Les shadoks


Le jeudi, on prend la route.

Le mardi aussi.

Le samedi et le dimanche?… c’est le vélo du week-end quand le programme affiche une sortie officielle ou non.

Ces jours là, ce sont les sorties de ceux qui travaillent pendant la semaine.

Un beau manteau blanc sur le Grand Ballon (vue depuis Roderen)

Alors on va aussi avec eux, pour les soutenir.

On compatis.

Généralement, ils ont tellement trimé au boulot qu’ils veulent se défoncer le week-end pour se remettre!

Ils sont contents de nous mettre la pâtée en haut des bosses; normal ils ont encore des cuisses toutes neuves et pas de surcharge lipidique.

Se remettre du stress accumulé, des engueulades du chef, des affaires non abouties, des pièces ratées, et du train-train quotidien, c’est le credo du cycliste du dimanche.

J’ai connu ce temps là.

Jean: « on se croirait dans le Glandon »

Le vélo du dimanche, c’est mieux que le foot.

Avec le foot, les patrons ont beaucoup plus d’éclopés le lundi.

On sait ce que c’est, à huit heures, la femme appelle pour dire « mon mari ne viendra pas travailler, il a la cheville dans le plâtre » et patatras, tout le planning est foutu en l’air.

Merci la sécu!

Je peinais à boucler trois mille kilomètres dans l’année; il suffisait d’une week-end paresseux ou de mauvais temps et le score déclinait.

Aujourd’hui, on a croisé des retraités en pagaille sur la route.

On filera jusqu’à Merxheim vent dans le dos

Normal: on n’a plus le droit de bosser. Dès qu’on trouve un petit boulot, le RSI nous tombe dessus.

Alors on ne fait rien. Sauf au black pour les copains, mais faut pas l’dire.

Plus exactement en semaine, on pédale.

On est comme les shadoks qui pompaient, pompaient,…des jours et des nuits entières.

Nous, on pédale pour tuer le temps.

On les voit jouer aux malins, ils s’enfilent toutes les bosses les unes après les autres de Guewenheim jusqu’à Guebwiller pour faite les kékés le dimanche arrivé.

Celui qui nous accompagne a déjà 1500 bornes dans les guibolles…alors pour lui faire peur, vu qu’il nous file le train, on lui dit qu’on va faire le Ballon d’Alsace.

A Guewenheim, il préfèrera nous lâcher et prendre Soppe.

Ouf!

Avec Jean, on va pouvoir enfin souffler et monter les bosses jusqu’à Roderen en roue libre.

Jean a de l’humour aujourd’hui, « on se croirait dans le Glandon! » me lance t-il à l’approche du haut de côte de Roderen.

Qu’est ce qu’on se marre!

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