Les potins du lundi


Bernard Bohly nous présente ses travaux d’archéologie minière à Wegscheid

Week-end pluvieux.

J’ai abandonné mon deux-roues le temps d’une escapade minière du coté de Wegscheid , après Masevaux le long de la vallée de la Doller.

Le puits Notre-Dame n’a pas encore livré ses mystères, il convient de l’assécher à l’aide de puissantes pompes

Les visiteurs étaient conviés à découvrir les fouilles archéologiques minières le long du Soultzbach.

Le sud du massif vosgien était le siège jadis d’une activité minière. A partir du XVe siècle, on note une activité dans le massif du Buchberg (en-dessous du col du Schirm).

On y retrouve de nombreux vestiges notamment dans le secteur de Bourbach-le-Bas et de Sentheim selon une ligne nord sud partant de Rammersmatt.

L’entrée de la galerie de mine a été consolidée pour sécuriser les travaux (porche de la mine de Reichenberg-Wegscheid) en bordure du Soultzbach

Un haut-fourneau était installé à Masevaux où convergeaient les minerais de fer, de plomb, de cuivre et d’argent.

On ne peut pas parler de la mine sans évoquer évidemment celles de Steinbach qui se visitent et celles de Sainte-Marie…aux Mines.

L’accès à l’entrée de la mine Zum Grünen Schild nécessite une escalade

Le groupe archéologique qui travaille depuis quarante sur les secteurs de Bourbach, Masevaux et Sentheim se fait appeler « les Trolls ».

Aujourd’hui Bernard Bohly nous a présenté les deux mines de Wegscheid sur lesquelles il travaille.

  • la mine Zum Grünen Schild
  • la mine Reichenberg

Une des galeries de mine où l’on aperçoit les marques des bardages et la rigole creusée dans la roche pour évacuer les eaux d’exhaure. Toutes ces cavités étaient creusées, comme on s’en doute, à la main avec des pointerolles dont certaines sont encore retrouvées sur place et exceptionnellement à la poudre noire.

Une galerie taillée à la main de gabarit 1.80m par 0.60 de largeur

Le travail est impressionnant devant l’importance de la tâche qui consiste à dégager les entrées des galeries et des puits, sans moyen mécanique la plupart du temps.

S’agissant des mines visitées, celles-ci remontent au XVIe siècle soit la Renaissance; ce sont des mines dites polymétalliques, on y extrayait le plomb, le cuivre et l’argent, contrairement aux mines de Bourbach où il s’agissait de minerai de fer.

L’argent était déjà très recherché par l’industrie bâloise d’alors.

La commune a dispersé des wagonnets fleuris en plusieurs endroits. S’ils sont censés rappeler la présence de la mine, les archéologues affirment n’avoir jamais trouvé trace de ces wagonnets dans les mines explorées…

Pour en savoir davantage…

On peut se procurer l’ouvrage Bourbach-le-Bas et les mines de fer des Vosges du Sud de Bernard Bohly et Michel Ehret  (ed. du patrimoine minier) à la Maison de la Géologie, place de l’église à Sentheim (68780) tel 06 47 29 16 20 (10 euros) ISBN 2-9505231-2-9

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