Notre mémoire cycliste


Bruges

1978.

C’est déjà loin. Trop loin!

En cette année là, on ne pouvait emporter dans notre poche qu’un modeste Kodak.

Même ce modeste Kodak ne faisait pas partie du voyage

Avec des résultats incertains.

Non, même cela, je ne l’ai pas fait, emporter avec moi un appareil capable de garder des souvenirs de mes voyages.

Trop attaché à pédaler, à réussir mon parcours, on ne songeait pas qu’au fil du temps nos mémoires deviendraient fugaces.

Alors on se contente d’une modeste coupure de presse au retour d’un périple qui ne nous dit pas grand chose.

Parti à trois heures du matin, j’ai le souvenir des routes ondulées de l’Ardenne belge qui nous faisait disparaitre dans les nappes de brouillard puis réapparaitre au sommet.

Une réception grandiose le soir à la mairie de Bruges où je n’étais plus qu’un zombie après tant de fatigue.

Et un retour sous la pluie toute la journée.

C’est tout ce que ma mémoire a gardé, hélas!

 

 

Une réflexion sur « Notre mémoire cycliste »

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