Les potins du lundi


victimes de pesticides identifiées par Générations Futures

Le vélo, un sport nature parmi d’autres.

Un sport de plein air comme on se plait à le décrire contrairement à ceux qui doivent se contenter de sports en salle ou dans des banlieues affectées par toutes sortes de pollutions.

Sport de plein air, c’est vite dit.

Car il faut compter dans nos contrées de grandes cultures céréalières et de viticulture avec l’agrochimie sans laquelle nos cultivateurs seraient, nous dit-on, incapables de rivaliser avec la concurrence des pays tiers.

On nous a déjà fait le coup avec l’élevage des bestiaux où l’Allemagne est devenue reine des fermes aux mille vaches ou aux mille porcs.

C’est aussi dans les céréales où il faut faire de l’intensif à grands renforts d’intrants comme on dit dans la profession.

Des engrais, des activateurs de croissance, des produits phytosanitaires…et des carburants pour actionner les machines.

Tout cela est bien beau, mais l’inconvénient, c’est qu’une partie des fameux intrants file dans les cours d’eau, les nappes phréatiques, dans nos aliments et le reste dans l’air que nous respirons à pleins poumons lors de nos balades.

Maxou, t’exagère!

Pas tant que ça, depuis que les paysans, eux-mêmes, commencent à s’inquiéter face aux maladies insidieuses qui les frappent.

Les viticulteurs sont particulièrement exposés lors du traitement de la vigne

Le site Générations Futures vient de publier une carte des victimes de pesticides (image ci-dessus) qui montrent les inquiétants effets subis à proximité des épandages de produits chimiques.

Les épandages sont soumis à de fortes contraintes horaires et météorologiques: en cas de vent supérieur à 20 km/h, ou en pleine journée, il est fortement déconseillé ou interdit d’épandre. « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. » (Le seuil de 3 est dépassé lorsque vous pouvez voir les feuillages bouger à l’œil nu). Ce même texte interdit la pulvérisation à moins de 5 mètres des cours d’eau visible sur une carte au 1/25000. (Référence : arrêté du 12 septembre 2006 3  – article 2 notamment)

Combien d’agriculteurs les respectent?

Les riverains des exploitations sont légitimement inquiets comme ceux de Preignac dans le Bordelais… 

Un fabricant de pesticides, Syngenta, conscient du problème, va même jusqu’à publier un calendrier en lien avec la météo permettant de cibler les jours où il est possible de pulvériser…

Quand pulvériser au nord de Mulhouse? Les agriculteurs ont des outils en ligne, mais respectent-ils les prescriptions?

En Alsace, à notre approche, on commence à voir des exploitants agricoles qui arrêtent l’épandage le temps de notre passage.

Preuve que la méfiance s’installe tant du coté des cultivateurs que du coté des riverains.

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