C’est un sujet délicat. Faire du sport à 75 ans et plus est plutôt mal vu par une forme de bien-pensance conformiste héritée du temps jadis.
Toute question générationnelle est devenue aujourd’hui sujette à caution. La société aime bien nous ranger dans des cases, les jeunes, les actifs, les retraités.
Depuis qu’on stigmatise les uns et les autres, on ne sait plus très bien comment se comporter, d’autant que plus on vit longtemps plus on coûte cher à la collectivité avec le renchérissement du coût des retraites.
Il suffit de parcourir les gazettes pour comprendre qu’à partir d’un certain âge, il est de bon ton de se mettre en marge de certaines activités.
Avant même le sport, la société et les pouvoirs publics montrent facilement du doigt ceux qui conduisent encore leur voiture…et les journaux ne se privent pas de décrire tel ou tel dans les chroniques par le septuagénaire ou l’octogénaire dès lors qu’ils sont impliqués dans un accideent de la route.
Alors pour le sport…c’est pire
On a parmi nous, « les personnes âgées », des vedettes. Des champions du Tourmalet à vélo ou des marathoniens endurcis qui donnent parfois de mauvais exemples.
Tiens, si je faisais du vélo!…
Ne nous emballons pas trop vite, comme toutes les disciplines sportives, il faut pratiquer avec mesure et sécurité. Savoir que notre corps ne réagit plus comme à vingt ans. J’ai cinquante ans de vélo derrière moi et je n’ai jamais fait de compétition. Ce n’est donc pas à 75 ans que je vais m’y mettre.
Au contraire, j’ai acquis une certaine modestie face à mes pratiques; comme savoir que lors d’une canicule, il est préférable de s’abstenir de grimper des cols vosgiens ou alpins et connaître son état cardio-vasculaire.
Quelle ne fût pas ma (mauvaise) surprise d’apprendre récemment que mon score calcique était de 650, ce qui équivaut à une bonne dose de cholestérol accrochée à mes artères coronaires.
En dépit de sa pratique sportive régulière, on tombe parfois de haut.
Donc avant de continuer le sport, vérifions qu’on est toujours apte. Pour ma part, il s’agit de continuer mon activité tout en ajoutant un régime « méditerranéen » et les tant décriées statines qui fixent le cholestérol et font baisser le mauvais cholestérol LDL en dessous de 0,7.
J’y ai mis du coeur
Pour me maintenir dans le coup, je me suis donc plié aux injonctions médicales. Respectez les traitements qui surviennent souvent dans la cinquantaine, contrôle du poids, de la tension, de la glycémie, et du cholestérol.
C’est difficile, je le sais. Car les réseaux sociaux polluent les recommandations médicales en colportant des critiques sur le traitements.
Course à pied, danger!
La course à pied, gardons nous des excès!
L’autre critique qui revient souvent c’est celle de la course à pied des seniors. Très mal vue par une partie du corps médical. Ce qui vient alimenter le débat, ce sont les innombrables accidents cardiaques qui frappent le monde de la compétition. On y apprend qu’untel inscrit au semi-marathon s’est subitement effondré au bout de six kilomètres et que personne n’a pu le ranimer. Et pourtant il n’avait pas même quarante ans!
Mais ce qu’on reproche aussi à la CAP, ce sont les troubles musculosquelettiques causés par la rudesse des contacts avec le sol.
Si je me suis retrouvé en 2020 à tenter de courir dans mon quartier, c’est tout simplement parce que des imbéciles nous ont privés de vélo lors du Covid. Et depuis je cours.
Pas en compétition, tout seul!
Je ne veux pas me laisser entraîner dans un univers qui n’est pas le mien et que je ne connais pas. Je pratique donc des mini-courses à pied de 5 à 8 km qui me satisfont amplement. Et en plus je m’arrête souvent tous les 300 ou 400 mètres, puis je reprends.
Mon expérience personnelle
Si je fais part de mon expérience, c’est pour dire que chacun de nous en fonction de son âge avancé doit avoir ses propres repères et la connaissance de sa condition physique qui exige une certaine hygiène de vie. N’écoutons pas les qu’en dira t-on, préférons les avis autorisés du monde médical.
Et acceptant aussi une décroissance naturelle de nos forces physiques et que certains jours s’abstenir n’est pas grave parce qu’on a mal dormi ou qu’on n’a pas la motivation pour sauter sur son vélo ou dans ses baskets.
J’ai écrit maints articles sur cette nouvelle mode qui veut qu’on ne peut sortir sans son chien. Tous mes billets sont là…
Jusque là le phénomène était circonscrit à quelques aimables retraités désœuvrés heureux de pouvoir encore randonner matin et soir dans le quartier laisse en main. Tout en profitant de l’aubaine Covid.
Monsieur Chien
Puis, à la périphérie des agglomérations nous avons vu apparaître « monsieur chien » sur les voies vertes avec tous les inconvénients qu’on imagine pour le monde cycliste.
Mais force est d’admettre que la loi doit être respectée: un piéton a parfaitement le droit de circuler sur une voie verte combien même il est accompagné de un ou plusieurs chiens.
Pour les cyclistes, là où ça se corse, c’est que le phénomène Ouah s’est généralisé. On n’a pas seulement son chien, on en a plusieurs jusque trois voire quatre à la fois!
Un phénomène sociétal
Le phénomène est devenu sociétal, ce n’est plus une question générationnelle, c’est toute la société qui possède et voyage avec ses chiens. Evidemment le chien sature tous les îlots arbustifs de ma rue au point que des protections sont installées sur les troncs.
C’est à Béziers que le maire impose dorénavant un passeport génétique aux propriétaires de chiens. Le service revient selon la mairie à 80.000 euros par an. On prélève un peu de salive dans la gueule du chien et on établit un passeport qui permettra de retrouver le proprio indélicat qui n’a pas ramassé ses crottes.
En voiture, en camping-car, à vélo, en train,…A vélo, il n’est plus rare de voir le cycliste et sa remorque pour chien.
Le chien est devenu le nouvel enfant des couples modernes. De là à expliquer notre déroute démographique, je ne sais pas…Je m’interroge cependant sur ce besoin du compagnon canin pour assumer son quotidien.
Si le chien est accepté au resto, pour l’enfant c’est plus délicat. Le merchandising du chien (et des chats) est surprenant; la nourriture pour toutou représente un marché considérable.
Entendons-nous, j’aime les animaux et les chiens en particulier et mon enfance a été accompagnée par mon adorable kiki alors que bébé je lui tirais les poils pour m’agripper à lui sans jamais qu’il m’ait mordu.
La société Wouah
L’autre jour, en voyage, j’observe deux cyclistes sur la route accompagnés de leur chien qui gambade devant. Une voiture s’approche devant et une derrière eux…
« à droite, à droite » s’écrient les deux cyclistes à leur chien…
Mais le chien a aperçu deux congénères à gauche de la chaussée. Il traverse.
Les deux voitures stoppent.
Un accident vient d’être évité tandis que les deux cyclistes descendent de leur vélo pour rappeler leur chien.
Ce matin encore, dans un faubourg de Thann, j’ai constaté que la plupart des gens de passage étaient accompagnés de leurs chiens. Evidemment les rencontres entre chiens sont souvent houleuses et les maîtres peinent à contenir leur animal, nonobstant leur excellent dressage.
Aujourd’hui 10 millions de chiens
Selon les sources I-CAD et FACCO, nous atteignons 10 millions de chiens en France soit 1/3 des foyers français. En cinquante ans le chiffre des animaux de compagnie a été multiplié par 2,5.
Mais ce chiffre recule sous le coût croissant de l’entretien, l’urbanisation … et la montée en puissance de monsieur chat!
Cette société animale me fait penser à la divinité qu’est la vache en Inde. Et en même temps elle révèle une curieuse mutation de nos esprits cartésiens qui se perdent dans une pensée idolâtre envers le genre canin.
Je ne sais pas pourquoi on a inventé le mot VAE pour décrire ce que la langue française avait désigné il y a au moins un siècle un vélo auquel on avait adjoint un moteur, c’est à dire un vélomoteur. En France, un sous-ensemble appelé cyclomoteur possédant un moteur de moins de 50 cm3 de cylindrée.
A la place on a eu droit à l’acronyme VAE pour vélo à assistance électrique.
Oui on pédale en plus. Mais si faiblement qu’on peut se permettre de faire des mouvements de moulinet si l’on est fatigué.
Soit, appelons-le VAE!
Le VAE est devenu aujourd’hui une réussite. J’en ai encore eu la preuve cette semaine où fréquentant des milieux touristiques, le VAE s’adapte naturellement à tous ceux qui veulent se doter d’un engin de déplacement personnel non polluant et ne nécessitant pas de grands efforts dès lors que les déclivités se présentent.
Mais le plus, c’est de voir nombre de retraités à VAE dont des femmes retrouver une jeunesse oubliée et capable d’accompagner le mari sportif lors des balades.
On pourrait donc dire que le VAE a trouvé son public et une certaine forme de « libération » de la femme.
Mais d’autres ont choisi de faire du VAE de véritables challenges en direction de la montagne comme un voisin de Thann, Roland Petitjean, qui teste avec son VAE la prochaine montée du Tour de France au Grand Ballon…(voir sa vidéo ci-dessous) et qui conclut un peu hâtivement « j’aurai fait un peu plus de 1000 mètres de dénivelé ». C’est dire si le moteur sait se faire oublier!
Evidemment rien de commun avec la montée sur un vrai vélo. Je le sais pour en parler en connaissance de cause.
Mais pourquoi pas!
Donc le VAE est devenu aujourd’hui l’incontournable reléguant notre pratique musculaire aux oubliettes.
Il faudra s’y faire. Encore quelques années et le vélo musculaire ne sera plus que de l’histoire ancienne.
Idem pour le cyclo-camping où les cyclos à sacoches sont devenus légion.
Le plus insidieux, c’est de constater qu’une grande fédération comme la FFCT a décidé, avec ses clubs, de transiger. Oui le VAE fait dorénavant sans réserve partie de la famille.
C’est d’ailleurs pourquoi j’ai quitté le Club des Cents Cols qui se préparait à accepter des cols gravis à VAE dans son règlement.
C’est acté, le lancer de vélo est devenu un must dans l’accidentologie de nos routes.
Il ne se passe plus une semaine sans qu’on apprenne que tel ou tel sur son vélo a été victime d’un irascible du volant.
La mort de Paul Varry, 27 ans, écrasé en fin d’après-midi boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement de la capitale par un automobiliste qui avait emprunté la piste cyclable, avait provoqué l’émoi chez de nombreux cyclistes, et déclenché une mission gouvernementale contre la violence sur les routes.(lire ici)
Le vélo dorénavant vole.
Et accessoirement l’envol du vélo est accompagné du cycliste. Paix à son âme! Car malgré ses dénégations devant le juge, le lanceur de vélo peine à reconnaitre qu’il avait horreur pas seulement des vélos mais aussi des cyclistes qui utilisent SA chaussée avec excès et gourmandise.
J’ai senti poindre le danger au fil des ans. Alors je me suis mis en tête une explication, c’était la faute à ma culture de la sécurité. Dans ma boite travailler en hauteur ou dans une tranchée impliquait le port du casque en plastoque. J’avais déjà chopé le virus de la protection individuelle.
Pied à terre ou vie en l’air?
Mais sur la route, il en va tout autrement.
Le mec qui a décidé que la route était à lui, et à lui seul arrive, par dernière toi. Sournoisement. Et soudainement, il a une pulsion: se faire une équipe de cyclistes sur leur vélo en plastoque. Alors les vélos volent. Et les mecs avec aussi. Et si l’un d’eux en réchappe, une petite marche arrière adroitement exercée peut suffire à terminer le travail du type qui se tord de souffrance sur le bas coté.
Inutile de finasser avec le code de la route insuffisamment respecté par la gent cycliste, le bagnoleux vengeur a décidé qu’il allait un dimanche matin se faire du cycliste en rentrant tôt du bal de la veille.
L’alcool, monsieur le juge!
Mais non c’était un lundi matin en menant votre enfant à l’école…
Car le délit routier devient de plus en plus souvent un assassinat avec arme par préméditation tout simplement parce qu’un quidam bien sous tout rapport a décidé que la route lui appartenait et qu’en conséquence il n’a fait que son devoir citoyen en usant de son SUV BULLDOZER pour bouter le cycliste sur la piste cyclable trouée.
Moi-même, j’ai décidé de m’effacer de la route en me consacrant au VTT il ya de cela plusieurs années, considérant que la route souvent en état pitoyable sur ses bordures ne permettait plus de cycler à son aise.
Mais le fait nouveau, c’est l’agressivité du monde automobile pour lequel la valeur humaine n’est rien. Peut-être que les étudiants automobilistes devraient passer une épreuve d’humanités préalable?
En tous cas, les bagnoles foncent et visent pour passer sans lever le pied. Le cycliste n’est qu’un obstacle à négocier avec doigté pour ne pas rayer la carrosserie du SUV.
Un cycliste?… où ça?…
Papa, t’as vu le cycliste voler?
Un cycliste?…où ça?… tu as rêvé, rendors-toi . Je ne sais pas ce qu’apprennent les moniteurs aux apprentis et si le statut est adapté à l’extrême agressivité de la société.
Le mode doux que le monde cycliste nous a vendu n’est plus qu’un rêve. Rouler à vélo en ville et sur la route est devenu une roulette russe.
Tout en roulant, je revisite mon chemin parcouru. C’est une façon pour moi de me complaire dans une sorte d’autosatisfaction après tant d’efforts face à l’adversité du temps mauvais où l’eau et le vent s’ingénient à vous abîmer force et conscience.
J’étais encore dans le Doubs que je trouvais si rude. Lorsque j’ai croisé aux abords d’une chicane de la voie verte, le chemin des trains (de Arçon à Gilley), un aimable compatriote m’a interpellé « vous allez où comme ça? ».
On me parle?
Mon voyage silencieux soudain mobilise ma mémoire et ma voix simultanément.
Je vais à Montbéliard
Spontanément, j’ai su. J’ai su dire en trois syllabes vers où je me dirigeais, Montbéliard. Un mont qui, je suppose, s’appelait Béliard à l’origine…
Alors j’ai cru pouvoir ajouter d’où je venais…
Je viens de Pont…, Pont…,Pont…
Impossible de me souvenir du nom de la ville que je venais de quitter. Mon interlocuteur spontanément m’est venu en aide pour me dire Pontarlier.
Pourquoi suis-je incapable d’articuler Pontarlier? Vexé, j’ai abrégé la conversation et j’ai repris ma route.
Moi qui aime verbaliser mes voyages, les raconter, j’étais complètement bloqué sur ce mot de trois syllabes Pont-ar-lier.
Chemin faisant, j’ai encore trébuché sur Pontarlier. Impossible souvenir! Puis en ayant marre et souhaitant changer de sujet dans mes pensées, j’ai construit un mot provisoire, ce sera Pontbéliard.
Mais mon exercice mental m’a taraudé. J’ai tenté d’associer à Pont toutes le voyelles disponibles. Le a convenait mais la suite logique restait absente. Il faut ensuite trouver la consonne qui va bien…
Bref, je me suis inventé un moyen mnémotechnique de retrouver dans mon vocabulaire Pontarlier, associer Pont à Antar (comme antartique) ce qui phonétiquement est acceptable Pantar-lier.
L’absence de mot-clé dans une phrase est pour moi devenu un handicap social qui me dissuade de m’aventurer dans une conversation hasardeuse où un mot risque de me manquer.
Oublier un nom, poser un objet au mauvais endroit ou prendre un peu plus de temps pour réfléchir arrive à tout le monde, et encore plus en avançant en âge. Ces changements peuvent faire partie du vieillissement cérébral normal.
Plusieurs jours après ma mésaventure vocale, je répète encore Pontarlier, Pontarlier, Pontarlier.
J’ai au retour toujours ce sentiment de bien-être, une forme d’état second qui gomme mes angoisses. Je peux alors reprendre mon quotidien d’un bon pied avec naturel et détermination.
Chaussé neuf, je goûte à nouveau la douceur du contact avec le sol car ma foulée n’est pas aérienne comme l’est celle des marathoniens, non. Ma foulée reste celle d’un amateur venu au jogging sur le tard quand la Covid nous a enfermés dans des ronds. Alors j’ai du apprendre les prémisses au plus vite. Sans en attendre des exploits.
Sentir sa course, c’est pour moi sentir mon corps réagir à chaque pas, mettre ses sens en éveil, sentir les bois, s’exercer à anticiper le sol qui avance sous ses pieds, entendre la nature…
Mais se mettre en course procède aussi d’une prédétermination, celle de préparer son mental à accepter l’effort lorsqu’on « n’a pas envie ». Mon protocole est immuable. C’est comme ces pilotes qui parcourent une check-list avant l’envol.
Je verrouille une à une les échappatoires, la température trop fraîche, le temps trop incertain, l’itinéraire, le temps libre. En CAP, mon temps utile tient dans l’heure et donc c’est beaucoup moins qu’à vélo. Pas d’excuse valable!
Mais il reste l’état d’esprit, le moral. Se mettre en position de mettre en action son corps lorsque l’âge avance me semble plus difficile.
J’ai donc pour principe d’avoir mis en place un emploi de mon temps hebdomadaire qui me convainc que c’est le jour de la CAP.
Puis vient le temps de l’habillement. A ce stade, je recule très peu souvent.
Les grands routards à vélo connaissent tous les bons plans pour voyager.
Moi, j’apprends au fur et à mesure et je tente de tirer les enseignements de mes erreurs ou de mes échecs.
Passage en revue des choses à faire et à ne pas faire
Le vélo:
Ne pas trop charger. Trop charger c’est un handicap majeur dans les côtes. je vais à l’avenir me limiter à 30kg vélo inclus
L’huile de chaine, penser à l’emporter pour les lendemains de pluie
Bien gérer le chargement, le lourd à l’avant, le léger à l’arrière, ce qui donne: à l’avant ravito et linge, à l’arrière couchage, matelas et tente
ne pas oublier outillage, attache rapide, chambre à air
Une béquille est indispensable pour s’arrêter en rase campagne
La lumière doit être de qualité si vous roulez nuitamment, munissez-vous d’un gilet rétro-réfléchissant
L’itinéraire
savoir où on va au propre et au figuré. les grandes lignes générales oui mais aussi le détail de l’itinéraire avec ses points clés les difficultés, le trafic, les choses à voir, les étapes et les points de ravitaillement. Si tout est consigné en informatique embarquée (style traceur) penser à l’autonomie électrique et à la perte des données. Une trace papier sera bienvenue.
Le camping
Savoir comment atteindre votre camping en agglomération est un avantage car la signalétique est souvent défaillante. Se méfier des itinéraires d’accès souvent constitués de rocades dangereuses et envisager des pentes parfois sévères de fin de parcours imprévues.
S’assurer plusieurs heures avant que de la place est disponible en téléphonant. Rien de plus désespérant de trouver porte close! Cela permet de modifier votre itinéraire ou votre étape avant la nuit
Au camping, ne pas trop s’éloigner des sanitaires, trouver une place où votre vélo sera visible et appuyé contre un arbre ou une paroi. Une table et chaise à proximité sont indispensables, couverts est encore mieux. Un fil à linge aussi. Regarder d’où viendra potentiellement le bruit nocturne, salle de spectacle, terrain de jeux, voie-ferrée, voie rapide,…pour mieux choisir sa place si possible
Courant électrique; peut-on recharger sa batterie VAE, son téléphone, son compteur? sinon quelle est votre alternative? panneau solaire? générateur sur moyeu?
Avez-vous une triplette pour vous brancher avec un voisin?
Le sanitaire est-il équipé de papier toilette?
Avez-vous une lampe de poche?
Noter votre code d’accès pour sortir tôt le matin… ou pour rentrer tard la nuit!
Quand vous partez, n’oubliez rien, votre téléphone, votre linge,…vos déchets
Le ravito
Manger et boire est la base d’un voyage réussi, sinon vous allez perdre rapidement du tonus et être atteint de crampes musculaires.
Ne surchargez pas votre bagage; mieux vaut des haltes fréquentes dans des épiceries. Ne transportez pas de denrées périssables. Le lourd au fond de la sacoche, le léger au-dessus
Gérer votre eau, on ne pense pas toujours à boire et ravitailler dès que possible même si votre gourde n’est pas vide. A la campagne, les cimetières conviennent, laisser couler avant de remplir la gourde car l’eau est souvent stagnante depuis longtemps en bout de réseau. Un fermier peut aussi vous délivrer de l’eau.
Je ne parle pas de nourriture, chacun fait selon son habitude. Eviter les mets gras, trop sucré est du bon sens. Et l’alcool aussi.
L’électronique
Voila un sujet important qui exaspère ceux qui ne sont pas des geek: l’internet embarqué sur smartphone.
Avoir internet en voyage est un plus indéniable. Outre qu’on a le téléphone pour appeler sa famille, les secours, un camping, on peut consulter le site du camping choisi, se renseigner sur la visite des sites touristiques, et pour les plus addictes disposer de la trace de ses parcours préenregistrés et donc savoir à chaque instant où l’on se trouve…voire même disposer de sa carte de paiement sans contact
Mais pensez à la panne de téléphone, à la perte de l’appareil, à l’absence de recharge… dans ce cas vous n’avez plus rien. Cela m’est arrivé lorsque mon appareil a été inondé par la pluie. Il faut donc une box étanche… et aussi un document étanche répertoriant vos données essentielles:
vos numéros où et qui appeler (famille, campings,…)
toutes mes images dans ce billet sont celles d’anciennes randonnées car je n’ai plus de droits chez WordPress
Ceci est mon récit de voyage en cyclo-camping à travers Doubs et Jura en mai 2026. Un must pour les cyclistes.
J’avais annoncé mon projet ici et là . J’imaginais
8 jours
50 à 80 km
Vosges et Jura
Camping chaque soir
Rentré hier plus tôt que prévu, j’ai en fait modifié mon plan pour ne consacrer que 6 jours à ma rando dans le Doubs et le Jura.
Mes points de passage ont été:
l’Isle-sur-Doubs
Besançon
Quingey
Arbois
Morteau
Je pratique vraisemblablement pour la dernière fois de ce type de voyage à vélo « minimaliste ».
Pas d’assistance électrique, pas de voiture suiveuse, pas de gite, pas d’hôtel. Mais camping tout de même, là où d’autres dorment dans la nature quand ce n’est pas sous un abribus.
Le Doubs
Ce qui est très étonnant avec la rivière Doubs c’est qu’on ne sait plus dans quel sens on est. J’ai commencé par prendre l’EVR6 vers Dannemarie qui longe le canal du Rhin à la Saône, puis commence alors le Doubs à la sortie de Montbéliard. En fait le Doubs ressemble à un grand M penché d’une rivière qui cherche vers où aller. D’abord le Doubs prend sa source à Mouthe, longe la Suisse, puis rejoint Montbéliard en changeant de sens vers la Méditerranée. Besançon, St Vit, Dôle et rejoint la Saône vers Chalon.
Lors de mon voyage je retrouverai le Doubs à Pontarlier et Morteau.
Le Doubs est très prisé des cyclistes grâce à sa véloroute, ses faibles déclivités et bien sûr aussi son cadre sauvage, ses falaises de calcaire et sa quasi absence de voitures en dehors des agglomérations.
La Loue
La Loue est plus discrète que le Doubs. Mais ses paysages sont larges et paisibles, parcourus de pâturages. Je pénètre dans le Jura à Rennes-sur-Loue.
Je rejoindrai Arbois à la veille du 8 mai.
Ici j’expliquerai pourquoi je n’irai pas jusqu’à Champagnole, ni aux Cascades du Hérisson, ni à Mouthe, mais tout simplement à Pontarlier, puis Morteau.
Mon retour
Mon retour à Thann fut accéléré. Je vous dirai pourquoi.
Au départ de Morteau, un bus m’a conduit à Montbéliard et je suis rentré par la véloroute6 jusqu’à Dannemarie, puis Burnhaupt et Thann. Point final du voyage.
Pourquoi?
Pourquoi ce raccourci dans mon voyage?
D’abord je ne suis qu’un modeste routard et je n’ai rien de comparable avec ces routiers au long cours partis explorés le monde. Sur la route j’ai même rencontré un routard qui a « tout plaqué » et qui ne vit plus que de rien. Lorsqu’il atteint une localité en soirée, il s’installe devant un Lidl ou un Intermarché, fait la manche et avec dix ou quinze euros il achète sa nourriture.
J’ai besoin d’un confort minimaliste. L’âge venant, je me suis rendu compte que je disposais de beaucoup moins de vaillance pour affronter de longues distances chargés comme un mulet et aussi pour affronter la pluie et le froid. En six jours, j’ai eu quatre jours pluvieux. De quoi ravager tout votre capital d’optimisme!
Je vais vous conter les problèmes auxquels j’ai du faire face.
Campings
J’ai successivement logé dans cinq campings. Le campeur avec toile et vélo est le plus marginal des utilisateurs. Les campings connaissent nos besoins en principe: un peu de confort ajouté avec un petit aménagement pour poser son camping-gaz, une table et quelques chaises si possible abritées, des sanitaires pas trop éloignés avec douches chaudes, une place engazonnée non boueuse, parfois machine à laver et séchage du linge.
Je visite le centre, regarde les boulistes, discute avec un campeur allemand à vélo.
De tous mes campings, le pire est celui de Besançon Chalezeule.
Géré par la chaîne ONLY CAMP, on a affaire à une exploitation commerciale qui aura de mes nouvelles. Le lendemain, je reçois ce mail:
Bonjour Max,
Nous espèrons que vous avez passé un agrèable séjour à Camping de Besançon-Chalezeule. Nous vous souhaitons un bon retour et nous espérons vous revoir bientôt !
Cette année, j’arrive à 13 heures trempé par la pluie. Accueil fermé. Un jeune homme derrière la porte m’ouvre…« nous sommes en pause, veuillez revenir à 14 heures! ». Finalement je m’abrite sous une avancée de toit à coté du campement forain et je m’endors. A 14h, je me représente… l’employée prenant son service me dit « je vous ai vu dormir à l’entrée, il fallait venir avant, on vous aurait ouvert… ». Evidemment le jeune employé était là, il n’osait pas dire qu’il m’avait renvoyé une heure avant.
Mais la nuit à Chalezeule est un enfer de bruit avec voie rapide à proximité et trafic ferroviaire.
Camping Les Promenades à Quingey
prix excessif 17 euros
Je suis le seul campeur, on m’impose une prise pour recharger mon téléphone, ce que je refuse. A coté du camping, un club de tennis et la fête qui va durer une bonne partie de la nuit. Mais un bungalow avec plancher sous toile, table, chaises, frigo, micro-onde, et…une prise multiple (gratos). Sanitaire éloigné pour les prostates agaçantes.
ARBOIS, le cauchemar
A Arbois camping Au Cœur des Vignes
Je tâtonne pour trouver l’itinéraire. J’ai bon. Reste 200 mètres: un mur à grimper. Je téléphone…c’est bien en haut de la côte? oui, mais en bas un portillon, je vais vous donner le code. Super! Je m’installe après avoir payé à l’accueil à l’autre bout du terrain.
Je commence à m’installer là où j’aurai un max de soleil pour sécher mes fringues éparpillées à terre…soudain un bruit de souffleuse comme en ont les municipaux qui chassent les feuilles. Non c’est un viticulteur qui pulvérise sa vigne.
Tout se passe bien. Sanitaire correct à proximité. Seul bémol, en contrebas une plaine sportive et l’entraînement des footeux. Un entraîneur zélé qui à partir de 17 heures crie ses consignes de jeu aux apprentis footballeurs. Rien de trop grave jusque là. Mais à 20 heures les choses se corsent, il y a ce qu’on appelle la troisième mi-temps! Elle va durer jusqu’à plus de minuit avec force histoires « grasses », cris et hurlements et pour finir une partie de pétanque avec boules qui s’entrechoquent.
Impossible de dormir. Même en m’enfonçant au fond des tympans des boules de mouchoirs en papier.
Morteau, camping Cul de la Lune
Surprise; c’est le moins cher…et le plus accueillant.
9,21€
Au bord du Doubs. Sanitaire correct… et un chalet entier pour les campeurs! Avec canapés, télévision, bibliothèque et tables et fauteuils pour se restaurer. Pour un peu j’aurais eu envie d’y dormir tant le temps était devenu désespérant. Je vous en reparlerai.
Pontarlier camping Le Larmont
A fuir!
En ville de Pontarlier, sous-préfecture du Doubs, on m’indique le camping Le Larmont. Chemin du Toulombief. Une côte raide comme la justice. Nous sommes le 8 mai. A bout de force, j’accède à l’accueil. Fermé: le personnel est en congé. Exemple typique d’un camping municipal doté de fonctionnaires territoriaux. Le règlement en revanche est bien affiché: prière de présenter une attestation de responsabilité civile lors de votre inscription.
On croît rêver.
Toute installation sauvage sera sanctionnée.
Je reprends mon vélo et je fuis dans la descente.
R comme resto
Je vais vous parler de restauration. Lorsqu’on pédale pendant des heures, il faut penser à boire régulièrement et aussi à sa restauration.
En ce qui me concerne, j’avais emporté une sacoche pleine de victuailles diverses dont des boites de conserve qui m’ont alourdies et que j’ai rapportées.
Par deux fois, je me suis laissé tenter par le resto à midi. Un fois à Saint Vit au « Ptit s’invite » et une fois au KFC de Pontarlier.
Il faut pouvoir garer son vélo et le surveiller. A Saint Vit, un piéton m’a guidé à ce resto du centre au coin d’une petite place. Inviter à visiter Saint Vit sur l’euro vélo route6, j’ai donc craqué vu l’état du temps et de mes forces, j’en reparlerai.
Ce qui n’était pas prévu, c’est la côte de Saint Vit situé sur les hauteurs…et l’itinéraire vélo le plus pentu pour éviter la route.
Très bien reçu avec des Lasagnes au menu.
A Pontarlier, le 8 mai tout semble ouvert, sauf le camping. J’avise un KFC et je tente l’expérience. Il faut que je vous dise que je suis peu expert en la matière, je remplis correctement mon écran digital de commande, puis au moment de finaliser, un dernier écran « numéro de chevalet »… je cherche…de quoi est-il question?… j’avise une « téléserveuse »…elle me tend un chevalet avec un numéro à poser sur la table que je choisirai pour être servi..et donc c’est ce numéro qu’il faut porter sur l’écran. Je suis sûr d’avoir obtenu mon diplôme de 1er degré KFC.
Reste le contenu choisi au hasard…le menu Colonel Bacon Veggie, beaucoup de trucs qui dégoulinent et des pilons de poulets dans de la chapelure.
T comme temps pourri
Le pire est encore à venir dans le chapitre suivant, patientez!
Sur mes six jours de vélo, j’ai eu de la pluie pendant quatre jours, lundi, mardi, mercredi…et jeudi.
Dès lors qu’il pleut, deux possibilités: soit s’arrêter, soit poursuivre. Moi je suis de ceux qui poursuivent. Une forme d’entêtement qui porte préjudice. D’abord revêtir des vêtements adaptés, veste et pantalon étanches. La veste Vaude (une bonne marque) a fini par être traversée, le pantalon polyester avec cache-chaussures a tenu mais les pieds ont fini par prendre l’eau par les semelles.
Le sur-casque a rempli son office, mais les gants non. J’ai eu froid aux mains. J’ai acheté des gants nitrile et mis des sacs plastique sous mes chaussettes.
Rouler pendant des heures dans ces conditions sapent le moral, la vigilance et les forces musculaires.
Reste l’équipement du vélo
Un vélo comme le mien a une fragilité, il n’est pas étanche à l’arrière, il faudrait y ajouter une bâche. En revanche, à l’avant c’est bon à la condition de bien verrouiller les ouvrants. A l’avant ce sont les vêtements et les victuailles.
Penser aussi qu’en temps de pluie, vous perdez très vite le lubrifiant de chaîne, il faudra le renouveler chaque jour.
Reste qu’une fois au camping il faut faire le bilan des effets mouillés et qui ne seront pas réutilisables le lendemain. Il faut donc isoler le sec du mouillé. Le matin il faut souvent replier une tente mouillée, enfiler des chaussures mouillées.
In fine, la solution c’est d’aller à une laverie, tout laver et sécher. On trouve maintenant des laveries « Wash.me » adossées à des supermarchés dans toutes les bourgades. J’ai utilisé celui de Quingey.
R comme renoncement
C’est la mort dans l’âme qu’il faut savoir renoncer à finaliser tout son voyage. Je sais le faire à temps. Lorsque j’ai épuisé mes forces, ma motivation, je m’interroge…Faut-il poursuivre?
Petit à petit je voyais mon capital musculaire en deçà de mes espoirs. Mon régime méditerranéen commencé en janvier a donné des résultats puisque j’ai perdu 9 à 10kg mais en même temps j’ai perdu du muscle. Inévitablement l’âge aussi fait perdre du muscle et mon entraînement ne m’a pas permis d’enchaîner autant de kilomètres quotidiens que dans le passé.
Question vitesse
Si je n’ai plus la force de parcourir 100 km/jour, je conserve ma vitesse qui se situe (haltes comprises) à 14km/h. Sur l’Euroveloroute très empruntée, j’ai été dépassé par des cyclo-campeurs très entrainés et aussi plus jeunes…sans parler des VAE qui tracent la route comme sur des mobylettes.
L’autre question vitesse, c’est la gestion de son allure. Savoir gérer ses développements avec astuce. Ne pas aborder une pente avec un grand braquet car votre chargement va très rapidement « remettre les pendules à l’heure ».
J’ai cette pratique pour petits mollets:
Je divise mon triple plateau en trois secteurs de pignons arrière
petit plateau pour les « 4 grandes »
moyen plateau pour le milieu de cassette
la plaque pour le plat « vent portant » et descente sur le bas de cassette, c’est à dire presque jamais! si je m’obstine à rouler sur la plaque, j’épuise mes muscles.
Le facteur poids
Les années précédentes, avec mon VTC, le poids de l’ensemble atteignait 30kg et cette année 36kg soit 20% de plus. C’est trop!
I comme itinéraire
J’avais tout bien préparé y compris mes parcours sur Openrunner. Fastoche, il suffisait de suivre sa route.
Pourtant dès le départ de Thann, je me trompe. A Burnhaupt, je file à Spechbach rejoindre la EVR6 au lieu de prendre Hagenbach. Pas trop grave.
A Chalezeule, je quitte le camping et je grimpe en haut de Besançon. Epuisant au démarrage. Je reviens au camping prendre la EVR6 qui est tout près derrière. A Osselle, il y a deux itinéraires qui se séparent. Je prends le mauvais et je ne m’en apercevrai qu’à Saint Vit après avoir quitté le restaurant. D’abord je pars « à l’envers » vers Besançon,…puis je retourne à Saint Vit et je vois Dôle… bizarre car je ne vais pas à Dôle… finalement c’est à Osselle que je me suis trompé. je retourne à Osselle, j’ai pris du retard, il pleut toujours, je suis sur le bon chemin enfin celui de Champagnole. J’aborde la côte de Byans-sur-Doubs. A Byans, je m’inquiète…il est déjà 15h30…j’interroge ChatGPT pour trouver un camping…aller à Osselle au camping des Lacs! me dit Chat GPT; j’en viens. Je redescends ce que je viens de monter. C’est glacial. Le camping des Lacs est fermé. Je me désespère. Chat GPT me dit d’aller à Quingey.
J’appelle le camping de Quingey… oui, on a de la place…il n me reste plus qu’à gravir la pente que je viens de descendre.
Evidemment j’ai commis des erreurs de débutant.
Tout est venu de mon GPS que j’ai du retirer du guidon la pluie venue. Si bien, que je n’avais plus l’œil dessus pour être alerté à temps.
Aïe comme Iphone
Venons en à ce qui a achevé mon voyage prématurément.
Il m’est arrivé une chose que je n’avais pas anticipé. Aujourd’hui mon Iphone me sert à tout comme un couteau suisse. Figurez-vous que sous l’effet de l’humidité l’écran à rendu l’âme. A Arbois, j’ai tout juste eu le temps de prévenir chez moi de la panne imminente et plus rien.
Plus de parcours Openrunner, plus de téléphone, aucun numéro à appeler et donc plus de contact disponible avec personne, plus d’information, plus moyen d’appeler les campings, plus d’appareils photos…et pour couronner le tout plus de montre!
Heureusement j’avais avec moi deux vieilles cartes Michelin, une de 1988 et une de 1972.
Je quitte Arbois tôt le matin, décidé à écourter mon voyage. Terminé Champagnole, terminé le lac de Chalain, terminé les Rousses, je file tout droit à Morteau. Je remercie la petite jeune fille du camping de Morteau qui me prête son téléphone pour appeler chez moi et dire où je me trouvais. En appelant mon domicile la veille j’avais écrit dans mon carnet de voyage le numéro de la maison.
Il fait un orage terrible sur Morteau, les grêlons gros comme des billes tombent sur ma tente…je pense à une fuite dans le chalet dédié aux campeurs. Un jeune couple contemple l’arc en ciel. Ils vont prendre le train demain matin, un des deux vélos a son dérailleur cassé, un vélo Croix de Fer pourtant réputé.
C’est alors que la jeune femme revient vers moi et me tend une feuille d’horaires SNCF…
vous avez un car SNCF demain matin qui va à Montbéliard… »
et mon vélo?
Il prend aussi les vélos…
Toute la nuit je cogite… vais-je tenter le bus dans cet enfer météo où toutes mes affaires sont trempées. Je grelotte sous ma tente, ma hanche souffre du matelas gonflable trop peu épais, je dors avec des chaussettes humides, je me tortille dans mon sac de couchage et je ne trouve plus la fermeture éclair, je ne sais pas quelle heure il est… je sors au petit jour…je vais jusqu’au chalet…j’allume la télé…le journal de France Info, il est 6h30.
Je file démonter ma tente, charger mon vélo et je m’apprête à quitter le camping.
Un brouillard dense. Je grelotte. Où est le papillon du code pour sortir? je ne le trouve pas dans mes poches mouillées. Me voila enfermé dans le camping sans pouvoir en sortir!
Heureusement, j’avise un camping-cariste se rendant aux toilettes, je l’aborde…il réfléchit…1957…me dit-il
Deux euros
Je file dans le brouillard jusqu’à la gare. Il est 7 heures. Le bus arrive…j’appréhende ce moment. Un type jovial, très pro. Il ne descend pas « ouvrez la soute et chargez votre vélo!… »
Il ne rentre pas.
« ouvrez l’autre soute et déposer les sacoches! »
Je monte à bord.
Je suis le premier voyageur. Il fait bon dans le bus. Le chauffeur me dit que dehors il fait 3 degrés.
Je demande combien je dois payer…Deux euros!
Ai-je bien compris? et pour le vélo? c’est compris.
Je vais donc voyager pour deux euros de Morteau à Montbéliard. Incroyable service public qui finance nos voyages!
La route est agréable, plus agréable qu’à vélo. A Montbéliard, je dois me débrouiller pour descendre ma bécane et mes sacoches dans une rue passante.
Il ne me reste plus qu’à rejoindre l’EVR6 tout juste à coté et à pédaler jusqu’à Thann.
J’ai le cœur gai.
Autour de moi des dizaines de vélos assemblés en groupes.
Vous le savez, WordPress a bloqué mes images car je suis en dépassement de kilooctets. Donc je ne peux faire que du texte.
C’est un parcours tout chemin. Avec un Gravel à la rigueur. Juste un poussé dans la montée du GR ( triangle rouge km 20) de Bourbach qui est en réfection. Je vais vous mettre la trace en commentaire. Après Michelbach, le petit single du camping Guewenheim, puis la chapelle des Bouleaux, puis à Sentheim la montée au chemin de croix, Bourbach descente( baisser la selle), rejoindre Michelbach, puis prendre la ferme pour Roderen, les hauts de Roderen, l’étang de Leimbach, la chapelle rue du panorama et Thann par le Leimbacher Hoehe.
A la veille de mon départ en cyclo-camping dans le Haut-Jura, j’observe que la météo annoncée n’est pas bonne. Il est à craindre que je roule sous la pluie. Comme en 2023 lors de mon voyage dans mes Vosges natales. Je revisite mes récits pour parfaire au mieux ma préparation https://velomaxou.com/2023/08/04/quatre-jours-de-cyclo-camping/ S’il le faut, je raccourcirai mon parcours. Voici donc mon projet tel qu’il est avant de partir: Thann/ Montbeliard/ Clerval/ Besançon / Champagnole/ cascades Hérisson / St Claude/Lamoura/ les Rousses/ Mouthe (glagla)/ Pontarlier/ Morteau/St Hippolyte/ Montbeliard/Thann