
Il n’y avait pas la grande foule ce matin au départ des Rondes Mulhousiennes au comité d’entreprise Peugeot.
Il est vrai que la pluie battante n’incitait guère au déplacement.
Les cyclos sont des pratiquants pluvio-sensibles.
Certains attendent la pluie pour se convaincre qu’il ne fallait pas partir…surtout ceux qui ont astiqué le vélo toute la journée la veille.
Seul et armé de courage, je suis donc parti en direction de la Grünhutte pour rejoindre le Pont du Bouc, puis Niffer.
J’avais avec moi une bonne étoile, puisque les organisateurs m’avaient affublé du N°13 sur ma fiche d’inscription.
A hauteur de l’usine Peugeot, j’avais accumulé assez d’eau dans mes chaussures pour faire glou-glou avec mes doigts de pied.
C’est un truisme de le dire, l’eau mouille!
Le vélo plus la natation des pieds, c’est déjà une forme de biathlon, non?
Alors ne voyant personne ni devant, ni derrière, on prend son mal en patience…on essuie régulièrement les gouttes de pluie qui encombrent l’écran du compteur…
A Kembs, je m’offrirai une petite douceur, une part de flan que j’engloutirai rageur en traversant la Hardt en direction de Sierentz, rien que pour emmagasiner quelques réserves caloriques…
Cette piste que je découvre entre Schlierbach et Sierentz est plutôt sympa; elle oblige le contournement de quelques champs avec des angles droits qui cassent la vitesse, mais elle est bienvenue à l’abri de cette route de grande circulation.
Je monte à Landser comme prévu…j’arrive au ravito….« miam! »
Ma gourmandise est sans bornes, j’en salive déjà…
Apparemment, le ravito a préféré rester coucher; personne au rendez-vous!
Je rentre bredouille en montant le raidillon de Bruebach (5%) qui fait tant de mal à ceux qui rentrent du Sundgau…et je m’offre la côte du Buchwald (8%) pour terminer comme si j’étais à la montagne.
En rentrant à Mulhouse, j’avise deux cyclo-campeurs quai du Rhône…
C’est leur premier jour de voyage …A peine descendus du train avec leurs vélos en gare de Mulhouse, ils cherchent déjà la route de Budapest!…
Où est la véloroute?
Je les remets dans le droit chemin, la rue de Bâle, puis je poursuis avec eux rue de la Hardt et ce sinistre chemin de Sausheim jusqu’à la Rotonde.
Comme me le font remarquer mes accompagnateurs, la signalétique est vraiment perfectible…Je sais, je sais…
On se quittera au bout du lotissement où commence la piste de Niffer.
Ne dit-on pas « Voyage pluvieux, voyage heureux!« ?
Bon, maintenant, passons à la lessive!…

