Humeurs


cliché vélomaxou

Tourisme et commerce

Le plus beau village de France vient d’être désigné: ce sera Eguisheim, célèbre pour son caractère médiéval préservé.

Nul n’est dupe; à la veille de la transhumance estivale, les commerçants et les édiles d’Eguisheim se frottent les mains.

Cette récompense venant d’une émission télévisuelle a sans doute été téléguidée par des arrangements bassement commerciaux.

Passons, tant pis pour les autres postulants!

D’un seul coup, d’un seul, les touristes s’épanouissent à Eguisheim.

Si la grande artère de la commune est toujours aussi florissante et accueillante, il faut fermer les yeux sur les ruelles des remparts où les endroits non bitumineux servent d’exutoire à la gent canine.

Cyclisme et écologie

Les jeunes de mon quartier se rassemblent le soir, là où la municipalité a mis en place un terrain récréatif, doté de pelouses et de jeux. Et même, luxe suprême, d’un mini terrain de foot avec surface synthétique!

Le matin, désolation: des déchets partout; emballages de victuailles, bouteilles vides, et j’en passe…

Les poubelles, elles, restent vides.

L’employé municipal fera le reste…Une façon comme une autre de maintenir l’emploi public.

Il ne faudrait pas croire que ces comportements sont l’apanage d’une population qu’on dit marginalisée, non.

Prenons les cyclistes.

Ainsi parmi eux, on croit trouver des amoureux du sport et de la nature.

Que nenni!

Si dans l’ensemble les cyclotouristes se comportent respectueusement vis à vis des routes et sentiers empruntés, il n’en va pas de même pour d’autres.

Exemple récent en date, les concurrents de la Cyclosportive des Trois Ballons.

Bien sûr, l’organisateur de cette course fait assaut de bonnes intentions en matière du respect de la nature; je vous livre in extenso ce qu’il déclare sur son site Grand Trohée Cycling Event…

Le cyclisme est une activité, de part sa nature même, respectueuse de l’environnement et est intimement liée à ce dernier.
Nous sommes des milliers de cyclistes, chaque année, à participer à des épreuves Cycloportives (Alpe d’Huez, Galibier, Mont Ventoux…), et des millions de pratiquants à évoluer dans des sites naturels et pratiquer le vélo pour son aspect naturel, ses bienfaits pour la santé et surtout pour le plaisir.

Bien que la grande majorité des cyclistes pratiquent dans cet état d’esprit, d’autres par inattention, négligence ou volonté délibérée ne respectent pas les règles simples de civisme et de bon sens.
Ils continuent de prendre des risques, de polluer notre environnement et pensent améliorer leur performance de manière artificielle (dopage, triches, comportements dangereux, jets de papiers, détritus, aliments, etc.). C’est donc l’image et la pratique du cyclisme qui en souffrent.

Avec l’aide de pratiquants responsables et enthousiastes, le concours des Fédérations et du Comité National Olympique et Sportif, et l’appui des Médias, nous avons décidé de nous engager et nous mobiliser autour de l’opération « JE ROULE PROPRE »

Qui pourrait trouver à redire à cette déclaration vertueuse?

J’y souscris les yeux fermés et beaucoup d’autres cyclistes avec moi.

Seulement les déclarations ne suffisent pas, sur le terrain la réalité est toute autre (lire mon article).

Les trois à quatre dosettes de gel glucosé et à la caféine embarquées par les concurrents se retrouvent le long des bas cotés une fois avalées.

A raison de 4000 participants, cela représente tout de même 12000 à 16000 déchets répandus sur le Parc naturel régional des Ballons des Vosges en une seule journée.

Sans parler du reste…les chambres à air abandonnées, les cartouches de CO2 vidées, les bouteilles d’eau,…

Parler d’écologie et de respect de la nature est encore un concept inconnu pour nombre de pratiquants.

Peut-être faudrait-il tout simplement parler de propreté pour commencer.

Un mot, semble t-il, lui aussi tabou dans certains esprits!

Une réponse sur « Humeurs »

  1. Il y a effectivement une drôle de mentalité parmi bon nombre de cyclosportifs…
    J’avais constaté ça à l’Etape du Tour, où l’organisation était pourtant sans failles (ravitaillement bien organisés avec poubelles nombreuses et faciles d’accès, filets à détritus placés de façon systématiques après les ravitos, etc.). Et pourtant, rien à faire, la route était littéralement jonchée d’emballages de gels, voire même de bidons !

    Ce comportement m’a un peu écœuré, surtout quand on voit que la plupart des participants viennent en touriste, sous-entraînés, et se traînent sur tout le parcours (j’admets faire partie de ce lot).
    Donc ce n’est pas le poids d’un emballage de gel vide dans une poche de leur maillot qui va grever leurs performances. Ni les 80g d’une chambre à air usée.
    Alors quoi ? Est-ce pour « faire comme les pros » ?
    Les participants s’estiment-ils avoir de droit de tout souiller, sous prétexte qu’ils ont payé ?

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