Tout le monde se souvient de la phrase « l’écologie, ça commence à bien faire » lancée par Nicolas Sarkozy.
Nos politiques ont cette particularité, c’est de « faire de l’écologie » juste pour plaire, mais pas trop.
Pour le vélo, il en est de même: un peu mais pas trop.
Je ne saurais trop vous recommander la lecture du livre d’Olivier Razemon, le pouvoir de la pédale qui vient de paraitre (éd. Rue de l’échiquier).
Le constat est sévère, cruel mais lucide.
Après un chapitre consacré à l’origine du cycle et ses étymologies en Europe, on aborde directement le dur du sujet ou comment nos sociétés modernes s’attaquent à l’image du vélo au pic de la pioche pour mieux le détruire.
Tout le monde en prend pour son grade, les différents lobbys de la bagnole, du sport, et aussi les politiques. Sans parler des écologistes!
A travers sept images fausses du vélo, Olivier Razemon démonte les mécanismes qui ont conduit à l’éradication du vélo dans l’imaginaire commun.
« Voiture du pauvre », « sport du dimanche »,…, »talisman écologique », « lubie de bobo »,…tout y passe.
J’en connais même qui parmi nous, les cyclistes associés de tous poils, seraient facilement reconnaissables dans ce kaléidoscope qui a abouti à ce que le vélo en France n’émerge pas à plus de 3% de part de modalité dans le spectre de nos déplacements.
A lire d’urgence pour remettre les pendules à l’heure!
Le pouvoir de la pédale-Olivier Razemon (éd. Rue de l’échiquier)
