pour entrer à la Confrérie des Cent Cols, il faut suffit de grimper 100 cols avec son vélo dont cinq cols à plus de 2000 mètres d’altitude.

Je vous y encourage car grimper en haut d’un col n’est qu’un alibi pour voir du paysage qu’on ne verrait pas souvent autrement.

Publicités

3 réflexions sur “Mon séjour italien à VTT

  1. Bonjour…Quelle magnifique photo que ces chevaux.en totale liberté..Je vais en parler à leurs cousins basques , les « pottoks » pour faire peut être un futur petit!! Vraiment très beau. Merci MAX pour ce moment de bonheur . Alain le Médocain..

  2. J’apprécie beaucoup ce compte rendu qui reflète bien l’ensemble du séjour et montre aussi les difficultés de l’exercice. J’ajouterai à la journée type, les soirées à étudier le circuit du lendemain, voire à improviser… à charger des GPS pour des tracés ou des waypoints entraînant un coucher trop tardif. Et Je pensais souvent à l’époque d’avant les GPS ou l’étude de la carte en cours de route permettait un peu d’accalmie… Le tout en gardant de supers souvenirs de la région et des centcolistes rencontrés avec en prime une bonne récolte de cols.
    josiane collet (également en phase de récup).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s