C’est pour l’Alsace?…
Non, c’est pour Vélomaxou
Riche est flatté, sans nul doute.
La récompense sera du nougat avec un rabais de 10 centimes.
Je me suis arrêté chez Riche et j’ai déambulé dans les rayons, histoire de l’écouter.
Riche, c’est le bonimenteur du Grand Ballon.
Ses produits de qualité et sa gouaille méritent de mettre pied à terre.
Depuis qu’il a repris les locaux de l’Equipement en déshérence, le magasin Riche séduit les touristes de passage, heureux de repartir avec des produits du terroir.
Les cyclos, c’est pour le décor.
Comment redescendre les poches pleines de pain d’épices et de post de miel?
Riche devrait mettre à disposition des musettes en tissu, comme le ravito des coureurs.
J’opte pour une barre de nougat. Du glucose à haute dose et des amandes.
Puis je me laisse tenter par le mini pot de miel crémeux produit sur une vis sans fin, dit la notice…
L’essentiel, c’est de ne pas avoir un accident avec le pot dans la poche.
Je me laisse descendre jusqu’au Markstein. Fourbu.
Je sais que ma dernière épreuve sera la bosse de la Lauch avant la grande descente vers la vallée du Florival.
Personne ne m’a rattrapé en montant le col Amic: j’en déduis donc qu’il n’y avait personne derrière moi vu ma lenteur endémique.
Puis les six kilomètres du Grand Ballon à 8% me permettent de ressembler à un singe paresseux.
J’entends un, puis deux, puis trois cyclos arriver derrière moi après l’auberge.
Ils disparaissent un à un dans les boucles supérieures.
Le dernier est un frêle jeune homme qui monte en danseuse sur la plaque (les spécialistes comprendront).
Même avec quarante ans de moins, je n’en aurais été nullement capable.
Mais quel bonheur d’arriver une fois de plus en haut!
Temps printanier avec 20 degrés au sommet et 24 dans la vallée.
