vélomaxou
C’est dans la tête ou dans les jambes? Ou dans les deux?
On ne sait pas.
Il y a des jours comme ça.
Ce qui peut-être une banalité devient vite une épreuve quand le
sommet tarde à venir.
On s’en approche en puisant dans ses maigres réserves.
Le Hundsrück a ses secrets.
Du coté de Bitschwiller, il vous offre un joli regard sur la
vallée de Thann, comme une récompense…Puis dans la forêt, on se
rassure avec seulement quelques lignes droites ponctuées de courbes
avant d’atteindre le Plan Diebold.
Mais ne soyons pas présomptueux: Maxou met des pignons.
Pourtant sa vitesse sombre dans le coma…au point qu’il
pourrait deviser avec les marcheurs en contrebas!
Anxieux, il jette même un regard derrière lui, sur le pignon,
pour compter les couronnes restantes…Il en reste deux…
Enfin, ce dernier raidillon à…combien?…8, 9, 10%?
On joue avec ses boutons de pente pour faire passer le
temps.
« Scotché au sol! »
C’est le mot qui convient.
Enfin, l’auberge de la Fourmi est en vue!
De l’autre coté, Maxou descend fièrement comme s’il venait de
vaincre l’Annapurna.
Il donne des petits signes d’amitié et de compassion à ceux qui
montent dans l’autre sens.

