savoir s’arrêter


 

On n’y pense pas, mais en vélo aussi, il existe des distances d’arrêt…

Sur une route sèche, entre le moment où on voit un obstacle et celui où on commence à freiner, il s’écoule ¾ de seconde : c’est le temps de réaction. C’est le temps de transmission physiologique de l’ordre de freiner depuis les yeux jusqu’à la main sur la poignée de frein en passant par le cerveau, ce temps peut s’accroître quand la vigilance se relâche sous l’effet de la fatigue par exemple.

Et quand on commence à freiner, le vélo roule encore sur une certaine distance avant de s’arrêter sous l’effet de l’énergie cinétique emmagasinée. Si nous freinons trop fort, le pneu perd son adhérence et nous glissons ce qui accroît la distance d’arrêt ; dans ce cas, pourquoi ne pas doter les vélos d’ABS !

Autre évidence: la distance de freinage augmente avec la vitesse.

Amusons nous à calculer notre distance d’arrêt à 20 km/h :

– Distance parcourue pendant le temps de réaction ( ¾ de seconde)

(20.000m/3600)*3/4 = 4 mètres

– Distance parcourue pendant le freinage :

4 mètres ( me croire sur parole)

Total distance d’arrêt: 8 mètres

A 30 km/h :

– Distance parcourue pendant le temps de réaction ( ¾ de seconde) :

(30.000m/3600)*3/4 = 6 mètres

– Distance parcourue pendant le freinage :

9 mètres ( me croire encore sur parole)

Total distance d’arrêt: 15 mètres

Conclusion : « quand vous suivez une voiture à 30 km/h, en ville, par exemple, si vous vous approchez à moins de 6 mètres et qu’elle freine, vous avez beaucoup de « chances » de la percuter…et de vous retrouver au Moensberg ».

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